la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 11 Déc 2016, 15:40

Un compagnon en détention préventive

Le compagnon anarchiste arrêté mercredi 7 en Bretagne est passé le lendemain devant la 23ème chambre, au Palais de Justice de Paris.
Il est accusé de dégradations sur un Pôle Emploi, sur une structure de la Chambre de Commerce et d’Industrie, sur un Franprix et sur un concessionnaire Jaguar, lors de la manif sauvage qui s’est déroulée le soir du 14 avril entre le 10ème et le 19éme arrondissements parisiens.

Ls flics ont identifié le compagnon seulement au cours de l’été et ils ont eu du mal à le trouver, bien qu’il ne se cachait pas du tout. Un mandat d’arrêt délivré au mois d’août a nécessité une recherche sur le Fichier des comptes bancaires (Ficoba), qui liste tous les comptes bancaires ouverts en France (afin par exemple de localiser les derniers retraits), ainsi que des recherches sur le bornage de son téléphone.

Le compagnon a refusé d’être jugé en comparution immédiate et la Procureur a donc demandé, sous le prétexte de son casier judiciaire et d’une possible récidive, sa mise en détention préventive. Le juge a accepté cette demande et le compagnon est maintenant à Fleury.

Par ailleurs, ce tribunal a bien montré, si jamais c’était nécessaire, le visage de la Justice. Tous les prévenus étaient des pauvres, dont les débrouilles pour sortir de la misère et/ou les dépendances aux différentes substances étaient systématiquement considérées par la Proc’ et les juges comme des preuves à charge. Même les quelque tentatives de se mettre à plat ventre n’ont pas porté de la clémence.

Le compagnon avait la forme, a eu une attitude digne face à ces larbins du pouvoir et a fait savoir qu’il s’exprimera bientôt. Une petite perle du discours de la Proc’ à propos du compagnon : « Mr. se dit anarchiste, chacun a le droit d’avoir une opinion, les idées anarchistes sont ce qu’elles sont mais elles ne justifient en rien les faits qui lui sont reprochés ».

Le procès aura lieu le 19 janvier à 13h30, dans la chambre 23 du Palais de Justice de Paris.

On était nombreux dans les rues lors des manifs de ce printemps. Les bris de ces vitres (notamment ceux de Jaguar !) nous ont réjoui pendant plusieurs jours, comme un petit rayon de soleil dans cette grisaille.
Que chaque jour de détention de notre compagnon et de tout autre prisonnier apporte avec soi des actes de révolte contre ce monde.

La solidarité c’est l’attaque !

Quelques anarchistes

https://lille.indymedia.org/spip.php?article30524
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 11 Déc 2016, 18:19

Libérons Antonin et tous les inculpés du mouvement social

Nous, étudiants de Nanterre, appelons à une manifestation partant de l’université de Nanterre où étudiait Antonin, pour exiger la libération d’Antonin, Kara, Nicolas, et de tous les inculpés du mouvement du printemps dernier.

Rendez-vous lundi 12 décembre devant le bâtiment D à midi.
Soyons nombreux.

Libérons Antonin et tous les autres

Antonin, étudiant en L1 de sociologie à Nanterre l’année dernière est depuis maintenant six mois en prison pour avoir participé à une manifestation contre la loi travail.
Durant quatre mois et dans toute la France se sont enchaînés des grèves, des manifestations, des occupations et des blocages pour exiger le retrait de la loi travail. Toutes ces actions politiques ont dû faire face à une répression d’une incroyable violence : trois manifestants ont perdu un œil, un photographe s’est retrouvé dans le coma, les blessés et mutilés par les coups de la police se comptent par centaines, une chance qu’il n’y ait pas eu de morts. Des personnes se sont vus remettre chez eux des interdictions de manifester pour avoir été vu trop de fois dans les cortèges. D’autres, piochés dans le tas par la BAC ou tombant lors d’une charge se sont retrouvés devant la justice et écopent de peine de sursis ou de prison ferme. Le gouvernement avait décidé de mater la gronde par la violence. Les peines continuent encore de tomber.

Le 18 mai, en plein mouvement, Antonin participe à une manifestation à Paris contre cette violence policière. Sur le trajet, une voiture de police est incendiée, les images tournent en boucle dans les médias, unanimes pour condamner une violence en rien mesurable à celle de la police. Valls déclare qu’il sera « implacable ». Seulement, personne n’est capable d’identifier ces individus cagoulés, il faut trouver des coupables. Le lendemain, quatre personnes sont arrêtées pour avoir été vues lors de cette manifestation, sans aucun autre élément. Ils sont, sans scrupule, inculpés pour « tentative d’homicide volontaire sur dépositaire de l’autorité publique », jetés à Fleury-Merogis le temps que l’enquête trouve des preuves et qu’ils soient jugés. Cela fait maintenant six mois qu’Antonin, Kara et Nicolas sont enfermés, cela fait six mois que l’enquête ne parvient pas à trouver le moindre élément permettant de les condamner. D’autres sont sous contrôle judiciaire et interdits de séjour dans plusieurs villes de France, en attendant eux aussi un procès pouvant les mettre pour quinze ans en prison.
C’est de toute évidence à un tournant répressif et sécuritaire que nous faisons face, dans un état d’urgence qui n’en finit pas de se renouveler, les luttes sont criminalisées et amalgamées au terrorisme, les militants les plus investis obtiennent des fiches S, les manifestations sont interdites ou violemment réprimées, et la prison pour ceux qui continuent malgré tout cela.

Si l’injustice que subit Antonin nous révolte, nous la partageons avec tous ceux qui subissent le même sort et sont aujourd’hui dans les prisons de la république, de même qu’avec tous ceux assassinés par la police, de Zyed à Adama, pour qui justice n’a pas été faite.
Nous exigeons la libération d’Antonin, de Kara et de Nicolas, comme celle de tous ceux incarcérés pour avoir lutté contre la loi travail et son monde.
Nous appelons à poursuivre le combat contre ce monde dont nous ne voulons pas.

Nous appelons à une manifestation lundi 12 décembre qui partira du bâtiment D de l’université de Nanterre à midi.

Des étudiants de Nanterre


https://paris-luttes.info/liberons-anto ... s-les-7213
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 12 Déc 2016, 12:01

Clermont-Ferrand mardi 13 décembre 2016

Solidarité face aux arrestations du mouvement social

Appel à rassemblement le mardi 13 décembre 2016 à 13h30 devant le palais de justice de Clermont-Ferrand en soutien aux inculpés du mouvement contre la loi travail dans le Puy de Dôme, arrêtés arbitrairement ce printemps dans une manifestation.

Ces arrestations arbitraires sont les seules réponses face à l’ampleur des manifestations et du rejet de cette loi. Le 49-3, la répression policière et l’état d’urgence sont les moyens déployés par l’Etat pour imposer le contrôle et la casse sociale.

Nous étions des millions dans la rue ; aujourd’hui par des procès, ils s’acharnent encore sur quelques uns.

Nous sommes tous et toutes concernés.

Venez nombreuses et nombreux !

AG des luttes 63

http://lenumerozero.lautre.net/article3275.html
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 13 Déc 2016, 13:21

Rennes, ce mardi 13 décembre 2016

CNT 35 : Mobilisation de soutien à Anthony le 13 décembre devant le tribunal

Pour le procès, il lui est reproché d’avoir commis 3 infractions :

- pour la première, il est accusé d’être l’auteur de courriers reçus par une partie des salarié-e-s en octobre et novembre 2014 : ces courriers anonymes récapitulent l’ensemble des salaires en vigueur dans l’entreprise ;
- pour la seconde, il est accusé d’avoir enregistré les paroles et photographié le directeur du site sans son consentement ;
- pour la troisième, il est accusé d’avoir enregistré les paroles de 2 gendarmes de Vitré sans leur consentement.

Pour ces faits, il encourt 5 années de prison ferme

Pour ces faits, il encourt 5 années de prison ferme et 300 000€ d’amende ainsi que le versement de dommages et intérêts aux victimes qui se sont portées parties civiles.
Pour la première infraction, la convocation n’indique aucune plainte de la part de l’entreprise ou de ses dirigeants mais donne les noms des salarié-e-s de TMI qui se sont déclaré-e-s victimes et qui ont porté plainte. Pour la seconde infraction, il n’y a que le nom du directeur de TMI et pour la troisième, il n’y a que les noms des 2 gendarmes.
Les peines encourues sont délirantes mais malheureusement bien réelles. Les habitant-e-s du pays des Bisounours vous diront que les peines prononcées contre les syndicalistes sont symboliques, ceux qui vivent dans le monde réel constatent la forte répression du mouvement social :
- 9 mois de prison ferme et 15 mois de sursis pour 8 syndicalistes de Goodyear ;
- 8 mois de prison pour Martin à St Étienne le 26 septembre 2016 ;
- 6 et 10 mois de prison pour François (CNT) et Antoine (CGT) en juin 2016 à Lille ;
- condamnation définitive de Fouad (CNT) au versement de 40 000€ de dommages et intérêts à la SNCF après une action à METZ pendant le mouvement CPE de 2006 ;
- 8 mois de prison requis contre Nicolas (CGT) le 6 octobre à Bobigny ;
- 2 à 4 mois de prison requis contre 5 salariés d’Air-France ayant participé à l’épisode de la chemise, etc.
Sans oublier que la plupart des peines prononcées sont accompagnées d’amendes, de licenciements, d’interdiction d’exercer et du paiement de dommages et intérêts. Dans la plupart des cas, les dossiers sont vides mais les engagements politiques ou syndicaux des prévenus sont utilisés pour justifier une aggravation des peines.

Solidarité financière !!!

C’est pour tout cela que nous ne pouvons pas prendre l’audience du 13 décembre 2016 à la légère. Vu les peines encourues, le recours à un avocat est indispensable. Or son recours entraîne une première dépense de 1440€ qui n’était pas prévue dans le budget prévisionnel de son congé sabbatique.
Les salarié-e-s de TMI ont été appelés à la solidarité financière pour qu’Anthony puisse bénéficier d’une défense. Ils y ont répondu mais cela ne couvre pas la totalité des frais.
Les chèques peuvent être envoyés au syndicat CNT-ETPRECI 35, BP 30423 35004 Rennes CE-DEX ou sur le compte CNT ETPRECI IBAN FR8620041010130608184S03495 Code BIC : PSSTFRP-PREN LA BANQUE POSTALE RENNES avec la mention « Solidarité Anthony »

Entretien préalable à licenciement

Le 3 novembre 2016, un huissier est venu remettre à Anthony une lettre de convocation à un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement. L’entretien a eu lieu le lundi 14 novembre à 11h00. La Direction a exposé ses griefs et convoqué un Comité d’E ntreprise exceptionnel le lendemain 15 novembre pour se prononcer sur le licenciement. Soixante salariés ont débrayé pendant la première demi-heure de la réunion.
Anthony estime ne pas avoir eu le temps de préparer sa défense dans un délai aussi court.
Cinq représentant-e-s CE ont préféré s’abstenir et une (CGT) a voté contre. Le secrétaire du CE (CFTC) a rédigé un compte rendu partial ne reprenant que les arguments de la direction.

Une procédure d’éloignement

Cette procédure de licenciement ne vise qu’à éloigner Anthony de l’entreprise afin de l’empêcher d’exercer ses mandats et d’informer ses collègues.
C’est aussi une manière de décrédibiliser son témoignage dans un procès toujours en cours devant le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS). En 2009, alors qu’il était secrétaire du CHSCT, une cadre de l’entreprise écrasée par un management autoritaire s’était suicidée à son domicile. Les alertes qu’il avait lancées plusieurs semaines avant sa mort ont permis au TASS de Rennes de requalifier le suicide en accident du travail. C’est maintenant la reconnaissance
d’une faute inexcusable de l’employeur qui est demandée devant le tribunal. Le témoignage d’Anthony démontre les fautes de la direction. L’audience aura lieu le 9 février 2017.
Sanctionner notre camarade Anthony aujourd’hui à des fins de discréditer son témoignage ne fait aucun doute ! L’inspection du travail n’a quand à elle pas encore statuée sur l’autorisation de son licenciement.

Suivez les infos sur le blog de la section CNT de Thales Microelectronics : http://section-cnt-thales-etrelles.blogspot.fr/

Rassemblement devant le tribunal de Rennes le Mardi 13 décembre à 16 h !
Venez nombreuses et nombreux !


https://expansive.info/CNT-35-Mobilisat ... ant-le-235
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 20 Déc 2016, 01:56

Loi Travail : 3 manifestants condamnés à de la prison avec sursis à Montpellier

Le 15 septembre dernier, trois manifestants contre la loi Travail étaient interpellés pour dégradations, rébellion et violences envers les forces de l'ordre. Le tribunal correctionnel de Montpellier les a condamnés, ce mardi, à 12 et 6 mois de prison avec sursis.

... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 54375.html
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 21 Déc 2016, 09:47

Le domicile d'un cadre de Greenpeace perquisitionné par la DGSI

Le mardi 13 décembre, le domicile cherbourgeois de Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France, a été perquisitionné par des fonctionnaires de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Selon Yannick Rousselet, ils ont agi "sur ordre du procureur de la République de Paris". A l'origine de cette perquisition, une plainte déposée par Christophe Quintin, haut-fonctionnaire de défense à la sécurité nationale, et Christian Riac, général de brigade, responsable national de la sécurité nucléaire.

"Ils ont saisi tous nos supports numériques, professionnels et familiaux. Tout est parti", a confié le leader anti-nucléaire : téléphones, ordinateurs, disques durs externes, clés USB et cartes SD. Yannick Rousselet s'est vu signifier une convocation à une garde à vue pour interrogatoire sans beaucoup plus de précisions, si ce n’est le motif suivant : "compromission du secret de la Défense Nationale".

... https://www.francebleu.fr/infos/faits-d ... 1482147997
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 22 Déc 2016, 17:14

Tout le monde ne s’appelle pas Christine Lagarde

La répression n’en finit plus de tomber sur les manifestant.es contre la Loi Travail. Cinq mois après la fin du mouvement, la justice continue de faire des exemples. Et, tranchant avec l’actualité politique du moment, elle punit même celleux qu’elle reconnaît innocent.es ! Retour avec le CAMé sur le procès du 14 décembre de deux maniefstants.

... https://iaata.info/Tout-le-monde-ne-s-a ... -1767.html
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 24 Déc 2016, 13:38

Répression syndicale
Communiqué des Dockers du Havre

Camarades,

Le 16 décembre dernier le Tribunal de Paris a rendu son verdict suite aux inculpations scandaleuses du procureur sur nos deux camarades Dockers du Havre, véritable criminalisation de l’activité syndicale.

Le jury a pris la décision de relaxer Loïc des faits qui lui étaient reprochés.

En finalité Loïc, inculpé à deux reprises, aura été relaxé sur l’ensemble et condamné à 1 mois de sursis pour rébellion, c’est bien la démonstration d’un acharnement à son encontre et des militants de la C.G.T.

Deuxième point positif, le juge a reconnu le caractère abusif de l’arrestation de nos Camarades le 31 août dernier. Cet élément servira à la Confédération.

Par contre, le jury a décidé de condamner Guillaume à 6 mois de prison avec sursis, 2 ans de mise à l’épreuve avec l’obligation de se présenter au JAP, 127 euros de frais de justice, 1 200 euros (provisions dommage et intérêt + 800 euros d’avance pour frais d’expertise médicale) sur la partie civile.

L’ensemble des frais à verser à la partie civile seront connus suite au jugement du 19.06.2017.

Pour un simple jet de morceau de plastique sur les forces de l’ordre, la peine est disproportionnée et scandaleuse.
…/…
La justice fait payer à Guillaume l’ensemble des faits déroulés à l’issue de la manifestation, dont nous rappelons qu’ils sont de la responsabilité du gouvernement et de la hiérarchie des forces de l’ordre qui ont orchestré délibérément l’agression dont nous avons été victimes.

Quel tribunal, quel jugement pour ceux-là ?

Il est toujours plus facile de s’attaquer à des travailleurs syndicalistes qui défendent simplement leur droit.

Nous sommes bien confrontés à une justice et société de classe à deux vitesses.

La Fédération apportera son soutien sans faille à nos deux Camarades ainsi qu’au Docker de Fos et l’ensemble des syndicalistes, militants, victimes de cet acharnement politique voulu par le grand capital pour détruire nos acquis sociaux.

Recevez, Chers Camarades, notre salut fraternel et syndicaliste.

Le Secrétariat


http://www.revolutionpermanente.fr/Comm ... s-du-Havre
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 26 Déc 2016, 14:23

Le grand écart des peines requises

Selon l’AFP le parquet de Bobigny a demandé le 15 décembre 2016, la condamnation pour diffamation du patron du Medef, Pierre Gattaz, qui en plein conflit sur la Loi Travail, avait comparé des militants CGT à des "terroristes" et des "voyous". Mais aucune peine n’a été requise. Et pourtant lorsqu’il s’agit des militants qui ont été interpellés lors du conflit sur la Loi Travail, les moyens mis en œuvre comme l’interpellation avec violences ou au domicile ainsi que les gardes à vue et même les peines requises par les procureurs ne manquent pas d’être disproportionnées.

Des propos qui discréditent le mouvement syndical

« Le fait que Pierre Gattaz ait prononcé ces propos, discrédite le mouvement syndical et cela décomplexe certains patrons qui avaient déjà tendance à ne pas respecter le droit syndical. Ceci ouvre la porte à des dérives de toutes sortes », explique Céline Verzelletti, dirigeante CGT en charge des libertés syndicales.

C’est d’ailleurs ce qu’a estimé le procureur, Loïc Pageot : "Assimiler des syndicalistes à des voyous et des terroristes, dans le contexte actuel, en France, est quelque chose qui n’est pas digne et n’a pas sa place dans le débat social", appelant le tribunal à condamner Pierre Gattaz, absent lors de l’audience, sans toutefois préconiser de peine.

Des moyens disproportionnés employés contre les militants

Un an de prison avec sursis a par exemple été requis par le procureur au Tribunal de Grande Instance de Paris pour Philippe Christmann, administrateur de la Fédération nationale des salariés de la Construction, Bois et Ameublement. La justice lui reproche d’avoir, lors d’une action décidée collectivement en avril 2014, lancé des confettis et de la peinture à l’eau dans les locaux de la fédération française du Bâtiment. Au final il a été condamné, le 16 décembre dernier à payer une amende de 17.000 euros pour atteinte aux biens.

... http://www.cgt.fr/Le-grand-ecart-des-pe ... icle=34498
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Déc 2016, 09:43

Procès des manifestations interdites à Nantes : camouflet pour la police

Printemps 2016 : Nantes vit des semaines d’agitation joyeuse contre la « loi travail ». La métropole pulse au rythme des taggs, des défilés, des émeutes et des occupations de place. A partir du mois de mai, la préfecture tente de faire revenir la grisaille et l'ordre dans les rues en militrarisant le centre-ville et en interdisant toutes les manifestations.

9 juin : après avoir été mis en échec plusieurs fois, le préfet décide de nasser une petite manifestation dans la rue de Strasbourg. A peine démarré, le cortège est encagé par des centaines de policiers pour plusieurs heures, alors que retentissent les sommations d'usage. Plusieurs personnes sont interpellées en fin d'après midi, pour faire du chiffre.

Le procès de 5 manifestants avait lieu mardi 20 décembre. Lors de l'audience, il a fallut expliquer, patiemment, à des magistrats vivant en dehors du réel, en quoi consistait une nasse, les juges ne comprenant pas pourquoi les manifestants ne s'étaient pas dispersés. « A moins de creuser dans la route ou de s'envoler, les personnes nassées ne pouvaient pas s'en aller» décrit un avocat, complété par sa cliente qui rappelle qu'elle aurait « bien aimé partir » pour éviter de perdre des heures entre deux murs d'uniformes, avant d'être arrêtée par un BACeux indélicat et placée en Garde à Vue. Le procureur s'emporte, en mimant debout les sommations policières comme s'il avait un mégaphone. On s'y croirait. Rires dans la salle face à cette vocation ratée de commissaire.

Il poursuit : « les services de Nantes Métropole ont déployé des moyens considérables pour effacer immédiatement, le jour même les traces des manifestations. Les nantais n'ont donc pas pu constater les dégâts énormes dans les rues, les taggs, les barricades ... C'est bien, mais en terme de pédagogie, c'est quand même dommage ». On peut effectivement déplorer le zèle des karchers de la ville à effacer systématiquement la poésie qui fleurissait sur les murs. En revanche, le magistrat oublie de demander pourquoi seule une poignée de personnes subit un procès, alors qu'il aurait fallu, en toute logique, arrêter les centaines de manifestants qui avaient bravé l'interdiction.

Finalement, les avocats démontent les accusations policières. Il est impossible de disperser une manifestation enfermée. De même qu'il est inutile de lancer des « grenades de désencerclement » sur des manifestants déjà encerclés par les forces de l'ordre, comme ce fut le cas à Paris.

Fin du spectacle. Relaxe pour tout le monde concernant la « non dispersion après sommation », mais amende de 35 euros histoire de faire bonne figure pour la participation à la manifestation. Camouflet pour le préfet et la police nantaise.


https://nantes.indymedia.org/articles/36471
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 31 Déc 2016, 13:19

Solidarité avec Lluc, poursuivi suite à la mobilisation contre la loi travail.

Durant la lutte contre la loi travail, de nombreuses personnes ont été arrêtées et les poursuites continuent. C’est le cas de Lluc, qui, après s’être fait tabasser par les flics, est poursuivi pour rébellion. Son procès aura lieu le 9 février.

Dans la nuit du 15 au 16 avril, Lluc, étudiant de 20 ans s’est fait arrêter en marge des manifestations, à République. Son crime ? Filmer les affrontements avec son portable.

Après l’avoir violemment tabassé et humilié, les policiers l’ont placé en garde à vue pendant 60 heures (lire son témoignage ici). Lluc a une fracture du nez, une fracture du pouce, il est entièrement couvert d’hématomes.
Mais ça n’est pas fini : il se voit accuser de rébellion, de violences envers les forces de l’ordre et de violence envers une jeune fille qui passait par là… Toutes ces accusations sont fausses.
Le procès a eu lieu en juillet, et s’est révélé être une parodie de justice. Les incohérences des dépositions de la police ont pourtant bien été prouvées par l’avocate de Lluc.
Lluc a été condamné à 12 mois de prison avec sursis et à 11 000 euros d’amende : une partie pour la jeune fille (qui a pourtant dit au procès ne pas connaître Lluc et ne pas penser qu’il était coupable). L’autre partie de l’amende, pour qui est-elle ? Pour les policiers qui l’ont frappé et humilié.

Non seulement les policiers sont impunis, mais ils sont même récompensés de leur violence !

Nous appelons au soutien de Lluc, nous refusons l’injustice, nous dénonçons la violence policière et sa légitimation par la "justice" française.

Soyons présent-es le 9 février pour soutenir Lluc !

Le Comité de soutien à Lluc.


https://paris-luttes.info/solidarite-av ... suivi-7307
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 01 Jan 2017, 18:07

Vendredi 6 janvier 2017 à Paris

Agent territorial de Villejuif

rassemblement à 9h devant le Palais de justice de Paris

La comparution devant le tribunal de Paris d'un agent territorial de Villejuif, syndiqué de la Cgt. Interpellé par les forces de l'ordre lors du vaste mouvement du printemps dernier contre la loi travail, finalement adoptée à coup de 49.3 par le candidat Valls qui nous refait le coup du dialogue social, du rassemblement des progressistes et de la préservation de notre modèle social, notre camarade Laurent, membre du service d'ordre de la Cgt 94, comparaîtra devant la justice pour « violences en bandes armées et organisées ». Alors qu'aucune violence n'a pu, en réalité, être constatée en sa personne, nous dénonçons ce procès pour l'exemple éminemment très politique !
Un tract départemental rappelant les faits (en ligne sur le site et Facebook) et dénonçant cet acharnement est d'ailleurs en cours de diffusion sur tout le territoire. L'UD Cgt appelle les syndicalistes, les salariés et progressistes du département à participer nombreux au
rassemblement de soutien et de solidarité le Vendredi 6 janvier 2017 à 9h devant le Palais de justice de Paris (10 boulevard du Palais 75001).

http://www.cgt94.fr/spip.php?article1593
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 02 Jan 2017, 12:49

2017 : relaxe et amnistie des 1655 condamnés et poursuivis de 2016

Actualisation au 1.01.2017 d’une liste non exhaustive de procès, poursuites et sanctions depuis 10 mois en 2016 à l’encontre de 1 655 militants, manifestants, grévistes et syndicalistes

... http://www.anti-k.org/2017/01/01/2017-r ... s-de-2016/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 05 Jan 2017, 10:53

Soutien à Nico de Sud Rail, syndicaliste contre la loi Travail

Le 28 avril dernier, l’Assemblée générale interprofessionnelle de Saint-Denis organisait une action au port de Gennevilliers dans le cadre du mouvement contre la loi Travail. Après cette action, alors que le cortège se rendait à la Bourse du travail de Saint-Denis pour tenir une assemblée générale, les policiers les en ont empêchés en « nassant » et en arrêtant environ 150 manifestant-e-s. Les policiers ont également frappé et placé en garde à vue Nicolas P., cheminot militant à Sud rail, et Nicolas Jounin, militant de la CGT.
Au premier, il est reproché le port d’un Opinel, qu’il utilise quotidiennement au travail, et le refus de donner ses empreintes (digitales et ADN), ce qu’il nie depuis sa comparution immédiate. Le second est accusé de violences sur policier (ce qu’il conteste), sur la base du seul témoignage d’un commissaire. Pour faire bonne mesure, le policier qui aurait été battu a eu un jour d’interruption temporaire de travail, autant que le camarade frappé à la tête et à la hanche.

Le lendemain de leur interpellation, les deux Nicolas ont refusé la comparution immédiate, cette justice expéditive qui a déjà envoyé de nombreux/ses militant-e-s contre la loi Travail en prison. Ils étaient soutenus par une manifestation de 300 personnes, qui a contribué à leur remise en liberté rapide, alors que la procureure réclamait la détention provisoire contre Nicolas Jounin au nom du « contexte actuel » et du « risque de récidive » ! Tous les deux ont été soumis à un contrôle judiciaire.

Le 6 octobre dernier a eu lieu leur procès. Nicolas Jounin a été jugé immédiatement et le procès de Nicolas P. a été repoussé au 5 janvier 2017. Durant tout le mouvement contre la loi Travail, les violences policières, les interdictions de manifester, les cortèges encagés et les interpellations de militant-e-s se sont multipliés. Le but : nous intimider et nous dissuader de protester contre la régression inédite que représente la loi Travail. Le rendu du jugement de Nicolas Jounin (dont il va faire appel) va totalement dans ce sens : six mois de prison avec sursis ! Les procès de manifestant-e-s nous concernent donc toutes et tous, car ils attaquent notre droit d’expression et de manifestation. Soyons vigilants, l’état d’urgence prolongé maintient ce climat anti mouvement social permettant les dérives policières.

SUD Rail PRG et l’Union syndicale Solidaires 93 appellent à se rassembler
JEUDI 5 JANVIER 2017
12H00 DEVANT LE TRIBUNAL DE BOBIGNY (Ligne 5 Bobigny-Pablo Picasso, T1 arrêt Jean Rostand)


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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 06 Jan 2017, 13:38

Procès d’un cheminot d’Austerlitz mobilisé contre la loi travail

Un rassemblement a eu lieu aujourd’hui devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny en solidarité avec Nicolas P., cheminot de la gare d’Austerlitz dont le procès avait lieu à 13 heures. Militant à Sud Rail, il avait été arrêté pendant la mobilisation contre la loi travail, le même jour que Nicolas Jounin, sociologue enseignant à l’Université Paris 8 et syndicaliste à la CGT. Tous deux participaient à une action de blocage du port de Gennevilliers, organisée par l’assemblée générale interprofessionelle de Saint-Denis, le 28 Avril dernier

... http://www.revolutionpermanente.fr/Proc ... oi-travail
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bipbip
 
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