Solidarité avec les travailleurs-euses sans papiers en grève

Luttes des travailleurs-euses, chômage, précarité.

Solidarité avec les travailleurs-euses sans papiers en grève

Messagede croquemitaine » 16 Juin 2008, 17:20

Solidarité avec les travailleurs sans papiers en grève et régularisation de tous les sans-papiers

Les multiples réformes du Code de l’entrée et séjour des étrangers et demandeurs d’asile (Ceseda), au-delà des atteintes pures et simples aux droits fondamentaux qu’elles représentent, sont de redoutables instruments de pressurisation des travailleurs migrants au service du patronat et des intérêts économiques nationaux. En somme, une véritable « immigration choisie » sur des bases purement utilitaristes. À chaque fois, c’est un pas de plus vers un ordre sécuritaire, vers une société où le travailleur doit courber l’échine devant son patron, où le coût du travail se rapproche de zéro, vers une société où la précarité est la règle commune à tous.
Les étrangers sont envisagés par les pouvoirs publics comme une simple main-d’œuvre. Ils sont tour à tour considérés comme responsables du chômage ou absolument utiles à l’effort national, tout dépend de la conjoncture économique et sociale, voire politique. Les objectifs des différentes réformes sont clairement énoncés : mettre en place une immigration sélectionnée en fonction des besoins de main-d’œuvre, en alignant la durée de séjour sur celle de la durée du contrat de travail. Les titres de travail sont délivrés en fonction du niveau de qualification et du secteur d’emploi.


De plus, depuis des années, nombre de travailleurs migrants sans-papiers sont notamment employés dans des secteurs professionnels ne pouvant être délocalisés : restauration-hôtellerie, bâtiment, nettoyage et travail domestique. La situation de ces travailleurs est difficile. Outre l’expulsion du territoire qu’ils risquent quotidiennement, ils subissent des conditions de travail désastreuses, en violation de tous les droits auxquels ils peuvent prétendre. Ces travailleurs sont sous-payés – lorsqu’ils le sont – et ne bénéficient d’aucune assurance de Sécurité sociale ni de garantie d’emploi. Il y a plusieurs semaines, des travailleurs migrants, sur la base d’une revendication simple, un emploi = un titre de séjour, ont décidé d’entamer des luttes sur leur lieu de travail. La grève est un de leur rare moyen d’affirmation de leurs droits, bien qu’ils sachent parfaitement qu’ils s’exposent à des expulsions du territoire. Depuis le début de cette lutte, environ 1 000 dossiers de salariés sans papiers ont été portés devant les préfectures ; à ce jour, très peu d’entre eux ont obtenu un récépissé de trois mois. Il s’agit d’avancées dérisoires. Cette régularisation précaire ne concerne pour le moment que les salariés. Elle fait fi des personnes migrantes en tant que sujet de droit : membres de famille, personnes dans l’incapacité d’occuper un emploi, jeunes, malades, personnes âgées…

La CNT a toujours revendiqué l’ouverture des frontières et la régularisation globale des personnes sans papiers, dans une perspective de solidarité entre les peuples, de liberté de circulation et d’égalité entre tous. Le soutien et la participation à la lutte des salariés sans papiers entrent pleinement dans ces objectifs. Les travailleurs en grève doivent maintenir la pression, la lutte doit gagner du terrain et s’engager vers un rapport de force qui obligera les préfectures à régulariser leur situation administrative, et les employeurs à leur fournir des conditions de travail décentes.

La CNT réaffirme donc, conformément à ses principes internationalistes selon lesquels les travailleurs n’ont ni pays ni patrie, ses positions : d’une part, le retrait du Ceseda et de toutes les lois régissant l’entrée et le séjour des étrangers, la fin immédiate des expulsions et la libération de toutes les personnes enfermées pour irrégularité de séjour. Et, plus généralement, la liberté de circulation, d’installation et de séjour, la suppression de toutes les frontières, la fermeture des centres de rétention, des zones d’attente et des prisons, l’égalité de salaire, de statut et de droits entre tous les travailleurs, migrants ou non, la suppression des restrictions d’accès à certaines professions pour les travailleurs étrangers et l’obtention généralisée de la carte de séjour de dix ans.

Commission travailleurs migrants SI CNT
croquemitaine
 

Re: Solidarité avec les travailleurs sans papiers en grève

Messagede L'autre facteur » 17 Juin 2008, 18:41

Je rajoute le communiqué de la CGA sur le même sujet, même s'il date un peu.

Soutien aux travailleurs sans-papiers en grève
Régularisation de tous les sans-papiers
Pour la liberté de circulation et installation

Au mois d'avril des centaines de travailleurs sans-papiers se sont mis en grève pour obtenir leur régularisation. Aujourd'hui de nombreux autres ont rejoint le mouvement. Par leur grève ils mettent en lumière, au-delà des discours, les implications concrètes des politiques migratoires répressives menées par les gouvernements successifs : chasse aux étrangers, réductions des possibilités d'obtenir un titre de séjour et de vivre normalement sur le territoire. Ceci n'a pas pour but leur expulsion, mais la constitution d'un réservoir d'emplois sans droits comme garantie des bénéfices de certains secteurs d'activités, impliquant une pression sur l'ensemble des salariés. Les luttes dans les écoles ont montré les réalités de traitement des enfants et des familles sans-papiers ; celles dans les CRA la gestion inhumaine de l'éloignement et de l'enfermement des étrangers.

Si les gouvernants étatiques et économiques jouent sur la peur et le racisme pour justifier ces politiques honteuses, c'est pour mieux nous faire oublier la réalité de la répartition profondément inégalitaire des richesses ici et à l'échelle internationale où seul les bénéfices des actionnaires comptent. Ainsi, c'est bien dans la même logique de division que L'État précarise la main d'oeuvre sans-papiers et détruit une à une les conquêtes sociales reposant sur la solidarité comme le régime des retraites ou la sécurité sociale. L'État se pose ainsi comme le garant de la fortune des capitalistes.

Les conditions de travail infectes appliquées aux travailleurs et travailleuses sans-papiers sont les conditions de travail qui seront les nôtres demain si nous laissons faire. Le combat des sans-papiers est le nôtre.

La CGA apporte son soutien aux travailleurs et travailleuses sans-papiers en luttes aujourd'hui, ainsi qu'à toutes les luttes de sans-papiers en général.
Notre refus de la division engendrée par les frontières nous a toujours amenés à lutter pour la liberté de circulation. Ainsi, nous nous inscrivons aujourd'hui dans la perspective d'étendre la grève, de renforcer le rapport de force, et de fédérer les différentes luttes sans-papiers pour construire un mouvement global qui contraigne à une régularisation d'ensemble et à l'abrogation des lois anti-immigrés.

Le 21 mai 2008
Relations Extérieures de la
Coordination des Groupes Anarchistes
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3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Berckman » 12 Oct 2009, 15:51

3ème vague de grève entammée ce jour, avec occupation de 25 sites dans les secteurs du nettoyage, de la restauration, du bâtiment...

Nouvelle grève de sans-papiers à Paris
> AFP
> 12/10/2009 | Mise à jour : 13:19 | Ajouter à ma sélection
> Plus d'un millier de salariés sans-papiers ont entamé aujourd'hui une
> grève coordonnée et l'occupation de plusieurs sites à Paris, dont le siège
> du patronat des travaux publics (FNTP) pour exiger l'application identique
> pour tous des critères de régularisation par le travail, selon des sources
> concordantes.
>
> "On a plus d'un millier de travailleurs sans papiers en grève, regroupés
> sur six sites", a indiqué à l'AFP Raymond Chauveau, qui pour la CGT
> coordonne ce mouvement, avec le concours de Solidaires (syndicats Sud) et
> le soutien de neuf autres syndicats et associations, dont la CFDT et la
> Cimade.
>
> Dans une récente lettre au gouvernement, ces syndicats et associations ont
> pointé les blocages qui "persistent voire grandissent", faisant obstacle
> selon eux à une application égale pour tous des textes permettant la
> régularisation par le travail, et livrant les travailleurs concernés au
> règne de l'arbitraire.
>
> Selon M. Chauveau, environ 160 se sont regroupés 9 rue de Berry (VIIIe) au
> siège de la fédération patronale des travaux publics (FNTP), qui a
> confirmé à l'AFP qu'"une centaine de travailleurs avaient investi
> pacifiquement son hall d'entrée vers 10h00".
>
> Dans le même arrondissement, selon M. Chauveau, une cinquantaine de
> travailleurs sans-papiers occupaient également les locaux d'un organisme
> de formation professionnelle de la restauration, le Fafih, 3 rue de la
> Ville l'Evêque, ce qu'une source proche a également confirmée.
>
> Dans le XVIIe arrondissement, environ 350 intérimaires sans-papiers ont
> entamé l'occupation de trois agences, à l'enseigne CRIT et Synergie rue de
> Rome, tandis qu'une centaine d'autres se sont installés dans les locaux du
> groupe Samsic (propreté) rue des Combes. La direction de Samsic n'était
> pas joignable dans l'immédiat.
> Les ouvriers sans-papiers de deux chantiers, une cinquantaine sur un site
> en démolition rue Lapérouse (XVIe) et une trentaine à Massy sur un site
> sous-traité par le groupe Bouygues à la société GCC ont également débrayé,
> selon M. Chauveau.


Plus d'infos dès que dispo
Berckman
 

Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 18 Oct 2009, 19:52

Ce soir, il y a 3000 grévistes recensés sur l'Ile de France, sur près d'une quarantaine de sites. La question du soutien, et en terme de présence, est vitale. Sans celà les piquets de grève ne pourront pas assez tenir.

Communiqué d'Alternative Libertaire :

Grève des travailleurs et travailleuses sans-papiers

Renforcer la lutte et la solidarité

Depuis le 12 octobre une grève coordonnée de plusieurs milliers de salarié-e-s sans papiers touche une trentaine d’entreprises occupées en région parisienne. Soutenus par leurs organisations syndicales et des associations, ces travailleurs exigent leur régularisation et dénoncent l’exploitation qu’ils subissent de la part de leurs employeurs, dont certains sont des sous-traitants d’entreprises publiques. L’an passé de telles grèves avaient permis la régularisation de plusieurs milliers de travailleurs. Cette année, le mouvement organisé de manière intersyndicales et inter-associative vise à arracher au gouvernement une circulaire de régularisation pour tous les salarié-e-s sans-papiers.

Le mouvement qui s’intensifie est en butte à la répression gouvernementale allant jusqu’à des arrestations sur les piquets de grève. La solidarité de l’ensemble du mouvement social avec ces luttes est une nécessité.

Alternative libertaire affirme sa solidarité avec le mouvement en cours, revendique la régularisation de toutes et tous les sans-papiers ainsi que la liberté de circulation et d'installation. Nous appelons à la participation la plus massive possible aux formes de soutien, notamment les comités locaux, qui se mettent en place.

Alternative libertaire, le 18 octobre 2009.
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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 20 Oct 2009, 12:29

La cartographie de la vague de grèves :
http://alternativelibertaire.org/spip.php?article3132

Image
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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 22 Oct 2009, 11:23

Hier soir, au moins 3681 grévistes, loin du chiffre de 2008, la vague s'amplifie et cela va continuer.
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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 29 Oct 2009, 15:06

PLus d"une quarantaine de sites et plus de 4000 grévistes, dans un silence assez sidéral des médias.
Pour suivre l'info régulièrement, j'ai ajouté deux blogs actifs dans les liens temporaires du forum selon actualité ( viewtopic.php?f=16&t=987#p17565 ) :
. Blog de B Rondeau : http://grevesanspapiers.blogspot.com/
. Blog des Communistes libertaires du Val-de-Seine et du Val-d'Oise (AL) : http://libertaires95-val-de-seine.over-blog.com/
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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 05 Nov 2009, 17:15

4896 grévistes répertoriés hier soir.
Grosse manif nationale anoncée pour le 29 novembre par l'UCIJ (Union Contre l'Immigration Jetable), et une manif le 14 (?) par la CNSP (Coordination Nationale des Sans Papiers).
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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 07 Nov 2009, 19:21

.
Un journal pour les travailleurs sans papiers en grève.


Image

.

Le premier numéro d'ICI, le journal des travailleurs sans papiers qui occupent depuis le 12 octobre 2009 une quarantaine de lieux en Ile-de-France, est distribué à compter de ce week-end par les grévistes engagés dans la lutte.

Les organisations syndicales et associations mandatées par le mouvement des grévistes poursuivent les négociations pour l'obtention d'une circulaire de régularisation uniforme pour tous les travailleurs sans papiers, quelque soit leur statut, leur département ou leur nationalité.

Tiré à 50.000 exemplaires, ce premier numéro d'ICI contient des éclairages sur ce mouvement unitaire historique, des reportages et des paroles de grévistes ainsi que des interviews de représentants d'associations ou d'organisations engagés aux côté de ces travailleurs. Ce journal réalisé par des photographes et journalistes bénévoles est illustré de dizaines de photos témoignant de cette lutte sociale inédite.
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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Antigone » 08 Nov 2009, 13:53

France24 - 06 nov 2009

Plus de 5.000 sans-papiers en grève pour leur régularisation, selon la CGT

AFP - Plus de 5.000 travailleurs immigrés sans-papiers sont en grève dans 1.253 entreprises essentiellement dans le BTP, le gardiennage et la restauration pour demander leur régularisation, selon le dernier décompte donné vendredi par la CGT.

"Une quarantaine de sites sont occupés, ça tourne", a précisé Francine Blanche, secrétaire confédérale du syndicat qui encadre leur mouvement.
Le mouvement a été lancé mi-octobre par les sans-papiers, essentiellement africains, qui demandent une circulaire élargissant le champ des régularisations et dénoncent les différences de traitement de leurs dossiers selon les départements.

Quatre réunions ont déjà eu lieu entre les représentants syndicaux et le ministère de l'Immigration. Sont notamment demandés l'abaissement de la durée de séjour en France de cinq à trois ans pour la régularisation, l'entrée dans le dispositif des personnels de sécurité et la prise en compte du travail au noir.
Ces deux derniers points demandent une intervention des ministères du Travail et de l'Intérieur et risquent donc de retarder l'éaboration d'une nouvelle circulaire, précise une source proche du ministère.

Même si une nouvelle réunion est prévue la semaine prochaine, la CGT entend maintenir la pression.
"Quand un site est évacué, un autre site le remplace, c'est ce qui s'est passé ce matin où les sans-papiers qui occupaient l'agence d'interim Crit près de la gare Saint-Lazare depuis plus de trois semaines ont dû en partir et sont allés immédiatement occuper une agence Manpower à Courbevoie", a précisé Mme Blanche.

Elle dénonce certaines évacuations comme celle, lundi, du chantier de rénovation de la tour First, ex-Axa, occupée par environ 350 grévistes sans papiers "sur simple réquisition de la préfecture, et sans décision de justice, alors que certains des grévistes avaient des badges prouvant qu'ils travaillaient bien sur ce chantier".
"Le droit de grève chez leur donneur d'ordre leur est dénié", a-t-elle estimé.

Au-delà du +phénomène sans-papiers+, c'est la première fois qu'une grève aussi importante a lieu dans la sous-traitance", a-t-elle fait remarquer.


Est-ce que la CGT cherche à faire oublier l'opération de ses nervis il y a quelques semaines à la Bourse du travail ? Toujours est-il que ces derniers jours, ses responsables déploient une grosse énergie à se mettre à la tête du mouvement.
Tout cela risque fort de se terminer par une régularisation "républicaine" et retour des immigrés sur leur lieux de travail avec sensiblement les mêmes conditions de travail. Même l'esclavage est régularisable.

Manifestation le 14 novembre à Paris à 14h, de Denfert en direction du Ministère de l'immigration (mais on lui fera certainement prendre une bifurcation)
Antigone
 

Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 09 Nov 2009, 07:58

il est clair que la CGT à des moyens importants, mais il ne faut pas oublier aussi le soutien actif de Solidaires, de la CNT-f, etc...Il est clair aussi et effectivement que celà n'abattra pas le capitalisme, mais il y a cinq fois plus de grèviste qu'à l'acte 1, et chaque jour le mouvement s'amplifie, et ces travailleurs et travailleuses sortent de l'ombre, et prennent conscience de la force collective.

Manifs du 14 nov à l'initiative de la CNSP et du 29 à l'initiative de L'UCIJ annoncées là : viewtopic.php?f=76&t=862&start=90#p51051

liste au 4 novembre des piquets de grève : http://grevesanspapiers.blogspot.com/20 ... .html#more
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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 13 Nov 2009, 20:02

Liste des piquets de grève actualisée au 12 novembre 2009 à 22 heures : http://travailleurssanspapiers.org/List ... greve.html

Maintenant plus de 5200 grévistes, en lutte depuis un mois dans 1.253 entreprises de 38 départements, répartis en une quarantaine de sites pour demander une circulaire élargie permettant leur régularisation.
Cinq sites d’Intérim ont été évacués : les salariés de l’intérim ont-ils le droit de faire grève ?



FAIRE RESPECTER LE DROIT DE GREVE DES SALARIE-E-S SANS PAPIERS !

Un mois après son lancement, le mouvement des travailleurs-euses sans papiers se poursuit, s’amplifie et s’étend : plus de 5000 grévistes, 38 départements touchés, 1800 entreprises concernées à ce jour. Mais en face, ni le gouvernement, ni le patronat n’ont encore pris la mesure de la détermination des travailleurs-euses concerné(e)s, décidé(e)s à obtenir une circulaire de régularisation des salarié-e-s sans papiers.

En contournant les procédures juridiques, voire même en les ignorant, « certaines autorités » cherchent à renvoyer dans « l’invisibilité » celles et ceux qui ont choisi la voie de l’action collective de grève pour faire aboutir leurs revendications. De référés en astreintes financières, d’ordonnances sur requête en évacuations pures et simples, les procédures se multiplient.

Les organisations syndicales et les associations soussignées appellent solennellement le gouvernement à faire cesser ces manœuvres d’intimidation qui de toute façon, n’entameront pas la détermination des grévistes puisqu’elles ne résolvent rien sur le fond.

Les organisations et associations soussignées décident de déposer conjointement un recours contre l’utilisation abusive et irrégulière de l’ordonnance sur requête. Elles considèrent que, dans le cadre d’un conflit social, ces évacuations, de même a fortiori que celles effectuéees sans aucune notification valable, constituent une atteinte anticonstitutionnelle au droit de grève.

Les organisations syndicales et les associations parties prenantes du mouvement des travailleurs-euses sans papiers appellent toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la justice et aux droits à tout faire pour que ces salarié-es gagnent une circulaire de régularisation avec des « critères simplifiés, améliorés, harmonisés, garantissant l’égalité de traitement et une procédure de régularisation sécurisée ».

Vendredi 13 novembre, le référé contre les grévistes de Samsic est en audience. Les organisations syndicales et associations soussignées y interviendront pour défendre le droit des salariés, quels qu’ils soient, à l’action collective, y compris celui des intérimaires et des salariés des TPE-PME.


Signataires : CGT, FSU, Solidaires, Autremonde, Ligue des droits de l’Homme, Cimade, Femmes Egalité, RESF.



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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 21 Nov 2009, 18:23

Le Monde, 20 nov :


Les travailleurs sans papiers déterminés à être régularisés

ls travaillent dans la restauration, la confection ou le BTP. Depuis un mois et demi, 1 433 travailleurs sans papiers occupent le pavé près de la Madeleine. Africains, Chinois, Maghrébins... Ils ont investi le siège du Fonds d'assurance formation de l'industrie hôtelière (Fafih) pour obtenir le droit de rester en France.

Commencé le 12 octobre, le mouvement n'a cessé de s'amplifier. D'après les syndicats, il rassemble aujourd'hui 5 200 grévistes dans plus de 70 sites à travers toute la France. Mille huit cent entreprises seraient touchées. "Et nous sommes chaque jour plus nombreux", s'enthousiasme Raymond Chauveau de la CGT.

Face à l'afflux de travailleurs à la Fafih, chaque communauté a désigné un délégué pour organiser le quotidien. Principal intermédiaire des 1 082 travailleurs africains, Koné Faganda, 49 ans, est arrivé en France il y a 8 ans. Plongeur puis commis, il n'a pas participé au mouvement social de l'année passée. Ce sont des amis qui lui ont parlé de la grève orchestrée par la CGT. "Ici, explique-t-il, il y a un peu de tout : des Maliens, des Mauritaniens, des Sénégalais, des Camerounais... 99 % d'entre eux travaillent dans la restauration depuis plusieurs années, mais c'est la première fois qu'ils font grève."

"HEUREUSEMENT, L'AMBIANCE EST BONNE"

Depuis le début de l'occupation des locaux, la police est venue une dizaine de fois. "Nous sommes juste à côté du commissariat et du ministère de l'intérieur. Ils ne nous ont pas expulsés, mais ça viendra. En attendant, tout se passe bien", explique Eric Wichegrod, délégué CGT qui a participé au mouvement de 2008. Chaque nuit, un groupe d'une vingtaine de grévistes dort sur place. L'espace est exigu, mais la vie en commun réglée comme une partition.

Chaque communauté s'occupe de sa propre intendance. "On se cotise, on passe commande et puis certains d'entre nous vont chercher le riz, le poulet et la sauce déjà cuisinés dans les foyers", explique Koné Faganda. Les groupes s'accroupissent autour des récipients pour partager le mafé. Au rez-de-chaussé, certains jouent aux cartes, parcourent un livre, partagent une paire d'écouteurs ou un café. Une dizaine de nattes ont été disposées à même le sol pour les plus fatigués. "On n'a rien d'autres à faire qu'attendre", explique un Algérien de 41 ans.

L'homme, qui souhaite rester anonyme, vit et travaille en France depuis 6 ans. "Réglo", il a payé ses impôts et cotisé jusqu'à son licenciement en août. "Le nouveau patron a 'découvert' que j'avais des faux papiers", ironise-t-il. C'est la Cimade qui lui a conseillé de rejoindre les grévistes de la Fafih. "C'est presque aussi pénible que d'aller travailler. On se lève tôt, il faut rester sur place jusqu'à 18 heures, on traîne. Je me sens un peu inutile. Heureusement, l'ambiance est bonne."

"DIFFICILE DE FAIRE PLIER UN GOUVERNEMENT"

En 2008, les grévistes occupaient essentiellement leurs entreprises pour faire pression sur leurs patrons. Cette année, le mouvement est plus massif et touche aussi bien la restauration que le BTP, le gardiennage, la confection et les entreprises d'intérim. "On se bat pour être régularisés, mais surtout pour une bonne circulaire (sur la régularisation par le travail)", explique Koné Faganda. Des discussions sont en cours entre le ministère de l'immigration et les syndicats CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires. "C'est plus difficile de faire plier un gouvernement", observe Bernard Rondeau, photographe-militant qui a couvert la grève de l'année dernière et créé un journal pour les travailleurs sans papiers.

A ses côtés, Adama Camarra salue les copains. Ancien gréviste des restaurants Chez Papa, il a été régularisé en 2008. Grand Malien de 35 ans, il est venu aujourd'hui pour soutenir ses camarades. "Je sais que le mouvement est plus rude cette année, dit-il, mais on a servi d'exemple. Il faut garder espoir".

Elise Barthet


à noter que plus de 300 travailleurs chinois se sont joints au mouvement.
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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 25 Nov 2009, 08:54

Occupation d'agences d'intérim hier à Orléans par des intérimaires sans-papiers, où une cinquantaine de salariés grévistes ont pris possession des agences d’intérim RANDSTAD, MANPOWER, SYNERGIE, ADECCO et SUPPLAY. C'est important car il y a un enjeu dans le fait que le mouvement s'étende dans tout l'hexagone et s'amplifie.
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Re: 3ème vague de grève des travailleuses-eurs sans papiers

Messagede Pïérô » 26 Nov 2009, 10:58

sur liberation.fr : http://www.liberation.fr/societe/010160 ... egularises.
C'est loin du compte

Besson annonce qu'un millier de sans-papiers seraient régularisables
Le ministre de l'Immigration présentait ce mercredi matin la nouvelle circulaire indiquant aux préfets les critères à prendre en compte pour l’admission exceptionnelle au séjour des salariés étrangers, au titre du travail.

«Vous avez entendu Nicolas Sarkozy : Il n'y aura pas de régularisation massive», a martelé Eric Besson ce mercredi midi. Le ministre de l'Immigration avait convié la presse pour «préciser quelques points d'actualité» dans la lutte contre l'emploi des étrangers en situation irrégulière.

Alors que plus de 5.000 sans-papiers sont en grève depuis un mois et demi dans la région parisienne, le ministre a rappelé que les régularisations se feraient «au cas par cas», rabrouant au passage Martine Aubry qui prônait ce week-end une régularisation «large» sur critères (et non pas «massive»): «C'est irresponsable, démagogique et indigne de la part de la première secrétaire d'un parti qui se dit de gouvernement.» Et d'insister: «Ce n'est pas au moment où l'emploi se détériore qu'il faut ouvrir nos portes à l'immigration clandestine.»

Une nouvelle circulaire

Dans le même temps, le ministre table sur «500 à 1000» régularisations de sans-papiers embauchés avant le 1er juillet 2008, au titre de la nouvelle circulaire adressée hier aux préfets. Ce texte, accompagné d'un guide des bonnes pratiques, précise les critères à prendre en compte pour l'admission exceptionnelle au séjour des salariés étrangers, au titre du travail. «Cette nouvelle circulaire (la première avait été censurée par le conseil d'Etat, ndlr) laisse une marge d'appréciation aux préfets pour se conformer à la doctrine du conseil d'Etat», commence le ministre.

Parmi les critères: l'ancienneté du séjour en France (une durée au moins égale à 5 ans), l'exercice d'un emploi déclaré dans un métier sous tension (soit dans le métier, soit dans la zone géographique), l'ancienneté dans l'entreprise, égale ou supérieure à un an et la nature de la promesse d'embauche, égale ou supérieure à un an. Enfin, les critères pour apprécier l'«intégration du demandeur», sont élargis, en prenant en compte «le paiement des impôts ou le niveau de langue française».

Sur le projet de loi en préparation

Le ministre est ensuite revenu sur le projet de loi en préparation, brossé à grands traits dimanche, visant à «renforcer et systématiser» les sanctions à l'encontre des entreprises employant des étrangers en situation irrégulière. Accusé d'avoir préparé ce texte de loi à la hâte en vue des régionales, Eric Besson a rétorqué qu'il s'agissait de transposer des directives européennes (notamment la directive-sanction du 18 juin 2009).

Sur le fond, il a précisé (à défaut de clarifier) certains points. Ainsi, une disposition du texte devrait viser directement «les donneurs d'ordre» (ces entreprises en haut de la chaîne) qui s'abritent souvent derrière les sous-traitants en feignant d'ignorer l'emploi de sans-papiers. «Le projet de loi prévoira que tout maître d'ouvrage informé par écrit par un agent de contrôle, par un syndicat ou une association professionnelle ou une institution représentative du personnel, de l'intervention d'un sous-traitant en situation irrégulière, sera aussi tenu responsable.»

Quant à la fermeture administrative, Besson a indiqué que cette sanction «ne sera ni automatique, ni uniforme, mais proportionnée à l'ampleur des faits constatés», et ne concernerait que des établissements et non des entreprises. Autrement dit, il n'est pas question de fermer demain des grandes la RATP ou Bouygues...


réaction syndicale :

Les syndicats s'irritent de la sévérité des critères : cinq ans de résidence en France, un an dans l'entreprise... Et dénoncent « l'hypocrisie » du gouvernement.
Ils sont entre 200 000 et 400 000, travaillent dans le bâtiment, la sécurité, la restauration, le nettoyage ou l'aide à domicile. Certains exercent au noir, mais la plupart cotisent, paient leurs impôts « et ne sont donc pas en situation de travail non déclaré », insistent les syndicats. Depuis le 12 octobre, 5 400 d'entre eux, selon la CGT, sont en grève. Fatigués d'une vie de clandestin, la peur au ventre.

Ministre de l'Immigration, Éric Besson, a annoncé hier que 500 à 1 000 de ces travailleurs sans-papiers devraient être régularisés. La nouvelle circulaire, envoyée aux préfets, fixe cependant des critères stricts : avoir séjourné au moins cinq ans en France, travailler depuis au moins un an dans l'entreprise, disposer d'une promesse d'embauche de plus de douze mois et être « intégré ».

Cinq ans de résidence en France ? « Cela signifie que le gouvernement a pris l'option de maintenir des travailleurs sans droits pendant cinq ans [...] et que les patrons puissent, par le jeu de la sous-traitance et de l'intérim, avoir des salariés sans droits pendant cinq ans », s'irrite Raymond Chauveau, un des coordinateurs (CGT) du mouvement de grève. « On est en pleine hypocrisie », dit aussi François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, car « on a besoin » de ces travailleurs.

suite : http://www.ouest-france.fr/actu/economi ... 3_actu.Htm


Le mouvement ne doit pas se relacher...

Pour rappel, manif ce dimanche 29 Novembre à Paris, déjà annoncé dans le topic "soutien aux sans papiers" :

Pour une politique de l’immigration respectueuse des droits fondamentaux !

Le Dimanche 29 Novembre 2009 à 14h30, de la place Edmond Rostand (Métro ou RER Luxembourg) au ministère de l’immigration à Paris

Des enfants arrêtés des bébés en centre de rétention des familles et des couples séparés des lycéens et des étudiants forcés d’arrêter leurs études des malades privés de soins des exilés pourchassés des travailleurs qui cotisent et n’ont aucun droits sociaux une main-d’oeuvre immigrée maintenue volontairement dans la précarité

Quotas d’expulsion, quotas de délits de solidarité, fichage, appels à la délation, traitement arbitraire et suspicion à tous les niveaux de l’administration, contrôles au faciès, enfermement, morts en fourgon, décès aux postes de police …

Les politiques d’immigration française et européenne désignent les étrangers comme une menace. Elles orientent nos sociétés vers une xénophobie d’Etat. Sous couvert de défendre une prétendue identité nationale, elles incitent au racisme et au repli communautaire. Elles sont utilisées pour aggraver les régressions sociales dirigées contre toutes et tous.

L’instrumentalisation politique des questions d’immigration entraîne nos pays sur des pentes dangereuses. La France ne respecte pas ses engagements comme signataire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, des textes qui défendent et protègent le droit de toutes et tous.

Nous n’acceptons pas les politiques commises en notre nom !

Nous voulons l’égalité des droits !

Pour une politique de l’immigration respectueuse des droits fondamentaux !

UCIJ - Uni(e)s Contre une Immigration Jetable



UCIJ - Uni(e)s Contre une Immigration Jetable appel soutenu par :

Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie - ALIF - Alternative Libertaire - Association des Marocains en France - Association de défense des droits de l’homme au Maroc - Association solidarité familles roumaines et roms Massy et Palaiseau - ATMF - ATTAC - Autremonde - Bondy autrement
Coordination des associations des Sénégalais de l’extérieur - CEDETIM - CGT - CIMADE - Collectif Gauche antilibérale unie - Collectif Haïti de France - Collectifs des sans-papiers turcs et kurdes - Collectif de soutien des exilés de Paris - COPAF - Coordination 93 de luttes des sans-papiers
CSP75 - C’Sur Calais - Démocratie Togo - DIDF (Travailleurs et jeunes de Turquie) - Droits devant !! - Femmes de la Terre - Femmes Egalité - Fondation Frantz Fanon - FSU - FTCR - Gisti - La Gauche Cactus - LDH - les Alternatifs - les Verts - LO - MRAP - NPA - 9ème collectif de sans-papiers - Parti de Gauche - PCF - PCOF - Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées - Rassemblement de la Diaspora Africaine - RESF - Réseau chrétien Immigrés - Syndicat des avocats de France - Salam (Nord Pas-de-Calais) - Syndicat de la magistrature - SUD Education - Terre d’errance (Pas-de-Calais) - UNEF - Union des associations latino-américaines en France - Union syndicale de la psychiatrie - Union syndicale Solidaires


même appel pour manif à Rennes, à 15h place de la mairie signé localement par :
Alternative libertaire - Amitiés kurdes de Bretagne - ATTAC 35 - CGT 35 - Cimade Rennes - CNT STE 35 - DAL 35 - FASE 35 - FEP CFDT 35 - FSU 35 - Gauche unitaire 35 - Groupe la vie nouvelle Rennes - LDH Rennes - les Verts Rennes - Mix cité Rennes - MJCF 35 - MJS 35 - MRAP 35 - Mouvement de la paix Rennes - NPA 35 - Relais étrangers - RESF 35 - RUSF 35 - UAIR - Union syndicale Solidaires 35 - UNEF Rennes

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extraits du film en tournage "on vit ici " : http://grevesanspapiers.blogspot.com/20 ... t-ici.html
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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