la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

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Messagede Olé » 19 Oct 2008, 17:21

Répression des mouvements à Dijon.

Suite à la manif lycéenne : scène d’abattage au tribunal...

publié le 18 octobre 2008
Deux des inculpés de la manif lycéenne de mercredi 15 octobre à Dijon ont été condamnés à 4 mois ferme, le troisième a pris 4 mois dont deux avec sursis et sans mandat de dépôt. Un récit de la machine à punir.

Rappel des faits

Mercredi 15 octobre, une centaine de lycéen-ne-s manifeste contre les réformes Darcos et le fichage policier dans les rues de Dijon. Trois personnes sont arrêtées après une altercation avec un automobiliste.

Le rendez-vous est place Darcy. Les manifestant-e-s affichant deux banderoles "Ils paraissent grands car nous sommes à genoux, levons-nous !" et "Contre Darcos et le fichage, lycéen-ne-s en lutte !", descendent en musique la rue de la Lib, passent par la place de la Rep et finissent place du Trente tout en bloquant la circulation sur leur passage, avec des sit-ins et des poubelles pour marquer le message et la contestation.

L’ambiance se tend lorsqu’une voiture fonce sur les lycéen-ne-s ; puis le conducteur d’une autre voiture s’enrage face aux manifestant-e-s regroupé-e-s sur la place du Trente... Il décoche plusieurs coups de poings à une fille ayant le tort d’essayer de lui expliquer les revendications du mouvement.

Après, tout va très vite : face aux coups, un rétro et une vitre de la bagnole du gars volent en éclat. Les flics (une vingtaine de CRS et de BACeux), prenant instantanément parti pour l’automobiliste fou furieux, interviennent en hurlant et menaçant tout le monde. Ils arrêtent une personne, poursuivent ensuite flashball au poing les manifestant-e-s et procèdent à deux autres arrestations. Ils matraquent de toute part, notamment les personnes qui essaient de s’interposer contre les arrestations, et finissent par contrôler les papiers d’une quinzaine de personnes. La manif est dispersée alors que les lycéen-ne-s s’apprêtaient à démarrer une assemblée pour décider des actions à venir.
La machine à punir en action

Au début, on se dit que ça craint que les gens se soient fait arrêter, mais qu’ils ne devraient pas se retrouver enfermés trop longtemps pour une classique esclandre en manif avec un automobiliste psychopate. Ce que l’on peut être naïf parfois ! Au bout de la deuxième nuit en garde à vue, on commence à comprendre que ça va être sérieux et qu’"ils" ont décidé de les allumer. On les imagine sagement assis en train de recoller les pièces : "Alors, à qui on met la vitre pétée, et le rétro ? Tiens, lui ce serait bien qu’on lui rajoute une violence à agent. T’as pas de marques ? C’est pas grave, le médecin est conciliant et personne ira vérifier."

Après 40 heures de Garde à Vue, une deuxième visite au tribunal lors des comparutions immédiates (tous les jours à 13h30, allez-y c’est édifiant !) nous permet d’apprendre que les trois inculpées vont y passer.

Quelques personnes venues en soutien sont présentes dans la salle, quelques policiers aussi. Le juge introduit cash : "Dans le dossier qui nous préoccupe, nous avons affaire à des faits puisqu’ils s’agit de témoignages de policiers, il n’est pas question d’impressions". Il ouvre ensuite les débats par un majestueux : "Alors, vous pouvez être contents de vous les gars !".

Et puis de toute façon, même si le moindre doute subsistait sur qui a commis quel "délit", le juge précise ensuite le plus simplement du monde : "En réunion toutes les personnes qui sont là sont coupables, si il y a un rétroviseur cassé, tout le monde est coupable". Une manifestation pour lui, c’est "un groupe qui travaille dans le même sens, a une même volonté, les faits sont partageables entre tous. D’un point de vue juridique, toute cette foule est responsable des dégradations et des violences". C’est vrai remarquez que ça facilite le travail de la justice et permet des économies en temps de crise : partant de ce principe, il n’y a plus besoin que les flics se creusent leurs méninges fatiguées à inventer des constats compliqués. Il suffit de prouver au juge que la personne était présente à la manif.

Rappelons toutefois que même si Sarkozy, au moment des manifs du CPE, a rêvé de remettre en œuvre une loi anti-casseur qui permette de juger tout manifestant comme coupable de n’importe quel délit commis sur une manif, il n’est encore pas parvenu officiellement à ses fins. Le fait que le juge considère que les prévenus pouvaient de toute façon être tenus comme responsables de tout ce qui s’était produit sans que l’on puisse prouver que ce soit bien eux les auteurs, relève donc encore ici d’une prise de parti répressive terriblement zélée, même d’un point de vue sinistrement légal.

En l’occurence, les chefs d’inculpation sont lourds : coups, dégradations de biens en réunion, rébellion et violences sur agents... Le fait que les prévenus aient juste pu tenter d’empêcher des personnes de se faire écraser par des chauffards, que des manifestant-e-s aient réagi face à un type qui leur mettait des coups, n’est plus pensable au tribunal. Quand on a assisté à la manif en question, on voit pourtant bien à quel point le procès-verbal policier et sa soi-disant objectivité correspondent surtout à un exercice parfois maladroit de reconstitution des faits a posteriori afin de faire coller des personnes arrêtées (parfois au pifomètre, parfois parce qu’on les a dans le collimateur comme G qui a le malheur d’être un militant un peu trop visible dans cette petite ville ), avec des délits commis, voire de créer des délits s’il faut charger la charrette. Il y a notamment le classique rébellion et violence sur agents qui te tombe dessus quasi-automatiquement dès que tu te fais attaquer et matraquer par un flic. Quel qu’ait été ton degré de résistance réel, ça mange pas de pain !

Le juge passe d’abord en revue les "CV" des trois prévenus en insistant sur les condamnations passées de deux d’entre eux. Il nous présente ensuite le type qui était sorti de sa voiture pour tabasser une lycéenne, puis avait tenté d’en écraser quelques autres parce qu’il ne pouvait supporter d’être bloqué quelques minutes dans sa circulation quotidienne comme "La Victime : monsieur nous en conviendrons tous est la victime dans cette affaire !". Cela ne se discute pas et c’est vrai que quand on voit le type, ça donne pas envie d’être victime.

Après coup, le juge fait quand même semblant de demander leur avis aux trois prévenus. Il s’agit bien ici d’une question rhétorique plus que d’une quelconque recherche d’explication alternative, puisqu’il les interrompt par des remarques cinglantes dès qu’ils commencent à s’exprimer. Que les prévenus tentent alternativement de s’excuser et de reconnaître pour partie les faits en espérant la clémence ou de nier quoi que ce soit, il coupe court : "Allez on se dépêche, on a d’autres affaires à traiter", ou expose sa science : "Vous savez une vitre c’est le principe d’Archimède, il faut lui mettre une pression pour qu’elle casse, ça n’arrive pas tout seul". Puis il assène que "les trois personnes qui sont là sont coupables" avant même qu’une quelconque défense ait été esquissée.

On contemple abasourdi et tenu au silence "respectueux", l’horreur dans toute sa splendeur du juge sûr de lui qui utilise sa maîtrise du langage comme pur outil de soumission. Au tribunal, l’incapacité de celles et ceux qui lui font face à répondre sur le même mode de langage devient une gageure de leur culpabilité. Le juge s’y délecte de leur maladresse, exulte quand il réussi à les faire trébucher sur un mot pas clair ou une phrase mal construite. C’est dans ces moments-là qu’on palpe de la manière peut-être la plus tangible ce que signifie l’idée de justice de classe et la façon dont le discours se transforme en instrument de domination sociale.

C’est alors au tour du proc’ qui explique qu’"il s’agit d’actes d’une sauvagerie sans nom puisque commis en réunion, et que nous avons donc affaire à des sauvages". La plus grande fermeté est évidemment de rigueur et il souligne le fait qu’il pourrait demander l’application de la peine-plancher de 2 ans ferme vu que deux inculpés sont en récidive légale, voire même de 5 ans étant donné le caractère collectif des faits commis en réunion. Il fera ensuite preuve de toute sa clémence en ne demandant "que" 6 mois ferme pour les deux inculpés ayant déjà un casier, et 6 mois dont 3 avec sursis pour le troisième inculpé. Cela commence à faire lourd du rétro pété. Il n’oublie pas de remercier lui aussi les policiers pour leurs constats.

Il est alors permis à la défense de s’exprimer. Au lieu d’avancer quoi que ce soit de pertinent et de précis pour défendre leurs clients, les avocats commis d’office devisent vainement sur le fait que leurs clients "ne sont pas des anarchistes au sens de vouloir répandre le chaos, mais au contraire dans le sens noble de personnes qui veulent vivre selon les lois de la nature, en harmonie avec le monde...". D’une part ça fait mal d’entendre de telles inepties, d’autre part le juge, à qui ce discours est censé être adressé s’en balance évidemment total. Au bout de deux minutes, il fait comprendre aux avocats qu’il n’a pas que ça à faire et qu’il va falloir abréger. L’un deux avance quand même timidement que le bon père de famille avait essayé de passer très rapidement sur les manifestant-e-s au risque de les renverser... sans échos.

Après un court délibéré, on nous intime l’ordre de nous relever puis de nous asseoir, "sauf les prévenus" qui doivent accueillir avec déférence leur punition. Le couperet tombe : "4 mois fermes" avec mandat de dépôt pour les deux prévenus ayant déjà un casier judiciaire, et 4 mois ferme dont 2 avec sursis pour le troisième en récompense pour son casier judiciaire vierge et sa situation sociale "intégrée". Ce sera le seul qui sortira. On s’y attendait, mais on est quand même sous le choc. Des portes claquent, ça hurle un peu dehors, puisqu’on ne peut pas à l’intérieur.

La "victime" sort du tribunal à l’annonce du résultat et s’extasie, ravie : "Aujourd’hui je suis heureux, vraiment très heureux"... d’avoir envoyé des gens en taule et gagné 2000 euros pour sa caisse. S, lui, sort un peu moins vite, avec son sac plastique où sont entassées les affaires confisquées en garde vue, bouleversé et expliquant qu’il ne peut accepter d’être libéré alors que les deux autres partent en prison.

Pour parachaver le tout, le Bien Public, journal local et source d’information "objective" des dijonnais-e-s, livre un compte-rendu du procès le lendemain et raconte la manif sans y avoir été en reprenant la version policière sans aucune distance. Alors que le journaliste du BP note par ailleurs que des manifestant-e-s et ami-e-s des prévenus étaient dans la salle, il ne lui serait évidemment pas venu à l’idée de leur demander une autre version ou des infos complémentaires. Celle des policiers lui suffisait amplement.

La scène de cet après-midi vient rappeler cruellement combien il est important de refuser les comparutions immédiates et de se donner la possibilité de se battre un peu mieux armé face à cette justice de merde. Les procès préparés ne valent pas forcément toujours beaucoup mieux mais ça laisse au moins une chance. La comparution immédiate n’équivaut à rien d’autre qu’à plaider coupable, tête basse, et à se faire manger. C’est accepter de se faire juger avec la tête de "criminel" et le cerveau décomposé qui caractérise la sortie de garde à vue, d’être défendu le plus souvent par des commis d’office incompétents et pas motivés pour un sou que l’on a croisés un quart d’heure dans une cellule. Cela ne laisse aucune possibilité de préparer collectivement une défense et de chercher les pièces justificatives et témoignages pour l’appuyer. C’est un concentré de ce que la justice peut concevoir de plus lapidaire pour éviter d’avoir à se prendre la tête avec des gens qui résistent et contre-argumentent.

Dès l’annonce des résultats du procès, le collectif lycéen à décidé d’organiser un rassemblement sonore de soutien aux incarcérés jeudi 23 devant la prison de Dijon. La caisse de solidarité dijonnaise entend aussi organiser des actions de soutien. Il est primordial de montrer rapidement toute notre solidarité à celles et ceux qui tombent sous les coups de la justice et de s’organiser pour être plus fort-e-s ensemble en manif face à la répression policière. Comme le rappelait la banderole de la manif lycéenne : "Ils paraissent grand parce que nous sommes à genoux. Levons-nous !". Alors on va continuer avec encore un peu plus de rage face aux tenants de l’ordre et l’envie de leur renvoyer à la face.
Olé
 

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Messagede Berckman » 12 Mar 2009, 09:26

rasssemblement hier au palais de justice.
Les camarades sont placés sous contrôle judiciaire et inculpés. Ils sont tous les trois poursuivis pour rébellion et-ou violence aggravée sur agent de la force publique (jet de pierre) ainsi que, pour deux d’entre eux, refus de prélèvement ADN.
Berckman
 

SNCF. Les prévenus d’entrave à la circulation des trains ont

Messagede Nico37 » 23 Avr 2009, 23:48

SNCF. Les prévenus d’entrave à la circulation des trains ont été relaxés à Cahors

Dans un contexte de criminalisation du mouvement social, dont les collectifs de défense et de développement du service public sont souvent victimes, la justice du Lot a considéré que les faits poursuivis relevaient du droit constitutionnel de manifester.

Samedi 18 Avril 2009 article de presse de Sud Ouest

SNCF. Hier, les prévenus d’entrave à la circulation des trains ont été relaxés à Cahors

Lot : une relaxe et un camouflet

L’association Tous ensemble pour les gares et les élus locaux qui la soutiennent ont remporté une victoire d’importance face à la SNCF. Hier matin, le tribunal correctionnel de Cahors a relaxé neuf personnes, dont cinq élus du Lot, qui étaient poursuivies pour entrave à la circulation des trains. Le 19 décembre, lors d’une manifestation en gare de Gourdon, ils étaient descendus sur les voies à l’approche d’un convoi.

Même si la SNCF avait retiré sa plainte entre-temps, cette décision de justice est un camouflet pour l’entreprise, en prise avec une contestation qui dure depuis dix-huit mois. Le mouvement est né suite à la décision de la SNCF de supprimer 15 arrêts (par semaine) à Gourdon et à Souillac sur la ligne Teoz Paris-Limoges -Toulouse. La fronde, qui se traduit par des manifestations chaque semaine sur les quais des deux gares, l’a contrainte à rétablir les arrêts litigieux au compte-gouttes. Aujourd’hui, la pomme de discorde se limite à un seul arrêt le dimanche.

Le droit de manifester

Les attendus du jugement rendu à Cahors portent un rude coup à la stratégie répressive adoptée par la préfète du Lot, le parquet et la SNCF. Le juge lotois a considéré que les faits poursuivis relevaient du droit constitutionnel de manifester, quand bien même les manifestants étaient descendus sur la voie. De ce fait, et à moins de relever appel, le procureur de la République de Cahors pourra difficilement à l’avenir poursuivre d’autres manifestants pour des faits similaires.

Ce point est d’autant plus crucial que le juge aurait pu se contenter de relever une incohérence de taille dans le dossier. Du fait d’une grève des cheminots ce fameux 19 décembre, le convoi entravé dans sa progression devait de toute façon stopper à Gourdon dans le cadre du service minimum. Il devenait difficile par la suite de reprocher à des gens d’arrêter un train qui s’arrête...

Ainsi confortée, l’association va reprendre de plus belle ses démonstrations de force. « Nous manifesterons le dimanche 3 mai », annonçait hier Christophe Schimmel, un des porte-parole de Tous ensemble pour les gares.

Auteur : Jean-Denis Renard
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Répression des antinucléaires

Messagede Nico37 » 21 Juil 2010, 17:41

Des activistes du collectif pacifiste "non au missile M51" devant le tribunal

Des activistes du collectif pacifiste "non au missile M51" devant le tribunal

Après 4 années de lutte acharnée et d'actions de désobéissance civile, le premier procès des opposants à la relance de l'arme nucléaire en France se tiendra le 8 septembre 2010 à Mont de Marsan

Les 7 activistes poursuivis avaient occupé le radar principal du Centre d'Essai et de Lancement de Missiles (CELM) des Landes, à Biscarrosse, le 1er décembre 2009. Ce jour-là, la France s'apprêtait à procéder à un nouveau tir d'essai -le 4ème- du nouveau missile nucléaire français, le M51. Ce tir devait être le premier tir en conditions réelles, effectué depuis le sous marin nucléaire "Le Terrible", en baie d'Audierne, et suivi et supervisé par le CELM. Le tir avait finalement été reporté.

Depuis 2006 et le premier essai du M51, les militants du collectif "Non au missile M51" tentent d'empêcher ces tirs d'essai en intervenant physiquement sur les lieux du tir ou en essayant de perturber le bon fonctionnement des instruments de mesure du CELM (occupation du radar, lâcher de ballons "métallisés").

La France s'est engagée en ratifiant le Traité de Non-Prolifération à rentrer dans la voie du désarmement nucléaire (article 6) et à ne pas attribuer de nouvelles missions à son armement nucléaire. En 2010, elle aura pourtant renouvelé et modernisé entièrement son arsenal nucléaire avec des armes de performance et de portée plus importantes. Le dernier tir d'essai du missile
M51, lui permettant de devenir opérationnel, devrait d'ailleurs avoir lieu dans les mois prochains.

Le collectif "Non au missile M 51" réaffirme sa détermination à mener toute les actions non-violentes nécessaires pour contraindre les autorités de notre pays à respecter leurs engagements vis à vis de la communauté internationale et oeuvrer à un véritable désarmement nucléaire.

Un soutien, tant moral que financier, peut être adressé aux activistes du collectif à l'adresse suivante

Sans Armes Domaine de Sillac 33770 Salles
[Chèque libellé à "Sans Armes / Campagne M51"] Il est aussi possible de faire un don en ligne sur : http://www.nonaumissileM51.org

Contact : campagne@nonaumissilem51.org
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[Montpellier] !!! Solidaires face à la répression !!!

Messagede fabou » 03 Déc 2010, 03:07

!!! Solidaires face à la répression !!!

Face aux grèves générales, aux diverses actions de blocage de l'économie, aux blocages et occupations d'universités et de lycées, qui exprimaient la révolte des opprimés face à une énième réforme de durcissement du capitalisme, l'Etat et les administrations n'ont eut qu'une seule réponse, la répression pure et simple. Ainsi la lutte continue; l'Etat a choisi ceux à qui il veut faire porter le chapeau : les plus investis dans le mouvement, les plus radicaux ou tout simplement ceux qui n'ont pas su courir assez vite... Face à cette volonté d'individualiser et de dépolitiser la lutte, nous restons solidaires, parce que nous sommes tous responsables de ce qui s'est passé, c'est à dire que nous assumons collectivement notre révolte. Nous ne sommes pas innocents, nous sommes « coupables » d'avoir refusé une réforme et son monde qui prône une rentabilité permanente et totalitaire de nos vies. Ce refus s'est exprimé à différents niveaux, et avec une violence politique variable mais assumée (manifs, grèves, blocages, sabotages).
Il s'agit bien là bien plutôt d'une guerre sociale, dans laquelle la justice et la police est du côté de l'ordre capitaliste.
Ainsi nous n'avons pas besoin de la justice pour savoir si les inculpés sont innocents ou coupables, nous appelons à la solidarité dans le cadre de cette lutte sociale, de cette guerre sociale pour pouvoir résister aux coups qu'ils vont assener à ceux qu'ils ont réussi à identifier et à capturer. Cette répression est aussi bien administrative (conseil de discipline, procès), policière (intimidation, tabassage, expulsion, prison) que économique (amendes).

De fait, l'état des lieux de la répression sur Montpellier :
- deux voir trois conseils de discipline risquent d'avoir lieu contre des étudiants mobilisés dans le mouvement, avec le risque pour une étudiante étrangère d'être expulsée de la France,
- un procès au pénal contre deux à trois étudiants du mouvement ciblés par l'administration,
- un procès contre un étudiant parce qu'il s'est fait tabasser par la Bac en manif de nuit,
- un procès pour 4 lycéens et 1 étudiant pour avoir distribué des tracts lors d'une action,
- un procès pour refus d'ADN et port d'arme de 6ème catégorie (un simple canif à saucisson!) pour une personne ayant participé à une action d'occupation du pôle emplois,
- des grévistes à la poste menacés de sanction disciplinaire...


C'est pourquoi nous nous organisons en collectif anti-répression pour faire face ensemble à la répression.
Nous appelons donc tous les révoltés contre ce « meilleurs des mondes » à participer à la caisse de soutien (pour les amendes essentiellement), aux actions de pression et de soutien, et aux réunions du collectif anti-répression.

Prochaines actions :
- tous les jours café et thé à la fac Paul Valéry en soutien aux inculpés de la guerre sociale en cours,
- une action de pression sur l'administration pour qu'elle retire ses plaintes et ses menaces de conseil de discipline, le mardi à 15H devant le bâtiment administratif,
- rassemblement de soutien pour le procès d'expulsion du squat de la mandragore jeudi 9 décembre devant le tribunal de grande instance (1 place pierre flotte)

Prochaine réunion Mercredi 8 décembre au squat de la mandragore à 18H00 ( 2 rue Michel Serre).


Collectif anti-répression
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[Montpellier] Contre la criminalisation du mouvement social

Messagede fabou » 06 Fév 2011, 03:57

Soutenons Giorgos le 16 Février
Contre la criminalisation des mouvements sociaux !

Le 21 Octobre 2010, dans le cadre de l’intensification de la lutte contre la réforme des retraites de l’automne dernier, le collectif interprofessionnel contre la réforme des retraites, a décidé d’occuper partiellement l’Agence Pôle Emploi de l’avenue de Toulouse à Montpellier.

A cette période, le mouvement se radicalisait et les actions de blocage de l’économie s’intensifiaient, se généralisant dans tout le pays. Durant cette même période l’État a décidé de passer à la contre-offensive. S’appuyant sur les discours de médias qui parlent des « casseurs » ou qui inventent une autre catégorie de « casseurs » (celles et ceux qui bloquent), le premier ministre condamne « l’intimidation, les blocages et la violence » synonyme selon lui de « négation de la démocratie et du pacte républicain ». Et le porte parole du gouvernement assure que celui ci « ne laissera pas bloquer le pays par les piquets de grèves. »

Lors de cette action, des tracts ont été diffusés afin d’informer et de mobiliser les chômeurs et chômeuses comme les salarié-e-s du Pôle Emploi. Les discussions ont permis de nouer des contacts. Il a été décidé par la suite de partir en manifestation sur l’avenue de Toulouse. Au bout de 5 minutes et après avoir parcouru environ 300 mètres, tout d’un coup (sans la moindre sommation) au moins deux voitures de la Police ont fondu sur le cortège. Simultanément, plusieurs policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont violemment chargé les manifestant-e-s distribuant des coups de matraque. Les policiers ont arrêté et mis en garde à vue 5 personnes au total. Parmi elles, Giorgos, syndicaliste à la CNT, militant à la Coordination des Groupes Anarchistes, participant au mouvement social contre la réforme des retraites, a été arrêté.

Aucune charge n’a été retenue suite à l’action. Les 4 personnes arrêtées avec Giorgos ont été relâchées sans poursuites. Il en aurait été de même pour Giorgos s’il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce « crime » est passible d’1 an de prison ferme et de 15000 euros d’amende. Son opposition au contrôle social, s’est traduit ici par un refus de fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont inculpé Giorgos pour port d’arme de 6ème catégorie : un « Opinel » lui servant pour le pique-nique !

En fait ce n’était qu’une arrestation parmi des milliers d’autres pendant cette période. Depuis des années l’État organise la restriction de nos libertés et vise celles et ceux qui lui résistent en votant des lois : la LSQ (Loi sur la Sécurité Quotidienne) - la Loi Perben I - LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) - la Loi sur la prévention de la délinquance... et actuellement la LOPSSI 2. Devant cette surenchère de lois criminalisant le mouvement social, il est nécessaire de s’organiser face à la répression et de défendre nos libertés.

*Le procès de Giorgos est prévu le 16 Février a 14h au Tribunal Correctionnel de Montpellier.*

Nous demandons à toutes et à tous de venir ce jour-là soutenir Giorgos pour montrer notre opposition à la criminalisation du mouvement social et à la surenchère sécuritaire.

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la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

Messagede barcelone 36 » 13 Fév 2011, 00:29

http://www.cnt-f.org/spip.php?article1492

Mouvement des retraites : la justice fait payer le mouvement social en silence

Communiqué confédéral

Alors que, la semaine dernière dans la banlieue d’Alès, un nouveau scandale a illustré l’habituelle violence policière où l’on voyait des gradés « gazer » des personnes âgées en plein visage, la justice s’emploie actuellement, dans le plus grand mutisme, à criminaliser les militants interpellés lors du mouvement de l’automne dernier.



Les mobilisations contre la réforme des retraites ont vu dans de nombreuses villes une répression féroce s’abattre à l’encontre du mouvement social. Au total plus de 2000 personnes ont été interpellées, le plus souvent de façon arbitraire. Un peu partout, c’est maintenant que la justice condamne les militants avec une partialité digne d’un régime arbitraire. Cet abattage judiciaire n’a épargné personne : lycéens, précaires, ouvriers du bâtiment et de la construction, agents de sécurité, contractuels et fonctionnaires, dockers, cheminots... on trouve toutes les professions sur le banc des accusés.

Les exemples de Fabrice (militant à la CNT 44) et de Giorgios (CNT 34) sont symptomatiques de la volonté de la justice de faire payer le mouvement social.

La police dans ses (basses) oeuvres
Il ne faisait pas bon, comme pour Fabrice , de participer à la manifestation du 12 octobre dernier à Saint-Nazaire où comme souvent les forces de l’ordre ont su parfaitement jouer un rôle provocateur afin de susciter des heurts avec une partie des manifestants : présence massive en fin de manif, films et prises de photos, flics déguisés en manifestants, tirs de gaz lacrymogènes et de grenades offensives sur la foule, bousculades et passages à tabac. Face à ces intimidations, des manifestants ont eu le tort d’exprimer leur colère sans toutefois entraîner aucune interruption temporaire de travail du côté des policiers qui n’hésitèrent pas à réclamer auprès du tribunal des indemnités pour « traumatisme moral ».
Le bilan fut beaucoup plus lourd du côté des manifestants ou des passants : poignets fracassés, nez cassé, gazage, tabassages, pressions morales lors des gardes à vue et incarcérations en maison d’arrêt. Comme à son habitude, le pouvoir chercha la confrontation afin de scinder le mouvement entre les « casseurs » et les « bons manifestants ».
Le procureur local n’a eu de cesse de réclamer des condamnations exemplaires. Il fallait punir des comportements intolérables pour une démocratie. Ce même tribunal correctionnel, qui mit quatre ans pour prononcer la relaxe des responsables de l’accident de la passerelle du Queen Mary II (16 morts), n’a pas tergiversé cette fois pour embastiller des manifestants venus exprimer leur hostilité à la politique gouvernementale. Bilan : sur soixante interpellés, dix-sept écoperont de peines de prison ferme.

Punir toute opposition
Le climat n’était pas meilleur le 21 octobre du côté de Montpellier. Ce jour-là, suite à une décision du collectif interprofessionnel local, quelques dizaines de personnes décident d’investir une antenne de Pôle-Emploi afin de mobiliser les employés et les chômeurs autour de la question des retraites. La diffusion de tract terminée, le groupe décide de partir en manif. Mal leur en prend. Au bout de quelques minutes, des policiers de la brigade anti-criminalité les chargent sans sommation, distribuant insultes et coups de matraque. Cinq personnes sont interpellées dont Giorgios , syndiqué de la CNT 34.
Aucune charge n’a été retenue suite à l’action. Les 4 personnes arrêtées avec Giorgos ont été relâchées sans poursuites. Il en aurait été de même pour Giorgos s’il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce « crime » est passible d’un an de prison ferme et de 15000 euros d’amende. Son opposition au contrôle social, s’est traduit ici par un refus de fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont inculpé Giorgos pour port d’arme de 6ème catégorie : un « Opinel » lui servant pour le pique-nique !

De cette violence d’État, subsistent des épilogues judiciaires :
Fabrice a refusé la comparution immédiate et a fait appel de sa condamnation du 16 novembre dernier : un mois de prison ferme et à verser des indemnités à des policiers. Il sera jugé d’ici six à neuf mois à la cour d’appel de Rennes.
Le procès de Giorgos est prévu le 16 Février a 14h au Tribunal Correctionnel de Montpellier.

La CNT condamne les méthodes policières et la justice de classe mises en oeuvre afin de criminaliser les mouvements sociaux et de diviser ses participants. Elle apporte son soutien à ceux qui en furent victimes et à ceux qui doivent encore être jugés. Elle exige l’arrêt de l’ensemble des poursuites et la libération des personnes incriminées lors du mouvement contre la réforme des retraites.

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT
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[CNT34]Contre la répression la solidarité est notre arme

Messagede barcelone 36 » 08 Sep 2011, 08:23

http://www.cnt-f.org/spip.php?article1690

[34]Contre la répression la solidarité est notre arme
Soutenons Giorgos le 22 Septembre (au Tribunal Correctionnel de Montpellier), syndicaliste CNT poursuivi pour refus de prélèvement ADN suite à une banale arrestation sans suites lors du mouvement social sur les retraites de 2010.


Le 21 Octobre 2010, dans le cadre de l’intensification de la lutte contre la casse des retraites de l’automne dernier, le collectif interprofessionnel contre la réforme des retraites, a décidé d’occuper partiellement l’Agence Pôle Emploi de l’avenue de Toulouse à Montpellier.

A cette période, le mouvement se radicalisait et les actions de blocage de l’économie s’intensifiaient, se généralisant dans tout le pays. Durant cette même période l’État a décidé de passer à la contre-offensive. S’appuyant sur les discours de médias qui parlent des « casseurs » ou qui inventent une autre catégorie de « casseurs » (celles et ceux qui bloquent), le premier ministre condamne « l’intimidation, les blocages et la violence » synonyme selon lui de « négation de la démocratie et du pacte républicain ». Et le porte parole du gouvernement assure que celui ci « ne laissera pas bloquer le pays par les piquets de grèves. »

Lors de cette action, des tracts ont été diffusés afin d’informer et de mobiliser les chômeurs et chômeuses comme les salarié-e-s du Pôle Emploi. Les discussions ont permis de nouer des contacts. Il a été décidé par la suite de partir en manifestation sur l’avenue de Toulouse.

Au bout de 5 minutes et après avoir parcouru environ 300 mètres, tout d’un coup (sans la moindre sommation) au moins deux voitures de la Police ont fondu sur le cortège. Simultanément, plusieurs policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont violemment chargé les manifestant-e-s distribuant des coups de matraque. Les policiers ont arrêté et mis en garde à vue 5 personnes au total. Parmi elles, Giorgos, syndicaliste à la CNT, militant à la Coordination des Groupes Anarchistes, participant au mouvement social contre la réforme des retraites, a été arrêté.

Aucune charge n’a été retenue suite à l’action. Les 4 personnes arrêtées avec Giorgos ont été relâchées sans poursuites. Il en aurait été de même pour Giorgos s’il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce « crime » est passible d’1 an de prison ferme et de 15000 euros d’amende. Son opposition au contrôle social, s’est traduit ici par un refus de fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont inculpé Giorgos pour port d’arme de 6ème catégorie : un « Opinel » lui servant pour le pique-nique !

En fait ce n’était qu’une arrestation parmi des milliers d’autres pendant cette période. Depuis des années l’État organise la restriction de nos libertés et vise celles et ceux qui lui résistent en votant des lois : la LSQ (Loi sur la Sécurité Quotidienne) – la Loi Perben I - LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) – la Loi sur la prévention de la délinquance... et dernièrement la LOPSSI 2. Devant cette surenchère de lois criminalisant le mouvement social, il est nécessaire de s’organiser face à la répression et de défendre nos libertés. Le procès de Giorgos est prévu le jeudi 22 septembre au Tribunal Correctionnel de Montpellier.

Nous demandons à toutes et à tous de venir ce jour-là soutenir Giorgos pour montrer notre opposition à la criminalisation du mouvement social et à la surenchère sécuritaire.

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[Montpellier] Soutenons Giorgos le 22 Septembre

Messagede fabou » 11 Sep 2011, 20:50

Soutenons Giorgos le 22 Septembre
Contre la répression la solidarité est notre arme

Le 21 Octobre 2010, dans le cadre de l’intensification de la lutte contre la casse des retraites de l’automne dernier, le collectif interprofessionnel contre la réforme des retraites, a décidé d’occuper partiellement l’Agence Pôle Emploi de l’avenue de Toulouse à Montpellier.

A cette période, le mouvement se radicalisait et les actions de blocage de l’économie s’intensifiaient, se généralisant dans tout le pays. Durant cette même période l’État a décidé de passer à la contre-offensive. S’appuyant sur les discours de médias qui parlent des « casseurs » ou qui inventent une autre catégorie de « casseurs » (celles et ceux qui bloquent), le premier ministre condamne « l’intimidation, les blocages et la violence » synonyme selon lui de « négation de la démocratie et du pacte républicain ». Et le porte parole du gouvernement assure que celui ci « ne laissera pas bloquer le pays par les piquets de grèves. » Lors de cette action, des tracts ont été diffusés afin d’informer et de mobiliser les chômeurs et chômeuses comme les salarié-e-s du Pôle Emploi. Les discussions ont permis de nouer des contacts. Il a été décidé par la suite de partir en manifestation sur l’avenue de Toulouse. Au bout de 5 minutes et après avoir parcouru environ 300 mètres, tout d’un coup (sans la moindre sommation) au moins deux voitures de la Police ont fondu sur le cortège. Simultanément, plusieurs policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont violemment chargé les manifestant-e-s distribuant des coups de matraque. Les policiers ont arrêté et mis en garde à vue 5 personnes au total. Parmi elles, Giorgos, syndicaliste à la CNT, militant à la Coordination des Groupes Anarchistes, participant au mouvement social contre la réforme des retraites, a été arrêté. Aucune charge n’a été retenue suite à l’action. Les 4 personnes arrêtées avec Giorgos ont été relâchées sans poursuites. Il en aurait été de même pour Giorgos s’il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce « crime » est passible d’1 an de prison ferme et de 15000 euros d’amende. Son opposition au contrôle social, s’est traduit ici par un refus de fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont inculpé Giorgos pour port d’arme de 6ème catégorie : un « Opinel » lui servant pour le pique-nique ! En fait ce n’était qu’une arrestation parmi des milliers d’autres pendant cette période. Depuis des années l’État organise la restriction de nos libertés et vise celles et ceux qui lui résistent en votant des lois : la LSQ (Loi sur la Sécurité Quotidienne) – la Loi Perben I - LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) – la Loi sur la prévention de la délinquance... et dernièrement la LOPSSI 2. Devant cette surenchère de lois criminalisant le mouvement social, il est nécessaire de s’organiser face à la répression et de défendre nos libertés.

Le procès de Giorgos est prévu le jeudi 22 septembre à 14h00 au Tribunal Correctionnel de Montpellier (cité judiciaire).

Nous demandons à toutes et à tous de venir ce jour-là soutenir Giorgos pour montrer notre opposition à la criminalisation du mouvement social et à la surenchère sécuritaire.
Le rassemblement commencera à 13h45.

http://www.cnt-f.org/educ34/spip.php?article168
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Re: [Montpellier] Soutenons Giorgos le 22 Septembre

Messagede canar » 18 Sep 2011, 10:58

Le proces est donc ce jeudi a 14h, nous avons besoin de monde, la plage horaire n'est pas très pratique mais si vous le pouvez passer soutenir Giorgos!
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Répression et procès à Caen contre 2 camarades

Messagede catscaen » 24 Jan 2012, 16:36

Salut,
2 camarades (un non syndiqué et un militant SUD PTT connus localement pour leur combativité) passeront en procès le 30 janvier à Caen pour une “entrave à la circulation” … datant de la lutte contre la réforme des retraites fin 2010.
Ci-dessous, le texte du tract qui circule sur Caen avec rappel des faits, critique de la légalité bourgeoise et appel à un débat anti-répression le jeudi 26 janvier et à un rassemblement de solidarité le lundi 30 janvier, jour du procès.
MERCI DE FAIRE TOURNER L’INFO DANS VOS RÉSEAUX.


Répression à Caen :
un procès ridicule contre 2 manifestants


Rappel des faits : Le 26 octobre 2010, en plein mouvement social contre la réforme des retraites, un blocage de la zone industrielle de Carpiquet a lieu à l’appel de l’intersyndicale. Le lendemain, sur décision des grévistes présentEs, le blocage est prolongé. Vers 16H la police en tenue anti-émeute intervient. Les grévistes lèvent le camp, évitant la confrontation. Ils/elles repartent en voitures par le périphérique. Le convoi roule lentement pour attendre les derniers véhicules qui doivent le rejoindre, afin de s’assurer que personne ne reste isolé. La vitesse de circulation est donc réduite pendant une poignée de minutes et sur une courte distance.
Au moment où il est clair que tout le monde a rejoint le convoi, les voitures en tête de celui-ci commencent à accélérer pour rentrer tranquillement en ville. À ce moment là, une voiture de police double la tête de convoi, se met au milieu des 2 voies de circulation, et roule très lentement pendant plusieurs minutes jusqu’à une bretelle d’accès au périphérique. Là la voiture de police stoppe, bloquant le convoi. D’autres voitures de police arrivent et des policiers en surgissent et arrêtent les personnes qui se trouvent dans les 2 premiers véhicules.

Un des 2 conducteurs, qui ne se débat pourtant pas, est violemment plaqué au sol par 5 policiers, après avoir reçu des coups dans les jambes, on lui monte dessus, on le menotte.
7 personnes sont interpellées. 5 passagerEs sont relâchéEs au bout de quelques heures.
Les 2 conducteurs passent 24 heures en cellule de garde à vue et ils écopent de 6 semaines de suspension administrative de leur permis de conduire.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais, de manière inattendue, le procureur de la République, qui a 12 mois pour entamer d’éventuelles poursuites, colle en procès les 2 conducteurs… qui reçoivent leur convocation au tribunal 11 mois et demi après les faits.

2 de nos camarades grévistes passeront donc in extremis au tribunal correctionnel le lundi 30 janvier pour le très très très grave crime d’ « entrave à la circulation ». Ils auraient volontairement et super vicieusement ralenti la circulation sur le périphérique pendant quelques interminables minutes… à un endroit où tous les matins et tous les soirs de la semaine, il y a sans arrêt des bouchons… Heureusement que le ridicule ne tue pas…

Évidemment, puisque ce procès est VRAIMENT ridicule, il faut préciser qu’à notre connaissance, alors qu’il y a eu des centaines et des centaines de blocages divers dans le pays pendant la lutte contre la réforme des retraites, Caen est l’un des rares endroits de France où un tel procès va avoir lieu.

Là où ce procès est moins drôle, c’est qu’il est aussi le signe d’un acharnement policier, politique et judiciaire contre 2 militants qui sont bien connus localement pour leur participation aux luttes sociales.

Nous serons évidemment là le jour du procès pour soutenir nos 2 camarades et pour réaffirmer une évidence partagée par des centaines de milliers de personnes dans ce pays : Toute lutte sociale qui se veut un minimum efficace ne peut qu’enfreindre la « légalité républicaine » qui protège les intérêts des puissantEs au détriment de ceux des exploitéEs.
Le peu de droits qu’il nous reste aujourd’hui ont été conquis par la lutte, pas grâce à la loi… et pas dans le respect de celle-ci…

Interdites les grèves sauvages, sans préavis, illégales les grèves de solidarité ou celles ayant des revendications politiques, interdites les grèves tournantes, perlées, illégaux les piquets de grève, interdites les occupations d’usines, de lycées, d’universités ou d’édifices publics, illégaux les blocages, interdites les barricades, illégal de se défendre quand la police charge et gaze, interdit d’être masqué pour ne pas être fichéEs, illégal de saboter les bénéfices patronaux ou les machines, interdit de remettre en marche une usine que les patrons veulent fermer, illégal de vendre directement ce qui est en stock pour financer la lutte contre la fermeture d’une usine… bref interdites et illégales toutes les formes de luttes qui peuvent réellement nuire au patronat et à l’État… mais rassurons nous, c’est pour notre bien, c’est au nom de « l’intérêt général » (celui des capitalistes et des gouvernantEs en fait) et nous gardons le droit inoffensif de manifester, de faire des pétitions et de voter tous les 5 ans pour des politicienNEs.

Le jour où la bourgeoisie et les gouvernements autoriseront ce qui affaiblit et remet en cause leur pouvoir, les poules auront des dents…

Heureusement, partout où la situation doit changer parce qu’elle est devenue invivable, les peuples, qui se mettent en mouvement pour une vie digne et libre, se moquent bien de la légalité, des bonnes manières, des mensonges des présentateurs/rices de journaux télévisés, des bénéfices patronaux, du cours de la bourse, des tribunaux, des gouvernements et de leurs polices…

Ainsi va la lutte de classe, ainsi vont les révolutions…

Soirée débat anti-répression le jeudi 26 janvier 20H à l’université (Amphi Tocqueville, campus 1)

RASSEMBLEMENT
DE PROTESTATION ET DE SOLIDARITÉ
LUNDI 30 JANVIER, À PARTIR DE 14H30,
DEvANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CAEN,
PLACE FONTETTE.


Le collectif anti-répression :
SUD PTT 14, SUD CHU 14, SUD Culture Basse-Normandie,
SUD Collectivités Territoriales, FSE-Caen et individu-e-s…
Contact : sudposte14@orange.fr
02 31 94 26 00
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Re: Répression et procès à Caen contre 2 camarades

Messagede Denis » 24 Jan 2012, 19:19

et çà continue -> http://iphonespip.sudptt.org/spip.php?article28

Image Sud ptt

Ne laissons pas bâillonner l’expression syndicale !

lundi 23 janvier 2012, par Philippe Crottet

Arret des poursuites contre deux militants de Solidaires 93

A l’occasion de la venue de François SAUVADET, jeudi 19 janvier 2012 à la préfecture de Bobigny, le syndicat SUD du Conseil Général -CG93-, sur son lieu de travail et de restauration, interpellait le ministre. Le syndicat souhaitait alerter les collègues allant à la cantine qu’avec la venue du membre du gouvernement Sarkozy chargé de la fonction publique, il fallait se faire entendre sur la situation difficile et la grande précarité de tous les agents publics et en particulier des territoriaux. Les forces de l’ordre sont intervenues pour évacuer les lieux et ont brutalement interpellé et menotté deux de nos camarades, responsables du syndicat SUD CT du 93, qui ont passé plusieurs heures en garde à vue au commissariat de Bondy.

L’union syndicale Solidaires 93 dénonce vigoureusement cette violente arrestation qui s’inscrit dans un climat de criminalisation du syndicalisme. Alors que Le gouvernement cherche avec des mesures impopulaires à faire payer la crise aux travailleur-ses, dans le même temps, tout est mis en œuvre pour museler les syndicalistes, les salarié-es et les citoyen-nes qui tentent par leur activité militante d’enrayer les effets dramatiques de ces mesures de démolition sociale. Les militant-es syndicaux qui osent dire NON et RESISTER deviennent les cibles d’une répression commanditée par les dirigeants au pouvoir. La criminalisation du mouvement social et du mouvement syndical est aujourd’hui une réalité concrète qui vise à casser toute action de protestation.

Par la systématisation de telles attaques dès que les luttes se font déterminées, ici à Bobigny avec une sono et une cinquantaine d’agents du CG qui ont tenté de se faire entendre par le ministre de la fonction publique, c’est l’ensemble des travailleurs que l’on cherche à intimider et à soumettre !

L’union syndicale Solidaires 93 continuera, avec toute sa détermination, à revendiquer le droit à la liberté d’expression et d’opinion. Nous exigeons l’arrêt immédiat de toutes poursuites à l’encontre de nos deux camarades.
Qu'y'en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent, Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous, Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout !

Les Anarchistes !
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Messagede Nico37 » 04 Mar 2012, 14:30

Semaine de solidarité avec F. qui passe en procès le... 8 mars :!:

F., passe en procès au tribunal de Tours le 8 mars prochain. Elle est accusée de violence sur agent suite à sa participation à la Gaypride de Tours en Mai dernier. C'est pourtant la police qui a chargé sans raison la fin de cortège. Et c’est bien la préfecture qui avait cultivé la tension sur la sécurisation et la tenue de la marche, ménageant au passage une place aux démonstrations homophobes et patriafliques. F. nie l'accusation portée par un flic-matraqueur.

Jeudi 8 Mars, 9h :Rassemblement de soutien à F. devant le tribunal de Tours, place J. Jaurès.

Dimanche 4 Mars : Rencontre et projections de films (à 14h, 16h, 18h) sur des thèmes et luttes Lgbti et féministes (sont prévus : “Stonewall” de N. Finch, 1997 ; “L’ordre des mots” de C. et M. Arra, 2007 ; “La révolution du désir” de Avellis et Ferluga, 2007). Au Café-Comptoir Chez Colette.

Mercredi 7 Mars, 18h : Projection-rencontre sur la répression sociale et policière avec “La raison du plus fort” de P Jean, 2003. À la facutlé des Tanneurs, s. 218.

Samedi 17 Mars, journée nationale d'action contre la répression et les violencespolicières.
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Messagede Nico37 » 17 Mar 2012, 15:28

http://pasdebavure.eklablog.net

Ce jeudi 15 Mars à Tours,

La justice sarkocrate et bourgeoise a une fois de plus édicté sa vérité.

La manifestante frappée sous l'oeil des caméras de télévision et des fachos lors de la Gaypride 2011 à Tours, doit être punie pour la charge policière, lourdement.

Les juges ont retenu l'accusation de Violences sur agent (niées par l'accusée, sans preuve et bien sûr sans séquelle pour la partie civile) et ont ajouté la Rébellion (demande du Procureur en cours d'audience), à propos des 2 supposés coups de tête. Les peines inculquées sont de 3 mois de sursis (pour une personne jusqu'alors sans antécédent, comme ça elle en aura !), auxquels s'ajoutent 800€ à verser à Cédric Darchy le civil matraqueur au front immaculé, plus 500€ en remboursement de l'avocate de celui-ci.

S'ils espèrent nous rendre isolé-es, muet-tes et impuissant-es, sachons rendre leurs matraques et leurs lois caduques !
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16/06 Metz : manif anti répression : AMNISTIE !!!

Messagede Freakers » 07 Juin 2012, 14:11

Face a la repression des mouvements sociaux : la solidarite est notre arme !
Manifestation SAMEDI 16 JUIN A METZ




Plus de 40 000 reclames a € un militant CNT apres les actions contre le CPE !

Le 30 Mars 2006, en plein mouvement contre le Contrat Premier Embauche, environ 1 000 personnes (étudiant·e·s, lycéen·ne·s, salarié·e·s) occupaient durant plus de deux heures les voies de la gare de Metz. Une seule d’entre elles fut interpellée. Un militant de la CNT (Confédération Nationale du Travail), évidemment, et ce sur instruction du préfet. En janvier 2012, la Cour d’appel de Metz le condamnait définitivement, au pénal, à 500€ d’amendes plus 500€ de frais de justice ; sous prétexte d'avoir été « le meneur de la bande » ! Dans le cadre du procès à venir au civil, c'est près de 40 000€ que réclame la SNCF à notre camarade ! Pourtant, le retrait de ce projet de loi, quelques jours plus tard alors que les actions des travailleurs et des travailleuses se multipliaient partout dans le pays, était venu acter la justesse et la légitimité de ce combat contre la précarité et la casse sociale qui visait en premier lieu la jeunesse.

Multiplication des interventions policieres a Metz et Nancy

Depuis, la CNT n’a cessé d’accroître son implantation et d’amplifier son combat pour la justice sociale et la solidarité. Cette dernière a ouvert ou a participé à l'ouverture, à Metz, puis à Nancy, de locaux autogérés et entièrement autofinancés. Visiblement, c’en était trop pour l'État qui, ne pouvant agir politiquement pour entraver notre développement, a décidé d’user de la stratégie de l’étouffement financier ! C’est à ce titre qu’il a multiplié depuis un an les interventions de patrouilles avec contrôles d’identité de nos militant·e·s afin de distribuer, en catimini, des amendes à nos camarades pour de soi- disant tapages qui n'ont jamais été prouvés. En février, la dernière descente de police en date, deux interpellations abusives avaient été commises avant que, quelques minutes plus tard, un important dispositif policier n'encercle les locaux de notre syndicat ! Motif ? Nous cherchons toujours... si ce n'est une énième tentative d'intimidation des militant·e·s syndicalistes. L'Union Régionale CNT Lorraine, aux côtés de ses militant·e·s, a décidé de porter plainte contre la police auprès du Procureur de la République.

Répression généralisée des actions politiques : Qui nous protege de la police ?

Ce diaporama est loin d’être exhaustif et nombre de nos militant·e·s ont eu à subir la répression de l’État, dernièrement dans le cadre de la politique sécuritaire, autoritaire et partisane de Nicolas Sarkozy : condamnation pour des actions antifascistes (à Nancy et ailleurs) ou dans le cadre du mouvement anti-CPE ; mise à pied à La Poste pour s’être opposé à la discrimination syndicale ; procès des militant·e·s CNT pour leur action contre le patron voyou de People and Baby ; dépôt de plaintes envers nos militant·e·s à Metz, suite à l'occupation de l'université contre la réforme des retraites… On le voit bien, depuis 2002 et la victoire de Jacques Chirac face à Le Pen (et bien avant, ne l‘oublions pas), cette répression s'est accrue pour une seule raison : la CNT a été de tous les combats aux avants postes de la lutte de classe.

Mais elle ne fut pas la seule, loin de là. De nos camarades de Continental à ces enseignant·e·s refusant les mutations forcées suite au mouvement contre la casse des retraites de 2003, des inculpé·e·s sans preuve de Tarnac à ces milliers de personnes réprimées durant le mouvement contre le CPE ou encore une fois contre la réforme des retraites de 2010, nous sommes nombreux et nombreuses à nous être opposé·e·s à ces politiques de démolitions sociales. Aux justes revendications des classes populaires ne fut opposée que la matraque comme réponse. Nous ne comptons même plus les pressions hiérarchiques dans le public, comme les licenciements dans le privé, les retenues sur salaires, procès en diffamation, gardes à vue, les peines de prison pour tous ces travailleurs et toutes ces travailleurs qui se sont dressé·e·s contre cette justice de classe aux ordres d’un pouvoir aux abois. CNT, CGT, SUD, avec ou sans étiquettes, nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui furent injustement condamné·e·s pour avoir résisté aux politiques antisociales et racistes de l’État, UMP en l’occurrence.

Nous exigeons une amnistie pour les militant.e.s des mouvements sociaux
Aujourd’hui, il est temps de laver ces injustices. La seule mesure pouvant le faire serait une amnistie présidentielle généralisée et rétroactive sur dix
ans, qu'il s'agisse des condamnations judiciaires ou de l’ensemble des mesures de répression patronale, prises à l'encontre des travailleurs et des travailleuses qui ont mené la lutte sociale. Il appartient au nouveau président de la République de prendre cette mesure, sans hésitation et sans négociation. Dans le cas contraire, nous l’imposerons par un rapport de force. François Hollande et le Parti Socialiste, aujourd'hui au pouvoir après s'être targués d'avoir mené l'opposition face aux politiques de la droite, doit désormais assumer ses responsabilités.


Manifestation a Metz
le samedi 16 juin 2012 a 15h PLACE DES CHARRONS


Union Regionale CNT Lorraine – ur.lorraine@cnt-f.org
En Moselle : Local de l'Union Départementale de la CNT Moselle –
5 place des charrons 57 000 Metz – 03 54 44 59 78 – ud57@cnt-f.org
http://www.cnt-f.org/ud57
En Meurthe-et-Moselle : Rencontrez le syndicat CNT Interco 54 au
Centre Culturel Autogéré de Nancy – 69 rue de Mon-Désert 54 000
Nancy – interco54@cnt-f.orghttp://www.cnt-f.org/interco54
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