Goodyear en lutte

Luttes des travailleurs-euses, chômage, précarité.

Goodyear en lutte

Messagede L'autre facteur » 22 Mai 2009, 17:17

Probablement un nouveau site en bagarre dans pas long

Goodyear Amiens: un nouveau plan social annoncé en juin


Un nouveau plan social concernant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, deux fois plus important que le précédent annoncé en mai 2008 et qui prévoyait 402 suppressions d'emplois, devrait être dévoilé au cours de la première quinzaine de juin, a-t-on appris vendredi de source syndicale.
© AFP Denis Charlet

LILLE (AFP) - Un nouveau plan social concernant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, deux fois plus important que le précédent annoncé en mai 2008 et qui prévoyait 402 suppressions d'emplois, devrait être dévoilé au cours de la première quinzaine de juin, a-t-on appris vendredi de source syndicale.

La direction, invoquant une dégradation supplémentaire de son activité due à la crise économique, avait fait savoir en mars qu'un millier de postes de l'activité pneumatiques tourisme étaient menacés, en annonçant aux syndicats le retrait du précédent plan.

Au total, 870 postes sur les 1.400 que compte le site d'Amiens-Nord, seraient supprimés, a indiqué à l'AFP Virgilio Mota da Silva, délégué Sud.

La production de pneus agricoles, pour laquelle travaillent environ 400 personnes, ne serait pas concernée. Une centaine d'emplois seraient également supprimés sur le site de Montluçon (Allier), qui produit des pneus motos et camionnettes, selon M. Mota da Silva.

Sollicitée par l'AFP, la direction n'a pas souhaité réagir vendredi aux affirmations des syndicats concernant l'avenir d'Amiens-Nord, mais a catégoriquement démenti l'existence d'un projet de suppression d'emplois à Montluçon.

Selon M. Mota da Silva, le groupe devrait faire connaître ses intentions "au cours de la première quinzaine de juin", après la mise en place du comité central d'entreprise issu des élections professionnelles d'avril.

Ce comité central, initialement prévu le 26 mai, devrait être différé pour ne pas interférer avec la journée nationale de grève qui se déroule le même jour.

"C'est la punition, ça fait 15 ans que la direction n'investit plus à Amiens et deux ans et demi qu'elle nous met la pression, qu'elle nous fait du chantage. La crise n'a fait qu'accélérer la décision. On ne peut plus lutter", a estimé M. da Silva.

Alors qu'elle produisait près de 23.000 pneus tourisme par jour il y a encore deux ans, l'usine d'Amiens-Nord n'en produit plus aujourd'hui que 9.000 et les salariés sont contraints au chômage partiel une semaine par mois depuis six mois, a-t-il rappelé.

La CGT n'a pas souhaité réagir sur le fond, évoquant des "rumeurs".

En juillet 2008, Goodyear-Dunlop avait décidé de mettre en oeuvre un plan de réduction de la production d'Amiens-Nord (ex-Goodyear) annoncé en mai, après la décision de la CGT, majoritaire, de refuser une réorganisation du travail en quatre équipes au lieu de cinq.

L'usine d'Amiens-Nord tourne au ralenti depuis jeudi en raison d'une grève portant sur la suppression de primes de productivité, selon les syndicats. La grève est suivie à 60-65%, selon Sud, 80-90%, selon la CGT.

L'usine d'Amiens-Sud (ex-Dunlop), dont salariés et syndicats avaient accepté la réorganisation en quatre équipes, n'est de son côté pas menacée à l'exception des 77 salariés ayant refusé de signer un avenant à leur contrat de travail modifiant les horaires.

© 2009 AFP
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Re: Licenciement au tour de Goodyear

Messagede Nico37 » 19 Juin 2009, 07:37

La CGT Goodyear interpelle bernard THIBAULT secrétaire général de la CGT

Le syndicat CGT Goodyear a pris la décision de vous écrire après avoir longtemps dit qu’il allait le faire, mais nous ne pouvons plus repousser cette fois -ci!!!

En effet, nous trouvons que la situation de notre site mais aussi la situation de milliers de salariés en France est alarmante et pour autant nous attendons toujours une réaction massive et d’envergure!!!!

La France est victime d’une catastrophe voulue et mise en place par un gouvernement et des patrons qui ne connaissent aucune limite et pour autant la réaction de la CGT est plus que timide, elle est inexistante!!!

Les ouvriers, salariés attendent un mouvement qui mettra fin à l’insolence de ceux qui détruisent des milliers d’emplois et autant de vies de familles et nous n’avons droit qu’à des journées de mobilisation éclatées sur plusieurs mois, janvier, mars, juin et il faudrait attendre septembre pour remettre ça????

Il est évident que rien ne vas plus, comment pensez vous réussir à mettre à genoux se gouvernement qui haït le monde du travail avec des journées de mobilisation si peux cohérentes avec la cruauté de ce que nous subissons à la base!!!

Des milliers de salariés en France attendent un appel à une grève générale et totale, les manifestations encadrées dont les parcours sont connus de tous ne servent plus à rien, si ce n’est se faire plaisir et montrer qu’il y a encore des syndicats dans ce pays!!!

Le président de la république et son équipe, se moque totalement des manifestations actuelles, mais par contre partout en France des bases CGT luttent chacunes de leur coté, elles luttent aux cotés de salariés qui sont en train de crever et ils n’attendent qu’ une seule chose un appel à une action totale, la CGT est le seul syndicat qui peut le faire, et nous sommes des CGT’istes de base certes mais CGT’istes, il va falloir se bouger un peu, car la crise actuelle doit avoir en réponse une mobilisation de tous au même moment, ne pas agir serait un crime contre le monde du travail !!!

La CGT Goodyear représente plus de 85% des salariés du site d’Amiens, nous travaillons chaque jour à faire en sorte d’améliorer le quotidien des salariés de notre site, mais le problème c’est qu’à l’heure actuelle, il y a dans des centaines d’entreprises en France des mecs qui luttent, qui se battent, qui crèvent, et ils n’attendent qu’une seule chose, qu’un appel puisse nous unir tous dans ce combat, car sans le TOUS ENSEMBLE le patronat et le gouvernement ont encore de beaux jours devant eux!!!

De plus en plus des militants CGT se font passer à tabac, ou alors vont en garde à vue, les patrons et le gouvernement criminalisent la lutte sociale, il va falloir quand même que vous réagissiez la haut, c’est écœurant de voir des syndicalistes en correctionnel parce qu’ils ont défendu leurs collègues et dans le même temps des patrons qui se tirent après avoir mis en faillite les boites avec des parachutes de plusieurs millions d’€uros, la CGT doit faire condamner avec la plus grande fermeté les agissements d’une bande de voyous !!!

La CGT celle pour laquelle nous sommes devenus militants, est un syndicat qui répond aux besoins des salariés, qui écoute la base, les syndiqués, les militants mais aussi tous ceux qui souffrent des injustices et là, nous ne comprenons pas, ou vous êtes dans un bureau trop hermétique aux appels de ceux qui crèvent ou alors il y autre chose, mais en tout cas, nous ne pouvons plus accepter que des gars luttent seuls dans leur coin alors qu’il faut un mouvement d’ampleur!!!

Nous sommes allé rejoindre nos collègues de CONTI (d’ailleurs vous n’en avez jamais fait état même lors de vos passages à canal+ ou ailleurs…) et là bas nous avons vu des petits gars d’une boite qui s’appelle LEARE nous expliquer avec leurs tripes qu’ils luttent depuis des semaines contre un géant appelé PEUGEOT et que le seul message du gouvernement a été d’envoyer des CRS leur démonter la « gueule » !!!!

PEUGEOT qui a reçu 3.5 milliards de l’état c’est-à-dire des impôts des contribuables et qui fait fermer tous les sous-traitants Français, nous avons face à nous des VOYOUS qui n’ont aucune limite et aucun scrupule !!!

A chaque fois que nous allons sur un piquet de grève, nous entendons la même chose…. " ils font quoi la haut à la CGT??? "
Nous dirons ils font quoi, ils attendent quoi????

Nous n’avons jamais connu une telle régression sociale dans notre pays et tous le monde est touché, actifs du privé et du public, retraités, nous sommes dans un pays ou des retraités pour se nourrir vont faire les poubelles après avoir travaillé 40 ans aux pièces pour des patrons qui eux à 50 ans sont en retraite sur des yachts coûtants des millions d‘€uros!!

Cela n’est plus possible, il va falloir que la confédération CGT bouge, nous sommes tous en train de crever dans nos coins, alors que tous ensemble nous aurions déjà gagné !!!

Des Goodyear, des CONTI il y en as partout, et partout les appels se multiplient pour que la CGT appelle à un mouvement nationale de grève reconductible, il n’y a que comme ça que le gouvernement arrêtera de nous prendre pour des cons!!!

Nous sommes des CGT fiers de l’être et nous voulons continuer à l’être, votre poste de secrétaire général de la CGT vous oblige à nous écouter nous les militants de la base, la CGT est un syndicat démocratique avec des valeurs dont une est la plus forte, celle d’être aux cotés de ceux qui luttent et pour le moment ceux qui luttent se sentent bien seuls!!!

Nous n’avons d’ailleurs pas participé à la journée d’action du 13 JUIN 2009, cette journée d’action démontre que vous êtes en déphasage totale avec les revendications de la base, qui peut croire un seul instant que manifester main dans la main un samedi va faire bouger le gouvernement????

Il faut arrêter cette mesquinerie, en 1936 les salariés ont obtenu des avancées sociales énormes, mais ils les ont obtenues en luttant TOUS au même moment et pendant un long moment, en ce moment les salariés luttent pour ne pas perde des acquis ou alors leurs emplois, nous ne nous battons même pas pour obtenir de nouveaux droits mais tout simplement pour essayer de vivre !!!

Le gouvernement revient à la charge, allongement de la durée de cotisation, trou de la sécu qui d’ailleurs et du au fait que les patrons ne payent pas leurs cotisations, bref, l’annonce est clair, ils ont déclaré la guerre au monde du travail !!!

Vous attendez quoi, vous faites encore le bilan, que va-t-il falloir pour la CGT revienne à ses origines, c’est-à-dire un syndicat qui s’oppose à ceux qui veulent détruire le monde du travail ???

La CGT Goodyear vous écris au nom de milliers de salariés qui comme nous vous demande de nous entendre, ce n’est pas un devoir, c’est tout simplement vital !!!

Espérant que notre lettre ne finira pas dans une poubelle et qu’elle aura attiré votre attention, nous vous disons a bientôt a vos cotés dans les rues avec tous ceux qui veulent que le monde change dès demain !!!

Le syndicat CGT Goodyear
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Re: Licenciement au tour de Goodyear

Messagede Vilaine bureaucrate » 15 Sep 2009, 00:29

Une vidéo d'Arte de l'emission zoom Europe résumant les faits jusqu'au passage devant le TGI de Nanterre qui donne raison aux syndicats. http://www.dailymotion.com/video/xad6tt_emission-artezoom-europa-la-crisego_news

C'est l'été ! Bonjour chez vous....à Amiens (80)
C'est les vacances chez nos amis de Good Year à Amaiens mais, pour autant, la vie ne s'arrète pas. Le mois de juillet a été chaud : réintégration d'Alexandra menacée de licenciement suite à son refus de mutation pour reorganisation de service, grève et montée des salarié-e-s au TGI de Nanterre le 17 juillet, débrayage de l'equipe 500 le 20 et à nouveau grève le 31 juillet à la suite de la signature de l'accord du 9.

Le mois d'aout comence par un accident mortel d'unsalarié d'une société extérieure !

De nouveau rendez vous sont prévus :

Le 28 aout pour le compte rendu du jugement du 17 juillet,
Le 10 septembre : conciliation sur les dossiers de 550 salariés pour paiement des jours de "lock out" de juillet 2008
et le 17 septembre pour un nouveau Rendez Vous à la Bourse de Paris, pour une journée de rassemblement et de luttes....



17 septembre appel de la CGT aux Salariés de l'automobile

FNIC CGT, CGT Métallurgie, Salaries du caoutchouc et de la métallurgie

L’augmentation des salaires,

Une vraie politique industrielle avec des emplois stables et décents

La reconnaissance de la pénibilité du travail avec une préretraite dès 55 ans.

Les derniers mois ont démontré la volonté des salariés de ne pas céder sans résistance face aux attaques contre l’emploi, le pouvoir d’achat et le maintien de l’outil industriel. De nombreux conflits ont évité que des pans entiers d’activité ne soient rayés de la carte. Avec les salariés, les populations, les élus du personnel ont imposé de cuisants revers aux velléités des grands donneurs d’ordres et des politiques libérales. Mais chaque victoire n’a été obtenue que par la lutte et la mobilisation dans l’unité du monde du travail contestant au patronat disqualifié dans sa gestion et au politique du gouvernement leurs éternels apitoiements sur la fatalité de la crise et de la situation. Comment le patronat peut-il avoir l’indécence de demander des sacrifices aux salariés alors qu’il est le seul responsable, coupable d’avoir imposé une gestion privilégiant la finance au détriment de l’industrie, de l’emploi, du progrès social et économique ? Quant à ce gouvernement, en digne avocat du patronat, il ne cesse de souffler le chaud et le froid avec toujours plus de fonds publics mis à disposition du patronat sans contrôle ; A l’inverse, c’est toujours plus de restrictions pour les salariés et la population.

Une multitude de luttes, d’actions dures, tenaces des salariés de la filière automobile, du caoutchouc à la métallurgie ont marqué ces 6 premiers mois de 2009

Par la lutte, les salariés ont imposé des négociations qui ont permis de faire reculer le patronat sur ses objectifs. Par la lutte, ils ont fait bouger, évoluer les droits, les garanties, notamment sur l’indemnisation du chômage partiel imposé. Ceux de GOODYEEAR,, avec la CGT,, ont mis en échec le projet du 4x8 et le plan de licenciements.. Ceux de la S..B..F..M ((Fonderie Bretonne)),, avec la CGT,, ont ééttéé réintégrés dans le groupe Renault.. Ceux de FAURECIA Auchel ont empêché la fermeture du site, avec des garanties d’’emplois jusqu’’en 2013.. Avec lucidité, les MICHELIN, les SONAS, MOLEX, WAGON refusent de voir sacrifier leur avenir, leur emploi mis en cause par des patrons voyous qui n’ont qu’un objectif : améliorer les marges, les profits au bénéfice des grands actionnaires, au détriment de la collectivité. La colère des salariés est juste. Une autre utilisation des richesses créées par le travail est indispensable, incontournable. Les salariés ne sont ni trop payés, ni nantis de stock-options ou parachutes dorés !! C’est le salaire qui alimente la consommation nationale, qui alimente les carnets de commandes des entreprises dont la finalité doit être de répondre aux besoins de la population. C’est bien le salaire de base qui doit être relevé et en premier lieu le SMIC, que la CGT propose à 1 600 €.

IL FAUT UNE RETRAITE ANTICIPEE POUR COMPENSER LE TRAVAIL PENIBLE..

IL FAUT AUGMENTER LES SALAIRES,, PAS LES ACTIONNAIRES !!

IL FAUT UNE VERITABLE POLITIQUE INDUSTRIELLE EN FRANCE ET EN EUROPE,, CREATRICE D’’EMPLOIS QUALIFIES ET PERENNES..

Le 17 septembre à 11 heures, tous ensemble, faisons converger nos forces en participant massivement au rassemblement devant le symbole de la haute finance : LA BOURSE.

Participons nombreux pour dénoncer, s’opposer aux stratégies financières qui mettent à mal nos industries, nos emplois, nos garanties et droits collectifs (salaires, conditions de travail, etc…) Participons nombreux pour dire non à la suppression de la retraite à 60 ans. Nombreux, pour dire oui à une préretraite dès 55 ans pour tous ceux qui subissent des conditions de travail pénibles. Participons nombreux pour que les richesses du travail servent à une politique industrielle ambitieuse, créatrice d’emplois et de progrès social. Participons nombreux pour revaloriser les salaires, classifications pour mieux vivre et relancer la machine économique.

LE 17 SEPTEMBRE,, AGISSONS NOMBREUX A 11 HEURES, DEVANT LA BOURSE DE PARIS

PLACE DE LA BOURSE 75002 PARIS (METRO BOURSE LIGNE 3)


Un lien interessant pour l'historique :arrow: http://www.sudgoodyear.org/pages/10als13.html

La CGT appelera a une manifestation nationale de tout les secteurs de la CGT le 22 octobre pour "exiger une vraie politique industrielle".
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GOODYEAR : 4 élus CGT menacés de licenciement

Messagede Béatrice » 20 Sep 2011, 07:45

Suite au CCE du 8 septembre dernier , particulièrement houleux et faisant suite à un grand nombre " d'altercations " avec la direction ,
4 élus CGT sont menacés de licenciement par celle-ci , avec l'appui de la CGC !


http://www.demosphere.eu/node/25712
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Re: GOODYEAR : 4 élus CGT menacés de licenciement

Messagede Béatrice » 20 Sep 2011, 23:24

Près de 300 salariés de la région , ( des élus ! ) , ainsi que Xavier Mathieu sont venus soutenir les délégués CGT menacés de licenciement .


http://www.courrier-picard.fr/courrier/ ... bilisation
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Re: GOODYEAR : 4 élus CGT menacés de licenciement

Messagede Yannix » 26 Oct 2011, 16:59

Armonia a écrit:Près de 300 salariés de la région , ( des élus ! ) , ainsi que Xavier Mathieu sont venus soutenir les délégués CGT menacés de licenciement .


http://www.courrier-picard.fr/courrier/ ... bilisation


Ben moi j'ai la vidéo ici "http://www.lcp.fr/emissions/docs-ad-hoc/vod/7513-goodyear-chronique-d-une-entreprise-meutrie" qui ressemble bien au docu sur Michelin à Clermont-Ferrand : "Paroles de bibs".

Pourquoi les Michelins ne viennent pas soutenir les Goodyear, qui viennent soutenir les Continental ?

Yann.
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Re: GOODYEAR : 4 élus CGT menacés de licenciement

Messagede Pïérô » 28 Oct 2011, 10:38

Goodyear : la justice suspend le plan de restructuration et les licenciements

Le tribunal de grande instance de Nanterre a suspendu jusqu’à nouvel ordre le plan de restructuration de Goodyear qui prévoit de supprimer plus de 800 postes sur le site d’Amiens Nord, a-t-on appris mercredi auprès de l’avocat de la CGT du site.

Le tribunal de grande instance de Nanterre a suspendu jusqu’à nouvel ordre le plan de restructuration de Goodyear qui prévoit de supprimer plus de 800 postes sur le site d’Amiens Nord, a-t-on appris mercredi auprès de l’avocat de la CGT du site.

Le groupe américain de pneumatiques veut mettre un terme à la production de pneus de tourisme sur le site d’Amiens Nord, en supprimant 817 postes, et céder celle de pneus agricoles à Titan.

"Nous avons obtenu gain de cause sur l’ensemble de nos demandes. Pour l’heure, il n’y aura pas de licenciements chez Goodyear ", a indiqué Me Fiodor Rilov, avocat de la CGT (majoritaire).

"Le juge considère que les informations sur la suite de l’activité une fois que Titan aura repris la production agraire ne sont pas assez précises et complètes", a expliqué l’avocat, qui souligne notamment l’absence d’informations sur le chiffre d’affaires prévisionnel une fois la production transférée à Titan.

Cette demande d’information était le principal objet de la démarche engagée par la CGT auprès du tribunal.

Me Rilov est resté prudent sur la suite des événements. "Cela fait un an que nous demandons ces informations, c’est le 2e référé. S’il y a une difficulté à fournir ces éléments, c’est parce que le projet Goodyear-Titan n’est peut-être pas conforme à celui qu’ils présentent sur le papier".

"Notre inquiétude, c’est qu’il n’y ait pas de projet pérenne sur le site d’Amiens Nord, une fois la cession réalisée. Nous craignons que Titan engage la fermeture de l’usine," a souligné l’avocat.

La CGT estime que la direction a ruiné la rentabilité du site d’Amiens Nord en lui coupant les investissements.

Selon Goodyear, Titan s’engage à maintenir 537 emplois sur le site d’Amiens Nord "pendant une période de deux ans minimum", et à réaliser des "investissements significatifs à hauteur de 5,5 millions de dollars au cours de la première année d’exploitation.

La date butoir fixée par Titan pour la reprise de l’activité agricole est fixée au 30 novembre.

La semaine dernière, la direction de Goodyear-Dunlop a annoncé son projet de créer cent postes dans l’usine d’Amiens Sud, soulignant qu’ils seraient notamment ouverts aux salariés de l’usine d’Amiens Nord.


http://www.cgt-goodyear-nord.fr/?news/2 ... -victoires
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Re: Goodyear en lutte

Messagede Pïérô » 01 Fév 2013, 00:44

La direction de Goodyear Dunlop Tires France vient d'annoncer la fermeture du site d'Amiens Nord.
Appel à la riposte et à un grand rassemblement le 12 février 2013 devant le siège du groupe lors d'un prochain Comité Central Extraordinaire, à 8h30 à RUEIL MALMAISON au siège goodyears france
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Re: Goodyear en lutte

Messagede Béatrice » 02 Fév 2013, 17:17

Goodyear : l’usine qui résiste encore et toujours aux licenciements boursiers

Goodyear : l’usine qui résiste encore et toujours aux licenciements boursiers


Image


1er février 2013

Encore une. La multinationale Goodyear, à Amiens, s’apprête à fermer son usine de pneus et à licencier les 1 250 ouvriers du site, menaçant 4 000 emplois indirects. Une fermeture de plus, avec son lot de résignation ? Pas tout à fait. Car chez Goodyear, cela fait cinq ans que la fermeture est annoncée. Malgré les pressions de la direction et son manque de considération pour la santé des salariés, pas un licenciement, ni une baisse de salaire. Et ce, grâce à la résistance collective des ouvriers. Pour combien de temps encore ?

« On entame notre sixième année de lutte, toujours victorieuse », lance Evelyne Becker, membre du Comité d’entreprise. Dès 2007, cela s’annonçait pourtant plutôt mal pour les Goodyear. Le fabricant états-unien de pneumatiques promet à l’époque l’investissement de 52 millions d’euros dans ses deux usines d’Amiens. Un investissement conditionné à une réorganisation du travail et 400 licenciements. Les salariés se divisent : à l’usine Dunlop, les syndicats et salariés acceptent le passage de cinq à quatre équipes (les « 4X8 »), tandis qu’à Goodyear, la CGT, majoritaire, refuse de signer. Le bras de fer s’engage avec la direction. À cinq reprises, elle va tenter des plans de licenciement. Trois seront suspendus par la justice, les deux autres seront abandonnés suite à la mobilisation ouvrière.

La clef de cette persévérance ? D’abord la CGT, très puissante dans l’usine – 86% aux dernières élections du personnel – et dont la ligne n’a pas bougé d’un iota depuis six ans. « On ne se bat pas pour obtenir plus de fric dans le cadre d’un plan social, on se bat pour obtenir l’annulation du plan social et maintenir nos emplois », explique Mickaël Wamen, l’un des leaders.

Le droit comme arme

Les Goodyear n’hésitent pas à recourir à des actions spectaculaires : occupation et blocage de l’usine, ou de la zone industrielle, manifestation au Salon de l’Auto. Ils sont désignés comme « violents » ? Ils mettent en parallèle la violence sociale qui leur est infligée. Et n’hésitent pas à jouer sur les symboles. En 2009, les « Contis » – de l’usine Continental de Compiègne, aujourd’hui fermée – se joignent à eux pour un défilé fraternel dans les rues d’Amiens.

Les salariés picards disposent d’un autre atout : le droit. Et en usent avec succès, sur tous les fronts. D’abord contre les plans sociaux, qui sont successivement suspendus pour vices de forme, de procédure ou pour absence de motif économique avéré. Mais aussi pour défendre leurs droits de salariés. « Les nouveaux qui entraient dans l’entreprise n’avaient rien. Ni treizième mois, ni vacances », décrit Igor Maslonka, salarié depuis 1997, aujourd’hui délégué du personnel. La CGT s’attaque au problème et se porte en justice. En 2004, la direction est condamnée à verser douze millions d’euros de dédommagement.

Une délocalisation empêchée

« Le droit est un levier utile, mais qui ne produit des résultats que s’il y a une mobilisation forte », résume Fiodor Rilov, l’avocat qui les suit depuis le début. C’est aussi ça, la force des Goodyear. Et qui a permis leurs victoires. Parfois même par anticipation, comme en 2009, quand le groupe annonce la reprise partielle du site par la multinationale Titan, géant américain du pneu. Les salariés se méfient et demandent des garanties supplémentaires. Bingo : le repreneur ne tarde pas à déclarer qu’il « aurait été préférable de racheter les équipements pour produire hors de France ». Ils échappent ainsi de peu à la délocalisation.

La direction change alors de stratégie. En juin 2012, elle annonce l’abandon du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et le maintien de l’activité. Dans le même temps, elle fait pression sur ses employés en les empêchant de travailler. Depuis deux ans, la majorité des salariés ne travaillent qu’une ou deux heures par jour, faute d’ouvrage, tout en restant dans l’usine. « Les salariés de Goodyear sont payés pour jouer aux cartes », annoncent les médias locaux... La stratégie est perverse : en réduisant artificiellement le temps de travail, le site produit moins, devient moins rentable, ce qui justifie sa fermeture. « A partir du moment où on a signé un contrat, l’employeur doit légalement nous donner du boulot pour tout notre temps de travail », rappelle Igor. Une situation humainement très difficile. « Les ouvriers sont livrés à eux-mêmes. Certains sont en dépression, beaucoup divorcent », raconte Fabrice, un salarié. Une centaine de plaintes pour harcèlement moral sont déposées.

Interdire les licenciements boursiers

Après tant de luttes, l’annonce de la fermeture de l’usine et du licenciement de 1 250 ouvriers, ce 31 janvier, laisse les Goodyear dubitatifs. Pas de date, pas de procédure : tout sera dévoilé lors d’un nouveau comité central d’établissement (CCE) le 12 février prochain. La seule nouveauté, c’est la possibilité de fermeture totale du site. « Depuis le début, c’est ce qu’ils cherchent », souffle Fabrice. Le motif ? La direction justifie la fermeture par une perte de 60 millions d’euros en 2011 sur le site. « Mais au niveau du groupe, le volume de production est le même qu’en 2005 », rappelle Igor. « Résultats trimestriels records », annonçait même la multinationale fin 2011, avec un chiffre d’affaires de 16 milliards d’euros, et un bénéfice de 251 millions d’euros.

Les réactions sont partagées. « Le processus semble désormais irréversible. », s’inquiète Virgilio Da Silva, de Sud-Chimie. Marc Jonet, délégué CFE-CGC, veut, lui, croire au projet de reprise : « Maurice Taylor (PDG de Titan) nous a dit que notre outil de travail était utilisable du jour au lendemain. » L’objectif immédiat reste le même pour tous : empêcher la fermeture et préserver tous les emplois. « On va lutter pied-à-pied dans le cadre le plus unitaire possible », répète Virgilio. Rien n’est gagné d’avance, mais ils sont toujours là, déterminés et prêts à agir. Et surtout à se battre pour une loi sur les licenciements boursiers, qui permettrait d’interdire les plans sociaux dans les groupes qui réalisent des bénéfices.

Un repreneur plutôt qu’une loi ?

C’est d’ailleurs devant l’usine Goodyear d’Amiens, le 14 octobre 2011, que François Hollande s’était engagé à faire voter une loi pour empêcher les licenciements boursiers (voir la vidéo). Pour lui rappeler sa promesse, la CGT Goodyear était le 29 janvier dernier devant le ministère du Travail, avec ceux qui mènent le même combat – les Licenci’elles (anciennes salariés de 3 Suisses), les salariés de Sanofi, ArcelorMittal, Fralib et autres PSA. Réponse laconique d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif : « Nous préférons le plan de départ volontaires et la reprise. Nous avons repris contact avec Titan. Il est possible d’éviter le pire demain. »

Le projet ne suscite pas vraiment l’enthousiasme des salariés. Leur objectif ? « Rassembler les entreprises. Dès qu’il y a un plan annoncé, où que ce soit, intervenir d’office, faire masse contre les licenciements », prévient Mickaël Mallet, salarié de Goodyear. « Si dans ton entreprise, tu fermes ta gueule, le PSE s’appliquera et tu perdras ton boulot ». Les Goodyear seront mobilisés le 12 février prochain, lors du prochain CCE qui détaillera les conditions de la fermeture. Pour l’empêcher, une nouvelle fois. En face, dans l’usine Dunlop, les salariés ont accepté en 2007 de passer au « 4x8 » et subissent la flexibilité. Ils enchainent deux jours de travail le matin, deux jours l’après-midi, deux jours la nuit, avec une journée de pause au milieu, et deux jours de repos. Une cadence invivable. Et qui ne protège en rien leur emploi. Si Goodyear ferme, l’usine Dunlop pourrait être la prochaine sur la liste.

Dégradations des conditions de travail

Pendant ce temps, dans l’usine Goodyear, se mène un autre bataille, concernant les conditions de travail. Insalubrité, locaux vétustes, machines datant d’après-guerre… « C’est digne de Zola », estime Evelyne Becker, membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). 210 accidents du travail recensés en 2010. Le même nombre en 2011. Rien que pour remettre l’usine aux normes, il faudrait 100 millions d’euros. « On ne veut pas faire fermer l’usine mais que le droit du travail soit respecté et travailler dans des conditions dignes et sécurisées », souligne Mickaël Wamen. Et puis il y a tous ces morts. Tous ces anciens qui, un ou deux ans après avoir fini le turbin, meurent d’un cancer, du poumon souvent. Alertés par une enquête de Que Choisir de 2007, les syndicalistes réclament un rapport sanitaire.

Celui-ci pointe la toxicité des HAP, résidus de combustion d’hydrocarbures et d’huiles aromatiques. L’un de ces HAP, le benzopyrène, est reconnu internationalement comme un produit hautement cancérogène. Les salariés n’en savaient rien, alors qu’un décret de 2001 oblige les entreprises à informer les employés via des fiches d’exposition. Ce qui n’a jamais été fait à Amiens. En 2009, les salariés font condamner Goodyear à 50 000 euros d’amende pour défaut d’information. « Une condamnation symbolique », répondra cyniquement l’avocat de la direction. Car depuis ça continue. Les fiches d’exposition n’existent toujours pas. Les salariés ont créé une association pour recenser les cas : elle compte aujourd’hui plus de 1 200 inscrits, salariés, retraités concernés ou leurs proches. L’objectif : faire condamner au niveau international la multinationale Goodyear, interdire les HAP toxiques et obtenir la reconnaissance des cancers des salariés comme maladie professionnelle. Une raison supplémentaire pour la direction d’en finir avec les Goodyear d’Amiens ?


http://www.bastamag.net/article2919.html
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Re: Goodyear en lutte

Messagede altersocial » 04 Fév 2013, 07:29

Passe d'arme antisyndicale patronat-presse-cfdt-gouvernement contre la CGT. Que reprochent ils à la CGT ? D'avoir été l'expression de la base ! Les bureaucrates de la CFDT s'en étrangle encore! Hallucinant.
Goodyear : pourquoi la CGT est montrée du doigt

Direction, gouvernement et syndicats concurrents pointent la responsabilité du syndicat majoritaire dans la situation de l'usine. «Fort de café», réagit un cadre cégétiste.
Par DOMINIQUE ALBERTINI

A qui la faute du projet de fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens ? Pour les uns, à une direction coupable de mauvaise gestion. Pour les autres, à un syndicat majoritaire, la CGT, qui a fait échouer les précédents plans de réorganisation de la production. Interrogé à ce sujet vendredi, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a refusé de trancher : «La direction et [la CGT] portent une responsabilité dans ce qui se passe, (...) à part égale. On voit bien que quand il y a des dogmes, et pas de volonté de sauver l’emploi, on va dans le mur.»

Entre 2008 et 2011, le syndicat majoritaire a refusé le passage aux «4x8», un système jugé insoutenable pour les salariés, avant d'obtenir la suspension en justice de deux plans sociaux prévoyant la suppression de 402 puis 817 emplois. En 2012, il accepte finalement un plan de départs volontaires assorti d’une reprise de l’activité «pneus agricoles» par le groupe industriel Titan. Mais fait bientôt volte-face, exigeant plus de garanties sur l'emploi de la part du repreneur, qui finit par se retirer.

«Que la CGT mette de l'eau dans son vin»

Goodyear ne se prive donc pas d'insister, depuis l'annonce d'hier, sur ces «cinq années de négociations», et d'en attribuer l'échec à la mauvaise volonté syndicale. «Que chacun se regarde désormais dans le miroir et prenne ses responsabilités», a déclaré hier le directeur général de Goodyear France, Henry Dumortier. Une communication sans surprise de la part du groupe. Mais, outre Laurent Berger, d'autres parties prenantes sont jointes à la critique de la CGT.

Critique mesurée, mais explicite de la part d'Arnaud Montebourg, jeudi, qui souhaite remettre «tous les acteurs autour de la table» de négociation : «Nous souhaitons que la CGT mette de l’eau dans son vin, que la direction mette du vin dans son eau, et que Titan boive le vin et l’eau des deux», a expliqué le ministre du Redressement productif.

Critiques plus marquées de la part de certains délégués syndicaux locaux. Délégué de Sud-Chimie, Virgilio Motta da Silva voit dans l'échec du plan de départs volontaires une occasion manquée. «On s'était opposés au passage aux quatre-huit, car ce rythme n’est pas vivable pour les salariés. Mais j’ai le sentiment qu’on a manqué quelque chose avec le plan de départs. Il y avait des possibilités de départ à 56 ans, des primes entre 100 000 et 200 000 euros. Mais sitôt que Sud a commencé à élaborer des revendications sur cette base, la CGT nous a traités de tous les noms.»

Rupture

«Je trouve fort de café de renvoyer dos à dos la direction, qui décide de la fermeture, et les représentants des salariés, qui sont là pour protéger les emplois, réagit Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral de la CGT Caoutchouc. Nous soutenons l'action de notre section locale, qui s'est battue pendant cinq ans, avec pour résultat que ces emplois existent toujours cinq ans plus tard. Nous avons toujours soupçonné Titan de vouloir prendre le carnet de commande et l'expertise de Goodyear Amiens, pour délocaliser la production ensuite. Si demain, ils reviennent à la table des négos avec un plan à horizon cinq ans, la CGT sera prête à discuter comme par le passé.»

Quant aux accusations de la CGT, Emmanuel Lépine rétorque : «Si depuis cinq ans s'appliquaient les accords sur l'emploi signé récemment par la CFDT, le site d'Amiens n'existerait plus. Recevoir des leçons de la part de gens qui acceptent de faire subir aux salariés les effets de la crise, ça me semble vraiment particulier.»

La tension entre CGT et CFDT, qui incarnent deux pôles opposés du syndicalisme français, s'est déjà manifestée à l'occasion de ces accords sur l'emploi, que le CGT n'a pas signé, ainsi qu'au sujet du conflit social en cours à l'usine PSA d'Aulnay. Ce vendredi toujours, Laurent Berger a d'ailleurs condamné les «méthodes» de la CGT, accusée de violences sur le site et de pressions sur les salariés non-grévistes.


Le jour ou l'esclavage sera rétabli "pour sauver l'emploi" la CFDT applaudira le patronat ! :langue:
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Re: Goodyear en lutte

Messagede indignados » 04 Fév 2013, 10:33

L'autre facteur a écrit:Probablement un nouveau site en bagarre dans pas long

Goodyear Amiens: un nouveau plan social annoncé en juin


Un nouveau plan social concernant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, deux fois plus important que le précédent annoncé en mai 2008 et qui prévoyait 402 suppressions d'emplois, devrait être dévoilé au cours de la première quinzaine de juin, a-t-on appris vendredi de source syndicale.
© AFP Denis Charlet


© 2009 AFP


Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !
http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/ ... a-rue.html

Globalia de Jean Christophe...« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. » ( mis sur facebook )


Hollande, les banques françaises et la dette grecque

" S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique



Hollande et le changement!: Les espoirs de voir les promesses de François Hollande s'éloigne de jour en jour cf "Coup de pouce" de la gauche molle , Hollande et le changement!- Citizen Khane, Programmes électorales. Jean-Marc Ayrault peaufine son "grand oral" de la rigueur : Ajoutez le vôtre ! La BCE : polique monétaire : les promesses de hollande ( Google)








la photo de Anonymous Francophone.


Modèle Japonais généralisé : Résumé : En trente années de politiques néolibérales, le Japon est devenu l'un des pays les plus inégalitaires de l'OCDE. La publication du livre de Sébastien Lechevalier, "La grande transformation du capitalisme japonais" , arrive à point nommé pour éclairer une zone d'ombre de l'histoire récente du Japon mais aussi pour donner des clés de compréhension à la crise du capitalisme en cours depuis 2007

" Modèle Allemand" : Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher

Faute de consommateurs, misons sur l'entrepreneur...
Une monnaie forte, une précarité assumé et généralisé avant tout
L'entreprise allemande doit partager une maigre partie des fruits de sa réussite avec sa communauté



Rappelez-vous de la Weltpolitik sous Guillaume II, et de la devise de Bismarck : "le marchand doit précéder le soldat
Le modèle allemand affiche une santé insolente. Mais pour combien de temps ?


Les intérêts financiers reprennent leurs droits : Car, n'est pas les dérives dans un corps sein..résultant du système capitaliste néolibéral, mais le système dans son entier qui est une dérive. Ce n'est pas avec de la biafine sur une jambe de bois que l'on règle les problèmes actuelles.

Le gouvernement socialiste éventuellement élu se mette au travail et prenne ses premières mesures, qui resteront dans la continuité de la vision social démocrate et mitérrandienne cf Hollande et le patronat

C'est le jour du vote du TSCG à l'Assemblée, des députés UMP et PS néolibéraux ont choisi de voter l'austérité, la récession et les politiques de suppression des acquis sociaux et de solidarité qui plongent les peuples dans la misère et la mort.



Voici la liste intégrale, toute chaude des députés qui ont voté pour,contre ou se sont abstenus : La liste intégrale des 477 députés pour et 70 contre le traité européen - Lelab Europe1 : députés PS qui ont voté contre le TSCG : M. Pouria Amirshahi, Mme Marie-Françoise Bechtel, M. Jean-Pierre Blazy, Mmes Fanélie Carrey-Conte, Nathalie Chabanne, MM. Pascal Cherki, Henri Emmanuelli, Mme Linda Gourjade, MM. Jérôme Guedj, Razzy Hammadi, Mat...Voir plus Traîtres ! » Plume de presse



Le bout de la logique :





" Ce n'est pas possible, cela ne peut plus durer
Ces marges sont trop ridicule
Et tout ces couts... impots.... salaires
Il faut réduire tout cela

Mais..heu Mister président... les salaires

Quoi les salaires
Supprimer les salaires et virer tout le monde
Monsieur, c'est un désastres... Certes la concurrence a été tuée
Mais tout le monde est mort, il ne reste plus un gugusse pour faire tourner les machines
Du coup elles sont mortes, plus de ressources naturelles... Me^me plus d'animaux
Et plus grave, notre chiffre d'affaire s'est effondré : il faut faire quelque chose

Mais nous sommes seuls Monsieur le Président, nous sommes les derniers

M'en fout, trouvez une solution
Z avez qu'a lancer dans le marketing interstellaire
Et vous richard, faites renforcer la sécurité, on n'est jamais trop prudent"

Cf réf : La bande a Bauer et l'idéologie sécuritaire
La révolutions technologique pour pousser le bout de la logique
Et dernièrement la déflation, staflation et précarisation lié a la baisse des profits aux niveaux mondiales


Les 30 patrons trop bien payés
Source : Capital
08/08/2012 à 16:43 / Mis à jour le 08/08/2012 à 16:53
Accueil du dossier
• Les salaires des dirigeants
• Les dividendes des gros actionnaires



!






Mardi 9 octobre, une journée particulière...
Le mercredi 10 octobre 2012





Le matin, donc. Devant les grilles du Salon de l'auto, plus d'un millier d'ouvriers de l'industrie automobile - les "PSA" d'Aulnay, les "Ford" de Blanquefort, les "Renault" de Flins, les "General Motors" en Alsace, mais aussi les "Volkswagen" - font entendre leur voix et veulent entrer dans le Salon. En face d'eux, 200 à 300 CRS qui les neutralisent à coup de gaz lacrymo. En guise de réponse, les jets de pierre fusent. Le climat est plus que tendu. Inédit.



Pour mémoire, des salariés en colère s'étaient déjà massés devant les grilles du Salon de l'auto en 2008 sous le mot d'ordre "Tous au Mondial de l'Auto" puis en 2010 sous la bannière "Mondial de l'automobile : épisode II". Ils avaient pu y entrer, ce qui n'a pas été le cas cette fois-ci...; la solidarité et les convergences des luttes avec les salariés grecs, portugais, espagnols...



Un reportage d'Anaëlle Verzaux, de Sarah Lefèvre, Gaylord Van Wymeersch et d'Antoine Chao.


Programmation musicale :
La Molex, par Les Grandes bouches


3 e tour social I : Sur ce, je vous souhaite une très bonne semaine, que les déçus du front de Gauche, du NPA, et d’EELV ayant remplis leur devoir de « vote » et déçu par celui-ci rejoignent le troisième tour social. AL d'avril est en vente (mais pas en kiosque) Fronts anticapitalistes : Rompre avec le capitalisme plutôt que de lui résister


Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !



Cette année dans les secteurs industriels et tertiaires (PSA supprime 8000 emplois, air France veut supprimer 5122 emplois, carrefour pourrait supprimer 600 a 1000 emplois administratifs…) une centaine de milliers de CDI non renouvelé. Et nous oublions souvent les emplois qui disparaissent des PME et TPME.



La fermeture de PSA nous pend au nez



Dans le cadre du site d’Aulnay-Sous-Bois, l’usine une fois fermée génèrera un « manque a gagner » qui touchera durement l’économie locale et pas seulement les entreprises de sous-traitantes de l’usine, mais les commerces, les services, etc….



Tout cela pour les sales gueules des capitalistes (propriétaires d’usines, d’entreprises, de terrains, de logements, etc.), qui pour maintenir leur profits, sont prêtes aujourd’hui a jeter qui gens d’hier se sont crevés au travail pour eux. Pour la survie du système qu’ils savent qu’ils ne sauveront pas, comme le prouve l’arrêt des subventions sur les usines métallurgiques, la sidérurgie et mine d’extraction de fer (grève de plus de plus de 8000 mineurs de plus de 40 mines de charbon dans le nord de l’Espagne, suite à la réduction de 64% des subventions, d’arcelor Mittal à annoncé, au cours d’un comité centrale d’entreprise, la fermeture définitive des deux hauts Fourneaux de Florange, etc….).



Biotech : c'est l'explosion en Europe et aux Etats-Unis !
Alors que le troisième trimestre vient de clôturer, les performances de certaines biotech ont de quoi laisser les investisseurs rêveurs. On trouve même des sociétés qui ont vu leurs cours multiplié par plus de 10 en moins de trois mois. Certes, le risque est présent dans ce secteur. Mais c'est aussi un excellent moyen pour dynamiser son portefeuille puisque dans son ensemble, le secteur procure des performances supérieures à +50% en Europe et aux Etats-Unis. C'est quatre à cinq fois mieux que pour les indices de références. Aussi, certaines biotech françaises disposant d'une faible valorisation et d'un newsflow favorable pourraient bien tirer leur épingle du jeu pour le quatrième trimestre. Cf World Compagny : la fin de la crise?





PSA : c’est l’arbre qui cache la forêt



Que font les centrales syndicales ? Elles proposent une négociation avec le gouvernement sur le contrat de travail afin de sécuriser les situations personnelles des salarié-e-s. Elles ne s’opposent pas aux licenciements de masse, mais souhaitent les aménager. Elles organisent des grèves de secteurs et des journées d’action isolées alors que nous sommes tous concerné-e-s par les conséquences de la crise du capitalisme. Elles soutiennent « l’industrie » et « les emplois » mais sans remettre en question les cadences, les risques pour la santé, les conditions de travail et de vie que nous sommes contraint-e-s d’accepter, parce que « l’industrie » vaut beaucoup plus que nous, que notre temps libre, que nos vie.



L’autogestion, ca fait mal ?



Personne ne nous parle du fait qu’une usine peut tourner sans patron-ne, que les ouvriers peuvent très bien organiser le travail et la production en fonction des besoins et non de l’offre et de la demande, en prenant des décisions collectivement.



C’est ce que font les ouvrier-es de Zenon en argentine en 2001, leur patron s’était barré de l’usine de céramique parce que la revente lui rapportait plus que son activité. Alors évidemment, ils et elles dépendent toujours des matières premières achetées et de la vente de leurs produits et services aux prix du marché, mais c’est un premier pas vers la réappropriation de leur mode de subsistance.



Ce n’est que par l’action directe, l’autogestion,

L’entraide et la solidarité de classe

Que les exploité-es de tous les

Secteurs pourront s’extraire

Du système capitaliste

Et de l’état, son

Principale protecteur



Autogestion - Wikipédia :
Dans sa définition classique, l’autogestion (du grec autos « soi-même » et du latin gestĭo, « gérer ») est le fait, pour un groupe d’individus ou une structure considérée, de prendre les décisions concernant ce groupe ou cette structure par l’ensemble des personnes membres du groupe ou de la structure considérée.
Cette définition peut s'appliquer, par exemple, en France à un grand nombre d'associations.

Il existe cependant une autre définition, plus politique ; y sont intégrés d'autres paramètres avec une certaine variabilité. Ses postulats sont :

· la suppression de toute distinction entre dirigeants et dirigés,
· la transparence et la légitimité des décisions,
· la non appropriation par certains des richesses produites par lacollectivité,
· l'affirmation de l'aptitude des humains à s'organiser sans dirigeant.
Cette conception se construit en général explicitement contre des pratiques qualifiées de hiérarchiques, autoritaires, verticales, contre des formes de dépossession que constitueraient certains modes d'organisation. En d'autres termes, ce type d'autogestion permettrait une réappropriation d'une forme d'organisation collective.
Par ailleurs, cette définition permet des pratiques d'autogestion qui ne se limitent pas au seul champ économique

•http://alterautogestion.blogspot.com/ "Alter autogestion" Articles en français et certains en castillan sur l'altermondialisme, l'Amérique Latine et l'autogestion.
•Autogestion.coop, site sur les pratiques autogérées
•Site de l'Association pour l'Autogestion
•Catégorie théories de l'auto-organisation sur Infokiosques


Ils en parlent :

•Daniel Mermet dans « Là-bas si j'y suis »
•Ras l'front dans « Les Oreilles loin du front »
•Radio Libertaire est autogérée depuis 1981
•Radio Canut, à Lyon, est autogéré depuis sa création en 1977


Reportage sur l'autogestion ( google)
Histoires de guerrillas au mexique - Vidéo Dailymotion
UtopLib - Utopies libertaires: LIP : reportage TV de 1973 : 1973. Fabrique horlogèreLIP(Palente, Franche-Comté). Annonce de la liquidation de l'entreprise. Les ouvrier(e)s reprennent la production à leur compte. Expérience d'autogestion. La télévision française est allée enquêter et a donné la parole aux intéressés. Vingt minutes d'histoire
TagTélé - Aprés la crise ; l'autogestion (vostfr)
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Re: Goodyear en lutte

Messagede indignados » 04 Fév 2013, 10:54

Je rajouterais : NOUS NE VIVONS PAS UNE "CRISE", MAIS UN COUP D ETAT ANTISOCIAL


Le bout de la logique :

" Ce n'est pas possible, cela ne peut plus durer
Ces marges sont trop ridicule
Et tout ces couts... impots.... salaires
Il faut réduire tout cela

Mais..heu Mister président... les salaires

Quoi les salaires
Supprimer les salaires et virer tout le monde
Monsieur, c'est un désastres... Certes la concurrence a été tuée
Mais tout le monde est mort, il ne reste plus un gugusse pour faire tourner les machines
Du coup elles sont mortes, plus de ressources naturelles... Me^me plus d'animaux
Et plus grave, notre chiffre d'affaire s'est effondré : il faut faire quelque chose

Mais nous sommes seuls Monsieur le Président, nous sommes les derniers

M'en fout, trouvez une solution
Z avez qu'a lancer dans le marketing interstellaire
Et vous richard, faites renforcer la sécurité, on n'est jamais trop prudent"



Modèle Allemand" : Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher

Faute de consommateurs, misons sur l'entrepreneur...
Une monnaie forte, une précarité assumé et généralisé avant tout
L'entreprise allemande doit partager une maigre partie des fruits de sa réussite avec sa communauté

Modèle Japonais généralisé : Résumé : En trente années de politiques néolibérales, le Japon est devenu l'un des pays les plus inégalitaires de l'OCDE. La publication du livre de Sébastien Lechevalier, "La grande transformation du capitalisme japonais" , arrive à point nommé pour éclairer une zone d'ombre de l'histoire récente du Japon mais aussi pour donner des clés de compréhension à la crise du capitalisme en cours depuis 2007

Comprendre le capitalisme japonais - Le Japon à l'envers http://japon-gekokujo.over-blog.com/art ... 28396.html

Description : Le Japon est aujourd'hui très connu en France, à travers sa culture populaire - manga, animé - et sa cuisine. Mais que sait-on au juste de cette "face cachée de la lune", située quelque part entre l'extrême-orient et l'extrême-occident ? Au-delà des clichés, ce blog apporte un éclairage sur quelques aspects méconnus de la société, de la vie politique et de la culture populaire dans l'archipel.

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Sans-abris à Ôsaka, avril 2012 (DR/Mathieu Gaulène)



Japon : cette déflation qui n'en finit pas
http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/ ... t-pas.html

Modèle Japonais généralisé : La croissance ne se décrète pas, elle se construit Elle se construit ( dans la logique du système) par l'attrait des investisseurs, des réformes sur la compétitivité ou encore la réduction des déficits. Eux préfèrent parler investissement publics, euro-bonds. Bref, endettement ». Elle est tout simplement plus possible dans un monde fini alors que la doctrine néolibérale a besoin d’une croissance infinie Lorsqu’une telle chose se produit, elle peut durer très longtemps.



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Re: Goodyear en lutte

Messagede Pïérô » 13 Fév 2013, 01:12

Quelque 750 salariés de l'usine Goodyear d'Amiens visés par des plans sociaux sont venus manifester mardi à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) où se tient un comité d'entreprise extraordinaire de Goodyear.
Ils avaient pris la route peu avant 6 h 30 à bord d'une dizaine de bus affrétés par la CGT, syndicat majoritaire à 86 %, pour venir "faire entendre leur voix" devant le siège social du fabricant de pneumatiques.
http://www.lemonde.fr/economie/video/20 ... _3234.html



Goodyear : une situation bloquée, les salariés excédés

Des salariés de Goodyear ont manifesté devant le siège de l'entreprise, à Rueil-Malmaison (Paris), le 12 février 2013.

REUTERS/Gonzalo Fuentes
Par RFI

Ils étaient plus d'un millier devant le siège de Goodyear mardi 12 février. L'ambiance, plutôt bon enfant au début, s'est rapidement crispée. Le déploiement des forces de l'ordre était impressionnant et beaucoup y ont vu une provocation. Des échauffourées ont éclaté, mais le calme est vite revenu. Les Goodyear étaient venus en nombre (13 bus et 750 salariés) pour le comité central d'entreprise au siège de Rueil-Malmaison, près de Paris. Le groupe a annoncé la fermeture du site d'Amiens Nord. 1173 emplois sont menacés.

Un coup pour rien, voilà ce que l'on retiendra du comité central d'entreprise ce mardi. Un coup pour rien pour la direction comme pour les manifestants qui n'ont pas manqué l'occasion de s'afficher ensemble, et de redire leur détermination, de lancer un refus catégorique à la fermeture d'Amiens Nord.

Mais sur le fond, rien de nouveau, déplore Michael Wamen, délégué CGT chez Goodyear, le syndicat majoritaire : « La direction de Goodyear n'a aucun argument à nous opposer. Elle continue à dévoiler son plan stratégique pour l'usine d'Amiens Nord. On posé une série de questions auxquelles on a aucune réponse. Donc une fois encore, je peux confirmer que la direction Goodyear est à côté de la plaque. Je vais annoncé à mes collègue dehors que la situation est la même qu'en 2009, rien n'a changé. » Et de prévenir que « de toute façon, nous allons au tribunal. On a commencé tout un tas de recours juridiques; et il y aura les recours sociaux avec les salariés systématiquement. On lâchera rien, quoi qu'il arrive. »

De recours en recours devant la justice, cinq ans que ça dure. Ce matin, alors que se tenait le comité, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, annonçait que le groupe Titan renonçait à reprendre le site d'Amiens Nord. Réaction? « Rien de nouveau, ça fait longtemps qu'on sait qu'il n'y a plus rien à espérer de ce côté-là », assure la CGT.

Le processus en tout cas se poursuit et le prochain rendez-vous entre la direction et les syndicats est déjà fixé, toujours au siège de Goodyear, le 7 mars prochain.
http://www.rfi.fr/france/20130212-goody ... s&ns_fee=0
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Re: Goodyear en lutte

Messagede Pïérô » 24 Fév 2013, 00:57

Goodyear : Journée d'actions le 26 février à Amiens
détails : http://blog.cgt-goodyear-nord.com/post/ ... 8%E2%80%A8
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Re: Goodyear en lutte

Messagede Nyark nyark » 07 Mar 2013, 12:01

L’interrogatoire d’un syndicaliste de Goodyear par Pascale Clark (France Inter)

par Frédéric Lemaire, Henri Maler, le 14 février 2013

Mardi 12 février. Il est 7h51 sur France Inter. Pascale Clark interroge le syndicaliste Mickaël Wamen de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord, à l’occasion de l’action engagée ce matin-là par les salariés de plusieurs entreprises en lutte devant le siège de Goodyear à Rueil-Malmaison.

Rapidement, l’interview tourne au réquisitoire contre le délégué syndical CGT. Présumé « belliqueux », en raison de terrifiants « actes de vandalisme » et présenté comme responsable du blocage des négociations, le syndicaliste est sommé de s’expliquer devant un tribunal médiatique imaginaire

L’interview semble de premier abord cordiale : « Où êtes-vous exactement ? Il paraît que vous êtes bloqués par les forces de l’ordre ? », interroge la journaliste. Mais lorsque Wamen évoque un dispositif policier disproportionné, Pascale Clark l’interpelle sur les bonnes dispositions des manifestants et sur le caractère pacifique de ses intentions : « Mickaël Wamen, il paraît que les forces de l’ordre craignent des débordements, votre état d’esprit est belliqueux ? »

Le délégué syndical a beau se défendre d’un tel « état d’esprit », la procureure Clark ne lâche pas le morceau. Et lorsque Wamen en vient à critiquer le traitement médiatique de la contestation syndicale (« ça commence à bien faire sans cesse de nous pointer du doigt en disant, que ce soit sur votre antenne ou sur d’autres médias, vous êtes belliqueux, vous voulez en découdre ») elle finit par l’interrompre et s’exclame : « Ouais, mais Strasbourg la semaine dernière, Mickaël Wamen, Strasbourg la semaine dernière, on a vu des actes de vandalisme »

L’interview prend ainsi le tour d’un rappel à l’ordre public. Un ordre public que certains journalistes - suivant en cela l’exemple désormais inoubliable de David Pujadas face à Xavier Mathieu - prétendent contribuer à maintenir… Les salariés en lutte sont-ils des vandales belliqueux ? Clark semble suivre la trace de son confrère quand il lançait à Xavier Mathieu : « On comprend bien sûr votre désarroi, mais est-ce que ça ne va pas trop loin ? Est-ce que vous regrettez ces violences ? »

Mais à l’instar de Xavier Mathieu, Mickaël Wamen ne se laisse pas faire. Il rappelle que c’est un salarié qui a perdu un œil dans les échauffourées avec les forces de l’ordre, et finit par fustiger un gouvernement dont la politique, parce qu’elle est marquée par un déploiement policier répressif, est « pire que Sarkozy ». Il s’attire alors une réplique immédiate destinée à souligner l’extrémisme attribué au syndicaliste : « Pire que Sarkozy ? Un gouvernement de gauche ? C’est pire qu’un gouvernement de droite ? »

Wamen a beau expliquer qu’il dénonce entre autres la criminalisation des actions syndicales et l’impunité des chefs d’entreprises, Pascale Clark l’invite, sous une forme faussement interrogative, à la modération : « François Hollande qui a confirmé hier une prochaine loi sur la reprise des sites rentables, la loi dite Florange, apparemment ça ne vous calme pas ? » Nul doute que Pascale Clark s’adressant à Laurence Parisot ne manquerait pas de lui dire : « François Hollande a annoncé la transposition dans la loi d’un certain nombre de revendications du MEDEF, apparemment ça ne vous calme pas ? »

Et comme Wamen ne « se calme pas » et soutient vigoureusement que, à ses yeux, la politique du gouvernement est incohérente, Pascale Clark après un long soupir conclut l’intervention du syndicaliste par ce fin commentaire : « Vous les aimez pas beaucoup finalement. » Le conflit, une question d’affect, « finalement » !

Mais le réquisitoire n’est pas terminé, et la procureure de France Inter lance à l’accusé : « Mickaël Wamen, vous avez choisi la ligne dure à la CGT, cinq ans que vous refusez la reprise par le groupe américain Titan pour la partie pneus agricoles. » Et d’ajouter sur un ton désapprobateur : « 500 emplois seraient sauvés, vous dites toujours les 1173 salariés ou rien ? »

Le délégué syndical précise-t-il que l’opposition sur les conditions d’une éventuelle reprise dure, non pas depuis cinq ans, mais depuis trois ans ? La procureure, agacée mais magnanime, lui concède : « Bon, trois ans, je vous les accorde... ». Mickaël Wamen indique que ce n’est pas la CGT mais la justice qui bloque la reprise de Titan. Mais sur cet aspect de son réquisitoire, Pascale Clark ne reviendra pas…

Elle se contente de poser une ultime question : « Dernière chose, Mickaël Wamen, que se passera-t-il en marge du comité d’entreprise exceptionnel de Goodyear, est-ce que vous comptez, vous les manifestants, entrer dans Paris ? » De quoi parle-t-elle ? D’une marche de Rueil-Malmaison à Notre-Dame ? Se souvient-elle de la chanson interprétée par Serge Reggiani « Les loups sont entrés dans Paris » ? Imagine-t-elle qu’une foule de vandales belliqueux va fondre sur la capitale (et peut-être sur les locaux de France Inter) pour pendre les aristocrates à la lanterne ?

Wamen doit, une fois de plus, se défendre contre l’accusation de vouloir tout casser : « Ecoutez pour l’instant on n’est pas pour entrer dans Paris ou quoi, on est devant le siège social de Goodyear, avec 700 salariés, qui sont motivés à garder leur emploi, certainement pas rentrer dans le jeu de la direction et des autres qui disent aujourd’hui qu’on est des casseurs. » Des « autres » ? Suivez son regard…

La fin de l’interview est à la hauteur de son déroulement. Alors que Wamen souligne la fierté des salariés mobilisés, Clark le coupe une fois, puis lui lance un long « Merciiii » pour congédier l’ouvrier (qui aura tout juste le temps de terminer sa phrase), avant de conclure en beauté :
- « Le délégué CGT de Goodyear Amiens Nord Mickaël Wamen, très en forme, merci et bonne journée, Patrick Cohen. »

Et Patrick Cohen « très en forme » d’apporter son soutien à la journaliste malmenée :
- « Merci Pascale Clark et à tout à l’heure 9h10 par qui allez-vous vous faire engueuler à 9h10 ? »


Assis au chaud derrière son micro, le présentateur de France Inter disqualifie comme une engueulade les réponses sans complaisance d’un syndicaliste en lutte qui répond depuis un site entouré par un important dispositif policier.

Frédéric Lemaire et Henri Maler


http://www.acrimed.org/article4003.html
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