la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 14 Juin 2018, 16:26

Répression. L’affaire du lycée Arago, cas d’école pour la défense des libertés

Plusieurs organisations, dont la LDH, le Syndicat de la magistrature, celui des avocats de France, ainsi que des syndicats enseignants ont réaffirmé leur soutien aux jeunes arrêtés le 22 mai dernier. Un premier procès doit se tenir ce vendredi.

«Quand on se mobilise, on a tendance à se sentir plus citoyen qu’enfant. Mais pendant ces deux jours de garde à vue, c’est clair : nous étions comme des enfants à qui on infligeait une sévère punition. » Jeanne fait partie des 102 jeunes, dont de nombreux mineurs, interpellés le 22 mai, suite à l’occupation du lycée Arago

... https://www.humanite.fr/repression-laff ... tes-656823
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 14 Juin 2018, 17:07

101 à Arago, des milliers devant le TGI

Suite aux manifestations du 22 mai et de la répression touchant les lycéens d’Arago, un rassemblement est appelé le 15 juin devant le TGI de Paris ! Que vive la solidarité face à la répression !

Le 22 mai 2018 se tenaient à Paris et dans toute la France des manifestations, regroupant des fonctionnaires, des étudiant.e.s, des lycéen.ne.s, des cheminot.e.s , des salarié.e.s de l’énergie.
Des dizaines de milliers d’individu.e.s sont descendu.e.s dans la rue pour se dresser et protester contre les réformes de notre gouvernement et contre les politiques actuelles.

Le 22 mai 2018, à Paris, 12e arrondissement, s’est tenu un rassemblement devant le lycée Arago, improvisé par des étudiant.e.s et des lycéen.ne.s, venu.e.s protester contre les inégalités engendrées par ParcourSup. Ces manifestant.e.s sont rentré.e.s dans le lycée afin de tenir une occupation pacifique, et ont organisé rapidement une Assemblée Générale afin de discuter de la suite des événements dans le calme et le respect des lieux.

Le 22 mai 2018, dans le lycée Arago, 101 jeunes ont été interpellé.e.s, arrêté.e.s, et placé.e.s en garde à vue. Parmi ces 101 étudiant.e.s, nous constations la présence de mineur.e.s, parfois très jeunes. En résumé, ce sont 101 jeunes non masqué.e.s, non armé.e.s et non agressif.ve.s, venu.e.s avec pour seule intention celle de débattre, que le gouvernement a arrêtés.

Nous dénonçons les conditions de détention absolument honteuses, enfermé.e.s à plus de 60 dans un bus de 30 places pendant plus de 4 heures, garé dans le parking souterrain du commissariat du 18e arrondissement, puis parqué.e.s dans ce même parking comme des animaux, sans eau, sans droit d’aller aux toilettes, sans information. Nous dénonçons aussi les interrogatoires, la pression mise à des jeunes mineur.e.s, les cellules de 9 mètres carrés remplies par 25 personnes, les actes de violence de certains policiers, les mensonges sur les heures de sortie, les nombreux vices de procédures. Ces jeunes ont été pour la plupart retenus 60h en garde à vue avec l’impossibilité de contacter leurs proches.

Ce procès est un procès politique

Le Jeudi 24 mai 2018, 67 d’entre eux ont été déférés en comparution immédiate : parmi eux la plupart ont été mis en examen pour des charges telles que “intrusion” et “rassemblement en vue de commettre des dégradations” ; amenant une interdiction de pénétrer dans Paris jusqu’à la date du procès.

Ce procès est un procès politique. Aucune violence de la part des interpellé.e.s, aucune dégradation : rien ne justifie de telles sanctions, une telle dureté, si ce n’est faire peur aux lycéen.ne.s qui se mobilisent, aux manifestant.e.s, à ceux et celles qui font entendre leur voix !
Ces procès sont bien plus graves que de simples histoires de jeunes qui passent devant la justice pour quelques bêtises en manifestation ; ces procès soulèvent une question beaucoup plus dérangeante, que certains voudraient étouffer : avons-nous encore une totale liberté d’expression ?

Ces actes sont la preuve que nous glissons peu à peu vers un musèlement de la colère du peuple, vers un État de droit privatisant tout ce qu’il y a à privatiser et qui ne fonctionne que pour la machine bien huilée du patronat.
La masse grondante dans la rue n’est pas une bande de gauchistes en manque d’attention ; nous sommes les étudiant.e.s mécontent.e.s, réclamant un libre accès aux études supérieures et du budget pour nos universités.
Nous sommes les lycéen.ne.s à qui l’on refuse le droit d’étudier parce que nous n’avons pas eu les mêmes chances que certain.e.s plus aisé.e.s, et qui voyons nos rêves balayés par la politique de sélection profondément inégalitaire de ParcourSup.
Nous sommes les cheminot.e.s , les fonctionnaires, les syndiqué.e.s, les professeurs, les révolté.es, nous sommes la voix de toutes et tous les mécontent.e.s et nous sommes celles et ceux qui nous battons pour des droits que l’on nous refuse.
Militant.e.s de tous bords, citoyens et citoyennes : le gouvernement préfère aujourd’hui arrêter 101 d’entre nous plutôt que d’écouter les dizaines de milliers qui sont dans la rue. Nous ne nous laisserons pas faire ; et nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de votre voix, vos déclarations, de votre parole, mais aussi et surtout de votre présence devant le TGI le 15 juin.

Aidez-nous à nous faire entendre.

Rendez-vous le 15 juin dès 12h,
devant le TGI de Paris - métro Porte de Clichy (ligne 13 et RER C)



Image

https://paris-luttes.info/101-a-arago-d ... t-le-10418
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 16 Juin 2018, 20:43

Procès des 102 inculpés d’Arago. Episode 1 : le procès politique de l’opposition à Parcoursup

Ce vendredi 15 juin s’ouvrait au tribunal de Paris l’audience de 12 manifestants arrêtés en marge de la mobilisation du 22 mai et de 8 inculpés à la suite de l’occupation du lycée Arago, le soir du 22 mai. Ils font partie des 102 inculpés d’Arago, pour la plupart jeunes voire mineurs, ayant passés près de 48 heures en garde-à-vue et actuellement poursuivis pour leur participation à des mouvements sociaux dans le cadre de l’opposition à Parcoursup. 200 personnes, enseignants, étudiants, syndicalistes, organisation politique étaient présentes pour protester contre cette tentative d’intimidation de la jeunesse. Finalement, toutes les audiences seront reportées au 4 décembre.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Proc ... Parcoursup


Lycée Arago « Traumatiser les jeunes pour les empêcher de se mobiliser »

Ce vendredi 15 juin, de nombreuses organisations appelaient à manifester devant le tribunal de grande instance de Paris en soutien aux lycéens et étudiants arrêtés le 22 mai dernier lors de l’occupation du lycée Arago.

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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 17 Juin 2018, 13:25

Procès : La violence n’est pas du côté des Désobéissants comme Rémi

Lors du procès qui s’est tenu ce vendredi au tribunal de Grande Instance de Paris, la démonstration a été faite, vidéo à l’appui, que Rémi Filliau n’avait pu faire le moindre mal à un policier qui l’accusait d’être responsable d’une « blessure au genou ».

Rémi, adepte de la désobéissance civile non violente, était poursuivi par la police pour « rébellion » après une action non violente menée avec des clowns au siège des Républicains en Marche, lors des élections présidentielles.

Il s’agissait de demander à la France de signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires.

Alors que tout s’était passé de manière bon enfant, comme le prouve la vidéo projetée lors de l’audience vendredi, et que Rémi n’avait opposé aucune résistance, ne s’était même pas débattu lorsqu’il avait été plaqué au sol par un policier, ce dernier —absent au procès— prétendait qu’il lui aurait administré des coups, entrainant une blessure au genou.

Mais rien pour étayer ses dires, au contraire, comme l’a mis en évidence Me Dominique Cochain.

L’avocate de la défense a en effet démontré point par point que si le policier s’est fait mal, Rémi n’y était pour rien (Il n’a d’ailleurs pas été arrêté après l’action, alors qu’il était resté sur place, devant l’immeuble, avec une douzaine de militants, mais convoqué des semaines plus tard…)

La procureure a également noté qu’aucun élément ne permettait de confirmer des violences ou une « rébellion » de la part de Rémi.

Le jugement sera rendu le 6 juillet à 9 H, mais nous sommes tous confiants qu’une relaxe sera prononcée.

http://www.desobeir.net/2018/06/16/proc ... omme-remi/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 20 Juin 2018, 13:50

Universités. « Le 9 avril, ils ont ciblé les plus militants »

L’intervention musclée des CRS, le 9 avril, à la fac de Nanterre, avait suscité l’indignation. Poursuivis pour violences, trois étudiants passent ce mercredi devant le tribunal.

... https://www.humanite.fr/universites-le- ... nts-657079
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 20 Juin 2018, 16:08

Le vendredi 15 juin dernier, lors des audiences des interpellé.es du 22 mai, on a pu voir qu’une défense collective vaut mieux que 16 défenses individuelles ! Les procès ont été reportés au 4 décembre 2018. Le récit ci-dessous par le Groupe Légal Paris-IDF.

Et n’oublions surtout pas que deux des interpellé.es du 22 mai ont été placés en détention provisoire et n’en sont sortis que quinze jours plus tard pour l’un et plus de trois semaines pour l’autre. Ils vont comparaître le 29 juin à 13 heures 30 devant la 23e chambre. Soyons à nouveau nombreux.ses au TGI !

Le 15 juin dernier 16 personnes devaient comparaitre devant la 23e chambre du TGI pour avoir, certaines :
• « participé sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens. »
Ainsi que, d’autres avoir en plus :
• « pénétré ou s’être maintenues dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement scolaire sans y être habilitées en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou y avoir été autorisées par les autorités compétentes, ... dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement ».
L’une d’entre elles était accusée également de « vol de tablette appartenant au lycée Arago » et quatre « d’avoir refusé le prélèvement ADN. »

Nous étions très nombreu.ses. devant le tribunal à manifester notre solidarité et également à vouloir assister aux procès, faute de pouvoir tou.te.s entrer dans la salle d’audience, filtré.e.s que nous étions par des gendarmes et des policiers qui comme d’habitude faisaient entrer les journalistes avant les soutiens. Le problème se pose aussi en termes de capacité d’accueil des salles qui sont toujours trop petites.

Sur proposition du juge-président les procès étaient organisés en deux parties.

Une première où devaient comparaître les personnes arrêtées durant la manifestation du 22 mai « sur la voie publique » et une deuxième où devaient comparaître celles arrêtées lors de ce même jour en fin de manifestation au lycée Arago.

Première partie pour les cinq interpelé.es pendant la manif :
Quelques 12 avocats sont là, toutes et tous debout, formant un bloc compact noir devant les juges et le procureur. Deux autres sont sagement assis.es Les cinq premiers prévenu.es sont appelé.es à se présenter à la barre pour entendre leurs chefs d’accusation. Ils ont été chacun.e interpelé.es séparément et à des moments et des lieux différents, mais le tribunal a décidé d’en faire « un dossier joint ».
Une avocate tente de faire disjoindre son client des quatre autres au motif que "lui, passait là par hasard et n’avait pas à se faire arrêter."
Le président s’embrouille un peu dans les dossiers, pressé qu’il est par les avocat.e.s. qui crient au scandale. Quelques passes d’armes entre les avocat.es et le procureur et une interruption de séance plus tard, le renvoi du procès des cinq est prononcé, puisqu’ un des prévenu n’a pu se rendre présent ce jour là et que c’était un « dossier joint ». D’ici là tous les contrôles judiciaires d’interdiction du 12e, d’Île de France, ou de se rencontrer sont levés.
Rendez-vous le 4 décembre à 9 heures chambre 24.1 au TGI porte de Clichy.

Deuxième partie pour les interpelé.es du lycée Arago : cette fois-ci 11 personnes présentes sont concernées.

Une tentative de nullité va être présentée par la défense sur le fait que deux personnes (la proviseure et le gardien du lycée Arago) étaient cités comme témoins – ce que le président conteste en disant qu’il leur était « simplement demandé de bien vouloir venir »- sont absentes.

Une deuxième demande de nullité va être déposée par les avocat.es : Ielles plaident de n’avoir eu accès qu’à la seule partie concernant leurs client.es et ne peuvent donc avoir une vision globale des évènements que seul le Parquet possède.
Il y a eu ce jour-là 128 interpelé.es dont 102 à Arago pour les mêmes chefs d’accusation. Certain.es ont eu 24 heures de GAV, d’autres 48 heures. Certain.es ont été déféré.es, d’autres pas. Certain.es ont été relaxé.es, d’autres ont eu un rappel à la loi.
Le tribunal n’en fait comparaître que 16 aujourd’hui et quelques autres fin juin, en juillet, en septembre et en octobre.
Pour pouvoir défendre efficacement leurs 16 et en tous cas leurs onze client.es, ielles ne peuvent le faire qu’en connaissant les raisons de ces différences de traitement et donc en ayant accès à l’intégralité des procédures de l’ensembles des interpelé.es. A nouveau quelques passes d’armes entre les avocat.es et le procureur et une interruption de séance plus tard, le tribunal rejettera ces deux demandes. Les onze prévenu.es sont donc appelé.es à se présenter à la barre pour entendre leurs chefs d’accusation.

Le président s’embrouillera à nouveau dans les dossiers, en oubliant d’en citer un, en en confondant deux pendant cinq minutes et en n’en retrouvant pas un autre dans son tas durant une minute.
Une deuxième demande de nullité fait son entrée, celle de « l’incompétence » du tribunal à juger ces affaires. Ielles plaident que « le délit politique » existe et qu’il ne peut être plaidé en chambre de comparution immédiate.

Après un bref rappel historique, les avocat.e.s veulent que les deux chefs d’accusation soient considérés comme politiques par nature -comme l’a considéré la Cour de cassation l’an dernier concernant la qualification de "participation à un attroupement". En ce sens que l’objet de « l’intrusion » est bien de contester un projet politique gouvernemental (parcours sup) et ne doit donc pas être jugé comme un délit de droit commun passible d’une comparution immédiate.
Que le fait de sélectionner arbitrairement des personnes, en en interpelant 102 et en en faisant comparaitre une vingtaine n’a rien d’à-politique et renforce l’idée qu’aujourd’hui la concentration de la justice sur « l’intention » en instrumentalisant le droit pénal - peu importe le résultat des peines- ce qui compte c’est le coup d’arrêt politique : ce qui est productif c’est la nasse, l’empêchement à manifester, les prises d’empreintes comme un moyen de maintien de l’ordre.

Et encore une fois, quelques passes d’armes entre les avocat.es et le procureur et une interruption de séance -cette fois-ci de près de une heure trente- plus tard, le tribunal rejettera aussi cette demande.

A l’annonce de cette décision, les avocat.es précisent immédiatement qu’ielles vont faire appel.
Le tribunal, après une dernière interruption de séance, lève tous les contrôles judiciaires et renvoie pour « appel » ... le 4 décembre. Il y a de fortes chances que cette date ne soit que « technique » et que ce jour-là, la cour d’appel ne soit pas prête. Les procès en appel seraient alors automatiquement renvoyés à une date ultérieure.

Que dire de plus qu’une défense collective vaut mieux que 16 défenses individuelles !

N’oublions surtout pas que deux des interpellé.es du 22 mai ont été placés en détention provisoire et n’en sont sortis que quinze jours plus tard pour l’un et plus de trois semaines pour l’autre. Ils vont comparaître le 29 juin à 13 heures 30 devant la 23e chambre.

C’est encore et toujours la même histoire. Nous ne pouvons qu’être un nombre important à venir les soutenir. Ne lâchons rien !

Le Groupe Légal de la Coordination anti-rep
stoprepression@riseup.net


https://nantes.indymedia.org/articles/41964
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 22 Juin 2018, 10:28

France : Report du procès des trois étudiants de Nanterre

Convoqués ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel, les trois étudiants de la fac de Nanterre, poursuivis pour s’être rebellés alors que les CRS les délogeaient de la fac, le 9 avril dernier (voir notre article https://secoursrouge.org/France-Les-CRS ... a-Nanterre), n’ont pas été jugés. Parce que l’un des avocats avait à peine pu prendre connaissance du dossier et que deux prévenus devaient solliciter l’aide juridictionnelle, la présidente de la 20e chambre a accepté le renvoi du procès au 19 septembre prochain.

Les trois étudiants, 22, 23 et 29 ans, sont arrivés avec force soutiens au palais de justice de Nanterre. Dans la salle, ils étaient une trentaine à avoir pris place sur les bancs du public. A l’extérieur, devant les grilles d’enceinte du tribunal et de la préfecture, une quarantaine. L’audience n’a servi qu’à fixer le report du procès, le 19 septembre.

https://secoursrouge.org/France-Report- ... e-Nanterre
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 23 Juin 2018, 19:27

Une nouvelle vague d’arrestations vise les militants anti-nucléaire

Samedi 16 juin, quelque 3000 personnes se sont rassemblées à Bure contre le projet de site d’enfouissement de détectes nucléaires, Cigéo. Quatre jours plus tard, le 20 juin, les activistes antinucléaires de Bure ont subi une nouvelle vague de perquisitions et d’arrestations. Dès 7 h du matin, une dizaine de lieux ont été perquisitionnés, à Verdun, Bure, Commercy, et même Paris. Huit personnes ont été placées en garde à vue.

Même l’avocat des militants de Bure a été arrêté à son cabinet parisien et placé, lui aussi, en garde à vue. « Un tel procédé porte non seulement atteinte au droit à une défense effective mais constitue également une gravissime remise en cause du plein exercice de la profession d’avocat, pourtant garanti par la loi et la convention européenne de sauvegarde des droits humains », ont réagi cinquante avocats dans une tribune dans la journée de mercredi. Parmi les personnes placées en garde à vue se trouvent aussi des activistes installés à Bure qui y ont développé des projets de vie, d’agriculture ou de théâtre. Selon le parquet, cité par l’AFP, ces perquisitions et arrestations sont en lien avec des affaires de dégradations commises en 2017. Pour ceux des activistes de Bure qui n’ont pas été arrêtés, il s’agit d’une réponse politique au rassemblement du 16 juin.

... https://www.bastamag.net/Une-nouvelle-v ... -nucleaire
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 18:34

Nous ne nous laisserons pas intimider ! Soutien aux deux enseignants-chercheurs nantais mis en cause

Communiqué de SUD éducation 44

La fédération SUD éducation relaie et soutient l’expression de SUD éducation 44.

SUD éducation 44 affirme son soutien sans faille aux deux enseignants-chercheurs de l’Université de Nantes, mis en cause par l’équipe présidentielle de l’université de Nantes qui fait preuve d’un autoritarisme de plus en plus inquiétant.

Dans un contexte nantais déjà marqué par de graves régressions démocratiques (militarisation du maintien de « l’ordre », violences policières répétées à l’encontre des lycéen-ne-s, étudiant-e-s et des personnels mobilisé-e-s), la Présidence de l’université a fait intervenir la police sur le campus à trois reprises depuis le mois de février. Après plusieurs jours d’examens délocalisés hors des sites universitaires où les étudiant-e-s mobilisés ont été victimes à la fois de violences policières et de graves intimidations de la part de membres de l’équipe de direction, le 18 mai a eu lieu une nouvelle séance d’examen sous tension. À l’issue de cet examen et à proximité du Pôle Étudiant, des étudiant-e-s mobilisé-e-s ont réclamé de manière véhémente leurs cartes d’étudiants momentanément confisquées par des personnels administratifs réquisitionnés pour surveiller des examens, ces personnels étant de fait exposés par leur hiérarchie. Les deux collègues enseignants-chercheurs sont alors intervenus pour tenter de faire baisser la tension.

Le lendemain et sur un plateau de télévision, le président de l’Université de Nantes a déclaré qu’un « nouveau cap avait été franchi » en accusant ces deux collègues enseignants-chercheurs d’agression sur leurs collègues du personnel administratif… Le comble est qu’il assume dans la même émission que les faits n’étaient pas encore établis ! Ces deux collègues font désormais l’objet de procédures disciplinaires internes, et l’un d’eux a été suspendu de toutes ses fonctions à titre conservatoire. Depuis, la solidarité s’organise autour des deux collègues pour dénoncer cette décision aussi précipitée qu’autoritaire : large soutien des syndicats ; lettre ouverte signée par 170 personnels de l’Université de Nantes ; pétition en ligne qui récolte, à l’heure actuelle, près de 3000 signatures.

Ne nous y trompons pas : la décision de la présidence de l’Université de Nantes est avant tout une tentative de répression politique de la mobilisation. Elle vise à « punir » les opposant-e-s à la loi ORE en les faisant passer pour des agresseurs et à faire croire que la violence vient du côté du mouvement social. Mais elle sert aussi à opposer les catégories de personnels entre elles (personnels administratifs et techniques VS enseignants-chercheurs) pour casser les solidarités qui existent encore sur les lieux de travail. Cette décision de la présidence de l’Université de Nantes s’inscrit dans un mouvement plus large d’intimidations et de répression contre les opposant-e-s lycéen-ne-s et étudiant-e-s à la loi ORE (intervention de milices d’extrême droite, interventions policières à répétition sur les campus, insultes et menaces des chefs d’établissements, etc.).

SUD éducation 44 dénonce toutes les formes de violences et d’intimidations dont sont victimes les lycéen-ne-s, les étudiant-e-s et les personnels de toutes les catégories, à Nantes comme ailleurs. SUD éducation appelle à la solidarité avec les enseignants-chercheurs nantais injustement mis en cause en l’absence de faits établis, notamment par la signature de la pétition en ligne « Soutien à deux enseignants-chercheurs nantais mobilisés contre la réforme ORE sanctionnés » :

https://www.change.org/p/olivier-laboux ... onn%C3%A9s

Nous ne nous laisserons pas intimider dans notre combat
pour un service public de l’ESR ouvert à tou-te-s !


https://www.sudeducation.org/Nous-ne-no ... heurs.html
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 22:17

Un pas en avant dans la répression

La droite sénatoriale veut punir d’un an de prison et 7500€ d’amende les blocages de partiels

La lutte contre la loi ORE, qui a animé le mouvement étudiant depuis février, avait donné lieu, après les vacances de printemps, à d’innombrables blocages de partiels dans les universités mobilisées. Un groupe de sénateurs, des Républicains et de l’UDI, veut pouvoir punir ces blocages de partiels

... http://www.revolutionpermanente.fr/La-d ... e-partiels
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 23:24

Bure

Suite sur la répression et les perquisitions

On a eu vent de nouvelles perquisitions liées à la lutte à Bure. On arrive à 14 lieux perquisitionnés.

A la liste précédement cité il faut ajouter un lieu sur paris, sur toulouse, et dans l’isère avec encore des saisies de matériels numériques et manuscrites.

Toutes les personnes sont maintenant sorties de garde à vue dans la Meuse. 2 sans suite, 2 en témoin assisté, 5 qui sont mises en examens avec un contrôle judiciaire (Pour certain.es interdiction de sortie du territoire français, interdiction de territoire (2 Meuse et Haute Marne, 1 Meuse et Saudron, 2 Bure et saudron), interdiction de voir les autres personnes qui ont été mises à l’origine en garde à vue). Tou.tes ressorti sauf 1 qu’ils sont allés cherché en prison pour être mis en garde à vue est retourné en prison.

L’instruction est toujours en cours. Elle nous rappelle juste que beaucoup d’écoutes téléphonique, filatures, balise géolocalisation.

https://vmc.camp/2018/06/23/suite-sur-l ... uisitions/

Une vague d’audition en tant que témoins a lieu. N’hésitez pas à contacter la legal team si vous avez des soucis (arr@riseup.net)
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Nous ne laisserons pas Bure devenir la nouvelle affaire Tarn

Messagede bipbip » 26 Juin 2018, 22:14

Vague de perquisitions à Bure et alentours - communiqués en réaction
Ce mercredi 20 juin, une vague de perquisitions et d’arrestations a frappé les opposant.e.s au projet Cigéo, la plus lourde depuis des années. Alors que Cigéo est plus contesté que jamais, la réponse des autorités est de traiter les opposant.e.s comme des terroristes pour les discréditer ! Nous reproduisons ci-dessous les communiqués reçus.
... http://www.sortirdunucleaire.org/Vague- ... -alentours

Témoignage d’un-e opposant-e à Cigéo perquisitionnée à Bure. Après une perquisition, je me décline : exilé-e de l’État
Mercredi 20 juin, 11 perquisitions ont eu lieu de Bure à Paris. Il y a déjà au moins 10 interpellations, 8 garde-à-vue (donc 5 toujours en cours), deux auditions libres (et d’autres à venir). Cette vague de perquisitions et d’arrestations est inédite. L’État nous construit un Tarnac bis, cette fois ci beaucoup plus ambigu. Nous appelons à des rassemblements partout mercredi 27 juin.
https://paris-luttes.info/apres-perquis ... line-10529


Texte commun : "Nous ne laisserons pas Bure devenir la nouvelle affaire Tarnac !

Texte signé initialement par le Réseau "Sortir du nucléaire", Bure Zone Libre, BureStop55, Cedra 52, EODRA

Mais aussi soutenu par :

Des organisations nationales :

ACDN (action des citoyens pour le désarmement nucléaire)
ADN (arrêt du nucléaire)
Agir pour l’environnement
les Amis de la Terre
Alternative Libertaire
ATTAC
Collectif "la fête à Macron"
Confédération paysanne
DAL (Droit Au Logement)
EELV
Groupe d’Action France Insoumise
Greenpeace France
Émancipation tendance intersyndicale
Jeunes écologistes
RAP - Résistance à l’agression publicitaire
Sud-Rail
SUD Culture Solidaires
Union syndicale Solidaires

et des collectifs et associations locales :

Alternative libertaire Nancy / Les Amis de la Terre Moselle / les Amis de la Terre Poitou / Art Debout / Arrêt du nucléaire Savoie / ASTRE Transition Energ’éthique / ATTAC 88 / BI Lüchow-Dannenberg (Allemagne) / Bure Stop Jura / Bür’s de Colmar / Centre Culturel Autogéré de Nancy / CNT interco 54 / Collectif Bure NDDL de Tours / collectif NDDL Paris IDF / Collectif SDN79/ Comité angevin de soutien à Bure / Comité de soutien Bure de Montmédy / Comité de soutien zad 82 / Comité de soutien à Bure 27 / Comité de soutien Bure Longwy / Comité NDDL beauvaisis / Comité Bure de Poitiers / des occupant.e.s de la zad de Notre Dame-des-Landes / les Engraineurs / France Insoumise en Loire Atlantique / Ligue des droits de l’Homme de Perpignan / Nuit Debout Cergy / RAN (Réveil Anti Nucléaire) / Résistance Terre / Solidaires 54 / Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye / SORTIR DU NUCLÉAIRE 27 / STOP EPR Ni à Penly Ni ailleurs / Stop Golfech

Ce mercredi 20 juin, le mouvement d’opposition au projet Cigéo à Bure a été frappé par la vague de répression la plus massive que nous ayons jamais connue en plus de 20 ans de lutte. 11 lieux militants, lieux de vie et lieux de travail ont été perquisitionnés, des portes ont été défoncées sans sommation, des militants jetés à terre et menottés, des intimités ont été violées, du matériel et des documents personnels et militants ont été embarqués. 10 personnes de notre mouvement ont été arrêtées. À l’heure où nous écrivons, plusieurs sont encore en garde à vue et nous ne savons pas si elles vont être libérées ou placées en détention (depuis l’ensemble des personnes placées en GAV ont été libérées, 3 d’entre elles sont mises en examen).

Militant.e.s membres des associations ou sans-étiquette, investi.e.s de longue date ou ayant fait le choix récemment de s’installer sur le territoire pour y vivre : dans leur diversité, les personnes arrêtées ont en commun une forte implication contre le projet Cigéo. Parmi elles, on compte également un avocat de la lutte, qui assistait nombre de militant.e.s. Son bureau a été perquisitionné, suite à quoi il a été arrêté : or comme l’ont rappelé 50 de ses confrères, cette arrestation porte atteinte au droit de défendre et d’être défendu. Il s’agit donc d’un acte extrêmement grave.

Les chefs d’accusation qui pèsent sur nos ami.e.s sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteur, violence en réunion... Ce à quoi rime ce délire, nous le savons trop bien : en réponse aux critiques fondées formulées à l’encontre de Cigéo, à la montée d’une exaspération légitime contre ce projet imposé, les promoteurs du projet n’ont d’autre recours que de saisir n’importe quel prétexte et instrumentaliser des faits isolés pour criminaliser les opposant.e.s. Nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle "affaire Tarnac", dont l’objectif est de détourner l’attention des risques réels du projet Cigéo, de construire de toute pièce des suspects et d’affaiblir la lutte. En s’attaquant à des personnes engagées, l’état criminalise celles et ceux qui s’organisent et tente de semer la peur et la division dans les milieux militants.

En réponse à cette construction politique et policière délirante, nous réaffirmons notre unité et notre solidarité. N’en déplaise aux promoteurs de Cigéo, notre mouvement ne se laissera pas écraser ainsi et nos associations ne plieront pas par peur d’être les prochaines sur la liste.

Nous constatons qu’il n’est pas anodin que ce coup de force survienne précisément maintenant, quelques jours après la plus grande manifestation contre Cigéo survenue à Bar-le-Duc depuis une douzaine d’années, marquant un renouveau du soutien populaire à l’opposition à ce projet qui révèle de jour en jour son infaisabilité. Alors même que des ateliers devaient avoir lieu cette semaine à Bure pour ancrer la mobilisation dans la durée. Si cette mobilisation - qui prend de l’ampleur- gêne, c’est bien que le gouvernement est aux abois ! L’État réprime aujourd’hui ce qu’il a tenté d’étouffer pendant des années.

Il n’est pas anodin non plus que la répression frappe alors que la filière nucléaire est en pleine déconfiture, les failles de Cigéo ne faisant que s’ajouter aux retards de l’EPR de Flamanville et aux difficultés économiques d’EDF, qui poursuit sa fuite en avant et refuse de fermer des réacteurs.

Enfin, cette vague répressive survient alors que le gouvernement, suite à l’expulsion du Bois Lejus et à la vague d’émotion qu’elle a suscitée, a annoncé de nombreuses "consultations" et un débat sur les déchets radioactifs à l’automne. De qui se moque-t-on ? Qui peut prétendre que les conditions du débat sont réunies, alors que des personnes fortement impliquées contre Cigéo sont jetées en garde à vue pendant des jours et blessées dans les manifestations ?

Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous appelons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette lutte à dénoncer cette répression et à ne pas être dupes des discours du gouvernement.

Nous appelons d’ores et déjà à des rassemblements de protestation et de solidarité mercredi prochain 27 juin dans toute la France à partir de 19h pour soutenir nos ami.e.s., les modalités pratiques seront précisées au fur et à mesure.

• La répression ne nous fera pas taire, nous sommes solidaires !

• Déchets radioactifs : ni à Bure, ni ailleurs. Ne pas enfouir, arrêter d’en produire !

• On ne nous atomisera jamais !


http://www.sortirdunucleaire.org/Texte- ... re-devenir

Justice est rendue à l’avocat des opposants à Cigéo
Lundi 25 juin, la juge de la détention et des libertés de Bar-le-Duc a ordonné que son matériel informatique soit restitué à Étienne Ambroselli, l’avocat de la lutte contre Cigéo. Une petite victoire après la vaste vague de perquisitions et d’arrestations du 20 juin.
Bar-le-Duc (Meuse), reportage
... https://reporterre.net/Justice-est-rend ... ts-a-Cigeo
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 16:34

Marche des Fiertés 2018 : appel à témoignages après la garde à vue d’un·e manifestant·e qui avait écrit ACAB dans le sable

Samedi 16 juin une personne participant à la Marche des Fiertés a été interpellée pour avoir écrit ACAB avec le sable de la place Bellecour. Accusée d’outrage, violence et rébellion, cette personne a passé 24h en garde à vue.

Samedi 16 juin, alors que le défilé de la Marche des fiertés se termine sur la place Bellecour, un participant au défilé LGBT, écrit les lettres « ACAB » avec ses pieds sur le sol de la place Bellecour. Voyant trois policiers se diriger vers lui il décide de rejoindre la foule dansant au rythme de la techno devant les enceintes d’un char. Les policiers l’interpellent violemment au milieu de la foule en le pointant avec un tazer au niveau de la tête.

Assistant à la scène de nombreuses personnes protestent et les policiers emmènent I.... dans la station de métro sous les huées. Dans la station le policier menace à nouveau I.... avec son tazer et déclare : « qu’est ce qu’il y a, t’as pas de couilles ? T’assumes pas tes conneries hein petite fiotte ? »
I.... est emmené en garde à vue pendant 24h et est accusé d’outrage, violence et rébellion. Les policiers lui refusent le droit de prévenir un proche par téléphone.

Une confrontation devant un officier de la police judiciaire est organisée. Lors de cette confrontation le policier perd à nouveau son sang froid. L’avocat d’I...., scandalisé par l’agressivité du policier, rédige un mémoire dénonçant le comportement et les propos du policier pendant la confrontation.

I.... souhaite aujourd’hui porter plainte contre le policier. De nombreuses personnes étaient présentes lors de l’interpellation. Si vous avez été témoin, que vous avez vu, entendu et/ou filmé ce qui s’est passé, merci de nous contacter à l’adresse suivante : lamarmite(at)riseup.

Merci aussi de faire tourner ce message !

Face à la police, ne cédons pas, organisons nous !


https://rebellyon.info/Un-policier-insu ... e-de-19390
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 17:59

Opposition au projet Cigeo à Bure, une justice instrumentalisée

Communiqué LDH

A la suite de la vague d’interpellations d’opposants au projet Centre industriel de stockage géologique (CIGEO) d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure, de très nombreuses associations ainsi que les instances ordinales se sont émues d’une nouvelle réaction judiciaire inappropriée.

Après les interpellations des lycéens et étudiants au lycée Arago, ce sont dorénavant les avocats qui sont visés, dans le cadre de leur défense d’opposants politiques. Ainsi, Etienne A., avocat au barreau de Paris, a été interpellé et perquisitionné sur commission rogatoire du juge d’instruction Kevin L. Il est important de préciser que les faits qui lui sont reprochés s’apparentent à des prétextes judiciaires en vue de freiner l’ampleur du combat judiciaire qu’il mène. Son placement sous statut de témoin assisté confirme l’inanité des éléments à charge. Par ailleurs, les perquisitions et saisie de son matériel professionnel n’ont d’autre objectif que de violer judiciairement le principe du secret des correspondances entre un avocat et ses clients.

De telles mesures s’inscrivent dans la ligne tenue par le ministère de l’Intérieur dont l’objectif affiché est de fragiliser toute contestation. La LDH appelle à ce que cette stratégie d’instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins d’intimidation des contestations politiques cesse, dès à présent.


https://www.ldh-france.org/opposition-a ... entalisee/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 21:25

Répression

La perquisition qui a visé l’avocat des militants anti-nucléaire de Bure jugée illégale

Le 20 juin dernier, la police lançait une nouvelle vague de perquisitions et d’arrestations à l’encontre des activistes qui s’opposent au projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à Bure. Cette nouvelle série d’interpellations s’inscrit dans une enquête pour « association de malfaiteurs » pour des faits de dégradations datant de 2017. Des perquisitions avaient déjà été menées dans cette enquête en septembre dernier.

Cette fois-ci, la gendarmerie a procédé à quatorze perquisitions. Dix personnes ont été placées en garde à vue, dont un des avocats des militants antinucléaire de Bure (lire notre article). Celui-ci avait vu son domicile perquisitionné. L’ensemble de son matériel informatique, soit deux ordinateurs portables, une tablette, un téléphone, trois disques durs externes, et huit clés USB y ont été saisis.

Une saisie abusive aux yeux du juge des libertés et de la détention du tribunal de Bar-le-Duc, qui a ordonné le lundi 25 juin la restitution immédiate à l’avocat de l’ensemble des objets emportés par les policiers cinq jours plus tôt, ainsi que la destruction du procès verbal de mise sous scellés et l’annulation de toute référence à ces objets saisis au domicile de l’avocat qui pourraient figurer dans la procédure. « Cette saisie indistincte de l’ensemble du matériel informatique utilisé par un avocat dans le cadre de son activité professionnelle, sans que soit rapportée la preuve à ce stade qu’il est susceptible de contenir des éléments en lien avec les infractions dont la preuve est recherchée, infractions qui datent au demeurant d’août 2017, porte un atteinte injustifiée et démesurée au libre exercice de la profession d’avocat », écrit le juge dans son ordonnance.

... https://www.bastamag.net/La-perquisitio ... Bure-jugee
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