Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 16 Mar 2009, 19:20

(Lettre de 8 des 9 inculpés de l’affaire de Tarnac, à leurs juges.)

Voilà quatre mois que le feuilleton médiatico-judiciaire intitulé l’"affaire de Tarnac" ne cesse de ne plus vouloir finir. Julien (Coupat) va-t-il sortir à Noël ? Pour le Nouvel An ? Aura-t-il plus de chance vendredi 13 ? Non, finalement on le gardera encore un peu en prison, enfermé dans son nouveau rôle de chef d’une cellule invisible. Puisqu’il semble que quelques personnes aient encore intérêt à faire perdurer cette mascarade, même au-delà du grotesque, il va nous falloir endosser, encore une fois, le rôle que l’on nous a taillé ("les 9 de Tarnac"), pour un nécessaire éclaircissement collectif. Alors voilà. ...

Primo. Pendant que des journalistes fouillaient jusque dans nos poubelles, les flics reluquaient jusqu’à l’intérieur de nos rectums. C’est assez désagréable. Depuis des mois vous ouvrez notre courrier, vous écoutez nos téléphones, vous traquez nos amis, vous filmez nos maisons. Vous jouissez de ces moyens.

Nous, les neuf, nous les subissons, comme tant d’autres. Atomisés par vos procédures, neuf fois un, alors que vous, vous êtes toute une administration, toute une police et toute la logique d’un monde. Au point où nous en sommes, les dés sont un peu pipés, le bûcher déjà dressé. Aussi, qu’on ne nous demande pas d’être beaux joueurs.

Deuzio. Bien sûr vous avez besoin d’"individus", constitués en "cellule", appartenant à une "mouvance" d’une fraction de l’échiquier politique. Vous en avez besoin, car c’est votre seule et dernière prise sur toute une part grandissante du monde, irréductible à la société que vous prétendez défendre. Vous avez raison, il se passe quelque chose en France, mais ce n’est certainement pas la renaissance d’une "ultragauche". Nous ne sommes ici que des figures, qu’une cristallisation somme toute plutôt vulgaire d’un conflit qui traverse notre époque. La pointe médiatico-policière d’un affrontement sans merci que mène un ordre qui s’effondre contre tout ce qui prétend pouvoir lui survivre.

Il va sans dire qu’à la vue de ce qui se passe en Guadeloupe, en Martinique, dans les banlieues et les universités, chez les vignerons, les pêcheurs, les cheminots et les sans-papiers, il vous faudra bientôt plus de juges que de profs pour contenir tout ça. Vous n’y comprenez rien. Et ne comptez pas sur les fins limiers de la DCRI pour vous expliquer.

Tertio. Nous constatons qu’il y a plus de joie dans nos amitiés et nos "associations de malfaiteurs" que dans vos bureaux et vos tribunaux.

Quarto. S’il semble aller de soi pour vous que le sérieux de votre emploi vous amène jusqu’à nous questionner sur nos pensées politiques et sur nos amitiés, nous ne nous sentons pas, quant à nous, le devoir de vous en parler. Aucune vie ne sera jamais absolument transparente aux yeux de l’Etat et de sa justice. Là où vous avez voulu y voir plus clair, il semble plutôt que vous ayez propagé l’opacité. Et l’on nous dit que, désormais, pour ne pas subir votre regard, ils sont toujours plus nombreux ceux qui se rendent à des manifestations sans téléphone portable, qui cryptent les textes qu’ils écrivent, qui font d’habiles détours en rentrant chez eux. Comme on dit : c’est ballot.

Quinto. Depuis le début de cette "affaire", vous avez semblé vouloir accorder beaucoup d’importance au témoignage d’un mythomane, aussi appelé "sous X". Vous vous obstinez, c’est courageux, à accorder un peu de foi à ce ramassis de mensonges, et à cette pratique qui a fait l’honneur de la France il y a quelques décennies - la délation. C’en serait presque touchant, si ça ne conditionnait pas l’accusation de chef à l’encontre de Julien, et donc son maintien en détention. Si ce genre de « témoignage » ne justifiait pas des arrestations arbitraires – à l’occasion, par exemple, de quelques balles envoyées par la Poste, ou sur la police, dans l’Hérault, ou à Villiers-le-bel.

Enfin, étant entendu que la marge de liberté qu’il nous reste est désormais fort réduite, que le seul point à partir duquel nous pouvons nous soustraire à votre emprise réside dans les interrogatoires auxquels vous nous soumettez à intervalles réguliers. Que Julien s’est déjà vu refuser quatre demandes de remise en liberté. Qu’il est notre ami. Qu’il n’est rien de plus que ce que nous sommes. Nous décidons qu’à partir de ce jour, dans l’héroïque tradition d’un Bartleby, "nous préférerons ne pas". En gros, nous ne vous dirons plus rien et cela jusqu’à ce que vous le libériez, jusqu’à ce que vous abandonniez la qualification de chef pour lui et de terrorisme pour nous tous. En résumé, jusqu’à ce que vous abandonniez les poursuites.

Pour tous ceux qui, là où ils sont, se battent et ne se résignent pas. Pour tous ceux que le ressentiment n’étouffe pas et qui font de la joie une question d’offensive. Pour nos amis, nos enfants, nos frères et nos soeurs, les comités de soutien. Pas de peur, pas d’apitoiement. Pas de héros, pas de martyrs. C’est précisément parce que cette affaire n’a jamais été juridique qu’il faut transporter le conflit sur le terrain du politique. Ce que la multiplication des attaques d’un pouvoir toujours plus absurde appelle de notre part, ce n’est rien d’autre que la généralisation de pratiques collectives d’autodéfense partout où cela devient nécessaire.

Il n’y a pas neuf personnes à sauver mais un ordre à faire tomber.

Aria, Benjamin, Bertrand, Elsa, Gabrielle, Manon, Matthieu, Yldune sont, avec Julien Coupat, mis en examen dans l’"affaire de Tarnac".

(Publié aussi dans le journal Le Monde, du 17 mars).

Salutations Anarchistes,
Denis, texte repris sur le site des comités de soutien de Tarnac, (arf! und ourf!)
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede georges » 16 Mar 2009, 22:59

De Villiers-le-Bel à Tarnac nouvelles d'un front...

le 15 Mars 2009 Par Benjamin

Souvenez-vous Villiers-le-Bel, la mort des deux adolescents fauchés par une voiture de police, deux jours d'émeutes d'une rare intensité et le déploiement d'une véritable force militaire et de toutes les dernières technologies de la contre insurrection (hélicoptères, drones...). C'était fin novembre 2007.

Février 2008, tout le monde s'en souvient, nous sommes bombardés d'images d'une opération massive d'encerclement du quartier et de perquisitions en série menées par un dispositif policier complètement surdimensionné avec journalistes "embarqués". Arrestations en série, interrogatoires, garde à vues, relaxe pour la plupart, rien, aucun éléments trouvés. Alors on monte encore d'un cran, appels à la délation contre rémunération, et protection spéciale du statut de "témoin sous x". Nouvelles arrestations, cinq personnes sont mises en examen, sur cette seule base, la délation rémunérée.

Qu'en est il aujourd'hui, qui se préoccupe de leur sort sinon leurs amis et les habitants du quartier?

Ils ont tous fait un an de ''prison préventive'', ponctué d'auditions d'un juge d'instruction, mais rien, de l'avis de tous et principalement de la défense, le dossier est entièrement vide. Mais quand il faut des coupables, surtout quand en partie civile on a une soixantaine d'agents des forces de l'ordre, mises à mal, ces forces là, sur le terrain autant que dans le procès pour la mort des jeunes qui piétinne toujours, on ne s'attarde pas sur ce genre de détails.

Fin février de cette année, comme c'est prévu par la loi qui régit la détention préventive, ces cinq personnes ont été représentées devant un juge des libertés pour juger de l'éventualité de leur mise en liberté ou de la prolongation de la détention. Par ce qui semble être un pur hasard ou un dérapage conscient du juge, la première des personnes présentées est libérée... puis par un étrange phénomène qu'on pourra supposer "de couloir", les quatre autres qui ne présentaient rien de plus "à charge" dans leur dossier, voient leur mandat de dépôt prolongé pour six nouveaux mois. Sans perspective de procès. En silence. Personne n'en parle, jamais.

Alors on pourra comprendre que certains s'étonnent de la pourtant déjà minime agitation autour du maintien en détention de Julien Coupat.Qui est finalement loin d'être une exception, un cas isolé...

Il faudrait pouvoir ne pas toujours prendre les choses par le petit bout de la lorgnette, ne pas "réagir" à chaque fois comme si c'était la première fois, ne pas faire mine de découvrir toujours, les rouages de la raison d'état, les comportements politiques dictés par la rente électorale, le journalisme toujours plus ramené à un simple rôle d'échos des dépêches du parti de l'ordre, pas tant du fait d'une quelconque tutelle officieuse sinon du fait d'une incompétence chronique, d'un défaut de sens historique, d'une amnésie crasse, d'un manque d'exigence patent. Les exceptions à cette règle sont beaucoup trop rares pour prétendre sauver la profession, désolé pour eux.

A leur décharge toutefois, c'est vrai qu'on imagine mal comment il pourraient porter à eux seuls la tâche qui devrait revenir à chacun. Nous sommes jusqu'au cou dans une époque ou dire et "parler de" ne suffit plus depuis longtemps, et contribue même peut-être à renforcer le sentiment d'impuissance généralisé. Alors comment faire?

Comment ne plus juste "parler de", mais répondre, pied à pied, chacun à sa manière, à la guerre qui nous est faite.


http://www.mediapart.fr/club/blog/benja ... d-un-front
georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 16 Mar 2009, 23:36

Bravo, Georges (arf!), les infos circulent, rogntudjuuh !
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Alayn » 17 Mar 2009, 00:51

Bonsoir ! Oui, salutations à Georges et bien évidemment à toi Denis et voici d'ailleurs (rendons à Denis... ! arf !) un communiqué que tu m'as envoyé, TRES IMPORTANT pour la suite de la mobilisation autour de la libération de Julien Coupat mais aussi des autres encabanné(e)s politiques:

REUNION DES COMITES DE SOUTIEN DU VENDREDI 27 MARS AU DIMANCHE 29 MARS à LIMOGES

Quand et où ?
-le vendredi 27 mars: rendez-vous à la Maison du Temps Libre, derrière la mairie, espace Blanqui de 20h à minuit.
-le samedi 28 mars: à la salle Blanqui 2, derrière la mairie, de 10h à 15h.
-le samedi 28 à partir de 15h30, à la salle Blanqui 3 jusqu'à dimanche 29 mars 18h.

La Maison du Temps Libre, la salle Blanqui 2 et 3 se trouvent derrière la mairie. Accès par la rue L.Longequeue, qui est entre la mairie et la médiathèque. Il y a un grand portail noir sur la gauche, collé à la mairie, c'est là au fond du parking. On peut s'y garer.
Pour celles et ceux qui ne trouveraient pas, le RDV est fixé devant la mairie à 19h30.

Manger:
-Pour le vendredi soir, chaque comité amène de quoi manger, de quoi faire un buffet avec soit des choses déjà faites à réchauffer -sachant que nous n'avons pas de four (arf ! NDLR !) ou de quoi grignoter.

-Pour le samedi: les gens de Toulouse s'occupe d'amener de quoi faire un petit déj.
-Pour le midi: une ville doit s'occuper d'amener de quoi faire des sandwichs et des salades froides. qui s'en occupe ? Mettre la réponse sur la boîte indiquée en dessous.
-Pour le soir: Limoges s'occupe des courses pour un repas chaud.

Pour dimanche:
-Matin: Toulouse pour le petit déj toujours !
-midi: comme pour le samedi, une ville doit se "désigner" ! (arf !)
-Pour le pain: Limoges s'occupe de le faire.

Logement:
-Penser à amener des matelas de camping et des sacs de couchage.
On peut loger 55 personnes le vendredi soir et jusqu'à 70 personnes le samedi soir. (logement en dortoir).
Pour celles et ceux qui veulent être plus tranquilles (arf !) vous pouvez réservez des chambres dans des auberges de jeunesse.... Une voiture au moins sera à votre disposition sur place.
-Auberge de jeunesse à St Junien, Abbaye de St-Amand: 05/55/02/22/79 (http://www.fuag.org)
-Auberge "Le Souffle Vert" à Cussac, 14 rue St Matthieu: 05/55/30/09/70.

PROPOSITIONS POUR LE CONTENU POLITIQUE:
-Le vendredi soir: on parle des situations locales de chaque comité et on présente le programme des discussions du samedi.

-Le samedi:
1) Discussion sur comment continuer sur l'affaire de Tarnac. Ecriture d'un communiqué commun pour Julien.
2) L'opacité comme pratique collective assumée.
3) Discussion au sujet des limites du seul soutien, avec l'idée de s'appuyer sur le texte "préliminaires à toute lutte anti-carcérales" (qui circulera sur les mails d'ici la rencontre).
4) Discussion autour du contre sommet de l'OTAN à Strasbourg début Avril avec l'idée de l'écriture d'un communiqué commun.

La Boîte prévue pour cette rencontre: reunion.comite@gmail.com

A envoyer sur la boîte le + rapidement possible:
-Nous prévenir de la bonne réception de ce mail.
- Nous prévenir de combien de personnes viennent (1 à 3 personnes maximum par comité pour une question d'organisation).
-Nous prévenir de qui s'occupe du repas du samedi et du dimanche midi.
Alayn
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Nico37 » 25 Mar 2009, 18:15

Ce que contient le dossier d’instruction de l’affaire Tarnac
LE MONDE | 25.03.09 | 15h07


L'ensemble atteint déjà la hauteur de sept à huit Bottin. Le dossier de l'affaire Tarnac, que Le Monde a pu consulter, près de mille pièces et procès-verbaux numérotés, peut être scindé en deux. D'un côté, sept mois de filatures, d'écoutes, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 16 avril 2008; de l'autre, quatre mois d'instruction, toujours en cours depuis la mise en examen, le 15 novembre 2008, de neuf personnes accusées de terrorisme et pour certaines, de sabotage contre des lignes SNCF en octobre et en novembre 2008.

Bertrand Deveaux, 22 ans, Elsa Hauck, 24 ans, Aria Thomas, 27 ans, Mathieu Burnel, 27 ans, puis Gabrielle Hallez, 30 ans, Manon Glibert, 25 ans, Benjamin Rosoux, 30 ans, et Yildune Lévy, 25 ans, ont tous, depuis, recouvré la liberté sous contrôle judiciaire. Seul, Julien Coupat, 34 ans, considéré comme le chef, reste incarcéré.

Le dossier a beau être dense, il ne contient ni preuves matérielles ni aveux, et un seul témoignage à charge, sous X, recueilli le 14 novembre. Les rares confidences lâchées lors des gardes à vue ont été corrigées depuis. "Ils [les policiers] ont tout fait pour me faire dire que Julien Coupat était un être abject, manipulateur", affirme le 22janvier Aria Thomas à Yves Jannier, l'un des trois juges instructeurs du pôle antiterroriste. "Pour que les choses soient claires, poursuit-elle, je n'ai jamais pensé, ni cru ou eu le sentiment que Benjamin Rosoux ou Julien Coupat soient prêts à commettre des actes de violence." Suit cet échange, le 13février, entre le juge Thierry Fragnoli et Julien Coupat, dépeint par le témoin sous X comme un «gourou quasi sectaire», enclin à la violence politique.

"UNE ESPÈCE DE CHARLES MANSON DE LA POLITIQUE"

– Le juge: "Pensez-vous que le combat politique puisse parfois avoir une valeur supérieure à la vie humaine et justifier l'atteinte de celle-ci?
– Julien Coupat: "Ça fait partie (…) du caractère délirant de la déposition du témoin 42 [sous X] tendant à me faire passer pour une espèce de Charles Manson de la politique (…) Je pense que c'est une erreur métaphysique de croire qu'une justification puisse avoir le même poids qu'une vie d'homme."
Il arrive parfois que le juge tâte le terrain à ses dépens. – "J'imagine que votre ami Coupat et vous-même, de par vos formations et vos goûts, vous vous intéressez à l'histoire (…) des grands mouvements révolutionnaires. Est-ce le cas?", demande-t-il le 8 janvier à Yildune Lévy, la compagne de Julien Coupat.
– "Pour ce qui me concerne, je m'intéresse plus à la préhistoire", rétorque l'étudiante en archéologie.

Séparément, le couple Lévy-Coupat livre une même version pour justifier, au terme de multiples détours, leur présence, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, à proximité d'une des lignes SNCF endommagées. Elle: "On a fait l'amour dans la voiture comme plein de jeunes." Lui: "On s'est enfoncés dans la campagne pour voir si nous étions suivis et nous n'avons eu aucun répit, puisque, où que nous allions, 30 secondes après s'être arrêtés, même dans les endroits les plus reculés, il y avait des voitures qui surgissaient."

Tous deux s'accordent sur leur voyage de "tourisme", en janvier 2008, et le franchissement clandestin de la frontière des Etats-Unis depuis le Canada. Cette information, transmise par les Américains, motivera l'ouverture de l'enquête préliminaire. "Pour moi, refuser de se soumettre volontairement au fichage biométrique est un principe éthique", justifie Julien Coupat.

Les neuf reconnaissent leur engagement militant et leur présence lors de manifestations qui ont pu donner lieu à des affrontements, tel le contre sommet de l'immigration à Vichy en novembre2008. Mais ils récusent l'étiquette de "structure clandestine anarcho-autonome entretenant des relations conspiratives avec des militants de la même idéologie implantés à l'étranger" que leur attribue la sous-direction à la lutte antiterroriste (SDAT), sur la "base des informations communiquées par la direction centrale du renseignement intérieur", non jointes. Les sabotages ont été revendiqués le 9 novembre 2008 à Berlin. – "Si ce sont des Allemands qui revendiquent, ça semble être une explication", relève Yildune Lévy.

La police a déployé d'importants moyens comme en témoignent les très nombreuses écoutes téléphoniques et interceptions de courriers électroniques des mis en examen et parfois de leurs parents, bien avant les interpellations. Une enveloppe à bulle contenant une clé, envoyée par Julien Coupat depuis la Grèce en septembre 2008, au domicile de son père à Rueil-Malmaison, est ainsi ouverte avant d'être distribuée. Des caméras de surveillance ont été posées autour de la ferme du Goutailloux à Tarnac (Corrèze) – considérée comme la base du groupe – et au domicile parisien de Yildune Levy et Julien Coupat.

LA SURVEILLANCE DU GROUPE NE DATE PAS D'HIER

Les filatures s'enchaînent, minutieuses mais peu démonstratives. Au fil des pages, on découvre les «albums photos» de tous ceux qui ont fréquenté les lieux. Les manifestations de soutien recensées à l'étranger sont maigres: un engin incendiaire devant la porte de l'AFP à Athènes, des boules de Noël contre le consulat français à Hambourg.

L'interpellation des neuf, le 11 novembre 2008, trois jours après le sabotage constaté sur plusieurs lignes TGV, donne lieu à de nouvelles investigations: brosses à dents, rasoirs, sacs de couchage, manteaux, bouteilles, mégots sont examinés au plus près pour récupérer les ADN. Un sac poubelle noir contenant deux gilets pare-balles coincés dans une cheminée au Goutailloux est trouvé. "Je n'ai jamais vu ce sac auparavant", dira Benjamin Rosoux au juge. Les expertises des gendarmes sur les crochets métalliques fixés aux caténaires n'ont rien donné, pas plus que l'étude des lieux. Un responsable de la maintenance SNCF précise que le dispositif malveillant "ne peut en aucun cas provoquer un accident entraînant des dommages corporels".

La surveillance du groupe ne date pourtant pas d'hier comme l'atteste, en 2005, l'enquête pour blanchiment versée à l'instruction. Elle fait suite au signalement opéré par Tracfin dès l'achat du Goutailloux. "Julien Coupat et Benjamin Rosoux seraient membres de mouvances anarcho-libertaires et auraient participé, à ce titre, à de nombreuses actions contestataires", justifie la cellule antiblanchiment de Bercy. La police financière note que Julien Coupat fait l'objet d'une fiche RG créée le 26 décembre 2002 [date qui correspond à l'occupation de Nanterre par des étudiants], modifiée le 28 octobre 2005 pour "mise sous surveillance". Même chose pour Gabrielle Hallez et Benjamin Rosoux. Jusqu'ici, aucun n'a fait l'objet d'une condamnation.

Les enquêteurs ont saisi et décortiqué les lectures du groupe. Le livre l'Insurrection qui vient, attribué à Julien Coupat, – ce qu'il nie –, figure dans le dossier. Il voisine avec un document Internet, traduit de l'allemand sur des produits AEG "sans sueur, sans sciage, le crochet en forme de griffe pour les bricoleurs".

Conscients que les résultats des commissions rogatoires internationales lancées par les juges vont prendre du temps, les avocats, Irène Terrel, défenseure de quatre des mis en examen et William Bourdon, conseil de Yildune Lévy, s'apprêtaient, mercredi 25 mars, à adresser un courrier au juge Thierry Fragnoli lui demandant de se déclarer incompétent et de se dessaisir du dossier. Un dossier qu'ils ont l'intention, avec leurs confrères Dominique Vallés et Philippe Lescène, de commenter, le 2 avril, devant la presse dans les locaux de la Ligue des droits de l'homme.

Isabelle Mandraud
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 25 Mar 2009, 19:12

Arf! tu m'as devancé d'une petite heure Nico37, je viens juste de recevoir l'article sur ma boite-mail et j'allais le mettre sur le forum, bravo à toi.

J'ai aussi celle-ci qui me vient des comités de soutien, par celui de Tarnac, avec qui je suis en étroite communication, Denis (ourf!) ->

_________________________________________________________________________________________

Le 19 mars avaient lieu partout en France des manifestations, notamment appelées par les différents syndicats qui réclament des mesures en réponse à la crise économique.

En de nombreux endroits les fins de manifestations ont été l’occasion d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, ces dernières procédant à des arrestations massives. De peur de "graves troubles sociaux", le gouvernement veut visiblement signifier que quiconque lutte avec un peu trop de détermination risque d’être arrêté, et mis en prison.

La banalisation de l’arbitraire et des mesures d’exception ne concerne pas seulement les procédures antiterroristes. Il s’agit aussi des toujours plus fréquentes arrestations de fin de manif, des comparutions immédiates, des grossiers montages policiers visant à "charger" des manifestants pris au hasard, etc.

Entre autres opérations répressives de ce 19 mars, notons :
à Paris, à la suite d’incidents place de la Nation (où se terminait la manifestation), 300 interpellations, 49 poursuites judiciaires.
à St Nazaire, après de longs affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, 8 comparutions immédiates, 7 peines de prison ferme. (10 autres personnes passeront plus tard en procès, dont 2 ont été maintenues en détention)
à Toulouse, lors d’une redistribution de nourriture au Monoprix par 300 personnes, intervention des BACs : une personne blessée à l’oeil par un flashball. S’en suivent des affrontements, 5 arrestations.
à Nantes, où des commerces ont été saccagés après la manif syndicale, 5 arrestations.

Mais aussi à Clermont-Ferrand, arrestation pour des tags, à Rouen, arrestations après le saccage du Medef, à Lyon, arrestations après une manifestation sauvage, et certainement bien d’autres encore.

Tentative de tuer dans l’oeuf une radicalisation du mouvement social que tout le monde pressent ? A double tranchant... Si la police et la justice échouent à distiller la peur des arrestations, des tabassages et de la prison, c’est toujours plus de rage qu’ils devront affronter.
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Alayn » 26 Mar 2009, 02:16

Bonsoir ! Oui, sur ce coup-là, Nico37 nous a devancé Denis ! (arf !) Bravo à lui !
Salutations Anarchistes !
Alayn
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Sed » 26 Mar 2009, 10:12

Y avait la sinistre comique ministre hier à canal+ (télé de merde, comme les autres télés commerciales de merde, note en passant) Michelle Aliot-Marie (orthographe approximative, pour ce qu'on s'en fout). Dialogue (de mémoire) :
- Journaliste (de merde) : mais, il paraît que le dossier est vide, Le Monde a eu accès au dossier, y a rien.
- MAM : j'ai accès à des informations qui prouvent que le dossier est pas vide.

J'imagine que certains ici ont rien d'autre à faire que chercher les traces sur le web de cette connerie d'émission. S'ils trouvent des liens...
(Certes, mon message n'est pas ce qui se fait de plus sérieux, mais bon...) (si fallait suivre à la trace les comiqueries de tous les blaireaux du monde, on n'aurait pas fini...) (on serait flic tiens)
(ce message s'auto-détruira d'ici un mois)
Modifié en dernier par Sed le 04 Mai 2009, 09:23, modifié 1 fois.
Sed
 
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 26 Mar 2009, 19:51

Arf! mon bon Sed, c'est pas la première fois que MAM ment, d'abord c'est son métier, et puis elle ne doit pas perdre la face la s******e (modéré par VB),
imagine qu'elle dise le contraire, c'est à dire la vérité : "et bien vouii, le dossier est vide, mais Julien est sous la juridiction des lois d'exception, là où nous
l'avons volontairement collé, avec des fausses preuves, et ce depuis plusieurs années de surveillance ", et ce par la volonté de Nicolas Sarkozy, le c*****d (modéré par rick roll)
qui était à l'époque sinistre de l'intérieur, et qui voulait et veux toujours faire des exemples pour que le populo ne se révolte pas parce qu'il savait, et la situation
actuelle le démontre, qu'en état de crise la révolte gronde et qu'il faut la museler; plus de 600 000 gardes à vue l'année dernière !!!!!

pour la manif du 31 janvier (environ 2500 personnes), 1200 poulets, en civile ou en armure, c'est clair !!!
(soit deux manifestants pour surveiller un flic, si on le prend avec le sens de l'humour, (arf!) )

Et au premier débordement, à force de faire de la provoc, il pourra envoyer ses chiens et se justifier allègrement.

J'ai eu une bonne discution avec Serge Utgé-Royo samedi dernier (et Bruno Daraquy); serge se produit avec des chansons TRES engagés, où il fustige l'Etat et ses sbires.
Il n'a pas eu pour l'instant de Pb avec la justice, mais il suffit d'une lettre anonyme qui l'accuse (je cite ses propos) par exemple de pédophilie, et HOP, en garde à
vue et en préventive pour plusieurs mois ! Nous ne sommes plus en démocratie, si tant est que nous ne l'ayons jamais été d'ailleurs.

Il suffit de pas grand chose pour être en dictature, et la suppression du juge d'instruction (voir l'article de Roberd Badinter , où-est ce que je l'ai mis celui-là, rogntudju!)
le démontre admirablement.

Un dernier exemple, la totalité des portables de moins de 2 ans, sont utilisés comme micro-espions, et ce n'est pas une blague, même étteints.
Il suffit d'un petit logiciel rajouté, lors d'une mise à jour ou d'un téléchargement anodin de musique, et HOP, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI),
peut écouter tout ce qui se passe autour de vous - surveillez la vitesse d'usure de vos batteries !!!

La seule façon de ne pas être espionné, c'est de RETIRER la batterie, ou de ne pas avoir de portable, mais là, vous devenez suspect, et donc terroriste, au sens des lois d'exeptions !!!

Denis, Ingénieur Anarchiste en Electronique !
OURF!
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 26 Mar 2009, 20:04

Du Comité de Tarnac, reçu à l'instant (arf!) :

______________________________________

La journée d’hier a été l’occasion de pseudos rebondissements dans l’affaire dite de Tarnac.

Dans un premier temps, un article du journal Le Monde revient à nouveau sur l’enquête judiciaire : une journaliste ayant visiblement eu accès à l’intégralité du dossier d’instruction. Décrivant sur toute une page ce qu’elle y a découvert, elle en arrive à cette conclusion (la même que tous ceux qui ont pu accéder à ces informations) : la justice ne dispose d’aucun élément matériel permettant d’étayer l’accusation "d’association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste". L’article détaille par ailleurs les mesures toujours plus délirantes qui furent mises en oeuvre pour surveiller Julien pendant plusieurs mois : écoutes, caméras dans les arbres, intervention des services financiers, courrier ouvert, filatures, enquêtes de voisinage, etc.

Quelques heures après la sortie de cet article, l’accusation s’est fendue d’une brève contre-attaque. "Non non le dossier n’est pas vide" : la police prétend avoir "découvert" plusieurs documents informatiques permettant de légitimer l’accusation de terrorisme : des textes évoquant l’ouvrage "l’Insurrection qui vient", une quittance EDF ("qui aurait pu servir à d’éventuelles falsification"), et un "manuel" de 60 pages (!) expliquant la fabrication de bombes artisanales. La police et le parquet sont visiblement à la peine pour tenter de relancer l’intérêt pour cette affaire. Personne ne croira sérieusement à la "découverte", sur des ordinateurs saisis il y a 4 mois déjà, de "nouveaux" documents accablants. Il ne faut pas plus de quelques heures pour faire le tour d’un disque dur. Une partie du matériel informatique a d’ailleurs été inspectée durant les gardes à vues. Ces documents sont-ils si crédibles qu’il n’a même pas été nécessaire de les évoquer plus tôt dans l’enquête ? Où découlent-ils de pures falsifications ? Ces basses manoeuvres sont celles d’une accusation visiblement en perte d’arguments.

Malgré la grossièreté de telles opérations, il n’en a pas fallu beaucoup plus à certains médias pour relayer cette information "croustillante", participant (encore une fois) pleinement à cette nouvelle opération de propagande (qui vise à faire oublier la faiblesse du dossier d’instruction). La police se délecte : elle a non seulement réussi à réactiver l’imaginaire terroriste (grâce au simple mot "bombe"), mais elle prétend à partir de ces "nouveaux éléments" pouvoir user de cette spécificité française qu’est l’accusation d’"association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste" - qui permet des condamnations préventives sur des présomptions d’intention, même quand aucun acte ne peut être imputé aux inculpés. Gageons que ces pseudo révélations feront long feu, comme nombre d’éléments dans cette affaire qui, avant d’être totalement décridiblisés, furent brandis victorieusement par les fins limiers de la SDAT. Il serait d’ailleurs temps que l’accusation cesse de se ridiculiser jour après jour.

Rappelons enfin que cette offensive intervient alors que les inculpés ont publié il y a peu une lettre ouverte à leurs juges, et tandis que le pouvoir accentue les opérations répressives dans la crainte de troubles sociaux (poursuites judiciaires à la suite de la manif du 19 mars, lois anti-bandes, réincarcération de Farid, sommet de l’OTAN).
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Nico37 » 27 Mar 2009, 21:11

Pseudos rebondissements dans l’affaire dite de Tarnac.

La journée d’hier a été l’occasion de pseudos rebondissements dans l’affaire dite de Tarnac.

Dans un premier temps, un article du journal Le Monde revient à nouveau sur l’enquête judiciaire : une journaliste ayant visiblement eu accès à l’intégralité du dossier d’instruction. Décrivant sur toute une page ce qu’elle y a découvert, elle en arrive à cette conclusion (la même que tous ceux qui ont pu accéder à ces informations) : la justice ne dispose d’aucun élément matériel permettant d’étayer l’accusation "d’association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste". L’article détaille par ailleurs les mesures toujours plus délirantes qui furent mises en oeuvre pour surveiller Julien pendant plusieurs mois : écoutes, caméras dans les arbres, intervention des services financiers, courrier ouvert, filatures, enquêtes de voisinage, etc.

Quelques heures après la sortie de cet article, l’accusation s’est fendue d’une brève contre-attaque. "Non non le dossier n’est pas vide" : la police prétend avoir "découvert" plusieurs documents informatiques permettant de légitimer l’accusation de terrorisme : des textes évoquant l’ouvrage "l’Insurrection qui vient", une quittance EDF ("qui aurait pu servir à d’éventuelles falsification"), et un "manuel" de 60 pages (!) expliquant la fabrication de bombes artisanales. La police et le parquet sont visiblement à la peine pour tenter de relancer l’intérêt pour cette affaire. Personne ne croira sérieusement à la "découverte", sur des ordinateurs saisis il y a 4 mois déjà, de "nouveaux" documents accablants. Il ne faut pas plus de quelques heures pour faire le tour d’un disque dur. Une partie du matériel informatique a d’ailleurs été inspectée durant les gardes à vues. Ces documents sont-ils si crédibles qu’il n’a même pas été nécessaire de les évoquer plus tôt dans l’enquête ? Où découlent-ils de pures falsifications ? Ces basses manoeuvres sont celles d’une accusation visiblement en perte d’arguments.

Malgré la grossièreté de telles opérations, il n’en a pas fallu beaucoup plus à certains médias pour relayer cette information "croustillante", participant (encore une fois) pleinement à cette nouvelle opération de propagande (qui vise à faire oublier la faiblesse du dossier d’instruction). La police se délecte : elle a non seulement réussi à réactiver l’imaginaire terroriste (grâce au simple mot "bombe"), mais elle prétend à partir de ces "nouveaux éléments" pouvoir user de cette spécificité française qu’est l’accusation d’"association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste" - qui permet des condamnations préventives sur des présomptions d’intention, même quand aucun acte ne peut être imputé aux inculpés. Gageons que ces pseudo révélations feront long feu, comme nombre d’éléments dans cette affaire qui, avant d’être totalement décridiblisés, furent brandis victorieusement par les fins limiers de la SDAT. Il serait d’ailleurs temps que l’accusation cesse de se ridiculiser jour après jour.

Rappelons enfin que cette offensive intervient alors que les inculpés ont publié il y a peu une lettre ouverte à leurs juges, et tandis que le pouvoir accentue les opérations répressives dans la crainte de troubles sociaux (poursuites judiciaires à la suite de la manif du 19 mars, lois anti-bandes, réincarcération de Farid, sommet de l’OTAN).
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 27 Mar 2009, 23:09

Arf! Nico37, tu as repris mon post, juste au-dessus; au moinsse, l'info circule,

Salut à toi, Denis (ourf!)
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entretien avec Matieu Rigouste

Messagede georges » 29 Mar 2009, 23:20

entretien en 3 parties avec Mathieu Rigouste, sociologue, sur la construction de "l'ennemi intérieur"





georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 01 Avr 2009, 18:18

Salut à toutes et tous (arf!)

Intervention de Noël Mamère VS Rachida Dati (que je qualifie sans aucun état d'âme d'ORDURE de cette république bananière, tout comme Nicolas Sarkozy ou Michelle Aliot-Marie, c'est un FAIT, et non une insulte) ref/Robert : Ordure: "toute matière ou personne qui souille et répugne" en l'occurence ici c'est la démocratie et la liberté d'expression, ainsi que
la présomption d'innocence qui est souillée (arf!)

-> http://orailec.free.fr/CSA/01042009_Aquarium.avi

Pour la 2ème fois, Noël Mamère est intervenu à l'assemblée pour défendre Julien Coupat, notament pour déclasser les accusations contre Julien en droit commun,
comme son avocate l'avait déjà demandé.

Dati a retracé l'histoire en précisant à chaque étape que les juges étaient "indépendant" et garde l'accusation en terme de lois d'exception (anti-terroriste),
soutenant que des actes de malveillance, gràves, sont survenues sur des lignes de la SNCF, mettant en cause la sécurité des voyageurs, ansi que d'autres éléments, relatifs à la confection d'explosifs.

1) les actes de malveillance ont été revendiqués par d'autres personnes -> http://orailec.free.fr/CSA/revendic_Tarnac.pdf
2) les explosifs, ma cache !, rapport de la SDAT : http://orailec.free.fr/CSA/rapport_sdat0.pdf

Et le pire, c'est qu'elle se réclame d'être attachée à la présomption d'innocence, l'ORDURE !!!

Salutations Anarchistes, Denis.(ourf!)
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede FRED » 01 Avr 2009, 18:32

houé l'explosif c'est un rajout, quant au discoure c'est la sixième dimension, elle parle pas de la même affaire c'est bidon.
* « Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.

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