la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 15 Aoû 2018, 22:38

Rennes. Condamné à un an de prison ferme, le zadiste conteste

Un homme de 32 ans comparaissait, ce mardi, devant la Cour d’appel de Rennes. Il avait été condamné à un an de prison ferme pour des violences lors de l’évacuation de la Zad.

Les slogans criés par ses camarades devant la Cour d’appel de Rennes s’engouffrent parfois dans la salle d’audience. Mais pas sûr que J.B. les entende depuis son box vitrifié. Ce mardi, l’homme de 32 ans a été extrait de sa cellule pour contester sa condamnation à un an de prison ferme, prononcée mi-mai par le tribunal correctionnel de Nantes. Il est accusé d’avoir jeté des pierres contre les gendarmes mobiles, six jours après le début de l’évacuation de la Zad.

Il nie en bloc

Ce matin du dimanche 15 avril, un groupe de zadistes répond à la présence des forces de l’ordre par des jets de projectiles. D’après le récit de deux gendarmes et d’un officier, J.B., équipé d’un bouclier, d’un gilet pare-balles et d’un protège-tibia, est identifié en train de jeter des pierres. L’une atterrit sur le casque d’un militaire en le blessant légèrement. La riposte au gaz lacrymogène fuse. J.B. est interpellé. Il aurait donné un coup au gendarme lors de l’opération.

Devant les juges rennais, J.B. avance une autre version : il n’a jeté aucune pierre. Son identification formelle par les deux gendarmes ? « Il y avait tellement de gaz lacrymogènes qu’il était difficile de voir quoique ce soit », rétorque le zadiste. Son équipement paramilitaire ? « C’était pour protéger les copains. » Les coups lors de l’arrestation ? « C’est sa parole contre la mienne. »

... https://www.letelegramme.fr/ille-et-vil ... 052740.php
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 23 Aoû 2018, 21:18

Arrestation de Loïc Citation

après plusieurs semaines de cavales, notre ami Loïc Citation a été retrouvé par la police et placé en garde à vue. On imagine qu’il va être envoyé en détention pour une durée indéterminée, jusqu’à ce que son procès arrive.

Cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt européen qui avait été déposé à son encontre pour des faits qu’il aurait commis lors du G20 à Hamburg. Loïc a alors choisi la cavale, objectant qu’il n’accepterait de se rendre que si la justice acceptait d’annuler 3 de ses procès « qui sont illégitimes au regard de la vérité et de [ses] principes légalistes. »
Voir ce texte qu’il a écrit pour les personnes qui ignorent sa situation : https://blogs.mediapart.fr/loiccitation ... -la-cavale

Voir ce message écrit par sa soeur :

« Loïc est en garde à vue. Il était rentré quelques jours à la maison pour voir la famille, tout en gardant pas mal de précautions.
ça n’a pas suffit. on a sous estimé les caméras et les écoutes téléphoniques.
Ils sont rentrés comme d’habitude, à 15 minimum, de façon violente et déterminée (je veux bien que ce soit le processus, mais si t’es cardiaque, tu meurs direct…)
Même pas le temps de respirer…
La porte est abimée.
C’est sans doute la dernière garde à vue… d’autres infos arrivent dès qu’on en sait plus. »

Face à cet acharnement judiciaire, il nous est impossible de rester silencieux.ses !

Soyons aussi fort.e.s que Loïc a pu l’être durant ces dernières mois !

Il a été pour nous tous.tes à Bure un exemple de sagesse et de courage que nous ne devons pas oublier, et surtout pas aujourd’hui.


https://vmc.camp/2018/08/19/arrestation ... -citation/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 25 Aoû 2018, 12:48

Nancy

Audience musclée pour un anti-Bure

La cour d’appel de Nancy a autorisé l’extradition en Allemagne d’un jeune militant anti-nucléaire lors d’un procès tendu marqué par l’expulsion de son frère.

... https://www.estrepublicain.fr/edition-d ... -anti-bure
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Aoû 2018, 15:42

NDDL: en prison depuis avril, un manifestant relaxé

Il avait été condamné à un an de prison pour "violences volontaires aggravées" contre les forces de l'ordre.

Un homme de 32 ans, en détention depuis son interpellation en avril lors des expulsions à Notre-Dame-des-Landes, condamné à un an de prison, a été relaxé en appel des faits de violences volontaires aggravées contre les forces de l'ordre. Le prévenu a toutefois été condamné à une amende de 500 euros avec sursis pour refus de prélèvement ADN, selon l'arrêt rendu mercredi par la cour d'appel de Rennes.
Condamné à un an de prison en première instance

Il avait été interpellé le 15 avril dernier à Vigneux-de-Bretagne (Loire-Atlantique) lors des opérations d'évacuation du site prévu pour l'aéroport, abandonné en janvier par le gouvernement. Le prévenu avait été mis en examen notamment pour "violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique sans incapacité", "violence aggravée" sur deux gendarmes mobiles et refus de prélèvement ADN. Il avait été condamné à un an de prison le 17 mai par le tribunal correctionnel de Nantes.

Dans son arrêt, la cour d'appel considère que les faits présumés de violence, que le prévenu a toujours contestés, n'ont pu être établis. En conséquence, la cour relaxe l'appelant "des fins de la poursuite pour les infractions de violences volontaires aggravées", mais le déclare coupable d'avoir refusé un prélèvement ADN

... https://www.lexpress.fr/actualite/socie ... 32023.html
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Aoû 2018, 23:06

Le parquet ne lâche pas JB et se pourvoit en cassation

d’après Ouest-France : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la- ... on-5938837

https://expansive.info/Proces-zad-Relaxe-de-JB-1118
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 08:23

Lyon
Le Collectif 21 octobre appelle à un rassemblement jeudi 13 septembre : « ne nous laissons pas priver de la liberté de manifester »

Le collectif du 21 octobre a porté plainte contre la garde à vue à ciel ouvert de 700 jeunes sur la place Bellecour pendant le mouvement social contre la réforme des retraites de 2010. Le 22 février 2018, devant la cour d’appel de Lyon, un rassemblement, réussi, a eu lieu. Contre toute attente, l’affaire a été renvoyée au 13 septembre 2018 à 11h. Nous vous appelons à venir nous rejoindre pour défendre les libertés fondamentales dont la liberté de manifester.

Garde à vue à ciel ouvert à Lyon Que s’est-il passé le 21 octobre 2010 ?

En pleine mobilisation sur les retraites, des centaines de manifestantEs, empêchéEs de manifester, ont été séquestréEs, humiliéEs et contrôléEs au faciès pendant des heures par des forces de police en nombre disproportionné. En bref, une garde à vue de 700 personnes pendant plus de 7 heures sans justification, dans des conditions choquantes.
Rappelons qu’ une personne en garde à vue, a le droit de voir immédiatement un avocat, un médecin, d’aller aux WC et de savoir ce qu’on lui reproche ! Face à ce déni de justice, dès le lendemain, individus et organisations se sont réunis pour dénoncer cette violation des droits fondamentaux, ces méthodes policières. En solidarité avec les victimes de cette séquestration et de cette discrimination au faciès, le collectif du 21 octobre était né, composé d’individus, de 40 organisations politiques, associatives et syndicales.

Contre l’utilisation du « kettling »
Dans un contexte où cet enfermement préventif de manifestant-es tend à se développer.

Contre les exfiltrations au faciès
Depuis 2010, en effet, la répression ne fait que progresser contre les militant-es qui revendiquent la justice sociale, le partage des richesses, la solidarité avec les réfugié-es, la lutte contre le racisme. Petit à petit, ce sont nos libertés qui sont grignotées.
Tous et toutes ( Syndicats (FSU, SAF, UD – CGT69, Solidaires69, UNEF, UNL), associations (ATTAC, FCPE, LDH, MRAP 69, Planning Familial 69, SOS Racisme Rhône), organisations politiques (les Alternatifs, COVRA, Gauche alter Lyon, Gauche Unitaire, NPA69, PCF69, PG69). ne nous laissons pas faire.

Le collectif 21oct 2010, grâce à une bataille unitaire, a permis que cette affaire ne soit toujours pas classée et pour nous, c’est déjà une victoire. Une victoire à consolider le 13 septembre 2018, en obtenant l’appel du non-lieu.

Où en sommes-nous en 2018 ?

En janvier 2011, une plainte collective a été élaborée sur la base de témoignages (16 plaignantEs en individuel et de 19 organisations La plainte a été déposée devant le procureur de la République. En juillet 2011, le collectif de plaignantEs, défendu par Me Sayn, s’est constitué partie civile.

Il accuse les services de la sécurité publique :

1 - de détention arbitraire, de violation des libertés individuelles (droit d’aller,venir), de manifester,

2- -d’avoir mis en place un mécanisme d’exfiltration discriminatoire, au faciès,

3 - d’avoir décidé de ce dispositif hors cadres légaux, sur décisions politiques (Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur à l’époque s’était rendu à Lyon la veille) et sans aucune consultation de magistratEs.

Après des tentatives de délocalisation, l’affaire a été instruite à Lyon par deux juges d’instruction. Cela a permis des investigations, des demandes d’actes et l’audition, par le juge, des organisations membres du collectif 21 octobre, de la police, des différents responsables de la gestion de l’ordre public dont le DDSP (Directeur Départemental de la Sécurité Publique).
Celui-ci assume toute la responsabilité de l’opération, en reconnaissant le côté attentatoire aux libertés, mais en arguant le risque d’insurrection.
Après 7 ans d’instruction, aucun élément au dossier ne permet de dire que ce dispositif mis en place le 21 octobre était proportionné aux risques évoqués.
En 2017, un non-lieu a été prononcé. L’ensemble des personnes individuelles et organisations plaignantes ont fait appel de cette ordonnance. L’appel devait être jugé le 22 février 2018 à la cour d’appel de Lyon où un rassemblement réussi a eu lieu . Cependant, l’affaire a été renvoyée au 13 septembre 2018 à 11h.

La liberté de manifester est un enjeu individuel et collectif fondamental.
Nous n’acceptons pas cette politique de répression des mouvements sociaux, ni cette stratégie
d’enfermement préventif de manifestants et manifestantes qui tend à se renouveler.

Nous vous appelons à venir nous rejoindre pour défendre les libertés fondamentales dont la liberté de manifester. Ce jeudi 13 septembre a 11H devant la cours d’appel de Lyon ( vieux Lyon 24 colonnes)


https://rebellyon.info/Le-Collectif-21- ... a-un-19525
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 13 Sep 2018, 21:33

Loi Travail : la répression continue

Si la Loi Travail a été adoptée à l’été 2016, la répression envers les personnes ayant participé aux protestations contre le texte au printemps continue en revanche à être d’actualité. Jeudi 13 septembre 2018, huit personnes sont convoquées au Tribunal de grande instance de Saint-Étienne (leur avocate va demander un report). Le procès le plus emblématique est celui engagé contre Martin P. On y revient avec des articles du Couac.

... http://lenumerozero.lautre.net/Loi-Trav ... n-continue
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 15 Sep 2018, 14:09

Huit militants d’Attac et d’EELV en garde en vue pour collage de notes en papier sur la vitrine d’une banque

Cinq militants d’Attac et trois d’EELV ont été interpellés jeudi 13 septembre au soir alors qu’ils collaient des stickers sur les vitrines de la Société Générale de la rue du Temple à Paris et placés en garde à vue, a-t-on appris auprès de l’organisation.

Dans un communiqué, l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) a indiqué que ces militants participaient à une action organisée « dans le cadre d’une mobilisation européenne #10YearsOn à l’occasion des 10 ans de la chute de la banque d’affaire Lehman Brothers ».

Les militants parisiens collaient des stickers sur les vitrines de la banque. « Ces stickers donnent le nombre de sociétés offshore créées par les banques visées par cette action, la Société Générale, HSBC, le Crédit agricole, et BNP Paribas et le montant de leurs investissements dans les énergies fossiles », a indiqué Wilfried Maurin, responsables des campagnes d’Attac France joint par l’AFP vendredi.

Conduits au commissariat du 4e arrondissement dans un premier temps, les manifestants ont été placés en garde à vue dans différents commissariats parisiens faute de place, a précisé Wilfried Maurin.

« Alors que les grandes banques visées organisent l’évasion fiscale et financent des projets climaticides, ce sont des militants associatifs dénonçant cette situation qui sont emmenés par la police. Mais qui sont les vrais délinquants ? », s’indigne l’organisation altermondialiste dans son communiqué en demandant la libération immédiate des huit militants.

... https://reporterre.net/Huit-militants-d ... e-notes-en
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 17 Sep 2018, 12:20

Ensemble pour la relaxe des inculpés du 9 avril de Nanterre !

Contre la sélection et la répression abandon des charges contre les étudiants arrêtés le 9 avril 2018 !
Rassemblement Mercredi 19/09 à partir de 8h devant le TGI de Nanterre
179/191 Avenue Frederic et Irene Joliot Curie Nanterre Préfecture (RER A, Bus 304…)


Les facs connurent, au printemps 2018 un large et grand mouvement contre la Loi ORE (loi n°2018-166 du 8 mars 2018 relative à l’Orientation et Réussite des Etudiants). Plus de la moitié furent touchées et ont connu des assemblées générales de masses et vu des milliers de jeunes descendre dans la rue.

La Loi ORE via Parcoursup instaure la sélection qui à pour conséquence la non-affectation de milliers de lycéen.es, comme si il n’avait pas leur place dans l’enseignement supérieur.

Ce mouvement a été marqué par une forte répression tant chez les salarié.es que chez les lycéen.es et étudiant.es.

Après le scandale de Montpellier, où le doyen de la faculté de Droit avait chargé une milice d’extrême-droite de s’attaquer aux étudiant.es mobilisé.es, les présidences d’université ont successivement fermé les sites touchés par les blocages et les occupations prétextant la sécurité afin d’affaiblir la mobilisation. La contestation se généralisant la réponse ne fut pas la fermeture mais les interventions policières. Ainsi les campus de : Nantes, Bordeaux, Paris, Lille, Caen, Dijon, Grenoble, Strasbourg connurent de brutales interventions. Pire les CRS avaient frappé les étudiants et les cheminots rassemblés sur le campus de Lille 2.

C’est dans ce contexte que le 9 avril, la police est intervenue à Nanterre pour déloger les étudiants réunis en assemblée générale malgré la fermeture administrative. Ces derniers longuement séquestrés furent frappés , traînés, plaqués et molestés malgré leur absence de riposte. Du gaz lacrymogène a été utilisé dans la salle. Le résultat de cette opération fut plusieurs blessés dont un grièvement.

A cela s’ajoute l’arrestation de 7 étudiants dont 6 ont été placés en garde à vue alors qu’ils n’opposaient aucune résistance.

L’irruption des CRS dans un amphithéâtre d’université est un fait grave.

Les 6 étudiants de Nanterre placés en garde à vue le 9 avril ont passé la nuit et la journée de mardi 10 avril au poste avant d’être libérés.

Victor, étudiant réprimé de Nanterre, fait le point après sa garde à vue : https://youtu.be/0gZ3RZBmAoI

Pour 3 étudiants le procès devait se tenir le 20 juin mais a été décalé au 19 septembre. Parmi ces 3 étudiants un militant de l’UNEF Nanterre, Victor, est poursuivi pour “violences sur personne dépositaire de l’autorité publique” !

Nous demandons l’abandon des poursuites contre les 3 étudiants qui passent en procès.

#Rassemblement Mercredi 19/09 à partir de 8h devant le TGI de Nanterre
179/191 Avenue Frederic et Irene Joliot Curie Nanterre Préfecture (RER A, Bus 304…)

https://paris-luttes.info/relaxe-des-in ... l-de-10728
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 18 Sep 2018, 02:20

Rennes
Salle de la Cité : L’annulation de la « facture » est légitime !!

Pendant les manifestations intersyndicales et de la jeunesse contre la loi travail en 2016, la salle de la Cité a été occupée par les manifestants à plusieurs reprises.

Compte tenu de la tension et des affrontements, l’Union syndicale Solidaires 35 avait accepté de signer une convention d’occupation de la salle de la Cité à titre gratuit du 3 mai 2016 au 11 mai 2016.

En effet, il était nécessaire dans la situation sociale très tendue de trouver un lieu d’expression de cet important mouvement social.

La ville de Rennes qui soutenait François Hollande et les dispositions modifiant le code du travail a par la suite et très tardivement demandé au syndicat Solidaires 35 de payer une facture de 46 345 euros qui serait liée aux dégradations.

Contestant cette décision, l’Union syndicale Solidaires 35 a déposé un recours auprès du tribunal administratif de Rennes.

L’audience ayant lieu lundi 17 septembre 2018, le délibéré sera connu dans quelques semaines.

Toutefois le rapporteur public a considéré que beaucoup d’éléments de la facture présentée par la maire de Rennes n’étaient pas étayés et a proposé au tribunal de ramener la facture à 24 415 euros.

Ce qui est, à notre avis, est encore trop ! Ceci n’est pas acceptable pour 4 raisons :

AVANT l’occupation de la salle de la Cité, la salle de la Cité était laissée à l’abandon par la mairie et la municipalité de Rennes avait bien l’intention de n’en rien faire privilégiant des sommes colossales pour la rénovation du couvent des Jacobins. C’est ainsi que l’étage de la salle de la Cité était déjà interdite au public puisque la structure menaçait de s’effondrer.
Grâce à l’occupation, le mouvement social a rappelé à la maire de Rennes que la salle de la Cité rebaptisée la « Maison du Peuple » a toujours été un lieu de manifestations populaires, de débats syndicaux et d’expression des luttes.
La somme de 46 345 euros réclamée par la maire de Rennes est loin d’être suffisante pour permettre l’ouverture de la salle de la Cité au public. De l’aveu même de la maire, c’est plus d’1 million d’euros qu’il faut pour permettre l’ouverture de cette salle. Ce qui prouve que les « dégradations » sont marginales dans l’état délabré de la salle de la Cité
Il faut rappeler qu’alors que la convention avec Solidaires 35 n’a été signée que du 3 mai au 11 mai, l’occupation a duré beaucoup plus longtemps et que la salle de la Cité a subi les assauts des pompiers, des forces de police, du raid, etc...

Dans ces conditions, faire porter sur le syndicat Solidaires 35 le coût des réparations apparaît non seulement excessif (ce qu’a pu noter le rapporteur public) mais totalement incongru.

S’il peut être normal que la maire de Rennes subventionne à hauteur de 100 000 euros (auxquels s’ajoutent 190 000 euros de la Région Bretagne, et 30 000 du département) le festival « politikos » qui se déroule seulement sur 4 jours, il serait tout à fait normal qu’une municipalité de gauche subventionne un mouvement social (et culturel) qui a occupé la salle de la Cité et qui s’est déroulé sur plusieurs mois, entraînant des milliers d’acteurs et de participants !

Évidemment, l’Union syndicale Solidaires 35 persiste dans son intention d’être exonérée de toutes représailles financières qui ne sont que la recherche de crispations politiques.

Rennes le 17 septembre 2018

Union Syndicale Solidaires d’Ille et Vilaine


http://www.rennes-info.org/Salle-de-la- ... ulation-de
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 19 Sep 2018, 08:43

Arago la riposte - Banquet des libertés

Mercredi 19 septembre, à partir de 19h le collectif du 22 mai et le Souffle organisent un banquet devant le lycée Arago dans le prolongement de leur lutte contre la répression judiciaire du mouvement social lycéen et étudiant en lutte contre Parcoursup et la loi ORE.

Le 22 mai, en réponse aux résultats de Parcoursup qui viennent alors de tomber où près de 50% des lycéens n’ont reçu aucun voeux positifs, une centaine de personnes décident d’occuper le lycée Arago. Ce geste spontané s’inscrit également suite à une manifestation particulièrement violente où les CRS chargent à plusieurs reprises le cortège de tête, tabassant tout ce qui se trouve devant eux : jeunes masqués ou non, syndicalistes, personnes âgées.

Très vite les CRS encerclent le lycée, chargent les occupants, nassent, cassent, fichent... Les 102 personnes présentes dont une quarantaine de lycéens mineurs sont placés en garde à vue pendant 24h prolongée à 48h pour la plupart d’entres-eux tandis que les vices de procédure se multiplient.

Alors que le jugement de nombreux manifestants sont reportés en octobre et en décembre, d’autres, mis en examens, sont toujours dans le flou total. Il ne s’agit plus ici d’un simple fait divers mais bien d’une affaire politique où tout est mis en oeuvre pour museler la contestation, réduire au silence les lycéens et les étudiants.

Parce que la politisation de la jeunesse est un danger pour le pouvoir, soyons nombreux à ce #BanquetDesLibertés, banquet participatif où chacun est invité à apporter ce qu’il a. Faisons bloc face à la répression policière et face à la justice d’État !

Image

https://paris-luttes.info/arago-la-ripo ... -des-10746
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 20 Sep 2018, 16:06

Prison ferme et avec sursis requise contre trois étudiants de la fac de Nanterre

De nombreux étudiants sont venus soutenir les trois personnes jugées ce mercredi pour des violences contre des policiers, lors du mouvement contre la loi ORE en avril dernier. La décision sera rendue le 17 octobre.

... http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine ... 894908.php
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 20 Sep 2018, 20:44

Opération contre la Société générale : sept militants non violents convoqués au commissariat

Mardi 18 septembre, sept militants d’ANV-COP21, qui menaient une action non violente dans une agence de la Société générale à Poitiers, ont été convoqués au commissariat. Ils dénonçaient par leur action le soutien de la banque aux énergies fossiles.

... https://reporterre.net/Operation-contre ... nvoques-au
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 23 Sep 2018, 16:35

Condamnation d’un syndicaliste de Sud pour diffamation envers le chef de la SIR

Cour d’Appel de Rennes le 10 octobre 2018 : 15h30. Acte 2 d’un procès très politique en... Diffamation

Le secrétaire départemental adjoint du syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine S. Bourgin avait fait l’objet d’une plainte en diffamation déposée par le chef opérationnel de la compagnie d’intervention (ex-SIR) de la police départementale.

Le tribunal correctionnel avait relaxé S. Bourgin du délit d’outrage mais l’avait condamné à une amende de 750 euros dont 400 avec sursis pour « diffamation ». Nous avons fait appel de ce jugement… Et l’appel sera jugé le 10 octobre à 16h. (Place du parlement, Rennes).

Rappel des faits :

Le 16 novembre 2017, une manifestation se déroulait contre les ordonnances Macron. L’union syndicale SUD-Solidaires y appelait et y participait. Le parcours avait été déposé par l’union départementale CGT. Alors que le cortège suivait tranquillement et sans incident le parcours déposé, il arrivait à l’entrée du boulevard de la Liberté venant de la place de Bretagne, la compagnie d’intervention (CDI) armée de boucliers, casques et matraques, a quitté sa position place de Bretagne et a progressé rapidement sur le trottoir le long pour remonter la manifestation.

Alors que la CDI s’apprêtait à charger devant une partie du cortège de SUD, le secrétaire départemental adjoint de SUD-PTT a pris un mégaphone et a fait une intervention spontanée pour alerter les manifestants de la charge imminente de la police.

Dans l’intervention de 30 secondes au mégaphone, le responsable de syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention rapide et son chef opérationnel étaient ceux qui avaient chargé la manifestation le 28 avril 2016 et étaient ceux qui avaient tiré au LBD 40 (Flash-Ball) contre les manifestants étudiants provoquant des blessés et notamment une blessure très grave à un étudiant rennais, celui-ci perdant l’usage d’un œil.

Pour terminer cette intervention le responsable de SUD mettait en garde contre les agissements de la CDI et les provocations policières comme le démontrent deux rapports relatifs aux manifestations à Rennes contre la loi travail (d’Amnesty international publié le 31 mai 2017, « rapport d’information sur les maintiens de l’ordre » à l’initiative de journalistes et de parlementaires.

Ce sont donc ces propos qui sont considérés comme diffamatoires alors qu’ils sont l’exacte vérité démontrée par des dizaines de photos et de vidéos.

Nous rappelons que le 28 avril en fin d’après-midi, le préfet Strzoda (aujourd’hui directeur de cabinet de Macron) accompagné du directeur de la police et de la maire de Rennes affirmait dans un point presse qu’il n’y avait eu aucun tir de flash-ball ce 28 avril !!

Nous rappelons que le jour de l’enquête de l’IGPN, le 24 janvier 2017, le chef opérationnel de la CDI se répandait dans les médias (interview à France 3 Bretagne et à Bastamag entre autres) indiquant que c’est lui qui avait positionné les porteurs de flash-ball ce jour-là et qui a justifié les conséquences de l’emploi de ses armes.

Manifestement, il n’est pas politiquement correct de dénoncer les violences policières qui ont parsemé les manifestations syndicales contre la loi travail. Manifestement, il faut effacer de l’histoire sociale de Rennes, ces stratégies policières violentes.

Le syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine n’acceptera jamais que le simple fait de participer à une manifestation se termine par une infirmité permanente. Le syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine n’acceptera jamais que de telles blessures soient la conséquence d’une prétendue malchance ou du hasard.

Le syndicat SUD appelle d’ores et déjà à se rassembler le mercredi 10 octobre 2018 à 15h30 Place du parlement à Rennes.


http://www.rennes-info.org/Cour-d-Appel-de-Rennes-le-10
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 25 Sep 2018, 07:49

Paris
Appel à rassemblement le 25 septembre devant le Palais de Justice pour soutenir notre ami Loïc !

Mardi 25 septembre à 13h30 notre ami Loïc, récemment arrêté après plus de 2 mois de cavale, passera à nouveau devant le tribunal car le parquet a fait appel de la relaxe en première instance de son procès « Anonymous 2 », le 8 mars 2017.
Rendez-vous à partir de 13h devant le Palais de Justice, métro Cité, pôle 4, chambre 10 !

Hambourg – Bure, ou quand l’idée de justice s’embourbe Solidarité avec Loic Citation // par Groupe de Soutien antinational

Notre camarade et ami, maraîcher et poète, frère et compagnon Loïc, a été arrêté par des unités d’intervention de la police le 18 août à Nancy. Ces derniers ont executé un mandat d’arrêt européen qui avait été émis à son encontre en raison de sa participation présumée aux émeutes durant le sommet du G20 à Hambourg. Après trois mois de clandestinité, l’État a mis fin à la liberté de notre ami alors qu’il essayait de rendre visite à ses proches.

Depuis, Loïc se trouve à la prison de Nancy-Maxéville. Il est actuellement menacé d’extradition vers l’Allemagne pour répondre de « graves infractions » commises durant les contestations contre les plus puissant.e.s criminel.le.s, despotes, chef.fe.s de guerre et truqueur.e.s d’élection de ce monde.

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