Luttes en prison et au dehors

Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 12 Juin 2017, 11:28

Appel à soutenir Romain Leroy au tribunal de Grenoble le 14 juin.

Appel a soutenir Romain Leroy au tribunal de grenoble, le 14 juin prochain à 14 h pour son appel suite à la 2eme mutinerie au quartier maison centrale de la nouvelle taule de Valence.

« Quand les écrits ne font rien que reste-il à part les actes ? » dira Romain Leroy, devant la justice

Le 27 novembre dernier, une mutinerie éclate au quartier maison centrale de la taule de Valence. C’est la deuxième mutinerie dans cette prison en l’espace de 2 mois, après seulement un an de fonctionnement. Soit disant, Une aile est saccagée, des millions d’euros pour réparer tout ça, selon le daubé (torchon local ) rallié du côté des matons et de l’ état comme toujours ... À aucun moment, nous lirons les revendications des prisonniers concernés, ne serait-ce qu’un tout petit mot !.. leurs paroles et leurs protestations sont enfermées, comme leurs corps et leurs droits ! Les nouvelles prisons (dont celle de Valence) sont de véritables QHS modernes .. sorte de prison dans la prison. Le mouvement qui éclate dénonce les réalités d’enfermements des longues peines .. des conditions d’incarcérations strictes, abusives et intolérables dans ces nouvelles taules à la pointe « de l’ inhumanité ».
josé Torres déclarera lors du procès du 10 mars au tribunal de Valence :
« y a un peu tout qui ne va pas dans cette prison. Le problème est le mauvais fonctionnement de cette maison centrale gérée comme une maison d’arrêt disciplinaire (un seul mouvement à la fois, pas de cuisine), les parloirs se passent mal car ils (les surveillants, NDLR) sont tout le temps sur notre dos. Ils ne sont pas capables de livrer les cantines. On veut fonctionner comme une vraie centrale, avec d’avantage de liberté […] On vous parle de longues peines, de plus de convivialité, du mode de vie […] On a demandé à parler au directeur, on les a saoulés avec ça […] Des surveillants sont même venus nous dire de faire quelque chose ».

Et que fait l’état pour rendre peu crédible cette colère collective des prisonniers ?
il accuse seulement 2 prisonniers des dégâts matériels, les sépare, les transfère, les mate, les punit les isole et finit par les juger le 10 mars dernier. Comme le procès public de la première mutinerie, l’audience se fait à l’abri des yeux et des oreilles de la rue, puisque le tribunal est gardé et filtré par des bleus sur armés et sur-excités. ( 2 personnes subissent une interpellation, une garde à vue d’environ 24 h, et devront se présenter en novembre prochain au tribunal de valence pour violences sur personnes dépositaires de l’ordre publique alors que .. c’était les tortues ninjas bleues qui étaient agressives !).

Après 6 heures de flan d’une justice hypocrite et à peine 1 heure de délibéré, Les 2 prisonniers prennent 5 ans d’enfermement en plus .. Romain Leroy, l’un des deux condamnés, a décidé de maintenir l’appel à cette décision, tandis que José Torres, lui, se rétractera quelques jours avant le délai légal. Petite pensée à lui, et à ses proches rencontrés lors du procès pour ces maudits 5 ans rajoutés à la veille de son aménagement de peine.

le 14 juin prochain à 14 h, aura lieu l’appel à cette condamnation au tribunal de Grenoble. Pour que cela ne ressemble pas au 1er procès, pour que nous puissions avoir une chance d’entrer à l’audience, pour que Romain Leroy distingue enfin le soutien aux actes de mutinerie, pour que nous puissions avoir un rapport de force face aux flics, Soyons nombreuses et nombreux lors de ce procès, alors rendez vous au trib’ de Grenoble à 13 h pour soutenir Romain Leroy, colporter la voix des revendications de la mutinerie et ne pas laisser l’état enterrer les prisonniers et leurs droits.


https://cric-grenoble.info/infos-locale ... 4-juin-197
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 24112
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 16 Juin 2017, 06:49

Week end de rencontres anti-carcérales

Du 16 au 18 juin à Bure

Image

Durant trois jours, le collectif nouvellement créé, Anarchist Bure Cross, invite à participer à des projections et discussions autour de la prison à la Maison de Résistances à Bure. Ce sera aussi une occasion pour s'organiser concrétement pour lutter contre le système carcéral et la construction de nouvelles prisons.

Nous entendons par « rencontres » nous retrouver avec celles et ceux qui entendent lutter pour la suppression des prisons et les dispositifs coercitifs sous toutes leurs formes. Nous ne pensons pas qu'il y ait d'alternatives possibles à la prison mais qu'elle est l'outil d'un contrôle social. Par conséquent nous voulons proposer un week-end qui analyse le système carcéral et qui nous permette de jeter des bases d'organisation d'un réseau de lutte contre les prisons actuelles et à venir, ainsi que tous les dispositifs qui en découlent.

Une trentaine de nouvelles prisons sont actuellement en projet de construction en France, c'est une continuité dans la politique d'enfermer toujours davantage de gens qui ne correspondent pas aux normes sociales. Les prisons sont remplies de pauvres, d'étrangèr.es et de toutes celles et ceux qui s'opposent à cette injustice sociale.

Au programme :

Vendredi


La journée de vendredi sera dédiée à des discussions ouvertes et retour d'expériences sur la taule, et toutes les expériences de détention qui touchent chaque jour davantage d'entre nous, particulièrement après le mouvement social durement réprimé de la Loi Travail.

En soirée, projections autour de la taule

Samedi

La journée de samedi accueillera Kyou et Nadia autour de leurs livres respectifs « Beau comme une prison qui brûle » et « À ceux qui se croient libres » qui retracent des vécus de taule, de proches de prisonnièr.es, de résistances de l'intérieur, de mutineries et luttes anticarcérales passées.
• Gaël avec le livre « Frères de la côte » qui décrit la trajectoire des pirates somaliens, emprisonnés longuement en France, coupés de leur famille. En présence de plusieurs amis somaliens emprisonnés.
• Présentations, stands et discussions autour de luttes anticarcérales des années 70-80, peut-être en présence des ami.es engagée.es dans des collectifs de l'époque et les éditions libertalia.

En soirée, gros concert à l'ancienne gare de Luméville, à 5 km de Bure

Dimanche

La journée de dimanche ouvrira la discussion sur les perspectives de luttes anticarcérales que nous pourrons construire dans les temps à venir. Avec notamment un temps de partage et retours des groupes Anarchist Black Cross français et étrangers et autres collectifs anticarcéraux engagés contre les taules. Et dans un second temps des discussions plus concrètes sur des rendez-vous, outils et formes d'organisations dans/devant les taules et contre les futures prisons en construction.

(suite...) Mardi

* Mardi midi, durant la semaine d'action du 19 au 26 juin, nous organiserons une cantine, devant unte taule, dédiée aux proches des détenu.es qui se présentent au parloir.

Nous vous invitons à venir avec vos docs, films, infokiosques ou témoignages de proches et de détenu.es, afin d'alimenter les tables tout au long du week-end.

Et si vous voulez proposer une discussion, un atelier, une action, merci de nous contacter sur le mail aburecross@riseup.net

Infos pratiques :
• Accès à Bure, site de covoiturage de Bure Car'bure
• Hébergement à la maison ou dans les autres lieux de la lutte aux alentours (merci d'annoncer si vous comptez venir en groupe). Précisez si vous avez besoin de conditions d'accès ou hébergement particuliers. Sur sauvonslaforet@riseup.net ou en appelant au 03.29.45.41.77.
• Traductions assurées durant les discussions
• Cantines autogérées, merci de ramener des légumes si vous pouvez !
• Tout est à prix libre ! (sauf le bar samedi soir)
• L'affiche de l'événement au format pdf http://vmc.camp/wp-content/uploads/2017 ... uleBis.pdf

http://vmc.camp/2017/05/25/16-au-18-jui ... le-a-bure/
https://anarchistburecross.noblogs.org/
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 24112
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 04 Juil 2017, 08:25

Ils sont en train de tuer Fabrice Baromée

Conférence de presse jeudi 6 juillet 2017, 11h, Café Chez Sylvia, 27 boulevard Poniatowsky, 75012 PARIS, (métro : Porte de Charenton)
organisée par, L’Envolée (journal et émission de radio FPP vendredi 19h-20-30 ), l’association Ban Public, l’avocat Benoit David...

Cette conférence de presse reviendra sur la situation du prisonnier Fabrice Boromée actuellement incarcéré à la prison de St Maur. L’administration pénitentiaire veut l’ éliminer alors qu’il ne fait que demander un transfert en Guadeloupe pour être rapproché des siens.

Comme plus de 500 prisonniers originaires des DOM-TOM, Fabrice Boromée purge une peine en métropole, loin de ses proches. Il réclame son transfert en Guadeloupe depuis 2011. L’administration pénitentiaire (AP) fait la sourde oreille, et le juge d’application des peines l’empêche même de se rendre à l’enterrement de son père en septembre 2012. Il tente alors de se faire entendre en « prenant en otage » un maton de Condé-sur-Sarthe avec Rachide Boubala. En 2013, Il écope d’une peine de huit ans pour cette tentative de prise de parole. En septembre 2015, alors qu’il fait le tour des quartiers d’isolement (QI) des prisons françaises depuis trois ans et demi, le directeur de Vendin-le-Vieil lui fait miroiter sa sortie de l’isolement, mais il change d’avis à son retour de vacances et envoie son sous-directeur lui annoncer qu’il va y être maintenu : Fabrice le retient pendant deux heures. La justice répond systématiquement à toutes ses tentatives pour se faire entendre par des peines supplémentaires. Entré en prison pour une peine de huit ans, il en a maintenant plus de trente à faire. L’AP lui fait payer sa détermination en refusant de lui faire rejoindre la détention dite normale. Maintenu à l’isolement, sans cesse transféré (Fleury-Mérogis, Clairvaux, Lannemezan pour la seule année 2016, et maintenant St-Maur), entravé dans tous ses déplacements en prison (y compris lors de la distribution des repas), il fait l’objet d’insultes racistes et de passages à tabac de la part des matons.
Fabrice Boromée vient d’être transféré à la centrale de Saint-Maur, il est toujours à l’isolement, sauf que là l’administration pénitentiaire a transformé sa cellule en mitard en ajoutant une grille devant la porte. Il n’a pas de parloirs, les matons ont dissuadé l’aumônier de venir le voir en lui faisant croire qu’il était dangereux et qu’il s’en prendrait à lui en lui jetant de l’urine à travers la grille. La psychologue refuse d’intervenir au prétexte de conditions indignes et incompatibles avec l’exercice de ses fonctions. Le docteur, obligé de passer vérifier s’il est toujours vivant, se contente d’un « ça va » et repart. Il est privé de toute activité- depuis peu, il peut refaire du sport mais sans que l’entraineur n’entre dans la cellule avec lui. Il est interdit de promenade le week-end sous prétexte que le chef de détention n’est pas là. Il est menotté et entravé, encadré par plusieurs surveillants armés de boucliers pour les rares mouvements qu’il fait en dehors de sa cellule, comme pour aller à la douche ; douche qui lui est aussi refusée le week-end. Les matons lui jettent sa gamelle à travers la grille comme à un chien.
Pour protester contre ces mesures, le 21 mai Fabrice a refusé de se laisser menotter et de remonter en cellule. Il a bloqué la douche de 9 heures à 15 heures pour demander son transfert immédiat en Ile-de-France. Sa situation n’ayant pas changé, il a bloqué de nouveau la douche le vendredi 16 juin. Cette fois-ci, la directrice a utilisé les gros moyens pour le dégager : les Eris, avec casques, boucliers et autres armes de toutes sortes, sont arrivés et ont lancé une grenade assourdissante dans la douche ! Fabrice est au mitard pour 30 jours supplémentaires. Il n’entend plus d’une oreille, il est très inquiet. Il est écrasé de chaleur toute la journée avec des maux de tête violents et permanents. Le médecin refuse de l’examiner, passant juste la tête à travers les barreaux du mitard.
L’administration pénitentiaire l’a averti : rien ne changera d’ici son probable transfert pour Réau en novembre. Associations, contrôleur des lieux de privation de liberté, etc., tous sont informés, mais aucune réponse de leur part à ce jour.
L’administration pénitentiaire de Saint-Maur cherche méthodiquement à éliminer Fabrice Boromée, dont elle ne sait que faire : cette torture a pour but de le pousser à bout jusqu’à ce qu’advienne l’irréparable.
Face a cette situation, nous demandons :

• Que Fabrice Boromée sorte immédiatement de l’isolement et que cesse l’acharnement de l’administration pénitentiaire contre lui.
• Qu’il soit transféré en Guadeloupe près de sa famille et ses proches ;
• Qu’il soit, d’ici là, immédiatement transféré en région parisienne, de manière à ce qu’il puisse avoir un parloir régulier avec son ami en métropole.


P.-S.

Contact presse :
L’Envolée : lenvolee.net/ contact@lenvolee.net/ @anticarcéral/ 0612443960
Maitre Benoit David : 06 63 08 17 39
Fabrice Boromée, Maison centrale Bel Air, 36 255 Saint-Maur cedex


http://paris-luttes.info/ils-sont-en-tr ... brice-8445
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 24112
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 14 Juil 2017, 16:25

Prison. Fabrice Boromée, emmuré vivant

Transféré de force en métropole, ce détenu guadeloupéen de 36 ans est à l’isolement depuis cinq ans. Condamné à huit ans en 2010, il a vu sa peine prolongée jusqu’en 2038.

Lentement, Fabrice Boromée est en train de devenir fou. Ceux qui correspondent avec lui le remarquent par de petits détails, sa syntaxe et son orthographe par exemple, qui se dégradent. Comment pourrait-il en être autrement ? Entré en prison en 2010 pour huit ans, ce Guadeloupéen de 36 ans a cumulé, derrière les barreaux, jusqu’à vingt ans de peines additionnelles qui le conduisent jusqu’en 2038. Transféré de force en métropole où il ne reçoit aucune visite, à l’isolement continue depuis cinq ans et un mois, changé de prison régulièrement pour des raisons de sécurité, Fabrice Boromée n’a quasiment plus aucun contact avec des êtres humains.

Depuis avril dernier, à la centrale de Saint-Maur, près de Châteauroux (Indre), il est enfermé dans une cellule spéciale, dite de force. « L’administration pénitentiaire le considère comme un monstre, résume Florent, du journal l’Envolée, qui correspond avec lui depuis deux ans. On lui jette son repas à travers la grille comme à un chien. » Il n’est pas allé en promenade depuis trois ans ; ses sorties pour la douche ou le téléphone se font menottes aux poignets, sous la surveillance d’escortes casquées. Pour son avocat, Benoît David, « ce traitement pourrait être assimilé à de la torture blanche, une torture psychologique qui laisse de lourdes séquelles ».

... http://www.humanite.fr/prison-fabrice-b ... ant-638713
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 24112
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 27 Juil 2017, 19:54

Valence (26) vendredi 28 juillet 2017

Discussions contre la prison et ses adorateurs au Laboratoire anarchiste

Vendredi 28/07 à 18 heures tu viens au Laboratoire 8 place Saint Jean (place du marché couvert), ça sera possible de manger et boire. On propose des discussions afin de construire voici le texte qui marche avec la discussion :

À propos du procès antiterroriste à venir contre des anarchistes et anti-autoritaires en Belgique et les 15000 nouvelles places de prison annoncées pour 2022 et à propos du procès de la keufmobile brûlée.

Dans une course au profit, État et patronat jettent toujours plus de monde dans la misère.Chacun serre déjà la ceinture, mais des milliards sont encore trouvés pour développer l’arsenal de formations, répressif et sécuritaire. Arsenal qui sert essentiellement à faire accepter l’exploitation, à rendre plus docile… L’installation de caméras dans chaque quartier, ville ou village se complète d’un suivi personnalisé , de la construction continuelle de nouvelles prisons et passe par toujours plus de flics , de contrôles,d’appel à la délation. Si bien qu’à la peur de ne pas remplir le frigo s’ajoute celle d’oser la ramener, de franchir la ligne blanche continue et d’en payer le prix fort.

https://grenoble.indymedia.org/2017-07- ... e-28-07-au
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 24112
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 25 Nov 2017, 11:35

Saint-Étienne samedi 25 novembre 2017

Stop aux barreaux, Stop aux bourreaux !

NOUS SOMMES CONTRE LA PRISON

Parce que le bruit de la clé dans la serrure d’une cellule est une torture quotidienne, l’isolement une abomination, la fin du parloir une souffrance et le temps enfermé un sablier qui tue à petit feu.

Nous n’avons pas oublié la grisaille pénitentiaire des couloirs de l’école et que les sonneries résonneront toujours en nous comme la cadence du dressage.

Parce que nous voulons changer radicalement cette société, pas nous intégrer pacifiquement dans ses villes, dans ses usines, dans ses casernes, dans ses supermarchés, dans ses écoles...

Rassemblement contre l’enfermement et le système carcéral
Samedi 25 novembre à 15 h place du Peuple

http://lenumerozero.lautre.net/Stop-aux ... -bourreaux
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 24112
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 04 Jan 2018, 18:46

Entretien avec Christine Ribailly

La prison, une entreprise de destruction sociale

Il n’y a pas de bergère sans loup. Celui de Christine Ribailly, qui élève des moutons dans le Tarn, ça a été la prison. Elle y visitait son compagnon et est vite devenue la bête noire des matons, à qui elle ne laissait rien passer. Jusqu’à croupir derrière les barreaux à son tour. À force d’outrages, rébellions et violences, elle y a passé quatre ans, dont la moitié à l’isolement ou au mitard. Parcours d’insoumise

... http://cqfd-journal.org/La-prison-une-entreprise-de
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 24112
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 11 Jan 2018, 19:36

Journée contre la prison à Rennes le 13 janvier 2018

Samedi 13 janvier, à partir de 13h30 au bar le Panama (28 rue Bigot de Préameneu) Discussions, infokiosque, bouffe vegan. Puis 20h au bar du Terminus (78 rue de Riaval) à Rennes (métro Jacques Cartier) : Concert "Ze revengers".

On a envie de proposer un moment de discussion autour de luttes contre la prison. Parce que son existence nous est insupportable, que ce soit par la place et le temps que celle-ci arrache à nos vies (qu’on y soit incarcéré.e nous mêmes ou que ce soit nos proches) , ou la menace permanente qu’elle fait peser sur chaque tête pour que personne ne s’écarte du droit chemin, celui-là même imposé à coup de lois par celles et ceux qui détiennent le pouvoir et/ou l’argent. Parce qu’on ne la voit pas comme une entité à l’écart, mais plutôt comme l’un des piliers qui fait fonctionner ce monde pourri. Pourtant, sa sale réalité qui isole, tue, tabasse ou torture chaque jour se voudrait toujours plus invisible des yeux de tou.te.s, alors qu’elle se situe parfois en plein milieu de la ville comme c’est le cas pour la prison des femmes à Rennes. Ni extérieure, ni un endroit comme un autre, la prison est aussi révélatrice des oppressions et des dominations qui nous entourent.

On veut ainsi aborder différentes réalités autour de la taule, partager des réflexions, des vécus et des expériences, notamment sur des questions de genre et de sexualité. Par exemple sur le fait d’être une meuf en taule. Ou de voir en quoi ce sont en majorité des femmes qui font du soutien aux prisonnièr.e.s. Ou encore parler des réalités des personnes trans, des pédés et des gouines en prison et quelles sont pour elles et eux les possibilités de lutter, à l’intérieur comme à l’extérieur. Mais aussi ce que représente l’extension de la prison à la maison par le biais du bracelet électronique ou des contrôles judiciaires, où chacun.e est toujours plus acculé.e à endosser l’uniforme du flic ou du maton, pour soi-même ou ses proches.
On a aussi envie de parler du projet de l’état français de construire une trentaine de nouvelles prisons sur l’ensemble du territoire, à l’heure où des militaires quadrillent les villes et où s’enchainent réformes et lois pour toujours améliorer l’exploitation et la domination des un.e.s au détriment des autres.

Pour dépasser ce constat, on voudrait prendre un temps pour imaginer des perspectives de lutte qui prennent en compte ces enjeux. Pas dans le sens de rendre la prison plus acceptable ou de la rendre meilleure, mais bien de lutter pour sa destruction, car elle participe au maintien d’un monde qui a besoin d’enfermer pour se maintenir.

On est pas des expert.e.s de la question (encore heureux !) alors bienvenue pour partager des vécus, des expériences de lutte ou des réflexions contre la taule, pour discuter et se rencontrer.


Image

https://expansive.info/Journee-contre-l ... anvier-751
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 24112
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Précédente

Retourner vers Répression-anti-répression, résistance et soutien

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité