Contre,bosser le dimanche et 24/24

Contre,bosser le dimanche et 24/24

Messagede Nico37 » 28 Jan 2009, 22:10

Mis à pied pour refus de travailler le dimanche

Mis à pied pour refus de travailler le dimanche

Le vendeur de Casino avait dit qu'il n'était pas volontaire.

Pour les opposants au travail dominical, c'est du pain bénit. En plein débat sur une modification de la loi, notamment pour favoriser le
volontariat, l'hypermarché Géant Casino de Salon de Provence (Bouches-du-Rhône) vient de mettre à pied trois jours l'un de ses
vendeurs. Motif : son refus de travailler le dimanche 14 décembre.

Le mis en cause avait pourtant fait savoir, un mois avant, qu'il n'était pas volontaire : "Pendant 7 ans, j'ai fait tous les dimanches. Désormais, j'ai quelqu'un dans ma vie et j'ai envie de lui consacrer plus de temps", explique Loïc Le Brouster. Le directeur du magasin, Joël Mouquet, lui a fait part de son point de vue par courrier : "Je vous avais rappelé qu'afin de satisfaire notre clientèle en cette période, nous devions mettre en place les structures nécessaires; que dans la mesure du possible votre demande serait respectée mais que dans un souci d'équité il était possible que vous soyez amené à travailler".

Vaste fumisterie

Pour la CFDT, la "bourde" de la direction est patente : "Cette mise à pied, motivée par écrit, est une grande première. Nous allons porter l'affaire aux Prud'hommes. Cela confirme ce que l'on a toujours dit : le travail du dimanche basé sur le volontariat est une vaste fumisterie. On voit bien les tentatives de passage en force de certains patrons, comme dans le dossier Plan-de-Campagne", affirme Jean-Marc Cavagnara, secrétaire départemental de la CFDT.

Plan-de-Campagne est la grande zone commerciale proche de Marseille, au coeur de la bataille entre syndicats et organisations patronales. Le tribunal administratif de Marseille vient à nouveau d'annuler les arrêtés préfectoraux qui autorisent l'ouverture des magasins de la zone le dimanche. Décision sans effet puisque la grande majorité des enseignes passent outre.
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Re: Paradis des exploiteurs, bosser 24/24

Messagede bipbip » 06 Oct 2013, 12:04

Révélation : le mode d'emploi de Castorama pour briser les syndicats

C’est castoche de casser du syndicat chez Castorama ?

Dans un manuel révélé par l’Humanité à consulter ici, l’enseigne de bricolage, à la pointe du combat patronal pour le travail du dimanche, apprend à ses dirigeants à « marginaliser » les syndicalistes.

Quand elles ne mettent pas en scène la mobilisation des «vrais» salariés qui, malgré le Code du travail, voudraient tant avoir la liberté chérie de travailler le dimanche, les grandes enseignes du bricolage passent leur temps du lundi au samedi à contrecarrer l’implantation syndicale dans leurs magasins. Dans un diaporama que l’Humanité révèle (voir le document ci-dessous, notamment à partir de la page 30), Castorama détaille une série de consignes édifiantes pour ses cadres dirigeants, encouragés à opposer la «représentativité salariale» à la représentativité syndicale: au premier tour des élections professionnelles, il faut, indique le manuel, «inciter à l’abstention» afin de faire perdre aux organisations syndicales leur monopole en matière de représentation et, permettre à des candidats «sans étiquette» de se présenter au second tour.

Piloter des suffrages

Mais attention, ajoutent les Machiavel de Castorama, «moins il y aura de suffrages valablement exprimés, plus le délégué syndical aura la chance d’atteindre les 10% qui lui permettront de garder son mandat (seuil de représentativité): il faudrait piloter suffisamment de suffrages exprimés sur une organisation syndicale pour mettre en délicatesse une autre, mais ne pas dépasser la moitié des inscrits pour ne pas réaliser le quorum. Ainsi, on écarte une organisation syndicale et on en légitime une autre ». Les dirigeants de magasins sont encore appelés à «affaiblir la capacité électorale», «soutenir le cas échéant le CE en place», «identifier une liste alliée», «marginaliser les organisations syndicales», etc.

Devant cette pièce datant de 2010, Jean-Paul Gathier, délégué central FO, s’est mis en tête de demander des explications à la direction de Castorama au mois de juin dernier. Le syndicaliste les attend encore, mais il assure: «Pour la direction, les élections doivent servir à contrer les délégués qui les embêtent et à limiter l’influence syndicale. Ce type de pratiques perdure, les syndicalistes les voient à l’œuvre dans tout le pays…»

http://www.humanite.fr/social-eco/550225

Documents à télécharger : La stratégie sociale de Castorama :
http://www.humanite.fr/sites/default/fi ... _copie.pdf
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Re: Paradis des exploiteurs, bosser 24/24

Messagede bipbip » 13 Oct 2013, 00:57

Communiqué Solidaires
Nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre !

Sephora, le bricolage et désormais Monoprix : ces derniers jours, les médias ont braqué les projecteurs sur une prétendue armée de salarié-­‐es volontaires pour travailler le dimanche et la nuit… Cette « mobilisation », largement soutenue par les entreprises en question, doit être ramenée à sa juste proportion : la grande masse des salarié-­‐es du commerce n’ont pas envie de brader leurs dimanches et leurs nuits… au nom de la liberté du travail !

Ces « volontaires » ne vivent pas sur une île déserte : une fois les horaires atypiques généralisées, l’exception deviendra la règle et alors… fini les majorations ! C’est déjà le cas pour les travailleurs/euses de l’hôtellerie-­‐restauration pour qui ils sont considérés comme des horaires habituels de travail. Ce sont également les salarié-­‐es des autres secteurs qui seront contraints à leur tour de travailler (crèches, transports, banques etc.). Plus encore, les patrons seront tentés de n’embaucher que les employé-­‐es les plus flexibles, prêts à trimer 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 heures, sans aucun effet positif sur l’emploi de surcroit (la liquidation de Virgin en juin dernier est là pour le rappeler).

Le prétendu volontariat occulte la question essentielle qui est celle de la faiblesse des salaires dans le commerce : ainsi, chez Sephora, où notre organisation est implantée, c’est un tiers du personnel qui travaille à temps partiel… alors que l’enseigne a doublé son chiffre d’affaires en 5 ans !

A l’occasion de la mission confiée à Jean-­‐Paul Bailly, ex-­‐PDG de La Poste de sinistre mémoire, l’Union Syndicale Solidaires rappellera ses revendications :
-­‐ obligation de 2 jours de repos consécutifs chaque semaine dont le dimanche,
-­‐ si le travail le dimanche ou un jour férié est vraiment indispensable, une majoration en temps et/ou en argent a minima de 100 % au choix des salariés-­‐es pour le travail effectué ces jours,
-­‐ le travail de nuit doit rester exceptionnel et limité aux seuls secteurs socialement utiles,
-­‐ Un revenu socialisé d’études aux jeunes en formation pour leur donner les moyens d’étudier.

L’Union Syndicale Solidaires, dont le syndicat SUD Commerce est partie prenante de l’intersyndicale CLIC-­‐P, soutient toutes les actions visant à faire respecter la législation relative au repos dominical et au travail de nuit car la vie des salarié-­‐es et leur santé n’ont pas à faire les frais de la concurrence à laquelle se livre les enseignes. Elle appelle à la constitution d’un front syndical et social pour s’opposer à toute nouvelle dérégulation.

Le 7 octobre 2013
http://www.solidaires.org/article45888.html


Séphora
Communiqués du Comité de Liaison Intersyndical du Commerce de Paris

Les mensonges de Sephora pointés par une décision judiciaire

Saisi par des salariés de Sephora en référé d’heure à heure, le TGI de Paris, par décision du 4 octobre, les a déboutés, ainsi que Sephora, d’une demande d’interdiction de faire appliquer… une décision judiciaire !

Cette procédure, défendue par deux avocats habituels de LVMH, a semblé bien farfelue au juge qui n’a cessé de rappeler, lors de l’audience, que le TGI n’était pas une juridiction de recours.

Cette nouvelle manoeuvre, qui a laissé croire à des salariés qu’un tel recours avait une chance d’aboutir, était exclusivement destinée à relancer le débat médiatique et la polémique contre l’action des syndicats.

Le résultat est à l’inverse des espoirs des véritables auteurs de la requête puisque le juge rappelle qu’en aucun cas, les salariés concernés ne seront les victimes de l’application de la loi.

Le juge des référés attire en effet l’attention des salariés qui l’ont saisi sur « le fait que l’employeur ne peut refuser de payer le salaire et de fournir le travail convenus en se retranchant derrière le caractère illicite d’un contrat de travail ; qu’il ne peut davantage, dans un tel cas, rompre le contrat de travail sans engager sa responsabilité vis-à-vis du salarié qui subit la perte de son emploi ». « L’intervention principale de la Société Sephora procède à l’évidence d’un abus de droit d’ester en justice » qui est condamné à indemniser les organisations du Clic-P des frais engagés pour leur défense.

Selon les propositions faites aux représentants du personnel, Sephora s’engagerait à maintenir la rémunération actuelle pour tous les salariés concernés par le travail de nuit « pendant douze mois » et à leur verser une indemnité de 10.000€ au prorata temporis.

En clair, les salariés qui travaillaient après 21 heures seront les principaux bénéficiaires de l’action des organisations syndicales : ils ne seront plus contraints de travailler de nuit, ils ne seront pas licenciés, leur rémunération sera maintenue et… ils seront indemnisés !

Fait à Paris, le 7 octobre 2013

Contacts CLIC-P :
 CFDT : Alexandre Torgomian 06.60.27.81.24 - syndicat@cfdt-commerce.fr
 SECI : Eric Scherrer 06.62.46.25.43 - e.scherrer.seci@free.fr
 CGC : Jacques Biancotto 06.08.05.55.03 - presidentsnec@free.fr
 CGT : Karl Ghazi 06.81.36.04.59 - uscommerceparis@free.fr
 SUD : Laurent Degousée 06.78.53.35.77 - sudcommerce@yahoo.fr
Clic-P : clic-paris@gmail.com


Les salariés de SEPHORA gagnants sur toute la ligne !

Assisté par un avocat du groupe LVMH, quelques dizaines de salariés de Sephora s’associent à une guérilla judiciaire qui vise à ne pas appliquer les décisions de justice.

Ils demandent le sursis à exécution de la décision de la Cour d’appel de Paris du 23 septembre 2013 qui a été plaidé ce matin décision qui sera rendu demain en début d’après-midi, ainsi qu’une demande de sursis a statuer par une tierce opposition qui sera elle plaidé le 28 octobre sans compter un pourvoi en cassation qui devrait être jugé avant la fin de l’année.

Les organisations syndicales du Clic-P rappellent que les salariés de Sephora associé à ses actions sont les principaux bénéficiaires des décisions obtenues par le Clic-P.

Contrairement à ce qu’affirme leur direction, non seulement ils finiront désormais a 21 heure mais de plus ils auront une prime de 10 000 Euros par salarié, maintien de leur rémunération liée au travail de nuit et de leur contrat de travail, En clair :
 ils ne seront plus contraints de travailler de nuit, ils ne seront pas licenciés, leur rémunération sera maintenue et… ils seront indemnisés !

Voilà ce que vont gagner les salariés grâce à l’action du Clic-P.

Cette nouvelle manoeuvre, engagée contre les syndicats par Sephora pourrait leurs faire perdre tous ces avantages !

Fait à Paris, le 9 octobre 2013

Contacts CLIC-P :
 CFDT : Alexandre Torgomian 06.60.27.81.24 - syndicat@cfdt-commerce.fr
 SECI : Eric Scherrer 06.62.46.25.43 - e.scherrer.seci@free.fr
 CGC : Jacques Biancotto 06.08.05.55.03 - presidentsnec@free.fr
 CGT : Karl Ghazi 06.81.36.04.59 - uscommerceparis@free.fr
 SUD : Laurent Degousée 06.78.53.35.77 - sudcommerce@yahoo.fr
Clic-P : clic-paris@gmail.com

http://www.solidaires.org/article45939.html
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Re: Paradis des exploiteurs, bosser 24/24

Messagede bipbip » 14 Oct 2013, 01:41

Travail le dimanche : une grand-messe médiatique
par Acrimed
http://www.acrimed.org/article4157.html
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Re: Paradis des exploiteurs, bosser 24/24

Messagede bipbip » 16 Oct 2013, 01:30

Communiqué Solidaires étudiant-e-s
ÉTUDIER EST UN DROIT, PAS UN PRIVILÈGE ! NON A LA GENERALISATION DE L’EMPLOI LE DIMANCHE !

Depuis une semaine, le gouvernement et certains médias mènent une campagne pour vanter les mérites du "travail" le dimanche. Pour ce faire, ils essaient de monter les salarié-e-s et étudiant-e-s soit disant partisans du "travail" le dimanche contre les "syndicats" qui, par leur opposition à cette mesure, seraient défavorables à l’emploi et à l’augmentation du pouvoir d’achat.

Ne soyons pas dupes !

Depuis des années, les conditions de vie et de travail des étudiant-e-s et salarié-e-s ne cessent de se dégrader. Le patronat et les gouvernements successifs attaquent nos conquêtes sociales : accès gratuit à l’université, services sociaux du CROUS, code du travail, accès à la protection sociale et notamment à la santé et à la retraite... Ce sont eux qui ont réprimés toutes nos luttes solidaires qui visaient à améliorer nos conditions de vie et de travail. A cause de cela, aujourd’hui beaucoup d’étudiant-e-s isolé-e-s, sans moyens financiers suffisants, se voient obligé-e-s d’accepter d’être employé-e-s le dimanche pour payer leurs études (49 % d’étudiant-e-s se salarient durant l’année scolaire d’après l’OVE). Ce n’est pas une "chance" de devoir "travailler" le dimanche, mais une contrainte vitale pour beaucoup d’entre nous.

La précarité comme seule issue ?

A l’heure actuelle, les mesures gouvernementales ne font que renforcer la situation de précarité et de misère qui touche nombre d’étudiant-e-s ! Le "chômage" est souvent notre seul horizon.
Ce gouvernement est bien plus occupé à assurer les profits des grands pourvoyeurs d’emplois précaires étudiant-e-s que sont les multinationales de la distribution. Pour cela, le gouvernement leur crée des contrats "spécifiques aux jeunes" qui s’accompagnent de diminutions des cotisations sociales (permettant de financer notre Protection sociale). Le gouvernement favorise également l’émergence de filières universitaires conçues et calibrées pour et par les grandes entreprises de la distribution.
En tant qu’organisation syndicale, nous refusons cette logique qui sert les intérêts du grand patronat. Nous défendons les intérêts des étudiant-e-s en tant que futurs ou actuel-le-s salarié-e-s précaires et comme actuel-le-s "travailleurs/euses". Etudier est, en soi, un travail de formation utile à l’ensemble de la société.

De ce fait, nous revendiquons des mesures d’urgence afin d’endiguer le salariat étudiant, véritable frein à la réussite à l’université. A l’heure actuelle, un-e étudiant-e salarié-e a 2 fois moins de chances de réussir son année qu’un-e autre étudiant-e.

Solidaires Étudiant-e-s exige donc :

- Une augmentation massive, en nombre et en montant, des bourses sur critères sociaux, versées de manière régulière, sur 12 mois, avant d’instaurer un revenu pour tou-te-s les étudiant-e-s se déclarant fiscalement indépendant-e-s de leurs parents, financées par les cotisations sociales ;

- La gratuité totale de l’enseignement supérieur avec la disparition des frais d’inscription, y compris dans les établissements publics à statut dérogatoire ;

- Le retour à un financement paritaire du ticket RU par l’État ;

- L’intégration de la sécurité Sociale étudiante à la Sécurité sociale générale avec intégration des personnels et avec des cotisations symboliques, afin de soustraire la santé étudiante de la sphère marchande des mutuelles privées ;

- Un plan massif de construction et de réhabilitation de logements étudiants publics dignes et à bas loyer afin de répondre à la crise du logement, ainsi que la réquisition des logements vides.

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... oit-pas-un
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Re: Paradis des exploiteurs, bosser 24/24

Messagede Pïérô » 23 Oct 2013, 01:18

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires et de plusieurs organisations membres
Dans les gares comme ailleurs, le travail du dimanche ne doit pas devenir la règle !

Le président de la SNCF vient de prendre publiquement position pour que les salarié-es des commerces situés dans les gares soient obligés de travailler les dimanches et jours fériés. Guillaume Pépy prend ainsi sa place dans l’offensive patronale pour faire éclater les quelques dispositions protectrices qui subsistent dans le Code du travail et imposer toujours plus de flexibilité aux salarié-es. _ _ Le service public, c’est-à-dire l’exercice de métiers utiles à la population chaque jour de l’année (et souvent de jour comme de nuit) amène déjà de nombreuses personnes à travailler sept jours sur sept. Ils et elles disposent alors de contreparties, souvent bien insuffisantes au regard du préjudice subi en matière de santé, de vie sociale, etc. Ainsi, le personnel de la SNCF n’a aucune compensation en temps pour le travail des dimanches et jours fériés et touche une indemnité horaire de … 4,46 euros.

Bien d’autres salarié-es, dont l’activité est directement liée au secteur ferroviaire travaillent également chaque jour de la semaine, et en horaires décalés : le personnel qui assure le nettoyage des gares, les agents de prévention et sécurité, le personnel de la restauration ferroviaire, ou encore les salarié-es d’entreprises de transport ferroviaire privées. L’Union syndicale Solidaires et la fédération SUD-Rail demandent qu’ils et elles aient le Statut de cheminot-es et que toutes et tous et les mêmes droits, basés au minimum sur la réglementation du travail applicable à la SNCF.

La direction SNCF a décidé de transformer les gares en centres commerciaux, supprimant souvent des espaces d’accueil, d’information et de ventes SNCF au profit de commerces sans relation directe avec le voyage. En appuyant les adversaires du Code du travail, le souci de Guillaume Pépy n’est pas du tout de répondre aux besoins des usagers du rail ; sinon, il se préoccuperait plutôt de faire en sorte qu’ils et elles aient des trains non supprimés, à l’heure, propres, roulant en toute sécurité, … Au lieu de s’occuper des commerces, Guillaume Pépy ferait mieux de rouvrir les guichets et les bureaux d’informations de la SNCF qu’il a fait fermer !

L’Union syndicale Solidaires et ses syndicats du rail, du commerce, de la restauration, des transports, réaffirment leurs exigences :
 Limitation du travail les dimanches et jours fériés aux secteurs indispensables aux besoins de la population.
 Les besoins publics doivent être assurés par des entreprises publiques, avec du personnel à Statut.
 Le travail les dimanches et jours (et de nuit) ne doit pas être la norme, car alors toute compensation disparaîtrait. L’exemple de la l’hôtellerie/restauration montre comment le patronat exploite sans vergogne les salarié-es, sept jours sur sept et avec des horaires invraisemblables, sans la moindre compensation.
 Chaque salarié-e doit avoir au moins deux jours de repos consécutifs chaque semaine. Dans les secteurs où le travail les dimanches et jours fériés est socialement indispensable, la compensation en temps et/ou financière au choix de chaque salarié-e doit être d’au moins 100% par rapport aux horaires normaux.

Le 21 octobre 2013

Union syndicale Solidaires / SUD-Rail / SUD Commerce et services / SUD Solidaires Hôtellerie et Restauration / SUD Solidaires Prévention, Sécurité et Sureté / Solidaires transports

http://www.solidaires.org/article46091.html


Ces patrons sociaux qui sponsorisent leurs salariés en lutte pour le travail du dimanche (Le Canard Enchaîné)

Financement de mouvements spontanés, de cours de communication, de pages de pub, de conseils d’avocats… Patrons bricoleurs et parfumeurs ne sont pas des lobbyistes du dimanche.

QUI a dit que la France était en retard en matière de dialogue social ? Depuis que certains veulent faire du dimanche un lundi et du week-end la semaine, il n’y a pas que le calendrier qui est cul par-dessus tête. Les rapports dans l’entreprise aussi.

Rapace et rapiat quand les salariés réclament une augmentation, le patronat n’hésite pas à banquer pour soutenir les revendications dominicales de certains. Une vraie révolution dans la lutte des classes que vient de déclencher le monde du bricolage via deux enseignes phares pourtant concurrentes : Leroy Merlin, propriété de la famille Mulliez, et Castorama, filiale du groupe british Kingfisher.

Pour résister à Bricorama, qui voulait les obliger, en novembre 2012, à fermer leurs magasins en Ile-de-France le dimanche, les deux chaînes ont ourdi leur contre-attaque. Et encouragé, en dépit de leur rivalité, leurs salariés à se regrouper dans une coordination tout à fait spontanée.

C’est ainsi que sont nés les Bricoleurs du dimanche, qui, depuis des semaines, manifestent contre le jugement du tribunal de commerce de Bobigny, obligeant Leroy Merlin et Castorama à fermer - le jour du Seigneur
- quinze magasins en région parisienne.

La base et le gratin

Les Bricoleurs ont défilé, le 2 octobre, devant Matignon avec du matériel premier choix : des banderoles de belle facture, c’est bien le moins, et, surtout, un beau slogan, « Yes weekend », dans des couleurs évocatrices de révolutions plus ou moins pacifistes
- orange et rouge. Sans oublier un emblème (un pinceau dans un poing levé), soit un sacré ripolinage de la faucille et du marteau du temps jadis. A se demander où ils sont allés chercher tout ça…

C’est simple : auprès d’une agence de communication qui avait l’habitude de travailler avec Leroy Merlin. Les Ateliers Corporate, dirigés par un ancien de Publicis, sont payés, depuis décembre, par la direction des deux entreprises pour assister les salariés en lutte.

Combien ? La direction de Leroy Merlin est aux abonnés absents, comme si elle ne boulonnait pas plus la semaine que le dimanche sur le sujet. Castorama est plus accueillant mais ne communique pas de chiffres, et Stéphane Attal, le directeur adjoint des Ateliers Corporate, a horreur de parler d’argent. « Je ne vous dirai pas combien je suis payé.

Ca ne nous plaît pas qu’on parle de nous, ça détourne de l’intérêt de l’action des travailleurs », dit-il. Ce grand pudique d’Attal reconnaît quand même qu’il « coordonne les actions des salariés, qui ne sont pas forcément de grands communicants ».

Mais, attention, son rôle est celui d’un accoucheur, pas d’un meneur : « On les a fait travailler, et ils ont choisi leurs slogans. Ils ont tout trouvé, on les a simplement aidés, en les faisant réfléchir. » En s’inspirant d’Obama, par exemple, un bricoleur américain de génie qui travaille à la Maison- Blanche. Et pourquoi pas de Hollande et de sa boîte à outils…

Les porte-parole du mouvement, un pour Leroy Merlin, un pour Casto, se sont aussi fait offrir des séances de « médiatraining » pour porter la bonne parole auprès des médias. Et la coordination possède sa page « Facebook », comme son adresse « Twitter », ces deux incontournables de la communication moderne. Une communication à la pointe, très pro, peut-être trop. Attal prend du recul.

« Une communication trop bien léchée, c’est peut-être une erreur », puisque ça donne du grain à moudre aux syndicats, qui critiquent cette alliance, contre nature, de la base et du gratin.

Une militante UMP au parfum

« Un chef de rayon n’a pas accès aux agences de com’, se défend Emily, responsable du rayon décoration intérieure à Castorama et porte ; parole des Bricoleurs. On a des intérêts communs avec la direction, mais on est chacun dans son coin. Elle n’assiste pas à nos réunions. On avait besoin d’un soutien financier, ils n’ont jamais dit non. »

Chez Casto, y a vraiment tout ce qu’il faut pour le salarié du dimanche… Idem chez le parfumeur Sephora, mais, cette fois, pour le salarié du soir qui veut pouvoir bosser tranquille jusqu’à minuit aux Champs- Elysées. Le groupe, filiale de LVMH, a gentiment mis à la disposition de ses employés en lutte sa direction de la communication interne.

« On ne peut pas écrire des discours pour les gens, ça se sait un jour ou l’autre, mais ils ont pu m’appeler. Le seul rôle que je peux avoir, c’est de les rassurer », explique Delphine Bouchez, sa chef. Sephora a aussi eu la chance de tomber sur des salariés aguerris à la prise de parole, comme Marie-Cécile Cerruti, employée des Champs-Elysées et invitée au « Grand Journal » de Canal Plus, qui s’est révélée être une militante UMP.

« On l’a découvert par hasard, on n’était pas super contents, mais c’est sa vie privée », se défend l’enseigne. Sephora a aussi dépêché son équipe spécialisée dans l’achat d’espace. De pleines pages de publicité (environ 80 000 euros chacune) ont été achetées dans la presse et payées par la direction. Les salariés ont une avocate pour les défendre, également rétribuée par la boîte, qui a elle-même pour conseil le cabinet Jeantet.

Enfin, Michel Calzaroni, as de la com’ qui supervise celle de Bernard Arnault et de LVMH, est aussi dans le coup. C’est ainsi que la lutte des classes se refait une beauté chez Sephora.

De la pure cosmétique, sans doute, mais bien bricolée par des directions d’entreprises qui ont su mettre leurs salariés au parfum nouveau de la cogestion des conflits. ■

par Jean-Michel Thénard

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article5952
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Re: Paradis des exploiteurs, bosser 24/24

Messagede Pïérô » 26 Oct 2013, 14:04

Fiche : Le travail le dimanche en 7 questions

Ces derniers temps, le travail le dimanche a fait couler beaucoup d’encre : trop d’exceptions, pourquoi certains secteurs plutôt que d’autres, réclamations de salariés souhaitant travailler pour gagner plus... Cela a conduit le Gouvernement à confier à Jean-Paul Bailly la mission de lui faire des propositions d’ici fin novembre pour clarifier le cadre juridique existant. En attendant, pour vous y retrouver, voici un point complet des différentes dérogations au repos dominical.

---> http://www.solidaires.org/article46158.html


vidéo
Nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre !

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Re: Paradis des exploiteurs, bosser le dimanche et 24/24

Messagede Pïérô » 27 Oct 2013, 01:21

indecosacgt national,
Communiqué de presse

94% DES FRANÇAIS

NE SONT PAS FAVORABLES

A TRAVAILLER LE DIMANCHE !


La campagne orchestrée par le patronat du commerce pour l’ouverture des magasins le dimanche, vise à contraindre le consommateur à un temps utilitariste, où l’unique but de la vie hors du travail est la consommation à outrance.

C’est faire croire que le bonheur passe par cet acte ultime qui est l’acquisition d’un bien.

C’est oublier que lorsqu’un consommateur n’a que 10€ à dépenser, même si les magasins sont ouverts 24h/24h et 7j/7j, il n’aura toujours que 10€.

C’est également oublier qu’il y a un lien intangible entre la capacité de consommer et le niveau des salaires des consommateurs.

Répondre à leurs besoins ce n’est pas opposer les salariés entre eux, en augmentant l’amplitude d’ouverture des commerces, en s’appuyant sur la faiblesse des rémunérations dans ce secteur.

INDECOSA--‐CGT, association de défense des consommateurs de la CGT, milite pour que le commerce rende à ses clients un réel service de qualité.

Cela passe par du personnel qualifié et en nombre suffisant, dans des magasins de proximité, proposant des produits fiables et au juste prix.

Nous revendiquons la nécessité d’un temps partagé entre chacun des membres de notre société, d’un temps dégagé des obligations professionnelles, où le temps des enfants correspond à celui des parents.

Cela passe, pour INDECOSA--‐CGT, par le respect du repos dominical.

INDECOSA--‐CGT invite les consommateurs à ne pas se laisser voler leur temps, par le patronat du commerce, à des fins mercantiles.

Contact :
Patrice Bouillon
Au 06 74 74 91 32

http://indecosa-cgt-17.over-blog.com/ar ... 92946.html
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Re: Paradis des exploiteurs, bosser le dimanche et 24/24

Messagede bipbip » 08 Nov 2013, 12:01

Communiqué de Presse Clic-P
Comité de Liaison Intersyndical du Commerce de Paris

Travail les dimanches : Vraies fuites ou tuyaux percés ?

Certains organes de presse, ont « révélé » les lignes essentielles du futur rapport Bailly alors même que la commission n’a pas achevé ses consultations.

Ces deux organes de presse, croient savoir que les majorations de salaires seront modulées en fonction de la taille de l’entreprise, que les dérogations seront accordées en fonction de critères objectifs difficilement contestables et que la question de la « représentativité des syndicats » se posera lorsqu’ils souhaiteront intervenir en justice (le Clic-P, qui n’est pas un syndicat mais une intersyndicale, étant nommément cité).

Si ces « fuites » ne sont pas des tuyaux percés, ces conclusions seraient, pour le moins, étonnantes.

Comment, en effet, moduler les majorations de salaires en fonction de la taille de l’entreprise et, dans le même temps, respecter l’équité entre les salariés ?

Comment faire la part des vraies petites entreprises et des enseignes « franchisées » des grands groupes de la distribution ? Monop’ (qui exploite directement de nombreux magasins) devra-t-il payer plus ses salariés qu’un Franprix « franchisé », les deux appartenant à Casino ?

Quels seraient des critères « objectifs » et incontestables de dérogation ?

Comment empêcher l’accusation de concurrence déloyale entre bénéficiaires et non bénéficiaires de dérogations ?

Enfin, s’agissant de la capacité d’ester en justice des organisations syndicales ou des critères de représentativité ils sont établis par la loi et la commission Bailly n’a pas pour mission de les revisiter. Il serait donc surprenant que le rapport s’aventure sur ce terrain.

Les organisations du Clic-P réaffirment leur opposition à la déréglementation des horaires dans les commerces. Elles rappellent que les « contreparties », sources de « volontariat » tendent à disparaître au fur et à mesure que l’exception devient la règle. Elles regrettent que toutes les évolutions législatives sur le repos dominical intervenues depuis 1993 aient été la conséquence de la violation assumée de la loi par des groupes importants de la distribution, à des fins de concurrence.

Fait à Paris, le 7 novembre 2013

Contacts CLIC-P :
• CFDT : Alexandre Torgomian 06.60.27.81.24 - syndicat@cfdt-commerce.fr
• SECI : Eric Scherrer 06.62.46.25.43 - e.scherrer.seci@free.fr
• CGC : Jacques Biancotto 06.08.05.55.03 - jbiancotto@fnecs.org
• CGT : Karl Ghazi 06.81.36.04.59 - uscommerceparis@free.fr
• SUD : Laurent Degousée 06.78.53.35.77 - sudcommerce@yahoo.fr

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Re: Paradis des exploiteurs, bosser le dimanche et 24/24

Messagede Pïérô » 04 Déc 2013, 15:19

Aliénation dominicale : Nos dimanches ne sont pas à vendre

Depuis le mois de septembre, les médias dominants mettent sous le feu des projecteurs une armée de salarié-e-s volontaires pour travailler la nuit comme le dimanche. Cette «  mobilisation  », largement encouragée par les entreprises, doit cependant être ramenée à sa juste proportion.

Sephora a été condamné le 23 septembre par la Cour d’appel de Paris à fermer à 21h le soir son magasin des Champs-Élysées. Le parfumeur bafouait depuis 1996 la loi interdisant le travail de nuit pour ce type d’activité. Une centaine de salarié-e-s sur 300 (4 000 sur toute l’enseigne) ont assigné en justice les syndicats à l’origine de la décision judiciaire. À Castorama et Leroy Merlin, condamnés à fermer une dizaine de magasins sous peine d’astreinte suite à la plainte d’un de leurs concurrents, c’est seulement 15 % du personnel qui est concerné par le travail dominical. A Monoprix enfin, c’est la CGT, majoritaire, qui a fait usage de son droit d’opposition suite à un accord qui repoussait la fermeture d’une centaine de magasins à 22h.

Volontariat forcé

Si les salarié-e-s qui travaillent le dimanche sont souvent volontaires, cela s’explique d’abord par la faiblesse des salaires du secteur  : un tiers du personnel de Sephora est à temps partiel (l’enseigne a pourtant doublé son chiffre d’affaires en cinq ans) et la majeure partie des salarié-e-s de ces enseignes de bricolage gagnent moins de 1 300 euros net par mois. Autre raison : pour beaucoup d’étudiants, il est nécessaire de travailler le week-end, le plus souvent au détriment de leurs études. Pour autant, il ne s’agit pas d’opposer ces volontaires aux autres mais il est clair que la masse des salariés du commerce est bien décidée à ne pas brader ses dimanches et ses nuits au nom de la liberté du travail.

Banalisation

Ces employés doivent comprendre qu’ils ne vivent pas sur une île déserte : demain, en banalisant le travail dominical et de nuit, il deviendra un jour de travail comme les autres… et sans majoration. C’est le cas, par exemple, de l’hôtellerie-restauration où le dimanche est considéré comme un horaire ordinaire. Accepter de travailler le dimanche risque aussi de devenir un critère d’embauche  : il en était ainsi au Virgin des Champs-Élysées, ouvert sept jours sur sept et jusqu’à minuit, pour finalement fermer  [1]…

La riposte est en marche

L’intersyndicale Clic-P, forte du succès emblématique de la fermeture de Sephora, a entamé une campagne de visibilité (conférence de presse et affichage) pour répondre à ce bourrage de crânes, prépare de nouvelles assignations d’entreprises contrevenantes et des manifestations. Le départ de FO du comité ne devrait rien changer tout comme l’affiliation du Syndicat des employés du commerce et de l’industrie (Seci), exclu de la CFTC car jugé trop combatif, à l’Unsa. La CFDT privilégie la voie contractuelle, pourtant désavouée à Monoprix. La fédération CGT du commerce, qui regroupe le plus grand nombre de syndiqué-e-s du secteur, et Solidaires sont décidés à mettre le paquet.

LD

[1] voir AL n° 225 de janvier 2013 et AL n°229 de juin 2013
http://www.alternativelibertaire.org/sp ... rticle5542


Communiqué de Presse Clic-P - Comité de Liaison Intersyndical du Commerce de Paris

Rapport Bailly : Un numéro d’équilibriste... très déséquilibré !

Tout en réaffirmant la règle du repos dominical, le rapport Bailly prône de nouvelles brèches dans la réglementation. Sous prétexte de « redonner du sens » aux dérogations « de plein droit », il annonce le retrait de l’autorisation d’ouvrir tous les dimanches aux magasins d’ameublement au... 1er juillet 2015. Et, sous couvert de ne pas donner l’autorisation d’ouvrir aux magasins de bricolage, il la leur... accorde jusqu’à cette même date ! Ce qui revient, dans la réalité, à ouvrir légalement dans les 18 prochains mois, des magasins qui, aujourd’hui, sont soit fermés, soit ouverts dans l’illégalité.

En préconisant d’instituer ces nouvelles habitudes d’ouvertures, le rapport Bailly rendra encore plus difficile un retour en arrière en 2015. Cela, d’autant plus qu’il propose d’autoriser TOUS les magasins à ouvrir 12 dimanches par an (soit près du quart des dimanches).

Pour les zones touristiques ou les actuels PUCE, il renvoie à des décisions territoriales « encadrées » par des critères objectifs... qu’il se garde bien de préciser.

Les contreparties sociales, censées être uniformisées, restent susceptibles de dérogation par accord collectif : ainsi, les salariés d’une même entreprise situés sur des territoires différents ou ceux d’entreprises concurrentes sur un même territoire risquent fort de ne pas toucher les mêmes majorations.

Sous prétexte de ne pas pénaliser les TPE (moins de 11 salariés), un cadeau est fait aux franchisés de la grande distribution qui ne seront pas soumis au paiement d’une majoration de salaire !

Enfin, la farce du « volontariat » est réitérée, dans un dispositif censé le garantir : le salarié devra écrire qu’il est volontaire et pouvoir, le cas échéant, se rétracter. _
Les « discriminations » devront être empêchées. Le rapport Bailly n’indique cependant pas comment, à l’embauche, l’on pourra garantir à l’embauché de n’être pas sous la pression de l’embaucheur...

Sous des allures de jugement de Salomon, le rapport Bailly fait le lit des partisans du travail dominical. Il pointe « de nouvelles habitudes » de consommation et oublie l’essentiel : l’impact inévitable de l’ouverture des magasins le dimanche sur l’ensemble des professions et de la société.

Les patrons de la grande distribution pousseront sans doute des cris d’orfraie, pour la forme, même si, dans le fond ils auront atteint leur objectif : un rapport « impartial » qui constitue un nouveau jalon vers la généralisation du travail le dimanche et un cadeau estimable aux patrons de la grande distribution.

Fait à Paris, le 2 décembre 2013

Contacts CLIC-P :
 CFDT : Alexandre Torgomian 06.60.27.81.24 - syndicat@cfdt-commerce.fr
 SECI : Eric Scherrer 06.62.46.25.43 - e.scherrer.seci@free.fr
 CGC : Jacques Biancotto 06.08.05.55.03 - jbiancotto@fnecs.org
 CGT : Karl Ghazi 06.81.36.04.59 - uscommerceparis@free.fr
 SUD : Laurent Degousée 06.78.53.35.77 - sudcommerce@yahoo.fr

http://www.solidaires.org/article46608.html


Communiqué Solidaires

Rapport Bailly : En marche vers la généralisation du travail dominical !

Après plusieurs semaines de suspens et moultes consultations, Jean-Paul Bailly, ex-PDG de La Poste, a remis hier au Premier Ministre son rapport sur le travail dominical.

Les propositions qui émanent de ce rapport ? Un enfer pavé de bonnes intentions !

Ainsi, le retrait, à terme, de l’ameublement de la liste des dérogations de droit ainsi que le refus d’y ajouter le secteur du bricolage ne sauraient masquer le fait que TOUS les commerces pourront imposer aux salariés de travailler jusqu’à douze dimanches par an contre cinq aujourd’hui.

Les rares avancées sont à tempérer !

Comment en effet garantir en pratique le fait que travailler le dimanche ne soit plus inscrit dans le contrat de travail ? Quant à l’unification des zones touristiques et des PUCE, y compris avec le régime salarial le plus avantageux (doublement du salaire et repos compensateur), via la création de PACC ou PACT (Périmètre d’Animation Concertés Commercial ou Touristique), cela entraînera la multiplication de zones commerciales ouvertes le dimanche sur la base d’un dialogue social territorial des plus flous.

Mais il y pire encore : les entreprises de moins de 11 salariés, déjà dépourvues de représentation du personnel, se verraient exemptées de toute majoration de salaire (la grande distribution, avec ses franchises, se frotte déjà les mains) et les syndicats seront désarmés de fait, vu la lenteur de la procédure administrative, avec la fin du caractère suspensif des recours déposés à l’encontre des dérogations préfectorales, le plus souvent de complaisance.

Ce rapport inspirera une loi dès l’an prochain, le temps pour nous de rappeler aux parlementaires de l’actuelle majorité qu’ils étaient vent debout en 2009 lors de l’adoption de la loi Maillé, elle aussi sur le travail dominical...

Dans le même temps, des députés UMP bien intentionnés (ou plutôt de vulgaires lobbyistes au service du Groupe LVMH, propriétaire de Sephora) vont défendre une proposition de loi visant à autoriser le travail de nuit dans les zones touristiques, ce qui à leurs yeux n’est qu’une étape supplémentaire dans leur dessein de permettre l’ouverture des commerces 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

L’Union Syndicale Solidaires, dont le syndicat SUD Commerce est partie prenante de l’intersyndicale CLIC‐P, soutient toutes les actions visant à faire respecter la législation relative au repos dominical et au travail de nuit.

Elle appelle à la construction, dans les semaines qui viennent, de mobilisations unitaires et interprofessionnelles sur tous les territoires pour s’opposer à toute nouvelle dérégulation.


Le 3 décembre 2013

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Re: Paradis des exploiteurs, bosser le dimanche et 24/24

Messagede bipbip » 14 Déc 2013, 03:57

Travail de nuit chez Sephora : Quand le mépris s’ajoute au ridicule !

SUD Commerces et Services se félicite du rejet, hier, par l’Assemblée Nationale de la proposition de loi « Sephora » déposée par plusieurs Députés UMP visant à légaliser le travail de nuit dans les commerces des zones touristiques.

Notre syndicat, implanté chez Sephora depuis 2009, a par ailleurs fait usage de son droit d’opposition, à l’instar des organisations CFDT et CGT, suite à la signature, le 26 novembre 2013, par la seule CFTC, d’un nouvel accord sur le travail de nuit limité au magasin des Champs Elysées.

Au mépris de l’arrêt rendu pas la Cour d’Appel de Paris le 23 septembre 2013 qui a rappelé qu’un accord ne peut déroger aux dispositions protectrices d’ordre public, jugement qui a conduit le parfumeur à ne plus faire travailler de salariés après 21 heures depuis le 9 octobre dernier, la Direction de Sephora prétendait, de la sorte, faire rentrer par la fenêtre ce que SUD, la CFDT et la CGT avaient déjà refusé de voir passer par la porte en juillet dernier.

Alors que le débat sur le travail dominical est relancé suite à la remise du rapport Bailly, nous appelons, fort de notre implication dans l’intersyndicale CLIC-P, à la constitution d’un front syndical uni contre toute nouvelle dérégulation.

Contacts : Laurent Degousée (Secrétaire adjoint) 06.78.53.35.77
Djilla Delahaye Yelmani (Déléguée Syndicale Sephora) 06.65.43.38.03

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Re: Paradis des exploiteurs, bosser le dimanche et 24/24

Messagede bipbip » 18 Déc 2013, 09:26

Lutte patronale
Travail du dimanche : le vrai-faux « mouvement social », nouvelle forme de lobbying patronal ?

Les partisans du travail dominical peuvent être satisfaits. La législation devrait être réexaminée en 2014. Cela fait suite à plusieurs mois de mobilisation de salariés de grandes enseignes de distribution réclamant l’ouverture de leur magasin le dimanche. Rarement un « mouvement » d’une ampleur très modeste n’aura été autant médiatisé et politiquement écouté. Retour sur une mobilisation pas vraiment spontanée, qui a bénéficié d’un soutien patronal actif, juridique et médiatique.

Automne 2013. Les rassemblements de salariés des enseignes de bricolage Leroy Merlin (groupe Mulliez) et Castorama (Kingfisher) se succèdent, toujours plus médiatisées les unes que les autres. Constitués en collectif, les « Bricoleurs du dimanche » revendiquent une seule et même chose : pouvoir travailler « librement » le dimanche. Donc assouplir, voir abolir, les réglementations qui obligent les grands magasins à fermer boutique lors du repos dominical – sauf dérogation ou localisation« exceptionnelle » [1]. Mais comment donc des salariés de deux enseignes concurrentes ont pu s’unir et s’organiser avec autant d’efficacité, en l’absence de relais syndicaux ?

Une agence de com’ organise la lutte

Ils ont bénéficié du soutien actif des directions de Castorama et de Leroy Merlin, qui représentent 70% du marché du bricolage en France. Les deux enseignes ont mis la main au portefeuille pour que le collectif s’offre les services de leur agence de communication, les Ateliers Corporate. L’une des missions des Ateliers : « Élaborer les systèmes d’influence pour agir là où se construisent les opinions, où se forgent les convictions ». Et pour rendre cela possible, « identifier tous ceux, journalistes, blogueurs ou prescripteurs, qui par leur capacité d’influence, contribueront à exprimer la transformation de l’entreprise. » Pour résumer, il s’agit de transformer les intérêts privés des actionnaires de Leroy Merlin et Castorama en intérêt général, pour les consommateurs et les salariés. Et à chaque rassemblement ou rendez-vous de justice important, Stéphane Attal, l’un des directeurs associés de l’agence, veille au grain.

L’agence est plutôt efficace. Le 2 octobre devant l’hôtel Matignon, une manifestation de 150 personnes réussit à attirer six chaînes de télévision (France 2, France 3, France 5, Canal+, iTélé, BFMtv), quatre radios (France Inter, France Info, RTL, Radio classique), et trois quotidiens (Le Figaro, L’Humanité et Le Parisien) ! C’est Xavier Yvon, qui émarge également aux Ateliers Corporate, qui précise la raison du rassemblement à un haut fonctionnaire de Matignon venu à la rencontre des manifestants. D’un geste de la main, il indique à ce même fonctionnaire qui est le porte-parole du mouvement que le Premier ministre recevra quelques minutes plus tard.

Des consultants choisissent les slogans

Un bel exemple d’auto-organisation spontanée des salariés. Et une réactivité impressionnante de Matignon qui aurait surpris le moindre collectif de chômeurs ou de mal-logés. Une attention peut-être due au fait qu’une ancienne directrice associée des Ateliers Corporate, Florence Bonetti, dirige depuis août 2013 la communication du Parti socialiste. La différence entre la communication corporate et la communication politique est de plus en plus ténue.

Tout commence un an plus tôt, en décembre 2012. Quelques jours après l’assignation en justice de Leroy Merlin et Castorama par Bricorama, l’agence de communication anime une réunion de crise. Une centaine de salariés approchés par leur direction sont présents. « L’après-midi, on a été divisé en sous-groupes pour travailler sur différents thèmes, comme les moyens d’actions à mettre en place, le nom du collectif, etc. En présentant notre travail aux consultants, certains ont eu l’impression que le débat était orienté et qu’ils nous menaient là où ils le voulaient. Ils ont d’ailleurs éliminé pas mal de nos idées et au final les moyens d’action que nous avons arrêtés ressemblaient beaucoup à ceux qu’ils nous avaient présentés le matin », raconte un témoin, interrogé par le site Huffingtonpost. Le témoin précise que cette journée est organisée sur son temps de travail et que la direction a tout financé, y compris les frais de déplacement et le buffet.

Des « Bricoleurs du dimanche » très corporate

À l’issue de cette journée, l’offensive est lancée sur les réseaux sociaux. Des comptes Facebook et Twitter sont ouverts. Gérald Fillon, salarié de Leroy-Merlin depuis 2011 est désigné porte-parole des « Bricoleurs du dimanche ». En relation constante avec Stéphane Attal, il enchaîne ensuite entretiens télé, radio et presse écrite. Outre le coaching des Ateliers Corporate, le mouvement « spontané » des Bricoleurs du dimanche a bénéficié de l’aide du site mesopinions.com. Ce site se présente comme « le premier site de pétitions et de sondages en France » et invite les internautes à créer gratuitement, signer et partager leurs pétitions « pour faire la démocratie ensemble ». La sauvegarde des baleines y côtoie le soutien au bijoutier de Nice, la dénonciation des élevages pour foie gras y avoisine la pétition des « bonnets verts » contre la TVA à 10% dans les transports en commun.

L’équipe du site a tellement été emballée par cette campagne pour travailler le dimanche qu’elle a publié deux pétitions en ligne sur le même sujet. Coïncidence ? La directrice de publication de Mesopinions se nomme Géraldine Poissonnier-Mulliez, fille d’un membre de la famille Mulliez, propriétaire du groupe Auchan qui possède également les magasins Leroy Merlin. D’autres protagonistes sont opportunément entrés dans la danse. Un collectif baptisé « Yes Week-End », reprenant le slogan des Bricoleurs, a été créé le 30 septembre 2013. Jean-Baptiste Jaussaud, son porte-parole, est également le porte-parole d’une association intitulée « Liberté Chérie ». Proche du Nouveau centre, l’association s’est spécialisée dans la contre-contestation sociale, face aux syndicats pendant le mouvement des retraites ou face aux étudiants occupant leurs universités contre le Contrat première embauche (CPE, en 2006). « Laissez-nous travailler, le soir et le dimanche », tel est leur mot d’ordre...

Sondages patronaux

Autre coup main, celui de la Fédération des magasins de bricolage (FMB). En avril dernier, elle a commandé un sondage à l’institut CSA dont les conclusions sont sans appel : 74% des habitants en région parisienne souhaitent l’ouverture des magasins de bricolage le dimanche. Rappelons que la FMB a pour objectif de défendre les intérêts de ses membres auprès des pouvoirs publics, parapublics ou des organisations associatives. Parmi ses adhérents : Castorama et Leroy Merlin.

Une pléthore de sondages, quasiment tous favorables au travail dominical, ont également fleuri cet automne. Citons celui de l’institut Montaigne, un groupe de réflexion très proches du patronat néolibéral, publié fin septembre. Selon ce sondage, 80% des Français seraient favorables à l’ouverture des magasins la dimanche. Quelle était la question posée ? « Selon vous le gouvernement devrait-il laisser les magasins de bricolage qui le souhaitent ouvrir le dimanche ? ». Les réponses auraient sans doute été plus nuancées si la question avait été « Souhaitez-vous travailler dans un magasin de bricolage le dimanche pour arrondir vos fins de mois ? ».

Patron, salariés, même combat, même avocat

« Les bricoleurs du dimanche » ne nient pas la participation de leurs patrons à leur mouvement « spontané ». « Oui, nous sommes financés par nos enseignes en ce qui concerne les manifestations, les transports et autres petits déjeuners dans les magasins, explique un membre du collectif. Et oui une agence de communication nous accompagne, toujours financée par nos enseignes car cela demande beaucoup de budget, et qu’il est très important de parler de ce sujet dans de bonnes conditions. » Des salariés en lutte assistés par leurs patrons, ça c’est de l’innovation !

Ils ne sont pas les seuls. Des salariés de Sephora (groupe LVMH) ont assigné en justice un collectif de syndicats [2] qui avait obtenu la fermeture du magasin Sephora des Champs-Élysées à 21 heures. Les salariés ont été assistés par une avocate que le groupe LVMH connaît bien : Joëlle Aknin. C’est elle qui représente Christian Dior Couture lorsque la maison négocie l’arrivée du styliste Raf Simons comme directeur artistique en avril 2012. À la tête du groupe Christian Dior, Bernard Arnault, également propriétaire de LVMH. En 2005, c’est déjà Joëlle Aknin qui représente LVMH dans le conflit qui oppose le groupe de luxe au créateur japonais Kenzo Takada.

Lobbying efficace

Le 27 septembre, les salariés de Sephora ont été déboutés par la justice. On ne sait pas s’ils ont payé eux-mêmes les honoraires de l’avocate. Ils se sont cependant offerts une pleine page de publicité dans le Journal du Dimanche, Le Parisien et Le Figaro. Le prix de la pleine page au Parisien se négocie entre 66 000 et 182 000 euros. Une publicité financée avec leur 13ème mois ?

Toutes ces actions n’auront pas été vaines. Le rapport de Jean-Paul Bailly, ancien PDG de La Poste, commandé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et remis le 2 décembre, préconise une augmentation des dérogations. Celles accordées par les maires pourraient passer de cinq dimanches travaillés par an à douze. Le rapport refuse cependant les dérogations permanentes, suggérant même que le secteur de l’ameublement, pour l’instant autorisé à ouvrir le dimanche, ferme boutique ce jour-là. Il reviendra au législateur de le décider. En attendant une nouvelle loi, Jean-Paul Bailly souhaite « inscrire provisoirement » et jusqu’au 1er juillet 2015, les magasins de bricolage dans la liste des magasins autorisés à ouvrir le dimanche. Comment revenir en arrière ensuite ?

Comptons sur le lobbying des grandes enseignes pour veiller au grain. D’autant que leurs projets de centres commerciaux géants se multiplient, et qu’il faudra bien, pour les rentabiliser, qu’ils ouvrent le dimanche. La méthode pourrait également faire des émules dans d’autres secteurs, comme on l’a vu sur l’écotaxe, pour mettre en porte-à-faux syndicats et défenseurs de l’intérêt général.

Nadia Djabali



Notes

[1]
Les magasins localisés dans un « périmètre d’usage de consommation exceptionnel », défini par le Préfet au sein des agglomérations de plus d’un million d’habitants (Paris, Lille et Aix-Marseille, sauf Lyon), peuvent ouvrir le dimanche.

[2]
Le Clic-P, Comité de liaison intersyndicale du commerce de Paris (CGT, CFDT, Seci-Unsa, Sud, CFE-CGC).

http://www.bastamag.net/Travail-du-dimanche-mouvement
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Re: Paradis des exploiteurs, bosser le dimanche et 24/24

Messagede bipbip » 04 Jan 2014, 01:47

Travail dominical : Réveillon pour les patrons !

Ce jour a été publié, après une consultation tronquée des syndicats de salariés, le décret permettant aux magasins de bricolage d’ouvrir le dimanche, première conséquence du rapport Bailly sur le travail dominical.

Une ouverture… pas si temporaire que ça !

Ce décret s’appliquera au plus tard jusqu’au 1er juillet 2015 dans l’attente de l’adoption d’un nouveau cadre législatif : hormis le fait qu’il sera encore plus ardu de revenir en arrière à cette date, ce décret constitue, de facto, une amnistie pour les patrons contrevenants du bricolage et un appel du pied à bafouer le droit au repos dominical pour les autres !

Les salariés sont les grands perdants !

Oubliée, la promesse de limiter le champ d’application du décret à l’Ile-de-France car sa portée est nationale ; enterrée, celle d’inscrire dans la loi des contreparties pour l’ensemble des salariés concernés : la trahison, c’est maintenant les contreparties sont renvoyées à d’hypothétiques négociations ! 2014, année de lutte contre l’extension des horaires d’ouvertures des commerces !

Après les dimanches, nos nuits et nos jours fériés ? Ca suffit comme ça !

L’Union Syndicale Solidaires et ses syndicats SUD Commerce et Services appellent à la construction, dans les semaines qui viennent, de mobilisations unitaires et interprofessionnelles sur tous les territoires pour s’opposer à toute nouvelle dérégulation.

Le syndicat SUD Commerce, partie prenante de l’intersyndicale CLIC‐P, appelle l’ensemble des Fédérations Syndicales concernées à saisir la justice contre ce décret ignominieux.

Le 31 décembre 2013

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Re: Paradis des exploiteurs, bosser le dimanche et 24/24

Messagede bipbip » 06 Jan 2014, 08:13

Magasins de bricolage ouverts le dimanche : les syndicats refusent de signer l'accord

Les syndicats CGT, CFDT et Force Ouvrière (FO) ont annoncé ce jeudi qu'ils ne signeraient pas l'accord sur le travail dominical des salariés des magasins de bricolage. Mardi, le gouvernement a publié un décret autorisant l'ouverture le dimanche des magasins de bricolage (Bricomarché, Bricorama, Castorama, Leroy Merlin et Monsieur Bricolage) sur tout le territoire français jusqu'au 1er juillet 2015, pour combler temporairement le vide juridique dans lequel baignent ces enseignes dérogeant souvent au principe du repos dominical sans y avoir véritablement le droit.

Ce texte, visant à remettre sur un pied d'égalité les différentes enseignes qui se sont affrontées en justice ces derniers mois (Bricorama contre Leroy Merlin et Castorama), doit être complété par un accord avec les partenaires sociaux fixant les contreparties pour les employés. Mais une semaine avant le début des négociations, prévu le 9 novembre, deux des principaux syndicats ont déjà mis leur veto. «C'est assez clair, on est contre. Nous ne sommes pas dupes, les syndicats sont juste convoqués pour valider les contreparties, il n'y a eu aucune concertation préalable avec les syndicats», avant la publication du décret, a dénoncé Dominique Holle, secrétaire fédéral à la fédération CGT du commerce.

La convention 106 de l'Organisation internationale du travail bafouée ?

Même discours du côté de FO. «Nous n'allons pas signer un accord qui remet en question la convention 106 de l'Organisation internationale du travail, ratifiée par la France, sur le repos hebdomadaire dans le commerce et les bureaux», a affirmé Christophe Le Comte, secrétaire fédéral du syndicat. Le texte de l'OIT préconise que «toutes les personnes auxquelles s'applique la présente convention auront droit (...) à une période de repos hebdomadaire comprenant au minimum 24 heures consécutives au cours de chaque période de sept jours» et que «la période de repos hebdomadaire coïncidera, autant que possible, avec le jour de la semaine reconnu comme jour de repos par la tradition ou les usages du pays ou de la région».

Certaines des contreparties pour les employés ont déjà été inscrites noir sur blanc dans le décret paru mardi au Journal officiel, à savoir «le doublement au minimum de la rémunération», l'attribution d'un repos compensateur et des engagements en termes d'emploi et d'accès à la formation, promis au gouvernement par la Fédération des magasins de bricolage. Mais le Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris, le Clic-P (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD, CGC, Unsa), avait exprimé sa colère aussitôt après la publication. «Certaines enseignes ont violé la loi, ont été condamnées et, aujourd’hui, on leur donne encore davantage de droits», avait alors fustigé Eric Scherrer, de l’Unsa-Commerce, dans les colonnes de notre journal.

http://www.leparisien.fr/economie/emplo ... 456717.php
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Re: Paradis des exploiteurs, bosser le dimanche et 24/24

Messagede Pïérô » 30 Jan 2014, 16:33

Communiqué Solidaires
A l’offensive contre l’extension des horaires d’ouverture des commerces

Le 6 février prochain, le Conseil d’Etat, saisi par les Fédérations CGT, FO, SUD et UNSA du Commerce, examinera le référé-suspension à l’encontre du décret du 30 décembre 2013 autorisant l’ouverture dominicale des magasins de bricolage.

La signature, par les Fédérations CFDT, CFTC et CGC, d’un accord de branche relatif au travail dominical ne change rien à l’affaire : outre le fait qu’il reprend, le plus souvent, les contreparties existantes dans les enseignes concernées, la décision de la Cour de cassation, qui vient de confirmer la condamnation de Bricorama suite à l’ouverture illégale d’une trentaine de ses magasins en Ile-de-France doit, au contraire, inciter le mouvement syndical à rester ferme contre l’extension du travail le dimanche.

Ce décret coup de force doit être combattu… et annulé !

Dans le même temps, le Conseil Constitutionnel, saisi de deux QPC par l’enseigne Sephora, doit lui se prononcer, au plus tard le 8 avril 2014, au sujet, d’une part, du travail de nuit et, d’autre part, de l’effet suspensif des recours engagés contre les arrêtés préfectoraux autorisant les ouvertures dominicales. Là aussi, les syndicats, à l’origine de l’arrêt déféré, défendront leurs arguments.

Pour l’Union syndicale Solidaires, ces actions juridiques d’ampleur ne doivent pas faire oublier que c’est avant tout par la mobilisation que l’on fera reculer le gouvernement et les patrons ! Les élections municipales doivent aussi être l’occasion pour les syndicats, y compris unitairement, d’interpeller les candidats et les maires, le plus souvent parlementaires, sur ce sujet.

Paris, le 27 janvier 2014

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