Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Luttes des travailleurs-euses, chômage, précarité.

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Messagede Berckman » 13 Oct 2009, 15:53

Grève à Jtekt Irigny

Les ouvriers de l'usine Jtekt, sous traitante de Toyota, sont en grève depuis la nuit de mardi à mercredi dernier :

Mouvement de grève chez l'équipementier japonais Jtekt
On en avait déjà parlé suite à une lutte contre un plan social au printemps dernier :



Social

Une grande partie des salariés employés dans les unités de production du groupe Jtekt à Irigny (Rhône) sont en grève depuis mercredi dernier et le mouvement pourrait se poursuivre dans les prochains jours.

Les 1 200 salariés du site spécialisé dans les systèmes de direction pour véhicules automobiles protestent conte le gel des salaires et la suppression des primes de fin d'année. Ils sont aussi inquiets pour la pérennité de leur site car ils craignent qu'une partie de la production de systèmes de direction électriques (des équipements à forte valeur ajoutée par rapport aux systèmes hydrauliques) soit délocalisée dans un pays à faible coût de main d'oeuvre.

D'après la direction, les mesures sociales résultent du fait que le chiffre d'affaires du site a chuté de 25 % par rapport à l'an passé et que le groupe Jtekt, numéro 2 mondial des systèmes de direction pour automobile, souffre durement de la crise automobile. A noter que le site d'Irigny, qui a vécu un début d'année très difficile ayant entraîné de nombreuses journées de chômage partiel, connaît un regain d'activité depuis quelques semaines. Afin de répondre aux commandes, les unités de production font appel aux heures supplémentaires le samedi matin et utilisent les services de plus d'une centaine d'intérimaires


Source : usine nouvelle
Berckman
 

Re: Grève à Jtekt Irigny

Messagede berneri » 13 Oct 2009, 21:58

Je ne sais pas s'ils ont été contacté par le s freescale

localement solidaires 37 organise une réunion ouverte à tous les militants de toutes les OS autour de l'apple des new fabbris le 19 :
http://www.solidaires37.org/local/cache ... -eb697.png

vous avez des news au niveau des syndicats pour le 22... ?
ça semble être foireux encore
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Messagede Nico37 » 05 Avr 2010, 10:03

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Messagede altersocial » 26 Oct 2012, 19:13

Cimest : fin de la grève et des espoirs

Après une semaine de grève non-stop, une majorité des salariés de la Cimest a accepté hier la dernière proposition de la direction du groupe Plastivaloire. Le travail reprendra lundi, jusqu’au 22 novembre.

Rupt-sur-Moselle

15 h 44. Le piquet de grève – générale – débuté mercredi 17 octobre à 22 h est officiellement levé à la Cimest, à Rupt-sur-Moselle. Après un vote à bulletins secrets, les salariés du sous-traitant automobile, filiale du groupe Plastivaloire, ont décidé d’accepter la dernière proposition faite par la direction, lors d’une réunion qui s’est tenue mercredi soir à Epinal, en présence du PDG Patrick Findeling.

A 60 bulletins « pour » et 26 « contre », les 86 salariés présents ont accepté l’enveloppe de 26 millions d’euros de prime supra-légale (soit un peu plus de 26 000 euros par salarié), le paiement des jours de grève, la levée de la sanction du tribunal de grande instance (un référé relatif à l’occupation des lieux) et 0,4 million d’abondements du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Soit une enveloppe globale de plus de 3 millions d’euros à se partager entre 98 salariés (sur les 100, deux ayant signé un contrat avec le groupe Plastivaloire).
Amertume

« Cela aura été une belle lutte. Mais que l’on ait voté oui ou non, il y a de l’amertume car que ce soit 20 000, 50 000 ou 100 000 euros, on sait tous où on va finir ! », a souligné Thierry Bardin, délégué du comité d’entreprise, à l’issue du vote. Sur tous les visages des salariés, comme sur celui du délégué départemental CGT Denis Schnabel, se mêlaient résignation et tristesse. « C’est une grande déception, confie Bruno, 30 ans d’ancienneté, car l’usine va fermer quand même. On voulait sauver l’emploi… » « Il n’y a eu ni volonté du groupe, ni politique », ajoute à ses côtés Frédéric, 27 ans d’ancienneté.

Pour M e Ralph Blindauer, la proposition de la direction apparaît comme un moindre mal. « On revient de loin ! En mai, l’employeur ne voulait rien payer, la fermeture devait être une simple formalité », a rappelé l’avocat du personnel. Vous leur avez montré qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent. Vos représentants ont pris la bonne décision, sinon la moins mauvaise car le groupe n’est plus dans la même situation qu’il y a six mois, il est en trésorerie négative, avec cinq usines en chômage partiel… Il y aurait eu trop de risques à partir dans une lutte plus dure. » Pas de regrets à avoir donc, si ce n’est « de voir cette usine, avec ses salariés, disparaître de la carte sans que les pouvoirs publics ne s’en préoccupent », a déploré l’avocat, soulignant a contrario le soutien sans faille du maire ruppéen. « Désormais, il faut se battre pour qu’une activité industrielle reste sur le site. »

En attendant, dès lundi et pour assurer leurs salaires et leur prime de Noël, les salariés vont reprendre le travail (18 % du carnet de commande est rempli), jusqu’au 22 novembre, date de l’audience du tribunal de commerce d’Epinal qui devrait logiquement prononcer la liquidation de l’entreprise, la remettant entre les mains des mandataires judiciaires Nicolas Le Carrer et Benoît Najean.

Les tentes de fortune installées dans la cour de l’entreprise vont ainsi disparaître pendant le week-end, tout comme les banderoles et l’épouvantail. Seul restera le souvenir d’une semaine d’intense mobilisation. « Les salariés ont formé un monobloc. Auparavant, en treize ans, il n’y avait eu que cinq jours de grève, pour des revendications salariales », note Vincent Dolet, délégué du personnel. « Il y a eu une vraie convivialité, des discussions, des jeux entre les personnels des bureaux et les agents de production, ce qui n’était pas imaginable avant, renchérit sa collègue Catherine Arnould. Sinon, une décision a été prise, c’est tout. » Point final.
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Re: Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Messagede altersocial » 26 Oct 2012, 19:17

Les salariés de TRW restent mobilisés

Une petite soixantaine de salariés de TRW a fait le siège hier du parvis du tribunal de commerce d’Epinal où se tenait une nouvelle audience relative à leur avenir.

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Ramonchamp

Les 313 salariés de l’équipementier automobile TRW ne sont pas allés jusqu’à Düsseldorf ou Sochaux manifester leur colère pour baisser les bras trois mois plus tard ! La direction de l’entreprise ayant accepté, le 12 octobre dernier, de revenir à la table des négociations, l’audience du tribunal de commerce d’Epinal hier matin a revêtu l’aspect d’une formalité pour chacune des deux parties. Malgré tout, ils étaient une petite soixantaine de salariés, dont les deux irréductibles Gaulois Astérix et Obélix – tout un symbole – à manifester devant le tribunal de commerce, à grand renfort de tambours-bidons et de fumigènes. Histoire de montrer qu’ils restent mobilisés, vaille que vaille.

Placée en redressement judiciaire le 23 juillet dernier, l’entreprise, qui produit à Ramonchamp des composants de train et suspensions pour l’industrie automobile, bénéficie d’un nouveau sursis, le tribunal ayant prononcé la poursuite de l’activité jusqu’au 23 janvier 2013. Une audience a par ailleurs été fixée au 6 décembre prochain, pour faire le point sur la situation de la trésorerie, l’avancement des négociations et des projets.
« Continuer à mettre la pression »

La direction, après s’être longtemps retranchée derrière les chiffres, dont celui de 28 millions d’euros de pertes cumulées sur trois ans (au sein d’un groupe qui rassemble tout de même 60 000 salariés), a rendu quelques armes en confessant ouvertement qu’elle souhaitait se désengager du site vosgien. Les salariés ne sauraient se contenter de cet aveu. « Il faut que la direction donne la trésorerie nécessaire à la mise en place d’un plan de continuité (qui pourrait s’étendre sur deux ou quatre ans, N.D.L.R.), qu’elle réfléchisse avec le personnel à un business plan pour la réindustrialisation du site et qu’elle permette à ceux qui le souhaitent de partir dans des conditions acceptables », note Denis Schnabel, délégué départemental CGT. Pour cela, « il ne faut pas qu’on lâche ! Il faut continuer à mettre la pression car le délai est court ! », a lancé hier dans le porte-voix, au sortir de l’audience, Lionel Pavot, délégué du personnel.

Une première réunion de négociations doit avoir lieu le 8 novembre prochain à Nancy. « Ce sont les salariés qui ont obligé la direction à reprendre les négociations, sinon c’était la liquidation dès maintenant ! Si nous n’avions pas été mobilisés dans l’action et dans le travail, nous n’aurions jamais tenu jusqu’ici », souligne encore Lionel Pavot.

Jusqu’à présent, il y avait urgence à éviter la liquidation immédiate ; il y a désormais urgence à mettre en place un plan de continuité. Car « au-delà du 23 janvier, il n’y aura plus de trésorerie », rappelle M e Ralph Blindauer qui déplore « qu’il n’y ait pas de repreneur chez les équipementiers ». M e Bruno Courtine, mandaté pour travailler sur une solution de reconversion, invite de son côté les constructeurs à être « moins conservateurs dans leur vision et qu’ils acceptent de travailler avec des PME dans le cadre de reconversion. Qu’ils ne se contentent pas de subventionner mais acceptent de prendre des risques pour donner du travail à des PME. » Un cabinet d’études s’est déjà rendu à plusieurs reprises sur le site pour évaluer le matériel. On s’engagerait vers une société dans laquelle les salariés prendraient part au capital.

« Nous sommes en train d’écrire une page d’histoire, avec un projet innovant. Les salariés sont prêts à se reconvertir dans n’importe quoi. Je lance donc un appel : si des industriels ont un projet sérieux et si l’Etat veut mouiller sa chemise… » L’Etat, que les salariés jugent un peu trop discret dans le devenir de cette usine de Ramonchamp qui, malgré 30 % des effectifs en chômage partiel, continue d’honorer son carnet de commandes à destination de Peugeot, Renault ou encore Volkswagen… Quelques affiches « wanted » collées autour du tribunal de commerce mettaient hier à prix, façon western, les têtes de François Hollande et Arnaud Montebourg, respectivement pour « grand absent dans la lutte des TRW » et pour « abandon de salariés TRW ». Eux, les salariés, n’abandonnent pas la lutte et se sont donné rendez-vous le 8 novembre à Nancy.
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Re: Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Messagede altersocial » 01 Déc 2012, 18:44

Reuters a écrit:Trois usines automobiles perturbées par des grèves

Trois usines automobiles, une appartenant à PSA Peugeot Citroën et deux à Renault, ont été perturbées jeudi par des mouvements de grève sur fond de négociations sociales dans les deux groupes, a-t-on appris auprès des syndicats.
A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où PSA fermera son site d'assemblage en 2014, les chaînes de production ont été à nouveau affectées par une grève entamée mardi à l'atelier de ferrage où sont soudés les éléments des carrosseries des voitures.
"Les salariés protestent contre la convocation de cinq salariés pour 'insuffisance de production'", a expliqué par téléphone Jean-Pierre Mercier, représentant CGT à l'usine d'Aulnay. "La grève a été reconduite avec l'équipe du soir, une troisième réunion de négociation est maintenant programmée, mais la production est paralysée."
"Cet atelier étant au début du flux de production, sa perturbation génère logiquement des difficultés de production dans les autres ateliers", avait indiqué mercredi soir un porte-parole du groupe. "Les autres ateliers produisent au ralenti."
L'usine d'Aulnay, qui assemble la petite Citroën C3, emploie 3.000 personnes environ.
PSA a promis de reclasser la moitié des salariés sur le site voisin de Poissy (Yvelines) et de trouver une solution externe aux 1.500 autres. Selon Franck Don, de la CFTC, la direction a confirmé jeudi aux syndicats disposer de 1.250 offres d'emploi, dont près de mille seront disponibles à partir du premier trimestre 2013.
En revanche, ajoute-t-il, sur le site de Rennes (Ille-et-Vilaine), où PSA recherche des solutions pour les 1.000 salariés qui ne seront pas reclassés sur d'autres sites, les 880 propositions réunies ne sont pas fermes et ne seront disponibles qu'à partir du deuxième trimestre 2014.
"Or la période de volontariat du plan social prend fin en juin 2013. On ne peut pas demander aux gens d'être volontaires pour des postes qu'ils ne connaissent pas encore", souligne-t-il.
Le rapport final du cabinet d'expert Secafi sur la restructuration annoncée en juillet par PSA, et qui prévoit 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France, sera publié le 5 décembre.
LA BAISSE DES CADENCES INQUIÈTE
Chez Renault, où une nouvelle séance de négociations sur la compétitivité du groupe en France a abordé jeudi la question de la mobilité entre les sites et celle du système de capitalisation des jours de congés hérité de l'accord sur les 35 heures, le site de Maubeuge (Nord) est perturbé lui aussi depuis plusieurs jours par des appels à des débrayages.
Peu suivi selon la direction, très suivi d'après les syndicats, le mouvement porte sur l'octroi d'une prime.
"Nous réclamons une prime de 500 euros nets par salarié en raison du surcroît de travail à venir", a expliqué Samuel Beauvois, représentant du syndicat Sud à l'usine. "C'est un ras-le-bol général, on travaille les samedis, les jours fériés dans des conditions qui se dégradent."
Sud entend aussi demander à la communauté d'agglomérations de reverser directement aux salariés une subvention octroyée à la direction du site pour créer des emplois.
L'usine de Maubeuge, qui produit la camionnette Kangoo et sa version Mercedes, le Citan, emploie 2.200 personnes environ.
La prochaine séance de négociation sur les moyens de rapprocher la compétitivité des usines françaises du groupe des sites espagnols de Renault, condition fixée par la direction à la pérennisation des usines de l'Hexagone, est fixée au 11 décembre.
Selon la CGT, l'usine de Douai (Nord) a également connu jeudi un mouvement de protestation contre la baisse des cadences avec 400 grévistes dénombrés en matinée.
"Ils ont déjà connu pas mal de chômage technique, et on vient de leur annoncer que le site restera à nouveau fermé entre la semaine de Noël et le 15 janvier. Qui dit chômage dit baisse de salaire, et les gens en ont assez", a déclaré Yves Audvard, représentant CGT chez Renault.
Pour faire face à la baisse de la demande sur le Scenic, Renault avait annoncé en septembre que l'usine cesserait le travail 30 jours répartis au second semestre. Le site emploie 4.500 personnes.
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Re: Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Messagede altersocial » 23 Déc 2012, 09:57

La Réunion :

Les employés de Citroën ne décolèrent pas

Les employés de Citroën sont toujours mobilisés contre le chômage partiel et ils envisagent de durcir le mouvement. Une opération escargot est prévue ce matin pour faire entendre leurs revendications.

Les différents sites de Citroën à Saint-Denis, Saint-Pierre et au Port sont toujours bloqués. Les employés de Citroën entament ce samedi leur quatrième jour de grève. Ils protestent toujours contre le chômage partiel qui doit être imposé à 61 membres du personnel dès le mois de janvier 2013.

Les grévistes réclament la suspension du chômage partiel et l’arrêt du reclassement dans le service atelier-carrosserie. Une délégation a été reçue hier par la direction à Saint-Denis, mais aucune avancée significative n’a été enregistrée.

La grève est donc maintenue et les employés comptent mener une opération escargot aux alentours de midi à partir des anciens locaux de l’entreprise Foucque pour redescendre le boulevard de Chaudron. Le mouvement tend à se durcir et les grévistes assurent qu’ils vont rester mobilisés jusqu’à obtenir satisfaction.
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Re: Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Messagede altersocial » 20 Jan 2013, 09:02

Je poste ici pour donner de la lisibilité à un mouvement qui concerne également la sous-traitance du nettoyage :

Deuxième journée de grève à Citroën

Jeudi 17 janvier 2013, la production a été entièrement stoppée comme la veille bien que le nombre de grévistes ait un peu diminué : d’une cinquantaine sur 500 la veille. Ainsi on a observé un certain turnover, certains grévistes de la veille étant remplacés par d’autres ouvriers qui ne l’étaient pas mercredi, résultat peut-être des pressions augmentées de la direction qui a fait savoir qu’il suffisait d’être vu à une AG pour être considéré en grève toute la journée, mais certainement aussi signes des hésitations de certains à franchir le pas avant d’entrer dans un mouvement qui pourrait être long. Un signe positif tout de même : les 35 travailleurs d’un sous-traitant du nettoyage se sont déclarés grévistes.

Par ailleurs les équipes du matin et de l’après-midi ne se sont pas rencontrées comme il avait été prévu mais ont conservé leurs horaires, les vieilles habitudes ayant du mal à disparaître, surtout au tout début de la grève. Les AG encore par équipe n’ont tout de même pas empêché la constitution du comité de grève, lui pour tous les grévistes, d’une soixantaine pour l’instant, qui a tenu à affirmer tout de suite son autorité en décrétant que les délégués et dirigeants syndicaux étaient les bienvenus mais devaient participer en tant que simples salariés à l’égal de tous.

Et si l’essentiel de la journée a été consacré à la mise en place de l’organisation de la grève (assemblées générales encore par équipe, comité de grève, commissions émanant de celui-ci) une délégation d’un cinquantaine de Citroên s’est rendue à la manifestation des entreprises du 93, la plus grosse délégation de celle-ci... on pourrait presque dire hélas car cela signifie que cette manif était modeste (entre 700 et 1000). Ce fut l’occasion de s’adresser à d’autres travailleurs et syndicalistes pour affirmer, vraiment explicitement, la volonté de faire de la grève un fer de lance pour construire la convergence des entreprises en lutte, mobilisées ou sous le coup d’une menace patronale.. c’est-à-dire toutes dans la conjoncture actuelle.

Aulnay-sous bois le jeudi 17 janvier 2013
Le collectif contre les patrons voyous et licencieurs
http://www.collectifcontrelespatronsvoyous.com/

http://www.npa2009.org/licenciements


Renault Douai : SUD appelle à débrayer dès ce vendredi

En réaction à l’annonce faite par la direction générale de Renault de supprimer 7 500 emplois à l’échelle du groupe d’ici 2016, les organisations syndicales de l’usine Georges-Besse de Douai vont appeler les salariés à débrayer. SUD, dès ce vendredi, notamment.

Si le syndicat majoritaire FO a confirmé ce jeudi matin qu’il appellerait les salariés de Renault Douai à débrayer le lundi 29 janvier, la CGT et Sud appellent de leur côté à la mobilisation les lundi 22 et mardi 23 janvier, date de la prochaine réunion d’information entre direction et partenaires sociaux. Sud annonçait même ce jeudi soir inviter les salariés du site à débrayer « une heure minimum» dès ce vendredi matin dans les murs de l’usine. Motif invoqué : « les conditions de travail difficiles induites par le passage à mi-cadence».

La CFDT attendra pour sa part le 23 janvier avant de se prononcer. Elle estimait ce jeudi soir qu’il était préférable d’attendre encore un peu avant d’appeler à la grève pour mieux peser sur les négociations qui s’ouvriront avec la direction le 29 janvier. Pour mémoire, celles-ci visent à rapprocher la compétitivité des usines françaises de celle des sites espagnols.

Pour le moins divisés, les syndicats entendent ainsi réagir à l’annonce de la direction générale, mardi soir, de la suppression envisagée de 7500 postes d’ici à 2016, à l’échelle du groupe. À Douai, l’inquiétude est grande.
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Re: Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Messagede altersocial » 23 Jan 2013, 17:41

Vers une convergence des luttes dans l'automobile ?!

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Re: Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Messagede altersocial » 30 Jan 2013, 08:44

RENAULT - PSA : convergence de classe !

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Les manifestants de PSA ont forcé les grilles de l’usine Renault pour rejoindre leurs collégues de Renault 8-)

La presse capitaliste s'inquiète! :

PSA-Renault, même combat?

Journée extrêmement chargée pour les deux constructeurs tricolores qui doivent avancer dans les négociations sur leurs restructurations, malgré un climat social électrique. L'Expansion.com fait le point.

Une manifestation à Paris contre les plans sociaux, une décision de justice suspendant celui de PSA, des débrayages dans toute la France... PSA et Renault ont bien choisi leur jour pour reprendre les négociations avec les syndicats sur leur plan de restructuration. Réunis ce mardi à Boulogne Billancourt - pour Renault- et avenue de la Grande Armée -pour PSA- direction et syndicats vont devoir accorder leurs violons. Ce qui est loin d'être gagné dans le climat social actuel. L'Expansion.com fait le point.

Des milliers d'emplois menacés

PSA, 11 200 emplois- Entre mai 2012 et mi-2014, 11 214 suppressions de postes sont envisagées chez le constructeur français, dont 3000 à Aulnay-sous-Bois et 1400 à Rennes. Pour ces deux sites, un PSE est prévu, avec une phase de volontariat pour les départs ouverts jusqu'au 31 décembre. Le plan de restructuration actuellement en négociation (qui prévoit 8000 suppressions d'emplois) a déjà reçu un avis défavorable de quatre organisations syndicales. Dans un second temps, la direction aimerait lancer des accords de compétitivité.

Renault, 8260 emplois- Contrairement aux apparences, la direction du groupe au losange n'a pas mis en place de PSE, mais est actuellement en train de négocier des accords de compétitivité à l'image de ceux qui ont été signés en Espagne l'an dernier. C'est dans ce cadre que Renault prévoit de supprimer 8260 emplois d'ici à 2016, essentiellement via des départs naturels non remplacés.
Des négociations sociales très tendues

Des accords de compétitivité chez Renault- En plus des 8260 suppressions de postes, la direction a donc proposé aux salariés toute une série de mesures destinées à améliorer la compétitivité des usines: gel des salaires en 2013, allongement du temps de travail de 6,5% dans les usines, élargissement de la mobilité, refonte des comptes épargnes temps ... En échange de quoi, elle promet de préserver l'ensemble de ses sites français, grâce notamment à des apports de productions nouvelles pour le compte de partenaires comme Nissan. Une méthode perçue comme du chantage par les syndicats, qui doivent ce mardi présenter leurs contre-propositions. La direction aimerait que les négociations s'achèvent fin février.

Le plan social chez PSA- De son côté, PSA compte conclure en février ou mars les discussions sur son plan social, notamment les conditions d'indemnisation des départs sur d'autres sites ou à l'extérieur de l'entreprise. Mais le calendrier pourrait être contrarié par une décision de justice rendue ce mardi. Saisie par la CGT Faurecia, la Cour d'appel a en effet ordonné la suspension du plan de restructuration au motif que le groupe aurait dû consulter les salariés de deux sites de l'équipementier, dont PSA détient encore 57,4%.

Pour en savoir plus: Le plan social de PSA suspendu, quelles conséquences?
Débrayages et manifestations

Débrayages chez Renault- Pour peser dans les négociations, les syndicats appellent depuis le début des négociations à des actions de débrayages sur les sites français. Des actions qui se sont intensifiées avec l'annonce des suppressions de postes. Ce mardi, la CGT a appelé à des débrayages sur le site de Flins (Yvelines), qui assemble actuellement une partie des nouvelles Clio et la Zoé électrique, dont la production a pris du retard. A la mi-journée, 500 manifestants étaient rassemblés sur place. La semaine dernière, des salariés de l'usine d'Aulnay de PSA avaient rejoint à Flins leurs homologues Renault pour "faire cause commune" face aux destructions d'emplois massive dans l'automobile.

Grève à Aulnay chez PSA- Chez PSA, la contestation est essentiellement concentrée à Aulnay, dont la fermeture définitive est prévue en 2014. La semaine dernière, l'usine a été fermée par la direction, officiellement pour des raisons techniques. Elle a rouvert ses portes ce lundi dans un climat extrêmement tendu, puisque le mouvement de grève - qui avait donné lieu à quelques échauffourées- a été immédiatement reconduit. Ce mardi, des salariés d'Aulnay ont pris la direction de Paris pour manifester devant le siège de PSA. Ils devaient ensuite se joindre au rassemblement de salariés d'autres entreprises en difficultés programmé à 14h devant le ministère du Travail.
Un gouvernement en colère

Moins de bienveillance envers Renault- Jusqu'à présent, le gouvernement s'était montré plutôt clément envers Renault, dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 15%. Michel Sapin estimait par exemple que la crise se déroulait mieux chez Renault que chez PSA, le premier ayant opté pour la négociation. Mais après les révélations des syndicats accusant la direction de chantage, il a fini par monter au créneau en fin de semaine dernière. Pierre Moscovici s'est dit opposé à tout "licenciement" ou "fermeture de sites", Michel Sapin a insisté pour qu'il y ait des discussions "loyales", et Arnaud Montebourg a estimé qu'il n'était pas "absurde" de demander au PDG de Renault Carlos Ghosn un effort sur sa rémunération.

Des excuses à PSA- A l'inverse, le ton s'est plutôt adouci envers PSA. Au moment des annonces de restructuration, le groupe et son management avaient été sévèrement critiqués par le gouvernement, et notamment par le ministre du Redressement productif, qui pointait du doigt des erreurs stratégiques, et soupçonnait les dirigeants de mensonge. La semaine dernière Arnaud Montebourg a même fait son mea culpa sur France 2, soulignant qu'il avait "beaucoup d'estime" pour Philippe Varin, le patron du groupe.

:arrow: vidéo "Renault-PSA, même combat!"
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Re: Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Messagede bipbip » 07 Fév 2013, 16:28

DMI, quitte à sauter...

L'usine DMI de l'Allier placée en redressement judiciaire, les 168 salariés de la fonderie ne croient plus au miracle. Sous-traitant pour le secteur automobile, les ouvriers demandent des comptes et menacent de faire exploser les lieux.

Allier : les salariés de la fonderie DMI menacent de faire sauter l'usine

Les 168 salariés de DMI, la fonderie de Vaux, (Allier) dont le repreneur potentiel, Gianpiero Colla, patron de CMV, vient d'annoncer qu'il ne fera pas d'offre de reprise, menacent depuis ce mardi matin de faire sauter l'usine.

Ils ont ainsi placé sous tension plusieurs bouteilles de gaz en divers points de l'usine. "Nous voulons que le groupe américain Platinium, qui nous a mis dans cette situation, revienne à la table des négociations, indique Didier Verrier, secrétaire du comité d'entreprise. Mais pas pour rien. Nous ne discuterons pas à moins de 50.000 euros par personne".

"Nous n'avons plus rien à perdre. Notre outil de travail et notre savoir faire sont partis", indiquent plusieurs des salariés qui ont allumé un feu devant l'entreprise et sortis plusieurs centaines de pièces destinés aux clients Renault et Man entre autres.

Le tribunal de commerce de Montluçon doit statuer sur le sort de l'entreprise le 21 février prochain. D'ici là, les salariés vont s'organiser afin de tenir l'usine. Un dispositif de gendarmerie, pour le moment discret, a été mis en place.

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actua ... 32617.html

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La Réunion : grève Citroën

Messagede altersocial » 19 Nov 2013, 19:51

Citroën : les salariés en grève illimitée

Depuis le jeudi 14 novembre 2013, une partie des salariés des concessions automobiles CFAO (Citroën) de Saint-Denis, du Port et de Saint-Pierre est en grève. Les grévistes demandent la réouverture des NAO (négociations annuelles obligatoires), suspendues depuis la révocation du délégué syndical de la CGTR CMR et dénoncent une campagne de la direction contre les salariés syndiqués. Ces derniers ont également défilé dans la matinée de ce mardi 19 novembre de la concession de Sainte-Clotilde jusqu'à CMM, situé chemin Grand Canal.

Selon les grévistes, certains salariés font l’objet de discriminations et de harcèlements. "Il faut que ce genre d’agissements s’arrête. Nous ne sommes plus à l’époque de Madame Desbassyns", souligne Sébastien Faconnier, secrétaire général adjoint de la CGTR CMR.

À noter, par ailleurs, qu’une réunion concernant les NAO devrait avoir lieu ce vendredi 23 novembre.


Il y a 5 jours :

Citroën: des salariés manifestent

Depuis 14 heures, ce jeudi 14 novembre 2013, des salariés de CFAO (Citroën) manifestent devant la concession de Sainte-Clotilde. Le but, selon Sébastien Faconnier, secrétaire général adjoint de la CGTR CMR, est d'être visible et de sensibiliser Michel Sapin lors de son passage, pour se rendre au salon de la prévention et des risques professionnels, après que plusieurs salariés aient été sanctionnés.

"Nous voulons mettre au devant que l’entreprise n’agit que dans le but de condamner toutes formes de syndicalisme. Cela ne peut plus durer. Nous sommes dans un tel état d’exaspération", explique Sébastien Faconnier.


Citroën: Une quarantaine de salariés en grève illimitée

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Depuis jeudi après-midi, les salariés de l'entreprise Citroën sont en grève. À l'appel du syndicat CGTR-CMR ils protestent contre les méthodes de la direction. En effet, deux salariés sont "victimes" d'acharnement et sont visés par des mises à pied disciplinaire. La CGTR-CMR parle de "répression syndicale" de la part de la direction.

Encore en grève et déterminés, les salariés de Citroën n'entendent pas baisser les bras. Ils protestent devant les concessions du Port, Saint-Denis et Saint-Pierre, pour dénoncer les méthodes de la direction. "Notre direction adopte une politique de répression, de discrimination, de harcèlement envers les salariés grévistes, des sanctions disciplinaires fusent à l'encontre des représentants du personnel et des salariés ayant une carte syndicale (CGTR-CMR) et ayant participé au conflit de 2012", explique Eric Dorval, secrétaire général de la CGTR-CMR.

En tout, une quarantaine de salariés sont en grève devant les entrées des différentes concessions de la marque. Une décision qui fait suite à la mise à pied d'un salarié accusé d'avoir endommagé un véhicule client. Mais un autre salarié est dans le viseur de la direction. Un conseil de discipline doit se tenir cet après-midi sur le Port. Le salarié incriminé est accusé d'avoir proféré des "paroles déplacées" à un chef d'atelier à la concession de la Rivière des Galets.

Seul point positif, les NAO (Négociations annuelles obligatoires) doivent se tenir vendredi après-midi. La direction a décidé de les ouvrir après le dépôt d'un courrier du syndicat auprès du ministre Michel Sapin (en visite la semaine dernière dans notre île ndlr). Mais pas question de mettre fin au mouvement tant que les sanctions infligées aux deux salariés ne seront pas levées.

Une opération escargot devrait être organisée dans le Chaudron en fin de matinée.

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Re: Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Messagede mimosa rouge » 20 Nov 2013, 13:40

a la cgt-r il y a beaucoup trop de pourris et de corrompus, mais paradoxalement il y a autant (voir plus) de chouette copains qui font le boulot ! bref rien a voir avec le sujet c'était juste pour dire que a la cgt-r on y voit de tout mais quand c'est du bon, c'est du vraiment très très bon !! (dédicace aux copain de la construction sm 26 )
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La Réunion: grève Citroën (suite)

Messagede altersocial » 10 Déc 2013, 12:54

Après les barrages filtrants, les salariés en grève de Citroën bloquent la route pour se faire entendre

Les grévistes de Citroën ont bloqué totalement la circulation ce mardi matin devant la concession automobile. En grève depuis trois semaines, ils réclament toujours la levée de sanctions qu'ils jugent abusives

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Lassés de ne pas être entendus, les salariés en grève de Citroën à Saint-Denis ont décidé ce matin de bloquer totalement la circulation chemin Grand Canal. Après les barrages filtrants des derniers jours, cette action, une fois encore, a mis une belle pagaille dans le secteur mais la circulation a été rétablie après intervention des forces de l'ordre.

Après trois semaines de grève, la détermination de la CGTR-CMR reste intacte. Le délégué du personnel Sully Albaret est formel : "le piquet de grève sera maintenu et les actions également tant que la direction restera sur ses positions".

Sur les 550 salariés de l'entreprise, il y a aurait une quarantaine de grévistes. Ils réclament la levée des sanctions prises à l'encontre d'un délégué du personnel et de deux autres salariés connus pour les appartenance syndicale. La CGTR-CMR dénonce également dans ce dossier les pressions morales dont seraient victimes bon nombre de salariés de Citroën.

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Re: Grèves automobile (sous-traitants, etc)

Messagede Pïérô » 30 Jan 2014, 15:37

Equipement auto : Delphi s’apprête à supprimer 150 emplois en France
http://www.lesechos.fr/economie-politiq ... 643256.php

La CGT Delphi Blois dénonce les délocalisations
http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir ... ns-1775920
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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