blocage de convoi nucléaire.

Nucléaire, OGM, projets inutiles, ZADs ...

Re: Caen: blocage de convoi nucléaire.

Messagede Pïérô » 10 Fév 2011, 14:28

Photos exclusives du train nucléaire sur les voies du RER C à côté d’un train occupé par des passagers !

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http://groupes.sortirdunucleaire.org/ag ... te=2011-02

Ce dimanche 6 février, un train de déchets hautement radioactifs a quitté le Nord de l’Italie pour rejoindre La Hague, en Normandie, traversant la France en catimini.

Sans l’appel à mobilisation du Réseau Sortir du nucléaire et de Sud Rail, qui ont publié les horaires et le trajet, ni la population ni même les élus n’auraient été informés.

Au petit matin, le convoi a traversé la région parisienne... en empruntant les voies du RER C !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie sur son site des images exclusives montrant que le train de déchets nucléaires a stationné en gare de Versailles Chantiers le long d’un RER à l’arrêt, occupé par des passagers, pendant au moins deux minutes à 7h02 ce 08 février 2011.

Les personnes sur le quai se trouvaient à moins de 7 mètres des déchets radioactifs.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" et SUD-RAIL se félicitent d’avoir réussi à organiser une dizaine de mobilisations le long du trajet en quelques jours et d’être parvenus à rendre public ce convoi.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que le recours à l’énergie nucléaire nous conduit dans une impasse et qu’il n’existe aucune solution pour gérer les déchets radioactifs.
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Re: Caen: blocage de convoi nucléaire.

Messagede barcelone 36 » 17 Fév 2011, 18:06

source Résistances Caen

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Re: Caen: blocage de convoi nucléaire.

Messagede bipbip » 19 Fév 2011, 12:01

Nouveau dépôt de plainte et lettre ouverte relatifs aux blessures des militants par les forces de l'ordre

Lettre ouverte d'un militant du Groupe d'Action Non-Violentes Antinucléaires (GANVA ) blessé par les forces de l'ordre lors de l'action de blocage du train de déchets radioactifs La Hague-Gorleben, le 5 novembre 2010 à Caen.

A l'heure où les violences policières exercées contre les manifestants se multiplient il est intéressant de revenir sur le cas des militants du GANVA blessés par les CRS lors de l'action de blocage du dernier convoi de déchets nucléaires à destination de l'Allemagne.

Nous avions stoppé le train en nous entravant sur la voie à l'aide de tubes en acier dans lesquels nous nous étions menottés. Procédé classique et non-violent utilisé depuis bien longtemps par les militants antinucléaires.
Lors de notre désincarcération, 5 militants ont été blessés dont 3 grièvement aux mains, ce qui est une première. Parmi ces trois personnes, deux ont subi des brûlures au 3ème degré entrainant des ruptures de tendons, le dernier ayant eu deux tendons directement sectionnés par la lame de la disqueuse thermique utilisée par les CRS.

Nous avons déposé plainte pour « violences aggravées par personne dépositaire de l'autorité publique » auprès de la procureure de Caen, qui a rapidement classé cette plainte sans suite...
La procureure se fourvoie en justifications plus aberrantes les unes que les autres : elle met notamment en avant le « refroidissement permanent des tubes »... Les tubes métalliques, chauffés à blanc par le contact de la disqueuse, ont en effet été refroidis à l'aide... de bouteilles d'eau minérale ! Elle parlera également de la haute technologie des tubes, de la grande dévotion des CRS...

On ne reviendra pas ici sur la haine et le mépris des forces de l'ordre : insultes, menaces, crachat au visage. Cette dimension essentielle du maintien de l'ordre n'a même pas été évoquée dans le classement sans suite. De même en ce qui concerne les coups de disqueuse sur la main de l'un des nôtres...
Conclusion de la procureure : « L'action de police […] avait eu pour but de préserver la vie et l'intégrité physique des manifestants. »

Action de la police dont voici le résultat :

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Ces photos ont été prises après des soins. Pour les deux premières, le lendemain de l'action une fois admis à l'hôpital après la garde à vue, pour la troisième : après une seconde opération (une troisième sera nécessaire).

Le tribunal qui nous a jugé pour nos actes avait lui aussi fait preuve d'une grande perspicacité en qualifiant nos brûlures, ayant pénétré la chair jusqu'à ce que les tendons rompent, de «brûlures superficielles».

Trois mois plus tard deux des blessés sont toujours dans l'incapacité d'exercer leur activité professionnelle.
Nous déposons une nouvelle plainte ce jour, avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d'instruction de Caen.

Le nucléaire est une industrie guerrière, dangereuse, polluante, nocive pour l'humanité et son environnement. Elle produit des déchets hautement toxiques pour des centaines de milliers d'années, mettant en péril non seulement notre avenir mais aussi celui des générations futures.
Voilà pourquoi, malgré tous ses efforts, l'État nucléaire toujours plus sécuritaire et violent, ne nous fera pas taire tant que notre leitmotiv ne sera pas réalité :
« Nucléaire : Plus jamais ! »

http://ganva.blogspot.com/
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Re: Caen: blocage de convoi nucléaire.

Messagede Pïérô » 02 Mar 2011, 02:11

Un nouveau transport de déchets hautement radioactifs se prépare dans le plus grand secret entre la France et la Suisse entre le 2 et 3 mars .
Communiqué commun du 28 février 2011 de SUD-RAIL et du Réseau "Sortir du nucléaire" :

Les 2 et 3 mars prochains, un train transportant des déchets nucléaires suisses va traverser la France d’ouest en est. Trois conteneurs CASTOR, transporteront des déchets de haute activité « traités » à l’usine Areva de La Hague. Acheminés en camion de La Hague à Valognes, ils devraient quitter le terminal ferroviaire de Valognes, dans la Manche, mercredi 2 à 14h06, pour rejoindre celui de Würenlingen en Suisse. Puis ils seront à nouveau transférés par la route jusqu’au centre d’entreposage de Würenlingen.

En France, il traversera la Manche, le Calvados, l’Eure, la Seine Maritime, l’Oise, la Somme, l’Aisne, la Marne, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

Ce nouveau convoi entre dans le cadre du contrat passé entre la COGEMA (devenue aujourd’hui AREVA) et les compagnies suisses d’électricité, dans les années soixante-dix. Envoyés en France à partir de 1975, ces déchets retournent depuis 2001 en Suisse, après leur passage à l’usine AREVA de La Hague.

Un nouveau transport à haut risque se prépare dans le plus grand secret

Les rayonnements radioactifs émis par les conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d’irradiation des cheminots et des riverains. Comme tout transport de matières radioactives, ce convoi présente également des risques en terme de sûreté et de sécurité.

Et pourtant, les autorités ne fournissent aucune information sur ce type de transports. Elles taisent également sa dangerosité pour les riverains, la population et les salariés impliqués.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" et SUD-RAIL rappellent qu’il est conseillé aux agents et au public de se tenir éloigné d’un convoi hautement radioactif stoppé en gare et incitent les cheminots à exercer leur droit de retrait.

« Les services de l’Etat et des collectivités (SNCF, collectivités locales, hôpitaux, pompiers, agents de la SNCF) qui devraient être informés et formés pour pouvoir réagir et mettre en œuvre un plan d’urgence en cas de problème, sont tenus dans l’ignorance. Quant à la population, elle est souvent loin d’imaginer que des convois nucléaires passent ainsi à proximité de leur habitation. Cette situation ne peut plus continuer, il faut briser la loi du silence et l’omerta en matière nucléaire ! » déclarent les deux organisations.

Retraiter les déchets : une fausse bonne idée !

Pendant des années, les pays étrangers ont envoyé leurs déchets nucléaires à La Hague pour qu’ils y soient « traités ». Ces tonnes de déchets retournent aujourd’hui à leurs envoyeurs et traversent l’Hexagone régulièrement, exposant ainsi les populations sans autre motif que de faire tourner l’usine de La Hague.

Loin d’être une solution, le « traitement des déchets » engendre des risques et des transports supplémentaires et contamine de manière irréversible la pointe du Cotentin en rejetant des effluents chimiques et radioactifs dans l’eau et l’environnement. Surtout, il ne sert à rien. Non seulement le traitement à l’usine de La Hague ne diminue pas la radioactivité des déchets mais il augmente leur volume. Pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits.

Partout en France des voix s’élèvent contre ces transports

Les mobilisations à l’occasion des derniers convois de déchets nucléaires (allemands, belges et italiens) attestent d’une vive volonté des populations d’être informées sur l’existence de ces transports, leur fréquence, leur contenu et les risques et dangers associés. Partout en France, des élus se sont joints aux rassemblements pour exiger le respect de la loi relative à l’information du public en matière environnementale.

L’inspection du travail de la SNCF à Paris a quant à elle exigé d’être informée de la fréquence et de la composition de ces convois. Elle demande également à ce qu’une évaluation des risques pour les agents soit réalisée et qu’une campagne de mesures soit menée.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie les horaires du transport et demande, conjointement à SUD-RAIL, que le HCSTIN (Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sûreté Nucléaire) se saisisse de la question et qu’il exige un moratoire sur ces convois tant que les mesures et les clarifications demandées par l’inspection du travail de la SNCF n’auront pas été effectuées et tant que l’industrie nucléaire ne se sera pas engagée à publier en amont de ces transports, les horaires et leurs inventaires radioactifs.

Pour consulter les horaires du transports : http://groupes.sortirdunucleaire.org/ag ... te=2011-03
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Re: Caen: blocage de convoi nucléaire.

Messagede Anti-K » 14 Avr 2011, 03:40

BLOCAGE DE TRAIN NUCLEAIRE DE NOVEMBRE
De la désobéissance à l'idéologie de la désobéissance.

Extrait de Brasero n°1- Revue anarchiste caennaise apériodique - Fev 2001. braserocaen(a)gmail.com

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Le 5 novembre dernier, un train de déchets radioactifs en partance pour Gorleben en Allemagne passait en gare de Caen. Ce transport a donné lieu a une forte mobilisation côté français et allemand et à des actions sur Caen. En plein mouvement sur les retraites, ce train a été bloqué pendant près de 3 heures par le GANVA, groupe désobéissant antinucléaire, avant d'être ralenti encore davantage en Allemagne par des milliers de personnes mobilisées outre Rhin. Le blocage caennais a donné suite à une répression exemplaire de ce que la société nucléaire prévoit pour ses opposant-e-s : procès, amendes faramineuses, et violences policières volontaires. Un retour d'expérience s'impose. A ce retour, est joins le texte Contre le train train nucléaire distribué par « quelques antinucléaires engagé-e-s dans la bataille du rail » distribué le jour du procès des militant-e-s du GANVA.

Un train qui peut en cacher d'autres.
Régulièrement, des déchets nucléaires passent en gare, en direction du terminal de Valognes puis de La Hague ou vers les pays contractants. Ils passent dans le plus grand silence dans des gares, avec leur cortège de radioactivité et de flics…. des convois si banals…
Celui du 05 novembre a fait plus de bruit que les autres parce qu'il a été pris pour cible par les antinucléaires français et allemands. En effet, ce convoi ramène des déchets vers le centre d'enfouissement de Gorleben en Allemagne. La Hague c'est un centre où l'on retraite des combustibles usés issus des centrales nucléaires, notamment allemandes, mais également de France et de tas d'autres pays contractants en vue de séparer les matières encore présentes, de vitrifier les déchets hautement radioactifs pour les entreposer ou de les renvoyer vers les pays contractants.
Ce 5 novembre 2010, c'est l'un des convois les plus volumineux, avec ses onze wagons castors*, qui n'ai jamais transporté de déchets radioactifs qui doit parcourir France et Allemagne pour rejoindre la petite ville de Basse Saxe de Gorleben où les déchets allemands sont stockés en attente d'une « solution ». C'est vers un pays qui sait fortement se mobiliser que ces déchets radioactifs repartent et c'est ce que visent les antinucléaires : joindre les mobilisations françaises et allemandes, et mettre sous les projecteurs ces transports si banals.

Montrer ce que les nucléocrates veulent cacher.
A l'appel des réseaux citoyennistes et écologistes - réseau sortir du nucléaire, Europe écologie, NPA, Greenpeace - un rassemblement était prévu en gare de Caen. Ce rassemblement ne devait pour ces organisations donner aucunement lieu à un blocage du train. Les organisations françaises refusent de bloquer les retours de déchets estimant que La Hague n'a pas pour finalité de demeurer la poubelle nucléaire du reste du monde. Tandis qu'en Allemagne les manifestations massives n'ayant souvent lieu qu'autour des centres d'enfouissement, ce sont les retours qui sont principalement visés. Bref, les merdes générées par le nucléaire personne n'en veut.
Par ailleurs, à l'initiative de l'AG intercatégorielle de lutte et de l'AG étudiante, une tentative de blocage du train devait avoir lieu dans la perspective d'un blocage économique autour des luttes sociales en cours.
En gare 100 à 150 personnes. Il y a possibilité d'entrer en gare lorsque le rassemblement débute. Mais le train n'est toujours pas parti de Valognes. Bloquer alors, c'est le meilleur moyen de se faire rapidement et violemment dégager avant même que le train ne passe par les nombreux flics sur place : la section d'intervention, la BAC, 12 cars de mobiles au parc au train, etc.
Vers 15h à l'approche du train nous rentrons massivement dans le hall. La section d'intervention bloque déjà l'accès au voies. Ça gueule : "société nucléaire, société policière", « Ni civil , ni militaire, arrêt du nucléaire", "le nucléaire c'est des emplois dans les cimetière et les commissariats", "société nucléaire, société policière". Ça bouscule. Les voyageurs sont bloqués par des flics obtus (pléonasme).

Bloquer et ralentir la machine nucléaire.
A 15h40 nous apprenons que le GANVA a bloqué le train au niveau de la Cavée. Un cortège s'ébranle pour soutenir les compagnon-ne-s enchainé-e-s aux voies. A la cavée, près de la prairie, une soixantaine de personnes s'aventure sur les voies, y dispose des parpaings. Il-elle-s sont rapidement et sans violence évacué-e-s par les gendarmes mobiles sur place. On croise un hélico, plusieurs cars de mobiles, la nationale et des pompiers. A ce moment, deux militantes du GANVA sont évacuées et placées en garde à vue. 5 autres miltant-e-s sont encore chainées aux voies. Le dispositif policier cache les enchainés derrière des banderoles et commence à découper à la meuleuse les tubes qui enchainent les militant-e-s aux voies, et qu'eux-elles seul-e-s peuvent actionner. Il faudra 3 heures trente pour les débloquer. Trois enchainés sont blessés lors de la dés-incarcération. Deux d'entre-eux par les brûlures occasionnées par la meuleuse. En effet, le même mobile s'occupera des différents enchainés. Certains seront insultés, intimidés, provoqués. Et lorsque ceux ci font part de douleurs dues aux brûlures, on leur répond qu'il n'avait pas à s'enchainer. Bref, la routine des exactions policières. Finalement au bout de 3h30 les compagnon-ne-s sont tous désenchainé-e-s, Un des compagnons est emmené à l'hôpital. Nous apprendrons a postériori que les tendons de sa main sont touchés.
Les compagnon-ne-s ont passé la nuit au commissariat de Caen.
En soirée le train redémarre. A son passage un compteur Geiger révèle qu'à 20 m du convoi le taux de radioactivité est 12 à 14 fois supérieur à la radioactivité naturelle. Ce qui nous a consolé c'est que les gardes mobiles étaient bien plus près !
A noter la présence en soirée d'un des élus Europe écologie s'étant il y a quelques années abstenu sur une motion pro-EPR au Conseil régional de Basse- Normandie permettant à cette motion pro-nucléaire de gauche de passer ...

En Allemagne, la mobilisation s'amplifie.
Après Caen, au vue des retards et sans doute pour éviter d'éventuels autres blocages, le train change d'itinéraire. Quelques incidents et rassemblements ont tout de même lieu sur son passage ou en marge. Un groupe d'activistes annonce avoir réussi à balancer de la peinture sur le train non loin de Rouen. A Hoenheim, des échauffourées ont lieu lorsque des CRS dispersent violemment les manifestant-e-s pour qu'ils s'éloignent des voies. Le train traverse Strasbourg et se dirige vers Kehl avec un nouveau changement de trajet. Il semble que ce soit la première fois qu'un transport de déchets traverse une agglomération aussi peuplée que Strasbourg. Dans chaque ville les élu-e-s écologistes se plaignent de ne pas avoir été prévenu-e-s tentant ainsi de nous faire croire qu'il pourrait exister une gestion plus citoyenne et démocratique du nucléaire... Face à la matraque les lettres de protestation.
Côté allemand, tension et mobilisation montent d'un cran. Ce sont des milliers de personnes qui sont mobilisées. Il faut dire que l'enjeu est double : combattre ces convois et de surcroit manifester une opposition au nucléaire à un moment où l'Etat envisage de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires allemandes remettant ainsi en cause la sortie programmée et factice du nucléaire en Allemagne et l'accord rose-vert obtenu quelques années plus tôt. Les Grünen, verts allemands, qui avait fait de cet accord, leur grande victoire au milieu d'un océan de compromis, notamment sociaux, sont obligés de monter au créneau pour se refaire une santé.
Une dizaine de militant-e-s de Geenpeace sont arrêté à Lauterburg dans un hangar non loin de la gare. A Berg, plus d'un millier de personnes occupent les voies, 3 militant-e-s sont enchainé-e-s à des blocs de béton.. A Dannenberg, une manifestation regroupe une dizaine de milliers de manifestant-e-s. A Altmorshen une action de blocage retarde le train de plus de 2h. Des activistes s'étaient suspendus à des ponts, les trains sont passés au ralenti sans stopper. Des contrôles massifs ont lieu autour des chemins menant aux voies. A l'ouest de Harlingen, une centaine de manifestant-e-s se chainent entre eux-elles sur les voies. Ils sont évacués. A Dannenbeg ce sont près de 5000 personnes qui bloquent, tandis qu'à Grünhägen des manifestant-e-s s'en prennent au ballaste qui soutien les voies, ce qui devrait contraindre le train à stopper, ce qu'il ne fera pas. Là, la police rentre dans le tas lorsqu'elle cherche à évacuer les voies. Des fusées de détresse sont balancées vers les flics Un Véhicule blindé est aspergé de goudron, avant que ses assaillants tentent de l'incendier.
En Allemagne, le long du passage du train, se sont de mobilisations massives et déterminées qui ont eu lieu, qui l'ont retardé de plusieurs heures, et qui ont contraint les Etats allemands et français à mobiliser plusieurs milliers de flics, démontrant une nouvelle fois le caractère policier de la société nucléaire.

En décembre, un procès à charge.
En décembre, s'ouvre le procès des 7 interpellé-e-s de Caen. Un rassemblement devant le tribunal de Caen est organisé par un comité de soutien*. 300 personnes avec tentes, infokiosk et cantines manifestent leur solidarité avec les inculpé-e-s.
D'entrée le procès sonne comme une instruction à charge. La plainte contre les violences policières a été classée par le juge. La suite du procès sera du même acabit. Le juge sonne la charge et elle est loin d'être légère : les prévenu-e-s n'ont aucune légitimité à avoir stoppé le train puisqu'il n'est pas dangereux (sic!), ils ne connaissent rien en matière scientifique, la désobéissance c'est le début du fascisme (re sic!). Et tout ça, entouré d'un dispositif policier totalement hallucinant. Et dans les mémoires sonne déjà les réminiscences orwelliennes de 1984 : « la guerre c'est la paix », « la liberté c'est l'esclavage ».
Rien d'étonnant à ce qu'un juge défende si opiniâtrement la loi, ni à ce qu'il soit totalement étranger à l'idée de liberté et d'insoumission, puisqu'en priver un bon nombre d'individu est son sacerdoce, mais d'habitude cette espèce en mal de légitimité tend à vouloir se montrer impartial sur le fond des dossiers. Là, nada. L'animal sans doute grisé par la forte présence policière cherche à produire une sorte de philosophie politique qui ressemble à s'y méprendre à un bouillon.
A la barre, la défense défend l'état de nécessité, au vue du danger du nucléaire et des transports et de l'absence de démocratie qui a entouré la mise en place du programme nucléaire en France. Les témoins de la défense se succèdent. Yannick Rousselet de Greenpeace France apporte son témoignage sur des actions de blocages antérieures, sur le fait qu’elles avaient été beaucoup moins violemment réprimées. Il insiste également sur le fait que les actions de Greenpeace contre les immersions de déchets radioactifs à la mer avaient contribué à que les gouvernements finissent par y renoncer. Un des compagnons de route de Lanza del Vasto, J-B Libouban, membre des communautés non violentes de l’Arche, est interrompu alors qu’il tente de justifier et de donner une filiation au combat non violent de la désobéissance. Un ancien délégué CHSCT de la SNCF intervient quant à lui sur les risques encourus par les cheminots aux abords des trains et souligne comment la SNCF délègue la gestion de la sécurité des « colis » nucléaires qui leur sont livrés à l’exploitant, AREVA. Un scientifique indépendant intervient de son côté sur les risques encourus et le danger que représentent ces transports. S’en suivent des arguments de forme autour des conditions de garde à vue cherchant à annuler l’ensemble de la procédure.

En janvier, plus de 20000€ d'amendes et du sursis.
Le 26 janvier, le jugement a été rendu. Les compagnon-ne-s ont été reconnu-e-s coupables des chefs d'inculpation d'entrave à la circulation et de préjudice d'image. La procédure en nullité requise par la défense a été rejetée. Les militant-e-s ont donc été condamné-e-s à un mois d'emprisonnement avec sursis et 1000€ d'amende. L'un d'entre eux ayant refusé la prise d'empreintes digitales lors de sa garde à vue a écopé de 500€ supplémentaires. Au civil, les militant-e-s sont condamné-e-s à verser 1€ de dommages et intérêts à Areva et 20 500€ à la SNCF. 1000€ de frais de justice ont été accordés aux deux parties civiles.
Bref, la justice tape comme d 'hab' au portefeuille et tente d'effrayer et de neutraliser avec du sursis. Très rapidement les militan-t-es du GANVA décident de faire appel de la décision.
« Nous n'acceptons pas ce jugement qui banalise les violences policières et criminalise des militant-e-s non violent-e-s et nous faisons appel de la décision du tribunal d'instance de Caen. En parallèle, nous avons saisi le tribunal administratif pour contester la légalité de la mise en circulation par les autorités du convoi Valognes - Gorleben du 5 novembre 2011. Les premiers éléments de l'enquête montrent des anomalies qui pourraient nous donner raison à postériori. De plus, nous saisissons le doyen des juges d'instruction et la CNDS (Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité) afin que la lumière soit faite sur les violences policières et que celles-ci ne restent pas sans suite. »

Il faut bien que quelque chose change pour que rien ne change.
Il semble que la justice caennaise, simple rouage de transmission des desiderata de l’Etat et d’AREVA ait cherché cette fois à frapper fort. Le fric, les blessures et les menaces de prison, histoire de dissuader d’autres personnes de passer à l’action. Hier comme aujourd'hui, le nucléaire continue d'avancer à la trique et à l'intimidation. Depuis quelques années les publicitaires et les chargés de communication embauchés par les promoteurs du nucléaire ont tenté d'offrir un lifting à l'énergie nucléaire et ses zélés défenseurs, en la faisant passer pour une énergie sécurisée, transparente et propre à l'heure du réchauffement climatique.
L'action du 5 novembre a montré ce qui se terrait sous ce ravalement de façade : la même brutalité crue, les mêmes impératifs financiers et étatiques imposés au son du « on a pas le choix », avec les mêmes méthodes que jadis, lorsqu'à Chooz les blindés attaquaient les opposants au nucléaires et les sidérurgistes. Parce que le nucléaire, plus ça change, et moins ça change.

L'idéologie de la désobéissance.
L'action lorsqu'elle est soumise à la répression a parfois cette étrange inclinaison à échapper en partie à ceux et celles qui l'ont produite. C'est en partie ce qui s'est passé sur ce blocage. C'est en tout cas ce qui semblait transpirer des discussions et des débats qui ont entourés cette action et ses suites. Soudain, ce qui était un mode d'action choisi au départ pour bloquer la machine nucléaire, mode d'action parmi d'autres, comme par ailleurs ce rassemblement en gare de Caen, est devenu au fil des communiqués, des prises de paroles publiques et des plaidoiries, une idéologie autonome : la désobéissance.
Un procès, ça contraint, sauf à s'attaquer à l'institution judiciaire, à entrer dans le cadre juridique, tout comme s'appuyer sur les médias implique implicitement de rentrer à minima dans leur cadre. Or, aussi bien au niveau de la ligne de défense qui faisait de la désobéissance civile non plus un moyen mais une fin via les témoins de la défense, Libouban, ou plus tard Yannick Rousselet présentant des actions minoritaires comme pouvant faire stopper des activités des nucléocrates, que des communiqués et des prises de paroles médiatiques, l'action se réduisait à son mode opératoire. La répression y est présentée comme inattendue et comme relevant d'un accident dans le dispositif de mise au pas de ses oppositions par le pouvoir. Or, s'il ne s'agit pas de banaliser la violence policière et l'acharnement financier des magistrats à l'encontre des désobéissant-e-s, il ne s'agit pas non plus de sombrer dans l'angélisme et de faire croire que l'Etat et la justice seraient neutres face aux actions des antinucléaires lorsque celles-ci visent véritablement à enrayer la machine nucléaire. En s'offrant ainsi aux fourches caudines de la justice et en lui demandant de trancher, bref en la justifiant comme organe légitime de décision, comme auparavant l'avaient entrepris les faucheurs volontaires pour les OGM, dont Jean Baptiste Libouban fut l'un des créateurs, c'est faire fonctionner la vieille illusion de la séparation des pouvoirs et de la neutralité de l'Etat. C'est oublier à peu de frais que grosso-merdo la magistrature ne fait que soutenir l'ordre du monde tel qu'il court à sa perte dans son application souvent zélée des lois sanctionnant la domination capitaliste en cours et son appendice nucléaire. Le risque est grand alors de passer de la désobéissance civile telle qu'elle a pu être défendue par Thoreau ou d'autres, à la désobéissance civique défendue par Bové et certain-es de ses ami-e-s. D'un coté une justification du fait de désobéir, de l'autre la nécessité que cette désobéissance se fasse dans un cadre stricte, en ne se soustrayant pas à la répression, en agissant au grand jour pour obliger l'Etat à trancher. C'est ce que l'on peut résumer sous l'appellation de citoyennisme.
Cette orientation privilégiée de fait, aussi à défaut de mobilisations plus larges et plus variées, est d’autant plus regrettable à un moment où ces formes d’actions sont questionnées par nombre de faucheur-se-s, au vue de leur coût tant financier qu'humain pour les luttes et ceux et celles qui les vivent. C'est jadis ce qui finit d'opposer René Riesel et quelques autres qui s'étaient opposés aux chimères génétiques et les faucheurs médiatiques.
Rien d'étonnant alors de voir Bové aujourd'hui s'être rallié à l'écologisme d'Etat, et de s'être investi via Europe Ecologie au Parlement Européen. Rien d'étonnant non plus d'avoir rapidement vu les vautours d'Europe Ecologie, si prompts par ailleurs à lâcher du leste sur la question du nucléaire depuis des années, soutenir l'action et même tenter d'en récupérer médiatiquement les bénéfices. Il fallait les voir se précipiter vers les caméras lors du blocage.
D'ailleurs les cameras c'est un autre aspect de la stratégie désobéissante qui de par son prisme a tendance à la transformer en idéologie. En effet, l'action s'y doit d'être spectaculaire, crédible,efficace, entourée de portes paroles eux-elles mêmes crédibles, bref de tout un arsenal de spécialistes. Cette spécialisation peut rapidement se transformer en dépossession, et le « il y a des gens pour agir à ma place » prendre le pas sur d'autres formes de mobilisation plus collectives. La dépossession est d'autant plus grande que par ailleurs l'action directe contre un train de déchets nucléaire nécessite le plus grand secret. Tout s'y vit à distance et tout la complexité du réel s'y transforme en représentation. Et les médias ne donnent à voir que ce qu'ils veulent bien laisser voir. Parce que comme l'Etat, les médias ne sont pas neutres : soit ils appartiennent à l'Etat, soit aux grandes firmes, soit ceux et celles qui les animent sont passés par les mêmes écoles et défendent grosso-modo une vision sensiblement identique du monde. Dès lors, ce qui les intéressent, c'est l'action, les martyrs. Ces derniers sont d'autant plus utiles qu'ils peuvent certes émouvoir, mais également démobiliser. « Si combattre le nucléaire c'est prendre des coups, autant que d'autres les prennent à ma place... »
La désobéissance lorsqu'elle se fait, parfois malgré elle, idéologie mène le combat sur des terrains entièrement contrôlés par l'ennemi. Et s'il s'agit de désobéir, il vaudrait mieux le faire tous et toutes, et sans rien attendre, ni légitimer des organes se soumission.

Ce qu'il restera de novembre...
Ce qui reste de ce mois de novembre, c'est un acte fort visant à bloquer la machine nucléaire. C'est également une première tentative d'articuler les modes d'action autour des transports nucléaires, tentative qu'il faudra surement creuser à l'avenir. D'autant que c'est là un fait nouveau et pas vu depuis longtemps sur Caen.
Nous ne pouvons en effet faire l’économie d’un mouvement vaste, mêlant différentes formes d’action, d’organisation, terrains de lutte (des THT aux transports…). Parce que nous ne pouvons déléguer la lutte à quelques-un-e-s chargée-e-s de se battre à notre place, ni à d’éventuelles études scientifiques, ni à des élu-e-s politiques si prompts à nous trahir ou à se rallier à la réal politique, encore moins à la justice dont on voit encore une fois aujourd’hui à quel point elle est aux ordres.
Or depuis des décennies, le mouvement antinucléaire français a choisi d'emprunter d'autres voix, avec le résultat que l'on sait : une écologie intégrée d'une part, des recours juridiques inefficaces et des spécialistes délégués aux actions de l'autre. Bref, tout ce qui peut participer à propager le désert et les défaites, tout autant que nos propres servitudes et soumissions ■

***********************

*La composition du train du 05 novembre : 2 locomotives, 6wagons de CRS, 11 containers castors, 6 wagons de CRS, 2 locomotives, quelques minutes après suit un train de 4 à 5 locomotives (de rechange?); et bien sûr le long du trajet des dispositif policier et de surveillance conséquents, un hélico qui survole, etc

*Autour du procès une mobilisation a eu lieu sur Caen. Le samedi 04, un rassemblement est organisé pour annoncer le procès. Une agence EDF et des pubs sont redécorées. Le mardi 7, un débat public est organisé à la fac autour d'un repas organisé par la cantine libertaire et les radicales cocottes et de la projection du film « nicht mit uns » sur les mobilisations autour des transports de déchets vers l'Allemagne de 2005. Le mercredi 8, un rassemblement est organisé avec cantine, infokiosks, cidre chaud, et musique, Le soir c'est un concert de soutien qui réunit ceux et celles qui sont venues soutenir les inculpé-e-s. A Pessac en Gironde une action clown a été organisée dans les locaux d'AREVA pour soutenir les inculpé-e-s.


Le 8 février dernier un train de combustible usés italiens passait en gare de Caen en direction de La Hague. Des opposant-e-s au tracer TGV Lyon Turin l'ont bloqué en Italie:
Communiqué collectif No TAV du laboratoire du 7 février à 14h

Un castor (conteneur) de combustible usé italien(13 tonnes de déchets
hautement radioactifs en provenance d'une centrale arrêtée, il y a déjà 31
ans, devait passer par le Val de Susa dans la nuit du 6 au 7 d’Italie,
devait passer la frontière lundi 7 à 04:50
Le train de 13 tonnes de déchets nucléaires a été bloqué dans le val de susa
en gare de Condove. Une cinquantaine de No TAV ont bloqué la gare de
Condove de 12h à 6 heures du matin ( il devait passer la frontière à
4:50).200 CRS italiens ont chargé les manifestants pour laisser passer le
train castor. des blessés et trois arrestations , Une seule personne est
sorti du commissariat. Deux compagnons Arturo et Guido de la revue
NUNATAK ont été dirigé vers la prison de la Valette ( Turin). de
nombreuses réunions de soutien se tiennent ce soir soit au squat l'Asilo
et dans la vallée du Val de Susa. Solidarité avec les deux compagnons Non à la LGV Lyon - Turin
Source : le laboratoire.
Anti-K
 
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Re: Caen: blocage de convoi nucléaire.

Messagede bipbip » 07 Mai 2011, 11:27

Entre le 8 et le 10 mai prochains, un nouveau train de déchets hautement radioactifs s’apprête à traverser la France.

Communiqué de presse commun au Réseau “Sortir du nucléaire“, RNA (Rete Nazionale Antinucleare) et au syndicat SUD - Rail – 06 mai 2011 :

Un nouveau train de déchets hautement radioactifs s’apprête à traverser la France

Nouveau transport de déchets hautement radioactifs de l’Italie vers La France : faisant fi de la catastrophe de Fukushima, les Etats européens reprennent leur trafic de déchets nucléaires : une fois encore, nucléaire et démocratie ne font pas bon ménage...

Entre le 8 et le 10 mai prochains, un train transportant du combustible usé italien hautement radioactif devrait quitter l’Italie pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche). En France, il traversera 12 départements [1], et empruntera une fois de plus les voies du RER en région parisienne, pendant les heures de pointe. Une fois arrivés au terminal de Valognes, ces déchets seront acheminés par la route à l’usine AREVA de La Hague pour y être - selon le terme employé par l’industrie - "traités". Ces déchets devraient retourner en Italie probablement entre 2020 et 2025, où aucune solution n’existe pour les accueillir.


Un transport à haut risque

Hautement radioactif, le combustible usé, composé majoritairement d’uranium, mais aussi de plutonium, dégage énormément de chaleur. Comme tout transport de matières radioactives, ce convoi montre des risques en termes de sûreté et de sécurité, notamment du fait de la concentration des déchets dans les wagons. Il ne permet pas non plus d’éviter les zones urbaines.

Les rayonnements radioactifs “Gamma“émis par les conteneurs “CASTOR“ se propagent à plusieurs dizaines de mètres du wagon et exposent à des radiations ionisantes les personnes situées à proximité, entraînant un risque pour les riverains et les cheminots. La réglementation sur le transport des matières radioactives autorise des débits de dose pouvant aller jusqu’à 2 milliSievert par heure au contact du wagon, soit un niveau de radiation environ 20 000 fois supérieur à la radioactivité naturelle. [2]


Un transport tenu secret

Malgré ces risques, les autorités ne fournissent aucune information sur ce type de transports, et taisent leur dangerosité pour les riverains, la population et les salariés concernés. Certains services de l’Etat et les collectivités et élus locaux, qui devraient être formés et avertis pour pouvoir réagir et mettre en œuvre un plan d’urgence en cas de problème, sont maintenus dans l’ignorance.

Le Réseau "Sortir du nucléaire", RNA et SUD-Rail tiennent à rappeler qu’il est conseillé aux agents et au public de se tenir éloignés d’un convoi hautement radioactif stoppé en gare, et incitent les cheminots à exercer leur droit de retrait en cas d’intervention sur ces convois.


Un transport inutile

L’industrie nucléaire produit chaque année des tonnes de déchets dont on ne sait que faire. [3] Certains pays étrangers, dont l’Italie, envoient le combustible usé issu de leurs centrales à l’usine AREVA de La Hague pour qu’il y soit “traité“ : l’Hexagone est ainsi régulièrement traversé par ces déchets.

Pourtant, loin d’être une solution, le “traitement“ des déchets engendre des risques et des transports supplémentaires. Il contamine de manière irréversible la pointe du Cotentin en rejetant des effluents chimiques et radioactifs dans l’eau et l’environnement. Il est de surcroît inutile : le traitement à l’usine de La Hague ne diminue pas la radioactivité des déchets, mais il augmente au contraire leur volume. Ainsi, pour une tonne de matière retraitée, environ 65 m_3 de déchets sont produits..


Un transport illégal ?

Ces transports de déchets italiens ont été autorisés par un accord entre les gouvernements français et italien. [4] Dans le cadre d’un contrat conclu entre AREVA et la société italienne SOGIN (Société de gestion des installations nucléaires), AREVA doit traiter à l’usine de La Hague 220 tonnes de combustibles à base d’uranium et 15 tonnes de combustibles MOX (oxydes mixtes d’uranium et de plutonium) issus des réacteurs italiens en démantèlement.

Or, les délais de retour en Italie (entre 2020 et 2025) de ces déchets ne semblent pas justifiés techniquement, alors que cette justification est un des critères imposés par la réglementation en vigueur. L’ASN, dans une note d’information du 18 décembre 2007 [5], avait d’ailleurs tenu « à rappeler publiquement ses réserves » sur la légalité de cet accord.


Le Réseau "Sortir du nucléaire", la Rete Nazionale Antinucleare et le syndicat SUD-Rail appellent à une mobilisation tout au long du trajet et maintiennent leur position : le nucléaire ne peut être ni propre, ni sûr, et il n’existe aucune solution viable et pérenne pour ses déchets.


Notes

[1] La Savoie, l’Ain, la Saône-et-Loire, la Côte-d’Or, l’Yonne, la Seine-et-Marne, l’Essone, le Val-de-Marne, les Yvelines, l’Eure, le Calvados et la Manche.

[2] En 1998, le laboratoire de la CRIIRAD a mesuré, à 50 mètres d’un wagon transportant du combustible irradié, un flux de radiation gamma nettement supérieur à la normale. Le débit de dose gamma neutrons était plus de 500 fois supérieur au niveau naturel, à 1 mètre du wagon. Comme l’a régulièrement rappelé la Criirad, la réglementation autorise ainsi la circulation, en des lieux accessibles au public, de wagons dont le niveau de radiation au contact peut être si importante, qu’en seulement 30 minutes de présence, un individu peut recevoir la dose maximale annuelle admissible pour le public. Voir la note CRIIRAD N°11-20 Risques liés au transport des combustibles irradiés, Valence, 8 février 2011 : http://www.criirad.org/actualites/d...

[3] 1 200 tonnes par an, uniquement pour la France.

[4] Cet accord a été signé le 24 novembre 2006 et ratifié par le décret n° 2007-742 du 7 mai 2007, voir http://www.legifrance.gouv.fr/affic...

[5] http://www.asn.fr/index.php/S-infor...


à suivre là, horaires du train et les mobilisations prévues sur le parcours :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Tr ... te=2011-05
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Re: blocage de convoi nucléaire.

Messagede Pïérô » 07 Juin 2011, 12:48

Reprise du trafic de déchets nucléaires entre les Pays-Bas et la France.
Arrêtés officiellement depuis 2006, les transports de déchets radioactifs néerlandais vers l'usine AREVA de La Hague vont reprendre cette semaine. Le Réseau "Sortir du nucléaire", Nucléaire STOP, et le syndicat Sud-Rail appellent à une mobilisation le long du trajet les 7 et 8 juin.

Entre le mardi 7 et le jeudi 9 juin 2011, un train transportant du combustible usé néerlandais hautement radioactif devrait quitter Borssele, au Pays-Bas pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche). Il traversera une partie des Pays-Bas, ainsi qu’une partie de la Belgique et passera la frontière franco-belge à Mouscron aux alentours de 13h30 le 8. Il traversera la France du nord est à l’ouest et empruntera les voies du RER grande couronne en région parisienne. Une fois arrivés au terminal de Valognes, ces déchets seront acheminés par la route à l’usine AREVA de La Hague pour y être - selon le terme employé par l’industrie - « traités ».

Le Réseau belge « Nucléaire STOP », le Réseau « Sortir du nucléaire » et le syndicat SUD-Rail appellent à une mobilisation tout au long du trajet



mobilisations prévues, horaires et suivi du convoi :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Tr ... te=2011-06
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: blocage de convoi nucléaire.

Messagede barcelone 36 » 07 Mar 2012, 14:37

http://www.caen.maville.com/actu/actude ... n=Facebook
ACTUALITÉ
Mardi 06 mars 2012


Antinucléaires enchaînés à Caen en 2010 : les forces de l’ordre visées


Le 5 novembre 2010, à Caen, cinq militants antinucléaires du Ganva s’étaient enchaînés aux rails, en glissant leurs avant-bras dans un tube d’acier et de béton.
© Archive Jean-Yves Desfoux

Au terme d’une enquête, le Défenseur des droits, saisi fin 2010, signe un rapport détaillé et critique sur la désincarcération de cinq militants antinucléaires d’une voie de chemin de fer par les forces de l’ordre, à Caen. Le 5 novembre 2010, pendant trois heures, des membres du Groupe d’actions non-violentes antinucléaires (Ganva) avaient bloqué un convoi de déchets radioactifs retraités à l’usine Areva, parti de la Hague (Manche) et à destination de l’Allemagne. Les forces de l'ordre avaient utilisé une disqueuse thermique pour désincarcérer les militants antinucléaires et libérer la voie.

Dans son rapport, le Défenseur des droits, ex-Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), recommande notamment qu’une « réflexion soit engagée sur l’adaptation du matériel utilisé et la méthode employée pour ce genre d’intervention, afin d’éviter que des personnes placées sous la responsabilité des forces de l’ordre ne soient blessées par leur action ». Le ministère de l’Intérieur dispose de deux mois pour « faire connaître les suites qu’il donnera à ces recommandations ».

Pour lire le rapport détaillé du Défenseur des droits, cliquer ici.
http://defenseurdesdroits.fr/sites/defa ... 69_mds.pdf
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nucléaire, alertes et dangers

Messagede altersocial » 24 Juil 2012, 09:43

Info Sortir du Nucléaire et SUD Rail :

Le trafic de déchets radioactifs reprend entre l’Italie et la France - Mobilisons-nous !

Alors que les arrivées de combustibles usés italiens sur le sol français avaient cessé depuis le mois de mai 2011, suite à de fortes mobilisations dans le Val de Suse, une nouvelle expédition vers La Hague est en cours.

A minuit, dans la nuit du 23 au 24 juillet, un train transportant du combustible usé italien hautement radioactif a quitté Vercelli (Piémont-Italie) pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche).

En France, il devrait traverser 12 départements et emprunter une fois de plus les voies du RER en région parisienne. Une fois arrivés au terminal de Valognes, ces déchets seront acheminés par la route à l’usine AREVA de La Hague pour y être - selon le terme employé par l’industrie - "traités".

Ces déchets retourneront ensuite en Italie, probablement entre 2020 et 2025, où aucune solution n’existe pour les accueillir. Plus de 20 ans après l’arrêt de son dernier réacteur, l’exploitation de l’énergie nucléaire dans les années 1980 laisse à l’Italie un lourd héritage...
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Re: blocage de convoi nucléaire.

Messagede barcelone 36 » 23 Jan 2013, 20:05

Castor 2010 – Procès en appel des 7 du Ganva le lundi 4 mars 2013

Le lundi 4 mars 2013 à 14h aura lieu à Caen le procès en appel des “7 du Ganva” pour le blocage d’un train « Castor » de déchets nucléaires.

Le 5 novembre 2010, une quinzaine de personnes, vite rejointe par une centaine de manifestants, avait bloqué physiquement ce train hautement radioactif à l’entrée de Caen pendant 3h30. Plusieurs personnes avaient été grièvement blessées par les forces de l’ordre qui semblaient vouloir dégager au plus vite cette contestation nuisant à l’image de l’industrie nucléaire. Un procès pesant et uniquement à charge avait eu lieu un mois plus tard, aboutissant à de lourdes peines pour 7 des « bloqueurs » : prison avec sursis et plus de 30000€ d’amendes et de dommages et intérêts pour la SNCF et Areva.

C’est une remise à zéro des compteurs qui sera l’enjeu de ce procès en appel le 4 mars 2013. En effet le blocage du 5 novembre 2010 n’était pas qu’une contestation des transports de matières hautement radiocatives qui circulent tous les jours en France, c’était une action forte visant à démontrer une fois de plus que le nucléaire est incompatible avec la vie. Au delà des arguments juridiques et scientifiques, c’est avec une conviction profonde que nous avons tenté de contrecarrer le plan de communication mensonger d’Areva et de l’État.

Cette idée d’un nucléaire sûr et propre s’effondrait 4 mois plus tard avec la catastrophe criminelle de Fukushima. Areva nous reprochait une « campagne anxiogène » contre son train poubelle. C’est un événement autrement plus anxiogène qui a eu lieu le 11 mars 2011 au Japon. Nous avions la légitimité d’agir avant la catastrophe, celle-ci nous a malheureusement donné raison.

Le premier verdict montre combien il est difficile d’avoir confiance dans la justice, mais nous allons continuer à nous défendre lors de ce procès en appel au tribunal, de manière offensive, car nous avons l’intime conviction que l’action directe doit continuer à être utilisée contre le nucléaire.

Nous appelons à un rassemblement de soutien devant la cour d’Appel (place Gambetta) dès 12h le lundi 4 mars 2013

Solidarité avec la ZAD, avec Bure, avec les anti-THT, les No-TAV, les anti-OGM…

Solidarité avec les militants qui agissent pour ne pas subir et solidarité avec les victimes de la répression !

Nucléaire plus jamais !


https://ganva.noblogs.org/
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Re: blocage de convoi nucléaire.

Messagede altersocial » 10 Fév 2013, 12:54

:arrow: OISE :

Ils disent non au train nucléaire

Image
Bertrand Jeandel, du réseau Sortir du nucléaire, a tenté d'alerter les passants sur le risque que représentent, à ses yeux, les convois de déchets

Des militants du réseau Sortir du nucléaire ont distribué des tracts, hier soir à la gare, pour dénoncer le passage aujourd'hui d'un convoi chargé de déchets.

Banderole noire «Bienvenue aux déchets», symboles nucléaires peints à la bombe sur le sol: des militants du Réseau sortir du nucléaire se sont livrés à un petit «happening», hier soir devant la gare de Compiègne.

Ils n'étaient que trois mais se sont tout de même fait remarquer. «Attention, un train de déchets hautement radioactifs passe dans votre ville», informait l'un de leurs tracts distribués à la population.

Un convoi doit effectivement emprunter la ligne de chemin de fer Saint-Quentin-Paris aujourd'hui. «Il devrait passer par Compiègne aux alentours de 5heures du matin», avance Bertrand Jeandel, membre d'Europe Écologie Les Verts (EEVL).

Le réseau dénonce la dangerosité de ce type de transport. «Pour mémoire, ces trains sont déclarés par leur chargeur comme contenant une charge d'une dangerosité égale aux rejets de Tchernobyl», poursuit Bertrand Jeandel.

Les écologistes mettent en avant les incidents survenus, le dernier en date remontant au 21 janvier, dans la Drôme. Le wagon d'un train parti de la centrale nucléaire du Tricastin pour la Hollande, transportant des fûts d'uranium naturel appauvri, avait déraillé dans la gare de triage de Saint-Rambert d'Albon, sans se coucher ni provoquer de fuite.

Si Sortir du nucléaire a décidé de sensibiliser les voyageurs passant par la gare, c'est que «malgré les risques, la population n'est pas informée du passage de ce train: comme à leur habitude, les autorités et l'industrie nucléaire ont fait le choix du secret et de l'opacité, tenant les élus, les cheminots et les riverains dans l'ignorance la plus totale».

À noter que le samedi 9 mars à Paris, Sortir du nucléaire a prévu d'organiser une chaîne humaine, «en solidarité avec les victimes de Fukushima».


:arrow: NORD :

Lille : un convoi de déchets nucléaires arrêté par des militants

Ils l'attendaient de pied ferme. Mardi soir, à Marcq-en-Baroeul, dans la banlieue de Lille (Nord), des militants anti-nucléaire ont immobilisé un train qui transportait des déchets nucléaires depuis les Pays-Bas. Peu avant 22h30, alors que le convoi avançait en direction du centre de retraitement d'Areva de La Hague (Manche), des membres du Réseau Sortir du Nucléaire ont lancé un fumigène sur la voie et se sont mis en travers, obligeant le conducteur à s'arrêter.

Le train est finalement reparti peu après minuit, après deux tentatives de redémarrage manquées. «Au total le train aura été bloqué 1h40», a annoncé l'association. «On a montré qu'on pouvait arrêter le train où on voulait et quand on voulait», s'est félicité le conseiller régional du Nord-pas-de-Calais Dominique Plancke (Europe Ecologie - Les Verts), qui a lui aussi participé au mouvement.

Une photo du convoi postée par les militants sur Twitter
Image

Deux blocages en moins de 3 mois

L'ONG prévoit un rassemblement et une distribution de tracts mercredi au Bourget (Seine-Saint-Denis) et à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) pour dénoncer la dangerosité du transport de déchets nucléaires et dénoncer le manque de transparence de la part des industries nucléaires.

Ce n'est pas la première fois que cette association mène une opération de ce genre dans la région lilloise. En décembre dernier, ils avaient arrêté un convoi de même type qui venait des Pays-Bas et se dirigeait vers La Hague également. Mais l'immobilisation, en gare de Lomme, dans la banlieue de Lille, n'avait duré qu'un quart d'heure.
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Re: blocage de convoi nucléaire.

Messagede bipbip » 11 Nov 2013, 17:29

Barrer la route à l’uranium
Appel à initiatives le 30 novembre et 1er décembre 2013

Appel, liste des lieux en actions, infos et détails : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Le ... r-decembre
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Re: blocage de convoi nucléaire.

Messagede Pïérô » 21 Nov 2013, 01:51

Procès suite à l’action antinucléaire à Caen le 25/11
Au tribunal pour avoir manifesté contre le nucléaire

Rassemblement en soutien aux inculpé-e-s de Valognes dont certaines seront en procès à Caen :

Lundi 25 novembre 2013 – 13h
Devant la cour d’appel de Caen
Place Gambetta


Soyons nombreux/euses

Le 23 novembre 2011, à l’occasion du passage d’un train transportant des déchets nucléaires hautement radioactifs destinés à être stockés en Allemagne, environ 500 personnes se réunissent près de Valognes, dans la Manche, dans le but d’exiger l’arrêt immédiat du nucléaire, appelant à une mobilisation populaire massive, à l’image de celle à l’œuvre outre-Rhin.

Rassemblements, actions directes de déballastage, marches, clowns, communiqués aux médias, autant de formes d’action différentes menées en parallèle qui ont prouvé que chacun peut trouver sa place dans cette lutte, pour un harcèlement permanent d’Areva, EDF SA et leurs petits copains du gouvernement.

Malgré le fait que le départ du convoi était avancé de 24 heures nous avons réussi tous ensemble à retarder le train de quelques heures et son voyage jusqu’en Allemagne, n’a jamais pris autant de temps !

De dépit, les CRS ont embarqué une vingtaine de personnes et deux d’entre elles sont REconvoquées le 25 novembre à Caen pour vol de canette de soda, et présence sur les voies ferrées.

L’une avait été condamnée le 31 janvier 2012, à 300 € d’amende pour avoir récupéré au sol quelques canettes de soda. Cette condamnation fut assortie d’une autre d’un mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir refusé le prélèvement de son ADN.
Une autre militante prévenue pour intrusion sur la voie ferrée ce même 23 novembre 2011 a été relaxée de cette infraction le 7 février 2012 par le tribunal de Cherbourg. Ce fut la première de 7 relaxes (sur 9 personnes poursuivies) qui font suite à ce temps d’action, une première qui a valu un appel du parquet de Cherbourg la renvoyant de nouveau devant les tribunaux.

Même si une seule des manœuvres du parquet a pour l’instant abouti à une condamnation (500 € pour un photographe qui n’était même pas sur place), les procédures qui se sont enchaînées impliquent des frais de justice qui s’amoncèlent. La solidarité financière est aussi de mise pour pouvoir faire face à la répression : Merci d’envoyer vos dons à l’Association pour la solidarité et l’aide juridique (chèque à l’ordre de APSAJ, mention VSC au dos), 6 cours des Alliés, 35000 RENNES.

Valognes stop Castor

http://sous-la-cendre.info/1875/proces- ... en-le-2511
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Re: blocage de convoi nucléaire.

Messagede Pïérô » 02 Jan 2014, 02:12

Et en plus çà déraille

Areva nous fait sa fête : un train Castor déraille à Drancy
http://paris-luttes.info/areva-nous-fai ... e-un-train

Texte diffusé en gare de Drancy

Des trains radioactifs sur nos lignes !

Le saviez-vous ?

Des trains de matières radioactives (déchets, combustibles et autres) circulent fréquemment sur le réseau ferré de banlieue, RER compris, y compris aux heures de pointe. Régulièrement des trains passent notamment par les gares de Bobigny, du
Bourget, de Juvisy et de Villeneuve-Saint-Georges, où ils peuvent stationner jusque onze heures d’affilées... Vous en avez donc peut-être déjà côtoyé un, voire plusieurs...

En effet, l’essentiel des déchets radioactifs produits par les 58 réacteurs nucléaires disséminés sur le territoire français convergent en gare de Valognes (Manche) pour être retraités à La Hague. Et il n’y a pas que les déchets : le combustible nucléaire lui aussi doit voyager de son lieu de production à sa centrale d’utilisation. Tout cela, au total, ça fait pas mal de transports.
Or 80 % de ces matières radioactives sont transportées par rail, ce qui fait environ 500 trains par an, soit plus d’un par jour en moyenne. Regardez une carte du réseau ferré et vous comprendrez qu’ils transitent très souvent par la région parisienne.
Un train peut compter entre deux et douze wagons de matières radioactives. Les plus gros wagons transportent des « châteaux » (les trains dits « Castor »), facilement reconnaissables. Mais il peut y avoir aussi de simples wagons plats bâchés
ou des wagons-citernes. La prochaine fois que vous serez immobilisés près d’un train de marchandises, regardez si le logo signalant la présence d’éléments radioactifs n’y figure pas (généralement en bas du wagon et pas très gros).
Le nucléaire, ce ne sont pas seulement des centrales, des installations militaires et des usines de fabrication de combustible, qui font peser sur nous en permanence la menace d’une catastrophe. Le nucléaire, c’est une production continuelle de déchets dont on ne sait toujours pas quoi faire, mais qui sillonnent la France par route, par mer et par voie ferrée, multipliant les risques de contamination et d’accident. La seule façon de ne pas aggraver le problème des déchets,
c’est de ne plus en produire.

Pas au courant ?

Normal, personne n’est prévenu du passage de ces trains, pas même les élus – sécurité (des matières nucléaires, pas des voyageurs !!) oblige... Le conseil de Paris lui-même en est réduit à émettre un voeu à ce sujet ! Les cheminots, eux non plus, ne
sont pas prévenus, seuls les conducteurs des trains concernés sont au courant.

Pas de risque ?

Les parois des wagons arrêtent les rayonnements ionisants, nous dit-on. Oui, mais pas totalement. D’ailleurs, la SNCF recommande à ses agents de ne pas stationner à proximité des wagons concernés. C’est plus prudent en effet : d’après les calculs du laboratoire indépendant CRIIRAD (www.criirad.org ), en stationnant une demi-heure à moins d’un mètre d’un Castor, on reçoit la dose maximale considérée comme admissible pour une année (1 millisivert par an). D’ailleurs, les policiers qui escortent les convois vers l’Allemagne (les plus connus car là-bas, ils mobilisent les opposants) portent des dosimètres, mais les conducteurs de ces trains, non !
Le nucléaire, c’est la société du secret et du mensonge, et du mépris de la population : on nous impose des risques énormes sans même daigner nous en informer.

Luttons pour un arrêt immédiat, total et définitif du nucléaire civil et militaire.

Que faire ?

Réagir par tous les moyens, en demandant des comptes aux autorités, à la SNCF notamment, en entrant en contact avec les associations antinucléaires… et en participant aux initiatives de lutte antinucléaire autour de chez vous.

Collectif contre l’ordre atomique, novembre 2011
21ter, rue Voltaire, 75011, Paris
contre-lordre-atomique@riseup.net

http://paris-luttes.info/des-trains-radioactifs-sur-nos

PDF : http://paris-luttes.info/chroot/mediasl ... nsport.pdf
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Re: blocage de convoi nucléaire.

Messagede Pïérô » 17 Jan 2014, 01:50

SUD-Rail exige l’arrêt immédiat de toutes les circulations de matières radioactives.
Depuis le déraillement s’étant produit le 23/12/13 à 16 h05 au triage du Bourget et concernant un transport de matières radioactives, la Fédération SUD-Rail est dans l’attente d’informations complémentaires et officielles de la part de la SNCF.

Ces informations viennent de nous parvenir et confirment les observations des associations anti-nucléaires et des élus sur le terrain.

Le déraillement « a été provoqué par » ou « a provoqué » la défaillance mécanique d’un boggie, c’est-à-dire un essieu porteur. Les wagons utilisés pour le transport de matières radioactives sont des modèles spéciaux entretenus par des ateliers privés.

Une enquête interne à la SNCF, ainsi qu’une enquête du bureau expertise accident (BEA) sont en cours. Nous demandons l’application du principe de précaution : tant que les résultats des enquêtes ne sont pas connus, nous demandons l’arrêt de toutes les circulations avec ce type de wagons.

http://www.sudrail.fr/index.php?page=ac ... te=2014-01

Vu l'annonce, on aurait pu imaginer que SUD-Rail s'opposait à tout transport dangereux de ce type par principe, mais il semble que cela tienne à une enquète sur la qualité des boulons. :gratte:


Contaminations radioactives continues, ça ne fait que commencer !
http://paris-luttes.info/contaminations-radioactives
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