Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2013-2014)

Nucléaire, OGM, projets inutiles, ZADs ...

Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 19 Mar 2013, 13:20

[url=http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-Europe-veut-aller-vite-sur-le-dossier-Notre-Dame-des-Landes_40815-2170696------44109-aud_actu.Htm]L’Europe veut aller vite sur le dossier Notre-Dame-des-Landes 08/03[/url)

La députée européenne Sandrine Bélier, au premier plan, siège dans la commission qui entendra aussi Alain Mustière (à gauche), président de l’association qui défend le projet d’aéroport.

Les députés européens veulent entendre rapidement les opposants au projet controversé d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Mais aussi ses défenseurs. La commission dite des pétitions vient de l’inscrire le dossier à son ordre du jour du 20 mars. « Les parlementaires veulent aller vite, il y a urgence. Sur le terrain, de nombreux signes montrent que l’État français est décidé à engager rapidement les travaux, afin de rendre la situation irréversible », explique la députée écologiste Sandrine Bélier. Le 20 mars, les députés européens commenceront par écouter les pétitionnaires qui dénoncent des atteintes au droit communautaire. À savoir, l’Acipa (principale association d’opposants), les élus du Cedpa et les grandes associations de défense de l’environnement. Les députés vont aussi entendre une association (Acipran) qui, défend le projet. Puis les juristes européens donneront leur avis sur les infractions supposées. Le représentant de l’État français est invité à s’expliquer devant la même commission. Enfin, les députés débattront de la suite à donner aux pétitions qui leur ont été présentées. S’ils estiment qu’il y a eu bien infraction, ils demanderont à l’Etat français de se mettre en conformité avec les directives européennes. En parallèle, la Commission européenne s’est auto-saisie du dossier, et dans une étape précontentieuse, a demandé des explications que la France doit fournir avant la mi-avril.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 20 Mar 2013, 16:43

AÉROPORT DE NOTRE-DAME-DES-LANDES UNE LUTTE ANTICAPITALISTE ! Sandra Cormier Revue Tout est à nous ! 40 (février 2013)

Premier affrontement d’envergure avec le gouvernement et sa politique, le mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes relance le débat sur les alternatives possibles au système capitaliste et ouvre des perspectives sur les formes de lutte à adopter.

un certain nombre d’enseignements peuvent déjà être tirés du mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La répression violente et massive des opposant-e-s, au mois d’octobre 2012, par un gouvernement dit « de gauche » a été un facteur important. Le mouvement a alors pris un caractère national. Celui-ci se déroulant sur les terres mêmes du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le mouvement a parallèlement et rapidement cristallisé les mécontentements et tensions à la gauche du PS, vis à vis de sa politique sociale, économique et environnementale. Enfin, dans un contexte plus global de crise du capitalisme, alors que le PS a ratifié le pacte budgétaire, préparant ainsi aux classes populaires une nouvelle cure d’austérité pour payer la dette, ce projet est devenu le symbole d’une politique en faveur des plus riches.

Les manifestations contre l’aéroport ont évolué en manifestations de protestation contre le pouvoir, à peine six mois après la mise en place du gouvernement PS. Le mouvement a alors changé de nature. Alors qu’on ne l’attendait pas vraiment, il est venu s’inviter dans l’actualité sociale comme le premier affrontement d’envergure au gouvernement et à sa politique, nous rappelant par là-même que l’étincelle peut venir de n’importe où et qu’il est difficile de prévoir à l’avance d’où elle jaillira.

Des espaces d’élaboration politique

Le développement du mouvement, l’attraction qu’il suscite, reposent également sur la dimension alternative qu’il incarne, notamment pour une jeunesse précarisée et sans perspectives. Cette lutte se distingue en effet par les espaces qu’elle a réussi à créer en termes d’échanges et d’élaboration politiques. Des espaces au sein desquels les opposants au projet débattent du pouvoir, d’anti-sexisme, d’économie, d’écologie... Cette lutte est également le lieu d’expériences autogestionnaires, au sein desquelles se développent d’autres formes de production et de consommation. Un « vivre autrement » qui répond également à des besoins immédiats. Plus largement, ce mouvement renvoie à la possibilité d’un autre monde, quand bien même l’expérience reste limitée politiquement, car aussi bien dans ces formes de résistance qu’à travers l’expérimentation de pratiques alternatives, il pose des problèmes globaux dans une dimension anticapitaliste.

Au-delà de ces aspects, ce mouvement nous amène également à prendre en compte le rôle que peuvent jouer les luttes locales dans le développement d’une conscience politique anticapitaliste. Les mouvements locaux s’organisent le plus souvent autour d’éléments concrets, matériels, comme c’est le cas ici avec l’aéroport et ses conséquences. De par leur plus grande proximité avec les lieux de vie et enjeux quotidiens des populations, ils paraissent plus accessibles. Dit autrement, pour beaucoup de gens, il apparaît plus facile et possible de peser sur la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou sur le TGV Lyon-Turin, que de s’attaquer aux marchés financiers.

Dans le cadre d’un système opaque comme le capitalisme, ces luttes constituent des points d’ancrage, sur lesquels il est possible de développer une argumentation politique, de proposer des perspectives. En résumé, la construction d’un aéroport, le maintien de centrales nucléaires abritent des choix de société. Lutter contre l’aéroport, c’est donc aussi lutter pour une véritable transformation écologique et sociale, lutter contre le capitalisme. Ici, il n’est pas question de luttes « Nimby »1, égoïstes. Au contraire, l’espace local est l’espace à partir duquel se construisent résistances et alternatives plus globales. Et dans une certaine mesure, ces luttes nous mettent à l’épreuve, en tant que militant-e-s anticapitalistes, dans notre capacité à articuler enjeux locaux et globaux, questions sociales et environnementales en proposant une véritable alternative au capitalisme.

Convergence des luttes

La réunion des comités des 15 et 16 décembre derniers a d’ailleurs mis en évidence combien ce mouvement devient, par son caractère exemplaire, le catalyseur d’un certains nombre de luttes locales, et comment il contribue à les faire converger. On y retrouve les opposants aux lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV), au gaz de schiste, au nucléaire, aux lignes à très haute tension (THT)... Une solidarité trans-locale rendue notamment possible par les rencontres contre les « grands projets inutiles et imposés ».

Cette convergence s’articule principalement autour de l’écologie radicale, la critique du productivisme, la décroissance. Une victoire à Notre-Dame-des-Landes serait d’ailleurs un signal pour l’ensemble de ces mobilisations, et par extension pour l’ensemble du mouvement social. Un signal que la victoire est possible ! Ces éléments mettent en évidence la porosité croissante des luttes, également visible au travers des modes d’action. L’occupation des lieux, qui a une place centrale dans le mouvement de Notre-Dame-des-Landes, entre en résonance avec les formes d’occupation de l’espace public mises en œuvre par d’autres mouvements comme celui des Indignés, Occupy ou les manifestants de la place Tahrir au Caire. Ce transfert d’expériences est également présent au cœur du tissu militant qui compose le mouvement, que ce soit par le biais des agriculteurs qui se sont battus au Larzac, ou des Zadistes qui ont combattu pour beaucoup le contrat première embauche (CPE). Cette porosité des luttes est un élément que nous ne devons pas sous-estimer, parce qu’il permet de comprendre en quoi ce mouvement, par son exemplarité, est fondamental pour tous les autres. o

1. Acronyme de l’expression « Not In My Backyard », qui signifie « pas dans mon jardin ».

Au cœur de la Zad, l’alchimie d’un mouvement

Le mouvement de résistance à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans le soutien populaire dont il bénéficie. Une solidarité essentielle dans le cadre d’une stratégie d’occupation. Tous les jours, des gens viennent sur la zone d’aménagement différée (Zad), devenue zone à défendre, afin d’apporter leur soutien aux occupant-e-s, par leur présence ou par une aide logistique. Mais la principale force du mouvement de résistance est avant tout le produit d’une symbiose entre ses principaux acteurs. Si la cohabitation entre les « historiques », paysans du cru et jeunes Zadistes, n’a pas toujours été facile, elle constitue aujourd’hui le principal ressort de la lutte. Cette union entre deux mondes, qui paraissent a priori éloignés, est le produit de liens patiemment tissés depuis ces dernières années. Les violences policières d’octobre dernier ont parachevé ces liens. Les ordonnances d’expulsions également, puisque agriculteurs et Zadistes partagent à présent la même situation d’illégalité.

Deux aspects majeurs fondent l’union entre ces deux composantes. En premier lieu, le profil du tissu militant. Les agriculteurs présents dans le mouvement se définissent comme des « paysans travailleurs ». Ces paysans ont toujours eu un lien important avec le mouvement ouvrier. Ils ne s’identifient pas au statut de chef d’exploitation, se définissant même comme des « passeurs de terre », à l’instar de Michel Tarin, figure historique du mouvement. Ce qui les rapproche des jeunes Zadistes, lesquels s’opposent à toute forme de propriété capitaliste. Les agriculteurs sont également porteurs d’une tradition syndicale ouvrière et paysanne, caractéristique de la Loire-Atlantique. Ils sont très politisés, à l’instar des jeunes Zadistes, qui pour certains ont combattu le contrat première embauche (CPE) ou milité au sein de la mouvance autonome. Certains des agriculteurs ont été acteurs du mouvement de résistance au Larzac, dans les années 1970. Au côté de Bernard Lambert1, ils ont participé à la construction du mouvement « paysans travailleurs », qui donnera naissance à la Confédération paysanne.

Le deuxième aspect repose sur une critique partagée du modèle de production et de consommation capitaliste, dont l’enjeu principal est la terre et son utilisation. On a donc des populations agricoles et des jeunes urbains qui se battent ensemble pour la préservation de la « terre nourricière » et, par extension, pour le droit à l’autoproduction, dans un contexte ou l’accès à celle-là est rendue difficile par la spéculation dont elle fait l’objet. Au-delà de ces aspects, les opposants partagent la même conviction que le modèle de développement tel que nous le connaissons est dépassé.

1. Bernard Lambert (1931-1984) est un agriculteur, homme politique, syndicaliste agricole à l’origine de la création de la Confédération paysanne et grande figure des luttes paysannes dans l’Ouest de la France au cours des années 1970.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 22 Mar 2013, 02:05

Saint-Affrique : relaxe et sursis dans l'affaire " NDDL " 20/03

En guise de soutien, une cinquantaine de sympathisants avait participé à leur comparution devant le tribunal de Rodez, le 5 mars dernier. (Y.E.)
Le tribunal correctionnel de Rodez a rendu son verdict, mardi, pour les deux opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Cinq mois après les faits, le tribunal de Rodez a rendu son jugement concernant les deux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des- Landes, poursuivis après l’occupation de la mairie de Saint-Affrique.

Ils avaient comparu en audience le 5 mars. Pour les deux prévenus poursuivis pour "violence volontaire sur agent dépositaire de la force publique" et "résistance avec violence", la sanction est tombée dans l’indifférence presque générale.

Pour l’un, ces "longs mois de procédure" se soldent par une relaxe. Le second a été condamné à 500 euros d’amende avec sursis. En novembre 2012, l’occupation symbolique de la mairie de Saint-Affrique par une trentaine d’opposants - comme ce fut aussi le cas à Rodez ou Millau - s’était soldée par l’intervention musclée des CRS.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 22 Mar 2013, 12:15

Membre de la commission des Pétitions, il craint une " instrumentalisation " 20/03

"Seul membre titulaire français de la commission des Pétitions, je suis partagé sur la procédure", écrit sur son blog le député (UMP) européen Philippe Boulland.

Alors que ladite commission a pour ordre du jour, ce mercredi au Parlement européen, "un débat sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes" en recevant les pétitionnaires "pro" et "anti", l'élu de Picardie craint "une instrumentalisation politique" :

" Un manque de sérieux "

"Je suis heureux de voir que des citoyens, des associations et des élus se tournent vers le Parlement européen pour exprimer leurs inquiétudes ou leur volonté de voir se créer le nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes en France, écrit l'élu. Mais il y a un manque de sérieux. Outre la campagne médiatique autour du projet, la commission des Pétitions, qui se doit d’agir avec neutralité et objectivité, se retrouve au cœur d’un débat dont elle n’a pas tous les éléments."

Car estime-t-il, "de nombreuses questions trouveront au moins un début de réponse lors de deux échéances qui auront lieu après cette réunion" : "Le 21 mars, en effet, les autorités françaises sont censées rendre leurs réponses à la Commission européenne suite à la procédure précontentieuse – même si la France peut demander un délai supplémentaire. Et d’ici au 2 avril, la commission de dialogue aura, elle aussi, rendu ses conclusions."

Une délégation de la commission bientôt sur place, près de Nantes ?

Le député européen propose de fait d'attendre "d’avoir tous les éléments pour débattre concrètement du sujet".

Pourquoi ? "Contrairement à ce qui a été dit, les députés européens n’ont pas tous souhaité accélérer la procédure, justement pour éviter une utilisation électoraliste du sujet, explique Philippe Boulland. La commission des Pétitions du Parlement européen se doit de rester objective dans cette affaire. Elle ne doit pas donner une image d’instrumentalisation politique, qui risquerait de décevoir les pétitionnaires- dont l’attente est forte- et de discréditer la commission aux yeux des parties."

Et de révéler qu'il a "par ailleurs d’ores et déjà demandé à ce qu’une délégation mène sur place une mission d’enquête à court terme afin de disposer de tous les éléments nécessaires pour statuer sur le respect ou non des directives européennes".

Réunion à suivre en direct dès 15h :

Ce mercredi comme ces prochains jours dans le "dossier Notre-Dame-des-Landes", au lendemain de l'annulation du transfert de l'aéroport de Toulouse, les yeux seront à coup sûr tournés vers l'Europe. Chacun dans l'espoir d'y gagner un sérieux coup de pouce à son argumentaire.


Notre-Dame-des-Landes, l’île BatailleuseTHIERRY BEINSTINGEL 20/03

Tarmac. La commission des pétitions du Parlement européen s’est penchée hier sur le projet d’aéroport.

Le feuilleton désormais sans fin de Notre-Dame-des-Landes s’est enrichi hier d’un nouveau rebondissement. La commission des pétitions du Parlement européen s’est réunie pour examiner le projet du nouvel aéroport. Rappel des faits : la commission des pétitions avait été saisie fin 2012 par trois associations d’opposants et, à leur grande surprise, Bruxelles avait été prompt à réagir.

Cette vigilance de la commission marque un nouveau déplacement important de ce projet. D’abord, timidement régional, élaboré à la fin des Trente Glorieuses dans une perspective de développement du trafic aérien, il est devenu enjeu national, renforcé encore plus par la nomination du maire de Nantes comme Premier ministre. De la même manière, les premiers opposants, délaissés dans l’ombre rêveuse d’un nouveau Larzac, ne cessent d’être rejoints par d’autres, venus des quatre coins du pays.

Avion. L’escalade ne s’arrête pas là puisque c’est sur le plan international qu’il faut examiner maintenant l’opportunité du nouvel aéroport. Quelles seraient les répercussions environnementales ? Les potentielles infractions au regard du droit européen ? Autant de questions qu’on ne soupçonnait même pas au début du projet, mais qu’il faut prendre en compte désormais. Racontée ainsi, l’actualité occulte tout sentiment, s’en tient aux faits et rabote toute littérature.

Moment de détente : pas très loin de là, à Saint-Florent-le-Vieil, l’écrivain Julien Gracq sort de sa maison rue du Grenier-à-Sel, descend la courte pente qui mène vers la Loire. Il y a un peu de vent. Un avion laisse une traînée blanche dans le ciel, l’eau heurte quelques barques et les piles du pont tout proche. Un pêcheur en cuissardes remonte un casier. Julien Gracq regarde la rive juste en face, c’est une île que des robinsons sans hâte cajolent depuis toujours. Lui revient alors en mémoire ce qu’il avait écrit dans Lettrines : «Aspects paradisiaques de la terre cultivée dans l’île Batailleuse.»

Fin de la récréation. Rien de tout ça à Notre-Dame-des-Landes, pas d’angélisme, pas de bon sauvage rousseauiste, pas de retour à la nature. Mais ceux qui y sont installés, comme les rares robinsons de l’île Batailleuse, s’occupent des sols, valorisent cet espace qu’on reconnaît comme unique et nécessaire pour l’équilibre écologique de la région. Ils attendent qu’on leur démontre l’utilité de l’aéroport, le remplacement des terreaux riches et humides par un tarmac poissé de carburants fossiles en voie de disparition.

«Ancrage». La commission des pétitions a rendu hier soir son avis : les pétitions qui lui ont été soumises restent ouvertes dans l’attente de la réponse que Paris doit donner le 15 avril sur les points qui inquiètent les opposants. A l’issue de la réunion, la présidente de la commission a exprimé sa satisfaction : «C’est un des rares cas dans lesquels notre commission parvient à discuter avant que les faits ne se soient produits.» Cette sagesse aurait plu à Julien Gracq, professeur pointilleux de géographie, auteur de la Forme d’une ville, sur Nantes justement : «Une ville qui s’est inventée, qui continue de s’inventer elle-même au jour le jour, sans grand ancrage dans son passé, sans fixation excessive à ses souvenirs.»

Car c’est bien l’enjeu que rappelle Bruxelles : on ne peut pas faire comme si les décisions du passé étaient indépendantes de l’avenir, on ne peut pas ignorer à l’infini notre entourage devenu maintenant planétaire et à sauvegarder.
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Messagede Nico37 » 23 Mar 2013, 13:57

Notre-Dame-des-Landes: la France dans le viseur du Parlement européen

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 20 mars 2013

Le dossier de Notre-Dame-des-Landes a été examiné aujourd’hui au Parlement européen. C’est au sein de la commission des Pétitions du PE qu’ont été auditionnés les représentants des différents collectifs et associations mobilisés autour du projet d’aéroport du Grand Ouest en présence de la Commission européenne.
A la sortie de l’audition, Sandrine BELIER, membre de la Commission des Pétitions réagit : « Cette audition a permis de rendre publics les doutes sérieux qu’émettent actuellement les parlementaires européens et la Commission européenne sur la compatibilité du projet avec de nombreuses directives européennes. Les débats ont clairement démontré que l’Etat français ne peut continuer dans cette voie au risque de méconnaître manifestement et volontairement le droit européen qu’il a pourtant transposé en droit français. Nous attendons donc la réponse de la France mi-avril pour ré-examiner le dossier et décider d’envoyer une commission d’enquête parlementaire sur le terrain. Le Parlement européen, en conclusion de cette audition, par la voix de la Présidente de la Commission des pétitions, a affirmé que nous ne laisserons pas le gouvernement multiplier des demandes de délais afin de gagner du temps et créer une situation d’irréversibilité. »
Intervention de Sandrine Bélier en soutien aux pétitions contre le projet d’aéroport de NDDL le 20 mars au Parlement européen
L’eurodéputée EELV ajoute : « Le débat n’est plus franco-français, il est maintenant très officiellement européen ! Pour une fois que nous pouvons agir en amont d’un projet destructeur, les parlementaires européens seront à la hauteur de leur responsabilité. Ils ont décidé d’adresser aux citoyens français et au gouvernement un message clair et fort : nous ne sommes pas déconnectés de nos territoires et nous n’accepterons pas un projet contraire aux valeurs et aux textes que cette assemblée a voté et défend. Les citoyens français ont le droit d’être protégés par le droit européen et nous y veillerons.  »
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Messagede digger » 24 Mar 2013, 07:28

Le débat n’est plus franco-français, il est maintenant très officiellement européen ! Pour une fois que nous pouvons agir en amont d’un projet destructeur, les parlementaires européens seront à la hauteur de leur responsabilité.
:gerbe:
EELV a fait de remarquables progrès dans la langue de bois politicienne. L'écran de fumée pour cacher sa collaboration avec le PS pour quelques sièges d'élu-e-s, sa mendicité lamentable pour quelques miettes de pouvoir, voilà la réalité. Croire en une solution légaliste - la commission européenne empêchant la construction de l'aéroport - revient à croire au Père Nöel.
Des élu-e-s à la hauteur de leur responsabilité ? As t'on jamais vu çà ? Cette décision participe à la farce de la concertation et n'est nullement en mesure d'empêcher quoi que ce soit.
Ici, comme ailleurs, c'est le terrain qui décidera de l'issue.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 24 Mar 2013, 15:34

Cela ressemble un peu à la solution " miracle " Miterrand pour le Larzac...

Pour l’OCDE, l'aéroport de Notre Dame des Landes serait un poids pour les générations futures ? Sylvaine Salliou 22/03

Dans sa dernière étude économique consacrée à la France, l’OCDE critique certains investissements de la France, destinés selon elle à un "rendement relativement faible". Parmi eux, des "aéroports régionaux". Or Notre-Dame-des-Landes est le principal projet d’aéroport en France.

" La France étant dotée d’infrastructures de réseau et de transports bien développées, certains investissements supplémentaires ont probablement un rendement relativement faible ", écrit l’Organisation pour la coopération et le développement économique dans ses " Etudes économiques " (page 27). Elle poursuit : " certaines lignes de train à grande vitesse ne seront sans doute jamais rentables et des projets prestigieux, notamment la construction du nouveau siège du ministère de la Défense, de stades ou d’aéroports régionaux, risquent de représenter une charge pour les générations futures " .
Enfin, elle émet cette recommandation : " La rentabilité des projets d’investissement public devrait être évalué avec soin " .
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 26 Mar 2013, 01:35

Notre-Dame-des-Landes : pourquoi le chantier sera forcément retardé Sophie Caillat 21/03

Comment gagner encore du temps pour ne pas perdre la face ? C’est le dilemme de Jean-Marc Ayrault, grand promoteur du projet d’aéroport du Grand-Ouest à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Dans les couloirs de Matignon et du Parlement, il se murmure que les travaux ne pourront pas commencer avant les municipales. Soit dans plus d’un an. Alors qu’ils doivent officiellement démarrer au printemps.

Depuis ce mercredi, le dossier est devenu européen. La commission des pétitions du parlement européen (une procédure pré-contentieuse ouverte aux citoyens) a demandé à l’Etat français de lui donner, d’ici le 15 avril, des éclaircissements sur la façon dont il entend se conformer à la directive européenne sur l’eau et la protection des espèces. La direction générale de la concurrence s’est également saisie du sujet en raison des subventions publiques dont bénéficierait l’aéroport.

Ce mercredi ont été auditionnés à Bruxelles les opposants et promoteurs du projet. La commission a décidé que la « pétition » (la doléance) restait ouverte, ce qui fait dire à Sandrine Bélier, eurodéputée EELV présente à l’audition, que :

« L’Europe est saisie officiellement, ce n’est plus un dossier franco-français. Elle est à l’écoute et attend la réponse de l’Etat français, qui n’avait pas envoyé de représentant. Il est possible que la commission décide ensuite de se déplacer sur place pour constater si la France respecte le droit européen. »

Envoyer l’armée ?

Une étape importante a donc été franchie pour les opposants au dossier, même si la guerre de l’opinion fait rage, plus que jamais. L’Association citoyenne pour la réalisation d’un aéroport international à Notre-Dame-des-Landes (Acipran) a dénoncé ce jeudi une « agressivité inadmissible » contre l’Etat français de la part des députés européens. Et son président d’ajouter :

« Affirmer que l’Etat français ait tenté de créer sur le terrain une situation irréversible avec le recours à la forcé armée en est même une caricature. »

Pourtant, le recours à l’armée a bien été évoqué indirectement par Jacques Auxiette, président de Région et du syndicat mixte aéroportuaire, qui a déclaré à Ouest-France :

« Ce n’est pas plus compliqué qu’au Mali ! Assumer quand on expulsera. C’est ça l’Etat de droit. Le rôle de l’Etat n’est pas d’être complice. »

Une sortie très mal prise par les écologistes. Jean-Philippe Magnen, porte-parole d’EELV et vice-président de la Région :

« n’imagine pas comment Matignon, qui a témoigné d’une volonté d’apaisement, pourrait ordonner les expulsions et le démarrage des travaux comme prévu en avril ».

« On ne pourra plus construire d’infrastructure en France »

Début avril justement, le Premier ministre se verra remettre les conclusions de la « commission du dialogue » installée en décembre. Son président, Claude Chéreau, a confié au Monde ses doutes sur la pertinence des arguments des pro-aéroports.

La commission est partagée et « pourrait suggérer au gouvernement des compléments d’enquête », qui ferait prendre du retard au projet. Les écologistes ne s’attendent pas pour autant à ce que la commission plaide pour un moratoire, souhaité par eux.

Commentaire de Françoise Verchère, conseillère générale Front de gauche opposée au projet reçue par la commission du dialogue :

« Ils nous ont dit qu’ils étaient embêtés, car si on ne fait pas cet aéroport, ça veut dire qu’on ne peut plus construire d’infrastructures en France. Nous, on attend qu’ils nous justifient factuellement en quoi le bruit et les prévisions de trafic rendent nécessaire un nouvel aéroport. Les problème, c’est qu’ils n’arrivent pas à remettre en cause un choix fait il y a quarante ans, ils n’arrivent pas à changer de logiciel. »

Le lancement d’une étude sur l’optimisation de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique serait une voie de sortie honorable. Pendant que les commissions dialoguent et pétitionnent, l’occupation du terrain s’amplifie. La zone est défendue par bien plus de gens qu’en octobre, au moment des premières interventions policières.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 27 Mar 2013, 01:43

Actualité et appel à mobilisation pour la Ferme de Bellevue par le COPAIN (Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d'aéroport)

Bientôt deux mois que les paysans du Copain 44 et des autres départements, les membres des comités de soutiens et les zadistes occupent et protègent la Ferme de Bellevue.

Audience du 20 mars au tribunal de Saint Nazaire, et situation juridique actuelle:
Le mercredi 20 mars, huit paysannes et paysans du Copain 44 comparaissaient devant le tribunal d'instance de Saint Nazaire, assignés dans le cadre d'une deuxième procédure de référé déposée par AGO Vinci pour les motifs suivants, entre autres, « violation du droit de propriété... non respect des règles élémentaires d'hygiène et de sécurité... troubles de voisinage... impossibilité de débuter les travaux projetés (démolition)... risque de dégradation de l'immeuble (aurait-on le sens de l'humour chez AGO ?) ». Le jugement sera rendu le jeudi 28 mars 2013. Ce nouveau référé fait suite au premier jugement rendu le 28 février qui condamnait les 10 paysans, déclarés résidant dès la fin janvier, à l'expulsion immédiate assortie d'astreintes journalières.

Avant de déclarer à l'huissier, le 1 mars, qu'ils n' habitaient plus là, les dix avaient fait appel du jugement. Après s'être déclarés résidant, le 2 mars, les huit nouveaux occupants se sont déclarés comparants volontaires dans le cadre de la procédure d'appel. Ce sont donc bien, aujourd'hui 18 paysannes et paysans du Copain 44 qui sont poursuivis en justice par AGO Vinci. Mercredi 20 mars, deux cents personnes sont venues les soutenir devant le tribunal d'instance de Saint Nazaire avec tracteurs, pelles, bêches, râteaux, plants et semences. Un tunnel maraîcher à été monté devant l'entrée du tribunal pour rappeler que Notre-Dame-des-Landes est aux portes des agglomérations de Nantes et Saint Nazaire, où il est urgent, aujourd'hui, de répondre à la demande en forte croissance d'une alimentation produite localement.

Symboliquement, les paysannes et paysans du Copain 44 on semé à la volée des céréales sur le bitume pour démontrer que ce n'est surement pas en bétonnant 1600 ha à Notre Dame des Landes que l'on répondrait à ce besoin vital.

Appel à mobilisation à la ferme de Bellevue :

Nous aurons connaissance de la décision de la juge des référés le jeudi 28 mars à midi. Les paysans du Copain 44 appellent à un rassemblement de soutien le 28 mars 2013 à partir de 12h00 à la Ferme de Bellevue En fonction du rendu du jugement, il sera décidé de la suite à donner à notre action. Quoiqu'il en soit, les paysans du Copain 44 ont décidé d'accentuer la mobilisation sur le site de Bellevue dès le 28 mars, et de renforcer le dispositif de protection autour de la ferme. Il est donc fait un appel urgent à tous les paysans, actifs ou retraités, de Loire- Atlantique et de tous les départements alentour, pour acheminer sur le site tracteurs et matériels agricoles opérationnels ou réformés. Des transports sont possibles.
Contacter rapidement l'un des trois contacts en bas de page.

On a aussi un besoin en foin : il faudrait une quinzaine de bottes à arriver la semaine prochaine.

La mise à l'herbe du 10 Mars :

Le dimanche 10 mars, deux cent personnes sont venues accompagner la mini transhumance de quatorze vaches, issues d'une dizaine d'élevages, depuis le carrefour des Ardillières jusqu'aux prairies de la Ferme de Bellevue. Un grand pique-nique était partagé, ensuite, dans la cour de la ferme sous un soleil printanier. Les paysans veulent réaffirmer, par ces actions symboliques, leur volonté de maintenir les fermes de la Zad en production, de protéger terres et bâtis du saccage et de la destruction, et de réclamer toujours la remise à plat de la DUP de 2008.

La journée « Sème ta Zad » :

Le 13 Avril, la manifestation « Sème ta Zad » est organisée par une commission agricole, ouverte à tous, qui se réunit à la Châtaigne et tente de réfléchir à ce que pourrait être l'occupation des terres libres quand le projet d'aéroport sera abandonné. Le Copain 44 suit les travaux de cette commission depuis plusieurs mois, et sera présent lors de la manifestation.

Pour plus d'information, vous pouvez consulter le site dédié, où vous trouverez les textes d'appel et toutes les informations sur le déroulement de la manifestation: http://zad.nadir.org/semetazad , ou par contact courriel à: semetazad@riseup.net

Banderoles de bords de route: Les kits de quatre banderoles sont disponibles depuis quelques jours.

Les personnes qui les ont prépayés peuvent les enlever au Gab 44 à Nozay ou contacter Vincent au 06 87 52 34 26 pour les récupérer à Bellevue. Il y a une vingtaine de kits en plus que vous pouvez acheter au prix de 30 euros le kit de quatre en vous adressant au Gab44: 02 40 79 46 57.

Les tracteurs vigilants :

Les tracteurs sont toujours postés en protection des parcelles agricoles en production, pour empêcher leur saccages par les fouilles dites archéologiques. Une vigilance quotidienne est assurée sur toute l'emprise de la Zad et du barreau routier.

La vie continue à Bellevue :

A la Ferme, la vie continue de s'organiser, plusieurs soirées et réunions y ont déjà été organisées. Récemment, une trentaine d'enfants sont venus assister à un après-midi contes. Les permanences se structurent, des collègues paysans et citoyens des départements voisins les renforcent par leurs présences hebdomadaires, de nuit comme de jour, et participent aux chantiers en cours. Membres des comités de soutiens et paysans, n'hésitez pas à prendre contact pour y participer activement.

Pour toute info, contacter:
Cyril Bouligand : 06 21 04 76 84
Dominique Guitton : 06 30 47 01 56
Vincent Delabouglise : 06 87 52 34 26
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 27 Mar 2013, 14:29

Le projet "Sème ta ZAD" est stratégiquement crucial pour préserver les terres de la ZAD. C'est le prolongement de la manifestation de réoccupation du 17 novembre. Au delà d'une manifestation symbolique, c'est le meilleur moyen d'enraciner sur le terrain notre volonté d'un avenir
épanouissant et de rejeter le cataclysme capitaliste qu'on nous impose par la force.
Nous espérons que vous serez présent.e.s pour cette résistance florissante !
Merci de faire circuler cette invitation dans vos réseaux !
Nous aurons besoin d'aide quelques jours avant la manif pour préparer l'accueil et les chantiers des différents collectifs agricoles. Renseignez-vous sur le site pour connaître les chantiers proposés.

Nous faisons dès maintenant une collecte de bandes textiles ou de vieux draps pour réaliser des rubans de balisages (rubalise) recyclés, pour délimiter les zones de cultures et les zones sensibles.
Merci de les apporter à toutes les réu de prépa ou de les déposer directement au champ Rouge et Noir (entre les Fosses Noires et les Vraies Rouges).

Vous trouverez ci-dessous une liste de matériel dont nous avons besoin pour nous installer et cultiver avec vous. En ce qui concerne les semences nous sommes déjà comblé.e.s.
Mais apportez ce que vous voulez partager. Nous organiserons des bourses d'échange de graines pour partager ce trésor et pour enfreindre allègrement une fois encore, les lois insensées.

De belles affiches seront disponibles ce soir au B17 pour redécorer les
bourgs environnants
(vous pouvez les télécharger en petit format sur le site)

Voici la liste de nos " rêves les plus fous " , on a l’habitude de se démerder avec trois fois rien mais les outils ça simplifie la vie !

Il est préférable concernant les animaux que des contacts s’établissent directement entre des donateurs et les bénéficiaires le week-end de la manifestation.

Plants : Arbres - Fruitiers - Légumes - Aromatiques - Plantes médicinales
Graines : Céréales - Légumineuses - Graines de toutes variétés
Animaux : Essaims d’abeilles ...
Apport pour le sol : Fumier - Calcaire - Terreau - BRF - Paille - Déchets verts (sauf trop acides)
Outils : Brouettes - Grelinettes - Pelles - Bèches - Fourches/Bèches - Binettes - Pioches - Rateaux - Fourches - Faux - Haches - Scies - Petits outils à main - Tronçonneuse - Godets - Outils de traction animale - Tracteurs à moteur + machines outils - Remorques - Broyeur à végétaux ...
Systèmes d’irrigation : Tuyaux - Raccords - Gouttes à goutte - Pompes à eau - Tonnes à eau - Bidons propres - Arrosoirs
Structures : Serres / Baches / Cables - Arceaux de tunnels nantais - BRF - Chassis pour semis - Tuteurs - Cabanes en kit - Ruches + Matériel Apicole
Materiel à enclos : Fils de fer / Grillage / Piquets / Batteries / Foin / Paille
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 30 Mar 2013, 00:57

DIMANCHE 31 MARS à partir de 19h30 Café l'Ecole Buissonnière St Potan 22600 La Motte 02 96 25 47 78 the.yellow.bar@gmail.com
 
AEROPORT DE NOTRE DAME DES LANDES soirée d'information et de réflexion autour d'une soupe et du film :  Notre Dame des Landes, au cœur de la lutte
  
Bonjour à toutes et à tous,
 
Le projet d’aéroport imaginé sur le site de Notre Dame des Landes (44) dans les années 60 fait la une de l’actualité depuis plusieurs mois. En dépit de ses incohérences et des incertitudes quant à son financement, les principaux décideurs continuent de s’arc-bouter sur ce projet.

Alors que le dérèglement climatique est désormais incontestable, que le prix des carburants ne cesse d’augmenter, que la destruction des écosystèmes s’accélère et que l’artificialisation des terres agricoles se poursuit (plus de 2000 hectares de terres agricoles et zones humides sont menacés), est-il bien raisonnable d’investir plus de 250 millions d’euros d’argent public pour aider une multinationale à saccager notre environnement ? Pourquoi ne pas écouter ceux et celles qui préconisent un simple réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ? A l'heure de l'indispensable transition énergétique, nous demandons l'arrêt des expulsions et l'abandon de ce projet d'aéroport. Même si certains médias nous font espérer une issue favorable, nous restons vigilants.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce qui se passe là-bas et pourquoi pas mettre en place un collectif d’opposants à cet aéroport NDDL pour le pays de Loudéac, nous vous invitons le dimanche 31 mars à partir de 19h30 au Bar « L’école buissonnière » à La Motte (22).
 
Nous commencerons par diffuser le film « Notre Dame des Landes, au cœur de la lutte » et poursuivrons par une discussion sur le sujet.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 31 Mar 2013, 01:26

À Notre-Dame-des-Landes, c'est la fin de la trêve hivernale Delphine de Mallevoüe 27/03

La fin de la trêve hivernale et le prochain rapport de la commission du dialogue annoncent le retour des hostilités à Notre-Dame-des-Landes. Les opposants qui ne veulent pas être expulsés sont sur le pied de guerre.

La commission du dialogue et la trêve hivernale aidant, les opposants au projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes avaient bénéficié de six mois de tranquillité dans leur maquis nantais. Mais la guerre des tranchées est sur le point de reprendre avec le retour des pelleteuses et des expulsions par les forces de l'ordre.
En effet, la commission du dialogue mise en place par le gouvernement arrive à son terme - son président, Claude Chéreau, doit rendre son rapport autour du 4 avril - et la trêve hivernale cesse le 30 mars, après avoir été rallongée de quelques jours en raison de la vague de froid sévissant actuellement dans le pays.
Déjà, une décision du tribunal de Saint-Nazaire a ordonné mardi la reprise immédiate des expulsions des habitants de la ZAD (zone d'aménagement différé) sur le site de La Châtaigneraie, site emblématique de réoccupation des lieux où se sont installées une demi-douzaine de cabanes lors d'une grande mobilisation le 17 novembre dernier. Un autre jugement doit être rendu ces jours-ci sur l'expulsion de la ferme de Bellevue, autre site de la résistance «zadiste».

Les huissiers dans les starting-blocks

De nouvelles autorisations de travaux ont par ailleurs été accordées il y a un mois à Vinci, gestionnaire du projet aéroportuaire, pour défricher et dessoucher la zone, sans attendre les résultats de la commission d'évaluation scientifique. «Nos huissiers sont dans les starting-blocks pour faire les constats, prévient Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, l'association historique de l'opposition au projet, composée essentiellement d'agriculteurs. Vinci a d'autant moins le droit de commencer le défrichage que les experts scientifiques n'ont pas rendu leur avis et que nous entrons dans une période où il est interdit afin de protéger certaines espèces.»
En alerte, les opposants jamais démobilisés reforment donc les troupes, scrutant à la loupe la moindre décision, le moindre faux pas juridique et tout mouvement préfectoral, prêts à sortir leur bataillon d'avocats spécialisés et leur arsenal pour ceinturer le site. Sur 25 kilomètres, ils s'apprêtent à former une chaîne humaine pour défendre les 2000 hectares menacés pour la construction de l'aéroport Grand Ouest. Une opération «en pleine préparation», dit un opposant en ébullition, qui aura lieu le 11 mai.
Le 13 avril, c'est l'opération «Sème ta ZAD» qui sera lancée. Pour conforter leur résistance, les «zadistes» ancreront leur présence en portant «cinq projets professionnels d'exploitation, maraîchage et petits élevages», explique l'un d'eux.
Le 15 avril, la France devra apporter des précisions sur des «manquements» soulevés dans le dossier, sur des points de droit environnemental européen. Faute de quoi elle pourrait être poursuivie devant la Cour de justice européenne. Les pétitions déposées par les opposants au Parlement européen ont été maintenues ouvertes, après leur audition devant la commission des pétitions du Parlement, le 20 mars dernier, à Bruxelles.

Souffler le froid et le chaud

Dans les bois, à Notre-Dame-des-Landes, les AG continuent de rythmer le quotidien et de nouveaux panneaux pour la lutte poussent aux côtés des crocus, annonçant «un printemps fleuri en mouvements», dit Julien Durand. «On s'attend au pire, s'inquiète-t-il, surtout quand on entend le président de région (le socialiste Jacques Auxiette, fervent défenseur de l'aéroport, NDLR) demander à François Hollande de faire à Notre-Dame-des-Landes ce qu'il a été capable de faire au Mali!»
Après plus de 75 auditions de pro et anti-Notre-Dame-des-Landes, la commission du dialogue est attendue au tournant sans qu'«on en espère grand-chose» toutefois, explique l'Acipa. «Ils ont soufflé le froid et le chaud pendant six mois, croyant endormir les opposants en leur faisant miroiter une discussion de fond. C'était de la poudre aux yeux pour faire baisser les tensions et asseoir leur propre détermination», déplore une élue qui a participé aux auditions.
Dialogue ou non, le calendrier des travaux accuse du retard. Une réunion a eu lieu à la préfecture de Nantes en février concernant «les hypothèses de recalage du planning global de l'opération». L'ouverture de l'aéroport était prévue officiellement fin 2017. Les constructions de la DGAC (87 millions d'euros) devraient être différées, selon nos informations, et la desserte routière de l'aéroport est reportée d'au moins six mois, selon des documents de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement des Pays de la Loire.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 31 Mar 2013, 13:40

Notre Dame des Landes : humain ou journaliste ? Hervé Kempf 28/03


Le printemps arrive, après un hiver long, rude, et roboratif. La bataille n’est pas finie. Mais peut-on raconter la Zad et rester humain ? Le reporter s’interroge.

Elle porte un bonnet de laine vert, sur lequel est cousu un crâne et deux tibias croisés : le signe des pirates. A. est postée dans une cabane sommaire près d’une chicane de la départementale D 281, sur l’est de la ZAD, près de l’embranchement des Fosses noires. A. peste contre les gendarmes, qui viennent régulièrement tester le dispositif des chicanes. Elle a même bloqué aujourd’hui la route, ce qui oblige les voitures à rebrousser chemin.

On est le matin du samedi 23 mars, et la D 281 est hérissée de cabanes, de panneaux et d’obstacles attentivement surveillés par les zadistes. En décembre, une vive discussion avait animé l’assemblée générale de la Zad : fallait-il maintenir ces obstacles, au risque de se couper de la population locale, ou les défaire, au risque de séparer nettement, par la circulation routière, la zone en ses parties est – où se trouvent les plus radicaux des zadistes, autour de Far Ouest - et ouest – où se trouvent les bases de La Vache Rit, la Chataigneraie et la ferme de Bellevue ?

L’action a tranché : on barre ! Et les chicanes ont été refaites, enrichies de cabanes pour abriter les veilleurs, qui se relaient presque en permanence, et communiquent entre eux par talky-walkies.

C’est dans une cahute en face de la tour qu’on trouve W. et un autre guetteur. « On ne bloque pas, dit W., on ralentit ». Il y a des trous dans la chaussée, ici et là. « Bon, les météorites font les trous ». On discute de l’ambiance, de Radio Klaxon qui n’émet plus depuis trois semaines [elle est revenue en ondes le 26 mars], des difficultés à se rendre à Bellevue à travers les champs boueux, les gendarmes verrouillant toujours le carrefour des Ardillières, des rumeurs d’intervention policière – « c’est permanent, ça file des coups de stress ». W. a l’œil rouge, il s’est heurté contre un bois dans l’obscurité, à l’aube. Isabelle lui passe du tabac, et on discute, pendant qu’il se roule une cigarette, de l’Etat au service des intérêts privés, en face de la banderole tendue au bord de la route, sur laquelle se lit : « Ici, l’Etat emprisonne blesse pour Vinci, au Mali il tue pour Areva ! ».

On repart avec Isabelle Rimbert, photographe qui a le « projet militant » de photographier les acteurs de la Zad, permanents ou non, et qui est venue gentiment me chercher à Nantes ce matin. Il faut redescendre vers Vigneux, et revenir par la D 81 en passant les Ardillières, où les gendarmes ne nous arrêtent pas, vers La Rolandière et Hors Contrôle. Pas grand monde, en ce samedi matin, ça dort encore, profitant de cette belle matinée où il ne pleut pas, pour la première fois depuis plusieurs jours. Je vais chercher des bottes dans la « free shop », une tente sur le champ d’Hors Contrôle où se trouvent des vêtements bien rangés et quelques paires de bottes dépareillées et surtout en tailles Enfant. J’ai de la chance, j’en trouve deux qui vont bien...

On discute avec une amie qui vit par là. Elle raconte la fatigue, les épreuves de l’hiver, la pluie. « Tout le monde est fatigué, c’est la tension tout le temps ». Il y a la police, qui ne relâche jamais son étreinte, la violence, les problèmes pratiques comme la gestion des poubelles, les tensions entre les uns et les autres : « Les ‘rebelles’, à l’est, accusent ceux de l’ouest d’être des ‘bobos, des bourgeois’. Il faut qu’on renoue. Mais on ne peut pas lâcher. Tous les anciens zadistes, qui avaient été expulsés en octobre, ont reconstruit, c’est du bonheur, ça fuse, du côté de Bellevue, de Limabout. »

Tout le monde a tenu, malgré la rigueur d’un hiver très pluvieux : « Chapeau pour ceux qui sont restés : tu te lèves, il y a la boue, la pluie. Et à l’est, ils ont bien tenu les chicanes ». D’ailleurs, « à la dernière assemblée générale, il n’y a pas eu de masques, pas de ‘plus radicaux’ que d’autres, juste des humains qui discutaient ensemble. Ca fait du bien. Il faut arriver à tout lier, les préoccupations des uns et des autres, ensemble : la nature, l’anticapitalisme, le sexisme, les paysans… »

« On est en phase de transition, c’est glauque… mais le printemps revient ». Et les prochains rendez-vous, plus encore que la remise du rapport de la Commission de dialogue, c’est la journée Sème ta Zad, le 13 avril, et la Chaine humaine, le 11 mai.

On repart chercher un lieu pour la photo. Isabelle veut me photographier, comme des dizaines de personnes qu’elle a déjà saisies dans sa boite. « Quel lieu préfères-tu dans la Zad ? » Je ne sais pas, c’est partout qui m’intéresse, la Zad elle-même. Et si l’on me mettait simplement devant des genêts en fleur, devant un champ, parce qu’après tout, la clé de départ de toute l’aventure, c’est le refus de voir détruire la nature, non ? Je garde le carnet à la main, comme le signe de la position compliquée du journaliste – dedans-dehors, requis-détesté, allié-ennemi…

On est près de la Chataigneraie. Après la photo, Isabelle repart tandis que je poursuis la marche vers la ferme de Bellevue.

J’écoute les chants et pépiements d’oiseaux, observe les grandes prairies qui respirent sous le soleil, les bourgeons qui apparaissent aux arbustes des haies, un scarabée qui traverse la voie, des vaches qui ruminent.

On n’entend pas de bruit, pas de voiture, mais le chant d’un coq résonne soudain : la ferme de Bellevue est toute proche. J’y accède par une route barrée par deux tracteurs attelés à une charrette. Voici la ferme, sa cour, je passe à côté de la porcherie où une truie grogne fortement.

Plus loin, dans la longère, une porte ouvre sur la salle commune. Des gens déjeunent. « Bonjour, c’est bien Bellevue ? Je peux entrer ? – Oui, entre. Tu as mangé ? » Ils m’invitent à partager le repas, autour de Romain, le paysan installé ici. Ils m’expliquent les travaux en cours, le troupeau de vaches qui a été constitué, les tours de garde programmés pour qu’il y ait toujours des personnes ici, les projets de culture sur un champ voisin.

N. parle de l’importance des discussions ici, des contacts humains qui s’y lient.

Arrive... appelons-la Camille. Elle est à La Souardine, un collectif qui s’est créé non loin. Elle vient chercher un outil, relativement à la greffe d’arbres fruitiers. On se salue. Mais elle me morigène : "Ce que tu as écrit, l’autre fois, en parlant de moi, ça ne va pas. Tu ne m’avais pas prévenue. - Mais je n’ai rien écrit de très précis ni compromettant, il n’y a pas ton nom. - Oui, mais des amis ont pu me reconnaitre, et puis, c’est ma vie." Une sorte de silence. "On te parle en tant qu’humain, pas en tant que journaliste".

Elle part, sans m’en vouloir ; sur le pas de la porte, elle sourit, disant quelque chose comme "Continue ton boulot, c’est bien ce que tu fais". Mais l’épisode me laisse songeur. L’heure tourne, et d’ailleurs, tout le monde part dans tous les sens pour diverses occupations. Je pars en traversant les champs, réfléchissant à l’étrange séparation entre "humain" et "journaliste".

Un mythe réel qui fabrique en permanence sa légende

D’une certaine manière, la Zad ne veut pas de journaliste. Il n’y a pour l’instant quasiment pas de récits développés du vécu de cette communauté de hasard et de choix, alors que films et photos abondent. Mon carnet, l’outil indispensable du journaliste pour noter les détails que la mémoire ne peut tous retenir dans la profusion des faits et des émotions qui vibrent dans les moments denses, ce carnet est d’un usage difficile sur la Zad, générant une suspicion aussi grande que l’appareil photo, et peut-être même plus grande. Car le regard de la photographie est perçu comme un reflet de la réalité, accepté dès lors que le visage n’est pas saisi sans le consentement, tandis que l’écrit est incontrôlable, il signifie l’altérité de l’interprétation imprévisible.

La Zad est un mythe réel qui fabrique en permanence sa légende, dans une oralité qui transmettra par la poésie du souvenir les hauts faits et les grandes misères de ces jours aventureux. Ici, on veut vivre pleinement le présent, la relation humaine dans sa densité instantanée. Les mots sont importants - il existe peu de lieux où l’on discute autant et aussi intensément de questions essentielles -, mais ils s’inscrivent dans la chair des locuteurs bien plus que dans la logique référentielle de l’écrit. L’écrit, d’ailleurs, renvoie à l’institution, à l’autorité, c’est un outil dont il faut certes user, par internet bien plus, au demeurant, que par l’imprimé, mais pour influer sur le monde extérieur dans la relation indispensable qu’il faut établir avec celui-ci, pas pour exprimer l’intensité et la singularité du vécu quotidien de la légende.

Et c’est donc en me demandant comment je pourrais exercer mon métier de journaliste, c’est-à-dire ma mission de témoin, si je veux rester un humain, que je chemine à travers champs. Ils sont totalement détrempés, et tout en goûtant le calme de cette marche dans le bocage qu’éclaire une lumière cristalline, j’imagine avec horreur le revêtement de béton dont certains s’obstinent à vouloir étouffer cette terre qui respire.

Voici la Chataigneraie. Le village est devenu le rendez-vous des collectifs de toute la France, dont des délégations viennent ici quelques jours, et où se déroulent presque tous les soirs des événements, projections de films ou discussions. Un homme lave son linge dans une bassine. Un groupe déjeune sur une table dehors. On entend des coups de marteau. Plus loin, un gars montre à une fille comment faire un truc de charpente. Je note un carton, posé sur une fenêtre "Sexistes, homophobes, transphobes, specistes, agistes, validistes, interdits ici et ailleurs". Agistes, c’est la discrimination à l’égard des personnes âgées, et le validisme, à l’égard des invalides.

Plus loin, je me rends compte qu’il fait chaud. J’enlève mon pull. Car l’essentiel de toute cette histoire, au moment présent, c’est que le printemps arrive.

" On vit dans la nature "

Mais l’heure tourne. Je retrouve Isabelle Rimbert, qui va me déposer à Nantes. E., un zadiste, vient avec nous, il a quelque chose à y faire. Il est sur la Zad depuis janvier, il est venu à cause de la répression d’octobre et novembre, et depuis, il est resté.

Je lui demande si ce n’était pas trop dur, de vivre dans le froid, l’humidité, le manque total de confort. "Non, non. On vit dans la nature, dans la forêt, on ré-apprend à faire du feu, des cabanes. Et puis on essaye de construire une nouvelle société..."
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 01 Avr 2013, 12:40

Le tribunal autorise l'expulsion des occupants d'une ferme AFP 28.03

Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé jeudi l'expulsion d'agriculteurs anti-aéroport occupant une ferme vouée à la destruction sur le site du projet d'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, a-t-on appris de source judiciaire.
Compte-tenu du fait que le rapport de la commission de dialogue sur cet aéroport - dont les travaux ont permis une trêve de fait des interventions des forces de l'ordre depuis quatre mois - doit être rendu début avril, la probabilité de leur expulsion immédiate de la ferme de Bellevue jeudi était très faible.

Le tribunal de Saint-Nazaire avait déjà autorisé mardi l'expulsion d'opposants à l'aéroport qui occupent un hameau de cabanes en bois sur le site de la "Châteigne".
La ferme de Bellevue est destinée à être démolie dans le cadre du projet controversé de nouvel aéroport de Nantes, programmé pour 2017.
Les intenses manifestations et les violents heurts avec les forces de l'ordre qui ont accompagné à l'automne 2012 la tentative d'expulsion des quelque 300 opposants anticapitalistes installés sur place ont déjà entraîné le report de plusieurs mois de certaines phases de travaux comme le défrichage, prévu initialement en janvier 2013.
La commission de dialogue mise en place par Jean-Marc Ayrault fin novembre pour apaiser la crise doit rendre son rapport début avril.


Nous vous rappelons que l'assemblée du comité de soutien à la ZAD de Rennes se réunit un lundi sur deux à 19h30 à la Maison de la Grève, hébergée au 37 rue Legraverend.

Ce soit, lundi 1er avril, assemblée à 19h30 : organisation autour de la manifestation de réoccupation agricole des terres de la ZAD, SEME TA ZAD, qui aura lieu le 13 avril.

En espérant retrouver beaucoup de monde de divers horizons autour de Sème Ta ZAD
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 02 Avr 2013, 22:08

La résistance se (ré)organise 29/03

Nouveau combat en vue à Notre-Dame-des-Landes. Le tribunal de Saint-Nazaire (44) a autorisé l'expulsion des agriculteurs anti-aéroports occupant la ferme de Bellevue. Sur place, la résistance s'organise.

"On s’attendait à cette décision. On est là depuis deux mois et on reste. On se relaye au niveau départemental, et avec des agriculteurs du Morbihan, d’Ile-et-Vilaine, de Vendée", commente Cyril Bouligand, agriculteur du collectif Copain, dans les colonnes de Presse Océan. Il fait partie des opposants à la construction de l'aéroport de Notre-dame-des-Landes qui occupent depuis plusieurs mois la ferme de Bellevue. La décision dont il parle ? Celle prise par le tribunal de Saint-nazaire, hier matin.

150 opposants mobilisés

La justice a ordonné l'expulsion des occupants de cette ferme vouée à la destruction. Hier midi, toujours selon Presse Océan, ils étaient 150 mobilisés sur le site pour affirmer une nouvelle fois leur détermination. L'expulsion pourrait-elle survenir dans les heures à venir ? Sur le papier, oui. Dans les faits, certainement pas tout de suite. Le rapport dela commission de dialogue mise en place fin 2012 est attendu début avril. Le gouvernement devrait attendre ces informations avant d'agir.

Deux actions prévues

Sur place, au moins deux actions sont déjà programmées. Le 13 avril, les opposants prévoient d'ensemencer l'emprise de terrain prévue pour le futur aéroport. Et le 11 mai, une immense chaîne humaine constituée de plusieurs dizaines de milliers de personnes devrait ceinturer la zone concernée.

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