Initiatives contre repression et violences policières

Re: semaine nationale des victimes de la police, 15-23 mars

Messagede Pïérô » 20 Mar 2013, 00:57

Appel
FACE AUX CRIMES POLICIERS : TOUS UNIS

POUR QUE JUSTICE SOIT RENDUE AUX VICTIMES



Appel des familles victimes de crimes policiers

15-23 mars 2013 : Semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 : Journée de manifestation nationale


Nous, familles victimes de crimes commis par des policiers, avons le devoir de dénoncer la tragédie d'avoir perdu un fils, un père, un frère, un mari, une mère, une épouse, une sœur, un grand-père, une grand-mère, une cousine ou un cousin.

Des victimes qui viennent s'ajouter tristement à la longue liste de toutes les personnes grièvement blessées ou mortes lors d'interpellations policières, de course-poursuites ou en détention. Des victimes seules et non armées, qui sont entravées et frappées, « tasées » ou tuées par balle …

L'usage de techniques d'immobilisation (clé d'étranglement, pliage, …) ou d'armes dites non létales (taser, flashball…) peut provoquer la mort. Lorsqu'elle fait l'objet d'une enquête judiciaire, les policiers impliqués se cachent derrière les méthodes enseignées dans les écoles de police ou prétendent être en « légitime défense ».

Ces trente dernières années, nous constatons que dès lors que des policiers sont impliqués, la justice se rend complice en accordant l'impunité aux meurtriers, lorsqu'ils agissent au nom de d'État.

Et les familles ne parviennent jamais à obtenir réparation.

Ces meurtriers disposent ainsi d'un droit de vie ou de mort sur l'ensemble de la population.

Une population jamais reconnue comme victime mais présentée par la majorité des journalistes et des responsables politiques comme étant systématiquement coupable, principalement du fait de ses origines ethniques, sa religion ou de son lieu de résidence.

La persistance de ces violences policières nous oblige à prendre position. Nous les familles meurtries dans notre chair, nous vous appelons à vous joindre à nous pour s'organiser et résister à la répression d'État et au déni de justice.

Du 15 au 23 mars 2013, créons partout en France des initiatives dans le cadre de la semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 13h à Paris, unissons-nous dans une marche de la Place de l'Opéra à Stalingrad

Tous unis contre les crimes policiers
Stop à l'impunité !

Nous avons besoin de toute forme de soutien : prêt de matériel, aide logistique, financière, communication, flyers, photocopies, etc. pour mener à bien l'ensemble de ces actions.

Familles de victimes :
Youcef MAHDI, Nabil MABTOUL, Wissam EL YAMNI, Amine BENTOUNSI, Mahamadou MAREGA, Hakim AJIMI, Ali ZIRI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI…

Contact :
Email : espacecommunccp@gmail.com
http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/123663562



Marseille :

Rassemblement pour Yassin AIBECHE, tué par un policier
Rassemblement pour Yassin AIBECHE, tué par un policier qui était sous l'effet de l'alcool et du cannabis

Et ça continue encore et encore…

Pour que Yassin ne soit pas oublié et que tomber sous les balles de policier ne soit pas banal !!!
Rassemblons-nous le samedi 23 mars 2013 à 14h30 à Marseille devant la préfecture .

Yassin Aïbeche Souilah, habitant de la cité Félix Pyat à Marseille, scolarisé et âgé de 19 ans, a été tué dans la nuit du 13 au 14 février 2013 dans une épicerie de l’avenue de Rogers Salengro par le tir d’un policier fortement alcoolisé et qui était hors service.
Touché à la jambe par une balle explosive, Yacine est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. C’est Tahar Ben MAKRI qui ramène Yassin au volant de son véhicule à l’hôpital DESBIEF.

Agé de 38 ans, le policier est actuellement en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire. Que la mémoire de Yassin soit respectée !
Défendons la mémoire de Yassin et faisons-nous entendre pour que cesse l’impunité des crimes commis par la police, impunité qui semble donner des ailes à des cow-boys en liberté !!!

La victime est rendue « responsable » de sa propre mort. Un procédé bien connu, souvent utilisé en matière de violence policière, comme lors des deux procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (à Grasse en 2012 et à Aix-en-Provence en janvier 2013).

L’espoir est que cette douloureuse perte soit la dernière. Nous demandons à bénéficier d’une police qui accomplit ses devoirs. Nous avons droit à une police irréprochable même dans nos quartiers Nord de Marseille.

Marseille, capitale du crime ! Marseille, capitale de la violence policière !

Rassemblons-nous le samedi 23 mars 2013 à 14h30 devant la préfecture.
Pour que Yassin ne soit pas oublié et que tomber sous les balles de policier ne soit pas banal !!!

Comité de soutien à la famille de AÏBECHE


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Lyon :

Rassemblement, bouffe populaire contre les expulsions
Dans le cadre de la semaine contre les violences policières… Nous appelons à un rassemblement contre toutes les expulsions, place de Valmy, à Vaise, à 14h. Une bouffe sera proposée, avant d’être rejoint-e-s par la Vélorution mensuelle. Un peu de festivité, chorale, batoukada, strass et paillettes seront les bienvenues.

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Bordeaux :

Deux rendez-vous contre les violences policières.
15h, Place de La Victoire
17h30 - Place St Michel
Journée contre les violences policières -
Scènes de crimes
Hommage aux victimes


Pour la troisième année consécutive, le collectif Contre Les Abus Policiers de Bordeaux (C.L.A.P33) s'associe à toutes les énergies qui s'agrègent et inventent - en France et dans le monde (Québec, Belgique ...) des actions de résistances, de dénonciations, d'informations, de solidarités... contre l'Etat Policier en ce mois de Mars 2013.

En 2012, 20 personnes sont recensées mortes après être passées par les mains de la police.

Le nombre des blessé-e-s, inquiété-e-s, surveillé-e-s est incalculable quand on sait qu'un français sur six est fiché !

Et nous n'avons plus rien à attendre du côté d'une parodie de justice.

Nous vous invitons à nous rejoindre dès 15h place de la Victoire pour dire que nous n'oublions pas, ni aujourd'hui, ni demain !

PAS DE JUSTICE ! PAS DE PAIX !

Le collectif Contre Les Abus Policiers - C.LA.P33

Pour nous joindre :
collectif.clap33@gmail.com
http://clap33.over-blog.com/


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Re: Journée(s) contre repression et violences policières

Messagede bipbip » 17 Juin 2013, 06:20

Mercredi 19 juin

Rencontre-discussion autour de la répression policière dans les quartiers populaires

à 19h, À l’Insoumise, 10 rue d’Arras à Lille

Avec Mogniss Abdallah auteur de Rengainez, on arrive et fondateur de IM’média

Mais surtout avec des familles et amis des victimes de la police :

• Lahoucine Aït Omghar à Montigny-en-Gohelle
• Hakim Djelassi à Lille
• Amine Bentounsi à Noisy-le-Sec
• Wissam El Yamni à Clermont-Ferrand

Et avec la participation de Résistons ensemble (Paris)

L’objectif est simple, discuter, écouter, comprendre mais surtout s’organiser ensemble contre l’impunité policière.

Le C.R.I.M.E (Contre la Répression des Individus et des Mouvements d’Émancipation)
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Re: Journée(s) contre repression et violences policières

Messagede Pïérô » 18 Juin 2013, 23:44

Affiche

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flash-ball

Messagede bipbip » 04 Fév 2014, 09:01

Justice pour Ayoub Boutahra, rassemblement à Audincourt (25) samedi 8 février

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http://juralib.noblogs.org/2014/01/16/j ... 8-fevrier/
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Re: Journée(s) contre repression et violences policières

Messagede bipbip » 13 Mar 2014, 11:48

15 mars, journée internationale contre les violences policières

Bordeaux

15h – Hommage aux victimes des violences policières – Place Camille Julian
Avec le collectif de soutien à Notre Dame Des Landes – Déambulation

17h-19h – Formation Garde à vue – Tchaï Bar – 49 rue du Mirail
En présence d’une avocate – Témoignages

20h – Soirée contre le fichage A.D.N – Le Samovar – 18 rue Camille Sauvageau
En soutien à Jean-Charles, militant pacifiste harcelé par la justice pour refus de cracher.
Rencontres/Concert avec L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre (O.P.A)

Le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) - Bordeaux
http://clap33.over-blog.com/


Paris

13h, Fontaine des innocents, Place Joachim du Bellay, Paris 1e

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Re: Journée(s) contre repression et violences policières

Messagede bipbip » 02 Avr 2014, 15:07

Samedi 5 avril

Manifestation

Contre les crimes policiers et les violences policières

Commémoration nationale des crimes policiers.


30 ans après la marche pour l'égalité et contre le racisme, lancée pour répondre à la multiplication des crimes racistes et sécuritaires, il semble que rien n'a changé : la liste des victimes dans les commissariats, à bord de fourgons de police, morts suite à une intervention des forces de l'ordre, s'allonge indéfiniment. Ces dernières années, les morts au cours de courses-poursuite, par clé d'étranglement, par pliage ou encore les personnes mutilées par des tirs d'armes prétendument « non létales », se sont multipliées.

Les « bavures » policières n'existent pas. La police tue et violente depuis des décennies, dans des circonstances souvent similaires, et souvent les mêmes personnes : on est passé des ratonnades d'Algériens dans les bidonvilles de la région parisienne dans les années 1960 à la « neutralisation » de « suspects » dans les « quartiers sensibles » aujourd'hui. Et quand elle n'endeuille pas une famille, des amis, des quartiers entiers, la police laisse derrière elle des blessés de plus en plus nombreux.

Aux mobilisations des familles réclamant Vérité et Justice pour leurs proches morts aux mains de l'état ou mutilés par la police, la justice répond presque invariablement par des non-lieux ou des acquittements, dans les cas où une instruction a été ouverte. à l'inverse, quand des révoltes éclatent suite à un crime policier, la machine judiciaire se met en route immédiatement pour faire tomber des têtes et distribue de lourdes peines de prison. D'un côté les syndicats policiers et l'état cherchent à renforcer l'impunité policière, notamment par l'instauration d'une « présomption de légitime défense » équivalant à un véritable permis de tuer, une peine de mort qui ne dit pas son nom. De l'autre, on assiste à de véritables exécutions judiciaires, les atteintes à des policiers étant de plus en plus sévèrement punies, et la justice cherchant à tout prix à trouver des coupables.

Les familles et proches de victimes doivent le plus souvent attendre des années pour voir une instruction ouverte, quand un non-lieu ne vient pas tout bonnement clore des années de souffrance et d'attente. Quand l'instruction aboutit à une mise en examen des policiers, ceux-ci sont très rarement reconnus coupables. Et quand c'est le cas, ils sont condamnés à des peines de principe. « Que vaut la vie de Youssef ? » demandaient les proches de Youssef Khaïf, abattu d'une balle dans la nuque par un policier à Mantes-la-Jolie en 1991. à cette question, la Justice, qui acquitta son meurtrier dix ans plus tard, répond toujours de la même manière : la vie d'un Noir ou d'un Arabe vaut moins que la liberté d'un policier et que le sacro-saint maintien de l'ordre républicain, quand bien même ce dernier n'était pas menacé.

Depuis des années, les familles et les comités Vérité et Justice réclament une reconnaissance de ces crimes, une manière d'honorer leurs défunts, que les médias et la justice salissent souvent pour légitimer leur mise à mort. Elle réclament la fin des pratiques policières mortelles comme la clé d'étranglement, le pliage ou les courses-poursuite pour de simples infractions au code de la route. La fin aussi des pratiques de chasse de la police qui aboutissent à la multiplication des accidents mortels et des mutilations, notamment par l'usage intensif du flash-ball.

Au-delà des crimes eux-mêmes, c'est la recherche de vérité et le combat des familles, mais aussi de tous ceux qui dénoncent publiquement la violence de l'état et de sa police, qui sont de plus en plus réprimés. Lorsque la police ne tire pas pour tuer les indésirables, elle tire pour blesser ceux qui les soutiennent : flash-ball, LBD et grenades sont de plus en plus souvent utilisés, en banlieue comme lors de manifestations, pour faire taire ceux qui s'organisent.

Il n'est plus rare également de voir le Ministère de la Justice s'en prendre à ceux qui dénoncent ces violences sur internet, comme ça a été le cas pour le site Copwatch en 2012 ou pour Urgence Notre Police Assassine (site animé par Amal Bentounsi, dont le frère Amine a été tué d'une balle dans le dos en 2012) cette année [1], attaqués en justice pour diffamation et contraints de se justifier d'utiliser leur liberté la plus fondamentale, la liberté d'expression.

L'état, sa police et sa Justice, ont le monopole de la violence. Face à eux, nos forces sont éparses. C'est pourquoi il est plus que temps de s'organiser autour des familles et proches de victimes, pour trouver la manière d'unir nos forces dans un combat si inégal face à la police et la justice.

Rejoignez-nous dans cet effort pour obtenir la vérité et pour dénoncer la vraie nature de la police !

RDV le SAMEDI 05 AVRIL 2014 à 15H à la sortie du METRO ANVERS (PARIS)


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Re: Journée(s) contre repression et violences policières

Messagede bipbip » 11 Avr 2014, 06:44

La police assassine et mutile, retour sur la manifestation du 5 avril

Samedi 5 avril, près de 400 personnes se sont réunies au métro Anvers pour manifester contre les violences et les crimes policiers, à l’appel de plusieurs familles de personnes tuées par la police, de collectifs constitués autour de personnes mutilées par la police, mais aussi de collectifs luttant contre les violences policières, le contrôle au faciès, la répression des luttes sociales et le racisme

... http://paris-luttes.info/la-police-assassine-et-mutile
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Re: Journée(s) contre repression et violences policières

Messagede bipbip » 18 Avr 2014, 10:11

26 avril
Commémoration de Amine Bentounsi tué par un policier

le 21 Avril 2014 cela fait 2 ans que Amine a été abattu par un policier à Noisy le sec.

SOYONS NOMBREUX POUR MARCHER EN SA MÉMOIRE le 26 Avril, ET EN SOUTIEN A LA FAMILLE.

RAPPEL DES FAITS :

Amine Bentounsi a été poursuivi par un policier qui lui a tiré plusieurs balles dans le dos. Il est mort peu après 5 heures du matin, le 22 avril 2012 , à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, le rein droit et le foie touchés. Le policier Damien S. a été mis en examen pour « homicide volontaire » malgré un chef d’inculpation aussi grave , le policier ne fait pas de détention provisoire en attendant son procès, il a été muté dans l’Isère sous contrôle judiciaire, Il continue donc tranquillement de percevoir son salaire pendant que la famille attend VERITE et JUSTICE.

Est ce que les policiers du fait de leur statut ne se sentiraient pas au dessus des lois ?

La peine de mort a été abolie, mais pas la mise à mort.

Que fait l’état et la justice contre ces meurtriers en l’uniforme ?

Nous ne lâcherons rien ! stop à l’impunité ! Aujourd’hui c’est nous mais demain cela peut être n’importe qui d’entre vous.

VERITE ET JUSTICE POUR AMINE ET POUR TOUTES LES AUTRES VICTIMES DE LA POLICE.
gare de Noisy-le-SecNoisy-le-Sec (93), RER-E, Tram-T1 Noisy-le-Sec
26 Avril 15h


http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/



Compte-rendu du procès d’Amal Bentounsi - 7 avril 2014
Le 20 février 2013, Amal Bentounsi, soeur d’Amine, tué d’une balle dans le dos par un policier le 21 avril 2012 à Noisy-le-Sec, était convoquée par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) du 13ème arrondissement de Paris. Elle venait en effet d’apprendre qu’une enquête préliminaire était ouverte à son nom et qu’elle allait devoir répondre d’une accusation de « diffamation publique envers une administration publique » sur plainte du ministre de l’intérieur, Manuel Valls.
... http://paris-luttes.info/compte-rendu-du-proces-d-amal


Résistances aux violences policières
Le ministre de l’intérieur a porté plainte contre Amal Bentounsi, la soeur d’Amine Bentounsi tué d’une balle dans le dos par la police. Amal est attaquée parce qu’elle a le courage de dénoncer sans relâche les pratiques violentes de la police à travers son site internet et le projet d’un clip dénonçant l’impunité policière. Dans cette émission nous recevions un membre du réseau Résistons ensemble, Farid, le frère de Wissam tué par la police à Clermont-Ferrand et Omar du collectif de soutien à Ali Ziri tué par la police d’Argenteuil. Nous faisions un point sur ces différentes affaires et sur le soutien nécessaire à apporter à Amal lors de son procès du 7 avril 2014.
Emission à écouter sur SONS EN LUTTES : http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article724
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Re: Journée(s) contre repression et violences policières

Messagede bipbip » 21 Avr 2014, 10:28

Reportage à la manifestation contre les crimes policiers et les violences policières le 5 avril 2014 à Paris.

Plusieurs collectifs appelaient à une manifestation ce samedi afin de réclamer justice et vérité pour les personnes assassinées, blessées ou mutilées par des policiers, dénoncer le caractère raciste de ces violences et la complicité entre la justice française et la police.

Reportage pendant la manifestation qui défilait entre Anvers et Gare du Nord dans le 18eme arrondissement à Paris :
Intervention au micro d’Amal bentounsi (dont le frère Amine à été assassiné d’une balle dans le dos par un policier à Noisy le sec (93) le 22 avril 2012), d’un membre du collectif des proches et membres de la famille de Lahoucine Ait Omghar assassiné par des policiers à Montigny-en-Gohelle (62) le 28 Mars 2013, et d’un membre du « Collectif 8 Juillet », autour de Joachim Gatti qui a perdu un oeil à la suite d’un tir de flashball en 2009

http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article726
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Re: flash-ball

Messagede bipbip » 08 Oct 2014, 06:59

Quand la police couvre sa violence en accusant les victimes

RENDEZ-VOUS JEUDI 9 OCTOBRE À 9H pour le procès de Romain
11e Chambre d’appel, pôle 4 de la cour d’appel de Paris
Palais de justice, 4 boulevard du Palais, 75001, Paris, M°Cité.


Jeudi 9 octobre, Romain va être jugé en appel. Il est accusé d’avoir endommagé un distributeur automatique de billets (DAB) le soir du 8 juillet 2009 à Montreuil.
Ce soir-là, la police nous avait tiré dessus au flash-ball, nous touchant à l’épaule, à la clavicule, à la nuque, au front ; Joachim, lui, perdait un œil. Comme c’est l’usage dans les affaires de crimes policiers, la police cherche à se disculper en tentant de transformer les victimes de leur violence en coupables.

Rappelons à nouveau les faits.

Le 8 juillet 2009, une ancienne clinique occupée en plein centre-ville de Montreuil est expulsée. Le soir même, une cantine est installée à une centaine de mètres, à l’entrée d’une rue piétonne, pour protester contre cette expulsion. A la fin du repas, nous partons en ballade jusqu’à la Clinique. Des policiers arrivent, s’équipent, se mettent en ligne. Alors que nous sommes tous en train de nous éloigner, des rafales de tirs éclatent. L’un d’entre nous, touché à l’oeil, tombe à terre. Les policiers continuent à pourchasser le reste des manifestants dans les rues de la ville, et à leur tirer dessus.
Une heure après, trois policiers sortent en trombe de leur voiture et interpellent Romain qui marche dans la rue. Ils l’accusent d’avoir, au milieu des tirs de flash-ball, éraflé un DAB.

Le 2 juillet 2014, après 5 ans d’atermoiements, l’institution judiciaire a finalement renvoyé trois policiers devant le tribunal correctionnel pour ces tirs de flash-ball, considérant que les témoignages des policiers arguant qu’ils avaient agi en « légitime défense » étaient mensongers.

L’affaire du DAB fut, elle, réglée bien plus rapidement : en janvier 2010, Romain a été condamné à 2 mois de prison avec sursis et 400 euros d’ amende, sur la seule foi des témoignages des policiers qui l’ont arrêté. La « Justice » ne lui a même pas accordé un report de son procès, alors que son avocate avait une autre audience. D’autant que la Défense avait besoin d’utiliser des éléments du dossier d’instruction sur les tirs de flash-ball, éléments qui démontrent clairement les mensonges policiers. Il faut dire que l’un des principaux accusateurs de Romain est justement l’agent de la BAC Julien Vanderbergh, l’un des trois policiers mis en examen pour avoir tiré dans le tas ce soir-là, et blessé deux personnes.

Que la Justice soit si lente à juger une affaire incriminant des policiers, et si prompte à prononcer des condamnations qui couvrent ceux-ci, semble être la règle, sinon la loi, dans le traitement judiciaire des crimes policiers. A chaque fois que des policiers usent de violence, ils cherchent à se prémunir de toute accusation de diverses manières : criminalisation des victimes, disparition ou falsification de preuves, plainte pour outrage et rébellion contre des témoins ou des soutiens … Chaque histoire de violence policière témoigne à sa manière de ces méthodes, qui construisent une véritable impunité policière.

Nous avons fait appel de la condamnation de Romain, et entendons bien démontrer que les accusations des policiers n’ont d’autre sens que de justifier leur violence ce soir-là. Dans cette histoire comme dans trop d’autres, c’est la police qui blesse, mutile, et ment.

Le collectif 8 juillet,
huitjuillet@riseup.net

http://paris-luttes.info/quand-la-polic ... a-violence
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Re: Journée(s) contre repression et violences policières

Messagede bipbip » 10 Oct 2014, 00:49

Semaine contre les violences policières et le racisme d’état !
du 10 au 19 octobre 2014 à Lyon


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Pourquoi une Semaine contre les violences policières et le racisme d’état !

Le 17 octobre 1961 : un des nombreux crimes oubliés de l’État français.

Le 5 octobre 1961, alors que les négociations devant mettre fin à la guerre d’Algérie ont commencé, le préfet de police Maurice Papon décrète un couvre-feu pour les Français musulmans d’Algérie à Paris et dans sa banlieue.

Le 17, une manifestation pacifique à l’appel du FLN s’ensuit, celle-ci sera sauvagement réprimée. Dans les rues de Paris, ces hommes et ces femmes vêtus pour la circonstance de leurs plus beaux habits se pensaient et se voulaient désormais libres. Ce qui fut insupportable aux yeux des représentants de l’ordre raciste et colonial.

Longtemps, les atrocités commises pendant cette manifestation pacifique d’Algériens ont été passées sous silence par le gouvernement et les médias français. Aujourd’hui, on en sait beaucoup sur la violence de cette nuit : des cars de police quadrillaient la ville, des policiers cernaient les bouches de métros, prêts à arrêter les manifestants. Aux portes de Paris, à la sortie et dans les couloirs des métros, sur les grands boulevards, les manifestants seront systématiquement matraqués, à coups de crosse, de gourdin, de bâton, souvent jusqu’à ce qu’ils s’effondrent.

Les policiers frappent au visage, au ventre et tirent sur les manifestants qui, à aucun moment, ne font preuve de violence ni d’aucune résistance. Sur les ponts, des centaines d’hommes sont balancés à la Seine. En plein Paris, pendant plusieurs heures, se déroule une véritable chasse au faciès à laquelle la population parisienne assiste et collabore, parfois. Le préfet de police M. Papon suit toutes les opérations et se rend lui-même à l’Étoile, pour constater leur " bon déroulement ". Il attisera la colère des policiers qui voulaient se faire justice eux-mêmes, en leur répondant : " Pour un coup rendu, nous en porterons dix ". Par ailleurs, il assurera aux policiers que "quoi qu’il arrive vous êtes couverts".

Au moins 200 Algériens ont été tués, 15 000 autres arrêtés puis torturés, parmi eux beaucoup sont internés et battus. On assiste à des exécutions et nombreux sont ceux qui meurent de blessures non soignées.

Au lendemain de la manifestation, le bilan officiel est de deux morts algériens. Il fait état de " tirs échangés " entre la police et les manifestants. Malgré les efforts de quelques parlementaires, le gouvernement empêche la création d’une commission d’enquête. Aucune des plaintes déposées n’aboutira.

Aujourd’hui ce massacre n’est toujours ni reconnu ni condamné. 53 ans plus tard, la société française va-t-elle enfin comprendre la portée de cet événement ? En bravant le couvre-feu, les manifestants algériens d’octobre 1961 ont affirmé leur volonté de transgresser l’interdit colonial et de cesser d’être invisible.

Cependant, le racisme dont sont victimes celles et ceux d’origine maghrébine et les anciens colonisés (discriminations quotidiennes, relégation dans des logements insalubres, harcèlement, contrôles au faciès, violences policières parfois meurtrières) est toujours bien présent.

Les immigrés et leurs descendants ne sont pas les post-colonisés, ils sont toujours les damnés du béton, des grands ensembles, des bidonvilles que les garants de l’ordre raciste peuvent toujours tuer sans être inquiétés. « Morts naturelles » au commissariat, « accidents routiers » de personnes prises en chasse par la police... Ce ne sont pas seulement les meurtres, les bavures dans leur quasi-totalité sont couvertes d’impunité.

Parmi ces morts combien ne sont pas noirs, arabes, immigrés, enfants d’immigrés ou insurgés ? Quelle que soit la « couleur politique » des gouvernants, la couleur de l’épiderme reste toujours un aspect déterminant de la valeur d’une vie. La France n’est dans l’ère post-coloniale que dans ses mensonges institutionnels, médiatiques et scolaires.

La mort touche sans distinction d’âge d’Ali Ziri (assassiné en 2009) à Abdelhak Goradia (assassiné en 2014) lors de son expulsion...

Le système néo-colonial, endo-colonial qui s’exerce au cœur même de la « métropole » régit la vie des damnés à travailler et contribuer à la machine. Ceux dont la voix s’élève au-dessus des champs de bitume, c’est par les matraques, les flashballs, les humiliations en garde à vue, l’impunité des nouveaux tortionnaires et les lourdes peines qui tombent, qu’on les fait taire, qu’on essaye de les réduire à ces corps qui finissent par accepter leur condition d’être de seconde classe.

En 2007, les frères Kamara sont condamnés à douze et quinze ans de prison. Seuls quelques témoignages sous X rémunérés les accusent d’avoir tiré sur des policiers, lors d’affrontements suscités par le décès de Larami et Moushi. Ces derniers avaient été tués lors de la collision de leur moto avec un véhicule de police.

Il n’y a pas de rupture dans l’histoire française depuis les années coloniales officielles, les bidonvilles n’ont pas changé à part peut-être l’origine géographique de ceux qui les occupent, l’origine sociale, elle, est toujours la même. Ce sont les mêmes qui humilient, harcèlent, battent et expulsent les habitants des bidonvilles des années 60 à aujourd’hui. Qu’ils soient d’origine maghrébine, des pays de l’est ou rrom, la répression reste la même, l’État fait la chasse à ceux qui n’ont pas le bon bout de papier.

Le code de l’indigène n’existe plus mais reste la différence de statut, donc de dispositif répressif. En 2005, à Clichy, les damnés de l’intérieur se lèvent contre la banalité de la mort de Zyed et Bouna le 27 octobre. La réponse de l’Etat est immédiate : lacrymo, grenades de désencerclement, flashball, fantasme médiatique du banlieusard-barbare, quadrillage des quartiers révoltés, déni de responsabilité, interpellations à la pelle, lourdes peines, etc. L’état d’urgence et un nouveau couvre-feu sont alors décrétés, suite à ces émeutes. Cela ne s’était pas vu, dans l’histoire française, depuis ceux de la guerre d’Algérie et de 1961…

Les 22 juin et 21 juillet 2014, lors des fêtes suite aux matchs de Coupe du Monde de l’Algérie, le dispositif policier, la répression et l’impunité des auteurs de bavures sont encore un exemple frappant. Les damnés n’ont pas le droit de se réunir, d’occuper l’espace public sans baisser les yeux ni courber l’échine, ils sont chassés du centre-ville par les canons à eau, et les grenades lacrymogènes. La plainte déposée par Omar contre le policier qui, alors qu’il était à terre, lui a mis des coups de pied au visage, n’a pas abouti, le coup était « un geste technique » « totalement justifié », d’après le procureur.

Les exemples sont sans fin…




- 10 octobre : 19h00 - 23h30
Concert RapFeminin en soutien à la répression qui s’abat sur les militants antifascistes (Bar de l’Autre Côté du Pont au 25, cours Gambetta Lyon 3e)

- 14 octobre : 20h00 - 21h00
Info sur les violences policières
(radio Canut - 102.2 Fm)

- 15 octobre : 19h00
Docu/Film/Débat sur la guerre d’Algérie
(librairie la Gryffe (5, rue Sébastien Gryphe)

- 17 Octobre : 19h00
Manifestation en Mémoire du 17 Octobre 1961
départ Marché couvert des États-unis à 19h00

- 17 Octobre : 21h00
Projection du film : « Octobre à Paris » et débat
(csao-harraga@riseup.net)

- 18 octobre : 12h00 - 15h00
Repas de Soutien à la caisse de Solidarité (contre la répression actuelle)
(csao-harraga@riseup.net)

- 19 octobre : 15h00
Atelier de préparation à la garde à vue
(la Luttine 91, rue Montesquieu)

http://rebellyon.info/Semaine-contre-le ... ieres.html
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Re: Initiatives contre repression et violences policières

Messagede Pïérô » 19 Oct 2014, 09:09

Jeudi 23 octobre, Paris

Conférence/débat contre les crimes policiers

Alternative libertaire et le collectif Angles morts coorganisent une réunion publique autour du livre Permis de tuer : chronique de l’impunité policière (Syllepse, 2014).

Cet ouvrage revient sur les mobilisations de ces dernières années contre les crimes racistes et sécuritaires. Y témoignent des militants du MIB, des proches des victimes, Mathieu Rigouste, Mogniss Abdallah etc.

Jeudi 23 octobre à 19h à la librairie Libre Ère, 111 boulevard de Ménilmontant, Paris 11e.

Outre Alternative libertaire et Angles morts, interviendront Amal Bentounsi (d’Urgence notre police assassine, sœur d’Amine Bentounsi tué à Noisy-le-Sec en 2012), Farid El Yamni (frère de Wissam el Yamni, tué à Clermont-Ferrand en janvier 2012) et Mogniss Abdallah (Agence Im’média, collectif pour Akim Ajimi).


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Re: Initiatives contre repression et violences policières

Messagede bipbip » 22 Oct 2014, 10:06

Une semaine de sensibilisation sur les abus policiers

LES ASSOCIATIONS LANCENT UNE SEMAINE DE SENSIBILISATION SUR LES ABUS POLICIERS

Face à une recrudescence de contrôles d’identité abusifs et de violences policières depuis le mois d’avril et au silence assourdissant d’un gouvernement qui ne semble toujours pas disposé à tenir ses engagements pour y remédier, plusieurs associations et collectifs de ont décidé de dédier cette semaine à la sensibilisation du grand public aux abus policiers.

Vidéos, sortie d’un Guide d’Action, sensibilisation aux droits, rencontres-débats, ateliers, maraudes sur la région parisienne, mais aussi Nice, Metz, Lille … la #SemaineAbusPoliciers, qui débute mardi 21 octobre, se terminera le 27 octobre, en hommage à Zyed Benna et Bouna Traoré, morts lors d’une contrôle d’identité à Clichy-Sous-Bois en 2005, sans qu’aient été pour l’instant jugés les policiers impliqués dans le drame.

La semaine dernière, les associations Urgence Notre Police Assassine, La Voix des Rroms, #FergusonInParis et Les Indivisibles lançaient déjà un cri d’alerte à Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, prompt à applaudir le « formidable sens du service public » de gendarmes scandant en réalité « 1, 2, 3, Viva l’Algérie » pour imiter des émeutiers, mais silencieux face aux trop nombreux passages à tabac et morts dans le cadre d’interventions policières depuis son arrivée. Ils appelaient la population à apprendre à se défendre face à une République qui non seulement est sourde à leur mise en danger, mais semble l’encourager.

L’opération #SemaineAbusPoliciers qui s’en suit a vocation à initier un large mouvement de solidarité et de vigilance pour former chacun aux droits et aux recours face aux abus de pouvoir d’agents de force de l’ordre, qu’il s’agisse de contrôles au faciès, de violences verbales ou physiques, ou du cas dévastateur de mort dans le cadre d’une interpellation. Elle annonce un renforcement des liens entre les différentes associations et instances de lutte contre ces abus à travers la France, mais aussi à l’étranger, afin d’alerter l’opinion publique internationale sur la situation française.


PROGRAMME DE LA #SemaineAbusPoliciers

21 octobre : Mise en ligne du Guide d’Action face aux contrôles abusifs réalisé par Stop le contrôle au faciès, offrant informations juridiques, outils de mobilisation, sensibilisation et de recours en cas d’abus, permettant à chacun d’agir à sa manière et à son niveau.

22 octobre : Journée contre les abus policiers à Lille (maraudes, rencontre inter-associative, projection-débat…) en partenariat avec le Comité Sans Papiers et le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires.

23 octobre :
• à Montreuil, les Collectifs Angles Morts et Urgence Notre Police Assassine présenteront l’ouvrage « Permis de tuer » co-écrit par 6 familles de victimes de crimes policiers.
• à Metz, des membres du Collectif Stop le contrôle au faciès et l’antenne locale de la Ligue des Droits de l’Homme se réuniront en soutien à « Anis », victime de harcèlement par les forces de l’ordre locale depuis qu’il a survécu à une grave agression policière dont il a conservé les vidéos.

24 octobre : rencontre-débat sur les droits et recours face aux abus policiers de 19h à 21h à Nice, organisée par les antennes locales du Collectif Contre l’Islamophobie en France, de la Ligue des Droits de l’Homme et du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples.

25 octobre :
• 14h30 – 17h30, Place des Innocents à Châtelet, Paris : opération photos, distribution du Guide d’Action, diffusion du numéro de recours, installation de l’appli Stop le contrôle au Faciès, mise à disposition du livre Permis de Tuer
• 18h00, Place du Trocadéro, opération photo #FergusonInParis en soutien et écho au mois d’action #FergusonOctober aux Etat-Unis

21 au 27 octobre : diffusion d’épisodes inédits de la saison 2 de la web-série « Mon 1er contrôle d’identité », faisant témoigner chercheurs, journalistes, avocats, élus, conseillers à l’OSCE ou à l’ONU sur leur expérience d’abus policiers.
La saison 1, sortie en novembre 2011 sur YouTube, avait réuni une trentaine de rappeurs français, diffusait un numéro de SMS à utiliser en cas de contrôle au faciès introduisant le sujet sur la scène médiatique et politique en France, et permettant la 1ère action en justice contre l’Etat en avril 2012.

http://stoplecontroleaufacies.fr/slcaf/ ... policiers/
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Re: Initiatives contre repression et violences policières

Messagede bipbip » 23 Nov 2014, 19:33

S'unir face à la police. Rencontre entre familles et collectifs en lutte ( Montreuil, 15 nov 2014 )

Le 15 novembre 2014, dans le cadre d'un concert de soutien aux prisonniers des révoltes de Villiers-le-Bel, des familles et des collectifs de victimes de la police se réunissent pour échanger et construire la lutte. Amal Bentounsi du collectif Urgence Notre Police Assassine, le collectif Angles Morts, Mr Kamara (frère des prisonniers de Villiers), Joachim Gatti du collectif 8 juillet, Raymond Gurême et plusieurs familles de martyrs racontent et échangent à propos de leurs luttes et de la police en général. Unissons-nous face à la hoggra de la police et de la justice.
Pas de justice, pas de paix !

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Re: Initiatives contre repression et violences policières

Messagede Pïérô » 27 Jan 2015, 12:04

« Qui a tué Ali Ziri ? » Une affaire et un film étouffés
Appel à souscription pour pour aider la sortie du documentaire « Qui a tué Ali Ziri ? ». Ce documentaire raconte le combat de tous ceux qui refusent le procès bâclé, après une mort considérée comme un lynchage.

« Qui a tué Ali Ziri ? » Une affaire et un film étouffés

Le 11 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, est interpellé par la police nationale d’Argenteuil, lors d’un contrôle routier. Il quitte le commissariat dans le coma et décède à l’hôpital deux jours plus tard. L’explication donnée par la police et le procureur est : « décès suite à une malformation cardiaque ». Le juge d’instruction classe l’affaire sans suite. Un collectif d’habitants d’Argenteuil, Vérité et justice pour Ali Ziri exige une contre-expertise. L’autopsie révèle 27 hématomes et la mort par asphyxie suite à l’utilisation de la technique du pliage, interdite depuis 2003.

Malheureusement un tel cas n’est pas isolé en France. Chaque année, on relève 10 à 15 cas de décès à la suite de violences policières. Comme dans le cas d’Ali Ziri, la justice balaye ces affaires en prononçant des non-lieux, innocentant les policiers qui restent en fonction.

Les policiers sont-ils au-dessus des lois ?

Durant cinq années, le cinéaste Luc Decaster [1] a filmé le combat de tous ceux qui refusent le procès bâclé, après une mort considérée comme un lynchage. Les images de la télévision ou du cinéma semblent ignorer ces histoires scandaleuses. Ce témoignage précieux sur l’affaire Ali Ziri permettra de sensibiliser des spectateurs non avertis. Il pourra servir d’appui à ceux qui s’indignent de cette justice particulière lorsque des policiers sont en cause.

Aucune des institutions nationales et régionales en charge de financer le cinéma n’ont trouvé bon de soutenir le film : il a été fait sans un sou ! Aujourd’hui, pour qu’il parvienne sur les écrans, il nous manque 15 000 € ! Mi-février 2015, une collecte via le site kisskissbankbank sera mise en place pour que ce film existe.

Relevé des hématomes au cours de la contre-autopsie du corps d’Ali Ziri, menée en juillet 2009 par Dominique Lecomte, directrice de l’institut médico-légal du quai de la Rapée à Paris.

La justice tente d’étouffer l’affaire Ali Ziri, comme bien d’autres.

Ne laissez pas ce film se faire étouffer à son tour !


Pour recevoir les informations sur le film et la collecte, écrivez à alizirifilm@gmail.com


Notes

[1] Luc Decaster fait des films en lien avec les luttes sociales dans lesquelles il s’implique. Sur les écrans, on a pu voir Rêve d’Usine, On est là !, Dieu nous a pas fait naître avec des papiers.

http://paris-luttes.info/qui-a-tue-ali- ... re-et-2530
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