GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Luttes des travailleurs-euses, chômage, précarité.

Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 01 Sep 2014, 17:20

jeudi 11 septembre 2014 à MARSEILLE 19h30

Équitable Café, 54 Cours Julien, 13006

Le Repaire de Marseille
Après 1336 jours de lutte, ils ont gagné ...
Rencontre-débat avec Olivier Leberquier et plusieurs salariés de Fralib*

SCOP T.I., la production va pouvoir démarrer !!!
Trois ans et demi de face à face entre les salariés de l’usine « Éléphant » de Gémenos et la multinationale Unilever. C’est une victoire de grande portée sur le géant de l’agroalimentaire.
Cette lutte exemplaire est un immense succès et démontre pour tous les travailleurs que rien n’est jamais joué d’avance.
Cette victoire doit servir d’exemple à tous les travailleurs et inspirer tous ceux qui se battent contre les délocalisations.

*Olivier Leberquier délégué syndical CGT de Fralib et ses camarades ont mené la lutte victorieuse et témoigneront de leur expérience.

Vous pourrez intervenir, débattre, questionner, échanger, partager ...
P.-S.

repairemarseille@facteursdimages.com
www.lerepairedemarseille.org
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 11 Sep 2014, 09:09

jeudi 18 septembre 2014 à 19h30 à Aubagne

Restaurant Le Borsalino
3 rue Jean Jaurès

Repaire d'Aubagne
Les SCOP TI (ex FRALIB)

Olivier Leberquier, délégué syndical CGT de Fralib, et ses camarades de lutte témoigneront de leur expérience.

http://www.repairedaubagne.fr/category/ ... nferences/
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 14 Oct 2014, 22:29

Intervention d'Olivier Leberquier, porte parole des ex-Fralib, lors de l'initiative "échanger pour changer" organisée par Pouria Amirshahi le 27 septembre 2014 à la Bellevilloise

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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 16 Oct 2014, 22:20

« On a fait plier un géant » :

Sur le dos d’une machine, quatre ans de lutte résumés en une seule phrase. « Celui qui ne se bat pas a déjà perdu alors que celui qui se bat peut caresser l’espoir de gagner. »

Un slogan que Amar Hassani, 47 ans dont 30 passés au service d’Unilever, n’est pas prêt d’oublier. « On s’est battu, on a pleuré et avec beaucoup de volonté et beaucoup de soutien, on a prouvé qu’une usine qui fait des bénéfices peut continuer à vivre », lance-t-il avec émotion.

Pourtant, les choses avaient plutôt mal commencé. En septembre 2010, les dirigeants d’Unilever, quatrième du secteur sur le marché de l’agroalimentaire, annoncent aux 182 salariés de l’usine Fralib, installée à Gémenos, près de Marseille, que la production va être délocalisée à Bruxelles et en Pologne.

Les salariés décident alors de se battre et, après « 1336 jours de lutte » juridique et syndicale et trois plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) annulés par la justice, ils s’apprêtent à lancer leur coopérative de thés et d’infusions, le tout avec l’aide d’Unilever qui s’est engagé à verser 19,2 millions d’Euros.

Lorsque l’accord a été signé, le lundi 26 mai 2014, les larmes ont coulé. « C’est une vraie satisfaction de faire plier un géant. On a remporté une bataille importante mais un autre combat se présente à nous », indique Olivier Leberquier, délégué de la Confédération générale du travail (CGT) qui a joué un rôle déterminant dans la lutte.

Cet autre « combat », c’est la réussite de leur Société coopérative ouvrière de production de thés et infusions (Scop TI). Ces ex-salariés vont désormais devoir plonger dans l’économie de marché et affronter la concurrence.

Du bio et des circuits courts


L’accord, signé par Unilever, prévoit le versement de 100.000 Euros (126.000 USD) à chacun des 76 ouvriers qui sont restés mobilisés jusqu’au bout, les autres ayant accepté au fur et à mesure des indemnisations moins importantes.

( Parmi eux, 58 ont choisi de réinvestir une partie de la somme dans la Scop. Les « coopérateurs » travailleront dans la même usine, rachetée par la communauté urbaine de Marseille et avec les mêmes machines, cédées par Unilever pour « un euro symbolique ». )

Pour trois millions d’Euros, le groupe financera également des formations, la modernisation des équipements, le salaire d’un directeur commercial et une étude de marché pour une reprise de l’activité d’ici mars 2015.

« On se donne jusqu’à la fin de l’année pour ficeler notre projet », explique Leberquier.

La Scop table, dans un premier temps, sur une production de 500 tonnes par an, contre 3000 à la fermeture.

Si elle prévoit de fournir des marques établies, la coopérative souhaite également développer sa propre marque, plus qualitative et, ainsi, renouer avec des valeurs et un savoir-faire. Des thés et des infusions bio, aromatisés naturellement.

Pour y parvenir, la Scop souhaite travailler avec des producteurs locaux de tilleul, de verveine et d’autres plantes médicinales, l’idée étant également de relancer des filières quasiment disparues et de favoriser les circuits d’approvisionnement courts.

« Jusqu’aux années 2000, la région produisait 400 tonnes de tilleul par an, contre 15 aujourd’hui », regrette Leberquier. Pour le thé, les coopérateurs ont déjà repéré un producteur qui travaille des théiers de 300 ans dans le nord du Vietnam.

« Il n’est pas question de traiter les producteurs comme des esclaves. On veut une économie responsable », prévient le délégué CGT.

« Fonctionnement collectif »


Les ouvriers réfléchissent également à l’organisation de la Scop. « Même si l’on sait que l’on ne mettra pas fin au capitalisme, on ne veut pas fonctionner de la même manière que les autres entreprises », insiste Leberquier.

( La Scop ne distribuera donc aucun dividende et réfléchit à l’instauration d’un salaire unique. )

Elle souhaite également s’appuyer sur un « fonctionnement collectif ». L’assemblée générale, réunie une fois par an, devra ainsi définir une ligne et des choix stratégiques qui seront régulièrement discutés en conseil d’administration. Ces 11 « sages », élus pour quatre ans, seront, contrairement au fonctionnement classique d’une entreprise, révocables à tout moment si la majorité le décide.

Pour le reste, chaque coopérateur tente de se familiariser avec sa nouvelle fonction. « Pour certains, il est encore difficile de passer du statut de travailleur qui répond à des ordres à celui de décisionnaire », affirme Leberquier.

Un challenge que chacun espère remporter. « C’est formidable de pouvoir enfin créer et décider par nous-mêmes. Bien sûr que j’ai peur mais des difficultés on en aura toujours, il faut y faire face », sourit Amar Hassani.

http://www.equaltimes.org/on-a-fait-pli ... EAweBamWea
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 16 Nov 2014, 23:45

le thé des Fralib infuse à nouveau :-D

La coopérative de thé et infusion qui vient d'obtenir 2,8 M€ de fonds d'Unilever annonce une production d'ici le printemps

Ils n'avaient pas prévu de vendre leur production ce jour-là, mais à peine Olivier Leberquier et Gérard Cazorla ont-ils sorti de leur carton les boîtes d'infusion sorties de l'usine de Gémenos, que plusieurs personnes se pressaient pour les acheter. Hier matin, les deux leaders emblématiques du combat des Fralib, qui ont obtenu la création de leur coopérative, sont venus participer à la journée de convergence des luttes organisée par la CGT sur le site des Moulins Maurel, à La Valentine. Devant ce parterre de syndicalistes arrivés de tout le département, et de représentants d'une pléiade de sensibilités de gauche, les deux hommes, toujours employés d'Unilever, puisque leur licenciement en tant que salariés protégés n'est pas encore intervenu, incarnent l'idée que "la lutte paie".

Et pour cause. La ScopTI (pour thé et infusion), vient tout juste de recevoir sur son compte les 2,8 M€ issus de l'accord de fin de conflit avec la multinationale, qui s'ajoutent aux 177 000 € de capital de démarrage, financé par les 58 coopérateurs, tous anciens salariés. 58 actionnaires, qui disposent chacun d'une voix, et sont décisionnaires chaque fois qu'un choix stratégique s'impose. Vendredi le conseil d'administration a ainsi présenté à l'assemblée générale les options entre lesquelles il va devoir trancher en matière de politique commerciale. "Il y a trois possibilités ; soit on recrute un directeur commercial en interne, soit on a le choix entre deux sociétés extérieures" explique Gérard Cazorla. Car pour lancer la production d'ici la fin du premier trimestre 2015, le plus déterminant est la conquête des rayons de la grande distribution.

"Nous savons déjà qu'ils sont intéressés. Actuellement il n'existe qu'un seul acteur sur le marché pour les marques de distributeur" rappelle Olivier Leberquier "Unilever a arrêté de produire pour elles dans les années 90. Mais aujourd'hui les MDD représentent 20 % de parts de marché." Les coopérateurs ont déjà des accords avec deux sociétés, française et allemande, pour mobiliser l'approvisionnement nécessaire au démarrage, en moins d'un mois. À cette filière de distribution s'ajouteront les "niches" sur lesquelles la ScopTI compte se positionner, avec du thé vert haut de gamme en provenance d'une coopérative de Yên Bái au Vietnam, dont un échantillon a déjà été commercialisé sous forme de "production militante" ou encore les sachets d'infusion à base de tilleul fourni par les petits producteurs de Buis-les-Baronnies.

Reste la question de la marque. La Scop s'est allouée les services d'une équipe de consultants, dont certains ont participé à l'expérience du Tour du made in France, chargée d'animer des réunions de brainstorming avec les salariés, pour la choisir. "Plusieurs questions se posent ; faut-il une seule marque ou deux par exemple, notamment pour notre production bio ?" s'interrogent les deux représentants de la Scop, qui vient d'obtenir cette semaine la certification bio délivrée par Ecocert. Les Fralib, dont le combat avait suscité l'adhésion de nombreux soutiens, espèrent que leurs produits, annoncés pour le printemps 2015, rencontreront celle du consommateur.

La question du foncier


C'était en septembre 2012. Eugène Caselli signait l'acquisition du terrain et des bâtiments où est implantée l'usine Fralib, à Gémenos, moyennant 5,3 M€, avec les SCI Gounod Jouques et Gounod Gémenos, qui en étaient alors propriétaires, Unilever étant locataire des lieux. Un acte politique fort, qui permettait aux salariés porteurs du projet de coopérative, de bénéficier de ces locaux, le temps de lancer leur activité. Le président déclairait alors "Dans le cadre de ces projets, que MPM soutiendra dans la limite de ses compétences, Marseille Provence Métropole mettra à disposition des repreneurs ces terrains et bâtiments sous la forme d'une location ou d'une vente".

Et il est visiblement désormais temps de réclamer un tel loyer, de l'ordre de 500 000 € par an, dont la Scop n'est toutefois pas en mesure de s'acquitter durant ses premières années de démarrage. Des discussions sont donc en cours avec la collectivité. "Nous pourrions nous séparer d'une partie du terrain, les locaux administratifs notamment" explique Gérard Cazorla. Mais même dans cette hypothèse, un loyer serait pour l'heure trop lourd. De son côté, MPM que nous n'avons pu joindre hier, doit cependant s'acquitter de charges. La Région quant à elle vient de voter une subvention de 80 000 € à l'association Force et Bonté coopératrice de la Scop, pour bénéficier d'expertises, notamment sur ces questions là.

http://www.laprovence.com/article/econo ... uveau.html
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 27 Déc 2014, 12:13

Les machines vont redémarrer dès 2015 pour fabriquer du thé bio :

Les salariés de l'ex-usine Fralib de thés Lipton de Gémenos, près de Marseille, vont remettre leurs machines en marche début 2015, pour leur propre compte cette fois.

Cette coopérative, née après cinq années de lutte des salariés pour maintenir l'activité, est un symbole de l'économie solidaire que veut développer le gouvernement, un modèle « gagnant-gagnant » qui ne se termine pas toujours bien.

Le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a réservé sa première visite de terrain, début septembre, à la plus ancienne et la plus importante coopérative de France, Acome à Mortain (Manche), où 1 400 salariés fabriquent du matériel électrique. Son prédécesseur Arnaud Montebourg, comme avant lui le candidat à la présidentielle François Hollande, avaient préféré se rendre sur le site Fralib, dont les salariés s'opposaient au géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire Unilever.

20 millions d'euros d'indemnités


L'usine a été le seul site de fabrication en France des thés Lipton et des infusions Éléphant, une marque créée en 1896 à Marseille, avant que la multinationale décide sa fermeture définitive en 2012 et le licenciement des 182 salariés. Au terme de 1 336 jours d'occupation des locaux par 77 salariés, ces derniers ont fini par arracher en mai dernier près de 20 millions d'euros sous forme d'indemnités de licenciement ou encore pour le rachat des machines.

Unilever vient de solder ses obligations avec le versement de 2,85 millions d'euros sur les comptes de la société coopérative et participative (Scop), qui s'ajoutent aux 177 000 euros de capital de démarrage financé par les 58 coopérateurs.

« Une certification bio »


Une cinquantaine de salariés de l'ex-Fralib devenu ScopTi doivent les rejoindre dans les trois ans, dont 31 dès 2015 avec la remise en marche de l'usine à la fin du premier trimestre. « On a remis en état l'usine, on l'a nettoyée de fond en comble pour obtenir une certification bio qui vient de nous être octroyée », explique Gérard Cazorla, l'ex-délégué syndical devenu président de la nouvelle structure.

« Rien n'est simple, mais c'est la première fois que l'on va passer un vrai Noël après presque cinq ans de lutte. C'est déjà un sacré cadeau que nous nous sommes fait »
, conclut l'ouvrier devenu patron de la coopérative, confiant dans l'avenir. Selon le syndicat national du thé et des plantes à infusion, plus de 7 000 tonnes de thé et environ 3 000 tonnes d'infusions ont été consommées l'an dernier en France, pour des montants estimés respectivement à 558 et à 69 millions d'euros.

350 à 650 tonnes de sachets


Une part non négligeable est commercialisée par les grandes surfaces, souvent sous la forme de marques de distributeurs. Les salariés de ScopTi ont donc fait de la conquête des rayons de la grande distribution leur objectif premier, mais ils veulent aussi commercialiser leur marque en se positionnant sur des infusions à base de produits régionaux ou sur du thé vert haut de gamme en partenariat avec une coopérative du Vietnam.

Le projet global prévoit une montée progressive de la cadence des chaînes de fabrication, de 350 à 650 tonnes de sachets en trois ans. « On veut rester prudent. Si des opportunités se présentent, on saura y répondre avec un outil industriel adapté à un plan de charge bien plus important », dit Gérard Cazorla. « On s'attend à ce que ce soit difficile. On apprend tous les jours mais on avance bien, à notre rythme. »


http://www.ouest-france.fr/fralib-les-m ... io-3085471
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 07 Avr 2015, 18:59

Les ex-Fralib repassent à l’heure du thé

Désormais associés en Scop, 58 ex-salariés de l’usine d’Unilever à Gémenos, s’apprêtent à relancer la production. Un nouveau départ pour l’entreprise et de nouveaux métiers pour une équipe aguerrie par cinq ans de luttes.

http://www.liberation.fr/economie/2015/ ... he_1232302
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 04 Mai 2015, 19:54

Relance de la production le 26 mai 2015 par la nouvelle coopérative ouvrière constituée par les 58 salarié(e)s (ex Fralib) avec un nouveau logo
et une nouvelle appellation.

Le 19/20 France3 de ce jour ( à partir de 6mn38s )

http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... ence-alpes
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede bipbip » 25 Mai 2015, 11:26

Les ex-Fralib lancent leur production

C’est le retour des Fralib. Mardi 26 mai, la coopérative ouvrière SCOP-TI (Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions), qui a repris l’usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), lancera sa propre marque de thés et infusions.

Sur les 182 employés que comptait le site à sa fermeture, en 2012, 58 ont choisi de tenter l’aventure en devenant coopérateurs. Ils ont investi leurs indemnités de licenciement dans la SCOP et seront progressivement réintégrés dans l’effectif au fur et à mesure de la montée en charge de l’activité.

... http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... Lr2CVfA.99
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 25 Mai 2015, 20:07

Reportage : le JT de France 3 de lundi 25 mai 2015 ( à partir de 14mn 06s )

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/fr ... 10343.html
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 26 Mai 2015, 08:58

France 3 en direct de l'usine mardi

A l'occasion de la remise en route des chaînes de production des ex-Fralib, France 3 Provence assura, mardi 26 mai, une partie de ses éditions 12/13 et 19/20 en duplex depuis le site de fabrication de Gémenos, retransmis également sur notre site internet entre 13h45 et 14h.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 31377.html
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Béatrice » 26 Mai 2015, 15:43

"1336" : tea time pour les ex-Fralib !

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du ... -ex-fralib


1336 : la nouvelle marque dévoilée des ex-Fralib

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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Pïérô » 28 Mai 2015, 05:29

Les anciens de Fralib et leur coopérative lancent le thé de la transformation sociale et écologique

Après quatre années d’un rude combat, la soixantaine de coopérateurs de la Société coopérative ouvrière provençale thé et infusions, les ex-Fralib, lancent 1336 et ScopTI, leurs nouvelles marques. Exit les actionnaires d’Unilever, l’ancienne multinationale propriétaire, les arômes artificiels et le management néolibéral. Bienvenue à la politique salariale décidée au consensus, au tilleul bio et au thé centenaire. A Carcassonne, les anciens employés de la Fabrique du Sud se sont engagés dans le même type d’aventure, pour la fabrication de crèmes glacées. Reportage auprès de ces coopératives en quête d’une nouvelle éthique, de véritable progrès social et environnemental.

... http://www.bastamag.net/De-Fralib-a-La- ... n-quete-de
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Pïérô » 29 Mai 2015, 00:45

Ex-Fralib : Lancement de SCOP-TI et de 1336

Un an après la signature de fin de conflit avec le géant Unilever, les anciens salariés de Fralib, devenus sociétaires de la coopérative SCOP-TI, présentaient leurs deux nouvelles gammes de produits. Les machines vont prochainement reprendre du service afin de remplir les rayons des distributeurs pour l’automne, période propice à la consommation des boissons chaudes. Une nouvelle histoire d’une production éthique et écologique est en train de s’écrire.

... http://www.autogestion.asso.fr/?p=5224
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Re: GEMENOS : les salariés de Fralib occupent l'usine

Messagede Pïérô » 29 Juin 2015, 11:11

à écouter

Collection Enquêtes : Le combat des Fralib, la démocratie au cœur de l’entreprise

Un documentaire de Nicolas Joxe et Diphy Mariani
Prise de son : Chantal Nouvelot

C’est l’histoire d’une lutte entre des salariés déterminés à défendre leur usine et une multinationale décidée à la fermer car « insuffisamment compétitive ».

C’est l’histoire des Fralib, comme on les a appelés durant leurs 1.336 jours de lutte : 76 ouvriers qui travaillaient à Gémenos, près de Marseille, dans une usine de conditionnement de thé aromatique, fabriquant notamment le Thé Eléphant. A l’été 2010, ils apprennent que leur usine va fermer sur décision de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever. La direction organise le transfert de la production en Pologne. Cet été là, les salariés de Fralib décident d’entrer en résistance. Ils occupent jour et nuit leur entreprise pour empêcher le transfert des machines, multiplient les manifestations, rédigent des pétitions, appellent à boycotter les produits d’Unilever et se lancent dans une bataille judiciaire contre un groupe mondial pesant 46 milliards d’euros de chiffre d’affaires et employant 170 000 salariés.

Au cours de ces trois ans et demi de lutte, les salariés de Fralib vont progressivement élaborer un projet alternatif à la mort programmée de leur usine. Ils imaginent la création d’une SCOP, une société coopérative et participative, pour relancer l’activité du site.

Par trois fois, la justice annule le plan social présenté par la direction. En mai 2014, le géant de l'agroalimentaire cède sur les revendications des salariés. La direction d’Unilever et les syndicats de Fralib signent un accord de sortie de conflit.

Si une SCOP est une entreprise soumise comme les autres à l’impératif de rentabilité, elle bénéficie en revanche d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats favorisant la pérennité des emplois.

La lutte des Fralib questionnait la marche inhumaine de la mondialisation en refusant la destruction des emplois d’une usine rentable. Leur coopérative ébauchera sûrement des réponses, de nouvelles réponses pour penser l’entreprise autrement.


Avec :

Marc Decugis, ancien mécanicien, directeur général de la SCOP

Gérard Cazorla, secrétaire CGT au comité d’entreprise

Rim Hidri, ancienne ouvrière chez Fralib

Amine Ghenim, avocat des salariés Fralib

Yves Baroni, ouvrier aromatiseur

Olivier Leberquier, délégué CGT

Cyrille Rodriguez, Union régionale des SCOP

Henri Soler, magasinier

Nadine Fiquet, ancienne salariée de Fralib

http://www.franceculture.fr/emission-su ... 99entrepri
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