Renault en luttes

Luttes des travailleurs-euses, chômage, précarité.

Re: Renault en luttes

Messagede bipbip » 31 Déc 2016, 13:58

Carlos Ghosn: une "rémunération indécente" pour la CGT du groupe

Paris - La CGT de Renault a reproché mercredi au PDG Carlos Ghosn son "cynisme exacerbé" et une "rémunération indécente", après la publication d'une information selon laquelle il pourrait empocher plus de six millions d'euros de plus-value via des stock-options.

Dans un communiqué, le syndicat compare cette somme à la situation de "la majorité des salariés du groupe Renault dont le pouvoir d'achat ne cesse de baisser au nom d'une +modération salariale nécessaire+ et qui sont considérés seulement comme +des coûts à réduire+".

"Carlos Ghosn est ici récompensé de l'atteinte de ses objectifs contenus dans l'accord de compétitivité 2013-2016", poursuit la CGT dénonçant les "suppressions d'emplois" (9.200 départs sur ces trois ans pour 3.000 embauches dont une partie seront réalisées en 2017) et la "précarisation" avec une hausse du nombre d'intérimaires.

... http://www.lexpress.fr/actualites/1/soc ... 64070.html
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Re: Renault en luttes

Messagede bipbip » 14 Fév 2017, 16:12

Chez Renault-Nissan les bénéfices explosent tandis que le nombre d’effectifs est en chute libre

L’année 2016 a été une année exceptionnelle pour le groupe Renault-Nissan. Les objectifs économiques ont été largement atteints voir dépassés, avec un chiffre d’affaires brut de 51,24 milliards d’euros et un résultat net de 3,5 milliards d’euros, la marge opérationnelle à atteint le seuil de 6,4%, dépassant les prévissions pour l’année 2016. Le résultat net est donc en progression de 19,4% par rapport à 2015, une aubaine pour les actionneurs. Du coté commercial les affaires ont le vent en poupe car le seuil de 3 millions de voitures vendues datant de 2006 a été dépassé avec 3,18 millions de voitures vendues autour du monde, une hausse de 13,3% notamment grâce au marché Européen et Sud-américain mais aussi grâce au succès des modèles bas de gamme Dacia. Cerise sur le gâteau : désormais le groupe Renault-Nissan dépasse son principal concourant à niveau national, le groupe PSA.

Les sourires s’affichent chez les cadres et les actionnaires du groupe Renault-Nissan : les dividendes sont en hausse et le grand chef va pouvoir enfin lâcher du leste. Mais derrière ces annonces soit disant alléchantes pour les actionnaires et le groupe, se cache une politique désastreuse pour les travailleurs et les techniciens de l’entreprise. Ces dix dernières années, plusieurs plans se sont succédés pour rechercher la « rentabilité ». Malgré les suicides de plusieurs de ses employés dans le techno-centre Renault, le plan « Renault contrat 2009 » adopté à partir de 2006 par le PDG Carlos Ghosn a continué d’y être appliqué au détriment des alertes lancées par plusieurs syndicats. Ce plan est basé sur trois axes : la vente de 800000 voitures supplémentaires, notamment avec la production de 26 nouveaux modèles ; une réduction drastique des coûts de production et une optimisation de l’investissement ; devenir le constructeur généraliste européen le plus rentable. A la fin 2009, ce plan n’a pas atteint les objectifs. En effet le contexte de crise économique après 2008 n’a pas permis d’atteindre les objectifs fixés en croissance et rentabilité.

Le nouveau plan présenté en février 2010 s’appelle « Drive the change » (définitivement les bourgeoisies en font une fixette avec le mot changement). Ce nouveau plan est basé sur trois axes principaux : Le développement des voitures électriques ; le renouveau du design ; et le développement international avec la collaboration de ses partenaires (AutoVaz, Daimler, et désormais le japonais Mitsubishi). Un plan qui n’est rien de moins que la continuation des politiques de réduction de coûts par une offensive à l’encontre des travailleurs. La croissance en « ciseaux » est le résultat de l’application de ces plans successifs, d’une part les chiffres d’affaires du groupe grimpent en flèche et de l’autre les effectifs ne cessent de se réduire.


Réduction des effectifs et délocalisation de la production

Tandis que Renault-Nissan se vante de renouveler avec le « made in France », l’envers du décors démontre que tout le contraire est en train de se réaliser. En effet, les effectifs de la marque du losange ne cessent de se réduire et la production de la marque est désormais centrée à l’extérieur de l’hexagone (histoire de réduire les coûts). Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En dix ans Renault-Nissan est passé en France de 70600 employés à 35500. L’usine de Douai dans le nord est passé de 6000 travailleurs à 4600 actuellement, soit une perte de presque un tiers des effectifs. C’est autant pour l’usine de Cléon productrice de boites de transmission et moteurs qui actuellement compte 3400 employés alors que les effectifs atteignaient 5300. Le cas emblématique après Flins c’est l’usine de Sandouville, qui employait plus de 13000 ouvriers. En 2014 elle comptait 5300 et à l’heure actuelle elle emploie moins de 2200 salariés. Le site produit seulement 10% de ce qu’elle produisait il y a dix ans. En général les usines du groupe en France ne produisent plus que la moitié des voitures qu’elles produisaient il y a 10 ans.

Les nouveaux modèles emblématiques de l’entreprise sont désormais produits hors de la France, comme à Valladolid et à Palencia en Espagne. Les modèles Dacia sont assemblés pour le marché français en Roumanie ou au Maroc. Les modèles Clio sont fabriqués à 40% à l’usine de Flins mais le reste est construit en Turquie.

En 2013 Renault avait lancé un plan de réduction des effectifs sur la base du volontariat de 8260 employés en 2016, malgré les promesses d’embauches qui ne sont pas tenues par le groupe. c’est un total de 7200 personnes en plus qui perdront leur emplois à compte goutte. Le malheur des milliers des personnes fera la joie d’une poignée d’actionnaires.

Avec la complicité des bureaucraties syndicales

Le mardi 13 décembre 2016 des mois de négociation ont abouti chez Renault après que la direction et les syndicats aient trouvé un terrain d’entente. Ils ont conclu un accord triennal dit de « performance » qui implique l’engagement de l’entreprise à ne réaliser aucune fermeture de site en France et l’embauche de 3600 personnes en contrat durée indéterminé d’ici 2019. Mais si on se réfère au passé, il y a des fortes chances de voir le nombre d’embauches en CDI fortement diminuer. En échange les travailleurs devront accepter plus de flexibilité, l’injonction à travailler une heure de plus en fin d’équipe d’après midi si besoin, à raison de huit fois par mois par salarié.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Chez ... hute-libre
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Re: Renault en luttes

Messagede bipbip » 17 Juin 2017, 15:34

Le show du roi Carlos : pas t’éthique !

Le syndicat SUD Renault constate que la moralisation des revenus des plus hauts dirigeants de l’entreprise n’est toujours pas au rendez-vous en 2017.

Pour éviter une nouvelle fronde, les administrateurs ont établi un nouveau mode de calcul de la rémunération du PDG qui aboutirait à une baisse de sa part variable. La rémunération de Carlos Ghosn passerait de 7,251 à 7,005 millions d’euros, soit une baisse ridicule de 3,5 %.

En plus, c’est une baisse en trompe l’œil car la rémunération de Carlos Ghosn est sous-évaluée. Les 100 000 actions gratuites qu’il perçoit chaque année sont « valorisées » 4,6 millions d’euros, soit 46,30 € l’action. Or l’action Renault vaut aujourd’hui environ 82 €. C’est donc un cadeau de 8,2 millions d’euros (et non de 4,6) qui s’ajoute à sa part fixe et à sa part variable (hors rémunération de Nissan).

Sans compter qu’un nouveau scandale vient faire tâche, selon l’agence Reuters, avec un projet de bonus de plusieurs millions, échappant à la supervision des actionnaires et à la fiscalité française, et versé aux 6 principaux dirigeants de l’Alliance dont Ghosn via une société enregistrée au Pays-Bas !

Côté éthique, certains faits viennent également ternir la vitrine officielle :

- La part des frais de personnel dans le chiffre d’affaire a baissé de 6% en un an, tandis les 10 plus hautes rémunérations du Groupe se sont partagés 1 M€ de plus qu’il y a 2 ans…

- Les fournisseurs sont saignés à la gorge, à l’exemple des 277 salariés de GM&S dans la Creuse menacés de perdre leur emploi suite aux baisses de commande de Renault et PSA. Les milliers de salariés prestataires travaillant pour l’Ingénierie s’entendent évoquer la compression des coûts par RENAULT comme motif de non-augmentation. Le nombre d’intérimaires a explosé dans les usines…

- Renault affirme s’engager à respecter les Droits de l’Homme et les droits syndicaux. Pourtant encore en 2016, des salariés ont été licenciés pour avoir voulu s’organiser en syndicat à l’usine de Bursa en TURQUIE.

- Nos dirigeants ont-ils des scrupules à coopérer avec des régimes policiers en Russie, en Iran ou en Turquie ? Non. Travailler sans liberté syndicale est aussi un moyen de réduire les coûts de personnel.

- Et sur le plan environnemental : la dépollution à bas coût des moteurs Diesel, est-ce le choix des salariés ou celui de nos dirigeants ? Au final, le « dieselgate » aura plombé l’image de l’entreprise. Et ce sont les salariés qui en font les frais, avec une augmentation de la charge de travail pour passer les nouvelles normes !

Tout se passe comme si nos dirigeants étaient plus aptes à l’enrichissement personnel qu’à la conduite responsable et sociale de l’entreprise.

Mais les actionnaires se sentiront ils floués ? Se révolteront ils contre la rémunération du PDG ? Rien n’est moins sûr, car leurs dividendes ne cessent d’augmenter : +31,25 % cette année, soit au total 917 millions d’euros de dividendes, alors que les salaires ont progressé péniblement de 1,8 % en moyenne, et que les effectifs ont été réduits ! Les intérêts des actionnaires ne sont pas ceux des salariés, ni de la population.

Sous le règne de Carlos Ghosn, Renault a glissé de plus en plus vers une machine à cash et à dividendes, au détriment du social et du sociétal.

Le syndicat SUD RENAULT appelle les salariés à le rejoindre pour construire un véritable contre-pouvoir dans l’entreprise.

SUD Renault Guyancourt/Aubevoye, le 14 juin 2017

https://www.solidaires.org/Le-show-du-r ... -t-ethique
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Re: Renault en luttes

Messagede bipbip » 23 Nov 2017, 16:30

Lyon - Des salariés et ex-salariés des usines Renault de Vénissieux devant les Prud'hommes

Exposés à l'amiante pendant des années, ces salariés et ex-salariés des usines Renault de Vénissieux (aujourd'hui Renault Trucks) réclament une indeminsation du préjudice d'anxiété devant le tribunal des prudh'ommes. La procédure ne fait que commencer....

... https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 70315.html
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Re: Renault en luttes

Messagede bipbip » 30 Nov 2017, 21:02

Des salariés en grève à l'usine Renault Trucks de Limoges

Les salariés de Renault Trucks, usine française dépendante du groupe suédois Volvo, se sont réunis ce mardi 28 novembre en soutien à leur camarade Mikaël, licencié hier. Le 10 novembre, ce salarié et son manager avait eu une altercation à propos de la récupération d’une heure supplémentaire. Mikaël s’était alors emporté et avait écopé d'un avertissement.

Depuis la tension semblait être redescendue, jusqu’à ce que la direction lui notifie le lundi 27 novembre son licenciement et le fasse raccompagner à la porte manu militari par un vigile. Ses collègues ne comprennent pas la décision de la direction : « Il n’y a pas eu de faute réelle et sérieuse, aucun geste déplacé. Il s'est juste emporté parce qu'il a un fort caractère, qui dérange bien sûr. Il s'agit d'un licenciement abusif doublé d'une évacuation irrespectueuse de l'employé ». Aucun témoin n'ayant assisté à la dispute entre les deux protagonistes, il est impossible de connaître les propos de chacun.

... http://www.lepopulaire.fr/limoges/socia ... 47700.html
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Re: Renault en luttes

Messagede bipbip » 17 Fév 2018, 20:27

Renault : les syndicats dénoncent une baisse des primes malgré les résultats records

Pour obtenir des augmentations de salaire et une prime d’intéressement supérieure, les syndicats de la marque au losange menacent de se mobiliser la semaine prochaine.

Nouveau record des ventes, bénéfice en hausse de 47 % à 5,1 milliards d'euros, chiffre d’affaires de 58,8 milliards d'euros… L’année 2017 restera comme celle de tous les exploits pour le groupe Renault. Pour les syndicats du constructeur automobile, en revanche, cette performance est loin de profiter aux salariés.

« Les actionnaires toucheront des dividendes en hausse de 12,7 % par rapport à 2016, mais les salariés percevront une prime d’intéressement en baisse en moyenne de 24 % pour un ouvrier, de 19 % pour un technicien, de 13 % pour un cadre et de 6 % pour un cadre supérieur », indique SUD dans un communiqué.

... http://www.leparisien.fr/economie/renau ... 563144.php
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