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Messagede FRED » 03 Mar 2010, 07:36

UE autorise La pomme de terre OGM.

La pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, autorisée mardi par la Commission européenne, ne sera pas proposée en France dans l'immédiat, a déclaré mardi BASF dans un communiqué.


Es que quelqu'un a des info sur cette pomme de terre?

http://actu.orange.fr/france/la-pomme-d ... 04604.html
* « Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.

Buenaventura Durruti
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Re: UE autorise La pomme de terre OGM.

Messagede Pïérô » 05 Mar 2010, 00:14

Le collectif des Faucheurs Volontaires demande au gouvernement de décider rapidement un moratoire concernant la pomme de terre transgénique en question. (j'en sais pas plus sur la patate) :wink:
Et il y a un appel à manifester lors du salon de l'agriculture ce samedi 6 mars :

Appel à manifestation au Salon Internationnal de l’Agriculture
le Samedi 6 Mars à 14h (Hall 3)


« Le salon international de l’agriculture (SIA), organisé du 27 février au 7 mars à la porte de Versailles à Paris, est placé cette année sous le signe de la recherche et de l’innovation pour redonner des perspectives à un secteur agricole en plein désarroi. »

Les Faucheurs Volontaires vous invitent à venir nombreux au Salon de l’Agriculture manifester votre refus des OGM dans les champs et les assiettes, des technologies visant à privatiser et confisquer les semences paysannes, d’une recherche « hors sol », votre exigence d’une agriculture paysanne respectueuse des produits de qualité, de l’emploi et de l’environnement, s’appuyant sur une recherche partagée avec le savoir des paysans.

Nous interpellerons les différents organismes. Nous serons accompagnés par la fanfare Tarace Boulba.

Toutes et tous, manifestons le Samedi 6 Mars à 14h au Salon Internationnal de l’Agriculture (Rdv au stand de la Confédération Paysanne Hall 3, allée E, stand 81) !
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Re: UE autorise La pomme de terre OGM.

Messagede Pïérô » 07 Mar 2010, 13:11

Communiqué du Collectif des Faucheurs Volontaires :

De la PÂTE à PAPIER dans les FRITES !

L’aveuglement et l’ignorance de la Commission Barroso devant les conséquences environnementales de semis en plein champ de pommes de terres génétiquement modifiées à usage industriel n’ont d’égales que sa surdité à l’égard des consommateurs et des gouvernements : ils ne savent pas que les pommes de terres repoussent inévitablement d’une année sur l’autre avec, pour conséquence, soit une pollution des pommes de terre de consommation, soit un recours massif aux désherbants.

Le collectif des Faucheurs Volontaire d’OGM demande au gouvernement de prendre rapidement un moratoire concernant la mise en culture de la pomme de terre transgénique de BASF ; son autorisation irait à l’encontre des engagements pris lors du grenelle de l’environnement.

Les citoyens Français en grande majorité ne veulent pas d’OGM ; les faucheurs espèrent ne pas devoir retourner dans les champs cette année pour déterrer cette pomme de terre transgénique.

L’Autriche et l’Italie se sont déjà prononcées contre cette autorisation ; nous attendons de la France une décision de même nature
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Re: UE autorise La pomme de terre OGM.

Messagede Pïérô » 08 Mar 2010, 11:59

Communiqué de presse de la Confédération Paysanne, http://www.confederationpaysanne.fr/aut ... te_id=1602 :

Autorisation de la pomme de terre OGM Amflora :
La commission européenne préfère BASF à la santé,
à l’environnement et aux droits des paysans !


La commission européenne a autorisé, aujourd’hui, la mise en culture de la pomme de terre transgénique AMFLORA développée par BASF. Cette décision constitue un mépris indéniable des citoyens européens qui refusent de cultiver et de manger OGM. Depuis l’autorisation du MON 810 de 1998 aucune autorisation de mise en culture n’avait été délivrée…

La commission Barroso II, à peine investie, vient de donner un message fort : les autorisations de mise en culture et d’importations recommencent, malgré les luttes et les fortes oppositions de ces dernières années, venant autant des états membres et des régions, que des citoyens, paysans ou consommateurs.

La Confédération Paysanne dénonce cette régression : cette pomme de terre n’est pas nécessaire ! D’autres pommes de terre existent, non modifiées génétiquement, et qui ont une haute teneur en amidon.

La Confédération Paysanne remet en cause l’indépendance de l’Agence Européenne de sécurité des Aliments : dans la tourmente des conflits d’intérêts cette agence ne peut être légitime pour répondre sur la dangerosité des OGM.

L’AESA semble négliger que la pomme de terre AMFLORA contient un gène marqueur qui pourrait induire une résistance à un certain type d’antibiotiques... alors que des textes européens exigent l’abandon de ces marqueurs ! Cet OGM pourrait constituer un danger sanitaire important… ! Il est en effet impossible de récolter un champ de pomme de terre sans laisser des tubercules dans la terre. Ces transgènes s’échapperont obligatoirement dans l’environnement pour finir un jour ou l’autre dans nos assiettes.

La Confédération Paysanne poursuivra son combat contre les cultures et l’importations des OGM. Ces technologies sont dangereuses et absolument inutiles ! Elles ne servent qu’à mettre les paysans sous dépendance des multinationales, à détruire la biodiversité agricole et à contaminer les semences paysannes pour imposer partout la brevetabilité du vivant !
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Re: UE autorise La pomme de terre OGM.

Messagede Pïérô » 12 Mar 2010, 10:49

des éléments de réponse à la question du premier post sur cette PDT OGM, extraits trouvés sur le site "infos OGM", http://www.infogm.org/ :

La pomme de Terre Amflora (EH92-527-1) a été modifiée par transgénèse afin de contenir un taux d’amidon, sous forme d’amylopectine, plus élevé. L’amylopectine intéresse l’industrie pour la fabrication de textiles, béton ou papier. Selon le dossier déposé par l’entreprise, l’industrie du papier serait la principale destinataire de l’amidon produit par cette PGM. Autre caractéristique, la pomme de terre Amflora contient le gène nptII qui confère une résistance à l’antibiotique kanamycine. Or pour ce dernier, les experts sont en conflit : ceux de l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) considèrent que l’utilisation d’un gène de résistance à la kanamycine n’est pas problématique ; ceux de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en revanche, considèrent qu’il s’agit d’un antibiotique important en médecine qu’il importe donc de préserver en limitant la possibilité de création de bactéries résistantes par la diffusion du gène nptII.

A quoi sert la fécule de pomme de terre ?

La fécule de pomme de terre est un amidon haut de gamme. Actuellement, au niveau mondial, la fécule de pomme de terre représente 5% de l’ensemble de la production d’amidon (derrière l’amidon de maïs et l’amidon de blé), mais elle est recherchée dans certaines utilisations spécifiques de l’agroalimentaire, de la papeterie-cartonnerie, de la chimie et autres industries diverses (adhésifs, textile, forages...).

L’Amflora n’est pas nécessaire

En Allemagne, un projet mené par Emsland Group et Europlant a permis la mise au point, par des méthodes de sélection conventionnelle, d’une pomme de terre qui possède le même intérêt que la pomme de terre Amflora, à savoir une haute teneur en amylopectine. Cette nouvelle pomme de terre est donc une alternative moins risquée, car sans transgène, à la pomme de terre Amflora [5].

Qui va cultiver cette pomme de terre en Europe ?

La question est donc désormais de savoir qui pourrait être intéressé par cultiver cette pomme de terre. D’après la Commission européenne, la culture de cette pomme de terre serait envisagée par BASF dès avril 2010, en République Tchèque et en Allemagne. Les années suivantes, elle pourrait avoir également lieu aux Pays-Bas et en Suède.
En Allemagne, BASF a d’ores et déjà organisé les cultures. D’après Simone Knorr, responsable de l’association allemande Informationdienst Gentechnik [6], quelques agriculteurs ont déjà déclaré aux autorités compétentes leurs champs comme accueillant des pommes de terre transgéniques pour être prêts au cas où l’autorisation serait délivrée avant les semis. Ces quelques agriculteurs sont proches de l’entreprise BASF.

A noter qu’en Allemagne, depuis plusieurs années, des essais en champ de pomme de terre Amflora ont eu lieu. Les derniers essais auraient ainsi servi à produire les plants nécessaires à mise en culture commerciale.
Par rapport à ces essais, l’opposition allemande a, à plusieurs reprises, déposé des questions au gouvernement, sur la localisation des parcelles d’essais, sur le niveau de productivité des pommes de terre GM testées, sur le devenir des pommes de terre issues de ces essais, et sur les conditions de sécurité et de contrôle de ces essais. Ces questions sont restées pour l’instant sans réponse.

En France, Inf’OGM a cherché à connaître la position des professionnels de la filière « pomme de terre » par rapport à cette autorisation imminente. Nous avons pu joindre seulement le responsable de la Chambre syndicale professionnelle nationale de la féculerie de pomme de terre qui nous a répondu, brièvement. Son organisation n’a pas de position particulière sur ce dossier, mais en tant que syndicat interprofessionnel, la priorité, précise-t-il, est d’être à l’écoute de ses clients, eux-mêmes à l’écoute des consommateurs. Ainsi, actuellement, il n’est donc pas question d’acheter des produits GM. Il ajoute : « La situation est bloquée et ça ne sert à rien de vouloir la débloquer quand elle n’est pas mûre ».

Une opposition citoyenne active

Le 1er mars 2010, à Berlin, 500 militants de Greenpeace ont formé une immense table dessinant, vue du ciel, un « Nein » (non) devant la Porte de Brandenbourg [7]. A cette table était servi un repas de pommes de terre biologiques. Cette action visait précisément à dénoncer l’arrivée imminente de la pomme de terre transgénique Amflora.


à noter que le lundi 8 mars, le Conseil national Suisse a accepté la prolongation du moratoire sur la culture commerciale des plantes génétiquement modifiées pour trois ans.
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Re: UE autorise La pomme de terre OGM.

Messagede Pïérô » 25 Aoû 2010, 00:35

dans monde solidaire, http://www.monde-solidaire.org/spip/spi ... rticle5394 :

Invitation du mouvement européen des faucheurs volontaires ou libérateurs des champs à un brunch "pomme de terre" en Allemagne avec conférence de presse internationale des faucheurs européens

le vendredi 27 août 2010, 11h à Zepkow- Allemagne

en bordure du champ de pommes de terre GM Amflora, route en direction de Bütow

. 11h brunch sans OGM
. 12h conférence de presse internationale au sujet d’Amflora avec des participants de France, d’Angleterre et d’Allemagne
. 13h visite et inspection citoyenne de la culture

le grand public et la presse sont cordialement invités.

De quoi s’agit-il ?

La pomme de terre GM Amflora de BASF est un risque pour l’homme et la nature.
Aujourd’hui, BASF se trouve devant un échec après avoir cultivé cette année cette pomme de terre contenant un gène de résistance à un antibiotique et issue des biotechnologies anciennes et interdites en Europe.
Ce tubercule « miraculeux » souffre de la sécheresse, montre de la pourriture dans les parties végétales et est attaqué par des virus qui provoquent des taches en forme de mosaïque qui vrillent les feuilles.

Même le ministre de l’agriculture Dr. Till Backhaus critique ce projet : il existe un risque évident pour la santé de la pomme de terre conventionnelle ici dans la région de Mecklenburg-Vorpommern. Mais BASF se tait sur ces problèmes et vante le succès de cette pomme de terre GM.

Une majorité écrasante de citoyens d’Europe, tout comme nous, contestent les biotechnologies en agriculture et nous nous sommes donc rassemblés en un mouvement européen de libération des champs d’OGM pour combattre ensemble les agissements criminels des multinationales des biotechnologies.

Nous exigeons l’arrêt immédiat en Europe de toute culture en plein champ de plantes génétiquement modifiées.

Nous annonçons que nous combattrons activement et solidairement l’année prochaine toute culture OGM.

European Field Liberation Movement www.field-liberation.com

Contacts presse :

Jürgen Binder (Allemagne):00 49 17 01 85 74 24

Franciska Soler (France):06 82 35 89 19
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Messagede Pïérô » 11 Déc 2010, 18:39

moratoire sur les OGM ?

OGM : Avaaz et Greenpeace remettent à la Commission la première initiative citoyenne européenne

Plus d’un million d’Européens appellent la Commission à interdire les organismes génétiquement modifiés (OGM)


Aujourd’hui, à Bruxelles, Avaaz et Greenpeace ont remis à John Dalli, commissaire européen chargé de la Santé et de la Protection des consommateurs, la toute première initiative citoyenne européenne. Depuis décembre 2009, ce droit d’initiative, instauré par le traité de Lisbonne, permet à un million de citoyens, issus d’un nombre significatif d’États membres, d’appeler la Commission à modifier la loi européenne.

À travers cette initiative citoyenne, plus d’un million d’Européens appellent la Commission à interdire les organismes génétiquement modifiés (OGM) jusqu’à ce que soient améliorées les procédures d’évaluation et d’autorisation des OGM en Europe.

Cette pétition a été remise à John Dalli devant le siège de la Commission européenne, où l’artiste américain Kurt Wenner, célèbre pour ses peintures de rue anamorphiques, a réalisé pour l’occasion une œuvre géante en 3D représentant une exploitation biologique et diversifiée et mentionnant les noms de tous les signataires.

La démocratie européenne à l’essai

Avec cette initiative, plus d’un million de citoyens de toute l’Europe mettent la Commission au banc d’essai de la démocratie. La question est de savoir si l’Union européenne saura apporter une vraie réponse aux inquiétudes que soulèvent les OGM, ou si au contraire elle prendra le parti des lobbys de l’industrie agrochimique.

Les Européens exigent une alimentation sans risque et une agriculture durable, ce que l’UE n’est toujours pas en mesure de leur garantir. Tant que les questions de sécurité liées aux OGM ne seront pas examinées par des experts indépendants, aucune autorisation de culture OGM ne doit être accordée.


Alors évidemment, parce que ce type d'initiative participe de renforcer des illusions sur la nature des institutions mais place aussi ces institutions devant certaines contradictions et état de fait (parce qu'un million de signatures ce n'est pas rien), il faut suivre çà de près.
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moratoire sur les OGM ?

Messagede Pïérô » 17 Déc 2010, 13:58

il faut suivre cela de près disais-je, et donc :

communiqué de Greenpeace :

L’initiative citoyenne européenne enfin clarifiée : le moratoire sur les OGM s’impose

Aujourd’hui, moins d’une semaine après la remise de notre pétition à la Commission, le Parlement européen a enfin voté les modalités pratiques du droit d’initiative citoyenne européenne (ICE).

Le communiqué de presse mis en ligne sur le site de l’institution européenne l’annonce : « La Commission européenne devra à l’avenir envisager de rédiger une nouvelle loi européenne si la demande émane d’un million de citoyens de l’UE. Le Parlement a approuvé les règles de base de l’ »initiative citoyenne » fixée par le traité de Lisbonne. Les députés ont rendu l’instrument beaucoup plus convivial par rapport à ce qui avait été initialement proposé. »

Des critères très clairs …

Comment lancer l’initiative ? Un « comité des citoyens », composé d’au moins sept personnes installées dans sept États membres, devra enregistrer l’initiative auprès de la Commission. L’exécutif européen jugera, dans les deux mois, si la demande est recevable.

Ensuite, les signatures pourront commencer à être collectées, sur papier ou en ligne. L’initiative disposera d’un délai de 12 mois maximum pour récolter le million de signatures nécessaire, qui devra provenir d’au moins un quart des États membres de l’UE.

… parfaitement remplis par la pétition déposée par Greenpeace et Avaaz !

Le vote du Parlement confirme la légitimité de l’initiative d’Avaaz et Greenpeace, remise à la Commission européenne le 9 Décembre. Cette première ECI appelle à un gel des autorisations de cultures génétiquement modifiées jusqu’à ce que l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux soit améliorée.

En vertu des règles qui ont été approuvées aujourd’hui, l’initiative d’Avaaz et Greenpeace dépasse les exigences minimales dans des domaines importants : plus d’un million de signataires, à partir de l’ensemble des 27 états membres, des signatures recueillies en moins d’un an, et des quotas par pays atteints dans 12 pays (cinq de plus que le minimum exigé). Toutes les signatures sont vérifiables.

La Commission européenne ne peut plus ignorer l’opinion publique !

Si José-Manuel Barroso a jugé l’initiative citoyenne déposée par Greenpeace et Avaaz « irrecevable » pour des questions d’agenda, aujourd’hui après le vote du Parlement, le président de la Commission ne peut en nier la validité et doit donc immédiatement la mettre en œuvre.

Plusieurs eurodéputés ont d’ailleurs confirmé mardi que l’initiative est recevable (voir la dépêche AFP). « Il serait incompréhensible de recommencer à rassembler un million de signatures« , a soutenu le libéral belge Guy Verhofstadt. « Ce serait inadmissible pour ceux qui ont fait confiance au traité de Lisbonne« , a estimé le socialiste Martin Schulz.

Il faut donc un moratoire immédiat sur toutes les autorisations d’OGM, comme le réclament plus d’un million de citoyens européens.
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Re: UE autorise La pomme de terre OGM.

Messagede bipbip » 20 Mai 2011, 00:08

"fauchage" d'OGM à Wetteren, Belgique, le 29 Mai 2011 de 13h à 20h

Le 29 Mai 2011, journée nationale de désobéissance civile contre les pommes de terres OGM à Wetteren !

Nous sommes un groupe de paysan(ne)s, écologistes et citoyen(ne)s inquiets et nous nous réparons à libérer un champ de pommes de terre génétiquement modifiées le dimanche après-midi 29 mai 2011 à Wetteren. Nous appelons tous les citoyen(ne)s soucieux de l'environnement, les paysan(ne)s, les consommateurs et consommatrices à nous rejoindre ce jour-là. Le 29 mai 2011 est un grand jour de désobéissance civile, non-violente et amusante, avec un clin d'œil à la tradition française des Faucheurs Volontaires. Cette action de désobéissance civile, ou « libération des champs " sera accompagnée par un marché paysan, une conférence de presse, de la petite restauration, un soutien musical et de nombreuses autres festivités.


Image

http://www.demarche.org/fauchageOGMWetteren
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Re: moratoire sur les OGM ?

Messagede bipbip » 08 Fév 2012, 13:44

Communiqué collectif

OGM : Bruno Le Maire promet le moratoire d’une main et organise la culture hégémonique du MON810 de l’autre

Fin janvier, Bruno Le Maire a notifié à la Commission européenne un projet d’arrêté visant à définir les conditions de la coexistence. Ce texte, téléchargeable sur le site de la Commission européenne , confirme les craintes des organisations paysannes, apicoles et environnementales : Bruno Le Maire a choisi son camp, celui de la contamination par les OGM !

Certains membres du gouvernement ont avoué la fragilité du moratoire devant les juridictions, et cela signifie que des cultures d’OGM pourraient intervenir en avril ou en mai. Malgré cela, Bruno Le Maire organise la coexistence la plus laxiste d’Europe. Le texte prévoit pour le maïs :
- Au choix, 50 mètres entre une parcelle GM et une culture non GM interféconde ou « l’implantation (…) d’une bordure d’une largeur minimale de 9 m constituée d’une variété de maïs non génétiquement modifié » ;
- Pas une ligne pour protéger l’apiculture (pour rappel, du miel contenant du pollen de maïs MON810 est invendable puisque Monsanto n’a pas demandé d’autorisation de ce pollen dans l’alimentation humaine ) ;
- Pas une fois n’est mentionnée l’agriculture biologique ;
- Rien n’est dit pour éviter les contaminations des variétés locales de maïs population, dont les agriculteurs ressèment chaque année une partie de leur récolte ;
- L’étiquetage « sans OGM », qui vient de faire l’objet d’un décret ne bénéficie d’aucune protection particulière ;
- Aucune explication n’est fournie quant à l’absence de prise en compte des recommandations du CEES du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) – en, l’espèce ce sont plutôt les préconisations de l’Association générale des producteurs de maïs qui ont été suivies.

Si ce projet était définitivement adopté, il signerait l’arrêt de mort de l’apiculture française, de l’agriculture biologique et des semences paysannes. Nous dénonçons ces mesures en faveur d’une coexistence qui signifie la fin des filières agricoles et apicoles de qualité, cohérentes avec un développement soutenable. Nous dénonçons le double-langage du gouvernement : d’un côté, il n’a de cesse de répéter qu’il adoptera un moratoire et de l’autre, il prépare en sous main la culture hégémonique du MON810. Avons-nous encore besoin de rappeler que les Français n’en veulent pas ?! Il est inadmissible que le gouvernement se soumette au lobby au détriment des promesses faites aux citoyens !

Nous demandons instamment le retrait de ce projet de texte et l’application de la loi sur les OGM que le gouvernement a lui-même faite voter en 2008. La mise en œuvre de la loi passe par l’interdiction de la culture des OGM dans toute zone à proximité de ruchers, de cultures bios et de maïs population. Dans ce double-jeu pré-électoral, les citoyens, l’agriculture bio et l’apiculture ne seront pas les dindons de la farce.

CONTACTS
- Confédération Paysanne : Guy Kastler, 06 03 94 57 21
- FNAB : Daniel Evain, 06 84 06 64 38
- FNE : Lylian Le Goff, 06 72 15 22 25
- Les Amis de la Terre : Patrick De Kochko, 06 17 06 62 60
- UNAF : Jean-Marie Sirvins, 06 89 37 06 12

http://ec.europa.eu/enterprise/tris/pis ... &sNLang=fr
http://www.ogm-abeille.org
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTex ... rieLien=id

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Re: moratoire sur les OGM ?

Messagede Pïérô » 11 Fév 2012, 12:10

Appel à rassemblement à Bordeaux le samedi 18 février :

Le maïs MON 810 revient contaminer nos campagnes, les cultures, les abeilles, la biodiversité !!

Incroyable mais vrai ?

Le maïs génétiquement modifié et pesticide MON 810 du semencier américain MONSANTO est sur le point d'envahir à nouveau nos campagnes françaises lors des semis de printemps 2012 !!!

Rappel de quelques faits

Février 2008 : l'Etat français, sous la pression de la société civile (rappelez vous du jeûne des Faucheurs Volontaires de janvier 2008), dépose une clause de sauvegarde auprès de la Commission Européenne afin d'interdire la culture du seul OGM alors autorisé en Europe, le sinistre MON 810, maïs pesticide de la multinationale MONSANTO qui partout dans le monde tente d'imposer son modèle d'agriculture industrielle et totalitaire.

Juin 2008 : l'Etat français retranscrit enfin dans le droit français la directive 2001-18 qui régit la culture et la commercialisation des cultures OGM en Europe. La loi est cependant insatisfaisante selon les principaux collectifs, organisations agricoles et associations de défense de l'environnement qui luttent contre la dissémination des OGM pesticides en France.

Les quatre années 2008 à 2011 sont des années sans aucune culture légale de MON 810 en France, bien que les semenciers propagent la culture d'autres OGM pesticides, issus de la mutagénèse (le tournesol déjà et bientôt peut-être le colza), qui échappent actuellement au contrôle de la directive européenne 2001-18.

Septembre 2011 : La Cour Européenne de Justice décide d'interdire en Europe la commercialisation de pollen de MON 810 et de miel en contenant la moindre trace. La commercialisation de la plupart des stocks de miel espagnol, contaminé au MON 810 largement cultivé en Espagne, est totalement bloquée depuis.

Novembre 2011 : Le Conseil d'Etat suspend le moratoire français sur le MON 810 de 2008, pour la plus grande satisfaction de MONSANTO. Le semis de MON 810 redevient légal ! Le même jour, une loi sur les semences est votée à l'Assemblée Nationale, interdisant aux agriculteurs de ressemer leur récolte sans s'acquitter d'une taxe pour les grands semenciers…

Janvier 2012 :Une centaine d'apiculteurs occupent un site Monsanto dans le Tarn et Garonne pour protester contre le risque que le MON 810 fait courir aux abeilles, au pollen, au miel…

Une centaine de Faucheurs Volontaires envahissent un autre site de Monsanto dans l'Aude et découvrent des sacs de MON 810. Il est quasi certain que des dizaines d'agriculteurs français pro-OGM disposent de sacs de MON 810 et sont prêts à les semer dès que les conditionsle permettront, sur des milliers d'ha de terres agricoles, principalement situées dans le Sud Ouest.

A chacune de ces actions, l'Etat français, par la voix de sa ministre de l'Environnement notamment, promet de prendre des mesures pour ré interdire le MON 810 dès cette année en France.

MAIS, dans le même temps :

Le Conseil Scientifique du HCB, notoirement pro-OGM malgré son obligation de neutralité, présente des conclusions qui font polémique sur les mesures techniques de coexistence entre cultures OGM et cultures non-OGM, ignorant au passage la contamination du pollen et des abeilles. La fin des
productions « sans OGM » est à craindre…

Les agriculteurs pro-OGM, la FNSEA, l'AGPM médiatisent leur volonté de semer du maïs OGM cette année, soutenus par MONSANTO et les fournisseurs de semences (Coop de Pau, Euralis, Maïsadour,etc.) et promettent de réattaquer en référé suspensif devant le Conseil d'Etat toute nouvelle clause de sauvegarde française.

Le ministre de l'Agriculture, sous la pression des lobbies pro-OGM, publie fin janvier les décrets de coexistence, suivant a minima les conclusions du CS du HCB, sans tenir compte des questions d'organisation de territoire, de définition des responsabilités et de partage des coûts engendrés par les
cultures OGM.

La suite ?

D'ici fin février, si la ministre de l'Environnement tient promesse, une nouvelle clause de sauvegarde sera présentée et probablement déboutée par le Conseil d'Etat dans les semaines qui suivront.

Les maïsiculteurs pro-OGM sèmeront du MON 810, dans l'illégalité, la légalité ou bien encore en profitant des vides juridiques et de la période d'élection des semaines à venir...

Les collectifs anti-OGM et Faucheurs Volontaires devront reprendre les chemins des champs pour les cultures OGM et organiser la résistance non violente à cette nouvelle invasion du MON 810.

Pourtant…

Un arrêté solide d'interdiction de culture de maïs MON 810 est pourtant possible et ne dépend que d'une volonté politique : la règlementation européenne et la loi française permettent de fonder l'interdiction de la cession des semences et de la culture du maïs MON 810 sur la légitime protection de l'apiculture.

Avec deux pistes pour résister à un possible recours.

Première possibilité : le gouvernement doit appliquer la loi française qui précise que « les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées « sans OGM » »

Seconde possibilité : le gouvernement peut aussi appliquer la règlementation européenne qui autorise les États à « prendre des mesures nécessaires pour éviter la présence d'OGM dans d'autres produits », y compris en « interdisant la culture d'OGM sur de vastes territoires », rappelant « l'impossibilité de la coexistence »

Alors, pour le printemps 2012, un mot d'ordre : « MON 810 Dégage ! »

Le collectif Vigilance OGM 33 appelle à un grand rassemblement anti-OGM le samedi 18 février 2012, à 14h30, sur les marches du Grand Théâtre de Bordeaux.

Avec la présence (sous réserve) de Christian Velot.

Nous rappellerons que les Français sont majoritairement opposés aux OGM, dans les champs comme dans les assiettes !

Nous ne devons pas nous laisser berner par la politique du fait accompli à laquelle jouent le gouvernement français et toutes les organisations pro-OGM.

Nous devons empêcher une nouvelle année d'affrontements dans les campagnes au sujet d'un maïs OGM dont la coexistence avec les cultures de qualité sans OGM est impossible à maitriser…

Nous appelons les communes qui souhaitent affirmer leur volonté de rester « sans OGM » à nous rejoindre pour voter des délibérations « Commune sans OGM ».

Venez nous rejoindre pour exprimer votre refus des OGM !!

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Re: moratoire sur les OGM ?

Messagede Pïérô » 26 Mai 2012, 00:46

Communiqué des Faucheurs Volontaires d’OGM

L’assemblée générale du Collectif des Faucheurs Volontaires, réunie à Saints-en-Puisaye (89) les 17, 18 et 19 mai réaffirme son opposition totale aux OGM végétaux ou animaux, qu’ils soient importés, issus de la transgénèse, de la mutagénèse ou d’autres manipulations génétiques.

Les Faucheurs Volontaires maintiennent leur vigilance et leur mobilisation.

Ils prennent acte de la décision du Conseil d’Etat de refuser la suspension du moratoire sur la mise en culture du maïs Mon 810. Ils attendent du nouveau gouvernement et des futurs députés qu’ils appliquent des mesures définitives pour éradiquer la présence des OGM dans les champs et dans les assiettes conformément à la volonté de la population.

Les Faucheurs Volontaires dénoncent les dérives de la recherche vers des techniques productivistes et d’appropriation du vivant au bénéfice de l’industrie semencière.

Ils exigent que la recherche publique soit réorientée vers une recherche partagée avec les paysans et les citoyens pour l’amélioration des techniques agronomiques respectueuses des hommes, de l’environnement et de la biodiversité cultivée et sauvage.

Les Faucheurs Volontaires d’OGM
http://www.monde-solidaire.org/spip/spi ... rticle5869
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Du riz OGM testé sur des enfants en Chine ?

Messagede altersocial » 13 Sep 2012, 16:20

OGM : du "riz doré" aurait été testé sur des enfants chinois

L’agence de presse officielle chinoise Xinhua a indiqué que les autorités du pays enquêtaient pour déterminer si, oui ou non, des enfants chinois avaient été nourris avec du riz OGM. Ceux-ci auraient servi de cobayes à des expériences menées par des chercheurs chinois et américains.

C'est une sérieuse affaire que révèle l'agence chinoise de presse Xinhua alors que les effets des Organismes génétiquement modifiés (OGM) sont encore sujets à un vif débat. Celle-ci indique en effet que le Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies aurait suspendu un chercheur pour son implication dans un projet visant à nourrir des enfants avec du riz transgénique. Ces derniers auraient servi de cobayes à des expériences menées par des chercheurs chinois et américains. Mais ce sont en fait des plaintes de l’ONG Greenpeace qui auraient alerté les autorités chinoises et ce dès 2008.

Dans celles-ci, l'organisation expliquait qu'elle avait eu connaissance de recherches actuellement menées sur un riz, qualifié de 'riz doré', qui avait été donné à des enfants. Plus précisément, selon un communiqué de Greenpeace, le riz modifié génétiquement aurait servi à nourrir 24 enfants de six à huit ans en 2008 aux cours d'expériences conduites dans la province du Hunan et visant notamment à réduire des carences en vitamine A. En effet, ce riz transgénique de couleur jaune à orangé a été créé par des chercheurs suisses et allemands dans le but de produire de la vitamine A à partir de bêta-carotène dont il est enrichi. Aussi, certaines estiment qu'il pourrait permettre de réduire la mortalité infantile en traitant les carences en vitamine A, très fréquentes chez les enfants dans certains pays d'Asie.

Suite aux plaintes de l'ONG, le ministère de l'Agriculture chinois avait alors à l'époque indiqué avoir fait le nécessaire pour que les recherches soient arrêtées. Mais de nouveaux travaux récemment publiés auraient révélé que ceci n'a pas été respecté. Selon l’ONG, les chercheurs américains impliqués sont affiliés à un centre de recherche sur la nutrition basé à l'université de Tufts à Boston. "Il est incroyablement perturbant de penser qu'un organisme de recherche américain a utilisé des enfants chinois comme cobayes pour de la nourriture génétiquement modifiée", s’est ainsi indigné l'organisation qui va même plus loin en exposant le problème du "riz doré".

Des risques environnementaux et sanitaires, selon l'ONG

"Greenpeace estime que le 'riz doré' est une manière irresponsable et dangereuse de résoudre les déficiences en vitamine A (VAD). Le 'riz doré' ne s'adresse pas aux causes sous-jacentes des VAD, qui sont principalement la pauvreté et le manque d'accès à une nourriture variée. Parce qu'il encourage une alimentation basée sur un seul aliment de base au lieu d'une augmentation de l'accès à des légumes riches en vitamines, le 'riz doré' , pourrait, s'il est introduit à grande échelle, exacerbé la malnutrition et au bout du compte compromettre la sécurité alimentaire", explique l'ONG dans un communiqué publié sur son site.

De son côté, le Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies a nié avoir donné son autorisation ou participé aux tests, selon Xinhua. De même, la parution d'un article sur ces recherches dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, n'aurait pas été soumise à l'approbation du ministère chinois de la Santé, a-t-elle ajouté. "Le 'riz doré' est encore un mythe et pire encore, il apporte avec lui tous les risques environnementaux et sanitaires associés à la culture d'OGM. Dépenser encore plus de temps et d'argent sur le développement "du 'riz doré' n'est pas seulement irresponsable d'un point de vue environnemental mais fait aussi du tort à toute l'humanité", commente Daniel Ocampo, militant de Greenpeace Southern Asia.
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Monsanto : une étude OGM bidonnée!

Messagede altersocial » 19 Oct 2012, 20:14

OGM : comment une étude bidonnée par Monsanto a été validée par les autorités sanitaires

La recherche scientifique menée par Gilles-Eric Séralini sur un OGM de Monsanto a été violemment critiquée dans sa méthodologie. Mais qu’en est-il des tests menés par les firmes elles-mêmes ? Un rapport montre les dissimulations et extrapolations bien peu scientifiques qui accompagnent l’évaluation du seul OGM autorisé à la culture en Europe, le Mon810. Des extrapolations reprises à leur compte sans vérification par les autorités sanitaires européennes.

Avant d’être commercialisés, les OGM sont-ils vraiment évalués avec la plus grande rigueur scientifique, comme leurs promoteurs le prétendent ? Toute entreprise sollicitant une autorisation de mise sur le marché de son OGM doit produire une évaluation censée démontrée que sa semence transgénique est inoffensive. Ces analyses sont réalisées par des laboratoires que les entreprises de biotechnologie rémunèrent directement.

Les autorités sanitaires qui étudient ensuite le dossier, comme l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA [1]), ne disposent ni de temps ni de crédits pour pratiquer leurs propres analyses. Elles se contentent donc de lire le dossier de l’entreprise et la littérature scientifique sur le sujet. D’un côté, la firme est juge et partie. De l’autre, des instances d’évaluation placent dans cette firme une confiance quasi absolue.

Que doivent évaluer les experts ? Que l’OGM ne diffère pas d’une semence non transgénique dont l’utilisation commerciale a déjà été jugée sans risque. La firme va donc chercher à démontrer « l’équivalence en substance » : comparer les composants d’une plante transgénique (nutriments, protéines, glucides...) avec des plantes conventionnelles. Si les écarts enregistrés correspondent à des écarts connus entre variétés de la même espèce, la plante transgénique est considérée comme étant équivalente en substance, donc a priori inoffensive. L’évaluation se fait en deux étapes : une analyse comparative pour identifier des différences avec la plante non modifiée génétiquement, et une évaluation des impacts nutritionnels, sanitaires et environnementaux de ces différences.

Le Mon810 « aussi sûr » qu’un grain de maïs conventionnel ?

Concernant son maïs Mon810, Monsanto a affirmé en 2007 : « Comme il a été démontré dans ce dossier de renouvellement d’autorisation, Mon810 est équivalent à un maïs conventionnel à l’exception de sa protection contre certains papillons parasites ». Son OGM serait donc comparable à un banal grain de maïs « naturel ». Une affirmation « d’équivalence » que les autorités sanitaires européennes reprennent à leur compte : « Le maïs Mon810 est aussi sûr que ses équivalents conventionnels au regard de ses effets potentiels », conclut l’EFSA en 2009. Une conclusion pour le moins hâtive...

Problème : sur quels éléments démontrés scientifiquement repose cette affirmation ? Lorsque l’on teste la toxicité d’un produit, on extrait deux échantillons de rats d’une certaine lignée, et on regarde s’il est statistiquement raisonnable de penser que l’échantillon « essai » a été modifié par l’OGM par rapport à l’échantillon « témoin ». « Si quelque chose est vu (ici, une différence), cela existe. Si ce n’est pas vu, cela ne veut pas dire que ça n’existe pas, mais juste que, dans les conditions de l’expérience, on ne l’a pas vu », explique le biologiste Frédéric Jacquemart, président d’Inf’Ogm, une veille citoyenne d’information sur les OGM. Une absence de preuve n’est pas une preuve d’absence.

Des extrapolations pas très scientifiques

Affirmer que « le maïs Mon810 est aussi sûr que ses équivalents conventionnels » est donc une extrapolation sans preuves irréfutables. D’autant qu’aucun test d’équivalence n’a en fait été réalisé ! Un tel test nécessite des protocoles assez lourds à mettre en œuvre, avec un nombre de cobayes élevés, pour prouver l’innocuité du produit. Si le test ne s’appuie que sur un faible nombre de cobayes (des rats en l’occurrence), il s’agit en fait d’un test « de différence », visant à établir que sur tel ou tel aspect, l’OGM ne semble pas produire des effets différents qu’une banale graine. Mais cela ne prouve pas l’innocuité de l’OGM.

Alors que le Mon810 est aujourd’hui cultivé en Europe, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a reconnu que 80 % des effets constatés lors des tests n’étaient pas significatifs ! Affirmer que le Mon810 est « aussi sûr » que les autres maïs est donc, au mieux, une extrapolation sans fondements, au pire, mensonger. Aucun effet toxique ne peut en fait être exclu. Cette extrapolation des résultats, qui rend un OGM équivalent à une autre semence, est sévèrement jugée par le biologiste Frédéric Jacquemart : « Lorsque deux populations sont comparées, les tests statistiques ne peuvent faire qu’une chose : réfuter, au risque statistique choisi près, une hypothèse ». On peut donc réfuter un risque précis, mais en aucun cas affirmer une absence totale de risques.

Dissimulations et conclusions hâtives

Dans son rapport intitulé « Expertise des OGM, l’évaluation tourne le dos à la science », l’association Inf’Ogm a ainsi pris le parti d’éplucher le dossier du Mon810. L’association dénonce une série considérable de dissimulations scientifiques dans l’étude de ce maïs insecticide. A commencer par l’entorse à une règle de base en méthodologie scientifique : trier les données pour les présenter de manière « avantageuse » plutôt que de les soumettre telles quelles.

Dans le dossier de sa demande d’autorisation du Mon810, Monsanto fournit toute une littérature scientifique analysant différentes variétés et cultures de maïs (dont des analyses souvent anciennes, remontant avant 1982, dont la méthodologie est aujourd’hui dépassée). Si Monsanto ne constate pas de différence significative avec son OGM cultivé aujourd’hui, la firme estime que tout va bien. En revanche, lorsque des différences sont observées, elles sont présentées comme « non biologiquement significatives » ou « sans valeur informative » ! La comparaison n’est utilisée que lorsqu’elle sert les intérêts de Monsanto et permet de conclure à une composition similaire entre un maïs OGM et une plante témoin non génétiquement modifiée.

Quand « similaire » devient « identique »

« En se basant sur ces données, nous avons conclu que les grains du Mon810 et ceux du contrôle sont de composition similaires et sont représentatifs des grains de maïs actuellement sur le marché », assure la firme. Par dérive sémantique « similaire » devient ensuite « de composition équivalente », puis... « identique » ! Finalement, « on peut conclure que le Mon810 est aussi sain et nutritif que le maïs conventionnel »... Une conclusion qui excède de toute évidence la portée des données. « Si l’on ne prend en compte que les données qui soutiennent la conclusion souhaitée et qu’on néglige les autres, on aboutira fatalement à ce que l’on a envie de montrer », rappelle Inf’OGM. Si cette pratique est scientifiquement irrecevable, Monsanto semble particulièrement adepte de cet exercice.

« Tout cela est validé par l’[EFSA] sans que cela ne fasse tousser personne », déplore Frédéric Jacquemart. Malgré des extrapolations non étayées, une faiblesse des tests, un tri des données, les conclusions de Monsanto quant à l’innocuité de son maïs Mon810 ont été reprises par des experts qualifiés d’agences officielles, censées être « neutres », comme l’Agence européenne de sécurité des aliments. Les recommandations de cette Agence concernant les méthodes statistiques à utiliser sont pourtant très claires, et parfaitement contradictoires avec les pratiques des firmes dépositaires d’un dossier de demande d’autorisation d’OGM. Le panel OGM de l’EFSA indique notamment que les deux tests, de différence et d’équivalence, doivent être faits. Elle met également en garde contre l’usage de données prises hors de l’expérience elle-même.

Conflits d’intérêts

Comment expliquer le laxisme de l’EFSA sur le dossier Mon810 ? Frédéric Jacquemart y voit une « parfaite mauvaise foi ». Cette Agence, censée être un organisme de contrôle indépendant, a été décriée ces derniers mois après la révélation de plusieurs conflits d’intérêt au sein de la structure. Un rapport de la Cour des Comptes publié le 11 octobre épingle l’EFSA pour sa mauvaise gestion des conflits d’intérêts.

Deux ans plus tôt, l’Observatoire européen des entreprises (CEO) avait déjà apporté les preuves de liens entre plusieurs membres du conseil d’administration de l’EFSA et l’Institut international des sciences de la vie (ILSI, International Life Science Institute), financé par l’industrie agro-alimentaire (lire un précédent article). La présidente de l’EFSA avait été contrainte de démissionner de l’ILSI où elle siégeait comme membre du Conseil des Directeurs.

Cette affaire a révélé la manière dont l’industrie des biotechnologies est parvenue à influencer les décisions de l’agence européenne en plaçant dans ses instances décisionnelles des personnalités scientifiques qui reprennent ses analyses et partagent ses objectifs. C’est pourtant sur la base des avis de l’EFSA que la Commission européenne prend les décisions d’autoriser ou non les OGM...

Expertises : deux poids, deux mesures

Les autres dossiers de demande d’autorisation d’OGM ne vaudraient en général pas mieux. Deux dossiers en cours d’instruction (la pomme de terre Modena et le maïs MIR604) [2] en vue d’autorisations dans l’UE ont fait l’objet d’avis plus que sévères par le Haut Commissariat aux Biotechnologies, souligne Inf’Ogm. Au même moment, l’étude du Professeur Gilles-Eric Séralini sur la toxicité du maïs transgénique NK603 et du Round up était jugée non valable scientifiquement par l’EFSA.

« Alors que l’EFSA vient de réagir dans un délai ridiculement court à la dernière étude de G.-E. Séralini, en prétendant qu’elle n’avait aucune portée, cette agence ferait mieux de faire son travail sérieusement et de s’assurer que les dossiers de demande d’autorisation d’OGM sont réalisés avec la meilleure rigueur scientifique possible », juge François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « L’EFSA n’est manifestement qu’une des instances qui fonctionnent comme des chambres d’enregistrement destinées à rassurer le public, au sujet des OGM, mais non à en assurer la sécurité », conclut le rapport d’Inf’Ogm.

Les critiques formulées à l’encontre du protocole de Gilles-Eric Séralini pourraient concerner les protocoles de l’ensemble des dossiers déposés par les entreprises de biotechnologie pour obtenir les autorisations commerciales de leurs plantes génétiquement modifiées (PGM). Inf’OGM avait remis en 2011 au ministère de l’environnement une pétition pour demander la révision de l’évaluation de l’ensemble des PGM, autorisées et en cours d’autorisation. Une demande restée sans réponse à ce jour, du moins pour les 46 OGM autorisés en Europe.

Notes

[1] European Food Safety Authority

[2] La pomme de terre Modena est enrichie en amylopectine (constituant de l’amidon), le maïs MIR604 produit un insecticide contre les chrysomèles.
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Re: moratoire sur les OGM ?

Messagede Pïérô » 16 Nov 2013, 14:43

Un nouveau maïs OGM bientôt autorisé à la culture en Europe ?

par Sophie Chapelle 4 novembre 2013

Un nouveau maïs OGM pourrait-il bientôt être autorisé à la culture en Europe ? Un arrêt [1] de la Cour de justice de l’Union européenne oblige la Commission à rouvrir le dossier du TC1507, un maïs développé par le semencier américain Pioneer Hi-Bred. La première demande d’autorisation de mise en culture de ce maïs transgénique remonte... à juillet 2001 ! Après un avis positif de l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) délivré en 2005, la Commission européenne a présenté en 2009 une proposition d’autorisation du TC1507 à un collège d’experts des États membres. Mais ceux-ci n’ont pas réussi à se mettre d’accord, à cause de la dangerosité supposée de l’OGM. La Commission devait dès lors soumettre la proposition au Conseil des ministres de l’Union européenne. Ce qu’elle n’a jamais fait. Pioneer a donc décidé de porter plainte devant la Cour européenne de justice en avril 2010. Trois ans plus tard, le 26 septembre, la firme obtient gain de cause : la Cour juge ce « retard injustifié » et enjoint à la Commission de poursuivre la procédure.

Humains et abeilles affectés ?

Or, ce maïs OGM pourrait poser plusieurs problèmes environnementaux. Quatre organisations européennes – Greenpeace, Les Amis de la terre, Ifoam et EuroCoop – interpellent dans une lettre ouverte le président de la Commission sur les risques qu’engendrerait l’autorisation du maïs TC1507. Ce dernier produit un insecticide qui cible un papillon, la pyrale du maïs. Il est aussi rendu tolérant à une famille d’herbicides dont le principe actif est le glufosinate d’ammonium, un reprotoxique (pouvant provoquer la stérilité chez l’être humain) supposé. Les organisations rappellent que ces deux aspects doivent être soumis à une évaluation des risques. « Or, l’EFSA n’a pas encore procédé à l’évaluation requise liée au caractère de tolérance aux herbicides, en violation flagrante des dispositions légales de l’UE », soulignent-elles.

L’évaluation du risque n’a pour l’instant porté que sur l’insecticide produit par ce maïs. L’Agence a mis en évidence un certain nombre d’impacts de cette toxine sur des organismes non ciblés comme les papillons et les mites, rappellent les organisations. L’EFSA « reconnaît également le manque de données scientifiques concluantes sur les autres pollinisateurs tels que les abeilles qui pourraient être affectées négativement par la toxine libérée par les cultures génétiquement modifiées ». Les organisations signataires demandent à la Commission de rejeter cette décision et viennent de lancer une cyberaction.

Faire jouer la clause de sauvegarde

Le collège des commissaires européens va soumettre le 6 novembre prochain la question de l’autorisation de culture du TC1507 au conseil des ministres de l’environnement, qui se réunira le 13 décembre. Une majorité qualifiée est nécessaire pour rejeter ou approuver la demande d’autorisation de culture. Faute d’accord, la Commission sera obligée d’autoriser la culture sous peine de condamnation pour manquement par la Cour européenne [2]. Les États membres auront alors la possibilité de faire jouer une clause de sauvegarde pour interdire l’OGM sur leur territoire, comme ce fut le cas en France pour le maïs Mon810 de Monsanto.

D’autres entreprises de biotechnologies pourraient-elles être tentées de multiplier ce type de recours ? « Une telle mise sous pression pourrait amener la Commission à ne plus avoir de temps pour discuter avec les entreprises des conséquences d’avis de l’EFSA soulignant des risques potentiels, relève Eric Meunier de l’association Inf’OGM. Logiquement, cela pourrait amener la Commission européenne à proposer de rejeter les autorisations en prenant acte de risques constatés par l’EFSA ! » A ce jour, seul Pioneer a porté plainte. Dix-huit OGM, dont onze maïs ainsi que des variétés de coton, de soja, de betterave et de colza, attendent une autorisation de mise en culture.


Notes

[1] Pioneer Hi-Bred International, Inc. contre Commission européenne (Affaire T-164/10), arrêt du Tribunal (septième chambre) du 26 septembre 2013

[2] La procédure a été modifiée récemment pour supprimer cette obligation imposée à la Commission européenne, mais la demande d’autorisation de Pionner est antérieure à cette réforme, et c’est donc l’ancienne procédure qui s’applique.

http://www.bastamag.net/article3480.html
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