la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 07 Fév 2018, 08:23

Tours
[Loi Travail] Rassemblement de soutien pour Mathieu B. le 9 février !

Suite à sa participation au mouvement contre la loi travail de 2016, Mathieu B. est convoqué au tribunal correctionnel de Tours le 9 février pour y être jugé, après une plainte de Keolis. Appel à un rassemblement pour sa relaxe : aujourd’hui encore, la répression continue !

Tours, mardi 17 mai 2016. Environ 2 000 personnes manifestent contre la réforme du Code du Travail. Tout se passe sans incidents : la foule pousse les slogans habituels, les camions sonos jouent la Compagnie Jolie Môme, les étudiants chantent... un défilé tout ce qu’il y a de plus ordinaire en Touraine. Vers 17h30, à la demande des forces de police, Mathieu B., l’un des conducteurs des camions sonos, « stationné sur la partie de l’esplanade située derrière le trottoir » [1], quitte la place Anatole France.

Quelques jours auparavant, comme l’atteste le témoignage de plusieurs responsables syndicaux [2], le parcours de la manifestation était déclarée auprès des autorités compétentes. A cette occasion, le préfet, Louis Le Franc, autorisait le classique Place de la liberté-Place Anatole France, où la dispersion devait avoir lieu vers 18 h, après les traditionnelles prises de parole.

Entre intimidation et répression : une atteinte à la liberté de manifester

C’est donc avec une certaine stupeur que nous avons appris que Keolis, la société qui gère les transports en commun de la ville de Tours, avait porté plainte contre Mathieu B. pour avoir, ce jour-là :

« pénétré circulé et stationné sans autorisation régulière dans les parties de la voie ferrée ou de ses dépendances qui ne sont pas affectées à la circulation publique, d’y faire circuler ou stationner un véhicule étranger au service. »

S’il est admis que la ligne du tramway et le trajet parcouru par le cortège coïncidaient ce 17 mai, il faut aussi admettre que cette manifestation avait été autorisée par le préfet [3]. De fait, en validant son parcours, Monsieur Le Franc ne pouvait ignorer les répercussions que cela occasionneraient sur le traffic, y compris la possible interruption passagère du tram. C’est donc en parfaite connaissance de cause qu’il a permis à l’ensemble des manifestants de participer au cortège, et c’est donc sous sa responsabilité qu’a été emprunté le parcours négocié.

Par ailleurs, aucune loi n’oblige, pour manifester, d’aller individuellement se déclarer à la préfecture pour obtenir un laissez-passer [4]. Si cela devait arriver, cela porterait gravement atteinte aux libertés les plus élémentaires d’une démocratie. On ne peut donc reprocher à Mathieu B. d’avoir troublé l’ordre public puisqu’il manifestait dans le cadre prévu par la loi. A moins, bien sûr, que Keolis ne reconnaisse pas au préfet le pouvoir de sa propre juridiction [5]... En ce sens, il est pour le moins curieux, voire contradictoire, que le procureur ait donné suite à la plainte !

Enfin, il faut bien comprendre que si l’ensemble des véhicules utilisés lors de la manifestation gênait la circulation, pourquoi seul Mathieu B. est-il poursuivi ? A l’inverse, si l’ensemble de ces véhicules ne gênait pas la circulation, pourquoi poursuivre Mathieu B. ? En posant ces deux questions, ne peut-on être conduit à penser qu’il y ait une volonté de s’en prendre personnellement à Mathieu B., militant bien connu à Tours et membre très investi dans le mouvement des Free party ? A travers ce procès, l’État ne voudrait-il pas réprimer les mouvements sociaux et plus particulièrement un mouvement alternatif qui a su garder intacte sa radicalité ?

Mascarade judiciaire : relaxe pour Mathieu B. et toutes les victimes de la répression !

Ce n’est pas Mathieu B. qui devrait comparaître devant le Tribunal correctionnel de Tours, mais bien le Préfet d’Indre-et-Loire qui, en autorisant la manifestation du 17 mai 2016, est seul à l’origine du trouble dont se plaint Kéolis. Et si le Tribunal devait condamner Mathieu B., qu’il mesure l’impact de ce précédent en répondant d’abord à cette question : pourquoi demander une autorisation préalable de manifester s’il n’existe aucune garantie pour celles et ceux qui en respectent les termes ?

Les prisons sont bien réelles, les amendes aussi. En poursuivant des personnes comme Mathieu B., l’État dévoile toute son hypocrisie. D’un côté, il prône la liberté d’expression et donc de manifester ; de l’autre, il embastille et/ou rackette des militants pour tenter d’étouffer les mouvements sociaux et alternatifs. Moins l’État en parle, plus on entend le bruit sourd de la répression. Mais peine perdue, ils naissent, renaissent ou survivent, malgré tout !

Relaxe pour Mathieu B. ! Relaxe pour toutes les victimes de la répression de l’Etat !

Le Collectif anti-répression 37 appelle à un rassemblement devant le palais de justice, Place Jean Jaurès, Vendredi 9 février 2018, à 8h30 :

Pour exiger la relaxe de Mathieu Berrier

Pour défendre la liberté de manifester et les libertés individuelles


Pour lutter contre la répression des mouvements sociaux et alternatifs


P.-S.
Pour joindre le collectif : antirep37@riseup.net ou le 0631561756

Notes

[1] « Laissant libre la circulation », d’après le témoignage du Secrétaire Général de l’UD FO 37.

[2] Et, tout particulièrement, celui du Secrétaire Général de l’Union Départemental Force Ouvrière 37 (UD FO 37).

[3] En conformité, à ce moment-là, avec les directives nationales du Gouvernement.

[4] Jusqu’à ce jour, seuls les noms des déclarants doivent être mentionnés auprès des services préfectoraux.

[5] Ce qui inclue, du reste, son pouvoir de représentation du Ministre de la Justice dans le département, (Article 72 de la Constitution).


https://larotative.info/loi-travail-ras ... nt-de-2582
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 11 Fév 2018, 00:28

Communiqué concernant de nouvelles intimidations politiques dans Rennes, au moyen de procès

La répression des manifestations contre la Loi Travail, au cours du printemps 2016, fut violente. Des préfectures accordèrent aux forces de l’ordre l’usage d’armes de type LBD40 (ou flashball) ; les colonnes de la SIR i notamment firent usage de ces armes dans les villes pour disperser les manifestations politiques.

Le 28 avril 2016, à Rennes, au cours de l’une d’elles, un agent de la SIR, XXXX XXXXXXX, tire au moyen d’une telle arme sur un étudiant, Jean-François, tandis que celui-ci franchit la Vilaine pour se réfugier rive gauche. La balle perfore un œil de l’étudiant, qui se crève. J.-L. Mauny est le chef opérationnel de la SIR ce jour-là.

Il est avéré désormais que le préfet de l’époque, Patrick Strzoda, a menti en déclarant que les flashballs n’avaient pas été utilisés ii. Le chef de la SIR a reconnu qu’il avait positionné des hommes équipés de cette arme le jour de la manifestation iii.

Lors d’une manifestation contre la nouvelle Loi Travail du gouvernement Philippe, le 16 novembre 2017, à Rennes, le cortège arrivait place de Bretagne où la SIR était en train de se déployer. Serge Bourgin, syndicaliste, prenait la parole au mégaphone pour prévenir les manifestants d’une possible charge : car le 28 avril 2016, c’était suite à un assez semblable mouvement que l’assaut accompagné des tirs de flashballs avait eu lieu. Il ajoute – reconnaissant J.-L. Mauny à la tête de la brigade – que se trouve ici le responsable de ce qui est arrivé à Jean-François, qui avait perdu son œil le 28 avril, en passant le pont.

Serge Bourgin est aujourd’hui convoqué devant le Tribunal correctionnel ; on l’accuse de « diffamation » sur la personne de Monsieur J.-L. Mauny. Il comparaîtra le 13 février 2018. Monsieur J.-L. Mauny considère qu’il y a diffamation car ce n’est pas lui qui a tiré. En effet, ce n’est pas lui : puisque c’est XXXX XXXXXXX.

Nous, Pontcerq, fabricants de livres, affirmons tout notre soutien à Serge Bourgin – camarade infatigable de luttes décisives et fraternelles depuis des années, dans Rennes. Ce procès est une nouvelle manœuvre d’intimidation ; il s’ajoute à d’autres – intimidations à coups de poing dans la rue par exemple iv.

Le pouvoir préfectoral, avec cette manœuvre judiciaire (on a bien dû inciter un peu Monsieur J.-L. Mauny à se sentir « diffamé » ; ça n’allait pas de soi), sait très bien qui il vise en visant Serge Bourgin : la grève réelle ; la possibilité de la résistance ; l’opposition à l’ordre libéral et sécuritaire qui est le projet du pouvoir en place – projet qui est la négation de toute politique. En organisant ce procès en diffamation, à la suite de bien d’autres procès visant des manifestants et des militants politiques, le pouvoir veut se débarrasser de ce qui le gêne : la manifestation ; la parole ; la grève ; la politique v.

On notera une inflexion cependant (bien qu’elle ne soit pas absolument neuve sans doute) : après les arrestations dans le milieu dit « autonome », intimidations et procès s’étendent désormais aux syndicats. Sans que cela évidemment suffise il importe a minima, face à tout ce qui est en train de basculer (et c’est le sens minimal de ce communiqué, depuis Rennes) que nous essayions de noter et dater les seuils ainsi franchis, progressivement.

Le procès se tiendra le 13 février 2018 à 14 heures : Tribunal Correctionnel, 7 rue Pierre Abélard, Rennes. Rassemblement prévu.

Pontcerq,

Rennes, 7 février 2018

SIR : « Section d’intervention rapide ».

« Le jour des faits, ce tir policier avait été contesté purement et simplement par le préfet Patrick Strzoda, qui coordonnait les opérations de maintien de l’ordre, quelques jours avant sa mutation à la tête du cabinet du ministre de l’intérieur. Le préfet déclarait au Télégramme qu’« aucun flash-ball » n’avait été utilisé, suggérant aux médias qu’ ‘un choc dû à une grenade lacrymogène’ ou ‘un projectile émanant des manifestants’ avaient pu provoquer la blessure de l’étudiant. Par la suite, les services du préfet avaient finalement admis l’usage des LBD par les forces de l’ordre. Mediapart s’est procuré les photos communiquées à l’IGPN qui prouvent l’usage de cette arme, quai Chateaubriand. On y voit deux policiers mettre en joue les manifestants qui s’avancent sur la passerelle. Là où Jean-François sera touché quelques secondes plus tard. » (Karl Laske, « Manifestant éborgné à Rennes, l’enquête incrimine la police », 21 juin 2016). Patrick Strzoda, après son passage au Ministère de l’Intérieur, a été appelé à l’Élysée : il est actuellement Directeur de cabinet du Président de la République.

Cf. Thierry Peigné, « Manifestant blessé à l’œil à Rennes : deux policiers entendus à l’IGPN », article publié le 24/01/2017 à 11:20. (https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 81803.html)

« Sur des images de France 3 et de TV Rennes, on voit le syndicaliste coincé entre deux voitures par des policiers [BAC], recevoir deux coups de poing puis des menaces d’un policier […]. L’un des journalistes témoins de la scène, Thibault Boulais, journaliste à TV Rennes, a déclaré avoir “vu Serge Bourgin se faire maltraiter entre deux voitures. Ils lui disaient :‘On veut plus te voir.’ ” »
(Karl Laske, https://comitezadrennes.noblogs.org...)

https://www.tvr.bzh/programmes/du-b... à 25 minutes

Sur la vidéo de l’article de Thierry Peigné (référence donnée note iii), J.-L. Mauny est interrogé. Il est intéressant d’écouter sa réponse jusqu’à la fin : quand le journaliste le questionne une seconde fois sur la possibilité que le flashball ait été la cause de la blessure à l’œil de Jean-François, il est très peu catégorique ; il finit par répondre : « Je ne suis pas spécialiste… Maintenant, on est vraiment très étonnés de ces blessures... » (ibid.) [Face à tant de bassesse, des pensées amicales, fraternelles, à Jean-François.]


http://www.rennes-info.org/Communique-c ... -nouvelles
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 13 Fév 2018, 12:16

Le secrétaire départemental adjoint de SUD poursuivi en diffamation par le chef opérationnel de la SIR

Le secrétaire départemental adjoint du syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine, S. Bourgin est convoqué devant le tribunal correctionnel le 13 février 2018 à 14h suite à une plainte en diffamation déposée par le chef opérationnel de la section d’intervention rapide (SIR) de la police départementale.

Le 16 novembre 2017 se déroulait une manifestation contre les ordonnances Macron relatives à la modification de la législation du travail. L’union syndicale SUD-Solidaires y appelait et y participait. Le parcours avait été déposé par l’union départementale CGT.

Alors que le cortège suivait le parcours déposé et était arrêté à l’entrée du boulevard de la Liberté venant de la place de Bretagne, la section d’intervention (SIR) armée de boucliers, casques et matraques, a quitté sa position place de Bretagne et a progressé sur le trottoir le long du restaurant « La Marine » et du restaurant « 4 B ».

Alors que la SIR s’apprêtait à charger devant une partie du cortège de SUD, le secrétaire départemental adjoint de SUD-PTT a pris un mégaphone et a fait une intervention spontanée indiquant que la manifestation respectait le parcours déposé en préfecture et indiquant que l’on ne comprenait pas la présence d’une vingtaine de policiers de la SIR prêts à charger.

Dans la même intervention au mégaphone, le responsable de syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention rapide et son chef opérationnel étaient ceux qui avaient chargé la manifestation le 28 avril 2016 et étaient ceux qui avaient tiré au LBD 40 (Flash-Ball) contre les manifestants étudiants provoquant une blessure très grave à un étudiant rennais, celui-ci perdant l’usage d’un œil.

Pour terminer cette intervention le responsable de SUD mettait en garde contre les agissements de la SIR et les provocations comme le démontrent deux rapports relatifs aux manifestations à Rennes contre la loi travail :
•l’un d’Amnesty international publié et repris par l’ensemble de la presse le 31 mai 2017 dénonçant « les violations des droits humains lors du maintien de l’ordre de rassemblements public ».
•L’autre présenté à l’assemblée nationale et émanant de journalistes et de juristes et intitulé « rapport d’information sur les maintiens de l’ordre » Ce sont donc ces propos qui sont considérés comme diffamatoires alors qu’ils sont l’exacte vérité démontrée par des dizaines de photos et de vidéos.

Nous rappelons que le jour de l’enquête de l’IGPN, le 24 janvier 2017, le chef opérationnel de la section d’intervention rapide se répandait dans les médias (interview à France 3 Bretagne et à Bastamag entre autres) pour couvrir ses hommes et justifier les conséquences de l’emploi de ses armes.

Nous rappelons aussi, que lors de la manifestation du 9 avril 2016, la section d’intervention rapide avec à sa tête son chef opérationnel chargeait, devant les Galeries Lafayette à Rennes les « élus rennais » du parti de gauche qui participaient à une manifestation contre la loi travail.

Le syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine n’acceptera jamais que le simple fait de participer à une manifestation se termine par une infirmité permanente. Le syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine n’acceptera jamais que de telles blessures soient la conséquence d’une prétendue malchance ou du hasard.

Le syndicat SUD appelle d’ores et déjà à se rassembler le mardi 13 février à 13h30 à la cité judiciaire.


http://www.rennes-info.org/Le-secretaire-departemental


13 février 2018 : 14h00. Un procès très politique

Le secrétaire départemental adjoint du syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine, S. Bourgin est convoqué devant le tribunal correctionnel le 13 février 2018 à 14h.

Le chef opérationnel de la section d’intervention de la police départementale a porté plainte en diffamation pour une intervention faite au mégaphone lors de la manifestation contre la loi travail le 16 novembre dernier.

Le 16 novembre 2017, SUD-Solidaires, la CGT et FO organisaient une manifestation à Rennes contre les ordonnances Macron. Alors que le cortège suivait le parcours déposé et était arrêté à l’entrée du boulevard de la Liberté venant de la place de Bretagne, la section d’intervention (SIR) armée de boucliers, casques et matraques, a remonté la manifestation pour charger la tête du cortège.

Le secrétaire départemental adjoint de SUD-PTT a alors pris un mégaphone et a fait une intervention spontanée déclarant que « la SIR et son chef opérationnel avaient tiré au LDB 40 sur la manifestation étudiante le 28 avril 2016 éborgnant un étudiant ». Dans la même intervention, au mégaphone, le responsable du syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention était coutumière de provocations lors des manifestations contre la loi travail.

La diffamation ne tient pas… car les propos tenus sont confirmés par ce que nous, syndicalistes et militants, avons constaté lors des manifestations de 2016 contre la loi travail et notamment lors des charges policières des 23 mars, 9 avril, 28 avril, 31 mai et 2 juin…

Le rapport d’Amnesty international publié et repris par l’ensemble de la presse le 31 mai 2017 dénonçait « les violations des droits humains lors du maintien de l’ordre de rassemblements public » notamment à Rennes, preuves et témoignages à l’appui.

La stratégie politique du gouvernement a été d’utiliser des moyens démesurés de police, avec l’apport d’un ou deux hélicoptères pour dissuader les salariés les familles et les plus jeunes de participer aux manifestations contre la loi travail. Cette stratégie a échoué puisque le mouvement social et le mouvement syndical se sont poursuivis et poursuivent leur lutte de façon assez unitaire.

C’est à notre avis ce que ne supporte pas le pouvoir « macroneux » qui fait tout pour diviser ces mouvements sociaux.

Il est évident que la procédure en diffamation à l’encontre d’un responsable syndical n’est qu’un prétexte pour attaquer les responsables syndicaux qui ont été actifs dans l’organisation de l’opposition résolue à la loi El Khomry et aux ordonnances « Macron ». A cet égard, Rennes semble être un laboratoire de la répression et de la criminalisation des mouvements sociaux.

S’attaquer au syndicalisme n’est pas banal mais cela résume assez bien la politique suivie par le gouvernement « macron » qui au service de la financiarisation, tient à faire taire ceux qui critiquent ses mesures. Au moment où de nombreux conflits sociaux éclatent (Carrefour, les facteurs, les salariés des Ehpad, etc… ), il faut tenter de mettre au pas les syndicalistes qui dénoncent les inégalités sociales, les cadeaux faits au patronat et les restrictions et contraintes subies par les salariés.

Le procès du 13 février 2018 contre un responsable syndical est donc bel et bien un procès politique à l’encontre de syndicalistes « qui ne sont pas en marche » !

Premiers signataires :
Union syndicale Solidaires 35, UL-CNT, AGinterpro, NPA35, CIP Bretagne, Fédération SUD-PTT, Défense collective, fédération Sud-Rail, CCMS, Maison de la grève, Parti de Gauche, Fédération SUD-pôle emploi, SUD-télecom35


Pour signer ce texte, envoyez un mail à : tribune.soutien@gmail.com ou Solidaires35@free.fr ou Sudptt35@wanadoo.fr

http://www.rennes-info.org/13-fevrier-2 ... -Un-proces
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 15 Fév 2018, 14:44

Rennes. Prison avec sursis et 750 € d’amende requis contre un responsable syndical

Le secrétaire départemental adjoint de Sud a comparu, hier, devant le tribunal correctionnel de Rennes pour diffamation et outrage contre un responsable de la police. Les paroles incriminées avaient été prononcées, en novembre 2017, lors d’une manifestation contre les ordonnances Macron, réformant le code de travail.

La salle d’audience du tribunal correctionnel était pleine de sympathisants voire d’adhérents, hier après-midi. Ce n’est pas tous les jours qu’un secrétaire départemental adjoint d’un syndicat, Sud, comparaît devant une juridiction pénale pour diffamation et outrage envers un policier.

... https://www.ouest-france.fr/bretagne/re ... al-5564907
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 17 Fév 2018, 20:45

Rassemblement contre la répression des actions militantes

le 20 février à 14h palais de justice de Nantes pour dénoncer "Le procès du parpaing !"

TOUS MOBILISES car TOUS CONCERNES contre les atteintes à la liberté de manifester et la criminalisation des actions militantes

Une pétition est en ligne , qui explique le contexte : en voici le lien et le contenu

Signez la pétition : https://www.change.org/p/ministre-de-l- ... utopublish

Le 19 juin 2017, lendemain du second tour des élections législatives, de nombreux rassemblements se déroulent en France à l’appel de diverses organisations pour lutter contre le projet politique de Macron et sa mise en œuvre annoncée par ordonnances. L’UD CGT 44 n’a pas appelé à ce rassemblement : peu importe. Ce qui s’est passé ce jour, aurait pu concerner une action symbolique que la CGT a maintes fois menée.

A Nantes, ce 19 juin, environ 300 personnes sont rassemblées place du Bouffay. Les manifestants sont déterminés, dans une ambiance détendue, parfois venus en famille avec les enfants.

Une action symbolique se met en place : il s’agit de murer l’entrée de la banque HSBC. Cette banque qui est l’objet de nombreuses polémiques et suspicions est le symbole du pire du système capitaliste.

Ainsi les manifestants en bermuda et tongs posent quelques parpaings (moins de 10) devant l’entrée de cette banque.

Ce n’est pas au goût des autorités puisque l’intervention des gardes mobiles puis de la BAC à coup de matraques et lacrymo, empêche le mur de dépasser une rangée de hauteur… Aucune dégradation n’a été constatée visuellement, ni le jour même, ni le lendemain.

Les organisateurs dénonceront l’action disproportionnée des forces de l’ordre. La presse s’interroge également sur l’action de la police et de la BAC en particulier.
> Aujourd’hui un manifestant est en attente de jugement pour avoir « volontairement dégradé l’entrée principale d’une banque en tentant d’en murer l’accès avec des parpaings au préjudice de banque HSBC, les dites dégradations ayant été commises en réunion ». Il sera jugé devant le tribunal correctionnel de Nantes le 20 février 2018.

Les signataires de ce texte affirment que l’action de la police ce 19 juin et la convocation du manifestant devant la justice, participent à un mouvement plus large de criminalisation de l’action revendicative. Cette criminalisation des actes symboliques revendicatifs sont contraires à la liberté d’expression. Elle participe à museler toutes les formes d’expressions contestataires, toute forme de contre-pouvoir libre et indépendant, ce qui n’est pas recevable dans une société se voulant démocratique. Les signataires revendiquent avoir posé un parpaing le 19 juin 2017.

Merci de relayer cet appel et de mobiliser dans votre organisation

Fraternellement

L’UD CGT 44


https://nantes.indymedia.org/events/40109
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 21 Fév 2018, 18:44

« C’est sans doute un problème de perception »

Rennes : Quand un chef de la police accuse un syndicaliste de l’avoir diffamé. [Compte rendu d’audience]

Le 13 février dernier Serge Bourgin, secrétaire départemental adjoint de Sud PTT 35, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Rennes. Il est accusé de diffamation et d’outrage à l’encontre du policier Jean-Luc Mauny, chef de la SIR (Section d’Intervention Rapide) et de la CDI (Compagnie Départementale d’Intervention). Les faits remontent au 16 novembre 2017 à Rennes, lors d’une manifestation contre les ordonnances Macron organisée par la CGT, FO et SUD. Au cours du défilé, alors que la section d’intervention remonte le cortège au pas de charge, Serge Bourgin s’empare d’un mégaphone et averti les manifestants « Voilà Jean-Luc Mauny, chef de la SIR, c’est celui qui a éborgné Jean-François Martin le 28 avril 2016, il a à son actif de nombreux blessés dans le camp des manifestants et fait de la provocation sans arrêt... ». Le syndicaliste faisant alors référence à l’étudiant rennais qui avait perdu un oeil lors d’une manifestation contre la loi travail. Le policier estime alors que le syndicaliste l’a pris à partie et diffamé « à l’aide d’un mégaphone », il porte plainte le jour même.
Le syndicat SUD PPT 35 avait averti que ce procès s’annonçait très politique, nous nous sommes rendus à l’audience pour en avoir le cœur net.
L’accusé ainsi que les témoins cités à la barre ont mené une véritable charge contre la politique du maintien de l’ordre à Rennes et l’attitude de cette compagnie d’intervention depuis les manifestations contre la loi travail. Le tribunal, soucieux de son objectivité, semblera quelque peu désarçonné et pris en étau entre d’une part un discours syndical d’un nouveau genre et de l’autre un policier aussi susceptible qu’indisposé à reconnaître la moindre critique.

... http://www.rennes-info.org/C-est-sans-d ... robleme-de
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 04 Mar 2018, 18:28

L’absurde procès de la pelle à tarte – 6 mars – Tribunal de Bar-Le-Duc

Les procès des chouettes hiboux de Bure se multiplient ces derniers temps. Et peu importe si les inculpations sont plus absurdes les unes que les autres. Après « le procès de la chute du mur » où 2 personnes étaient inculpées car elles auraient participé à la destruction d’un mur que la justice avait reconnu illégal, le procès d’un copain qui aurait « atteint à l’honneur d’un officier de gendarmerie » en racontant que celui-ci l’étranglait le 18 février 2017 lors de son interpellation, cette fois-ci un copain est ammené devant le juge pour transport d’armes car il avait dans sa voiture : deux opinels, un cable électrique, et … une pelle à tarte.

Ces procès qui se suivent et se ressemblent marquent la stratégie d’intimidation du procureur de la République. La repression semble être la seule solution pour tenter de faire taire les oppositions et ainsi imposer le projet CIGEO. Aux arguments scientifiques qui présentent la dangerosité du projet, l’Etat ne sait opposer que des attaques judiciaires. La liste des procès de hiboux est encore longue, surtout après les évennements de la semaine passée.

Le 6 mars, à 10h30 devant le tribunal de Bar-le-Duc, ramenez vos tartes pour la libération de la pelle!

Montrons leur que ces procès, qu’ils souhaiteraient voir nous isoler, sont plutôt force à nous rassembler!

https://vmc.camp/2018/03/02/labsurde-pr ... ar-le-duc/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 02 Avr 2018, 18:33

Solidarité avec Maxime

Une fois de plus, la justice française s'en prend à des étudiant-e-s en lutte contre les réformes du gouvernement !

Lors d'une manifestation contre la loi travail XXL, notre camarade Maxime de Solidaires Etudiant-e-s Nice s'est fait interpellé brutalement au milieu du cortège par plusieurs policiers.
La manifestation a pu faire relâcher notre camarade mais une perquisition a eu lieu chez lui le lendemain après laquelle il a été envoyé en garde à vu pendant 24 heures et convoqué au tribunal de Nice le jeudi 18/01/2018. On lui reproche d'avoir tagué une banque et des panneaux publicitaire, résistance avec violence sur agent des forces de l'ordre, incitation à l'émeute.

Nous dénonçons l'utilisation systématique des forces de l'ordre face aux mouvements sociaux comme outil d'intimidation et de retrait de la lutte contre la domination. Tout en rejetant l'ordre social des privilégiés et la justice bourgeoise qu'elle implique, nous rappelons la nécessité de défier l'oppression capitaliste dans son intégralité par un conflit direct avec ses forces de contrôle et de répression. Nous en appelons à votre solidarité pour couvrir autant que possible les frais d'avocat de notre camarade de Solidaires Etudiant-e-s, qui s'élèvent à 1200€.

[ 18/01 Mise à jour : ]

Aujourd'hui, notre camarade Maxime membre du syndicat Solidaires Etudiant-e-s Nice a été reconnu coupable par la justice française de dégradation d'un panneau publicitaire sous un abris de tram à Nice et d'actes de rebellions envers cinq agents de la BAC le 12 septembre 2017 durant une manifestation contre la Loi Travail XXL de Macron.

En plus de ses frais d'avocats s'élevant à 1200€, notre camarade a été condamné à plus de 100 heures de TIG pour la dégradation qu'il reconnait sans détour. Cependant et à la demande de leur avocate, le juge a également condamné Maxime à indemniser chacun des cinq policiers de la BAC à hauteur de 100€ par personne pour le préjudice moral qu'ils auraient subis et à rembourser leur frais d'avocats. Ainsi, dans l'état actuel des choses, il doit verser au total aux policiers de la BAC environ 3 000€.
Lors du procès, il a été reproché à Maxime d'avoir gesticulé durant son interpellation, d'avoir fait le poids-mort et d'avoir harangué les foules à sa rescousse.
Cette décision intervient alors même que l'avocate de Maxime a été en mesure de prouver avec des pièces à l'appui (notamment une vidéo que nous vous repartageons ci-dessous ) que Maxime n'a pas eu besoin d'haranguer les foules pour que ses camarades aient le réflexe naturel de venir contester la violente interpellation. Aussi, que Maxime n'a pas commis de gestes de rébellion constitutifs d'une infraction.

Nous nous demandons donc bien comment il est possible d'haranguer des foules, commettre une agression, rébellion, gesticulations de quelconque sorte ou même le moindre préjudice quand nous sommes soulevés du sol, traînés par les bras, ceinturés à la taille, plaqués brusquement par cinq individus plus que suspects, équipés de gilets tactiques, et gonflés aux stéroïdes.

Merci de votre aide !


https://www.lepotcommun.fr/pot/fz7cr2f4
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 12 Avr 2018, 14:05

Communiqué du collectif Libérons-Les suite à la sortie de prison d’Antonin B.

Ce communiqué fait suite à la sortie de prison ce matin d’Antonin B., condamné dans l’affaire de « la voiture de police brûlée du quai Valmy » en septembre 2017.

Antonin est sorti de prison ce matin. Il compte parmi les condamné•es dans l’affaire de « la voiture de police brûlée du quai Valmy » dont le procès s’est tenu en septembre 2017 à Paris. Cette affaire venait alors ponctuer plusieurs mois de mobilisation sociale contre la réforme du code du travail et contre les crimes policiers ; l’instruction visait les secteurs actifs dans la lutte contre la loi travail, présents lors d’une manifestation contre un rassemblement appelé par les syndicats de police place de la République, alors que l’occupation Nuit debout battait son plein.

L’épisode de la voiture de police brûlée, montée en épingle à grands renforts médiatico-policiers, et le procès qui a suivi, ont été un temps fort du spectacle répressif s’abattant sur les personnes ayant participé aux luttes sociales du printemps 2016.

Dépourvues de preuves matérielles, les procédures judiciaires ont mis à contribution tous les dispositifs répressifs octroyés par l’état d’urgence et son climat sécuritaire : assignations à résidence, usage massif du renseignement, témoignages anonymes, détentions provisoires de longue durée, recoupements douteux de clichés de manifestant-e-s et autres barbouzeries.

Cette mystification judiciaire s’est soldée par des peines de prison ferme prononcées contre 6 personnes. Si certaines d’entre elles ont pu être libérées après le procès, étant donné que leurs peines ont été partiellement ou totalement effectuées dans le cadre d’une détention préventive, deux d’entre elles sont restées incarcérées jusqu’à aujourd’hui – tandis que l’un des condamnés est recherché par la justice française.

Le 28 mars 2018, un des camarades incarcérés, Antonin, a pu enfin faire une demande d’aménagement de peine avec PSE (placement sous surveillance électronique). Le 6 avril dernier, la juridiction requise a rendu un avis favorable à cette demande.

Si cette nouvelle est un soulagement pour ses proches et ses camarades, qui pourront le voir à nouveau, après plusieurs mois pendant lesquels on leur a refusé tout permis de visite (à l’exception de sa famille et de sa compagne), elle n’annonce pas la fin des mesures répressives à son encontre.

On le sait, le développement des « bracelets électroniques » constituent bien plus une forme d’externalisation de la prison (surveillance à distance, déplacement surveillés, horaires restrictifs) qu’une libération. Ce système, pudiquement appelé "contrôle judiciaire", constitue désormais une véritable prison hors des murs pour les secteurs populaires visés par l’incarcération de masse. Par ailleurs, cette "libération" ne referme pas la page répressive du printemps 2016. En ce qui concerne l’affaire du quai de Valmy, un camarade reste détenu.

Au-delà, la machine carcérale – comme système de contrainte et de contrôle social d’une part considérable des classes populaires et précaires – continue de broyer des vies dans le silence le plus total. À l’heure d’un nouveau mouvement social, qui met aux prises étudiant•e•s, cheminot•e•s, fonctionnaires, qui porte une dynamique de généralisation des fronts de lutte, à l’heure d’une expulsion programmée de la ZAD de NDDL, à l’heure où des nervis fascistes attaquent les occupations étudiantes avec la complicité des autorités, que des fac sont évacuées par la police, nous n’avons pas fini de dénoncer et de nous battre contre la répression.

Libérons-Les !


https://paris-luttes.info/communique-de ... 41?lang=fr
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 19 Avr 2018, 20:01

Violences à Toulouse : six mois de prison pour un jeune qui a lancé un pavé sur les policiers

Un lycéen de 18 ans a été condamné, ce mercredi 18 avril, en comparution immédiate à une peine de 6 mois de prison dont 3 mois avec sursis pour avoir jeté un pavé sur une voiture de police, lundi soir, quartier Reynerie à Toulouse.

Il s’agissait de la première comparution devant le tribunal correctionnel depuis le déclenchement des émeutes, dimanche soir 15 avril, dans les cités.

Ce garçon, scolarisé au lycée Gallieni en CAP mécanique, a reconnu avoir jeté « un caillou » en direction d’une voiture de police mais nie l’avoir touchée. « Je regrette mon geste. On était plusieurs, certains mettaient des cailloux dans les poches ». La voiture de police a été cabossée avec des dégâts sur le pare-brise.

... https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... utier.html
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 20 Avr 2018, 07:42

Montpellier
Procès des deux manifestants : l’un a été libéré sous contrôle judiciaire, l’autre a été condamné à 3 mois de prison ferme

Deux personnes sont passées en comparution immédiate aujourd’hui suite à la manifestation du 14 avril à Montpellier. Ils sont accusés d’outrage, de rébellion et de participation à un attroupement armé. Le premier a demandé un délai et a été relâché sous contrôle judiciaire : il doit pointer deux fois par semaine au commissariat en attendant son procès qui aura lieu le 14 mai à 14h au tribunal de grande instance de Montpellier. Le second n’a pas demandé de délai et a donc été jugé immédiatement : il a été condamné à 3 mois ferme avec mandat de dépôt.

http://www.lepoing.net/proces-des-deux- ... son-ferme/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 26 Avr 2018, 16:51

Procès en appel de la garde à vue à ciel ouvert de 2010 à Bellecour. Rassemblement le vendredi 27 avril à Lyon

Le Collectif 21 octobre a porté plainte suite à la garde à vue collective et illégale le 10 octobre 2010 place Bellecour pendant les mouvements des retraites. Une ordonnance de non lieu a clôturé l’instruction et le collectif fait appel pour défendre les droits fondamentaux de manifester et d’aller et venir, sans discrimination. Depuis la pratique de la « nasse » c’est généralisé. La victoire dans ce procès pourrait y mettre un coup d’arrêt !
C’est pourquoi, le collectif appel à un rassemblement massif devant le tribunal d’appel aux 24 colonnes le vendredi 27 avril à 11H

Le collectif du 21 octobre a porté plainte contre la garde à vue à ciel ouvert sur la place Bellecour
pendant le mouvement social contre la réforme des retraites de 2010

L’instruction a prononcé un non-lieu en 2017. Le Collectif a fait appel de cette décision de non-lieu. L’appel devait être jugé le 22 février2018 à la cour d’appel de Lyon. Un rassemblement réussi a eu lieu ce jour là.

Cependant, à la demande des parties adverses, l’affaire est renvoyée au 27 avril 2018 à 11h. Pendant que la chambre de l’instruction examine notre demande,
Nous vous appelons nombreux-ses à venir nous rejoindre contre le « kettling » dans un contexte où l’utilisation de cet enfermement préventif de manifestant-es tend à se développer et contre les exfiltrations au facies. Depuis 2010, en effet, la répression ne fait que progresser contre les militant-es qui revendiquent le développement social, la justice sociale, le partage des richesses, la solidarité avec les réfugié-es, la lutte contre le racisme.

Petit à petit, ce sont nos libertés qui sont grignotées.

Tou-tes ensemble, ne laissons pas faire.
La bataille unitaire, à travers le collectif, a permis que cette affaire ne soit toujours pas classée et pour nous, c’est déjà une victoire, une victoire à consolider le 27 avril 2018, en obtenant l’appel du non-lieu.

le collectif organise un rassemblement devant la cour d’appel des 24 colonnes à St Jean
le 27 avril 2018 à partir de 11 H.

https://rebellyon.info/Proces-en-appel- ... ciel-19100
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 02 Mai 2018, 12:57

Procès 8 juillet, appel du jugement, soyons nombreux !

Procès 8 juillet, appel du jugement, soyons nombreux !

Le 16 décembre 2016 au Tribunal de Grande Instance de Bobigny, trois
policiers ont été condamnés pour s'être adonné à une partie de Flashball
et avoir blessé six personnes, mutilant l'un d'entre nous. Non contents
des peines pour le moins symboliques dont ils ont écopé, les policiers
ont fait appel, prolongeant encore de quelques années une procédure sans
fin. Alors que s'est banalisé l'usage des armes mutilantes, qu'il
s'agisse du LBD40, des grenades de désencerclement ou assourdissantes,
il est nécessaire de se défendre de la police, dans la rue, les
universités, les ZAD, les tribunaux.

Nous appelons à venir assister aux trois jours d'audience à la Cour
d'appel de Paris, métro Cité, pôle 2 chambre 7, les après-midi du 16,
17, 18 Mai.

Collectif 8 juillet-Se défendre de la police.

Deux moments d'information et de discussion à propos de ce procès :

Vendredi 4 mai 18h30
CSA (Centre Social Autogéré) - La Parole errante : 9 rue François
Debergue, Montreuil.

Lundi 14 mai 19h
Le Rémouleur : 106, rue Victor Hugo, Bagnolet.

collectif8juillet.wordpress.com
huitjuillet@riseup.net


https://nantes.indymedia.org/articles/41160
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 03 Mai 2018, 13:44

Légal Team Paris

Appel à aller au TGI porte de Clichy ces jeudi 3 et vendredi 4 mai à 13h30

Vous avez été nombreux.ses à nous appeler et cela a permis de rassembler beaucoup d’infos pour ne pas laisser les gens isolé.e.s en garde-à-vue. Cela a fonctionné pour plusieurs dizaines de prévenu.e.s. On continue !

Au soir du 1er mai, des dizaines de personnes interpellé.e.s ont été centralisé.e.s et retenues plusieurs heures dans des fourgons au commissariat du 18è rue de l’Evangile pour être ensuite dispatché.e.s dans les différents commissariats parisiens. La répression a nouveau sévit ce mercredi soir autour du commissariat du 15è lors du rassemblement de soutien. Deux autres rassemblements ont aussi eu lieu devant les commissariats du 13è et du 5è. C’est toujours très important pour briser l’isolement des personnes à l’intérieur.

Nous ferons un communiqué circonstancié dans les prochains jours car pour le moment, les affaires sont en cours. Non seulement nous priorisons le suivi des gens en garde-à-vue mais nous n’avons pas encore assez de recul sur l’ensemble de la situation qui continue d’évoluer.

Nous prévoyons de proposer une réunion la semaine prochaine à tou.te.s les interpellé.e.s du 1er mai qui le souhaitent, pour croiser les récits et continuer de s’organiser collectivement contre la répression.

Nous savons que ces jeudi 3 et vendredi 4 mai des déferrements vont avoir lieu au Nouveau Palais de Justice 29-45 Avenue de la Porte de Clichy Métro, RER-C Porte de Clichy l’après-midi à 13h30.
Nous appelons à venir soutenir les camarades et les personnes au tribunal lors des comparutions immédiates qui sont publiques. Nous communiquerons les chambres dès que nous les saurons

Et puis demain, jeudi 3 mai, c’est aussi jour de manifs alors sortons couvert.e.s comme toujours !
http://paris-luttes.info/sortez-couvert-e-s-v

La Légal Team Paris de la Coordination contre la répression et les violences policières.
stoprepression@riseup.net
Cagnotte et articles : tinyurl.com/stoprep2


https://paris-luttes.info/communique-le ... aris-10131
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 05 Mai 2018, 11:03

Suivi de la répression suite au premier mai

Bilan judiciaire de vendredi 4 mai

2 relaxes, 1 personne condamnée à 1000 euros d’amende tandis que 6 personnes ont demandé le report de l’audience pour préparer leur défense. Sur les 6, 2 sont parties en détention provisoire, 1 est convoquée sans contrôle judiciaire et 3 sont convoquées avec contrôle judiciaire. Pusieurs autres personnes sont également convoquées pour procès ultérieur. 13 personnes sont sorties avec des rappels à la loi. Enfin, dans le cadre de l’ouverture d’une autre instruction, 7 personnes sont sorties libres mais avec un contrôle judiciaire chacune.

... https://paris-luttes.info/communique-le ... aris-10131
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