infos OGM

Nucléaire, OGM, projets inutiles, ZADs ...

Re: Environnement

Messagede ivo » 21 Sep 2012, 09:20

Corinne Lepage dit-elle vrai sur les OGM ?
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L'ancienne ministre de l'Environnement affirme qu'au delà de la culture des OGM (interdite en France), c'est leur importation et leur consommation qui est frappante. Vrai ou faux ? Réponse ici.

Vrai

Les OMG sont là et se diffusent en Europe, même si leur culture sur le vieux continent est limitée. (En France elle est interdite).
Maïs, soja ou colza génétiquement modifiés sont importés en masse en Europe en provenance du continent américain.
Pour le soja par exemple, la Confédération paysanne estime que 90% du soja importé en France est transgénique. Greenpeace l'évalue aux deux tiers.


Greenpeace affirme par ailleurs que 80% des animaux d'élevages en France reçoivent une alimentation qui contient des OGM.
Car l'Union européenne autorise l'importation de 44 OGM, dont 26 variétés de maïs, 8 de coton, 7 de soja, 3 de colza, une sorte pomme de terre et une variété de betterave.


Dans nos assiettes

Ces OGM importés, utilisés pour l'alimentation des animaux, se retrouvent logiquement dans la chaine alimentaire et atterrissent dans nos assiettes. Ils sont aussi utilisés pour la fabrication de produits alimentaires pour l'homme : dans la farine ou la semoule de maïs, l'huile de soja ou de colza. Ces ingrédients peuvent être présents dans les corn flakes du petit déjeuner, les biscuits apéritif, la chapelure, les plats cuisinés, beaucoup de sauces, la charcuterie, les crèmes desserts, les potages, les pâtisseries.
Les aliments contenant des OGM doivent être signalés sur leurs étiquettes. Mais on peut tout à fait manger des OGM sans le savoir puisque l'étiquetage n'est pas obligatoire pour les produits qui contiennent moins de 0,9 % d'ingrédients génétiquement modifiés.


Bruxelles critiquée

Alors, pourquoi, l'Union européenne permet elle la diffusion des OGM ? Parce qu'elle estime que les études menées ont démontré jusqu'à maintenant que les OGM autorisés étaient inoffensifs. Les militants anti OGM ne sont pas du tout d'accord et contestent les études approuvées par l'Agence Européenne de Sécurité des Aliments.
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Re: Environnement

Messagede ivo » 21 Sep 2012, 10:18

aller c'est parti pour la polémique ...
c'est pas la faute des ogm mais de champignons ... entre autres ..


OGM : "Le protocole d'étude de M. Séralini présente des lacunes rédhibitoires"
Pour Gérard Pascal, ancien toxicologue spécialiste des OGM à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), aujourd'hui consultant pour des entreprises agroalimentaires, cette étude, qui suggère des effets délétères sur le rat liés à la consommation de maïs NK603 (tumeurs mammaires, troubles hépatiques et rénaux, espérance de vie réduite) présente de "très sérieuses lacunes, qui invalident ses résultats".

>>>
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... picks=true
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Re: Environnement

Messagede ivo » 25 Sep 2012, 12:28

et donc go pour la polémique ...


L'auteur de l'étude controversée sur les OGM veut rendre publiques toutes les informations
fr info
Depuis qu'il a publié l'étude sur la toxicité du maïs OGM NK 603, son auteur Gilles-Eric Séralini, est en proie à de nombreuses critiques, notamment sur l'origine des rats. Le professeur propose de mettre à disposition les données brutes qui ont servi à son étude.

Le professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe ont travaillé pendant deux ans sur l'étude "In Vivo" et ont conclu que les rats nourris avec du maïs OGM NK 603 souffraient, à terme, de tumeurs mammaires et de problèmes au niveau des reins et du foie.

Les détracteurs de l'étude estiment que l'expérience n'a pas portée sur un nombre significatif de rats et que l'espèce choisie serait très sensible aux tumeurs. Sur l'origine des rats, Gilles-Eric Séralini se défend : "c'est la même souche de rat sur laquelle a travaillé Monsanto pour avoir ses autorisations [de commercialiser]". Et pour que tout le monde en soit vraiment conscient, Gilles-Eric Séralini veut rendre l'étude publique : "Je suis à la disposition des autorités pour mettre sur un site public les données brutes de mon étude et pour qu'on en fasse de même avec les données brutes qui ont servi à l'autorisation de ces produits".

"Il y a sans doute déjà des effets significatifs qui ont été vus et qui ont été négligés" (Séralini)

Le Professeur Gilles-Eric Séralini estime qu'il est attaqué pas des lobbies favorables aux industriels. Il demande la transparence de tous sur ce sujet (lui et les industriels) : "Si j'ai raison, outre le fait que des têtes tomberont peut-être parmi les experts, il y a quand même la remise en cause des tests qui ont permis l'autorisation des produits, donc je crois qu'il en va d'un problème de santé publique et que la moindre des transparences dans cette affaire c'est de ne pas admettre que depuis 50 ans, les données qui servent à évaluer, sur des rats, par les industriels, soient tenus secrètes".

commentaire
ce serait pas trop tôt d'avoir des études indépendantes des grands cartels industriels pour ce qui concerne la bouffe... et les produits pharmaceutiques... et finalement, tout ce qu'on nous fait gober... je trouve dommage (c'est peu dire) qu'on casse du sucre sur le dos de quelqu'un qui a fait une étude et propose ses données brutes aux consommateurs, alors que monsanto se garde bien de publier le détail...
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Monsanto : une étude OGM bidonnée!

Messagede altersocial » 19 Oct 2012, 21:14

OGM : comment une étude bidonnée par Monsanto a été validée par les autorités sanitaires

La recherche scientifique menée par Gilles-Eric Séralini sur un OGM de Monsanto a été violemment critiquée dans sa méthodologie. Mais qu’en est-il des tests menés par les firmes elles-mêmes ? Un rapport montre les dissimulations et extrapolations bien peu scientifiques qui accompagnent l’évaluation du seul OGM autorisé à la culture en Europe, le Mon810. Des extrapolations reprises à leur compte sans vérification par les autorités sanitaires européennes.

Avant d’être commercialisés, les OGM sont-ils vraiment évalués avec la plus grande rigueur scientifique, comme leurs promoteurs le prétendent ? Toute entreprise sollicitant une autorisation de mise sur le marché de son OGM doit produire une évaluation censée démontrée que sa semence transgénique est inoffensive. Ces analyses sont réalisées par des laboratoires que les entreprises de biotechnologie rémunèrent directement.

Les autorités sanitaires qui étudient ensuite le dossier, comme l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA [1]), ne disposent ni de temps ni de crédits pour pratiquer leurs propres analyses. Elles se contentent donc de lire le dossier de l’entreprise et la littérature scientifique sur le sujet. D’un côté, la firme est juge et partie. De l’autre, des instances d’évaluation placent dans cette firme une confiance quasi absolue.

Que doivent évaluer les experts ? Que l’OGM ne diffère pas d’une semence non transgénique dont l’utilisation commerciale a déjà été jugée sans risque. La firme va donc chercher à démontrer « l’équivalence en substance » : comparer les composants d’une plante transgénique (nutriments, protéines, glucides...) avec des plantes conventionnelles. Si les écarts enregistrés correspondent à des écarts connus entre variétés de la même espèce, la plante transgénique est considérée comme étant équivalente en substance, donc a priori inoffensive. L’évaluation se fait en deux étapes : une analyse comparative pour identifier des différences avec la plante non modifiée génétiquement, et une évaluation des impacts nutritionnels, sanitaires et environnementaux de ces différences.

Le Mon810 « aussi sûr » qu’un grain de maïs conventionnel ?

Concernant son maïs Mon810, Monsanto a affirmé en 2007 : « Comme il a été démontré dans ce dossier de renouvellement d’autorisation, Mon810 est équivalent à un maïs conventionnel à l’exception de sa protection contre certains papillons parasites ». Son OGM serait donc comparable à un banal grain de maïs « naturel ». Une affirmation « d’équivalence » que les autorités sanitaires européennes reprennent à leur compte : « Le maïs Mon810 est aussi sûr que ses équivalents conventionnels au regard de ses effets potentiels », conclut l’EFSA en 2009. Une conclusion pour le moins hâtive...

Problème : sur quels éléments démontrés scientifiquement repose cette affirmation ? Lorsque l’on teste la toxicité d’un produit, on extrait deux échantillons de rats d’une certaine lignée, et on regarde s’il est statistiquement raisonnable de penser que l’échantillon « essai » a été modifié par l’OGM par rapport à l’échantillon « témoin ». « Si quelque chose est vu (ici, une différence), cela existe. Si ce n’est pas vu, cela ne veut pas dire que ça n’existe pas, mais juste que, dans les conditions de l’expérience, on ne l’a pas vu », explique le biologiste Frédéric Jacquemart, président d’Inf’Ogm, une veille citoyenne d’information sur les OGM. Une absence de preuve n’est pas une preuve d’absence.

Des extrapolations pas très scientifiques

Affirmer que « le maïs Mon810 est aussi sûr que ses équivalents conventionnels » est donc une extrapolation sans preuves irréfutables. D’autant qu’aucun test d’équivalence n’a en fait été réalisé ! Un tel test nécessite des protocoles assez lourds à mettre en œuvre, avec un nombre de cobayes élevés, pour prouver l’innocuité du produit. Si le test ne s’appuie que sur un faible nombre de cobayes (des rats en l’occurrence), il s’agit en fait d’un test « de différence », visant à établir que sur tel ou tel aspect, l’OGM ne semble pas produire des effets différents qu’une banale graine. Mais cela ne prouve pas l’innocuité de l’OGM.

Alors que le Mon810 est aujourd’hui cultivé en Europe, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a reconnu que 80 % des effets constatés lors des tests n’étaient pas significatifs ! Affirmer que le Mon810 est « aussi sûr » que les autres maïs est donc, au mieux, une extrapolation sans fondements, au pire, mensonger. Aucun effet toxique ne peut en fait être exclu. Cette extrapolation des résultats, qui rend un OGM équivalent à une autre semence, est sévèrement jugée par le biologiste Frédéric Jacquemart : « Lorsque deux populations sont comparées, les tests statistiques ne peuvent faire qu’une chose : réfuter, au risque statistique choisi près, une hypothèse ». On peut donc réfuter un risque précis, mais en aucun cas affirmer une absence totale de risques.

Dissimulations et conclusions hâtives

Dans son rapport intitulé « Expertise des OGM, l’évaluation tourne le dos à la science », l’association Inf’Ogm a ainsi pris le parti d’éplucher le dossier du Mon810. L’association dénonce une série considérable de dissimulations scientifiques dans l’étude de ce maïs insecticide. A commencer par l’entorse à une règle de base en méthodologie scientifique : trier les données pour les présenter de manière « avantageuse » plutôt que de les soumettre telles quelles.

Dans le dossier de sa demande d’autorisation du Mon810, Monsanto fournit toute une littérature scientifique analysant différentes variétés et cultures de maïs (dont des analyses souvent anciennes, remontant avant 1982, dont la méthodologie est aujourd’hui dépassée). Si Monsanto ne constate pas de différence significative avec son OGM cultivé aujourd’hui, la firme estime que tout va bien. En revanche, lorsque des différences sont observées, elles sont présentées comme « non biologiquement significatives » ou « sans valeur informative » ! La comparaison n’est utilisée que lorsqu’elle sert les intérêts de Monsanto et permet de conclure à une composition similaire entre un maïs OGM et une plante témoin non génétiquement modifiée.

Quand « similaire » devient « identique »

« En se basant sur ces données, nous avons conclu que les grains du Mon810 et ceux du contrôle sont de composition similaires et sont représentatifs des grains de maïs actuellement sur le marché », assure la firme. Par dérive sémantique « similaire » devient ensuite « de composition équivalente », puis... « identique » ! Finalement, « on peut conclure que le Mon810 est aussi sain et nutritif que le maïs conventionnel »... Une conclusion qui excède de toute évidence la portée des données. « Si l’on ne prend en compte que les données qui soutiennent la conclusion souhaitée et qu’on néglige les autres, on aboutira fatalement à ce que l’on a envie de montrer », rappelle Inf’OGM. Si cette pratique est scientifiquement irrecevable, Monsanto semble particulièrement adepte de cet exercice.

« Tout cela est validé par l’[EFSA] sans que cela ne fasse tousser personne », déplore Frédéric Jacquemart. Malgré des extrapolations non étayées, une faiblesse des tests, un tri des données, les conclusions de Monsanto quant à l’innocuité de son maïs Mon810 ont été reprises par des experts qualifiés d’agences officielles, censées être « neutres », comme l’Agence européenne de sécurité des aliments. Les recommandations de cette Agence concernant les méthodes statistiques à utiliser sont pourtant très claires, et parfaitement contradictoires avec les pratiques des firmes dépositaires d’un dossier de demande d’autorisation d’OGM. Le panel OGM de l’EFSA indique notamment que les deux tests, de différence et d’équivalence, doivent être faits. Elle met également en garde contre l’usage de données prises hors de l’expérience elle-même.

Conflits d’intérêts

Comment expliquer le laxisme de l’EFSA sur le dossier Mon810 ? Frédéric Jacquemart y voit une « parfaite mauvaise foi ». Cette Agence, censée être un organisme de contrôle indépendant, a été décriée ces derniers mois après la révélation de plusieurs conflits d’intérêt au sein de la structure. Un rapport de la Cour des Comptes publié le 11 octobre épingle l’EFSA pour sa mauvaise gestion des conflits d’intérêts.

Deux ans plus tôt, l’Observatoire européen des entreprises (CEO) avait déjà apporté les preuves de liens entre plusieurs membres du conseil d’administration de l’EFSA et l’Institut international des sciences de la vie (ILSI, International Life Science Institute), financé par l’industrie agro-alimentaire (lire un précédent article). La présidente de l’EFSA avait été contrainte de démissionner de l’ILSI où elle siégeait comme membre du Conseil des Directeurs.

Cette affaire a révélé la manière dont l’industrie des biotechnologies est parvenue à influencer les décisions de l’agence européenne en plaçant dans ses instances décisionnelles des personnalités scientifiques qui reprennent ses analyses et partagent ses objectifs. C’est pourtant sur la base des avis de l’EFSA que la Commission européenne prend les décisions d’autoriser ou non les OGM...

Expertises : deux poids, deux mesures

Les autres dossiers de demande d’autorisation d’OGM ne vaudraient en général pas mieux. Deux dossiers en cours d’instruction (la pomme de terre Modena et le maïs MIR604) [2] en vue d’autorisations dans l’UE ont fait l’objet d’avis plus que sévères par le Haut Commissariat aux Biotechnologies, souligne Inf’Ogm. Au même moment, l’étude du Professeur Gilles-Eric Séralini sur la toxicité du maïs transgénique NK603 et du Round up était jugée non valable scientifiquement par l’EFSA.

« Alors que l’EFSA vient de réagir dans un délai ridiculement court à la dernière étude de G.-E. Séralini, en prétendant qu’elle n’avait aucune portée, cette agence ferait mieux de faire son travail sérieusement et de s’assurer que les dossiers de demande d’autorisation d’OGM sont réalisés avec la meilleure rigueur scientifique possible », juge François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « L’EFSA n’est manifestement qu’une des instances qui fonctionnent comme des chambres d’enregistrement destinées à rassurer le public, au sujet des OGM, mais non à en assurer la sécurité », conclut le rapport d’Inf’Ogm.

Les critiques formulées à l’encontre du protocole de Gilles-Eric Séralini pourraient concerner les protocoles de l’ensemble des dossiers déposés par les entreprises de biotechnologie pour obtenir les autorisations commerciales de leurs plantes génétiquement modifiées (PGM). Inf’OGM avait remis en 2011 au ministère de l’environnement une pétition pour demander la révision de l’évaluation de l’ensemble des PGM, autorisées et en cours d’autorisation. Une demande restée sans réponse à ce jour, du moins pour les 46 OGM autorisés en Europe.

Notes

[1] European Food Safety Authority

[2] La pomme de terre Modena est enrichie en amylopectine (constituant de l’amidon), le maïs MIR604 produit un insecticide contre les chrysomèles.
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Re: moratoire sur les OGM ?

Messagede Pïérô » 16 Nov 2013, 15:43

Un nouveau maïs OGM bientôt autorisé à la culture en Europe ?

par Sophie Chapelle 4 novembre 2013

Un nouveau maïs OGM pourrait-il bientôt être autorisé à la culture en Europe ? Un arrêt [1] de la Cour de justice de l’Union européenne oblige la Commission à rouvrir le dossier du TC1507, un maïs développé par le semencier américain Pioneer Hi-Bred. La première demande d’autorisation de mise en culture de ce maïs transgénique remonte... à juillet 2001 ! Après un avis positif de l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) délivré en 2005, la Commission européenne a présenté en 2009 une proposition d’autorisation du TC1507 à un collège d’experts des États membres. Mais ceux-ci n’ont pas réussi à se mettre d’accord, à cause de la dangerosité supposée de l’OGM. La Commission devait dès lors soumettre la proposition au Conseil des ministres de l’Union européenne. Ce qu’elle n’a jamais fait. Pioneer a donc décidé de porter plainte devant la Cour européenne de justice en avril 2010. Trois ans plus tard, le 26 septembre, la firme obtient gain de cause : la Cour juge ce « retard injustifié » et enjoint à la Commission de poursuivre la procédure.

Humains et abeilles affectés ?

Or, ce maïs OGM pourrait poser plusieurs problèmes environnementaux. Quatre organisations européennes – Greenpeace, Les Amis de la terre, Ifoam et EuroCoop – interpellent dans une lettre ouverte le président de la Commission sur les risques qu’engendrerait l’autorisation du maïs TC1507. Ce dernier produit un insecticide qui cible un papillon, la pyrale du maïs. Il est aussi rendu tolérant à une famille d’herbicides dont le principe actif est le glufosinate d’ammonium, un reprotoxique (pouvant provoquer la stérilité chez l’être humain) supposé. Les organisations rappellent que ces deux aspects doivent être soumis à une évaluation des risques. « Or, l’EFSA n’a pas encore procédé à l’évaluation requise liée au caractère de tolérance aux herbicides, en violation flagrante des dispositions légales de l’UE », soulignent-elles.

L’évaluation du risque n’a pour l’instant porté que sur l’insecticide produit par ce maïs. L’Agence a mis en évidence un certain nombre d’impacts de cette toxine sur des organismes non ciblés comme les papillons et les mites, rappellent les organisations. L’EFSA « reconnaît également le manque de données scientifiques concluantes sur les autres pollinisateurs tels que les abeilles qui pourraient être affectées négativement par la toxine libérée par les cultures génétiquement modifiées ». Les organisations signataires demandent à la Commission de rejeter cette décision et viennent de lancer une cyberaction.

Faire jouer la clause de sauvegarde

Le collège des commissaires européens va soumettre le 6 novembre prochain la question de l’autorisation de culture du TC1507 au conseil des ministres de l’environnement, qui se réunira le 13 décembre. Une majorité qualifiée est nécessaire pour rejeter ou approuver la demande d’autorisation de culture. Faute d’accord, la Commission sera obligée d’autoriser la culture sous peine de condamnation pour manquement par la Cour européenne [2]. Les États membres auront alors la possibilité de faire jouer une clause de sauvegarde pour interdire l’OGM sur leur territoire, comme ce fut le cas en France pour le maïs Mon810 de Monsanto.

D’autres entreprises de biotechnologies pourraient-elles être tentées de multiplier ce type de recours ? « Une telle mise sous pression pourrait amener la Commission à ne plus avoir de temps pour discuter avec les entreprises des conséquences d’avis de l’EFSA soulignant des risques potentiels, relève Eric Meunier de l’association Inf’OGM. Logiquement, cela pourrait amener la Commission européenne à proposer de rejeter les autorisations en prenant acte de risques constatés par l’EFSA ! » A ce jour, seul Pioneer a porté plainte. Dix-huit OGM, dont onze maïs ainsi que des variétés de coton, de soja, de betterave et de colza, attendent une autorisation de mise en culture.


Notes

[1] Pioneer Hi-Bred International, Inc. contre Commission européenne (Affaire T-164/10), arrêt du Tribunal (septième chambre) du 26 septembre 2013

[2] La procédure a été modifiée récemment pour supprimer cette obligation imposée à la Commission européenne, mais la demande d’autorisation de Pionner est antérieure à cette réforme, et c’est donc l’ancienne procédure qui s’applique.

http://www.bastamag.net/article3480.html
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Re: moratoire sur les OGM ?

Messagede Pïérô » 14 Juin 2014, 12:39

Europe
Pour interdire un OGM, les Etats devront demander la permission aux entreprises

Voilà plus de quatre ans qu’une nouvelle procédure pour interdire nationalement la culture d’OGM était en discussion. Le 12 juin, un « accord politique » a finalement été trouvé entre les ministres de l’Environnement des 28 États membres de l’Union européenne [1]. « Ce nouveau système garantit aux États la possibilité de choix, s’ils souhaitent cultiver ou non » s’est réjouie la ministre française Ségolène Royal au cours du Conseil.

Mais tous les gouvernements ne partagent pas cet enthousiasme. La représentante luxembourgeoise Carole Dieschbourg, émet de sérieuses réserves sur la solution retenue en raison du « rôle important laissé aux entreprises de biotechnologies » et redoute « une vague d’autorisation de cultures » dans l’UE. Olivier Belle, ministre de l’Environnement belge, s’est également abstenu sur ce compromis craignant des disséminations transfrontalières.

L’OMC en embuscade

Jusqu’à présent, les États ne pouvaient interdire les cultures transgéniques qu’en prenant sur leur territoire des clauses de sauvegarde ou des mesures d’urgence, justifiées par des impacts sur la santé ou l’environnement. Désormais, chaque État membre pourra enjoindre une entreprise qui désire commercialiser un OGM d’exclure son territoire de la demande d’autorisation.

Si l’entreprise refuse, le pays pourra invoquer des arguments éthiques ou socio-économiques, mais en aucun cas des arguments scientifiques. Or, comme le souligne Pauline Verrière de l’association Inf’OGM, « l’Organisation mondiale du commerce ne reconnaît comme valides que les décisions basées sur des arguments scientifiques ». Il y a donc peu de chance qu’un pays utilisant cette procédure puisse maintenir l’interdiction de mise en culture sur son sol s’il se retrouve poursuivi par l’OMC.

« Droits sans précédent » pour les multinationales

Pour les organisations opposées aux OGM, cette proposition de loi accorde des « droits sans précédent » aux entreprises. « Avec cette loi, ce ne sont plus nos gouvernements qui décideront, mais les multinationales des biotechnologies », dénonce Christian Berdot des Amis de la terre France. « Les gouvernements doivent garder leur droit à interdire des OGM indésirables et dangereux, sans avoir à demander la permission aux entreprises qui gagnent de l’argent grâce à eux », renchérit Mute Schimpf des Amis de la Terre Europe.

Ce projet de loi conforte surtout la Commission européenne dans son objectif : obtenir des États membres qu’ils cessent de s’opposer aux autorisations d’OGM à la culture comme à l’importation, et malgré la défiance des Européens à l’encontre des OGM. Ce texte doit encore être soumis au Parlement européen pour une adoption définitive d’ici début 2015. « S’il aboutit, prévient Pauline Verrière, la Commission européenne aura les coudées franches pour accélérer le train des autorisations à la culture et à l’importation. » Sept OGM sont en attente d’une autorisation de culture dans l’UE, dont le maïs MON810 de Monsanto et le maïs TC1507 du groupe Pioneer.


Notes
[1] Le Luxembourg et la Belgique se sont abstenus.

http://www.bastamag.net/Accord-europeen-sur-les-OGM
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Re: infos OGM

Messagede bipbip » 07 Sep 2014, 00:13

OGM et pesticides : le désastre argentin, la guerre transatlantique

Les OGM permettent d'utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c'est l'argumentaire de l'industrie transgénique. Problème: il est faux et l'Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d'en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. Enquête et extraits.

... http://www.mediapart.fr/article/offert/ ... ffe1d32ce2
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Re: infos OGM

Messagede Pïérô » 01 Nov 2014, 11:42

Divers éléments importants sur la question des OGM sur cette page du site de inf'OGM :
http://www.infogm.org/-877-no130-septem ... obre-2014-
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Re: infos OGM

Messagede Pïérô » 25 Avr 2015, 11:04

OGM : Bruxelles autorise l'importation de 19 produits, dont 11 de Monsanto

Le leader américain des biotechnologies agricoles serait-il le grand gagnant de cette décision de la Commission européenne ? Cette dernière a débloqué l'importation, dans l'Union européenne, de 19 OGM dont 11 fabriqués par Monsanto. Cette décision intervient deux jours après une proposition de réforme de la législation sur les OGM.

... http://www.latribune.fr/entreprises-fin ... 71058.html
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Re: infos OGM

Messagede bipbip » 26 Avr 2015, 02:34

19 OGM autorisés : la Commission donne des gages à l’industrie

Le 24 avril 2015, la Commission européenne a autorisé l’importation de 19 plantes génétiquement modifiées (PGM) [1]. Cette décision a été prise suite à l’absence de majorité qualifiée lors des votes des États membres. L’autorisation a été délivrée deux jours après que la Commission ait proposé aux États membres un outil supplémentaire pour interdire nationalement l’importation d’OGM [2]. Une décision qui constitue un signal politique pour les entreprises de biotechnologie, les États-Unis et les États membres de l’Union européenne.

... http://www.infogm.org/5801-19-OGM-autor ... -industrie
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Re: infos OGM

Messagede bipbip » 22 Juil 2015, 14:49

UE - Interdictions des OGM : qui, de l’OMC ou de la Commission, aura le dernier mot ? |

En mars 2015 [1], l’Union européenne (UE) se dotait d’une nouvelle possibilité (appelée opt-out) pour les États membres d’interdire la culture d’OGM sur leur territoire [2], aux côtés des clauses de sauvegarde et mesure d’urgence [3]. Petite nuance d’importance : selon cette nouvelle procédure, les risques sanitaires et environnementaux ne peuvent pas être utilisés pour justifier d’une interdiction [4]. L’enjeu est pourtant fondamental : l’OMC exige en principe de tels arguments sous peine de considérer les interdictions comme des entraves au commerce. Et, malgré ce que la Commission affirmait durant tout le processus d’adoption de l’opt-out, elle semble elle-même douter de la solidité juridique de ce nouveau texte, comme le révèle l’euro-député José Bové [5]. Alors, les États membres pourront-ils vraiment interdire les culture d’OGM sur leur territoire ?

... http://www.infogm.org/5831-Europe-inter ... ernier-mot
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Re: infos OGM

Messagede bipbip » 22 Sep 2015, 02:43

Les députés ne veulent pas étiqueter les aliments issus d’animaux nourris aux OGM

Tard dans la soirée de mercredi 16 septembre, l’Assemblée nationale a rejeté deux amendements déposés par les députés écologistes, et qui proposaient l’étiquetage obligatoire des produits issus d’animaux nourris aux OGM, et l’interdiction d’utiliser des OGM pour l’alimentation des élevages. Ceci, alors que 200 000 citoyens viennent de lancer la campagne « transparence OGM » pour une meilleure information des consommateurs.

... http://www.reporterre.net/Les-deputes-n ... ode=calcul
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Re: infos OGM

Messagede bipbip » 29 Déc 2015, 04:09

Inf'OGM n°137, novembre / décembre 2015
consultable : http://www.infogm.org/-no137-novembre-decembre-2015-
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Re: infos OGM

Messagede bipbip » 23 Fév 2016, 01:45

7 organisations paysannes et de la société civile boycotteront le Haut Conseil des Biotechnologies tant que la pluralité des avis sur les OGM ne sera pas respectée

La semaine dernière, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a publié une première contribution sur les nouvelles techniques de modification génétique, dites NBT (New Breeding Techniques). Un sujet brûlant qui concerne le statut juridique des produits végétaux et animaux issus des nouvelles techniques de modifications génétiques.

Or l'avis du Comité Scientifique a été tronqué et n'a pas inclus l'avis divergent présenté par l'un des experts membre de ce Comité. Les sept organisations soussignées avaient alors dénoncé une censure1 qui bafoue le principe de pluralité des opinions qui caractérise théoriquement le fonctionnement du HCB. Le HCB justifie l'exclusion de cet avis au nom d'un vice de procédure non avéré, ce qui est inacceptable. L'expert concerné, M. Yves Bertheau, Directeur de Recherche à l'INRA, a depuis démissionné du Comité Scientifique pour signifier son désaccord profond.

Ces mêmes organisations annoncent leur décision de suspendre leur participation aux travaux du Comité Economique, Ethique et Social du HCB tant que cet avis scientifique divergent n'aura pas été publié et transmis aux autorités européennes par le HCB. Elles demandent également à être reçues par les Ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture afin d'exprimer leur vive inquiétude quant à la volonté du HCB de faire taire les avis divergents s'exprimant en son sein.

Suite à plusieurs mois de travaux, les sept organisations font le constat amer qu'un débat pluraliste sur les nouvelles techniques de modifications génétiques ne peut pas se dérouler au sein du HCB tel qu'il fonctionne actuellement. Les graves dysfonctionnements qui existent depuis le début de la nouvelle mandature du HCB ont pourtant été dénoncés à plusieurs reprises.

Cette situation est inacceptable : les organisations rappellent l'importance de la libre controverse scientifique et l'expression des positions divergentes, éléments essentiels du débat public et de la décision politique. En attendant, elles s'appliqueront à faire exister le débat sur les nouvelles techniques de modifications génétiques à l'extérieur du HCB.

Amis de la Terre, Confédération Paysanne, Fédération Nationale d'Agriculture Biologique,
France Nature Environnement, Greenpeace, Réseau Semences Paysannes, Union Nationale de l'Apiculture Française


http://www.confederationpaysanne.fr/act ... fnqsr4qnv6
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Re: infos OGM

Messagede bipbip » 01 Mar 2016, 12:02

Saint-Etienne, jeudi 3 mars 2016

Réunion d’information pour faire le point sur la Loi sur la biodiversité et sur la tentative d’imposer de nouveaux OGM

APRÈS LE COLZA ET LE TOURNESOL MUTÉS, BIENTÔT DE NOUVEAUX OGM CACHÉS ?

Le Sénat vient de discuter à son tour d’un projet de loi "sur la biodiversité", c’est à dire sur tout le monde vivant. Certains amendements proposés notamment par le Réseau Semences Paysannes et un collectif d’associations, ont été acceptés, d’autres refusés. La discussion va se poursuivre à l’Assemblée Nationale le 15 mars...

Il est nécessaire de mieux comprendre ce qui est en train de se jouer, et de s’en mêler. C’est l’objectif de la réunion organisée jeudi soir 3 mars à 18h30 à De la Ferme au Quartier, 2 rue Bénevent à St-Etienne (quartier technopole).
Jean-Luc Juthier, qui représente la Confédération Paysanne au CEES-Comité d’Ethique Economique et Social du HCB-Haut Conseil des biotechnologies et Annick Bossu, du collectif des Faucheurs Volontaires exposeront la situation et on en discutera.
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