la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 07 Nov 2017, 12:42

Paris, vendredi 10 novembre 2017

Appel a soutien pour les inculpes du 10 octobre 2017

Rendez-vous devant la salle d'audience ou à l'intérieur de la salle, si il y a de la place.

Un communiqué du Secours Rouge Arabe qui appel à la solidarité pour les camarades passant le 10 novembre à partir de 13h30 devant la 23e chambre du Tribunal Correctionnel de Paris.

1er round du cortège de tête contre le monde de la loi travail :

Le 10 novembre à partir de 13h30 / 23e chambre correctionnelle de Paris

Ce jour-là en pleine manifestation contre Macron et son monde, des manifestants sont violement arrêtés et placés en GAV durant 70 heures.

Différés au Palais de Justice, quatre d'entre eux passent en comparution immédiate le 13 octobre pour essentiellement des violences et un supposé attroupement armé. Tous refusent la comparution et demande donc un report d'audience. Le tribunal accepte sauf pour un qui est placé en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis. La justice décide alors de scinder l'affaire puisque deux passent le 10 novembre et deux autres le 24 novembre.

Comme pour les arrêtés « de la chasse aux DRH » et les violences arrestations après la manif pour Remi Fraisse, rien ne justifie un tel niveau de répression à l'encontre de manifestants enragés qui expriment que leur refus de vivre dans cette société et ses valeurs mercantiles et son spectacle permanent de médiocrité et de haine raciste. Le degré d'acceptation de cette horreur sociétale n'est pas le même pour tous. Certains soutiennent ou subissent puis d'autres disent NON.
•NON à tous les Jupiters
•NON à l'oppression capitaliste qui pollue nos vies
•NON à un monde entièrement sous contrôle de médias flics et d'IMSI-catcher
•NON à la misère sociale et aux ondes de Linky et de GSM

Ce qui nous reste a faire ? Se revolter !

La solidarité est notre arme / Abattre le capitalisme

Secours Rouge Arabe


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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 09 Nov 2017, 22:53

Soutien à Rémi Filliau, en procès suite à une action chez En Marche pour l’interdiction des armes nucléaires!

Comme vous le savez sans doute, notre camarade Rémi Filliau est poursuivi par la Justice suite à une action en clown au siège d’En Marche. Il s’agissait d’interpeller Emmanuel Macron quant à la non-signature par la France du traité d’interdiction des armes nucléaires, signé par 122 pays le 7 juillet dernier. L’ICAN (Campagne internationale pour l’interdiction des armes nucléaires) a depuis reçu le Prix Nobel de la Paix. Plusieurs initiatives s’organisent en soutien à Rémi et pour rappeler notre souhait d’un monde débarrassé des armes nucléaires.

... http://www.desobeir.net/2017/11/02/sout ... i-filliau/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 12 Nov 2017, 19:24

4103 POURSUITES OU CONDAMNATIONS POLITIQUES EN FRANCE EN 20 MOIS

Liste non exhaustive de procès, condamnations, poursuites, discriminations et sanctions sur les 20 derniers mois à l'encontre de 4103 militants, manifestants, grévistes et syndicalistes...

... https://www.facebook.com/luttesinvisibl ... 9155505892
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 12 Nov 2017, 20:12

La stratégie des procureurs pour envoyer les manifestant-e-s en prison avant d’être jugé-e !

Communiqué du groupe légal de la Coordination anti-répression après les dernières semaines de mobilisation

On assiste depuis la rentrée sociale de septembre 2017 à la mise en place de nouvelles stratégies de la part des flics et des procs. En effet, si les forces de police sont moins visibles lors des manifestations, préférant se tenir à distance pour faire des incursions plus « ciblées » au coeur des cortèges, il ne faut pas oublier les dizaines d’interpellations que nous déplorons. Interpellations qui ont été d’une rare violence lors du rassemblement en hommage à Rémi Fraisse le 26 octobre dernier, plusieurs personnes ayant été passées à tabac sur le quai du métro Ménilmontant avant d’être embarquées.

A cela s’ajoute un changement de paradigme lors du passage devant les tribunaux. Aux traditionnels "violences sur personne dépositaire de l’autorité publique", "outrage et rebellion" vient s’ajouter les notions d’"atroupement armé en vue de ..." ou de "groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations", résurgences de la « loi anti-casseurs » des années 70. Ce qui permet de faire condamner des personnes pour des intentions supposées et non sur la base de faits matériellement constitués.

D’autre part, fait très inquiétant dès le premier stade judiciaire (la comparution immédiate), le procureur demande maintenant quasi systématiquement la mise en détention provisoire jusqu’au procès, et ce quel que soit l’état du casier judiciaire ou des garanties de représentation du/de la prévenu.e. Si fort heureusement ces demandes ne sont pas toujours suivies par le tribunal, notre camarade B., interpellé le 10 octobre est actuellement, pour ces raisons, incarcéré jusqu’à son audience qui aura lieu le 10 novembre. Les autres, s’ils ou elles ne vont pas en prison, peuvent écoper ensuite de contrôles judiciaires et d’"interdictions de séjour" sur les lieux des prochaines manifestations. La machine judiciaire montre là son vrai visage : elle restreint la liberté de circuler alors que les faits reprochés ne sont même pas établis. Seule compte la suspicion d’avoir l’intention de commettre des délits. Autre inquiétude, le temps passé par les procureurs et les président.e.s de chambre à se pencher sur la "personnalité" du ou de la prévenu.e, se servant et abusant des fichiers policiers (pas seulement du casier judiciaire) sans s’attacher avec la même ardeur à établir la réalité des actes et des faits qui leur sont reproché.e.s.

S’il est important de se mobiliser et de descendre dans la rue lors des journées de manifestations ou d’actions, il est absolument fondamental de soutenir les camarades interpellé.e.s en se rendant devant les commissariats où il.le.s sont détenu.e.s, et aussi lors des audiences au tribunal afin que personne ne reste seul.e face à la machine judiciaire. S’informer s’il y a des appels à rassemblement en fin de manifestation est une bonne habitude à prendre collectivement. Par ailleurs, ne pas repartir seul.e tout en essayant de mélanger les âges est une autre manière de déjouer les interpellations ciblées en fin de manif.

Nous invitons par ailleurs tous les individus ou collectifs à connaître le nom d’un avocat à désigner lors de la garde à vue, ainsi qu’à préparer un maximum de papiers documents pouvant éviter la détention provisoire. Exercer son droit au silence en garde à vue reste plus que jamais pertinent.

Enfin, le groupe légal de la coordination tient à rappeler l’importance de la solidarité financière face à la répression qui nous touche toutes et tous. Notre groupe s’est engagé à aider au mieux les victimes de la répression pour règler leurs frais d’avocats. Parce qu’il faut des chiffres pour se faire une idée, disons que de la GAV au procès cela peut représenter entre 600 et 900€ par prévenu.e (selon les tarifs planchers de l’aide juridictionnelle) : une intervention en GAV peut aller de 60 à 300 euros, selon la durée des entretiens, auditions ou confrontations ordonnées par les flics ; prestations qu’il faut renouveller en cas de prolongement de 24h ; une audience de comparution immédiate (même si on obtient le renvoi du procès) revient à 330€, le procès en tant que tel à 250€, et une affaire instruite par un juge d’instruction à pas moins de 1500€.

Actuellement, le groupe juridique accompagne une vingtaine de prévenu.e.s en attente de leur procès, et nous sommes loin du compte. C’est pourquoi il est important de faire tourner le lien de notre caisse collective (tinyurl.com/stoprep2) et invitons chaque personne à contribuer à hauteur de ses moyens.

PROCHAINS RENDEZ-VOUS

Nous appelons à se rendre au TGI de Paris...
• le 10 novembre à 13H30 23e chambre pour soutenir 2 camarades arrêté-e-s le 10 octobre (manif) - Lire aussi : Appel à soutien pour les inculpés du 10 octobre 2017 | 11 novembre
• le 21 novembre à 13h30 chambre 23.2 pour soutenir 2 camarades arrêté-e-s le 12 octobre (action DRH) — sachant que 2 autres sont sous contrôle judiciaire après ouverture d’une instruction (procès dans plusieurs mois) ;
• le 24 novembre (chambre et horaire à confirmer) pour soutenir 2 autres camarades arrêtés le 10 octobre ;
• Le 7 février 2018 pour le procès de 9 personnes arrêtées le 26 octobre (rassemblement Rémi Fraisse), placés sous contrôle judiciaire après 72 heures de privation de liberté.

La solidarité est notre arme.

Le Groupe légal

Rappel de la ligne (ouverte par intermittence) : 07.53.13.43.05
Brochure Sortez couvert-e-s : https://paris-luttes.info/sortez-couver ... -2017-7928
Hors urgence écrire à stoprepression(AT)riseup.net


https://nantes.indymedia.org/articles/39122
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 19 Nov 2017, 16:10

Soutien - procès de deux manifestants arrêtées le 12 octobre (action DRH)

Paris mardi 21 novembre 2017
à 13h30, Palais de Justice de Paris
Chambre 23/2, Île de la Cité

Plus de détails sur l'action DRH, ici:
https://paris.demosphere.eu/rv/56968

https://paris.demosphere.eu/rv/58206
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 23 Nov 2017, 16:36

Rassemblement de soutien à Georges Louis

vendredi 24 novembre 2017 à Paris

Appel à soutien pour les inculpés du 10 octobre 2017

Ce jour-là en pleine manifestation contre Macron et son monde, des manifestants sont violement arrêtés et placés en GAV durant 70 heures.

Différés au Palais de Justice, quatre d'entre eux passent en comparution immédiate le 13 octobre pour essentiellement des violences et un supposé attroupement armé. Tous refusent la comparution et demande donc un report d'audience. Le tribunal accepte sauf pour un qui est placé en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis. La justice décide alors de scinder l'affaire puisque deux passent le 10 novembre et deux autres le 24 novembre.

Appel à la solidarité pour les deux camarades de la « chasse aux DRH » qui passent le 21 novembre à partir de 13h30 devant la 23e chambre du tribunal correctionnel !

Rassemblement de soutien le 24 novembre 12h/14h

Place Saint Michel

Secours Rouge Arabe

La solidarité est notre arme / Abattre le capitalisme



Image

sur ma situation d'inculpé

Texte en défense lu le 10 octobre devant la 23e chambre du Tribunal correctionnel de Paris

Je suis un syndicaliste. Je milite contre toute forme de précarité et d'exclusion depuis de longues années. Pour moi adhérer à la CGT c'est lutté sans relâche y compris par la grève avec mes camarades de travail contre l'arbitraire patronal. Ces acquis obtenus, nous les défendons avec détermination en manifestant.

Délégué syndical, Trésorier du Comité d'Entreprise et Secrétaire du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, j'essaye à travers mes engagements d'être digne de ceux qui par leurs combats durant de longs mois ont permis la mise en place de ces instances du personnel. Je pense à cet instant aux millions de grévistes en 1936 et en 1968.

Mais aussi à ces syndicalistes devenus résistants dès 1940. Pourchassés, torturés, abattus, déportés, ils n'ont jamais courbé l'échine face au conformisme et à l'apathie générale. En face un gouvernement collaborateur, une administration complice, un patronat avide de laver l'humiliation de tant de concessions faites durant l'été 36. Souvenons-nous du plutôt Hitler que le Front Populaire ». La défaite cinglante du fascisme a signifié aussi celle de la collaboration d'intérêts bien compris entre capitalisme et totalitarisme. N'oublions pas certaines fortunes actuelles, constituées par l'accaparement de biens juifs et autres spoliations.

Les conquêtes acquises ensuite dans l'immédiate après-guerre comme la Sécurité Sociale ou le Comité d'Entreprise sont devenus insupportable pour les patrons. C'est 70 ans de trop pour le MEDEF. Allons fainéants, sans rien, sans dents, au boulot jusqu'à la mort ou au mieux jusqu'au fauteuil roulant.

Depuis le 10 octobre je suis considéré comme un violent, un terroriste, un ennemi d'une société en marche. Et pourtant l'an dernier j'ai participé à toutes les manifestations contre la loi travail et je ne fus pas une seule fois interpellée alors que je sais les policiers sont sur le qui-vive pour procéder à des arrestations en cas de violence…

Or cette violence, d'où vient-t-elle ? Pour ma part je la vois tous les jours : dans la rue, où des pauvres dorment par terre dans l'indifférence générale, où des migrants sont pourchassés comme des poux au lieu d'être considérés comme des réfugiés bénéficiant d'un minimum respect. Violence également lorsque des salariés se suicident sur leurs lieux de travail et montrés pas les médias bien-pensants comme des paumés et des dépressifs et non des victimes du monde du travail.

Mais l'Etat estime que cette violence n'en ait pas une. Ces personnes enfreignent la loi ou sont des asociaux donc l'Etat se dédouane de toute responsabilité comme pour l'entrepreneur licenciant sans vergogne et planquant ses profits dans des paradis fiscaux. Pour ça la loi est muette ou pire elle approuve.

Oui cette véritable violence contre une partie de la population est normale. Se battre pour préverser des acquis sociaux comme le CDI, le CE et la SECU est synonyme de licenciement dans le monde rêvé des ordonnances. Les maitres des forges triomphent avec leur idéologie néoclassique destructrice de pays et de populations. Une grève, une révolte, les fouteurs de merde seront matés par le gaz lacrymogène et le Flash Ball. Et attention s'ils ne comprennent pas finalement, les policiers équipés de fusil d'assaut guettent. On ne sait jamais avec des terroristes potentiellement déguisés en manifestants ou en grévistes comme la dit Gattaz. Moi-même le lendemain de mon arrestation l'OPJ me désigne comme un terroriste : « Vous êtes pires que les terroristes car eux au moins ils revendiquent, pas vous ».

Nous manifestants transformés en Djihadistes rouges et noir après les « Djihadistes verts ».

Etrange ironie que de me cracher à la figure ce genre d'insulte alors qu'il y a plus de 70 ans mon père Georges Louis était lui aussi désigné comme un terroriste menaçant la bonne marche de la collaboration entre capitalistes et occupants, sauvant des « étrangers » ennemis de la France et autre réfractaires à l'ordre nouveau. Le 22 mars 1944 ce terroriste est arrêté à Paris au 10 rue d'Hauteville par des policiers français, détenus à Fresnes dans une prison française, déporté comme 2 062 résistants et « étrangers » de Compiègne dans un train de la SNCF le 4 juin 1944 en direction de l'Allemagne puis de la Pologne puis de l'Autriche. Tant mieux un terroriste en moins. La révolution nationale doit se passer d'eux, le préfet de la Gironde Papon peut poursuivre sa noble tâche criminelle avant d'être recyclé en préfet de police et en ministre. Et de poursuivre sa besogne meurtrière contre des centaines d'Algériens le 17 octobre 1961.

Participer à des manifestations fait partie de cette tradition militante de descendre dans la rue. Eh oui la démocratie c'est aussi la rue contrairement aux affirmations de Jupiter. Le fait majeur depuis l'an dernier est sans doute le sens que prenne ces cortèges. L'habituel défilé a laissé place peu à peu à un fractionnement désirable. Beaucoup d'entre nous avaient cette impression d'être chacun dans son coin, dans son organisation alors qu'en fait nous sommes un tout face à ce qui nous mobilise. L'idée de cortège de tête est venue à ce moment-là. Sans calcul et naturellement, la question s'est posée : pourquoi nous les travailleurs en grève ne prendront nous pas la tête de cette manifestation. Des lycéens, des étudiants, des précaires, des retraités se sont forgé également la même opinion : oui nous sommes pareils et malgré nos différences sociales nous pouvons nous mélanger et même plus tard se rencontrer, tenter de créer un destin commun de lutte.

Ce fut pour moi ce lien déterminant, cette diversité des uns avec les autres de se retrouver dans le mouvement Nuit Debout puis à présent au sein du Front Social.

Ce qu'on me reproche est de tenir une banderole et de me camoufler. Là-dessus cette année 2017 a été particulière pour moi car à deux reprises dans le cadre de l'état d'urgence j'ai eu le droit des interdictions de manifester : l'une le 23 février à l'occasion de la manifestation de lycéens pour Theo et l'autre le 7 mai pour le second tour de l'élection présidentielle. Non seulement des patrouilles de policiers débarquent chez moi dans ma résidence et en plus le délai de 48h de contestation n'est pas respecté lorsqu'on vous remet un tel document le jour de la manifestation. J'ai agi en vain contre le premier arrêté devant le Tribunal Administratif de Paris mais en pure perte car pour eux c'est inutile de traiter ma demande puisque la manifestation s'est déjà déroulée… Ce déni de mes droits est particulièrement choquant et j'ai pensé ainsi devenir invisible pour éviter ce type de visite infamante.

Ma dignité, notre dignité est de défendre, de lutter contre toutes ces infamies et ces retours en arrières qui gangrènent le pays. Macron en Jupiter du Capital, casse, brise, annihile le socle commun patiemment construit sur plusieurs décennies. En faisant cela il engage sa responsabilité historique de détruire des progrès sociaux majeures. Il devra en mesurer les effets dans les fractures béantes qui s'accélèrent et menacent la cohésion de ce pays.

On peut me condamner, m'éliminer socialement, m'interdire de manifester. Or ce n'est pas moi qui est responsable de tant de morts dans les quartiers populaires et à Sivens (Adama, Yacine, Wissam, Lamine, Remi…) et de blessés par centaines durant les manifestations de l'an dernier comme par exemple le 15 septembre 2016 où devant moi un syndicaliste est tombé l'œil crevé par un éclat de grenade et à Aulnay sous-Bois où Théo a été mutilé par des « fonctionnaires de police assermentés ». Ce n'est pas moi non plus qui donne des coups de matraques dans les côtes, sur la tête. Ce n'est pas moi aussi qui devra contenir à tout prix la colère et la rage d'une population qui dans un futur proche sera obliger de se soulever comme jadis à Paris. Les gueux et les manants comme en 1789, en 1830, en 1848 ou en 1871 se souviennent toujours comment arracher leurs chaines à leurs exploiteurs.


http://paris-luttes.info/solidarite-ave ... louis-9044
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 27 Nov 2017, 15:49

Procès des maçons du PS ou la justice politique

En mars 2016, treize militantes et militants lyonnais·es étaient interpellé·es pour avoir muré l’entrée de la section PS de Villeurbanne – action en soutien à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Convoqué·es devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon le 2 octobre dernier, tout le monde a été relaxé. Youpi ! Cela n’a pas plu au représentant de l’État, M. Pierre Lauzeral, qui a immédiatement fait appel. Dans cette affaire comme dans plein d’autres, l’acharnement judiciaire est un moyen utilisé par l’État pour réprimer la contestation.

... https://rebellyon.info/Proces-des-macon ... tice-18407
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 27 Nov 2017, 19:40

Table ronde sur la répression à Rennes mardi 28 novembre 2017

Le collectif contre la criminalisation du mouvement social (Cococrims) propose un retour sur les épisodes répressifs rennais récents. Mardi 28 novembre à 19h à Carrefour 18 (métro Fréville).

Au printemps dernier, lors de la période électorale, une vague d’arrestations brutales fait suite à la manifestation au cours de laquelle un policier a braqué des manifestantEs avec son arme de service. Quelques jours plus tard, deux témoins sont poursuivies pour faux témoignages alors qu’elles accusent la police de fabrication de preuve. Plusieurs tribunes réagissant à cette inquiétante répression se succèdent, issues des milieux syndicaux, intellectuels, politiques ou culturels.

A l’heure où les moyens de l’état d’urgence rentrent dans le droit commun, nous proposons de revenir avec plusieurs des signataires de ces tribunes sur la répression politique, ses méthodes et les moyens d’y faire face, depuis l’exemple rennais.

Avec Vanessa Codaccioni, Bernard Aspe, Sud PTT 35 et d’autres signataires des tribunes.

Petite restauration sur place.

Contact : ✉cccms@riseup.net

Rennes laboratoire de la répression :
https://blogs.mediapart.fr/diane-alma/blog

http://www.rennes-info.org/Table-ronde- ... pression-a
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 27 Nov 2017, 21:30

Compte rendu du procès de la chasse aux DRH

Le 21 novembre avait lieu au TGI de Paris le procès de deux camarades arrêtés lors de la ballade au Bois de Boulogne du 12 Octobre dernier.

Le 21 novembre au TGI de Paris avait lieu le procès de deux camarades arrêtés le 12 octobre lors du rassemblement contre les DRH et la ministre de la casse du code du Travail, ils sont tous deux accusés de jets de projectiles contre des personnes dépositaires de l’autorité publique sans entraîner d’ITT.

... https://paris-luttes.info/compte-rendu- ... de-la-9114
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 30 Nov 2017, 15:23

Un rapide compte rendu de mon procès du 24 novembre

Ce procès intervient dans le cadre des arrêtés du 10 octobre lors de la manif de la fonction publique. Le 10 novembre deux personnes sont passées et ont été condammnées. Elles doivent repasser le 22 décembre en civil dans le cadre de la « casse »de la BRED.
Le 24 novembre deux autres personnes sont passées dont l’une a été relaxée et l’autre attend le delibéré le 15 décembre.

Je suis passé ce 24 novembre devant la 23e chambre du tribunal correctionnel pour des faits de « jet de projectiles sur des flics » et « participation à un attroupement armé en vue de commettre des violences et des destructions avec cette circonstance d’être masqué et derrière une banderole », c’est à dire celle du Front Social 75 : « fronts sociaux / tous pour tous ».

... https://paris-luttes.info/un-rapide-com ... e-mon-9138
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 30 Nov 2017, 21:10

4109 poursuites ou condamnations politiques en France en 20 mois

Liste non exhaustive de procès, condamnations, poursuites, discriminations et sanctions sur les 20 derniers mois à l'encontre de 4109 militants, manifestants, grévistes et syndicalistes...

... https://www.frontsocialuni.fr/actualite ... ce-20-mois
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 02 Déc 2017, 19:00

Un lycéen de Bergson victime de violences policières condamné suite à un blocus pendant le mouvement contre la Loi Travail

Communiqué de parents d’élèves du lycée Bergson à propos du 24 mars 2016 – jeudi 30 novembre 2017

Lundi 27 novembre 2017 a eu lieu au tribunal pour enfants de Paris le procès de S.K., mineur au moment des faits, jugé pour des faits de rébellion, outrage et violences volontaires, suite à son interpellation musclée devant le lycée Bergson le 24 mars 2016.

À l’issue de l’audience, S.K. a été condamné à 3 mois de prison avec sursis, 18 mois de mise à l’épreuve et 1 500 € d’amende. Les violences volontaires, en revanche, n’ont pas été retenues. S.K. n’ayant, pour le moment, pas souhaité faire appel de cette décision, ce jugement sera donc définitif passé un délai de 10 jours.

Parents d’élèves mobilisés depuis le premier jour, nous avons reçu avec une infinie tristesse ce jugement qui n’a fait qu’accroître notre sentiment d’injustice. Nous n’avons cessé de diffuser les vidéos qui circulaient sur le net et les témoignages que nous avons recueillis et qui, tous, montraient ou décrivaient une intervention policière violente, de nombreux coups portés sur plusieurs jeunes, quelle que soit leur attitude, et l’arrestation de S.K. par 3 agents des forces de l’ordre littéralement couchés sur lui au moment de son arrestation. Nous n’avons pas le privilège de l’indignation, comme le montrent tous les commentaires qui accompagnent la diffusion des vidéos en ligne.

Par ailleurs, la plainte déposée par S.K. pour des coups portés au cours de sa garde à vue a été classée sans suite par le procureur de la République après enquête de l’IGPN, ce en dépit de témoignages concordants de plusieurs mineurs présents au commissariat lors de son interpellation.

Nous rappelons, une fois encore et sans doute pour la dernière fois concernant S.K., que celui-ci était mineur au moment des faits.

Nous avons beaucoup appris au cours des 20 mois qui nous séparent du 24 mars 2016. Nous avons appris la solidarité, les difficultés de l’action de groupe, les subtilités de la justice française qui restent absconses pour le citoyen éduqué et informé ; nous avons découvert la peur des forces de l’ordre chez les jeunes, la crainte du pouvoir chez certaines populations immigrées et l’ampleur des violences policières, qui n’ont cessé de s’aggraver tout au long du printemps 2016.

Nous apprenons, au soir de ce jugement, qu’il est donc possible qu’un mineur soit jugé pour acte de rébellion simplement parce qu’il s’accroche aux grilles du lycée, qu’il soit frappé et porté KO dans un camion de police, qu’il passe 48 heures en garde à vue et soit relâché sans qu’à aucun moment son responsable légal en soit prévenu, et nous apprenons que ce même mineur, déjà cabossé par la vie à 17 ans à peine, doit désormais s’acquitter de 1 500 euros de dommages et intérêts envers les policiers.

Nous en savons plus, aujourd’hui, sur le fonctionnement de la police et de la justice, mais nous aurions, finalement, préféré ne pas apprendre autant. Nous qui sommes de la génération des parents de ces enfants, qui avons toujours vécu librement et défendu nos droits dans un sentiment de liberté de leur exercice, nous avons découvert que les temps avaient changé. Nous préférions notre innocence d’avant le 24 mars 2016, avant d’apprendre que S.K., malmené par la vie depuis l’enfance, placé en foyer à quinze ans, avait depuis ce 24 mars 2016 fait un séjour long en psychiatrie qui n’est probablement pas sans lien avec ce qu’il a subi ce jour-là.

Un autre policier qui, le 24 mars 2016 et comme d’autres de ses collègues, a commis de nombreuses violences, doit comparaître le 30 mars 2018. Nous serons présents aux côtés de l’élève qui a eu le courage de déposer plainte.

Gwenaël CAU, Stéphanie DURAND, Francisco LEAL, Edwige MILLERY, parents d’élèves


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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 05 Déc 2017, 22:01

Le secrétaire départemental adjoint du syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine, S. Bourgin a été convoqué le 5 décembre 2017

Il n’y a pas que la vérité qui blesse !

Le secrétaire départemental adjoint du syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine, S. Bourgin a été convoqué en audition libre (Art 61.1 du code de procédure pénale) le 5 décembre 2017 à 13 h45.

Les termes exacts de la convocation étaient : « Dans le cadre de l’enquête susvisée, elle est soupçonnée d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction de Diffamation envers un fonctionnaire dépositaire de l’autorité publique par parole, le 16 novembre 2017 entre 13h50 et 13h55 »

Le secrétaire départemental adjoint s’est rendue à cette convocation.

Sauf que les policiers ont voulu suite à l’audition prolonger celle-ci en garde à vue alors que l’article 61.1 indique clairement que celui qui est entendu peut quitter le commissariat à tout moment.

Retenu pendant quelques temps, le parquet a donné l’ordre de lever cette « rétention » vers 15h.

S’agissant du motif…

Lors de la manifestation du 16 novembre 2017 contre la loi travail, la section d’intervention rapide, quittant le pont de la croix de la mission, s’est tout à coup portée au niveau de la tête de la manifestation sur le trottoir le long du restaurant « La Marine » et du restaurant « 4 B ».

Le syndicat SUD-PTT a fait alors une intervention au mégaphone indiquant que la manifestation respectait le parcours déposé en préfecture et indiquant que l’on ne comprenait pas la présence d’une trentaine de policiers de la SIR prêts à charger.

Dans la même intervention au mégaphone, le syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention rapide et son chef opérationnel étaient ceux qui avaient chargé la manifestation le 28 avril 2016 et étaient ceux qui avaient tiré au LBD 40 Flash-ball) contre les manifestants étudiants provoquant une blessure très grave à un étudiant rennais, celui-ci perdant l’usage d’un œil.

Il semblerait que ce sont ces propos qui sont considérés comme diffamatoires alors qu’ils sont l’exacte vérité démontrée par des dizaines de photos et de vidéos.

Nous rappelons que le jour de l’enquête de l’IGPN, le 24 janvier 2017, le chef opérationnel de la section d’intervention rapide se répandait dans les médias (interview à France 3 Bretagne et à Bastamag entre autres) pour couvrir ses hommes et justifier les conséquences de l’emploi de ses armes.

Nous rappelons aussi, que lors de la manifestation du 9 avril 2016, la section d’intervention rapide avec à sa tête son chef opérationnel chargeait, devant les Galeries Lafayette à Rennes les « élus rennais » du parti de gauche qui participaient à une manifestation contre la loi travail.

Le syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine n’acceptera jamais que le simple fait de participer à une manifestation se termine par une infirmité permanente.

La syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine n’acceptera jamais que telles blessures soient la conséquence du hasard ou de la malchance.

Rennes le 5 décembre 2017

Le bureau départemental SUD-PTT 35


http://www.rennes-info.org/Il-n-y-a-pas ... verite-qui
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 10 Déc 2017, 18:31

Alès: Jugé pour avoir porté un tee-shirt anti-policiers lors d'une manifestation contre la loi Travail

L'homme de 34 ans a finalement été relaxé par le tribunal, vendredi...

Un homme de 34 ans était jugé vendredi devant le tribunal correctionnel d’Alès, dans le Gard, pour avoir porté un tee-shirt outrageant envers les forces de l’ordre.

« Je ne souhaite la mort de personne »

C’était le 21 septembre dernier, lors d’une manifestation contre la loi Travail dans la commune. Il était ivre quand les policiers l’avaient interpellé car il arborait un haut noir sur lequel était inscrit la phrase « Un bon flic est un flic mort », rapporte Objectif Gard.

... http://www.20minutes.fr/justice/2185051 ... oi-travail
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