Luttes en prison et au dehors

Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 12 Juin 2017, 12:28

Appel à soutenir Romain Leroy au tribunal de Grenoble le 14 juin.

Appel a soutenir Romain Leroy au tribunal de grenoble, le 14 juin prochain à 14 h pour son appel suite à la 2eme mutinerie au quartier maison centrale de la nouvelle taule de Valence.

« Quand les écrits ne font rien que reste-il à part les actes ? » dira Romain Leroy, devant la justice

Le 27 novembre dernier, une mutinerie éclate au quartier maison centrale de la taule de Valence. C’est la deuxième mutinerie dans cette prison en l’espace de 2 mois, après seulement un an de fonctionnement. Soit disant, Une aile est saccagée, des millions d’euros pour réparer tout ça, selon le daubé (torchon local ) rallié du côté des matons et de l’ état comme toujours ... À aucun moment, nous lirons les revendications des prisonniers concernés, ne serait-ce qu’un tout petit mot !.. leurs paroles et leurs protestations sont enfermées, comme leurs corps et leurs droits ! Les nouvelles prisons (dont celle de Valence) sont de véritables QHS modernes .. sorte de prison dans la prison. Le mouvement qui éclate dénonce les réalités d’enfermements des longues peines .. des conditions d’incarcérations strictes, abusives et intolérables dans ces nouvelles taules à la pointe « de l’ inhumanité ».
josé Torres déclarera lors du procès du 10 mars au tribunal de Valence :
« y a un peu tout qui ne va pas dans cette prison. Le problème est le mauvais fonctionnement de cette maison centrale gérée comme une maison d’arrêt disciplinaire (un seul mouvement à la fois, pas de cuisine), les parloirs se passent mal car ils (les surveillants, NDLR) sont tout le temps sur notre dos. Ils ne sont pas capables de livrer les cantines. On veut fonctionner comme une vraie centrale, avec d’avantage de liberté […] On vous parle de longues peines, de plus de convivialité, du mode de vie […] On a demandé à parler au directeur, on les a saoulés avec ça […] Des surveillants sont même venus nous dire de faire quelque chose ».

Et que fait l’état pour rendre peu crédible cette colère collective des prisonniers ?
il accuse seulement 2 prisonniers des dégâts matériels, les sépare, les transfère, les mate, les punit les isole et finit par les juger le 10 mars dernier. Comme le procès public de la première mutinerie, l’audience se fait à l’abri des yeux et des oreilles de la rue, puisque le tribunal est gardé et filtré par des bleus sur armés et sur-excités. ( 2 personnes subissent une interpellation, une garde à vue d’environ 24 h, et devront se présenter en novembre prochain au tribunal de valence pour violences sur personnes dépositaires de l’ordre publique alors que .. c’était les tortues ninjas bleues qui étaient agressives !).

Après 6 heures de flan d’une justice hypocrite et à peine 1 heure de délibéré, Les 2 prisonniers prennent 5 ans d’enfermement en plus .. Romain Leroy, l’un des deux condamnés, a décidé de maintenir l’appel à cette décision, tandis que José Torres, lui, se rétractera quelques jours avant le délai légal. Petite pensée à lui, et à ses proches rencontrés lors du procès pour ces maudits 5 ans rajoutés à la veille de son aménagement de peine.

le 14 juin prochain à 14 h, aura lieu l’appel à cette condamnation au tribunal de Grenoble. Pour que cela ne ressemble pas au 1er procès, pour que nous puissions avoir une chance d’entrer à l’audience, pour que Romain Leroy distingue enfin le soutien aux actes de mutinerie, pour que nous puissions avoir un rapport de force face aux flics, Soyons nombreuses et nombreux lors de ce procès, alors rendez vous au trib’ de Grenoble à 13 h pour soutenir Romain Leroy, colporter la voix des revendications de la mutinerie et ne pas laisser l’état enterrer les prisonniers et leurs droits.


https://cric-grenoble.info/infos-locale ... 4-juin-197
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 16 Juin 2017, 07:49

Week end de rencontres anti-carcérales

Du 16 au 18 juin à Bure

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Durant trois jours, le collectif nouvellement créé, Anarchist Bure Cross, invite à participer à des projections et discussions autour de la prison à la Maison de Résistances à Bure. Ce sera aussi une occasion pour s'organiser concrétement pour lutter contre le système carcéral et la construction de nouvelles prisons.

Nous entendons par « rencontres » nous retrouver avec celles et ceux qui entendent lutter pour la suppression des prisons et les dispositifs coercitifs sous toutes leurs formes. Nous ne pensons pas qu'il y ait d'alternatives possibles à la prison mais qu'elle est l'outil d'un contrôle social. Par conséquent nous voulons proposer un week-end qui analyse le système carcéral et qui nous permette de jeter des bases d'organisation d'un réseau de lutte contre les prisons actuelles et à venir, ainsi que tous les dispositifs qui en découlent.

Une trentaine de nouvelles prisons sont actuellement en projet de construction en France, c'est une continuité dans la politique d'enfermer toujours davantage de gens qui ne correspondent pas aux normes sociales. Les prisons sont remplies de pauvres, d'étrangèr.es et de toutes celles et ceux qui s'opposent à cette injustice sociale.

Au programme :

Vendredi


La journée de vendredi sera dédiée à des discussions ouvertes et retour d'expériences sur la taule, et toutes les expériences de détention qui touchent chaque jour davantage d'entre nous, particulièrement après le mouvement social durement réprimé de la Loi Travail.

En soirée, projections autour de la taule

Samedi

La journée de samedi accueillera Kyou et Nadia autour de leurs livres respectifs « Beau comme une prison qui brûle » et « À ceux qui se croient libres » qui retracent des vécus de taule, de proches de prisonnièr.es, de résistances de l'intérieur, de mutineries et luttes anticarcérales passées.
• Gaël avec le livre « Frères de la côte » qui décrit la trajectoire des pirates somaliens, emprisonnés longuement en France, coupés de leur famille. En présence de plusieurs amis somaliens emprisonnés.
• Présentations, stands et discussions autour de luttes anticarcérales des années 70-80, peut-être en présence des ami.es engagée.es dans des collectifs de l'époque et les éditions libertalia.

En soirée, gros concert à l'ancienne gare de Luméville, à 5 km de Bure

Dimanche

La journée de dimanche ouvrira la discussion sur les perspectives de luttes anticarcérales que nous pourrons construire dans les temps à venir. Avec notamment un temps de partage et retours des groupes Anarchist Black Cross français et étrangers et autres collectifs anticarcéraux engagés contre les taules. Et dans un second temps des discussions plus concrètes sur des rendez-vous, outils et formes d'organisations dans/devant les taules et contre les futures prisons en construction.

(suite...) Mardi

* Mardi midi, durant la semaine d'action du 19 au 26 juin, nous organiserons une cantine, devant unte taule, dédiée aux proches des détenu.es qui se présentent au parloir.

Nous vous invitons à venir avec vos docs, films, infokiosques ou témoignages de proches et de détenu.es, afin d'alimenter les tables tout au long du week-end.

Et si vous voulez proposer une discussion, un atelier, une action, merci de nous contacter sur le mail aburecross@riseup.net

Infos pratiques :
• Accès à Bure, site de covoiturage de Bure Car'bure
• Hébergement à la maison ou dans les autres lieux de la lutte aux alentours (merci d'annoncer si vous comptez venir en groupe). Précisez si vous avez besoin de conditions d'accès ou hébergement particuliers. Sur sauvonslaforet@riseup.net ou en appelant au 03.29.45.41.77.
• Traductions assurées durant les discussions
• Cantines autogérées, merci de ramener des légumes si vous pouvez !
• Tout est à prix libre ! (sauf le bar samedi soir)
• L'affiche de l'événement au format pdf http://vmc.camp/wp-content/uploads/2017 ... uleBis.pdf

http://vmc.camp/2017/05/25/16-au-18-jui ... le-a-bure/
https://anarchistburecross.noblogs.org/
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 04 Juil 2017, 09:25

Ils sont en train de tuer Fabrice Baromée

Conférence de presse jeudi 6 juillet 2017, 11h, Café Chez Sylvia, 27 boulevard Poniatowsky, 75012 PARIS, (métro : Porte de Charenton)
organisée par, L’Envolée (journal et émission de radio FPP vendredi 19h-20-30 ), l’association Ban Public, l’avocat Benoit David...

Cette conférence de presse reviendra sur la situation du prisonnier Fabrice Boromée actuellement incarcéré à la prison de St Maur. L’administration pénitentiaire veut l’ éliminer alors qu’il ne fait que demander un transfert en Guadeloupe pour être rapproché des siens.

Comme plus de 500 prisonniers originaires des DOM-TOM, Fabrice Boromée purge une peine en métropole, loin de ses proches. Il réclame son transfert en Guadeloupe depuis 2011. L’administration pénitentiaire (AP) fait la sourde oreille, et le juge d’application des peines l’empêche même de se rendre à l’enterrement de son père en septembre 2012. Il tente alors de se faire entendre en « prenant en otage » un maton de Condé-sur-Sarthe avec Rachide Boubala. En 2013, Il écope d’une peine de huit ans pour cette tentative de prise de parole. En septembre 2015, alors qu’il fait le tour des quartiers d’isolement (QI) des prisons françaises depuis trois ans et demi, le directeur de Vendin-le-Vieil lui fait miroiter sa sortie de l’isolement, mais il change d’avis à son retour de vacances et envoie son sous-directeur lui annoncer qu’il va y être maintenu : Fabrice le retient pendant deux heures. La justice répond systématiquement à toutes ses tentatives pour se faire entendre par des peines supplémentaires. Entré en prison pour une peine de huit ans, il en a maintenant plus de trente à faire. L’AP lui fait payer sa détermination en refusant de lui faire rejoindre la détention dite normale. Maintenu à l’isolement, sans cesse transféré (Fleury-Mérogis, Clairvaux, Lannemezan pour la seule année 2016, et maintenant St-Maur), entravé dans tous ses déplacements en prison (y compris lors de la distribution des repas), il fait l’objet d’insultes racistes et de passages à tabac de la part des matons.
Fabrice Boromée vient d’être transféré à la centrale de Saint-Maur, il est toujours à l’isolement, sauf que là l’administration pénitentiaire a transformé sa cellule en mitard en ajoutant une grille devant la porte. Il n’a pas de parloirs, les matons ont dissuadé l’aumônier de venir le voir en lui faisant croire qu’il était dangereux et qu’il s’en prendrait à lui en lui jetant de l’urine à travers la grille. La psychologue refuse d’intervenir au prétexte de conditions indignes et incompatibles avec l’exercice de ses fonctions. Le docteur, obligé de passer vérifier s’il est toujours vivant, se contente d’un « ça va » et repart. Il est privé de toute activité- depuis peu, il peut refaire du sport mais sans que l’entraineur n’entre dans la cellule avec lui. Il est interdit de promenade le week-end sous prétexte que le chef de détention n’est pas là. Il est menotté et entravé, encadré par plusieurs surveillants armés de boucliers pour les rares mouvements qu’il fait en dehors de sa cellule, comme pour aller à la douche ; douche qui lui est aussi refusée le week-end. Les matons lui jettent sa gamelle à travers la grille comme à un chien.
Pour protester contre ces mesures, le 21 mai Fabrice a refusé de se laisser menotter et de remonter en cellule. Il a bloqué la douche de 9 heures à 15 heures pour demander son transfert immédiat en Ile-de-France. Sa situation n’ayant pas changé, il a bloqué de nouveau la douche le vendredi 16 juin. Cette fois-ci, la directrice a utilisé les gros moyens pour le dégager : les Eris, avec casques, boucliers et autres armes de toutes sortes, sont arrivés et ont lancé une grenade assourdissante dans la douche ! Fabrice est au mitard pour 30 jours supplémentaires. Il n’entend plus d’une oreille, il est très inquiet. Il est écrasé de chaleur toute la journée avec des maux de tête violents et permanents. Le médecin refuse de l’examiner, passant juste la tête à travers les barreaux du mitard.
L’administration pénitentiaire l’a averti : rien ne changera d’ici son probable transfert pour Réau en novembre. Associations, contrôleur des lieux de privation de liberté, etc., tous sont informés, mais aucune réponse de leur part à ce jour.
L’administration pénitentiaire de Saint-Maur cherche méthodiquement à éliminer Fabrice Boromée, dont elle ne sait que faire : cette torture a pour but de le pousser à bout jusqu’à ce qu’advienne l’irréparable.
Face a cette situation, nous demandons :

• Que Fabrice Boromée sorte immédiatement de l’isolement et que cesse l’acharnement de l’administration pénitentiaire contre lui.
• Qu’il soit transféré en Guadeloupe près de sa famille et ses proches ;
• Qu’il soit, d’ici là, immédiatement transféré en région parisienne, de manière à ce qu’il puisse avoir un parloir régulier avec son ami en métropole.


P.-S.

Contact presse :
L’Envolée : lenvolee.net/ contact@lenvolee.net/ @anticarcéral/ 0612443960
Maitre Benoit David : 06 63 08 17 39
Fabrice Boromée, Maison centrale Bel Air, 36 255 Saint-Maur cedex


http://paris-luttes.info/ils-sont-en-tr ... brice-8445
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 14 Juil 2017, 17:25

Prison. Fabrice Boromée, emmuré vivant

Transféré de force en métropole, ce détenu guadeloupéen de 36 ans est à l’isolement depuis cinq ans. Condamné à huit ans en 2010, il a vu sa peine prolongée jusqu’en 2038.

Lentement, Fabrice Boromée est en train de devenir fou. Ceux qui correspondent avec lui le remarquent par de petits détails, sa syntaxe et son orthographe par exemple, qui se dégradent. Comment pourrait-il en être autrement ? Entré en prison en 2010 pour huit ans, ce Guadeloupéen de 36 ans a cumulé, derrière les barreaux, jusqu’à vingt ans de peines additionnelles qui le conduisent jusqu’en 2038. Transféré de force en métropole où il ne reçoit aucune visite, à l’isolement continue depuis cinq ans et un mois, changé de prison régulièrement pour des raisons de sécurité, Fabrice Boromée n’a quasiment plus aucun contact avec des êtres humains.

Depuis avril dernier, à la centrale de Saint-Maur, près de Châteauroux (Indre), il est enfermé dans une cellule spéciale, dite de force. « L’administration pénitentiaire le considère comme un monstre, résume Florent, du journal l’Envolée, qui correspond avec lui depuis deux ans. On lui jette son repas à travers la grille comme à un chien. » Il n’est pas allé en promenade depuis trois ans ; ses sorties pour la douche ou le téléphone se font menottes aux poignets, sous la surveillance d’escortes casquées. Pour son avocat, Benoît David, « ce traitement pourrait être assimilé à de la torture blanche, une torture psychologique qui laisse de lourdes séquelles ».

... http://www.humanite.fr/prison-fabrice-b ... ant-638713
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 27 Juil 2017, 20:54

Valence (26) vendredi 28 juillet 2017

Discussions contre la prison et ses adorateurs au Laboratoire anarchiste

Vendredi 28/07 à 18 heures tu viens au Laboratoire 8 place Saint Jean (place du marché couvert), ça sera possible de manger et boire. On propose des discussions afin de construire voici le texte qui marche avec la discussion :

À propos du procès antiterroriste à venir contre des anarchistes et anti-autoritaires en Belgique et les 15000 nouvelles places de prison annoncées pour 2022 et à propos du procès de la keufmobile brûlée.

Dans une course au profit, État et patronat jettent toujours plus de monde dans la misère.Chacun serre déjà la ceinture, mais des milliards sont encore trouvés pour développer l’arsenal de formations, répressif et sécuritaire. Arsenal qui sert essentiellement à faire accepter l’exploitation, à rendre plus docile… L’installation de caméras dans chaque quartier, ville ou village se complète d’un suivi personnalisé , de la construction continuelle de nouvelles prisons et passe par toujours plus de flics , de contrôles,d’appel à la délation. Si bien qu’à la peur de ne pas remplir le frigo s’ajoute celle d’oser la ramener, de franchir la ligne blanche continue et d’en payer le prix fort.

https://grenoble.indymedia.org/2017-07- ... e-28-07-au
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 25 Nov 2017, 12:35

Saint-Étienne samedi 25 novembre 2017

Stop aux barreaux, Stop aux bourreaux !

NOUS SOMMES CONTRE LA PRISON

Parce que le bruit de la clé dans la serrure d’une cellule est une torture quotidienne, l’isolement une abomination, la fin du parloir une souffrance et le temps enfermé un sablier qui tue à petit feu.

Nous n’avons pas oublié la grisaille pénitentiaire des couloirs de l’école et que les sonneries résonneront toujours en nous comme la cadence du dressage.

Parce que nous voulons changer radicalement cette société, pas nous intégrer pacifiquement dans ses villes, dans ses usines, dans ses casernes, dans ses supermarchés, dans ses écoles...

Rassemblement contre l’enfermement et le système carcéral
Samedi 25 novembre à 15 h place du Peuple

http://lenumerozero.lautre.net/Stop-aux ... -bourreaux
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 04 Jan 2018, 19:46

Entretien avec Christine Ribailly

La prison, une entreprise de destruction sociale

Il n’y a pas de bergère sans loup. Celui de Christine Ribailly, qui élève des moutons dans le Tarn, ça a été la prison. Elle y visitait son compagnon et est vite devenue la bête noire des matons, à qui elle ne laissait rien passer. Jusqu’à croupir derrière les barreaux à son tour. À force d’outrages, rébellions et violences, elle y a passé quatre ans, dont la moitié à l’isolement ou au mitard. Parcours d’insoumise

... http://cqfd-journal.org/La-prison-une-entreprise-de
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 11 Jan 2018, 20:36

Journée contre la prison à Rennes le 13 janvier 2018

Samedi 13 janvier, à partir de 13h30 au bar le Panama (28 rue Bigot de Préameneu) Discussions, infokiosque, bouffe vegan. Puis 20h au bar du Terminus (78 rue de Riaval) à Rennes (métro Jacques Cartier) : Concert "Ze revengers".

On a envie de proposer un moment de discussion autour de luttes contre la prison. Parce que son existence nous est insupportable, que ce soit par la place et le temps que celle-ci arrache à nos vies (qu’on y soit incarcéré.e nous mêmes ou que ce soit nos proches) , ou la menace permanente qu’elle fait peser sur chaque tête pour que personne ne s’écarte du droit chemin, celui-là même imposé à coup de lois par celles et ceux qui détiennent le pouvoir et/ou l’argent. Parce qu’on ne la voit pas comme une entité à l’écart, mais plutôt comme l’un des piliers qui fait fonctionner ce monde pourri. Pourtant, sa sale réalité qui isole, tue, tabasse ou torture chaque jour se voudrait toujours plus invisible des yeux de tou.te.s, alors qu’elle se situe parfois en plein milieu de la ville comme c’est le cas pour la prison des femmes à Rennes. Ni extérieure, ni un endroit comme un autre, la prison est aussi révélatrice des oppressions et des dominations qui nous entourent.

On veut ainsi aborder différentes réalités autour de la taule, partager des réflexions, des vécus et des expériences, notamment sur des questions de genre et de sexualité. Par exemple sur le fait d’être une meuf en taule. Ou de voir en quoi ce sont en majorité des femmes qui font du soutien aux prisonnièr.e.s. Ou encore parler des réalités des personnes trans, des pédés et des gouines en prison et quelles sont pour elles et eux les possibilités de lutter, à l’intérieur comme à l’extérieur. Mais aussi ce que représente l’extension de la prison à la maison par le biais du bracelet électronique ou des contrôles judiciaires, où chacun.e est toujours plus acculé.e à endosser l’uniforme du flic ou du maton, pour soi-même ou ses proches.
On a aussi envie de parler du projet de l’état français de construire une trentaine de nouvelles prisons sur l’ensemble du territoire, à l’heure où des militaires quadrillent les villes et où s’enchainent réformes et lois pour toujours améliorer l’exploitation et la domination des un.e.s au détriment des autres.

Pour dépasser ce constat, on voudrait prendre un temps pour imaginer des perspectives de lutte qui prennent en compte ces enjeux. Pas dans le sens de rendre la prison plus acceptable ou de la rendre meilleure, mais bien de lutter pour sa destruction, car elle participe au maintien d’un monde qui a besoin d’enfermer pour se maintenir.

On est pas des expert.e.s de la question (encore heureux !) alors bienvenue pour partager des vécus, des expériences de lutte ou des réflexions contre la taule, pour discuter et se rencontrer.


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https://expansive.info/Journee-contre-l ... anvier-751
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 28 Jan 2018, 16:37

Riposte face au mouvement des matons !

En ces temps de mouvement des matons, l’émission La petite cuillère propose quelques éléments d’analyse contre le système carcéral.

Les matons sont en grève, les médias sont aux petits soins. Et, comme d’habitude, les détenu·es trinquent dans un silence assourdissant.

La petite cuillère, émission anticarcérale sur Radio Canut (102.2FM) tente avec d’autres de briser ce silence, de donner voix aux résistances et de contrer l’image victimaire que les matons veulent se donner.

Voici donc la dernière émission de La petite cuillère à écouter et télécharger ici https://blogs.radiocanut.org/petitecuillere/

https://rebellyon.info/Riposte-face-au- ... tons-18634
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede Pïérô » 18 Fév 2018, 15:21

l’engrenage carcéral en question

A Blois le 23 février 2018

Le collectif Justice pour Angelo présente sa première conférence-débat à Blois, le vendredi 23 février prochain dès 19h à l’Auditorium de la bibliothèque Abbé Grégoire.

Qui met-on en prison, pour quels motifs, dans quelles conditions, avec quelles perspectives de réinsertion, quelles conséquences pour les détenus, leurs proches, l’ensemble de la société ?

Après un petit temps d’accueil convivial, nous échangerons sur ces questions en appui sur trois regards militants :
• Patrick MAROT pour l’Observatoire International des Prisons. Ancien responsable régional de la formation professionnelle des détenus dans la région lilloise, Patrick retracera les évolutions qui ont conduit à la situation actuelle d’inflation et de surpopulation carcérales, avec une tendance toujours croissante à surinvestir dans le tout sécuritaire et répressif, au détriment de l’insertion et des alternatives à la prison.
• Sébastien BOCHE de la Ligue des Droits de l’Homme section d’Indre-et-Loire (LDH37). A partir de son expérience à la maison d’arrêt de Tours, Sébastien interviendra sous l’angle des droits et des libertés, appliqués à la condition de détenu : légalement l’’emprisonnement n’est pas censé priver de tous les droits humains fondamentaux, et pourtant...
• Nadia Ménenger, auteure de À ceux qui se croient libres (L’insomniaque, réédition 2015), recueil de textes de Thierry Chatbi. Animatrice d’émission de radio relayant la parole des détenus et de leurs proches depuis les années 80, Nadia insistera de ce point de vue sur la dégradation des conditions de détention, en lien à celle des conditions sociales, au fil des 30 dernières années.

Soyons nombreuses et nombreux, car ce n’est pas tous les jours que l’on s’affronte à l’important thème de la prison dans le débat public. Lorsqu’il en est question dans les grands médias, c’est trop souvent pour le pire, à des fins politiciennes et dangereusement populistes. Nous réfléchirons ensemble aux causes de l’inflation carcérale, aux inégalités face à la chaîne pénale, aux conditions de détention, aux obstacles à la réinsertion, favorisant la récidive... Et à ce que nous pouvons faire collectivement pour mettre un terme à cette course folle aux peines perdues et aux vies broyées.

Dans le cadre du soutien à la famille Garand, cet événement est aussi une façon de rendre justice à Angelo, un Voyageur condamné pour la première fois à la détention à l’âge de 22 ans, pour une conduite sans permis et une petite bagarre. Après avoir cumulé près de 13 ans de prison, il est mort à 37 ans, le 30 mars 2017 à Seur, sous les balles de gendarmes de l’antenne du GIGN de Tours, en guise d’interpellation car... il n’avait pas réintégré 6 mois plus tôt la prison de Vivonne, où il purgeait une peine pour vol. Jamais il n’aurait pu imaginer qu’il lui en coûterait son droit à la vie, mais pourquoi a-t-il préféré la certitude d’alourdir à terme sa peine, au lieu de regagner sa cellule ? Pourquoi ce père de trois enfants, réputé dur à la tâche lorsqu’il trouvait du travail, n’a-t-il pu s’extraire de l’engrenage pénal et carcéral ?

Ce qu’Angelo a vécu de la prison, des dizaines de milliers d’autres personnes détenues continuent de le vivre. Ce sont d’abord les plus pauvres, les plus précaires, les plus discriminés, plus nombreux à être enfermés pour des délits mineurs. Pourtant tout le monde peut être amené à devoir le vivre, dans des conditions qui ne cessent de se dégrader. Cela ne peut plus durer, mais de même que pour la question de la violence abusive des forces de l’ordre, encore faut-il que tout le monde en soit informé.

Le vendredi 23 février dès 19h à l’Auditorium de la bibliothèque Abbé Grégoire (4-6 pl. Jean-Jaurès à côté de la Halle aux grains, sur l’avenue Maunoury, entrée en libre participation).


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https://larotative.info/affaire-angelo- ... -2626.html
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 01 Mar 2018, 22:42

Combattre la répression quotidienne dans les prisons

Dans les prisons, le quotidien n’est que répression. A travers l’enfermement ou l’arbitraire de ses décisions, l’administration pénitentiaire harcèle et violente les prisonnier-e-s et leurs proches. Il est temps de combattre cette sordide banalité.

Il y a encore quelques jours était publié un texte des proches d’Antonin Bernanos dans lequel elles/ils expliquaient les conditions intolérables d’enfermement qu’il subit. Samedi dernier, lors d’un événement organisé par le collectif libérons-les, Geneviève Bernanos, la mère d’Antonin, expliquait qu’Antonin vivait une situation similaire à l’ensemble des prisonnier-e-s de France. C’est ce que nous souhaitons rappeler à travers ce texte : ce sont soixante-dix mille prisonnier-e-s en plus de leurs proches qui souffrent aujourd’hui de ces mêmes conditions inhumaines. Pour faire en sorte que les mécanismes répressifs dans les prisons françaises ne soient pas passés sous silence et encourager à lutter contre la prison dans son ensemble.

Soyons clair, ce que subit Antonin est intolérable : que ce soit l’enfermement, l’interdiction de communiquer avec l’extérieur, les transferts, les changements de cellule ou encore leur fouille punitive. Ce qui gêne dans ces textes, ce ne sont pas ce qu’ils combattent – nous aussi souhaitons voir les prisons en feu ainsi que le système de contrôle social qu’elles portent – mais la manière dont est présenté l’intolérable quotidien des prisons françaises qui semble devenir une mesure d’exception réservé à un militant qui a été médiatisé. Mais ce n’est pas le cas, ce qui est raconté est bien l’atroce banalité des prisons.

Les mesures subies ne sont pas exceptionnelles et ne sont pas réservées à un prisonnier qui tient un discours politique depuis l’intérieur des murs. Présenter ces mesures de la sorte revient à nier la répression quotidienne des matons et cette répression n’est pas plus tolérable lorsqu’elle touche d’autres formes d’insoumission à l’arbitraire carcérale.

Il semble donc nécessaire de rappeler les banalités intolérables des prisons françaises ; avec l’espoir que ce rappel mobilisera pour la lutte anti-carcérale et étendra les solidarités envers tou-te-s les prisonnier-e-s et leurs proches.

Non, en France, un-e prisonnier-e n’a pas le droit de parler. Sa parole est contrôlée par l’administration pénitentiaire : les matons lisent l’ensemble de sa correspondance et ne se prive pas de la censurer ou d’arrêter un coup de fils lorsqu’ils considèrent que cela est dangereux (par exemple : hier, mon codétenu s’est fait défoncé par les matons, j’ai peur pour ma gueu.Biiiippp… Biiiippp… Biiiippp…). Savez-vous que l’administration pénitentiaire a le droit de refuser qu’un détenu s’exprime à visage découvert dans un documentaire ? Comme cela a été le cas pour le documentaire Le déménagement interdit de diffusion à la télévision durant deux ans car sa réalisatrice a refusé de flouter des personnes qui souhaitaient s’exprimer face caméra.

Oui, les fouilles de cellule sont utilisées comme punition. Tous les matons de France savent qu’il y a des téléphones et du shit dans la grande majorité des cellules (surtout que bien souvent ça leur permet d’arrondir leur fin de mois). Surtout, c’est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de tou-te-s les détenu-e-s. Il suffit qu’un maton se dise "aujourd’hui, c’est lui que je veux faire chier", il fait une fouille de cellule et peut envoyer n’importe qui au mitard (le mitard, c’est la prison dans la prison – tu es seul.e en cellule tous les meubles sont soudés au sol, le matelas est parfois enlevé la journée, tu n’as le droit qu’à une radio, tabac, bouquin, stylo et papier).
Lorsque un.e prisonnier.e montre publiquement qu’il.elle a accès à des choses illégales en prison, l’Administration Pénitentiare ne laisse pas passer. Ce n’est pas une question de discours politique… Bibi-craveur qui a filmé un clip de rap en détention, les boys de Villepinte qui font un mannequin challenge… BigUp à tous de forcer ces espaces de liberté que ce soit pour une prise de parole politique pour Antonin, artistique pour Bibi-craveur, ou juste un délire pour les gars de Villepinte. Surtout qu’on sait que vous avez mangé derrière.

Oui, les « décisions de gestion des établissements » sont des attaques supplémentaires. Une fois qu’un-e prisonnier-e a passé les murs de la prison, l’Administration Pénitentiaire a les pleins pouvoirs sur son devenir. Arbitrairement, elle peut décider des changements de cellule, de régime de détention, et même de prison. Par ces mesures, elle tente de briser les liens qui existent entre les prisonnier-e-s et avec l’extérieur, et les solidarités qui pourraient se construire. C’est aussi utilisé comme un moyen de pression afin de calmer les révoltes, avec par exemple des retours en régime fermé (22h/24 enfermé en cellule) alors qu’on bénéficiait de portes ouvertes à l’étage. Enfin, les transferts de prison éreintent les proches qui doivent toujours s’adapter aux bornes en plus et subir les retards des nouveaux permis de visite.

Non, il n’y a pas de courrier complétement secret en détention. Normalement, les correspondances avec les avocats, les juges, les autorités administratives indépendantes (contrôleur général des lieux de privation de liberté et défenseur des droits) ne peuvent être ouvertes. Mais souvent, des "erreurs" sont commises… Chacun sait que ce ne sont pas des erreurs mais bien des ouvertures illégales de courrier. Aucun maton ne sera réprimandé ou rendu responsable de ces formalités illégales, comme pour les faux en écriture des policiers.

Oui, les familles et proches de détenu-e-s subissent aussi l’incarcération. En effet, pour faire des demandes de parloir c’est la croix et la bannière. Les dossiers incomplets sont refusés. Le juge d’instruction ou la direction de la prison peuvent décider comme bon leur semble de refuser à une personne un parloir. Ils n’ont même pas besoin de justifier leur refus. Des recours administratifs peuvent être réalisés, mais ces derniers sont long et aboutissent assez rarement. Il arrive d’obtenir la décision d’un appel de refus de parloir, plusieurs mois après. Parfois même, la personne est sortie. Alors imaginez le processus d’une demande de parloir lorsque les proches n’ont pas de papiers, lorsqu’ils ne parlent pas français, …

Tout ce que nous venons de décrire est intolérable et est subi par l’ensemble des soixante-dix mille prisonnier-e-s de France. Nous n’avons décrit ici qu’une petite partie des attaques de l’administration pénitentiaire contre les enfermé-e-s. Nous n’avons pas, non plus, développé le rôle social de la prison qui est de dompter les pauvres.

Les réactions, à l’extérieur, existent (rassemblement devant Fleury pendant la grève des matons à la suite de l’appel de l’intérieur, manif à Montreuil Occupons les maisons, détruisons les prisons et autres…) mais restent peu nombreuses. Surtout, il semble que le quotidien carcéral ou le rôle social de la taule dans le monde capitaliste intéressent peu les militants, ou seulement lorsqu’un camarade est touché. L’objectif n’est pas ici d’en faire le procès, mais bien le constat, pour qu’enfin nous réagissions !

Ne laissons pas les soixante-dix mille prisonniers et prisonnières de France seuls.
Feu à la taule. Liberté pour toutes et tous.

Des proches de prisonniers et prisonnières.



https://paris-luttes.info/combattre-la-repression-9640
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 03 Mar 2018, 14:20

Dossier prison

Nous sommes un collectif de détenus qui a trouvé un espace de parole. Pour de multiples raisons de sécurité, c’est la seule information que nous décidons de communiquer. Le type d’établissement, l’endroit de nos incarcérations, le contexte dans lequel nous nous exprimons, tout ceci restera secret. Dans la lignée d’Antonin Bernanos qui s’est récemment exprimé depuis Fleury, nous souhaitons nous aussi raconter notre quotidien.

Dossier prison #1 - Regards sur l’actualité « Une histoire de confort »
Nous souhaitons notamment réagir au débat sur le téléphone en détention qui est apparu dans les médias et sur les réseaux sociaux au début de l’année. Nous pensons tout d’abord que c’est un sujet qui ne sert qu’aux politiques pour faire parler, mais nous considérons que rien ne changera et que cette perspective ne se réalisera jamais. Cependant, nous allons essayer de faire un état des lieux de la situation actuelle tant sur la question des moyens de communication que sur la question du confort en prison qui alimente les débats dans notre société.
A ce jour, communiquer est un luxe et appeler ses proches nécessite plusieurs étapes. Tout d’abord, il faut que le juge valide les numéros que nous souhaitons appeler, ce qui peut durer très longtemps. Une fois possible, nous devons charger un code qui nous permettra d’appeler. Les appels coûtent cher, très cher. Certains d’entre nous payent 40 euros par mois pour quelques appels (20 minutes) 3 fois par semaines... Et appeler à l’étranger est encore plus cher. Tous ça pour des communications qui sont écoutées par l’administration pénitentiaire. En milieu ouvert, des personnes ont les appels illimités pour 20 euros par mois. Posséder un téléphone dans sa cellule ne changera rien au coût qui restera inaccessible à tous les détenus. Par contre c’est une belle source financière pour l’État… Avoir un téléphone portable en détention est bien sûr interdit, mais la réalité est tout autre. L’administration pénitentiaire s’arrange de ce petit manquement au règlement. Le téléphone portable (comme le cannabis) reste un moyen pour acheter la paix sociale et la tranquillité. C’est aussi un moyen pour les services pénitentiaires de résoudre des affaires en écoutant les communications. Nombre de camarades détenus ont vu de nouvelles affaires apparaître en détention par manque de discrétion téléphonique. Ce débat nous permet d’exprimer notre point de vue sur la question du confort en prison.
... https://a-louest.info/Expression-libre- ... onfort-331

Dossier prison #2 - #BalanceTonSurveillant
En ce début de Janvier 2018, nous avons constaté et subi la grève des surveillants pénitenciers. Nous avons suivi, comme vous tous, à la télévision, les revendications de nos bourreaux, se plaignant ici et là de l’insécurité et de la violence qu’ils subissent au quotidien. Pourtant, nous, nous avons l’impression que la violence qu’ils condamnent, c’est nous qui la subissons majoritairement.
... https://a-louest.info/Dossier-prison-2- ... illant-332

Dossier prison #3 - L’Islam en prison – vu par des détenus musulmans « Islamalgames »
Nous, détenus musulmans, nous constatons un amalgame entre musulmans pratiquants et extrémistes. Nous constatons un amalgame entre les détenus qui se tournent vers la foi, vers Dieu, et la personne qui se tourne vers l’extrémisme.
Nous avons connaissance que des rapports sont écrits parfois par l’Administration Pénitentiaire en lien avec la pratique religieuse. Chaque acte religieux nous semble sujet à interprétation. Nous avons remarqué que, par exemple, si nous fréquentions trop certaines personnes, des personnes elles-mêmes dites radicalisées, notre compte est bon. Nous considérons qu’il n’y a aucune échelle logique pour juger la pratique religieuse d’autrui, de la mesurer sans unité de mesure. Aujourd’hui, nous remarquons qu’une barbe qui pousse chez un musulman est un signe suffisant pour l’Administration Pénitentiaire d’une pseudo radicalisation, d’un suivi, d’une fiche S.
... https://a-louest.info/Dossier-prison-3- ... lgames-333
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 04 Mar 2018, 18:32

Projection débat

« Faites sortir l'accusé - Histoire d'une longue peine »

Documentaire de Pierre E. Guérnet, écrit avec Philippe Lalouel

Bagnolet (93) mardi 6 mars 2018
à 20h30, Cinéma Le Cin’Hoche, 6 rue Hoche

Rencontre avec
• le réalisateur Pierre E. Guérnet,
• Delphine Boesel - avocate et présidente de l'Observatoire international des prisons et
• l'équipe du journal L'Envolée.

Pour des vols et des évasions à la fin des années 1980, Philippe Lalouel est en prison depuis 30 ans. Contaminé par le VIH lors d'une transfusion sanguine, il se bat pour ne pas mourir entre les murs. Au fil d'une longue correspondance avec le réalisateur, il prend la parole depuis une prison de haute sécurité et refuse sa destinée de fantôme social.
Autour d'un énième procès aux assises, sa compagne Monique, et un groupe d'amis se battent à ses côtés pour le faire sortir. Une histoire d'amour et d'amitiés qui dévoile une partie de l'implacable machine judiciaire. Le film pose des questions simples : comment la justice a-t-elle fait d'un petit voleur de 19 ans, qui n'a jamais tué personne, un prisonnier à vie ? Dans quelles machinerie les jurés sont ils pris ? Par quel enchantement du droit se retrouve t'on à condamner à la mort lente pour des vols ?
A travers sa vie, le film raconte la justice et les peines de prisons jusqu'à la mort qu'elle inflige.
Un film en lutte. Désespéré mais pas résigné.

Séance unique.
Durée 1h10.

Tarif : 3.50€.

Image

https://www.facebook.com/cinochebagnolet/
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 14 Mar 2018, 16:46

Contre la prison : rencontrons-nous les 15 & 16 mars à Bure, le 17 à Nancy!

Parce que le système repose sur le système de dominations en place, et permet de le conserver : racisme, agisme, sexisme, classisme…

Parce que ce système est riche en institutions judiciaires et punitives : tribunaux, comissariats, prisons, établissements pour mineurs, structures psychiatriques, armée…. Et parce qu’en parallèle les rôles de contrôle social et de punition sont donnés et de plus en plus aux structures dites « sociales » : pôles emplois, écoles, maisons de retraites…

Parce que ce système est chargé en histoire pour le développement de nos sociétés impérialistes et capitalistes. Parce que le nucléaire n’a pu se développer que grâce aux institutions de répression.

Parce que ces structures servent à réprimer nos luttes et nos vies. Mais surtout qu’elles sont le quotidien de celleux qui n’ont pas la bonne gueule, le bon accent, le bon âge ou le bon quartier de naissance.

Parce que la justice n’est pas qu’institutions, mais qu’elle se manifeste aussi dans nos façons d’être et de s’organiser (par le système punitif par exemple).

Parce que toute forme d’enfermements est intolérable (pour les humain.es ou les non-humain.es – à bas toutes les cages, laisses et autres zoos).

Parce que la répression ne doit pas être un quotidien (en prison, dans les quartiers, ou autres endroits qui recherchent une indépendance de l’Etat).

A l’heure ou de plus en plus de gravitant.es de la lutte antinucléaire (et pas que) burienne se retrouve incarcéré.es, mutilé.es, privé.es de leurs déplacement. Mais parce que nous voulons élargir l’analyse sur ce système de contrôle, nous invitons à 3 jours de discussions sur ces questions.

AU PROGRAMME

*Jeudi 15 et vendredi 16, à la maison de résistance, Bure :

Jeudi
10h Discussion générale sur la taule
13h30 Atelier d’écriture et de dessin sur la question carcérale et/ou à destination des copaines en détention
16h Emission de radio (enregistrement) et/ou continuité de l’atelier précédent
Le soir : Proj (à préciser) & discut sur les femmes en prison

Vendredi
10h Atelier théâtre
13h30 Débat mouvant sur l’enfance & l’enfermement de l’enfance
16h Arpentage (forme de lecture collective d’un texte) de Milot l’incorrigible avec des membres du collectif qui l’a écrit,
Le soir : à préciser

Si tu veux proposer un atelier, une discussion etc, n’hésites pas ! Envoie un mail à aburecross(at)riseup.net

*Samedi 17, au CCAN, Nancy : Convoi depuis Bure, Projection de La mort se mérite à 15h, apéro

https://vmc.camp/2018/03/04/contre-la-p ... 7-a-nancy/
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Re: Luttes en prison et au dehors

Messagede bipbip » 16 Mar 2018, 20:41

Témoignage débat avec Jean-Marc Rouillan sur la prison

Toulon samedi 17 mars 2018

Jean Marc Rouillan interviendra sur la prison Samedi 17 Mars à 19h au Local
(6 rue corneille, 83000 Toulon).

Son témoignage en tant que personne ayant subit la répression ne peut qu’être intéressant par ses analyses du système carcéral. Ça nous permettra aussi d’échanger sur les moyens de lutter aujourd’hui, de se rendre compte des luttes passées, présentes et à venir et des violences du pouvoir exercées sur les militant(e)s.

Débat important en ces périodes où la répression s’abat tout azimut sur les différentes
composantes des luttes sociales (grévistes, migrant(e)s, zads – nddl,
bure...–, squatteurs, etc.)

http://www.millebabords.org/spip.php?article31470
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