Nucléaire, alertes et dangers

Nucléaire, OGM, projets inutiles, ZADs ...

Re: Nucléaire, alertes et dangers

Messagede bipbip » 03 Aoû 2018, 18:16

Sécheresse et canicule : le nucléaire fait souffrir les cours d’eau

La canicule est présente depuis juillet et la sécheresse menace dans certains départements. Ces épisodes climatiques extrêmes, susceptibles de se multiplier dans les années à venir, rendent les centrales nucléaires plus polluantes encore pour les cours d’eau. Mais pour EDF, les intérêts financiers priment sur la santé des écosystèmes aquatiques !

Des centrales nucléaires gourmandes en eau

Une centrale nucléaire a besoin d’eau en permanence pour évacuer la chaleur produite par la réaction nucléaire, et ce même même à l’arrêt. En bord de mer ou sur les cours d’eau à fort débit, les centrales fonctionnent en circuit "ouvert" : chaque réacteur prélève près de 50 m3 par seconde pour ses besoins en refroidissement. L’eau est ensuite rejetée à une température plus élevée. C’est le cas, par exemple, à Fessenheim. Sur les cours d’eau où le débit est plus faible, elles fonctionnent en circuit dit "fermé" : pour chaque réacteur, près de 2 à 3 m3 sont pompés par seconde dans les cours d’eau, dont une partie est ensuite évaporée dans les tours de refroidissement, formant un panache blanc caractéristique ; le reste est ensuite rejeté. D’une manière générale, dans toute centrale nucléaire, les deux tiers de l’énergie produite sont perdus sous forme de chaleur, qui sera elle-même évacuée sous forme de vapeur d’eau (qui est un gaz à effet de serre) et/ou viendra réchauffer les cours d’eau : pour exemple, un réacteur d’une puissance électrique de 800 MW (comme ceux de Fessenheim) doit évacuer en permanence 2400 à 2500 MW thermiques.

... http://www.sortirdunucleaire.org/Secher ... frir-44094
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Re: Nucléaire, alertes et dangers

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 20:50

Les centrales nucléaires peuvent-elles survivre au changement climatique ?

En raison de la canicule, EDF a arrêté un réacteur nucléaire le long du Rhône, et réduit la puissance de deux autres la semaine dernière.

Les centrales nucléaires peuvent-elles survivre au changement climatique ? La production d’électricité par des réacteurs nucléaires ne produit pas de dioxyde de carbone (CO2) et ne contribue pas au réchauffement climatique, ce qui explique que le nucléaire est souvent présenté par l’industrie comme un atout pour la France dans le domaine.

Cependant, les centrales sont elles-mêmes victimes du climat, les étés étant appelés à devenir de plus en plus chauds, avec des températures extrêmes. Jeudi 2 août, EDF a annoncé avoir arrêté un réacteur nucléaire et réduit la puissance de deux autres le long du Rhône afin de limiter l’impact sur la température de l’eau. Le lendemain, l’un des réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) était à son tour stoppé.

Cette eau, utilisée pour refroidir les réacteurs, n’est pas polluée, mais elle est rejetée à une température bien supérieure à celle de son prélèvement. Une situation qui concerne aussi des zones qui, jusqu’à présent, étaient protégées de ce type de phénomène climatique. Ainsi, fin juillet, la Finlande a dû ralentir la production d’un réacteur, qui rejetait dans la mer de l’eau à 32 oC. Des centrales allemandes et suédoises ont également été contraintes de réduire leur production à cause de la vague de chaleur.

... https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html
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Re: Nucléaire, alertes et dangers

Messagede bipbip » 23 Aoû 2018, 20:36

Cruas : Pollution des eaux aux hydrocarbures, seuil de potabilité atteint, gestion calamiteuse d’EDF

Le 6 août 2018, des hydrocarbures sont détectés dans la nappe d’eau souterraine sous le site nucléaire, surveillée de près à la demande le d’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) depuis la récente pollution des eaux au tritium*. Le lendemain, 2 autres prélèvements sont réalisés à proximité du premier : la pollution est confirmée. L’ASN est allée inspecter le site le 9 août suite à la déclaration par l’exploitant de l’évènement significatif pour l’environnement et nous livre le 10 août un rapport d’inspection qui ne laisse aucun doute quant à la gestion calamiteuse par EDF de l’évènement. Même si le bâtiment à huile est suspecté, l’exploitant n’a pas été capable de présenter des hypothèses fiables et d’identifier la provenance des hydrocarbures. EDF n’a pas stoppé ni limité la propagation de cette pollution des eaux : le bâtiment de l’huilerie était toujours en exploitation le jour de l’inspection alors que de nouveaux prélèvements des eaux prouvaient que le déversement d’hydrocarbures dans l’environnement perdurait, et le pompage des eaux polluées a été arrêté dès le 7 août, faute de place sur le site nucléaire pour entreposer les eaux polluées. Cerise sur le gâteau, en marge de l’inspection, EDF a informé l’ASN que des hydrocarbures étaient également présents dans le réseau d’eau potable du site. La consommation de celle-ci a été suspendue dans la centrale, le seuil de potabilité (0,1mg/L) a été atteint. Or l’eau potable du site est prélevée dans une autre nappe, située elle à l’extérieur du périmètre de l’installation nucléaire. EDF n’a toutefois pas pris la peine d’informer les autres utilisateurs potentiels de cette nappe phréatique que cette eau était polluée à un tel point que sa consommation engendrait des risques pour la santé. En plus d’avoir encore une fois pollué une ressource naturelle, fragile et commune, en plus d’avoir abimé tout un écosystème, l’exploitant nucléaire a sciemment laissé dans l’ignorance les riverains, établissements agricoles et industriels à proximité, au mépris de la santé publique.

... http://www.sortirdunucleaire.org/France ... euse-d-EDF
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Re: Nucléaire, alertes et dangers

Messagede bipbip » 28 Aoû 2018, 22:33

Pollution des eaux souterraines : la centrale nucléaire de Cruas-Meysse récidive !

Communiqué de presse commun - Réseau “Sortir du nucléaire", Sortir du nucléaire Sud Ardèche, FRAPNA Ardèche

En avril dernier, la centrale de Cruas-Meysse (Ardèche) avait laissé une substance radioactive, le tritium, contaminer les eaux souterraines, conduisant nos associations à déposer plainte. Il semble que cette pollution n’ait pas amené EDF à plus de vigilance, puisqu’une « pollution significative » des eaux souterraines, cette fois-ci par des hydrocarbures, est survenue en août.

Nos associations dénoncent la gestion scandaleuse de cette affaire par EDF, qui a occulté des informations et n’a apparemment pas averti les riverains susceptibles d’utiliser les eaux souterraines.

Une « pollution significative » des eaux souterraines aux hydrocarbures

Selon un récent rapport d’inspection de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), EDF a détecté le 6 août 2018 une présence anormale d’hydrocarbures dans les eaux souterraines de la centrale. Bien qu’il s’agisse, selon l’ASN, d’une « pollution significative au regard des volumes mis en jeu », la réaction d’EDF a de quoi interloquer. En effet, le pompage mis en place le 6 août pour limiter la propagation de la pollution… a pris fin le lendemain, faute de capacité d’entreposage des eaux polluées sur le site ! De plus, trois jours après sa détection, EDF était toujours incapable de d’identifier l’origine de la pollution, mais continuait néanmoins à exploiter un bâtiment d’huilerie qu’elle considérait comme un point de départ potentiel.

Durant l’inspection de l’ASN, survenue le 9 août, il a été constaté que la pollution persistait. Surtout, EDF a avoué que la nappe d’eau souterraine qui alimente la centrale, située hors du périmètre de l’installation [1] , était également polluée et que le seuil de potabilité était atteint.

Suite à cette inspection, l’ASN a adressé de nombreuses demandes à EDF, notamment de reprendre le pompage, de mettre en place un suivi quotidien de la pollution et lui en envoyer les résultats. À ce stade, de nombreuses questions demeurent sans réponse : quelle chaîne de dysfonctionnements est à l’origine de cette pollution ? Quel est le volume exact d’hydrocarbures qui s’est infiltré dans le sol ? Quel est le taux effectif de contamination des eaux souterraines ? Combien de temps a duré la pollution ? EDF compte-t-elle traiter les sols imbibés d’hydrocarbures ?

... http://www.sortirdunucleaire.org/Pollut ... a-centrale
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Re: Nucléaire, alertes et dangers

Messagede bipbip » 15 Sep 2018, 22:44

En cas de rupture brutale du barrage de Vouglans, la France pourrait subir les conséquences d’un accident de type Fukushima !

Ce jeudi 13 septembre, un reportage d’Envoyé Spécial a exposé les risques de submersion de plusieurs centrales de la vallée du Rhône en cas de rupture brutale du barrage de Vouglans. Pour protéger les citoyens et éviter que des catastrophes nucléaires ingérables en série se surajoutent à une inondation dévastatrice, la fermeture de ces centrales est un impératif.

Selon le reportage diffusé jeudi 13 septembre dans Envoyé Spécial, une rupture du barrage de Vouglans, dans l’Ain, ne peut être exclue. 600 millions de mètres cubes d’eau seraient alors libérés et une vague de plusieurs mètres de haut déferlerait dans la plaine de l’Ain puis dans la vallée du Rhône… rencontrant sur son passage les 14 réacteurs nucléaires qui la jalonnent.

Le premier site nucléaire impacté, à 70 km en aval du barrage et à 35 km de Lyon, serait celui du Bugey avec quatre réacteurs en activité, un réacteur en cours de démantèlement, un centre de stockage et de conditionnement de déchets irradiés (ICEDA) en construction. EDF prétend que le site ne serait pas touché, les eaux s’arrêtant quasi miraculeusement au bord de la route d’accès à la centrale. Comment accorder le moindre crédit à ces projections, qui semblent plus relever du voeu pieux que de l’estimation prudente ? Si tout est sous contrôle, pourquoi envoyer aux associations des documents copieusement caviardés ? Surtout, un document interne à EDF évoqué dans ce reportage, met en évidence une différence de 85 millions de m3 d’eau avec les estimations officielles, démentant les discours optimistes de l’entreprise.

Toujours selon ce document interne EDF, la centrale de Saint-Alban, dans l’Isère, ne serait épargnée par la vague qu’à 7 cm près (!). Mais la centrale de Cruas-Meysse, en Ardèche, pourrait voir ses bâtiments réacteurs noyés et perdre ses sources de refroidissement, ce qui mènerait à un accident de type Fukushima. Les conséquences seraient similaires à Tricastin (sachant que la centrale est également jouxtée par un vaste complexe de fabrication et d’enrichissement du combustible nucléaire).

Sans avoir pu consulter ces documents, il y a tout lieu de craindre, quand bien même les réacteurs ne seraient pas submergés, que les débris charriés par la vague n’obstruent les filtres des système de prélèvement d’eau des centrales [1]. Le refroidissement des réacteurs serait alors compromis. Et que dire des impacts potentiels d’une telle inondation brutale sur les infrastructures de transport d’électricité ? En cas de défaillance de l’alimentation électrique, EDF serait contrainte de recourir aux diesels de secours pour continuer à assurer le refroidissement des réacteurs. Mais encore faudrait-il que ceux-ci soient en état de fonctionner, sachant que des documents internes à EDF publiés en 2016 par le Journal de l’Énergie indiquaient que la plupart d’entre eux étaient dans un état déplorable !

Un tel scénario catastrophe, impliquant la submersion en série de plusieurs réacteurs nucléaires, aurait des conséquences incommensurables. Un « simple » accident dans la vallée du Rhône, parsemée d’installations nucléaires et de sites Seveso, constituerait à lui seul un cauchemar ingérable, tant en terme de plan d’urgence que d’évacuation des populations. Qu’en serait-il avec des submersions multiples de sites nucléaires, dans une vallée noyée sous plusieurs mètres d’eau, où les routes d’accès seraient impraticables et où l’alimentation électrique serait coupée ? Jamais la France ne se relèverait d’un tel accident.

Face à un risque qui dépasse l’entendement, la plus élémentaire des prudences exige la mise à l’arrêt des réacteurs concernés - ainsi que des usines de combustible et installations nucléaires situées à proximité. La fermeture de ces centrales est d’autant plus urgente que nombre d’entre elles ont déjà atteint les limites de leur durée de fonctionnement initialement prévue et/ou voient les incidents se multiplier (pollution des eaux au tritium et aux hydrocarbures à Cruas, arrêts d’urgence en série à Saint-Alban…). Les autorités doivent faire primer la sécurité des populations sur toute autre considération !

Pour en savoir plus : retrouvez les information collectées par le collectif Stop Bugey sur les risques d’inondation du site
http://www.stop-bugey.org/wp-content/up ... gey-br.pdf

Notes
[1] Dans un courrier daté de 2017 http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/pd ... _cruas.pdf, l’Autorité de sûreté nucléaire note d’ailleurs la persistance, malgré des travaux effectués il y a plusieurs années, d’un risque de perte de la source froide pour la centrale de Cruas-Meysse, en raison d’un risque de colmatage des grilles d’aspiration par des végétaux charriés par le Rhône


http://www.sortirdunucleaire.org/En-cas ... e-Vouglans
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Re: Nucléaire, alertes et dangers

Messagede bipbip » 20 Sep 2018, 20:19

Stockage dangereux d’ammonitrate : la centrale de Fessenheim exposée à un risque majeur ?

Le stockage d’ammonitrate de la Coopérative agricole de céréales d’Ottmarsheim est mis en cause par un lanceur d’alerte, révélait hier Reporterre. De plus, en cas d’explosion, l’accident pourrait selon le lanceur d’alerte mettre en péril la centrale nucléaire de Fessenheim. Mais le débat sur cette question au sein de la Commission locale d’information a été jusqu’à présent étouffé.

... https://reporterre.net/Stockage-dangere ... -un-risque
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Re: Nucléaire, alertes et dangers

Messagede bipbip » 23 Sep 2018, 16:40

Envoyé spécial. Barrage de Vouglans : le scénario catastrophe - 13 septembre 2018 (France 2)

Une catastrophe comme celle de l’effondrement du pont de Gênes peut-elle survenir en France ? De gigantesques ouvrages de béton vieux de 50 ans sont-ils menacés ?
"Envoyé spécial" a enquêté sur le barrage de Vouglans, dans le Jura, achevé en 1968…
Le 14 août dernier, dans un effroyable tremblement, une partie du pont Morandi, à Gênes, s’effondre. Bilan : 43 morts, ensevelis sous les gravats. D’autres gigantesques ouvrages de béton vieux de 50 ans sont-ils menacés ? Cette catastrophe pourrait-elle survenir en France ? "Envoyé spécial" a enquêté sur le barrage de Vouglans, dans le Jura : un géant de 430 mètres de large pour 130 mètres de haut, dont la construction a été achevée en 1968. Une terrifiante réaction en chaîne Un barrage sous haute surveillance. Car depuis Fukushima, l’Etat a établi noir sur blanc, chiffres et cartes à l’appui, un scénario catastrophe. Que se passerait-il si le barrage de Vouglans cédait sous le poids des 600 millions de mètres cubes d’eau qu’il retient ? Une réaction en chaîne apocalyptique à peine imaginable… Une enquête de Bernard Nicolas et Arnaud Mansir pour Bonne Pioche Télévision.

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Re: Nucléaire, alertes et dangers

Messagede bipbip » 09 Oct 2018, 18:58

Malvesi, un incident nucléaire anodin ?

Le 19 septembre, une explosion a eu lieu sur le site nucléaire d’Orano Malvesi à Narbonne. Selon la CRIIRAD, qui n’est pourtant pas un organisme prompt à crier au scandale, les matières qui ont explosées contenaient de l’uranium appauvri, mais aussi du plutonium. Evidement RAS du côté de la direction de l’usine et quasi rien dans les médias. Alors le nucléaire... énergie verte de demain ?

Voici ce qu’on pouvait lire dans la Dépèche du 24 sept dernier :
https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... iques.html,

« Trois blessés après une explosion sur le site nucléaire d’Orano Malvesi à Narbonne Les sapeurs pompiers du SDIS sont intervenus mercredi en fin de matinée suite à la détonation d’un fût d’oxydes métalliques de 200 litres, entreposé dans un local fermé du site d’installation nucléaire d’Orano Malvesi. Le personnel en place est intervenu très rapidement et a éteint le feu au moyen de sable. Le risque ayant été rapidement maîtrisé, l’activation du PPI (plan particulier d’intervention) et du POI (plan opérationnel d’intervention) n’a pas été nécessaire. Les deux personnes qui travaillaient à proximité ont été légèrement blessées, ainsi qu’une 3ème personne, venue à leur secours. Elles ont été évacuées au centre hospitalier de Narbonne pour observation. Par précaution, un périmètre de sécurité de 50 m a été mis en place par les pompiers.
Aucune trace de contamination détectée. Les analyses réalisées sur les personnes qui se trouvaient à proximité ainsi qu’aux alentours du fût n’ont montré aucune trace de contamination. »

Mais pour la Criirad, qui remet en cause le communiqué officiel, « l’incident » du 19 septembre 2018 sur le site de conversion d’uranium ORANO (ex-AREVA) de Malvesi concerne des matières très radioactives...

Extrait du communiqué : « les oxydes métalliques issus de productions anciennes » qui étaient contenus dans le fût, sont en réalité des matériaux radioactifs présentant une très forte radio toxicité. Ces oxydes métalliques contiennent nécessairement de l’uranium. Un métal radioactif. Rappelons qu’en 2004, la rupture de digue des bassins B1 et B2 du site AREVA de Malvesi, avait conduit au déversement dans la plaine de déchets radioactifs. AREVA avait évoqué « 30000 m³ de boues et solutions nitratées. »

Mais les analyses effectuées par la CRIIRAD avaient révélé qu’outre de l’uranium et certains de ses descendants très radiotoxiques (plomb 210, thorium 230), ces boues contenaient également du plutonium !

Porte d’entrée de l’uranium, l’usine traite 25 % de l’uranium mondial et 100 % de l’uranium français. Ce n’est pas une usine locale. Il en existe seulement cinq de ce type au monde et l’usine de Narbonne est l’une des plus importantes. Son activité est particulièrement dangereuse tant du point de vue chimique que nucléaire !

Dans le cas de l’« incident » du 19 septembre, la direction d’Orano Malvesi affirme que ces matières ne contiennent que de « très faibles quantités d’uranium appauvri. Rappelons que l’uranium appauvri présente une activité de l’ordre de 40 millions de Becquerels par kg. Il est à l’origine de l’émission de rayonnements gamma et de particules bêta et alpha, ces dernières étant les plus dangereuses en cas d’ingestion ou d’inhalation. S’il s’agit d’uranium appauvri issu du retraitement il peut contenir en outre du plutonium. »

L’ensemble du communiqué ici http://www.criirad.org/installations-nu ... cident.pdf

P.-S.
A lire également :
Un peu plus haut sur le Rhône, la centrale de Cruas Meysse pollue les nappes phréatiques aux hydrocarbures contaminés... Le réseau sortir du nucléaire publait ce 17 septembre un communiqué http://www.sortirdunucleaire.org/Dechet ... lution-aux, à la veille du procès en appel d’EDF à ce sujet...
Narbonne menacée par l’industrie nucléaire http://www.arretdunucleaire34.org/IMG/p ... fusion.pdf
Un article http://www.arretdunucleaire34.org/IMG/p ... i-netp.pdf de Didier Latorre paru dans la revue Nature et Progrès sur l’usine de Malvési/Narbonne. N°118 de juin, juillet, août 2018


https://iaata.info/Malvesi-un-incident- ... -2786.html
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