la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 20 Mar 2017, 12:59

Jugé à Montpellier, le jeune militant Jules Panetier dénonce un harcèlement policier

Jugé pour outrage à agent, des accusations qu'il nie, Jules Panetier, encourt jusqu'à 6 mois de prison ferme. Très actif dans les milieux contestaires locaux, le jeune Montpelliérain considère qu'à travers lui, la police veut décrédibiliser le mouvement social.

Jules Panetier a participé aux "Nuits debout" ou encore aux "assemblées contre l'état d'urgence". Sympathisant des squats Luttopia et Royal, il a fondé le journal militant de contestation sociale le Poing il y a 3 ans à Montpellier.

Jugé pour outrage à agent

À la veille de son procès au tribunal de grande instance à Montpellier, le jeune militant, soupçonné d'outrage à agent, s'estime victime de répression policière. Ce jeudi, devant le tribunal correctionnel de Montpellier, il est jugé pour outrage à agent.

Il rejette en bloc les accusations

Il est soupçonné d'avoir insulté à deux reprises le même policier, une première fois en septembre dernier lors d'une manifestaion contre la loi travail, puis en octobre pendant une manifestaion de policiers. Il rejette en bloc ces accusations d'outrage. Avec d'autres militants, il était venu dénoncer la "violence d'Etat". L'été dernier, il a déjà fait deux mois de prison ferme pour menaces téléphoniques à agent, accusations qu'il a toujours niées.

... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 15183.html
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 25 Mar 2017, 13:44

Témoignage

Loi travail : condamné à 1 100 € pour rébellion sans motif d’interpellation

Recette pour création d’inculpation : inventez un "outrage" comme motif d’interpellation, ajoutez une pincée " d’incitation directe à la rébellion" en cours de garde à vue. Si il y a une vidéo qui prouve l’inexistence des 2 accusations, gardez simplement la "rébellion"

J’ai laissé volontairement la forme d’un journal de bord, car il y a des petites pensées et réflexions propres à différents moments (Interpellation, garde à vue, comparution, renvoi, audience et délibéré). C’est ce que j’écrivais à mes ami.e.s et contact pour les tenir au courant.

... http://paris-luttes.info/loi-travail-re ... 0-eur-7788
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 26 Mar 2017, 12:32

Paris mardi 28 mars 2017

Rassemblement pour exiger la Libération d'Antonin

à 15h, devant la Fontaine Saint-Michel #FreeAnto

"C'est la 3ème fois depuis 10 mois qu'un juge des libertés et de la détention se prononce, contre l'avis du juge d'instruction, pour la fin de la détention provisoire d'Antonin.

Ce mardi 28 mars 2017, Antonin passera - encore - devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris.

Venez nombreux-euses montrer votre soutien au rendez vous devant la Fontaine Saint-Michel à 10h."

https://www.facebook.com/events/668452273340854/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Mar 2017, 13:14

« Je refuse d’être interdit de territoire »

Les mesures d’interdiction de territoire se multiplient contre des militants. L’une a frappé Florent, à Bure, interdit de vivre dans la Meuse. Ce militant anti-nucléaire a décidé de refuser cette condamnation.

Florent a été interdit de Meuse durant l’été 2016, suite à la première occupation du bois Lejuc, à Bure (Meuse), où le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires rencontre une vive résistance. Après être revenu clandestinement pendant six mois sur place, il décide d’assumer publiquement son geste et de ne plus participer à cette logique répressive qui criminalise les luttes.

... https://reporterre.net/Je-refuse-d-etre ... territoire
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 30 Mar 2017, 15:10

Montpellier vendredi 31 mars 2017

Liberté pour les prisonniers du mouvement social

Mikael, Sylvain et Yann Bo ont été jetés en prison. Dans une
période ou un arsenal de lois liberticides semblent instaurer un
état d'exception quasi permanent, l'arbitraire de la justice se
banalise. Les militant-es issues des mouvements sociaux sont victime
d'une logique de fichage généralisé, de délit d'opinion, de
montages et de témoignages policiers complaisants. Trop souvent la
presse relaye les thèses émanant de réseaux sociaux d'extrême
droite et visent à calomnier et discréditer ces mouvements
populaires.

Dans une situation de paupérisation sociale qui se généralise, la
répression ne concerne pas que les « militant-es », loin de
là, et se sont souvent les personnes les plus pauvres qui font les
frais de l'arbitraire, du racisme ou de la cruauté des
administrations et des juges. Les conditions de vie en prison sont
inhumaines et le seul projet des politiques est d'en construire
encore d'avantage. Cette manière de « gérer la crise »
sur notre dos, nous n'en voulons pas !

Nous appelons les familles et proches des détenus de
Villeneuve-les-Maguelonne ainsi que tous les militants des mouvement
sociaux à se rassembler pour aller porter un message de solidarité
au prisonniers (ramenez votre bonne humeur, vos messages, vos
instruments de musique et vos cotillons).

Le vendredi 31 mars
18H au tram Garcia Lorca pour un covoiturage collectif vers la prison
de VLM (ramener sa voiture si possible)
19 H sur le parking de la prison de VLM

Tout le monde déteste leur in-justice
Tout le monde déteste la prison

https://herault.demosphere.eu/rv/6833
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 30 Mar 2017, 19:16

Voiture de police brûlée à Paris : Antonin Bernanos va être libéré

Selon nos informations, après dix mois de détention provisoire, Antonin Bernanos, 22 ans, va sortir de prison. Le jeune homme sera libéré d'ici la fin de journée de Fleury-Mérogis, où il est actuellement incarcéré, après une décision de la cour d'appel de Paris. Le parquet de Paris avait fait appel de la décision du juge des libertés et de la détention d'un placement sous contrôle judiciaire, pour la troisième fois.

Cet étudiant en sociologie est suspecté d'avoir participé à l'incendie d'un véhicule de police, où se trouvaient alors deux agents, en mai 2016 à Paris. Seul élément de preuve : un témoignage anonyme, dont on apprendra par la suite qu'il émanait d'un homme de la préfecture de police de Paris.

... http://www.liberation.fr/direct/element ... ere_60666/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 01 Avr 2017, 08:08

Au moins 2031 militant.e.s politiques et syndicaux sont passé en procès ces 13 derniers mois

Le facebook "Luttes invisibles" a listé les personnes arrêtées et poursuivies pour fait de grève ou manifestation ces 13 derniers mois. Et le chiffre est impressionnant.

Liste non exhaustive de procès, condamnations, poursuites, discriminations et sanctions sur les treize derniers mois à l’encontre de 2301 militant.e.s, manifestant.e.s, grévistes et syndicalistes

... https://paris-luttes.info/au-moins-2031 ... t-e-s-7829
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 02 Avr 2017, 18:53

Grenoble lundi 3 avril 2017

Procès et violence policière

Rassemblement à 13h30, Tribunal de grande instance

Soyons nombreuses à nous rassembler devant le tribunal de grande instance (derrière la gare, tram B), pour dénoncer une énième violence policière.

Le 2 janvier dernier, une quinzaine de personnes se rassemble au 47 bis rue Jeans Jaurès à SMH, lors d’un gouter festif inaugurant l’occupation d’un logement laisser longtemps vide. Malgré la légalité avérée de l’ouverture, le pacifisme des citoyennes venues en soutien, une trentaine de policiers armés se déploient devant la maison avant d’agir dans l’obscurité pour disperser violement ce rassemblement et expulser les sans-logement. Lors de l’opération un camarade est chargé, écrasé et tabassé par la police. Ironie du sort, les agresseurs portent plaintes contre lui pour violence sur agent, procédé récurrent pour criminaliser la solidarité et arrondir leurs fins de mois.

Les violences policières dans notre pays et partout dans le monde sont omniprésentes. Quand des paysannes défendent leurs terres face aux multinationnales, la police intervient pour priver du droit à la terre. Quand une personne vient soutenir un ami agressé par des agents, il se fait violer dans la rue. Quand le peuple se révolte contre une loi injuste l’état donne l’ordre de tabasser, gazer, interpeller et enfermer. Ces violences ont toujours été systématiques et systémiques envers les classes les plus pauvres. Pour toutes ses raisons et bien plus encore , soyons solidaires l’une de l’autre, pour que ces injustices soient punies et qu’elles s’arrêtent définitivement.

https://grenoble.indymedia.org/2017-03- ... -policiere
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 05 Avr 2017, 02:22

Pourtant tant d'interdictions de séjour

L'interdiction de séjour comme instrument de répression des militants, avec Florent, militant contre Cigéo et Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature.

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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 06 Avr 2017, 17:15

Nantes samedi 8 avril 2017

Défendons la caisse de soutien et toutes les pratiques de solidarités

à 14h, Salle A de la Manufacture - 44000 Nantes.
Arrêt de tram Manufacture ligne 1 - Cette salle est accessible aux fauteuils roulants.

Ne laissons pas l'État nous intimider, renforçons nos outils d'autodéfense !

Dans la continuité des réunions précédentes, n'hésitez pas à nous rejoindre.

Au mois de janvier et février 2017, les trois personnes titulaires du compte bancaire du comité de soutien aux inculpé.es (la caisse de solidarité de Nantes et de la ZAD) ont été convoquées par la gendarmerie dans le cadre d'une enquête ouverte par une juge d'instruction. En se rendant à ces convocations, elles ont appris que l'enquête portait sur un appel à dons visant à financer, via la caisse de solidarité, les amendes et frais de justice de personnes condamnées(1).

L'instruction pourrait être longue car au-delà de cette poursuite, il est clair que l'enquête en cours est un coup de pression de l'État contre des pratiques de solidarité et d'autodéfense de personnes visées par la justice. Il semble en fait qu'elle ne soit qu'une porte d'entrée pour cibler d'autres personnes et groupes qui s'organisent et luttent contre la répression. Il s'agira donc pour toutes celles et ceux qui ont traînées autour des questions d'anti-répression ces derniers temps (notamment depuis le mouvement social contre la loi travail) à Nantes et sur la ZAD de garder un œil sur cette affaire. Ce sont nos pratiques de legal team qui sont ici ciblées. Faire de la legal team, c'est à dire se donner des conseils juridiques pour partir en manif, préparer sa défense en vue d'un procès, du passage d'un huissier, ou défier un contrôle de police par exemple, est un élément incontournable que les personnes et groupes qui sont exposés à la répression partagent. Cette offensive de l'État ne s'adresse pas seulement aux caisses de solidarité, mais semble être une intimidation à l'adresse de celles et ceux aux prises avec l'État (condamnations pour port de bouclier en manif, procédures contre des personnes des équipes médic, criminalisation de l'aide aux migrant.e.s, répression de caisses de soutiens et mutuelles de fraude…).

Rendez-vous le 8 avril 2017 à 14h, à la salle A de la Manufacture,
arrêt Manufacture du tram ligne 1 à Nantes.
Cette salle est accessible aux fauteuils roulants

Ne laissons pas l'État nous intimider, renforçons nos outils d'autodéfense !

1. Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, article 40 : « Il est interdit d'ouvrir ou d'annoncer publiquement des souscriptions ayant pour objet d'indemniser des amendes, frais et dommages-intérêts prononcés par des condamnations judiciaires, des amendes forfaitaires, des amendes de composition pénale ou des sommes dues au titre des transactions prévues par le code de procédure pénale ou par l'article 28 de la loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011 relative au Défenseur des droits sous peine de six mois d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende, ou de l'une de ces deux peines seulement. Le fait d'annoncer publiquement la prise en charge financière des amendes, frais, dommages-intérêts et autres sommes mentionnés au premier alinéa du présent article est sanctionné des mêmes peines. »


https://nantes.indymedia.org/events/37253
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 09 Avr 2017, 18:58

Grenoble lundi 10 avril 2017

Ateliers de réflexion autour des questions de répression

à 20h, Antigone, café-bibliothèque, 22 rue des violettes, 38100 Grenoble
Prix Libre

Image

Des expulsions aux violences, en passant par les arrestations et la surveillance, la répression peut prendre des formes très variées. L’objectif de cette soirée sera de travailler autour de ces questions, en sortant un peu des problématiques habituelles. Comment soigner un-e blessé-e en manif’ ? Comment protéger ces données informatiques en cas de perquisition ? Comment payer collectivement une amende ? etc.
De petits ateliers seront organisés, animés par des habitué-e-s et/ou alimentés par des ouvrages spécialisés sur chacune de ces questions, dans le but de construire de la documentation (tracts, brochures, etc.) qui pourra être diffusée le plus possible.

https://cric-grenoble.info/infos-locale ... ession-143
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 10 Avr 2017, 16:07

Le Havre mardi 11 avril 2017

RELAXE POUR NOS CAMARADES ROUENNAIS !

Le 9 juin 2016, l’intersyndicale havraise appelait à une manifestation régionale, quelques jours avant l’appel national à Paris du 14 juin.

Le mouvement contre la Loi Travail bat alors son plein : les rues débordent de monde et de détermination, les places bouillonnent, la grève et les blocages se multiplient sur tout le territoire.

Mais à tout mouvement social d’ampleur, sa répression. Celle qui s’abat contre ceux qui font mouvement. Celle qui, finalement, nous empêche de vaincre.

Forte des mesures exceptionnelles que lui confère « l’État d’urgence », la violence du maintien de l’ordre s’illustre à chaque manifestation par une répression sans trêve : une utilisation totalement décomplexée d’armes qui nous mutilent, des constructions médiatiques autour des « bons » et des « mauvais » manifestants qui nous divisent, et une série de mesures préventives telles que les interdictions de manifester qui nous isolent. Le mot d’ordre est le suivant : frappez-en quelques-uns pour les effrayer tous !

Ce 9 juin dernier, plus d’une quinzaine de rouennais ont été contrôlés dans les rues du Havre avant la manifestation, puis emmenés au commissariat.

En effet, nombre d’entre eux en lutte contre la loi travail, syndiqués ou non, avaient fait le déplacement.

Deux d’entre eux ont été placés 10 heures en garde à vue et sont aujourd’hui poursuivis pour « participation à un groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions de biens », ainsi que « le refus de se soumettre aux relevés signalétiques (empreintes et photographies) ».

Sous le prétexte arbitraire « qu’il y a de fortes raisons de soupçonner » quoi que ce soit contre vous, le simple fait de se rendre à une manifestation justifie qu’on vous arrête et qu’on vous envoie devant le juge. On empêche du même coup ce que l’État redoute le plus : que marchent ensemble étudiants, grévistes, « nuits deboutistes », jeunes sans étiquette, syndicalistes et que se mêlent nos différentes pratiques.

Il nous faut afficher une solidarité sans faille face à la répression, qu’elle vise des jeunes, des privés d’emplois, ou des habitants des quartiers défavorisés.

Nous en avons besoin pour être plus forts, nous en aurons besoin demain ! Quel que soit le gouvernement à venir, l’année 2017 s’annonce chargée d’un point de vue social.

RASSEMBLEMENT LE 11 AVRIL 2017 à 13H00
DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE DU HAVRE


https://www.facebook.com/events/952469994889126/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 11 Avr 2017, 15:22

Paris mercredi 12 avril 2017

Rassemblement
Dépôt de plainte de 2 pacifistes pour une garde-à-vue illégale


Conférence de presse et rassemblement pour la Paix devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, le mercredi 12 avril à 14h.

Le 6 août dernier, deux pacifistes ont été placés en garde-à-vue pour avoir collé des autocollants sur la façade des Républicains, et écris un message à la craie demandant le désarmement nucléaire. Le 7 novembre 2016 lors du procès, la Présidente du Tribunal décida d'infliger une amende avec sursis aux militants, et déclara que la garde-à-vue était illégale. Le 12 avril, le collectif des Désobéissants déposera plainte pour « atteinte arbitraire à la liberté individuelle par personne dépositaire de l'autorité publique » auprès du Procureur de la République. Nous organisons donc un rassemblement pacifique et une conférence de presse devant le TGI à 14h ce même jour ( Tribunal de Grande Instance, 4 Boulevard du Palais, métro Cité).

Il s'agit de faire condamner l'Etat et les responsables de cette détention illégale pour ces 2 militants pacifistes et non-violents. Ils ont besoin de votre soutien pour les aider à financer les frais de cette procédure, indispensable pour défendre la Liberté d'expression dans notre pays.

Ce collage d'autocollant eu lieu à l'occasion du jeûne-action contre l'arme nucléaire, organisé comme chaque année par le collectif « Armes nucléaires stop » et soutenu par le Réseau Sortir du nucléaire, le Mouvement de la Paix, le collectif des Désobéissants, le Mouvement pour une Alternative Non-violente et la Maison de vigilance.

http://www.desobeir.net/2017/04/06/12-a ... -illegale/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 12 Avr 2017, 08:18

Loi Travail. Les opposants arrêtés au Havre relaxés : « Le triomphe de la liberté de manifester »

Les deux opposants arrêtés en marge d’un rassemblement contre la loi Travail, le 9 juin 2016, ont été relaxés par le tribunal correctionnel du Havre, le 11 avril 2017. Détails.

... https://actu.fr/normandie/havre_76351/l ... 31422.html
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 13 Avr 2017, 15:03

Liberté

Premier texte d’Antonin depuis sa libération après 10 mois passés en prison suite à l’affaire de la voiture de flic brûlée durant le mouvement contre la loi travail.

Liberté !

Deux semaines se sont écoulées depuis ma libération, après dix longs mois d’enfermement derrière les murs de la maison d’arrêt de Fleury Mérogis. Je m’excuse d’avoir tant tardé à m’exprimer, mais la « sortie » et le « retour à la normale » m’ont demandé un certain temps d’adaptation.

A travers ce texte je souhaiterais tout d’abord exprimer mes remerciements et ma reconnaissance envers toutes les personnes qui se sont mobilisées pour exiger ma libération, et toutes celles qui m’ont soutenu au quotidien sur toute la durée de ma détention. Je pense avant tout aux membres de ma famille, les plus touchés par l’épreuve qui leur a été imposée, victimes collatérales du système judiciaire et victimes à part entière du monde carcéral, mais qui ont fait face à mes côtés à chaque instant, tout en se mobilisant pour faire connaître ma situation afin de créer des liens de solidarité . A mon frère, qui a lui aussi subi la prison et la vengeance d’État, et qu’il m’est encore interdit de voir et de serrer dans mes bras. A tout mes proches, qui ont été présents depuis le début, et qui m’ont soutenu jusqu’au bout.
Je remercie une fois encore les professeurs de sociologie de la fac de Nanterre, qui m’ont permis de poursuivre mes études, de sortir l’espace de quelques heures de ma seule condition de détenu tout en me donnant les armes pour affronter la prison avec un regard critique. Je remercie également toutes les structures et toutes les personnes qui se sont mobilisées pendant ces dix mois à travers des actes concrets, ou qui se sont simplement exprimées par quelques mots écrits sur une lettre, pour me rappeler que, même loin de tout, je n’étais pas seul. Enfin, je voudrais remercier les camarades, d’ici et d’ailleurs, qui font face à la répression par la continuité des luttes, partout et toujours.
Je souhaiterais également adresser toutes mes pensées à tous les hommes et à toutes les femmes qui sont enfermés, et qui perdent inutilement leur vie dans les geôles de la république. A toutes ces familles qui sont plongées contre leur gré dans les méandres du monde carcéral, mais qui restent dignes et présentes pour leur proches incarcérés. A toutes celles et ceux qui, derrière les murs, s’efforcent de rendre la détention plus humaine, et aux autres qui, de l’autre côté, luttent contre l’injustice de cette institution.

Ma libération est une première victoire. Victoire de mes proches qui sont restés fiers et dignes malgré la souffrance et l’attente. Victoire de toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour exiger ma libération et qui ont su contrer la machine judiciaire, qui avait la ferme intention de me maintenir en prison jusqu’au procès, malgré un dossier mené à charge et sans preuve, pour rendre la peine inévitable. Victoire sur la prison, dont j’ai franchi les portes la tête haute et le regard fixé vers l’avenir, fort des rencontres que j’y ai faites et des expériences que j’y ai vécues, plus révolté et plus déterminé que jamais à lutter contre ce système écœurant et la violence de ses institutions.

Mais le combat est loin d’être terminé. Il y a urgence à s’organiser collectivement pour exiger la libération des trois personnes encore incarcérées dans cette affaire, et l’abandon des poursuites pour tous les mis en examen. La fin de l’information, annoncée par la juge d’instruction en charge du dossier il y a quelques jours, doit marquer le début d’une vraie mobilisation pour arriver à ces fins, pour faire tomber les chefs d’inculpations abjectes de « tentative d’homicide volontaire », « de bande organisée » ou « d’association de malfaiteurs », faire sortir les derniers incarcérés, maintenus en détention provisoire alors que celle ci n’est même plus justifiée juridiquement, et exiger l’abandon des charges, en replaçant cette affaire et le jugement qui doit suivre pour ce qu’ils sont : le procès du mouvement social, et de toutes celles et ceux qui se sont mobilisés contre la loi travail et son monde, inscrits dans une stratégie de criminalisation des luttes engagées depuis longtemps.
L’affaire du « quai de Valmy » ne peut se comprendre que dans la continuité des politiques sécuritaires et de la répression généralisée qui s’accentuent d’année en année : Justice de classe, licenciements et condamnations des travailleurs et syndicalistes en luttes, avec l’exemple des salariés d’Air France ou des Goodyear. Protection d’un ordre social sécuritaire et répression des mouvements sociaux, arrestations, assignations à résidence et incarcérations de militants révolutionnaires. Islamophobie institutionnalisée sous couvert d’état d’urgence, traduite par des centaines de perquisitions administratives, de fichages généralisés et d’arrestations arbitraires. Racisme d’Etat et domination policière dans les quartiers populaires, multiplication des contrôles au faciès et des violences quotidiennes, incarcération systématique pour les jeunes racisés, allant jusqu’au viol dont à été victime Théo, ou aux meurtres d’Adama Traoré et plus récemment de Shaoyo Liu. Les victimes de la répression sont toujours plus nombreuses, et toujours plus isolées. Il est plus que temps aujourd’hui de construire de vrais liens de solidarité et de faire converger nos luttes vers des victoires communes.

Avec l’espoir que des temps de discussions et d’organisations naissent dès cette réflexion, je réitère mon soutien à tous les prisonniers du mouvement et à toutes celles et ceux qui payent le prix de leur révolte par l’enfermement et la violence d’Etat.

Liberté pour tous les prisonniers du mouvement, Kara, Nico, Krème et Damien
Liberté pour Bagui Traoré
Liberté pour tou-te-s

Antonin


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