Après PSA, c'est ta boite qui te jettera à la rue !

Luttes des travailleurs-euses, chômage, précarité.

Après PSA, c'est ta boite qui te jettera à la rue !

Messagede indignados » 11 Oct 2012, 17:38

Après PSA, c'est ta boite qui te jettera à la rue !
http://l-indigne.skyrock.com/3118718843 ... a-rue.html

Globalia de Jean Christophe...« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. »

Hollande, les banques françaises et la dette grecque
" S'il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c'est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."
Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

Hollande et le changement!: Les espoirs de voir les promesses de François Hollande s'éloigne de jour en jour cf "Coup de pouce" de la gauche molle , Hollande et le changement!- Citizen Khane, Programmes électorales. Jean-Marc Ayrault peaufine son "grand oral" de la rigueur : Ajoutez le vôtre !

les promesses de hollande ( Google) Lui président | Les promesses de François Hollande passées au crible
Le Monde.fr fait le pointage des mesures prises par François Hollande depuis le 6 mai 2012, en le comparant à "l'agenda du changement" promis par le candidat pour son début de mandat. Il prévoyait 15 mesures avant le 29 juin, plus 8 avant le 2 août.
Eclairage : " Où en est l'agenda du changement de M. Hollande ?"





L'équipe Hollande va annoncer cette semaine de bien mauvaises nouvelles :Un effort de redressement budgétaire de 37 milliards en 2013
Source : Reuters

L'effort de redressement budgétaire sera de 37 milliards d'euros en 2013 en France, a annoncé dimanche le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici. Aux 30 milliards d'euros que cherchera le projet de budget 2013 qui sera présenté vendredi en conseil des ministres- 10 milliards sur les dépenses et 20 milliards en hausses d'impôts- s'ajouteront les 7 milliards déjà votés dans le budget rectificatif, a-t-il expliqué sur France 3. "C'est pas 30 mais 37 milliards, il y a 7 milliards qui ont déjà été prévus par le projet de loi de finances rectificative du mois de juillet", a-t-il dit.

la photo de Anonymous Francophone.



Modèle Japonais généralisé :Résumé : En trente années de politiques néolibérales, le Japon est devenu l'un des pays les plus inégalitaires de l'OCDE. La publication du livre de Sébastien Lechevalier, "La grande transformation du capitalisme japonais" , arrive à point nommé pour éclairer une zone d'ombre de l'histoire récente du Japon mais aussi pour donner des clés de compréhension à la crise du capitalisme en cours depuis 2007




" Modèle Allemand" : Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher

Faute de consommateurs, misons sur l'entrepreneur...
Une monnaie forte, une précarité assumé et généralisé avant tout
L'entreprise allemande doit partager une maigre partie des fruits de sa réussite avec sa communauté

Rappelez-vous de la Weltpolitik sous Guillaume II, et de la devise de Bismarck : "le marchand doit précéder le soldat

Le modèle allemand affiche une santé insolente. Mais pour combien de temps ?
Les intérêts financiers reprennent leurs droits : Car, n'est pas les dérives dans un corps sein..résultant du système capitaliste néolibéral, mais le système dans son entier qui est une dérive. Ce n'est pas avec de la biafine sur une jambe de bois que l'on règle les problèmes actuelles.

Le gouvernement socialiste éventuellement élu se mette au travail et prenne ses premières mesures, qui resteront dans la continuité de la vision social démocrate et mitérrandienne cf Hollande et le patronat

C'est le jour du vote du TSCG à l'Assemblée, des députés UMP et PS néolibéraux ont choisi de voter l'austérité, la récession et les politiques de suppression des acquis sociaux et de solidarité qui plongent les peuples dans la misère et la mort.

Voici la liste intégrale, toute chaude des députés qui ont voté pour,contre ou se sont abstenus http://t.co/8Y01CL16 : La liste intégrale des 477 députés pour et 70 contre le traité européen - Lelab Europe1 : députés PS qui ont voté contre le TSCG : M. Pouria Amirshahi, Mme Marie-Françoise Bechtel, M. Jean-Pierre Blazy, Mmes Fanélie Carrey-Conte, Nathalie Chabanne, MM. Pascal Cherki, Henri Emmanuelli, Mme Linda Gourjade, MM. Jérôme Guedj, Razzy Hammadi, Mat...Voir plus Traîtres ! » Plume de presse

Le bout de la logique :



" Ce n'est pas possible, cela ne peut plus durer
Ces marges sont trop ridicule
Et tout ces couts... impots.... salaires
Il faut réduire tout cela

Mais..heu Mister président... les salaires

Quoi les salaires
Supprimer les salaires et virer tout le monde
Monsieur, c'est un désastres... Certes la concurrence a été tuée
Mais tout le monde est mort, il ne reste plus un gugusse pour faire tourner les machines
Du coup elles sont mortes, plus de ressources naturelles... Me^me plus d'animaux
Et plus grave, notre chiffre d'affaire s'est effondré : il faut faire quelque chose

Mais nous sommes seuls Monsieur le Président, nous sommes les derniers

M'en fout, trouvez une solution
Z avez qu'a lancer dans le marketing interstellaire
Et vous richard, faites renforcer la sécurité, on n'est jamais trop prudent"

Cf réf : La bande a Bauer et l'idéologie sécuritaire
La révolutions technologique pour pousser le bout de la logique
Et dernièrement la déflation, staflation et précarisation lié a la baisse des profits aux niveaux mondiales

Mardi 9 octobre, une journée particulière...
Le mercredi 10 octobre 2012

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2553


Le matin, donc. Devant les grilles du Salon de l'auto, plus d'un millier d'ouvriers de l'industrie automobile - les "PSA" d'Aulnay, les "Ford" de Blanquefort, les "Renault" de Flins, les "General Motors" en Alsace, mais aussi les "Volkswagen" - font entendre leur voix et veulent entrer dans le Salon. En face d'eux, 200 à 300 CRS qui les neutralisent à coup de gaz lacrymo. En guise de réponse, les jets de pierre fusent. Le climat est plus que tendu. Inédit.



Pour mémoire, des salariés en colère s'étaient déjà massés devant les grilles du Salon de l'auto en 2008 sous le mot d'ordre "Tous au Mondial de l'Auto" puis en 2010 sous la bannière "Mondial de l'automobile : épisode II". Ils avaient pu y entrer, ce qui n'a pas été le cas cette fois-ci...



Refoulés, ils sont donc partis rejoindre les "Good Year", les "Fralib" et autres "Arcelor", dans le cortège de cette journée européenne contre les licenciements.



Une journée, en France, portée par la seule CGT. Selon la centrale syndicale, plus de 90.000 manifestants auraient répondu à cet appel à Paris et à Marseille, mais aussi à Rennes, Toulouse, Epinal, Belfort, Bordeaux, Lyon, Le Havre et Clermont-Ferrand. Avec pour mots d'ordre : la défense de l'industrie et de l'emploi ; la solidarité et les convergences des luttes avec les salariés grecs, portugais, espagnols...



Un reportage d'Anaëlle Verzaux, de Sarah Lefèvre, Gaylord Van Wymeersch et d'Antoine Chao.


Programmation musicale :
La Molex, par Les Grandes bouches




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Tout le monde à l'usine, par Raymonde et les blancs becs



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Travailleurs, par Bruit qui court



3 e tour social I : Sur ce, je vous souhaite une très bonne semaine, que les déçus du front de Gauche, du NPA, et d'EELV ayant remplis leur devoir de « vote » et déçu par celui-ci rejoignent le troisième tour social. AL d'avril est en vente (mais pas en kiosque) Fronts anticapitalistes : Rompre avec le capitalisme plutôt que de lui résister

Après PSA, c'est ta boite qui te jettera à la rue !

Cette année dans les secteurs industriels et tertiaires (PSA supprime 8000 emplois, air France veut supprimer 5122 emplois, carrefour pourrait supprimer 600 a 1000 emplois administratifs...) une centaine de milliers de CDI non renouvelé. Et nous oublions souvent les emplois qui disparaissent des PME et TPME.

La fermeture de PSA nous pend au nez

Dans le cadre du site d'Aulnay-Sous-Bois, l'usine une fois fermée génèrera un « manque a gagner » qui touchera durement l'économie locale et pas seulement les entreprises de sous-traitantes de l'usine, mais les commerces, les services, etc....

Tout cela pour les sales gueules des capitalistes(propriétaires d'usines, d'entreprises, de terrains, de logements, etc.), qui pour maintenir leur profits, sont prêtes aujourd'hui a jeter qui gens d'hier se sont crevés au travail pour eux. Pour la survie du système qu'ils savent qu'ils ne sauveront pas, comme le prouve l'arrêt des subventions sur les usines métallurgiques, la sidérurgie et mine d'extraction de fer (grève de plus de plus de 8000 mineurs de plus de 40 mines de charbon dans le nord de l'Espagne, suite à la réduction de 64% des subventions, d'arcelor Mittal à annoncé, au cours d'un comité centrale d'entreprise, la fermeture définitive des deux hauts Fourneaux de Florange, etc....).
La spéculation influence-t-elle les prix des matières premières?


Biotech : c'est l'explosion en Europe et aux Etats-Unis !
Alors que le troisième trimestre vient de clôturer, les performances de certaines biotech ont de quoi laisser les investisseurs rêveurs. On trouve même des sociétés qui ont vu leurs cours multiplié par plus de 10 en moins de trois mois. Certes, le risque est présent dans ce secteur. Mais c'est aussi un excellent moyen pour dynamiser son portefeuille puisque dans son ensemble, le secteur procure des performances supérieures à +50% en Europe et aux Etats-Unis. C'est quatre à cinq fois mieux que pour les indices de références. Aussi, certaines biotech françaises disposant d'une faible valorisation et d'un newsflow favorable pourraient bien tirer leur épingle du jeu pour le quatrième trimestre. Cf World Compagny : la fin de la crise?,



PSA : c'est l'arbre qui cache la forêt

Que font les centrales syndicales ? Elles proposent une négociation avec le gouvernement sur le contrat de travail afin de sécuriser les situations personnelles des salarié-e-s. Elles ne s'opposent pas aux licenciements de masse, mais souhaitent les aménager. Elles organisent des grèves de secteurs et des journées d'action isolées alors que nous sommes tous concerné-e-s par les conséquences de la crise du capitalisme. Elles soutiennent « l'industrie » et « les emplois » mais sans remettre en question les cadences, les risques pour la santé, les conditions de travail et de vie que nous sommes contraint-e-s d'accepter, parce que « l'industrie » vaut beaucoup plus que nous, que notre temps libre, que nos vie.

L'autogestion, ca fait mal ?

Personne ne nous parle du fait qu'une usine peut tourner sans patron-ne, que les ouvriers peuvent très bien organiser le travail et la production en fonction des besoins et non de l'offre et de la demande, en prenant des décisions collectivement.

C'est ce que font les ouvrier-es de Zenon en argentine en 2001, leur patron s'était barré de l'usine de céramique parce que la revente lui rapportait plus que son activité. Alors évidemment, ils et elles dépendent toujours des matières premières achetées et de la vente de leurs produits et services aux prix du marché, mais c'est un premier pas vers la réappropriation de leur mode de subsistance.

Ce n'est que par l'action directe, l'autogestion,
L'entraide et la solidarité de classe
Que les exploité-es de tous les
Secteurs pourront s'extraire
Du système capitaliste
Et de l'état, son
Principale protecteur
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Re: Après PSA, c'est ta boite qui te jettera à la rue !

Messagede indignados » 11 Oct 2012, 17:57

Globalia de Jean Christophe... :
« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .

Les salariés de PSA Aulnay s'adresse a vous (tout les articles dessus)

Communiqué :
« Comme vous le savez, PSA a l’attention de supprimer 8000 emplois en France et de fermer les usines d’Aulnay sous bois, en sceine- saint Denis.
8000 emplois, c’est 10% des effectifs de PSA France
Quand à l’usine d’Aulnay, c’est 3000 salariés, c’est la plus grosse usine de production de Seine Saint Denis. En comptant les sous-traitants, la fermeture de cette usine entrainera la disparition de 10.OOO emplois. On imagine sans mal les conséquences dramatiques que cela aurait sur un département déjà durement touché par le chomage.
Les dirigeants de PSA prétendent qu’ils n’ont pas le choix que c’est l’avenir de tout un groupe qui est en jeu. Rien que cela ! Le PDG invoque une baisse des ventes qui metteraient la situation du groupe en péril

Mais la vérité est outre autre :
PSA a doublé sa production en 20 ans
PSA a battu des records avec 3 .6 millions de voitures vendues. Et presque un record égalée ce record en 2011
PSA a versée 2. 8 millions d’euro d’actions dont 78 millions rien que pour la famille peugeot. PSA s’est même permis le luxe de racheter 199 millions d’euros d’actions pour les détruire afin de renchérir le capital des gros actionnaires
PSA dispose de 10 millions de fond propre.

Les dirigeants de PSA nous font le coup du malade imaginaire. Or ce plan n’est que la conséquence d’une erreur stratégique come on le dit souvent dans la presse, mais bien le choix stratégique de PSA de maintenir, voir d’augmenter ses profits, au détriment de ces salariés et de leur famille. En réalité, PSA a largement les moyens de maintenir tous les emplois, tous les salaires et toutes les usines.

D’ailleurs la preuve que ce plan n’a rien a voir avec l’état actuel du marché de l’automobile, c’est qu’il était préparé depuis fort longtemps. Des le mois de juin 2011, la CGT a revelé un document interne, datant d’aout 2O10 prévoyant la fermeture d’Aulnay !

PSA n’est d’ailleurs pas la seule à agir ainsi. D’autres plans sont annoncés à AIR France, a Sanofi, A carrefour. Et combien d’autre plans de licenciements sont en cours de préparation dans le secret des conseil d’administration des grandes sociétés ?

Non aux licenciements ! Non aux fermetures d’usines ! »

Le cas de PSA ne fait que refléter le problème du fonctionnement du capitalisme : travail a la tache, oppression sur les salaires, mise en concurrence des salariés et des organisations syndicales, la mise en place a tout pris du maintien ou de la maximisation des profits par des délocalisations – licenciements et reclassements, virer les « agitateurs » et diviser les luttes en éparpillant les liens de solidarités crées.

Aller lire : 10 principes de contrôle de la sociétéLes stratégies et techniques employées pour la manipulation de l'opinion publique et de la société, PSA : interview de Jean-Pierre Mercier, délégué CGT - L'Hermine ..., Xavier Mathieu s'adresse aux Peugeot avec ses tripes! , ‘Les Vivants et les Morts’ , comprendre le capitalisme japonais




Les 30 patrons trop bien payés
Source : Capital
08/08/2012 à 16:43 / Mis à jour le 08/08/2012 à 16:53
Accueil du dossier
• Les salaires des dirigeants
• Les dividendes des gros actionnaires


REA
La crise ? Quelle crise ? Les P-DG des grandes entreprises ont bien défendu leur pouvoir d’achat en 2011. Leurs revenus ont progressé en moyenne de 15%. Pas toujours à juste titre, comme le démontrent nos calculs exclusifs.
C’est le patron le mieux payé du secteur public. Plus pour très longtemps. Selon toute vraisemblance, Henri Proglio devrait, prochainement, ramener sa rémunération de 1,58 million d’euros par an à moins de 500 000 euros. Cela pour respecter la règle hollandienne qui plafonne la fiche de paie des P-DG du public à vingt fois le plus bas salaire de leur entreprise.

Gourmand, le patron d’EDF ? Même non raboté, son revenu ne le place qu’en soixantième position parmi les dirigeants des sociétés cotées. Car, dans le privé, on ne pratique pas la règle du 1 à 20 mais plutôt celle du 1 à 200. Avec 3,2 millions d’euros par an en moyenne, l’élite gagne en effet 195 fois le Smic. Est-ce à dire que les grands patrons sont outrageusement rémunérés ? Les petits actionnaires, dans les assemblées générales, et les hommes politiques répondent de plus en plus souvent oui. Le P-DG de Safran, Jean-Paul Herteman, récemment privé de parachute doré, peut en témoigner. Les intéressés (au sens propre et au figuré) ¬rétorquent, eux, qu’il faut les juger sur leur performance. Chiche ? Capital publie ici, pour la troisième année consécutive, son classement exclusif du rapport qualité-prix des patrons, établi sur des critères objectifs, en partenariat avec le cabinet PrimeView. Il concerne leurs rémunérations, mais aussi leurs dividendes. Nouveauté cette année, nous leur avons attribué une note sur 20. Résultat : 10 patrons actionnaires et surtout 20 P-DG sont manifestement trop payés.

En rouge figurent les plus mauvais élèves de la classe. Les gourmands, comme le sidérurgiste Lakshmi N. Mittal ou le publicitaire Maurice Lévy, dont la prime différée de 16,2 millions d’euros (révélée dès 2006 par Capital) a fait grand bruit. Les incorrigibles, type banquier, dont les revenus ne sont pas suffisamment élastiques à la baisse. Enfin les culottés, comme Pierre-Henri Gourgeon, virés avec un gros chèque pour récompense de leur mauvaise gestion.
Bruno Declairieux 

Ils veulent être jugés sur pièces ? Chiche : Capital a comparé la performance de 60 dirigeants et identifié bons et mauvais élèves.

Bien sûr, certains ont fait de réels sacrifices. Ainsi, en renonçant à tout salaire variable l’an dernier, Philippe Varin, P-DG de PSA, est-il sorti de notre classement. Mais 2011 aura encore été un bon millésime pour les patrons des grands groupes cotés. En moyenne, les 60 mieux rémunérés ont touché 3,2 millions d’euros, soit 15% de plus qu’en 2010. Du fait de la progression de leur part variable (1,6 million en moyenne). Mais aussi grâce aux plus-values réalisées avec les stock-options. Sydney Toledano, le DG de Christian Dior, en a par exemple tiré 4,9 millions d’euros.

Découvrez le rapport qualité-prix des patrons en 2011
Nous avons classé cette année les patrons en fonction de leur rapport qualité-prix. Autrement dit, nous avons regardé si leur performance justifiait leur fiche de paie. Pour les grands banquiers, de Baudouin Prot à Frédéric Oudéa, comme pour un Henri de Castries chez Axa, la réponse est non. Deux précisions. On ne connaît pas encore le revenu 2011 de Carlos Ghosn chez Nissan (8,4 millions d’euros en 2010), qui s’ajoute à celui chez Renault. Et Jean Azéma, l’ex-patron de Groupama viré en 2011 avec un chèque de 3 millions d’euros, ne figure pas ici. L’assureur n’étant pas coté, son DG ne pouvait pas être comparé à ses collègues. Il a échappé au bonnet d’âne.

Aymeric Marolleau

Méthode de l’enquête :
Quatre critères financiers (bénéfice par action, cours de Bourse, rentabilité et marge brute ) ont été pris en compte par le cabinet PrimeView pour évaluer les P-DG et DG entre 2007 et 2011. La performance de la société a été notée à la fois sur toute la période (50%) et sur la seule année 2011 (50%). Puis elle a été comparée au revenu total du dirigeant pour obtenir un rapport qualité-prix.

Les dividendes des gros actionnaires
La rentabilité a été au rendez-vous en 2011 pour les grands groupes. Certains actionnaires familiaux en ont beaucoup mieux profité que d’autres…

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Les membres de la famille Hermès ont fait leur cette maxime en s’accordant 464,3 millions d’euros de dividendes, le record de notre classement. Et sans compter la quarantaine de millions que touchera l’exilé suisse Nicolas Puech, le seul héritier qui ne fait pas partie de la holding familiale. Le bénéfice a beau avoir bondi de 41% en 2011 et le cadeau être accordé à titre exceptionnel, il paraît excessif à nos experts.

Ils sortent aussi le stylo-bille rouge pour les Bich. Le dividende des propriétaires (à 43%) du groupe Bic a plus que doublé. Arguant de résultats solides, le leader mondial des briquets s’est aussi octroyé un coupon exceptionnel en plus du dividende annuel de 2,20 euros. Circonstance atténuante ? Une prime exceptionnelle a été accordée aux employés qui ne bénéficiaient pas de plan d’actions gratuites. Beaucoup plus raisonnables, les Decaux s’accordent 70 millions après trois ans de diète, pour cause de résultats médiocres. Jean-Paul Baudecroux est jugé encore plus frugal. Et en plus il ¬reverse l’essentiel à la fondation NRJ pour les neurosciences. Que faire justement de tout cet argent ? Les patrons et familles actionnaires affirment n’en toucher qu’une petite partie, le reste allant aux holdings de contrôle ou étant réinvesti dans l’entreprise. Patrick Ricard reverse ainsi presque tout à son groupe d’alcools forts.
Pierre-Jean Leca

Méthode de l’enquête :
Pour cette partie consacrée aux actionnaires, les experts du cabinet PrimeView ont comparé la progression des profits et celle des dividendes de 2007 à 2011. Cela a permis de juger, sur le long terme, la pratique des entreprises en matière de rémunération du capital. Plus le montant des coupons est disproportionné par rapport aux bénéfices, plus la note indiquée est basse.
L'indice de pertinence des montants versés pour 2011 : ( voir tableau)
Conclusion :




Fralib, dans grève il y a rêve (1)
Le jeudi 11 octobre 2012

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2554

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La marque Eléphant est née à Marseille en 1896. En 1972, elle passe dans les mains d’Unilever. En 2012, elle pourrait revenir entre celles des Fralib.

Dans cette histoire, le conditionnel est de rigueur. Parce qu’après maintes déconvenues et désillusions, les salarié(e)s de l’usine de Géménos ont appris à être prudents. Parce qu’aussi les réponses du gouvernement se font là encore attendre.

En attendant de refaire démarrer l’Eléphant sous forme de société coopérative, les Fralib s’organisent. Plus de 731 jours qu’ils "occupent" l’usine. Ou plutôt qu’ils veillent à ce qu’on ne leur enlève pas leur outil de travail après leur avoir enlevé leur emploi. Alors, comme s’ils allaient au boulot, ces femmes et ces hommes tournent en 3/8, se relayant nuit et jour sur le site par équipe de dix ou de quinze.


Parallèlement, les salariés ont mené de nombreuses actions au cours de la lutte - qui n’est toujours pas terminée ! - notamment des réquisitions de produits Unilever dans les supermarchés de la région et le lancement d’un boycott de la marque Lipton.

Inscrivant ainsi leur combat dans la durée en façonnant ce projet de reprise alternative. Un projet fondé sur la certitude que Fralib (Française d’alimentation et de boissons), sa marque historique l’Eléphant et les compétences de ses ouvriers, ont un avenir...

Remerciements pour leur témoignage à Olivier Leberquier, Gérard Cazorla, Omar Dahmani et à Yves Baroni.



Merci aussi à Hervé, Marc, Rim et Babette, à Jean-Mi le cuistot, Henri et Ammar



Et à tous les autres salariés Fralib en lutte que l’on retrouve demain dans le deuxième volet de ce reportage Fralib, dans grève il y a rêve... de Gaylord Van Wymeersch.


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Re: Après PSA, c'est ta boite qui te jettera à la rue !

Messagede Béatrice » 31 Jan 2013, 19:54

La direction de Goodyear a annoncé jeudi son intention de fermer son usine d'Amiens-Nord, un projet qui supprimerait 1.173 postes.
Elu CGT, Mickael Wamen a aussitôt appelé à la mobilisation, annonçant une "journée de lutte" le 12 février à l'occasion du prochain CCE.

Goodyear veut fermer l'usine d'Amiens-Nord, 1.173 postes menacés

La direction de Goodyear a annoncé jeudi son intention de fermer son usine d'Amiens-Nord, un projet qui supprimerait 1.173 postes et constituerait une nouvelle épreuve pour le gouvernement confronté ces derniers mois à une rafale de plans sociaux.

"La fermeture de l'usine est la seule option possible après cinq années de négociations infructueuses", a expliqué la direction après présentation de son projet au Comité central d'entreprise réuni au siège de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

Elu CGT, Mickael Wamen a aussitôt appelé à la mobilisation, annonçant une "journée de lutte" le 12 février à l'occasion du prochain CCE.

"L'ensemble du site sera en grève" le 12 février, a annoncé l'élu. "On fera le déplacement ici-même (ndlr à Rueil-Malmaison) avec l'ensemble des salariés de Goodyear", a-t-il promis en souhaitant que l'ensemble des salariés des entreprises en difficulté se joignent à cette "nouvelle journée de lutte".

"On va se battre jusqu'au bout", a-t-il ajouté, en contestant le bien-fondé juridique d'une telle fermeture.

La direction de Goodyear France a pour sa part mis l'accent sur les difficultés du secteur, affirmant que son projet avait "pour objectif de sauvegarder la compétitivité des secteurs d?activité tourisme et agricole du groupe".

Devant quelques journalistes, Henry Dumortier directeur général de Goodyear Dunlop Tires France, a appelé "chacun à prendre ses responsabilités" et souhaité "la relance du dialogue social".

"Certaines organisations syndicales doivent se regarder dans le miroir", a-t-il dit. "Je leur lance un appel: +S'il vous plaît, arrêtons!+", a-t-il ajouté.

L'usine d'Amiens-Nord a perdu 61 millions d'euros en 2011, dont 41 pour le pneu de tourisme, a-t-il souligné, faisant un parallèle avec celle d'Amiens-Sud "aujourd'hui rentable" selon lui après avoir accepté une organisation du travail différente (4X8) en contrepartie d'un plan d'investissement.

Mais depuis cinq ans aucune négociation n'a été fructueuse pour Amiens-Nord. En septembre dernier, après huit mois de discussions avec les syndicats, la direction de Goodyear France a annoncé le retrait d'un projet de plan de départs volontaires sans licenciements.

Avant cela, un plan social, qui prévoyait de mettre un terme à la production de pneus de tourisme à Amiens-Nord, avait été invalidé à plusieurs reprises par la justice, saisie par la CGT du site.

Des négociations avec un éventuel repreneur, le groupe Titan, qui a repris l'essentiel des activités de pneus agricoles de Goodyear dans le monde, n'ont pas non plus abouti l'an dernier.

" Mon pote, fais ton boulot !"

Mercredi, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait néanmoins estimé qu'il était "possible d'éviter le pire" pour le site d'Amiens-Nord à condition de reprendre les négociations avec les syndicats et le groupe Titan.

"Nous préférons le plan de départs volontaires et la reprise par Titan, et nous avons repris contact avec Titan (...) Il est possible d'éviter le pire", avait-il dit à l'Assemblée nationale.

"Depuis le début, nous avions raison. Le plan Titan n'a jamais existé. La direction nous a menti", a réagi Mickael Wamen.

A l'adresse du ministre du Redressement productif le syndicaliste a aussi lancé : "Arnaud Montebourg tu as dit que tu voulais éviter le pire. Mon pote, donc, tu prends ton copain Hollande et tu fais ton boulot !"

"Nous allons aller en justice nous allons encore une fois invalider le processus", a-t-il encore affirmé.

Entre 2008 et 2011, Goodyear, dont l'activité est cyclique, a enregistré des pertes de 87 millions de dollars en moyenne par an, selon une porte-parole de la direction.

Le groupe était endetté à hauteur de 3,4 milliards de dollars en septembre 2012 et les actionnaires n'ont pas touché de dividendes depuis 2003, a-t-elle ajouté.

Des élus socialistes de Picardie ont demandé au gouvernement de "rejeter" la décision de Goodyear la jugeant "incompréhensible".

Le maire PS d'Amiens, Gilles Demailly, a demandé à rencontrer le Premier ministre et Arnaud Montebourg.

Outre Amiens-Nord, Goodyear compte quatre sites en France: Amiens-Sud (Somme, 938 salariés), Montluçon (Allier, 679 salariés), Riom (Puy-de-Dôme, 125 salariés), Rueil-Malmaison (338 salariés).


http://www.courrier-picard.fr/courrier/ ... es-menaces
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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