la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 05 Sep 2017, 01:57

Hors série

Dans le collimateur du pouvoir
Spéciale
Antonin Bernanos

Il a 22 ans, et dix mois de prison au compteur. Dans l'affaire de la voiture de police brûlée, Quai de Valmy, en mai 2016, il a été désigné comme coupable - alors qu'aucune preuve formelle n'a pu être trouvée contre lui. Pourquoi c'est tombé sur lui ? Peut-être parce que les "notes blanches" du Renseignement l'identifiaient de longue date comme un militant antifasciste impliqué dans diverses mobilisations, dont celle contre la loi Travail.

Que ces notes blanches n'aient aucune valeur juridique, qu'elles consistent en des allégations largement fantaisistes et des appréciations souvent erronées, la chose a été prouvée, et pas plus tard que la veille de son arrestation. Juste avant l'incident de la voiture de police brûlée, Antonin Bernanos avait fait l'objet d'une interdiction de manifester, sur la base de ces notes blanches : lui et quelques autres, concernés par la même sanction préventive, avaient porté l'affaire devant le Tribunal Administratif. Leurs avocats ont démontré que ces "renseignements" relevaient d'affabulations rocambolesques - prétendant par exemple que tel individu participait à un rassemblement violent à tel endroit, tandis que l'individu en question était à l'étranger, ce qu'attestaient indiscutablement ses visas et billets d'avion. Alors le Tribunal Administratif a levé les interdictions de manifester, désavouant les notes blanches. Et la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police s'en est trouvée ridiculisée. C'était le 17 mai 2016. Et voici que le 18 mai, l'incident de la voiture de police a lieu ; et qu'un membre de la DRPP assure avoir reconnu Antonin Bernanos aux abords de la voiture de police, et que ce dernier a joué un rôle décisif dans l'incident ; ce policier est l'auteur d'un témoignage anonyme (mais son identité, par une faute de procédure, est révélée dans le dossier), et ce témoignage suffit à faire tomber Antonin.

Quelques heures après les faits, la police vient le chercher à son domicile. Il est gardé à vue, puis incarcéré. Rien, à part ce "témoignage" émanant de la DRPP, ne permet d'incriminer Antonin. Mais il marine quand même en détention. Pendant dix mois, ses avocats demanderont une mise en liberté, les juges se prononceront en faveur de cette libération, mais le Parquet fera appel de cette décision, et Antonin restera derrière les barreaux. Jusqu'à ce que la Ligue des Droits de l'Homme s'empare du dossier et convoque une conférence de presse : le lendemain, enfin, la Cour d'appel cède, et ordonne la libération sous contrôle judiciaire d'Antonin, jusqu'à son procès, qui aura lieu du 19 au 22 septembre prochain.

Le cas d'Antonin, on le voit, semble particulièrement emblématique des prérogatives de la répression dans le cadre de l'état d'urgence. Prérogatives qui permettent aux autorités de police de désigner un coupable, à leur guise (et plutôt parmi les opposants politiques un peu fatigants qu'on trouve dans la jeunesse antifasciste) et de charger ensuite la justice d'en produire les preuves. Que ces preuves soient introuvables ne semble pas faire obstacle à la machine répressive : un "témoignage" émanant du "Renseignement" fait office de preuve, et permet donc de criminaliser l'opposition politique en toute quiétude.

Et cette opposition politique, il faut reconnaître qu'Antonin Bernanos l'incarne à merveille. Sans doute agaçant pour les autorités policières et répressives, il est pour tous les autres infiniment stimulant : sa trajectoire de jeune militant antifasciste, ses analyses sur les formes actuelles de la lutte, sur l'interpénétration entre les forces du cortège de tête et celles des manifestations syndicales et citoyennes, sur les enjeux et les stratégies à venir, et enfin sur la centralité d'une réflexion sur la prison dans la réflexion politique contemporaine sont, à tous égards, passionnants. C'est à Hors-Série qu'il a choisi de livrer son témoignage, en exclusivité, dans ces circonstances exceptionnelles de l'attente de son procès ; et à circonstances exceptionnelles, traitement exceptionnel : cet entretien est intégralement en accès libre, jusqu'à la fin du procès, le 22 septembre.

Spéciale , émission publiée le 02/09/2017
Durée de l'émission : 63 minutes

à écouter : http://www.hors-serie.net/Speciale/2017 ... voir-id257
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Denis » 05 Sep 2017, 17:31

Rebondissement dans l'affaire Intermittents/MEDEF :

Le procès de Loïc est une nouvelle fois reporté !

Alors que tout un chacun avait pris soin de prévenir en temps et en heure son employeur,
placé ses enfants sous bonne garde et préparé son baluchon pour n'en rien manquer,...
au moment où notre équipe allait démasquer publiquement la duplicité du MEDEF... l'audience nous échappe.

Reste un rdv avec celles et ceux qui souhaitent prendre connaissance avec lui de la date de son report et de la prochaine mobilisation, lundi 11 septembre 2017 devant le palais de justice de Paris (M°Cité), à partir de 8h pour un petit déjeuner, jusqu'à 10h pour un point presse.

Cette matinée de grand rassemblement qui tombait sans doute trop bien pour impulser la journée de grève et de manifestations du mardi 12 septembre 2017... contre les ordonnances Macron-Medef, n'est que partie remise !

D'autres appels suivront, restez attentifs !

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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Béatrice » 08 Sep 2017, 20:17

Coordination Anti-Nucléaire du Sud-Est :

Procès contre un militant antinucléaire : le 12 septembre à Paris soutenons notre compagnon face à l’ogre Areva

Le 12 septembre prochain notre compagnon antinucléaire Jean Revest est traîné par Areva devant le tribunal de Paris, coupable aux yeux de l’atomiste d’avoir publié un écrit critiquant le nucléaire. Ni pour saccage ou détérioration mais simplement pour avoir oser penser et s’être exprimé. Le lobby veut faire un exemple pour effrayer tout un chacun et faire taire à tout jamais la moindre critique de l’ordre atomique. Face à cette déclaration de guerre contre la liberté d’expression : venons soutenir notre ami devant les grilles du Palais. Il encourt 1 an d’emprisonnement et 75 000€ de punition. Exigeons la relaxe !

http://coordination-antinucleaire-sudes ... ntre-Areva
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 12 Sep 2017, 09:41

Montpellier
Compte-rendu du procès du syndicaliste Richard Abauzit

« Je ne suis pas inquiet car je n’ai rien à me reprocher, mais j’ai la rage ». Devant les 50 personnes venues pour le soutenir, le syndicaliste Richard Abauzit ne décolère pas. Convoqué à 14h au tribunal de grande instance de Montpellier, il devra attendre plus de 4h30 avant d’être interrogé par le juge. Ça laisse le temps de remarquer quelques scènes étranges : des journalistes installés sur la table réservée à la presse, comme il est d’usage, mais qui se permettent de manipuler les dossiers que les greffiers ont laissé près d’eux, et qui, quelques dizaines de minutes plus tard, comparaîtront eux aussi en tant que prévenus dans une affaire de diffamation ; des avocats qui ricanent avec le procureur alors que la nature de leurs fonctions respectives font qu’ils ne devraient pas être si proches ; ce-même procureur qui se permet de parler à un inconnu pendant plusieurs dizaines de minutes en plein milieu des débats, sans que le juge ne le reprenne à aucun moment. Bref. Richard Abauzit finit par être appelé à la barre.

Son crime ? Avoir dénoncé, lors d’une conférence de presse qui a donné lieu à la rédaction d’un article publié le 2 décembre 2014 dans la Marseillaise l’Héraut du jour(1), les méthodes de gestion du personnel de l’institut Saint Pierre de Palavas-Les-Flots. Le directeur de cet hôpital pour enfants, Patrick Beeusaert, n’a pas apprécié les critiques et a porté plainte contre Richard Abauzit pour diffamation. Ce qui est formellement reproché à ce dernier, c’est d’avoir dénoncé « une situation cruelle et perverse » et « un management de la terreur ». L’ancien inspecteur du travail nie avoir employé l’expression « management » car il préfère toujours parler de « gestion du personnel » et ne pense pas avoir parlé de « terreur » car il sait à quelle période historique cela fait référence, mais sur le fond, il estime que la journaliste n’a pas dénaturé ses propos et il assume tout.

Pour le défendre, son avocat rappelle le cas de ce salarié qui a signé 51 CDD alors que la loi prévoit deux renouvellements au maximum, et le cas de cette femme, qui après avoir porté l’entreprise devant les prud’hommes pour, même topo, un renouvellement abusif de CDD, mais qui a abandonné ses démarches après une promesse d’embauche de CDI, et qui s’est finalement faite virée deux semaines après la signature du contrat pour « faute grave ». Est-il vraiment déraisonné de parler d’ « une situation cruelle et perverse » et d’« un management de la terreur » dans ce cas là ?

La défense a également pointé du doigt la confusion de la fonction de directeur de M. Beeusaert et de sa fonction de pasteur. Dans une vidéo publiée le 27 avril 2009 par Ze Mag(2), « le plateau TV où les invités peuvent parler ouvertement de leur expérience avec Dieu », lorsque le journaliste demande au directeur si ses employés viennent le voir en tant que pasteur, il répond « Oui. Les chirurgiens me disent « je viens voir le pasteur, l’homme de Dieu, celui avec qui on peut prier » ».

Le délibéré sera rendu le 16 novembre à 14h.

(1) « A l’institut Saint-Pierre, « une situation irrationnelle »», La Marseille l’Hérault du jour, 2 décembre 2014 http://www.resistons.net/images/2016/Li ... jour_2.pdf
(2) Lien de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=kpFIoC-ytHY


http://www.lepoing.net/compte-rendu-du- ... d-abauzit/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 14 Sep 2017, 18:05

Soutien à Rémi, 1ère VICTIME DE LA REPRESSION MADE IN MACRON. IL RISQUE LA PRISON

Rémi Filliau est la première victime de la répression made in Macron. Après une action non violente menée en Clown au siège des Républicains en Marche, il se retrouve poursuivi par la police pour « rébellion » ! Il risque la prison et une lourde amende !

Avec une quinzaine de clowns hommes et femmes, il avait voulu dénoncer le refus par le Président Macron d’engager la France sur la voie du désarmement nucléaire. En juillet dernier à l’ONU, 122 pays sur 192 ont en effet décidé d’adopter un Traité d’interdiction complète des armes nucléaires sur le modèle des deux Traités d’interdiction des armes chimiques et à sous-munition. Mais la France de Macron a refusé de soutenir ce Traité !

Rémi Filliau sera donc jugé au tribunal de Grande instance de Paris le 15 décembre 2017 à 9h à la 28ème Chambre. Il a besoin de notre soutien à tous !
Rémi risque jusqu’à 15 000€ d’amende et un an de prison, suite aux allégations mensongères d’un policier l’accusant de violences à son encontre ! Rémi est pourtant reconnu comme un militant non-violent œuvrant depuis plusieurs années pour la Paix et la Justice aux côtés du Collectif des désobéissants, et de nombreuses personnes qui le connaissent pourront témoigner dans ce sens à la barre du tribunal …

La vidéo qui prouve que Rémi n’a absolument pas pu marcher sur le policier, contrairement à ce que ce dernier prétend:

... http://www.desobeir.net/2017/09/08/sout ... la-prison/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 16 Sep 2017, 17:05

Affaire du quai de Valmy : Ce procès est le procès du mouvement social

Communiqué du groupe de défense collective (Defcol) : le 18 mai 2016, en plein mouvement social contre la loi travail marqué par de violents affrontements avec les forces de l’ordre, les syndicats de police organisent une manifestation "anti-haine anti-flic". Une contre-manifestation se soldera par la destruction d’une voiture de police. Neuf personnes, dont une toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt, seront jugées du 19 au 22 septembre 2017 au tribunal de grande instance de Paris

À la mi-mai 2016, le projet de loi « travail », qui n’a d’autre objectif que d’affaiblir les salarié·e·s face à leurs patrons, est contesté dans la rue depuis plus de deux mois. La violence judiciaire et policière est permanente. Les blessé·e.·s lors des affrontements se comptent par centaines. Certains manifestant·e·s sont gravement atteint·e·s et parfois mutilé·e·s par les armes « non létales » de la police. Les arrestations et les comparutions immédiates se multiplient.

C’est dans ce contexte que des syndicats policiers décident, le mercredi 18 mai, d’organiser une manifestation contre la « haine anti-flics » sur la place de la République, lieu de rassemblement nocturne des opposant·e·s à la loi travail.
Cette provocation délibérée attire, évidemment, des contre-manifestant·e·s qui entendent rappeler les effets bien palpables de la haine que les flics vouent aux populations que l’État et le capital leur demandent de garder sous contrôle. Les gendarmes mobiles tapent et gazent les contre-manifestant·e·s. Celle-ux-ci, bloqué·e·s dans un coin de la place, s’échappent en manif spontanée en direction du canal Saint-Martin.

Sur le quai de Valmy, ils·elles croisent par hasard une voiture de police. Cette voiture ne fait pas partie du dispositif déployé sur la Place de la République mais elle symbolise à elle seule toute la morgue dont les flics et l’État font preuve depuis deux mois. Des manifestant·e·s s’en prennent à la voiture. La scène, filmée par de nombreuses caméras, ne dure pas plus de deux minutes. Il est évident que cet acte est le fruit d’une colère collective.

Les syndicats de flics, les politiciens et les médias se déchaînent. Par le témoignage douteux d’un flic infiltré, mais aussi par le biais du fichage ou de l’analyse de micro-détails sur des vidéos, les flics montent un dossier à charge contre neuf personnes accusées dans un premier temps de tentative de meurtre.
Cette accusation a depuis été abandonnée, mais les prévenu•e•s restent poursuivis pour destruction d’un véhicule de police par incendie ou moyen dangereux, violences aggravées et participation à un « groupement » en vue de la préparation de violences et de cette destruction. Cinq personnes ont été incarcérées pendant l’enquête et deux le seront encore au moment du procès qui s’ouvre le 19 septembre devant le TGI de Paris.

Peu importe que ces personnes aient reconnu une partie des faits ou non et peu importe qu’elles soient, aux yeux de la justice, « coupables » ou « innocentes ». Elles sont toutes la cible d’une opération de vengeance politique.
Ces neuf personnes n’ont rien à voir les unes avec les autres, ne se connaissaient pas avant ces faits pour certaines d’entre elles et n’ont pas toutes les mêmes opinions ; elles ne sont réunies par la justice que comme un échantillon des manifestant·e·s qui se sont révolté·e·s au cours du printemps 2016.

Ce sont toutes celles et tous ceux qui ne supportent plus d’être traité·e·s comme du bétail par l’État et par les flics qui sont visé·e·s : c’est aux mêmes de faire preuve de la plus grande solidarité avec les neufs personnes prochainement jugées.


P.-S.

Discussion publique
Jeudi 14 septembre, 19h au CICP
21ter rue Voltaire, métro rue des Boulets

Concert de soutien prisonnier.es
vendredi 15 septembre, 18h à la Parole errante
9 rue François Debergue, métro Croix de Chavaux

Rassemblement de solidarité
lundi 18 septembre, 19h, Place des Fêtes

Procès tous les jours
du 19 au 22 septembre, 13h30
14e chambre du TGI de Paris, métro Cité.


http://paris-luttes.info/affaire-du-qua ... roces-8680
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 17 Sep 2017, 02:20

Toutes et tous au côté de Loïc de la compagnie Jolie môme

Le procès de Loïc est reporté au 30 novembre à 9h, le temps de mobiliser encore.
RDV est déjà pris : 8h devant le Palais de justice de Paris, et exigeons la relaxe !

Rebondissement dans l’affaire Intermittents/MEDEF :

Le procès de Loïc est une nouvelle fois reporté !

Alors que tout un chacun avait pris soin de prévenir en temps et en heure son employeur,
placé ses enfants sous bonne garde et préparé son baluchon pour n’en rien manquer,...
au moment où notre équipe allait démasquer publiquement la duplicité du MEDEF... l’audience nous échappe.

Reste un rdv avec celles et ceux qui souhaitent prendre connaissance avec lui de la date de son report et de la prochaine mobilisation, lundi 11 septembre 2017 devant le palais de justice de Paris (M°Cité), à partir de 8h pour un petit déjeuner, jusqu’à 10h pour un point presse.

Cette matinée de grand rassemblement qui tombait sans doute trop bien pour impulser la journée de grève et de manifestations du mardi 12 septembre 2017... contre les ordonnances Macron-Medef, n’est que partie remise !

D’autres appels suivront, restez attentifs !

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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Béatrice » 17 Sep 2017, 19:13

Procès contre un militant antinucléaire le 12 septembre 2017 à Paris : ( viewtopic.php?f=74&t=4669&p=268920#p267280 )

Procès d'Areva contre la CAN-SE : jugement mis en délibéré au 11 octobre

Au terme de trois heures et demie d'audience, le Tribunal correctionnel de la 17ème chambre de Paris, spécialisée en droit de la presse, a mis en délibéré au 11 octobre le rendu du jugement dans la plainte déposée par Areva contre la Coordination antinucléaire du sud-est. Un rassemblement de soutien à notre ami mis en examen Jean Revest (et au bloguer-relais) s'est tenu devant le palais de justice.

http://coordination-antinucleaire-sudes ... 11-octobre
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 19 Sep 2017, 10:23

Procès de la voiture de police brûlée Quai de Valmy

• Tous les jours: Rendez-vous à 13h du 19 au 22 septembre
à la 14e chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris

Mardi 19 septembre à 19h le Front social appelle à un rassemblement le soir du premier jour du procès des inculpé-e-s dans l’affaire de la voiture de police brûlée quai de Valmy.

Relaxe !

Le 18 mai 2016, la vie bascule pour des jeunes militants contre la loi travail et son monde. En plein mouvement et alors que la Nuit debout parisienne a pris place à République pour tenir ses « assemblées », c’est aussi là, comme une provocation, que le syndicat de police Alliance décide de se rassembler et d’accueillir la droite extrême pour protester contre la « haine anti-flic ».

Une contre-manifestation est appelée le même jour par le collectif Urgence notre Police assassine. L’Etat ne tergiverse pas quant à lui. La veille, la préfecture interdit de manifestation plusieurs personnes dont 3 des jeunes militants qui seront interpellés le 18 mai, sur la base de notes blanches produite par la DRPP, le service de renseignements de la préfecture de police de Paris. Pourtant, ce même jour, le tribunal administratif fait lever ces interdictions suite à un recours posé par les militants, déclarant ces mêmes notes blanches fausses et irrecevables.

Malgré ça, la contre-manifestation est elle-même interdite, fait surprenant après l’heure « officielle » d’appel à manifester déposée en préfecture. On interdit une manifestation 45 minutes après son début.

C’est à ce moment-là, alors que les manifestants sont refoulés de la Place de la République, qu’interviennent les faits de la voiture de police brûlée quai de Valmy.

Quelques heures après les faits, quatre jeunes manifestants sont interpellés chez eux, interrogés en garde à vue puis emprisonnés sans procès.
Antonin Bernanos, étudiant à Nanterre, ira jusqu’à faire 10 mois de prison préventive sans procès. Sur la seule base d’un simple témoignage anonyme qui l’accuse.

Le procès verbal de ce témoignage anonyme est versé au dossier suite à une erreur administrative. C’est cette erreur de l’instruction qui permet à son avocat de le retrouver. Dès lors, on sait que c’est un policier des services de renseignements de la préfecture de police de Paris ( la DRPP ) qui l’accuse, ce même service qui avait produit les notes blanches utilisés pour interdire les jeunes militants de manifester.

Il a suffit d’un témoignage d’un policier sous X pour qu’un militant du mouvement social se retrouve pendant 10 mois en prison et sans procès !
Dans cette affaire, ce ne sont pas les preuves qui permettent d’aboutir à l’identification des coupables… mais l’accusation sans preuve de militants qui en font des coupables, charge à la police ensuite de fournir les preuves !

Plus d’un an après, ils sont désormais neuf inculpés à être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris, deux d’entre eux sont toujours emprisonnés à Fleury Mérogis.

Leur cas doit servir à mettre en lumière des politiques répressives déjà appliquées dans les quartiers populaires.

Leur cas doit servir à riposter ensemble contre la répression d’Etat dans nos quartiers, entreprises et lieux d’études, et plus largement contre la précarisation de nos vies, qui se traduit aujourd’hui par la nouvelle loi travail XXL annoncée par Macron.

Ils sont capables d’utiliser la prison contre ceux qui contestent. Soyons prêts à nous unir pour refuser leur répression et leur monde.

Leur procès débute le 19 septembre et se termine le 22 septembre à la 14ème chambre correctionnelle du TGI de Paris. Nous appelons tous les jours à nous y rendre à 13h.

Le 19 septembre nous appelons à un rassemblement devant le TGI de Paris à 19h contre la répression.


https://paris-luttes.info/affaire-du-qu ... usons-8700
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 21 Sep 2017, 19:05

Compte-rendu du premier jour du procès de la keufmobile brûlée
https://paris-luttes.info/compte-rendu- ... ur-du-8726

Compte rendu du deuxième jour de procès de la keufmobile brûlée
https://paris-luttes.info/compte-rendu- ... ur-de-8741
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 23 Sep 2017, 16:19

Compte-rendu du troisième jour de procès de la keufmobile brûlée
https://paris-luttes.info/compte-rendu- ... ur-de-8748

Quatrieme jour de procès de la keufmobile brûlée

Le délibéré, initialement prévu le 29 septembre à 11h, sera rendu à une date ultérieure (fixée mercredi prochain 27/09, jour où les avocats finiront de plaider de 9h30 à 13 h lors d’une ultime audience). Par ailleurs, en toute fin vers 21h30, le tribunal a eu à se prononcer sur la remise en liberté de Kara et Krem, toujours incarcérés. Elle a été refusée sous les cris d’une partie du public : "Liberté", "freedom", "courage".

Réquisitoire des procureurs Olivier Dabin et Emmanuelle Quindry
(à base de : c’est le "procès de quelques casseurs" organisés "en horde", de ""Où se trouvent les fascistes et les extrémistes quand on combat la police, la justice, les journalistes ?", "En perquisition, on trouve des autocollants de la mouvance ultra gauche", "Je mets au défi quiconque de dire que la justice couvre les violences policières" mais aussi de : "Le grand Lénine disait " L’anarchiste est un réactionnaire"" et "Pour les jusqu’aux boutistes, le silence est un droit mais c’est aussi un silence d’approbation").

1) Contre les personnes accusées de participation à un "groupement en vue de commettre des violences", mais aussi de "violences volontaires sur PDAP (personne dépositaire de l’autorité publique)", avec 4 circonstances aggravantes (en réunion, avec arme, visage masqué sur PDAP) :

Joachim (de nationalité suisse) : 8 ans de prison ferme assorti d’un mandat de dépôt (il est en fuite, déjà sous mandat d’arrêt, et accusé d’avoir jeté le fumigène qui a incendié la voiture)
Antonin : 5 ans d’emprisonnement dont 1 an avec sursis, avec mandat de dépôt plus une interdiction de participer à une manifestation pendant 3 ans à Paris. Il a déjà fait 10 mois de prison préventive.
Nicolas : 5 ans d’emprisonnement dont 2 avec sursis sans mandat de dépôt (suite à son "acte clair de contrition" et l’absence de "risque de réitération" dixit le procureur), et 3 ans d’interdiction de manifester à Paris. Il a déjà fait 13 mois de détention provisoire.
Krem : 4 ans de prison ferme avec maintien en détention et 3 ans d’interdiction de manifester à Paris. Il est toujours incarcéré en préventive depuis 7 mois.
Kara : 3 ans de prison dont 1 avec sursis avec maintien en détention., et une interdiction du territoire français de 3 ans (elle est de nationalité américaine). Elle est toujours incarcérée en préventive depuis 16 mois.
Thomas : 3 ans de prison dont 2 avec sursis, assortie d’une interdiction de participer à une manifestation pendant 3 ans à Paris. Sans mandat de dépôt (soit 1 an de prison ferme aménageable).

2) Contre les personnes uniquement accusées de participation à un "groupement en vue de commettre des violences" :

Angel : 1 an d’emprisonnement avec sursis et 3 ans d’interdiction de manifestation. Il a déjà fait 42 jours en détention provisoire.
Bryan : 1 an d’emprisonnement avec sursis et 3 ans d’interdiction de manifestation, 1000 € d’amende pour avoir refusé de se soumettre au test ADN. Il a déjà fait 4 jours en détention provisoire.
Leandro : 1 an d’emprisonnement avec sursis et 3 ans d’interdiction de manifestation. Il a déjà fait 4 jours en détention provisoire.

Demande des "parties civiles" :
- le syndicat de police Alliance demande 5000 euros pour "préjudice moral" de sa profession (à base de "ces violences s’apparentent à des actes de terrorisme"). L’avocat d’Alliance est Me Delphine Des Villettes.
- Kevin Philippy, le flic côté conducteur, demande 30 000€ de "dommages et intérêts" (son avocat est Me Michèle Launay). Kevin Philippy, adjoint de sécurité, a passé le concours de gardien de la paix quatre fois et l’a raté à chaque fois. Avec l’histoire du quai de Valmy, il a été exempté de concours et a intégré directement l’école de police de Sens, d’où il est sorti le 20 mars 2017. Aujourd’hui gardien de la paix stagiaire, il sera titularisé en mars 2018.
- L’agent judiciaire de l’Etat demande 1500 euros


https://nantes.indymedia.org/articles/38604
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