Goodyear en lutte

Luttes des travailleurs-euses, chômage, précarité.

Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 16 Jan 2016, 16:43

Goodyear : Ils ont suivi leur conscience et leur cœur

« La matraque et le barreau seront leur réponse au lent effondrement d’un système injuste qui vacille sous le poids de sa propre vacuité. À nous de survivre et de, vite, faire advenir l’aurore. »

Aujourd’hui, en France, on va en prison pour avoir défendu son travail. Un tribunal français en a décidé ainsi : les huit anciens salariés de Goodyear écoperont de 9 mois de prison ferme et 15 mois de prison avec sursis pour trente heures de séquestration sans atteinte physique de deux membres de leur direction.

On va prendre ces huit hommes et les enfermer dans une cellule – pendant de longues semaines, on va les priver de liberté et envoyer un message clair aux autres travailleurs : gare à ceux qui résistent pour conserver leur emploi ou leur dignité ! Un bon travailleur, nous dit la justice française, est un mouton, une créature qui baisse les yeux et les bras, qui accepte son sort sans broncher et qu’on peut donc virer ou maltraiter avec désinvolture.

La violence est au centre du monde travail

Un avocat, qui approuve le verdict, a décrit le procès comme un signe « que la violence n’a plus sa place dans le monde du travail ». [1] Il a tout faux. La violence est au centre du monde travail, elle est partout, des plus basiques échanges humains aux grands conseils d’administration où se joue la vie de milliers d’individus. Le travail est violence : violence de la hiérarchie, violence de la répétitivité, violence des dividendes et des grands salaires, violence des délocalisations et des efforts consentis dans la peur de voir les emplois s’envoler ; violence donc d’un système construit sur l’idée que le profit devrait régner en maître sur les relations humaines et qu’on devrait lui consentir tous les sacrifices.

Seulement, cette violence ne sera jamais mise en procès et ses instigateurs – les patrons, les PDG, les grands actionnaires, les managers – ne seront jamais inquiétés par les tribunaux. On devrait même les admirer et considérer leur œuvre comme un sommet de la civilisation occidentale… Ceux qui profitent du travail des autres, qui ne seraient rien sans les centaines de mains à leur service, sont considérés par les politiciens comme des messies : loin de leur taper sur les doigts, on leur fait des cadeaux en espérant très forts qu’ils réduiront un chômage qui les arrange pourtant fort bien.

Leur violence, celle de la vie facile, de l’aisance et surtout du pouvoir de détruire, d’une signature, le destin d’autres êtres humains, cette violence-là est protégée, entretenue, perfectionnée par l’État et le système économique en général.

Blocage, occupation, séquestration, réappropriation des machines et du matériel

Ce que les huit d’Amiens-Nord ont fait, c’est montrer à leur direction que la violence d’une fermeture d’usine qui met 1.173 salariés sur le carreau est aussi concrète que celle qui consiste à rester enfermer dans une pièce pendant trente heures avec une poignée de syndicalistes. Et quelle séquestration ! C’était à peine une mise en bouche, un petit échantillon.

Une femme ou un homme qui perd son travail, c’est un salaire qui disparaît, c’est peut-être une famille jetée dans les affres de l’instabilité financière, peut-être dans la pauvreté. Cette violence retire à l’être humain son moyen d’existence et lui enjoint de se débrouiller dans un monde où le chômage est endémique, où les industries s’écroulent et où les travailleurs d’un certain âge sont fuis comme la peste par les DRH. Ce sont des jours entiers de souffrance, d’angoisse et d’humiliation.

Auraient-ils dû, les huit d’Amiens et tous les camarades, accepter de voir leurs salaires diminuer et leurs conditions de travail se dégrader ? Auraient-ils dû plier devant le chantage d’une entreprise qui, en 2014, année des faits reprochés, a enregistré un bénéfice net de 2,45 milliards de dollars ? Non, ils ont suivi leur conscience et leur cœur.

Quand on affronte une coalition d’intérêts aussi puissante et une philosophie où l’humain est une valeur de capital, qu’on met dans des colonnes et qu’on biffe, d’un coup de crayon, la violence est parfois légitime. La grève ne suffit pas toujours et le blocage, l’occupation, la séquestration, la réappropriation des machines et du matériel deviennent souvent une nécessité.

Une nuit de plus en plus sombre

Nous espérons, pour le bien de nos camarades, que les condamnations seront annulées en appel ou, au strict minimum, aménagée. Mais cette bonne nouvelle serait de toute façon gâchée par le sort de tous ceux qui croupissent dans des cellules, pour une nuit ou cent, pour avoir défendu leur droit de vivre honnêtement, contre la violence des riches ou celle de l’État.

Il semble que nous ayons, dans les années à venir, à nous enfoncer dans une nuit de plus en plus sombre. Alors que les pauvres sont tous les jours plus pauvres et les riches tous les jours plus riches, les gouvernements européens choisissent la voie de l’ordre et criminalisent toute action qui s’opposerait au statu quo. La matraque et le barreau seront leur réponse au lent effondrement d’un système injuste qui vacille sous le poids de sa propre vacuité. À nous de survivre et de, vite, faire advenir l’aurore.

Aujourd’hui, c’est une petite lumière que nous allumons pour les huit d’Amiens-Nord : nous ne vous oublions pas et nous vous accompagnons en esprit. Demain, peut-être, nous serons à votre place.

Julien Clamence (AL Bruxelles)



• « L’odeur des pneus brûlés » Retour sur les luttes des ouvrières et ouvriers de Goodyear, Dunlop et Continental http://alternativelibertaire.org/?Goody ... tinental-L

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Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 19 Jan 2016, 03:36

Goodyear : une criminalisation qui se fait au nom du dialogue social
Sur fond d’augmentation du chômage, la condamnation de 8 salariés, dont 5 syndicalistes de la CGT, de l’usine Goodyear à 2 ans de prison dont 9 mois fermes pour séquestration de deux cadres de leur usine afin de défendre leur emploi, fait l’effet d’une véritable déflagration dans le monde syndical et politique.
Elle confirme un processus de criminalisation de l’action syndicale, déjà largement dénoncé par l’Observatoire de la répression et de la discrimination syndicale (ODRS) dans son dernier rapport. Cette criminalisation se fait au nom du « dialogue social » tant vanté par le gouvernement. Ainsi, la ministre du Travail, tout en faisant mine de comprendre « la désespérance des salariés », justifie pleinement la sanction envers les syndicalistes en rappelant que « la séquestration et la violence sont inacceptables », qu’ « elles ne font pas partie des outils du dialogue social ». Or, c’est bien précisément parce que la démocratie en entreprise n’est que pure formalisme que la désespérance des salariés peut emprunter les voix de la séquestration comme arme ultime pour se faire entendre.
... http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5526


«La condamnation des Goodyear est un avertissement au monde du travail»
La condamnation de huit anciens salariés Goodyear à deux ans de prison dont neuf mois ferme est, pour elle, un très mauvais signal envoyé au monde du travail, ouvriers, syndicalistes qui voudraient se battre pour défendre leurs droits ou emplois menacés, «une sorte d’avertissement» qui signifie que désormais «toute violence syndicale pourra être réprimée de la même manière». Entretien à l’heure où circule une pétition lancée par la CGT (Confédération générale du travail), signée par plus de 200 personnalités, syndicalistes, juristes, universitaires, responsables politiques, créateurs ou artistes, elle dénonce une atteinte aux «fondements mêmes de notre démocratie».
... http://alencontre.org/europe/france/van ... avail.html


Plus de 100 000 signatures pour les Goodyear
https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois- ... s-goodyear
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Re: Goodyear en lutte

Messagede Pïérô » 21 Jan 2016, 15:55

Goodyear : plus de 120 000 signatures pour les ex salariés condamnés à de la prison ferme

Moins de deux semaines après sa mise en ligne, la pétition en soutien aux huit anciens salariés de Goodyear condamnés à 9 mois de prison ferme a dépassé les 120 000 signatures.

... https://www.francebleu.fr/infos/faits-d ... 1453306887

Pétition : https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois- ... s-goodyear
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Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 24 Jan 2016, 15:51

Goodyear Le vrai bilan d'une fermeture : 1 143 licenciés, 12 décès, dont 3 suicides

L'usine Goodyear a fermé ses portes il y a près de deux ans, mais les conséquences se font toujours ressentir à Amiens (Somme), ville frappée de plein fouet par la crise. Au-delà de l'impact économique sur le bassin d'emploi, ce sont évidemment les anciens Goodyear qui paient les pots cassés. Les huit condamnés sont aujourd'hui les plus menacés. Mais leurs anciens collègues ont eux aussi bien du mal à tourner la page. Sur plus d'un millier de licenciés, 120 ont retrouvé un CDI.

... http://www.humanite.fr/goodyear-le-vrai ... des-596638
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Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 26 Jan 2016, 10:15

Journée de mobilisation et de grève pour la relaxe des 8 de Goodyear, 4 février 2016

La CGT appelle à une grande journée de mobilisation et de grève avec des initiatives sur l'ensemble du territoire le 4 février 2016.
Un rassemblement se tiendra à paris, place du trocadero, à 11h00 avec prises de parole.

Le mardi 12 janvier 2016, le Tribunal d'Amiens a rendu son jugement concernant nos huit camarades « ex Goodyear » poursuivis par le Procureur de la République pour « séquestration ».

Le Procureur de la République a décidé de poursuivre nos huit camarades, alors même que l'entreprise avait abandonné toutes les plaintes.

Le juge vient de prendre la décision de suivre le Procureur de la République en condamnant huit représentants des salariés de Goodyear à vingt-quatre mois de prison dont neuf mois fermes ! Avec cinq années de mise à l'épreuve.

C'est un véritable scandale et une atteinte grave aux libertés syndicales !

Cette condamnation s'inscrit dans un mouvement sans répit de criminalisation de l'action syndicale, qui s'accentue jour après jour.

Après Les affaires judiciaires des « Cinq de Roanne », des « Cinq d'EDF-GDF », l'Inspectrice du Travail à Annecy poursuivie par Téfal et condamnée, de Chartres, du Havre, de Villefranche-sur-Saône, de la Caisse d'épargne de l'Ile de France, des salariés d'Air France mis en garde à vue, une nouvelle étape a été franchie avec ceux de Goodyear.

Le gouvernement porte une forte responsabilité dans la criminalisation de l'action syndicale. Cela confirme nos craintes depuis la promulgation de l'état d'urgence, sur le respect des libertés individuelles et collectives fondamentales.

Ce sont les fondements mêmes de notre démocratie qui sont atteints lorsque les libertés syndicales sont attaquées avec une telle violence.

Les problèmes sociaux et sociétaux portés par la crise ont été abandonnés au jeu des tensions, des rapports de force.

Dans ce contexte, un grand nombre d'acteurs de la société civile mobilisés pour la justice et la défense des droits, sont victimes d'une stratégie de criminalisation de leur engagement.

Certains sont sanctionnés pour avoir manifesté dans la rue. Certains sont poursuivis pour des raisons de pure opportunité, d'autres enfin sont sanctionnés pour avoir exprimé une colère sociale accumulée à force d'injustices et de déni de leurs droits à vivre dignement notamment en voulant préserver leur emploi.

Ces femmes, ces hommes, se voient aujourd'hui jugés, condamnés, stigmatisés, alors même que l'action collective, l'engagement citoyen est plus que jamais nécessaire pour défendre notre contrat républicain, l'égalité des droits et l'intérêt général.

La CGT est attachée à la justice, à l'exercice serein du droit. C'est dans cet état d'esprit qu'elle porte l'exigence d'une loi d'amnistie, à laquelle le gouvernement reste sourd, concernant les condamnations pénales, les sanctions disciplinaires et l'arrêt des poursuites en cours, en relation avec les mouvements sociaux et l'activité syndicale et revendicative, survenus après le 17 mai 2002, date d'effet de la dernière loi d'amnistie.Cette mesure, manifesterait une volonté forte d'apaisement et une promesse de dialogue social serein dont notre pays a grand besoin pour affronter les défis portés par la crise.

La CGT sur ces valeurs démocratiques, d'égalité, de fraternité et de défense des libertés individuelles et collectives continuera d'intervenir afin que nos huit camarades soient relaxés.

Pour la CGT, porter atteinte à un militant syndical, c'est porter atteinte à toute la CGT !

La lutte contre la criminalisation de l'action syndicale, s'inscrit dans la démarche générale de la CGT de lutte contre toutes les formes de discriminations.

http://cgtparis.fr/Jeudi-4-fevrier-a-11h00-place-du

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Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 01 Fév 2016, 13:15

Goodyear : Violence légitime

Huit anciens Goodyear ont été condamnés à neuf mois de prison ferme pour avoir séquestré deux membres de leur direction. Cette condamnation inédite est l’aboutissement d’un système en tout point violent pour les salarié-e-s qui, de chemises déchirés en bénignes séquestrations, ne font que se défendre.

Aujourd’hui, en France, on va en prison pour avoir défendu son travail. Un tribunal en a décidé ainsi : les huit anciens salariés de Goodyear écoperont de neuf mois de prison fermes et quinze mois de prison avec sursis pour 30 heures de séquestration sans atteinte physique de deux membres de leur direction.

Un avocat, qui approuve le verdict, a décrit le procès comme un signe « que la violence n’a plus sa place dans le monde du travail ». Il a tout faux. La violence est au centre du monde du travail, elle est partout, des plus basiques échanges humains aux grands conseils d’administration où se joue la vie de milliers d’individus. Le travail est violence : violence de la hiérarchie, violence de la répétitivité, violence des dividendes et des hauts salaires, violence des délocalisations et des efforts consentis dans la peur de voir les emplois s’envoler ; violence donc d’un système construit sur l’idée que le profit devrait régner en maître sur les relations humaines et qu’on devrait lui consentir tous les sacrifices. On va les enfermer dans une cellule pendant de longues semaines, on va les priver de liberté et envoyer un message clair aux autres travailleurs : gare à ceux et celles qui résistent pour conserver leur emploi ou leur dignité ! Un bon travailleur, nous dit la justice française, est un mouton, une créature qui baisse les yeux et les bras, qui accepte son sort sans broncher et qu’on peut donc virer ou maltraiter avec désinvolture.

Seulement, cette violence ne sera jamais mise en procès et ses instigateurs – les patrons, les grands actionnaires, les managers – ne seront jamais inquiétés par les tribunaux. On devrait même les admirer et considérer leur œuvre comme un sommet de la civilisation occidentale… Ceux qui profitent du travail des autres, qui ne seraient rien sans les centaines de mains à leur service, sont considérés par les politiciens comme des messies : loin de leur taper sur les doigts, on leur fait des cadeaux en espérant très fort qu’ils réduiront un chômage qui les arrange pourtant fort bien. Leur violence, celle de la vie facile, de l’aisance et surtout du pouvoir de détruire, d’une signature, le destin d’autres êtres humains, cette violence-là est protégée, entretenue, perfectionnée par l’État et le système économique en général.

Ce que les huit d’Amiens-Nord ont fait, c’est montrer à leur direction que la violence d’une fermeture d’usine qui met 1 173 salariés sur le carreau est aussi concrète que celle qui consiste à rester enfermé dans une pièce pendant 30 heures avec une poignée de syndicalistes. Une femme ou un homme qui perd son travail, c’est un salaire qui disparaît, c’est peut-être une famille jetée dans les affres de l’instabilité financière, peut-être dans la pauvreté. Cette violence retire à l’être humain son moyen d’existence et lui enjoint de se débrouiller dans un monde où le chômage est endémique, où les industries s’écroulent et où les travailleurs d’un certain âge sont fuis comme la peste par les DRH. Ce sont des jours entiers de souffrance, d’angoisse et d’humiliation.

La matraque et le barreau pour maintenir le statu quo

Auraient-ils dû, les huit d’Amiens et tous leurs camarades, accepter de voir leurs salaires diminuer et leurs conditions de travail se dégrader ? Auraient-ils dû plier devant le chantage d’une entreprise qui, en 2014, année des faits reprochés, a enregistré un bénéfice net de 2,45 milliards de dollars ? Non, ils ont suivi leur conscience et leur cœur. Quand on affronte une coalition d’intérêts aussi puissante et une idéologie où l’humain est une valeur de capital, qu’on met dans des colonnes et qu’on biffe d’un coup de crayon, la violence est parfois légitime. La grève ne suffit pas toujours et le blocage, l’occupation, la séquestration, la réappropriation des machines et du matériel deviennent souvent une nécessité.

Nous espérons, pour le bien de nos camarades, que les condamnations seront annulées en appel ou, au strict minimum, aménagées. Mais cette bonne nouvelle serait gâchée par le sort de tous ceux et celles qui croupissent dans des cellules, pour une nuit ou cent, pour avoir défendu leur droit de vivre honnêtement, contre la violence des riches ou celle de l’État.

Il semble que nous ayons, dans les années à venir, à nous enfoncer dans une nuit de plus en plus sombre. Alors que les pauvres sont tous les jours plus pauvres et les riches tous les jours plus riches, les gouvernements européens choisissent la voie de l’ordre et criminalisent toute action qui s’opposerait au statu quo. La matraque et le barreau seront leur réponse au lent effondrement d’un système injuste qui vacille sur le poids de sa propre vacuité. À nous de survivre et de faire advenir l’aurore.

Aujourd’hui, c’est une petite lumière que nous allumons pour les huit d’Amiens-Nord : nous ne les oublions pas et nous les accompagnons en esprit. Demain, peut-être, nous serons à leur place.

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Re: Goodyear en lutte

Messagede Béatrice » 02 Fév 2016, 18:46

Comité d’action de La Ciotat

Peine de prison ferme pour les Goodyear
Notre démocratie est en danger !


Dans l’action jeudi 4 février 11 heures à La Ciotat / 14 heures à Marseille


Goodyear. Vingt-quatre mois de prison dont neuf mois ferme !

C’est la condamnation pour 8 anciens salariés, après 7 ans de lutte très dure pour défendre les 1 400 emplois. 12 morts, dont 3 suicides parmi les salariés, des centaines de familles séparées...
Le gouvernement s’acharne contre eux, alors que la direction et les deux cadres « séquestrés » avaient retiré les plaintes.

Air France : 2 900 suppressions d’empois, deux chemises déchirées.
Ce sont les salariés qui sont licenciés et traînés en justice.

On pourrait multiplier par centaines les attaques contre les salariés et les syndiqués « coupables » de défendre leurs emplois et leurs conditions de travail.

Tous ne sont pas traités ainsi :

Réduction des peines pour licenciements abusifs, mêmes constatés par l’inspection du travail...

Fraude fiscale : 80 milliards volés chaque année aux finances publiques. Pas une confiscation, pas une peine de prison...

Le Code du Travail s’est alourdi par la multiplication des exceptions au profit des patrons, mais le gouvernement prépare la suppression de plus de 1000 articles protégeant les salariés.

Cela porte un nom : JUSTICE DE CLASSE.


Signez la pétition et l’appel (déjà 150 000 à ce jour)

Pétition : https://www.change.org/p/françois-hollande-l-appel-des-goodyear

Appel : Signatures à adresser à : cabsg chez cgt.fr
ou à communiquer au 01 55 82 83 06.

Comité d’action, liste des organisations de La Ciotat :
CGT, FSU, Ensemble, PCF, PG, NPA, EELV, LDH, ATTAC, Secours Populaire

Dans l’action le 4 février


Pour les 8 de Goodyear et tous les autres,
partout en France, le 4 février pour la démocratie et l’urgence sociale !

Les 8 de Goodyear ne sont pas les seuls en cause.

Leur condamnation vient après les affaires judiciaires des « Cinq de Roanne » et des « Cinq d’EDF-GDF ». Après l’Inspectrice du Travail à Annecy poursuivie par Téfal et condamnée, après les affaires de Chartres, du Havre, de Villefranche-sur-Saône, de la Caisse d’Épargne de l’Ile de France et les salariés d’Air France mis en garde à vue.

L’action associative tend, elle aussi, à être de plus en plus criminalisée.

Le gouvernement porte une forte responsabilité dans la criminalisation de l’action syndicale. Cela confirme nos craintes depuis la promulgation de l’état d’urgence, sur le respect des libertés individuelles et collectives fondamentales.

Ce sont les fondements mêmes de notre démocratie qui sont atteints lorsque les libertés syndicales sont attaquées avec une telle violence.

Rassemblements


à La Ciotat le jeudi 4 février à 11 heures

Rendez-vous devant l’Union Locale CGT, rue Bouronne

Venez nombreux, avec votre famille, vos amis, vos collègues, vos mots d’ordre et vos pancartes !

À Marseille, juste après, jeudi 4 février 2016 à 14h00
Rassemblement au rond-point du Prado (à l’entrée du Parc Chanot)

Vous pourrez participer au rassemblement de la Ciotat, puis à celui de Marseille.
Bus à la Gare routière vers le Palais Omnisport (tout près du parc Chanot)
12h15 – 13h09 ou 13h47 – 14h27 5,10 € / voyage
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 03 Fév 2016, 09:59

Carte des manifestations du 4 février pour la relaxe des huit de Goodyear :
https://communismeouvrier.wordpress.com ... -goodyear/
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Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 04 Fév 2016, 13:27

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Re: Goodyear en lutte

Messagede Pïérô » 08 Fév 2016, 08:11

«Il faut reprendre la rue, bordel. C’est ensemble qu’on va faire plier le gouvernement»

Au cœur du rassemblement parisien qui a réuni plusieurs milliers de militants, ce jeudi, contre la répression syndicale, l'ex-délégué CGT des Goodyear, le charismatique Mickaël Wamen, s'est montré très offensif.

La CGT rassemblée autour de ses «martyrs». Jeudi, place de la Nation, à Paris, deux à trois mille militants de la principale centrale de France se sont retrouvés, sous la bruine et dans le froid, pour soutenir ses figures les plus emblématiques de la répression syndicale. Et, au premier rang d’entre eux, les huit ex-salariés de Goodyear, tous syndiqués à la CGT et condamnés le 12 janvier à neuf mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Amiens. Selon la centrale de Montreuil, cette journée de soutien aurait rassemblé 10 000 personnes dans près de 80 villes un peu partout en France. Un joli tour de force pour une organisation qui peine à se faire entendre depuis le départ de Bernard Thibault et la guerre de succession qui s’en est suivie.

... http://www.liberation.fr/france/2016/02 ... 1454605456
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Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 09 Fév 2016, 02:18

«Espace de travail»: Goodyear, neuf mois ferme et après

Moins de trois semaines après la condamnation de huit anciens salariés Goodyear à deux ans de prison dont neuf mois ferme, la CGT appelle à la mobilisation ce jeudi 4 février. Mediapart consacre son émission sociale Espace de travail à ce jugement inédit. Invités : l'un des condamnés, Mickaël Wamen, délégué CGT Goodyear, et Claude Pennetier, historien des mouvements sociaux.

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Re: Goodyear en lutte

Messagede altersocial » 10 Fév 2016, 15:30

Cher(e) ami(e), à la suite de l’élan de solidarité qui s’est exprimé le 4 février partout en France, le mouvement en faveur de la relaxe des 8 goodyears et pour que cesse la politique de criminalisation de l’action syndicale du gouvernement ne cesse de s’amplifier. D’ores et déjà de nombreux comités locaux de soutien ont été créés partout en France. Il faut que ce mouvement s’amplifie afin de préparer une grande initiative nationale. Vous trouverez ci-dessous la liste actualisée des prochaines réunions locales des comités de soutien :

16 février 2016 à 18h30 à Paris : Bourse du Travail - 3, rue du Château d’Eau 75010 Paris

18 février 2016 à 18h à Marseille : salle du Sporting Club du GPMM - Porte 4 Port de Marseille

19 février 2016 à 16h à Lyon : Bourse du Travail - 205 place Guichard 69003 Lyon

24 février 2016 à 18h à Rouvroy : Salle des fêtes - 173 rue de Gaulle 62320 Rouvroy

25 février 2016 à 18h à Lille : Espace Marx - 6bis rue Roger Salengro 59599 Lille

26 février 2016 à 17h à Béthune : Union Locale CGT - 3, place de l’Europe - 62400 Béthune

29 février 2016 à 17h30 à Amiens : Salle Valentin Haüy - 93, rue Valentin Haüy 80000 Amiens

Nous invitons tous ceux qui le souhaitent à la réunion du comité local de soutien la plus proche de chez eux. Au fur et à mesure que d’autres réunions seront programmées dans d’autres départements, nous vous adresserons la liste des nouvelles initiatives. Notez dès à présent qu’afin de préparer une grande mobilisation à l’échelle du pays, une réunion nationale de tous les comités locaux de France aura lieu le 12 mars 2016 à 14h30 à Paris : Bourse du travail - 3, rue du Château d’Eau 75010 Paris
Fraternellement,
La CGT Goodyear

NB : afin de nous faciliter le traitement de vos nombreuses réponses, merci d’avance de bien vouloir indiquer dans l’OBJET de votre mail UNIQUEMENT votre CODE POSTAL.
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Re: Goodyear en lutte

Messagede Diogène » 12 Fév 2016, 11:08

Le rassemblement du 4 février à Tours
http://solidaires37.org/spip.php?article982
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Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 13 Fév 2016, 15:43

Goodyear : tribunes de lutte

[vidéo] à travers quatre tribunes de syndicalistes lors du rassemblement de lutte organisé le 4 février 2016 contre la répression syndicale et en soutien aux travailleurs et travailleuses de Goodyear, des mots pour prendre conscience, se mettre en colère, et mettre sa conscience et sa colère au service d’un projet collectif : faire front contre l’injustice et la répression, bâtir les convergences contre le cynisme de l’époque.

Alors que le 4 février plus de 80 rassemblements ou manifestations se tenait dans le pays en solidarité avec les 8 goodyears poursuivit et condamnés à de la prison ferme, des milliers de personnes se massaient place de la Nation, à Paris. Voilà quelques unes des prises de paroles filmées, des mots de lutte, des tribunes dressées contre l’injustice, la répression, pour la dignité.

... http://www.alternativelibertaire.org/?G ... s-de-lutte
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Re: Goodyear en lutte

Messagede bipbip » 18 Fév 2016, 16:14

Tour de France des Goodyear

C’est à la Bourse du Travail de Paris ce mardi 16 février que s’est tenue la réunion de constitution du premier comité de soutien. Au delà de la solidarité, c’est bien de la construction de la grève générale dont ont débattus les 150 militants présents autour de Mickael Wamen.

Goodyear : Comité de soutien à Paris

Mardi 16 février, c’est dans la grande salle de la Bourse du Travail de Paris et sous l’égide de l’UD-CGT 75 que s’est ouvert le Tour de France des Goodyear pour développer les comités de soutien aux camarades qui risquent 9 mois de prison ferme.

Leur avocat ouvrait la discussion en indiquant que la mobilisation devait aboutir à la relaxe, au retrait de la plainte du procureur d’Amiens. Et qu’il fallait se tenir prêt, à n’importe quel moment, pour réussir une immense manifestation à Amiens le jour où se tiendra le procès en Appel.

Mickael Wamen a immédiatement donné la pleine dimension politique de ce combat en indiquant qu’une victoire pour les Goodyear serait une victoire contre toutes les répressions syndicales en cours. L’élan de solidarité autour du cas des Goodyear pouvant être un point de départ pour inverser la pression non seulement sur la défense des libertés syndicales mais sur l’indispensable grève générale prolongée qui permettra seule de stopper l’offensive ultra-libérale.

En plaçant le débat au coeur de la CGT, rappelant le silence de Thibault et Lepaon durant les 7 années de lutte acharnée pour la défense de l’usine d’Amiens, Mickael a plaidé fortement pour que toutes les fédérations CGT se rassemblent autour d’une date précise et des revendications précises et pour que la question de la grève générale soit au centre des débats du 51° congrès.

S’il a redit sa certitude que seule la CGT possède les forces pour construire cette grève générale, il en a aussi appelé à l’unité de toutes les forces qui se placent dans ce même objectif en insistant sur le fait que la manif qui se tiendra le jour de l’Appel à Amiens ne sera pas une fin en soi mais le début d’un mouvement qui doit s’élargir et se poursuivre, même en cas de victoire pour les 8 Goodyear.

Indiquant qu’il se fichait pas mal des primaires de droite comme de gauche, il a conclu sur la construction du rapport des forces et de la grève comme outil essentiel de la lutte des classes.

En écho, le secrétaire de l’UD de Paris insistait en confirmant : une journée d’action n’y suffit pas, manifester tous les jours dans Paris n’y suffit pas, c’est la grève et les piquets de grève qui font plier les patrons et les gouvernements.

Plus de 150 personnes assistaient à la réunion. Des militants de SUD-Educ et de SUD-PTT sont intervenus ainsi que JB Eyraud, animateur de Droit au Logement (DAL) qui apportait le soutien et l’appel à convergence du Collectif STOP Etat d’Urgence en rappelant qu’après les manifs du 30 janvier, une nouvelle date de mobilisation était prévue pour le 13 mars.

La réunion s’est achevée avec le rappel aux tâches du jour :

Faire signer la pétition (160 000 signatures à ce jour) dans les boites et sur les marchés

Créer des comités et tenir des réunions publiques

Tenir des réunions dans les Facs (proposition de Wamen pour aller rencontrer les jeunes)

http://communisteslibertairescgt.over-b ... paris.html
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