Modèle allemand & social libéralisme

Modèle allemand & social libéralisme

Messagede indignados » 20 Mai 2013, 15:10

Modèle allemand & social libéralisme
http://l-indigne.skyrock.com/3163085524 ... lisme.html

Hollande, les banques françaises et la dette grecque - ZEC plus Ultra

" S'il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c'est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."



Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

La question de la sortie du capitalisme n'a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d'une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu'externe qu'il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu'au niveau micro-économique. Elle s'explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J'essaierai d'analyser cette crise d'abord sous l'angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher cf Basculement de l'économie , " Modèle Allemand" , un lien. CHÔMAGE : Alcatel-Lucent: "Nous ne nous attendions pas à une vague de licenciements aussi massive" | , « La main invisible » - altermonde



NB :Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux.

Austérité à tous les étages
Par ailleurs, seule l'amélioration du paysage économique permettra aux Etats européens de faire décroître leur dette publique. Or, les gouvernements européens, par leurs décisions, prennent aujourd'hui le risque de casser brutalement la croissance. Ils s'engagent en effet (c'est le point 11 de la déclaration finale du sommet) à ramener tous leurs déficits à 3% dès 2013. Autrement dit, tous les pays, tant ceux qui sont en situation de crise financière que ceux qui ont la confiance des marchés, vont s'engager simultanément dans des programmes d'austérité. Désastre garanti.

Si l'on résume, l'Europe s'apprête à vivre avec :
- des taux d'intérêts à court terme en hausse (la BCE vient de relever son taux directeur) ;
- des programmes de rigueur budgétaire, partout ;
- des efforts de compétitivité redoublés, qui pèseront sur les salaires.

Sur ce dernier point, le paragraphe 11 évoque explicitement la nécessité de généraliser de tels efforts. Ce qui conduit le Nobel d'économie Paul Krugman à s'étrangler sur son blog :

« Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche ! »
Un petit sparadrap d'un côté, une forte dose d'austérité budgétaire et salariale de l'autre : ce n'est pas ainsi que l'Europe sera remise à flot

Mise en vente de la propriété publique - ZEC plus Ultra

Les ouvertures de capitaux des entreprises publiques, réalisées par le gouvernement Jospin, se sont faites à l'époque avec l'aval des syndicats et de l'ensemble des partenaires composant alors la Gauche plurielle PCF-PS-MRG-Verts.


. "... les trois gouvernements de droite, entre 1986 et 1997, ont vendu la propriété publique pour 36 milliards d'euros. De son côté, le gouvernement Jospin a vendu pour 31 milliards d'euros... en cinq ans.

Le gouvernement de " gauche plurielle " fut ainsi l'un des" plus zélés pour orchestrer le passage au privé de nos groupes nationaux." : Airbus, France Télécom, Thomson-CSF, Thomson Multimedia, Air France...

Pudiquement la "Commission de privatisation" des socialistes fut rebaptisée " Commission d'évaluation des participations et des transferts" pour ne pas effrayer le "peuple de gauche". Et là où Alain Juppé, le prédécesseur de Jospin, avait accumulé échec sur échec, le Parti Socialiste menait avec succès sa course aux " adaptations " dictées par le capitalisme sous couvert de ce fameux "pragmatisme" qui anesthésient les militants, les électeurs.
Et le gouvernement de gauche plurielle et anti-libéral ne s'est pas limité à des cessions totales :


Changement d'époque... même tour de passe-passe

"d'un certain nombre d'entreprises publiques où le taux de participation de l'État est très important ".
.


Pour mieux faire avaler le retour des privatisations, Moscovici, naguère Strauss-kahnien, présente le projet sous le joli nom ''de gestion fine du capital de l'État ". On jure, la main sur le cœur, que la vente d'actifs ne servira pas " à boucher les trous " du budget, mais à " financer l'investissement ", par exemple " 20 milliards nécessaires pour installer l'internet à haut débit sur tout le territoire ". On a tellement juré.




> Ayrault annonce la vente de participations de l'État au capital d'entreprises publiques - POI




Face aux délitements des pays Européen : Une lettre des indignés grec., 10 principes de contrôle de la sociétéLes stratégies et techniques employées pour la manipulation de l'opinion publique et de la société

L'AUSTERITE PRECIPITERA LA CRISE - citoyenactif

Les états avaient le choix entre Se serrer la ceinture ou creuser les déficits , ils ont choisi de se serrer la ceinture, ils auront à la fois à se serrer la ceinture et un creusement des déficits. Pour repprendre le parallèle avec la citation de churchill : " ils avaient le choix entre la honte et la guerre. Ils ont choisi la honte, ils auront la honte et la guerre".



n

1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ;
et
2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – ( Frédéric Lordon )

> Le commencement de la fin - Frédéric lordon - La pompe à phynance

C'est là tout le paradoxe : si vous diminuez les dépenses de l'Etat, l'économie souffre. Le budget des ménages est réduit. L'économie souffre encore davantage. L'Etat a moins de revenus. Il réduit davantage ses dépenses les dépenses sociales et privatisent... et la faillite arrive encore plus vite ! Le point de non retour est atteint Economie, Politique : ayrault, moscovici, ps, hollande, privatisation


Un petit tour d'horizon des titres dans les journaux ces derniers jours ?
Zone euro : la confiance se dégrade, Le Figaro
A Chypre, file devant des banques après des rumeurs de nouvelles ponctions,
Le MondeRegain d'inquiétudes sur Monte dei Paschi di Siena et le secteur bancaire italien,
Les EchosLa Bundesbank enquête sur la Deutsche Bank, Le Monde
... et même Allemagne : personne n'est épargné


Et si l'Allemagne quittait l'euro?
01 décembre 2010 | Par Mathieu Magnaudeix
source médiapart ( payant)
Malgré le plan de ce week-end pour aider l'Irlande, l'euro a continué de baisser lundi. Les dettes portugaise, espagnole, italienne et belge semblent sur la sellette. Angela Merkel ne veut pas sortir de l'euro. Mais elle peine à assumer le leadership qui lui revient en Europe et laisse prospérer à domicile le sentiment anti-monnaie unique

Modele Allemand" : Une Main d'œuvre pas chère suite a la réunification de l'Allemagne et La création du deutschemark se fera dans la douleur : cf voir Allemagne de 1945 à nos jours, Coût du travail : la France et l'Allemagne à égalité dans l'industrie ... - blog le Monde, Allemagne, Travailleurs, Allemands - et Emploi : Moins de travailleurs de l'Est que prévu en Allemagne - le figaro

Après la guerre de 39-45, l'Allemagne est détruite, ruinée, à genoux, humiliée et occupée. Mais elle a un homme extraordinaire à sa tête : Ludwig Erhard. Et sa première mesure, extrêmement courageuse, sera de créer une nouvelle monnaie, le deutschemark






Modèle allemand & social libéralisme - ZEC plus ultra

En France, oser critiquer le fameux « modèle allemand » relève de l'hérésie voire de la xénophobie. Pour Pierre Rimbert, ce modèle est :

" l'expression synthétique de la doctrine économique portée par les élites européennes qui associe austérité budgétaire (réduire le déficit de l'Etat et la dette), austérité monétaire (monnaie forte, lutte contre l'inflation) et austérité salariale.

Ce dernier volet, mis en œuvre par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder dans les années 2000 et systématisé depuis par la droite allemande, repose lui-même sur deux principes. Premièrement, « activation » coercitive des chômeurs par le rabotage des prestations sociales et l'obligation d'accepter des emplois mal payés (les « mini-jobs »). Deuxièmement, création d'un marché du travail flexible et précaire destiné à accueillir ces nouveaux salariés des services dans un pays dépourvu de salaire minimum ; des accords syndicaux de branche troquent simultanément le maintien dans l'emploi des salariés de l'industrie contre la rigueur salariale et l'aménagement du temps de travail à la convenance de l'employeur. Ainsi cet appareil productif rendu « compétitif » par la baisse des « coûts du travail » et dopé par une fiscalité accommodante se tourne-t-il vers l'exportation et la conquête des marchés émergents. "

> Le « modèle allemand » ou comment s'obstiner dans l'erreur par Pierre Rimbert, lundi 6 mai 2013


Rappel

Social-démocratie allemande : être aux affaires

Gerhard Schröder a donc réussi sa politique méthodique de destruction du système allemand en s'inspirant des choix de Tony Blair - autre social démocrate - et du "libéralisme social" :

destruction du marché du travail, baisse des prestations sociales,mise en pièces du système des retraites.

Le 14 mars 2003, devant le Bundestag, le chancelier présentait son programme baptisé "Agenda 2010" et y allait du refrain bien connu : " Nous allons devoir couper dans les prestations de l'Etat, encourager la responsabilité individuelle et exiger plus d'efforts de chacun".

Seront mis en place au nom de l'esprit de sacrifice :
la fin de la gratuité des soins et des médicaments avec l' introduction d'une taxe financière de 10 euros lors d'une visite médicale particulièrement lourde pour les malades chroniques souvent à faibles revenus;la réduction des allocations chômage : coupe dans les prestations par la fusion de l'assitance chômage et de l'aide sociale; réduction de la durée de la perception de l'assurance chômage par les salariés " seniors ";la facilitation des licenciements dans les petites entreprises et l'obligation pour les chômeurs d'accepter la 2ème proposition d'emploi;la modération salariale - pour ne pas dire la perte du pouvoir d'achat.



L'Allemagne n'a pas de salaire minimum légal. Les diverses réformes du marché du travail adoptées sous Schröder (les lois "Hartz") facilitent le recours aux travailleurs intérimaires et encourage le développement massif de "mini-jobs" pour un salaire compris entre à 400 euros et 800 euros par mois. Entre 2009 et 2010, plus de la moitié des créations d'emploi ont concerné du travail intérimaire, et les trois-quarts des emploi du travail précaire.

_-_

> "Le Nouveau centre, digne héritier du social-libéralisme de Gerhard Schröder " Laureline Dupont - Marianne - 20 Novembre 2011
> Les lois Hartz : "Les réformes du marché du travail mises en place par Schröder s'inspirent largement de la Commission Hartz, qui a déposé son rapport en 2002. À ce jour, le gouvernement allemand a adopté quatre Lois sur la prestation de services modernes sur le marché du travail (Die Gesetze für moderne Dienstleistungen am Arbeitsmarkt, I und II), dites "Lois Hartz".
> "En Allemagne, un salarié sur quatre est précaire" Par Rachel Knaebel - Bastamag
> "Les dessous de l'Allemagne " Blog d'information politique et sociale sur l'Allemagne – injustices, inégalités, pauvreté, répression, le plan Hartz et ses conséquences, le paragraphe 129a, protection de la vie privée – liste non exhaustive.
> Les réformes sociales en Allemagne : l'agenda 2010 du gouvernement Schröder - Brigitte Lestrade - Cerfa - 2004
> " Comment Gerhard Schröder a restauré la compétitivité allemande " Slate.fr

Reconversion juteuse

Dès 2005, l'ex-chancelier Schröder a su mené de main de maître sa reconversion:
Janvier 2006, il devient conseiller pour les questions de politique internationale de Ringier, le plus grand groupe de presse suisse. Pour "explorer les marchés en Chine et en Europe de l'Est", son salaire est estimé à 150 000 euros par an.Il conseille également la Banque Rothschild. " L'agence américaine Walker l'a sur ses listes d'orateurs prêts à traverser le globe pour donner du lustre à de grandes réunions d'affaires, à New Delhi à l'occasion d'un obscur «Conclave 2006» ou à Vienne pour les dix ans d'un fonds d'investissement qu'il aurait conspué il y a six mois encore. Les honoraires sont secrets, " ( le Figaro)il est nommé à la présidence du conseil de surveillance du consortium germano-russe ( dont la société gazière russe Gazprom détient 51% ) Le consortium North European Gas Pipeline Company a été crée en vue de construire un gazoduc entre l'Allemagne et la Russie. Le projet avait reçu quelques semaines auparavant la signature de l'Allemagne...

Pour ce poste ses émoluments s'élevaient à 250 000 euros par an. La présidence du consortium étant confiée à " Matthias Warnig, un ancien de la Stasi avec lequel le président russe, Vladimir Poutine, avait travaillé lorsqu'il était stationné en Allemagne de l'Est pour le compte du KGB." En 2005, le gouvernement Schröder, qui ne gérait plus que les affaires courantes, se portait garant d'un prêt d'un milliard d'euros proposé par deux banques à Gazprom.En 2009, Schröder intègre le conseil de direction du géant pétrolier russo-britannique le groupe TNK-BP pour 200 000 euros par an. Il y restera jusqu'en 2011.

_-_
> "Schröder et Fischer, rois du pétrole " , Pascale Hugues - Le Point - 15-12-2011- "L'ex-chancelier et son ministre se sont lancés dans de juteuses affaires."
>" Gazprom : la reconversion de M. Schröder scandalise la Pologne " Le Monde - 13.12.05
> "Schröder nommé à la direction du pétrolier russe TNK-BP" - Elisabeth Studer Le Blog Finance - 18-01-2009
> " La tapageuse reconversion de Gerhard Schröder " , Pierre Bocev - Le Figaro - 15/10/2007
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Re: Modèle allemand & social libéralisme

Messagede indignados » 20 Mai 2013, 15:24

Mardi 28 mai, 19h: Flexisécurité
Discussion autour du texte "Flexisécurité à la française: l'improbable régularisation du rapport social capitaliste",

Temps critiques, in "Interventions", n°11, mars 2013 Le nouvel accord national interprofessionnel (ANI) concocté par l'actuel gouvernement est l'objet de levées de bouclier de la part de l'ensemble des partis et organisations, y compris syndicales, qui se situent à gauche de la gauche officielle au pouvoir, celle du PS. Front de gauche, PC inclus, épaulé entre autres par le NPA, la CGT, FO et SUD, font comme s'ils rejetaient en bloc l'ANI, présenté comme la rupture sans retour avec ce qu'ils nomment souvent les « acquis de la République sociale, issue du programme de la Résistance », c'est-à-dire avec le compromis fordiste à la française qui, sous la houlette de l'Etat providence, facilita, à l'époque des Trente Glorieuse, la reprise rapide de la croissance du capital et la subordination des salariés à ses fins. Tous, à commencer par l'ensemble des salariés, sont donc sommés de se mobiliser derrière les nouveaux frondeurs contre « l'attaque sans précédent des acquis » Mais qu'en est-il effectivement ? En quoi consistent lesdits « acquis » ? Que représente réellement l'ANI ? Et s'il sanctionne la modification des relations salariales dans l'optique post-fordiste, dans quelle mesure le fait-il ? Et, puis, s'il y a à croiser le fer avec ce qu'il représente, c'est dans quels objectifs, avec quels moyens, etc. ?


Les horaires d'ouverture du local :
le lundi de 16h30 à 19h30, le mercredi de 16h30 à 19h30
et le samedi de 14h à 18h.

Entrée libre et gratuite.

Le Rémouleur
106, rue Victor Hugo 93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni
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