Gestion de l’eau

Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 19 Oct 2017, 17:34

L’eau du robinet est de plus en plus polluée

Mardi 17 octobre, l’association de consommateurs UFC Que Choisir a tiré la sonnette d’alarme : son « S Eau S » provient d’un bilan préoccupant de la qualité et de la quantité de la ressource en eau potable.

« Si l’eau du robinet est de très bonne qualité dans 96% des cas, ce chiffre rassurant masque en fait une situation catastrophique, a expliqué le président Alain Bazot lors d’une conférence de presse. Les ressources en eau sont de plus en plus polluées, le coût des traitements pour maintenir une eau potable ne cesse de s’envoler ». L’association évalue ce surcoût dû aux pratiques agricoles en France entre 640 et 1.140 millions d’euros par an. « La prévention coûte trois fois moins chère que la dépollution, a-t-il ajouté. Mais dans les instances locales de gestion de l’eau, les intérêts agricoles priment, ce qui fait que dans 60 % à 80 % des cas, les actions décidées privilégient des mesures palliatives telles que la dépollution des eaux contaminées, sans oser s’attaquer à l’origine de ces pollutions. »

Concrètement, la moitié des eaux de surfaces n’est plus potable, à cause des pesticides. Et les trois-quarts des nappes phréatiques contiennent des nitrates. « Malgré la multiplication des plans et initiatives volontaires nous promettant une agriculture à la fois intensive et respectueuse de l’environnement, les données fournies par les professionnels eux-mêmes montrent que les quantités d’engrais à l’origine des nitrates n’ont pas baissé en vingt ans et que l’utilisation des pesticides a même augmenté de 18 % en 5 ans », s’est insurgée l’association dans son communiqué.

... https://reporterre.net/L-eau-du-robinet ... us-polluee
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Re: Gestion de l’eau

Messagede Pïérô » 19 Déc 2017, 21:54

Gestion de l’eau à Chambray-les-Tours : lettre ouverte aux élus de la Métropole

Dans une lettre ouverte aux conseillers communautaires de la métropole, les associations du collectif Eau Touraine [1] alertent sur les procédures mises en place pour l’étude du mode de gestion de l’eau potable dans la commune de Chambray-lès-Tours.

Le conseil communautaire de la Métropole-Tours-Métropole-Val-de-Loire a inscrit à son ordre du jour du 18 décembre l’étude sur le mode de gestion de l’eau potable de la commune de Chambray-lès-Tours à partir du 1er juillet 2018 [2]. Le cabinet IRH [3] a été missionné pour effectuer cette étude.

Nous avons constaté que partout où ce cabinet a effectué ce type d’étude (Grasse, Carantec, Bullion, Pulversheim, Audun-le-Tiche, Cloye-sur-Loire, Syndicat Eau ouest Provence, Dunkerque, et Joué-lès-Tours l’exemple le plus proche), la conclusion était toujours la même : la délégation de service publique était préférable à la Régie, et pour une durée d’au moins 10 ans. Le document d’IRH que nous avons pu consulter est d’une légèreté confondante. Il égrène des généralités sans référence à l’existence d’une grande régie sur la Métropole.

Nous nous opposons fermement à ce choix, qui ne correspond :
• ni à l’intérêt des usagers ;
• ni à la nécessité de cohérence de gestion sur le territoire de la Métropole, et compte-tenu de la fourniture majoritaire d’eau par la régie de Tours alimentant les réseaux de Chambray-lès-Tours.

Nous constatons une rupture d’égalité de traitement entre tous les citoyens dans le domaine vital de la gestion de l’eau potable générée par la co-existence :
• d’une grande régie (Tours-Saint-Avertin-Saint-Pierre-des-Corps-Saint-Cyr-sur-Loire) ;
• de Délégations du service publique (DSP) comportant des clauses diverses, sur le même territoire.

Le Collectif souhaite la mise en place dans un délai raisonnable d’une gestion unique sous une forme publique.

C’est pourquoi le collectif Eau Touraine demande au Président et aux élus de TMVL :
• de ne pas procéder au renouvellement de la DSP de Chambray-lès-Tours, sauf prolongation d’un an afin de préparer la reprise en Régie ;
• de prévoir une échéance claire et cohérente de fin des DSP déjà signées de façon à ne pas obérer la création de cette unique Régie de l’eau pour l’ensemble des communes.

Les membres du collectif :
Eau-Joué-les-tours-Touraine, collectif Altereg’eau, ARIAL, la Sepant,
Indecosa-CGT, CLCV37, EAU-SAVIGNE-SUR-LATHAN-HOMMES


Notes

[1] Comprenant les collectifs et organisations : Eau-Joué-les-tours-Touraine, collectif Altereg’eau, ARIAL, la Sepant, Indecosa-CGT, CLCV37, EAU-SAVIGNE-SUR-LATHAN-HOMMES.

[2] Pour plus de renseignements, il est possible de lire cet article http://www.eaufrance.fr/comprendre/l-ea ... au-et-de-l à propos des services publics de l’eau et de l’assainissement.

[3] Le Groupe IRH Environnement est un bureau d’études en environnement, spécialisé dans plusieurs domaines : l’eau, l’air, l’énergie, les sites et les sols pollués.


https://larotative.info/gestion-de-l-ea ... -2554.html
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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 21 Déc 2017, 15:36

La préservation de l’eau et de la biodiversité ciblées par des coupes budgétaires

L’eau, sa gestion et sa préservation, n’échappent pas à l’austérité budgétaire. Du Rhin à la Loire, de la Somme à la Garonne, les six agences de l’eau [1] vont être privées d’une partie de leurs moyens par le projet de loi de finances 2018. Le plafond des redevances qu’elles perçoivent baissera de 2,1 milliards par an entre 2019 et 2024. Soit une coupe budgétaire totale de 12,6 milliards d’euros ! « Les six agences de l’eau sont placées sous une contrainte budgétaire telle que leurs capacités d’interventions humaines et financières auprès des acteurs économiques, des collectivités locales et de la société civile sont sérieusement menacées », alertent dans un communiqué commun les syndicats des agences de l’eau (SNE-FSU, CGT, CFDT, CGC) et cinq associations de protection de la nature [2] Cette baisse ne signifie pas une diminution de ces redevances pour les usagers. Le trop perçu par les agences iront alimenter les caisses de l’État.

Les agences de l’eau sont des établissements publics du ministère chargé du développement durable, gouvernées par des élus locaux, des usagers et des représentants de l’État. Leurs missions sont vastes : investissements dans les stations d’épuration, entretien des canalisations d’eau potable, protection de la ressource et de la biodiversité, stockage en période d’étiage ou de sécheresse, lutte contre les pollutions industrielles et agricoles (notre reportage), jusqu’au au soutien à l’agriculture biologique. Pour mener à bien ces missions, leur budget est alimenté à 100 % par des redevances perçues auprès de l’ensemble des usagers de l’eau [3].

Réduction des moyens financiers et humains

« Par ricochet, les agences de l’eau œuvrent également au développement des activités tributaires de la qualité des milieux comme la baignade et les activités nautiques, la pêche et la conchyliculture » ainsi qu’à la « protection des zones humides », soulignent syndicats et associations. Ces derniers rappellent que la transition écologique, clamée par Emmanuel Macron, nécessite des moyens supplémentaires. « Ce n’est pas en asséchant les agences de l’eau que la France tiendra ses engagements dans les domaines de l’eau et de la biodiversité. »

Une ponction budgétaire de 200 millions d’euros est également prévue dans le cadre du projet de loi de finances 2018. Pour l’agence de l’Eau Artois-Picardie, cette ponction représente environ 15 % du budget, illustre Claude Deflesselle, membre du conseil d’administration de l’agence et maire de la commune de Coisy, au nord d’Amiens (Somme). « Cette décision s’inscrit dans le prolongement de la baisse des dotations aux collectivités locales. Là, c’est la contribution des agences de l’eau au "redressement des finances publiques". »

... https://www.bastamag.net/La-distributio ... des-coupes
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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 06 Fév 2018, 11:42

Est Ensemble : Pour une gestion publique de l’eau

Alors que plusieurs territoires acceptent enfin de poser la question d’une gestion publique de l’eau, le maire de Noisy le Sec tente d’imposer la poursuite du contrat avec Véolia. Explications et réunion publique le vendredi 9 février :

La gestion de l’eau confiée à la multinationale Veolia par le Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) nous coûte cher, 25% de plus qu’à Paris où opère une entreprise publique, Eau de Paris.
La Chambre Régionale des Comptes dénonce les bénéfices exorbitants réalisés par Veolia aux dépens des usagers : 20 millions d’euros par an à partir de 2014.
Selon le rapport de l’Agence Régionale de la Santé, l’eau distribuée par Eau de Paris est de meilleure qualité que la nôtre : moins de pesticides.
Grace à la mobilisation populaire, trois territoires Est Ensemble, Plaine Commune et Grand-Orly-Seine-Bièvre, ont franchi un pas important vers la gestion publique en décidant de ne pas ré adhérer au SEDIF au 31 décembre 2017 et de consacrer 2 ans à l’étude de la faisabilité de la création d’une régie publique
Le maire et les élus de droite de Noisy-le-Sec ont décidé de se désolidariser du reste du territoire et de ré-adhérer au SEDIF, privant ainsi les Noiséens de la possibilité d’obtenir à terme une eau moins chère et de meilleure qualité.
Il faut en finir avec ce système dont les actionnaires de Veolia sont les seuls bénéficiaires. Il faut redonner aux élu.es et aux citoyen.nes toute leur place dans la gestion de l’eau, bien commun.
Exigeons de notre maire le même engagement que l’ensemble des communes d’Est Ensemble pour emprunter le chemin désormais ouvert de la gestion publique de l’eau.

Collectif.eau.noisy@gmail.com

Plus d’infos sur https://eau-iledefrance.fr

Réunion débat vendredi 9 février à 19h salle Gérard Philipe ; 115 rue Jean Jaurès à Noisy le Sec (à côté de la gare, terminus du tram)

http://www.libertaires93.org/Est-Ensemb ... l-eau.html
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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 21 Fév 2018, 22:06

Marché de l'eau : quand la gestion privée dérape

La France est une particularité libérale dans le monde de l'eau : 60 % du marché est privatisé, contre 1 % pour le reste de la planète. Une gestion qui révèle de nombreux abus.

Depuis 10 ans, nous assistons à une re-privatisation du marché de l'eau en France. Les ingénieurs de l'état, qui conseillaient autrefois les collectivités et penchaient vers une municipalisation de l'eau n'existent plus depuis 2007.

Alors que certains pays de l'Union Européenne comme l'Irlande ne font pas payer l'eau à leurs citoyens, en France, la gestion privée est majoritaire. Mais la Cour des comptes le constate : le prix de l'eau est inférieur de 10 % dans les villes qui sont en régie municipale, donc en gestion publique.

La gestion privée révèle bien des problème et de nombreux abus, et le prix de l'eau devient une charge importante pour les citoyens.

Le journaliste Thierry Gadault, dans son livre Plongée en eau trouble (éditions Michalon - à paraître le 22 février), montre que ce prix pourrait être abaissé à 1,50 € par m3, alors que le prix oscille aujourd'hui entre 3,50 € et 4,17 €. Thierry Gadault est l'invité de Jacques Monin.

Corruption, trafic d'influence, facturations illégales : la gestion privée de l'eau est loin d'être exemplaire.

VIDÉO | Eau potable : gâchis et pollution

Le Chlorure de vinyle monomère (CVM) est responsable d'une pollution de l'eau généralisée en France. Présente dans les canalisations en PVC, cette molécule est cancérigène. Plus de 50 000 km de tuyaux sont installés en France, et 600 000 Français sont susceptibles d'en ingérer. Rien n'est fait pour remplacer ces canalisations, en raison d'un coût bien trop élevé.

... https://www.franceinter.fr/emissions/l- ... vrier-2018
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Re: Gestion de l’eau

Messagede Pïérô » 25 Fév 2018, 13:19

Guadeloupe

Pour une gestion de l’eau réellement au service des usagers

L’ONU a déclaré comme « crime de guerre » laprivationd’eau potable infligée aux habitants de DAMAS en SYRIE, pays en guerre. En Guadeloupe, il n’y a pas d’eau alors que nous ne sommes pas en guerre. L’eau n’est pas une marchandise mais un bien précieux qui nous appartient à tous. La gestion de ce précieux liquide a été confiée à des spécialistes internationaux soi-disant pour plus d’efficacité et pour le bien être des Guadeloupéens par les élus de Guadeloupe suivant les directives de l’Etat français.

... http://ugtg.org/article_2342.html
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Re: Gestion de l’eau

Messagede Pïérô » 28 Fév 2018, 08:09

« L’eau ne doit pas devenir une marchandise »

Au sein de la métropole, différents modes de gestion de l’eau potable coexistent. Entretien avec le collectif Eau Touraine, qui milite pour que la gestion de l’eau ne soit pas confiée aux entreprises privées.

Dans une lettre ouverte aux élus de la métropole [1], vous vous étiez prononcés pour une reprise en régie publique de la gestion de l’eau potable à Chambray-lès-Tours. Pourquoi ce choix vous semble-t-il préférable ?

Nous partons de l’idée de base que l’eau est un bien commun de l’humanité et qu’elle ne doit pas devenir une marchandise. Les coûts liés à son traitement et à sa distribution dans les habitations doivent donc rester de la responsabilité directe des collectivités qui en ont la compétence. Les sociétés privées qui gèrent ces services ont des compétences techniques réelles, mais leur but est aussi de rémunérer des actionnaires, ce qui n’est pas le cas d’une régie gérée directement par la collectivité. Le coût de ces régies est donc souvent moins élevé que celui des délégations de service public (DSP), même s’il y a des exceptions — c’est le cas de Chambray-lès-Tours.

Il est plus facile d’organiser le contact avec les usagers dans le cadre d’une régie. La transparence sur les financements, la qualité et la protection de l’environnement est souvent meilleure dans une régie, car les élus sont plus proches des habitants que les techniciens d’une société multinationale qui ne sont pas les décideurs directs.

Depuis le 1er janvier 2017, la gestion de l’eau est devenue une compétence métropolitaine. Quelles en sont les conséquences pour les habitants de la métropole ?

Dans un premier temps, les habitants verront peu de différence, car les modes de gestion antérieurs (régie ou DSP) dans chaque commune sera conservé. Dans les communes en régie, c’est-à-dire Tours, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Avertin, l’eau sera gérée dans une grande régie « eau et assainissement » unique.

Les autres gardent leurs contrats de DSP signés précédemment, et c’est la Métropole qui est en relation avec les sociétés délégataires pour le suivi du service. Le Collectif Eau Touraine restera en veille sur la bonne marche de l’ensemble, ainsi que sur les échéances des contrats, afin d’anticiper leur non-renouvellement. C’est ce que nous avons essayé de faire pour Chambray-les-Tours, mais on nous a répondu que le temps manquait pour intégrer cette ville à la régie nouvellement créée.

Par la suite, nous souhaitons que le service apporté améliore les conditions de fourniture et de distribution de l’eau : entretien des réseaux et leur interconnexion renforcée en cas de crise, protection de la ressource et de la nappe profonde, lutte contre les risques de pollution... ainsi qu’une meilleure information des habitants.

Alors que la gestion en régie semble mieux servir les usagers, certaines communes continuent à faire appel à des multinationales comme Véolia, dont l’activité est pourtant marquée par plusieurs scandales. Comment l’expliquez-vous ?

Les communes ou groupements de communes qui ont déjà délégué leur service craignent le retour en régie car ils ont transféré leurs savoir-faire et n’ont plus de personnel technique compétent. Ils ne souhaitent pas créer un nouveau service en interne qui les obligerait à recruter des agents.

Souvent, à l’échéance d’un contrat, ils font appel à des cabinets pour effectuer une étude et ceux-ci concluent toujours, avec des arguments que nous contestons, que le mode de gestion le meilleur est la DSP. Parfois, le contrat précédent était avantageux sur le plan des tarifs et la commune ne souhaite pas prendre de risque. En fait, cette solution apparaît plus facile à prendre.

Malgré cela, il y a de plus en plus de collectivités qui reviennent à une gestion en régie après une gestion privée. A Saint-Pierre-des-Corps, la régie mise en place génère chaque année plus de 300 000 euros d’excédent, tout en passant toujours des marchés de court terme avec des entreprises sur les aspects techniques.

A l’inverse, la gestion en DSP peut prendre la place d’une régie existante : cela risque de se passer à l’occasion des regroupements de communes avec prise de la compétence de l’eau, lorsque le nombre de communes en gestion privée est majoritaire par rapport à celui en gestion publique. Au sein de la communauté de communes Touraine-Ouest-Val-de-Loire, les communes de Homme et Savigné-sur-Lathan forment un syndicat qui gère l’eau potable et l’assainissement en régie directe, mais la majorité des autres communes ont conclu des contrats de DSP. La compétence de l’eau ayant été intégrée dans les statuts de la nouvelle communauté de communes en décembre 2018, la crainte est grande pour ces deux petites communes de voir leur régie disparaître. Une association a été créée pour défendre l’option publique.


Notes

[1] Voir le document en pièce jointe.
info document PDF : https://larotative.info/home/chroot_ml/ ... ay-2-2.pdf


https://larotative.info/l-eau-ne-doit-p ... -2632.html
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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 14 Mar 2018, 16:58

L'eau : scandale dans nos tuyaux
Cash Investigation

En France, l'eau de consommation courante représente un marché de neuf milliards d'euros par an, dominé par deux géants : Veolia eau et Suez environnement. A Nîmes, l'équipe de «Cash investigation» a démarré une enquête sur ce vaste sujet. Parmi les grandes villes françaises, la commune détient le record des fuites d'eau. Près de trente pour cent de l'eau que paient les habitants se perd avant d'arriver chez eux. Depuis près de cinquante ans, les canalisations de Nîmes sont aux mains de la même entreprise : la Saur, qui semble se préoccuper davantage de ses comptes que des canalisations. Au risque d'un énorme gaspillage. La journaliste Marie Maurice a enquêté sur le dossier explosif des eaux usées en Ile-de-France, où se mêlent lettres d'un mystérieux corbeau, information judiciaire pour corruption et plaintes d'entrepreneurs.

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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 17 Mar 2018, 16:55

Eaux usées d’Île-de-France : un scandale exemplaire

La moralisation de la vie publique, promesse sans cesse réitérée, jamais mise en œuvre, est devenue le mantra favori de la classe politique. Conjointement, le dévoiement des affaires publiques ne cesse de prendre de l’ampleur. L’une des plus grave affaires de corruption française affectant le marché des eaux usées en Île-de-France en apporte une démonstration accablante.

... https://blog.mondediplo.net/2018-03-13- ... exemplaire
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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 28 Mar 2018, 03:15

Pesticides. L’eau publique plus propre que l’eau privée ?

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, un collectif francilien questionne sa gestion par les multinationales.

Célébrée le 22 mars, la Journée mondiale de l’eau relance, chaque année, le débat sur le bien-fondé de privatiser la ressource. Fervente défenseuse du droit à l’eau, la Coordination eau Île-de-France s’en est saisie, cette fois, pour questionner en sus la qualité des eaux de ville. L’eau gérée par le privé est-elle moins pure que l’eau administrée par le public ? Évidemment, le collectif, qui rassemble organisations citoyennes et élus, n’a pas de réponse tranchée. Seulement des présomptions.

À l’opportunité du coup de projecteur mondial pointé sur la ressource, il exhume ainsi un rapport de l’agence régionale de santé (ARS) publié en décembre, lequel porte sur le bilan de l’année 2016. L’ARS y pointe, dans certaines villes de banlieue parisienne, des taux plus élevés de pesticides qu’à Paris. Rien de dangereux, ni même qui ne dépasse les réglementations sanitaires. Mais pour la Coordination eau, « cela mérite que l’on s’interroge sur les limites de tout un système », relève Jean-Claude Oliva, son directeur.

Paris, faut-il le rappeler, est passée en régie autonome pour la gestion de l’eau (autrement dit en gestion publique) en 2009, via sa société Eau de Paris. Le Sedif (Syndicat des eaux d’Île-de-France), qui administre les trois grands territoires de la proche banlieue parisienne, continue au contraire de déléguer son eau au groupe Veolia. Or, ce dernier est un grand promoteur des solutions industrielles de traitement de l’eau afin d’en assurer la dépollution.

« Paris, au contraire, a choisi de favoriser les pratiques agricoles durables autour de ses bassins de captage », reprend Jean-Claude Oliva. Près de 3 000 hectares sont ainsi passés à la bio. « Nous avons là deux modèles qui s’opposent », conclut le directeur de la Coordination eau. L’un visant à monnayer la dépollution, l’autre à tout simplement ne pas polluer. M.-N. B.

Marie-Noëlle Bertrand


https://humanite.fr/pesticides-leau-pub ... vee-652488
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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 10 Avr 2018, 00:13

Sur le barrage du Sautet en Isère, une chaîne humaine pour dire non à la privatisation

Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du PCF, et plusieurs centaines de personnes, ont formé une chaîne humaine ce 8 avril sur le barrage du Sautet en Isère. Ils voulaient ainsi dire "non à l'entrée du privé dans les concessions hydrauliques publiques".

150 barrages sur 400 sont concernés d'ici 2022... pour commencer. Et 8 dès cette année en Isère et Savoie. Dont celui du Sautet sur le Drac.

En février dernier, le Gouvernement a en effet fixé les conditions d'octroi des concessions hydrauliques publiques. Sous pression de la Communauté Européenne, pour "concurrence libre et non faussée".

Les barrages EDF qui partiront les premiers seraient les plus rentables, comme Bissorte en Savoie.

Selon le journal Libération, ce sont les français Total et Engie (ex GDF Suez, avec ses filiales CNR) qui auraient le plus de chances de bénéficier de cette ouverture.

... https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 55037.html
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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 21 Avr 2018, 15:17

La fourniture d’eau dans le Grand Lyon, business juteux et opaque de Veolia

La société Eau du Grand Lyon assure la délégation de service public pour la fourniture d’eau depuis 2015 sur le territoire du Grand Lyon. Malgré son nom équivoque, c’est une filiale de Véolia à 100%. Une filiale qui rapporte beaucoup d’argent à la multinationale puisque Médiacités indique que ses bénéfices se sont élevés à 4,05 millions d’euros en 2016. Une somme toujours conséquente mais en baisse comme le révèle le média (sur abonnement) :

Une somme reversée dans sa quasi-totalité en dividendes aux actionnaires. Pas mal. Mais très peu comparativement aux années antérieures. Car à défaut d’avoir changé de délégataire, la métropole du Grand Lyon exerce une pression croissante sur lui. Au point d’avoir entraîné une chute du taux de rentabilité de Veolia. En 2016, il s’élevait à 6,1% avant impôt à comparer aux… 20 % de l’ancien contrat, signé en 1969 et qui a pris fin en février 2015.

Si les tarifs ont baissé de 23,9% sur le dernier contrat, le Grand Lyon n’a pas choisi de réintégrer l’eau dans une régie publique, estimant que cela coûterait 11 millions d’euros de travaux. Problème : les contrats de fourniture sont très chers pour les usagers (43,31 € par an en moyenne à Lyon contre 30,72 € à Rennes ou 5,17 € à Lille) et leur définition est totalement opaque. Ce sont en fait les entreprises qui en profitent, au détriment des particuliers. Pas très étonnant dans la ville de Gérard Collomb, mais quand même...

Premier souci : l’opacité de l’abonnement. « Nous ne savons pas précisément ce qu’il finance », déplore Jean-Louis Linossier, de l’Association des consommateurs d’eau du Rhône (Acer). Les partisans d’un retour à la gestion publique de l’eau regrettent que l’abonnement ne soit pas proportionnel à la consommation. Une usine ou un agriculteur paiera de ce fait moins cher son abonnement qu’un particulier, ce qui évite de faire peser une charge trop lourde sur des entreprises dépendantes de leur consommation d’eau. « L’abonnement sert juste à faire payer la facture des gros consommateurs par les petits », poursuit Jean-Louis Linossier.

Pour finir, une des subtilités du contrat de délégation de service public est qu’il rapporte du fric à Véolia mais que c’est la collectivité qui paye les investissements sur le réseau. C’est donc tout bénéf pour la multinationale. La négociation à venir (renégociation à mi-contrat) portera sur ces investissements, le prix payé par les usager·es ne sera pas au programme. Dommage. Dommage surtout que la question de la réintégration au service public, qui a fait ses preuves en termes d’efficacité économique dans d’autres villes, ne soit pas non plus au programme. Mais dans une ville où les élus ont fait vœu d’utiliser l’argent public pour aider les entreprises privées à s’enrichir, c’est le contraire qui aurait été étonnant...


https://rebellyon.info/La-fourniture-d- ... rand-19042
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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 28 Avr 2018, 08:50

Exclusif : le rapport-choc sur la gestion des eaux pluviales dissimulé par le ministère de l’Ecologie depuis un an

Eaux glacées dénonce obstinément depuis des années l’illégalité du financement de la gestion des eaux pluviales urbaines institué depuis un demi-siècle sans aucune habilitation législative, et qui représente un montant annuel de plus de 2 milliards d’euros, imputé à tort, pour l’essentiel, à l’usager du service public de l’assainissement. Or le gouvernement s’apprête à procéder à un coup de force, en incluant par la loi les compétences eaux pluviales et ruissellement dans la compétence assainissement, sans pour autant régler la question de ce financement illégal. Nous avons obtenu de la CADA le rapport « Roche » que le ministère de l’Ecologie dissimulait tout aussi obstinément depuis un an, afin de pouvoir conduire à bien, par devant le parlement, une véritable forfaiture. Ce rapport confirme et amplifie notre analyse, et préconise une refonte totale de l’encadrement réglementaire de la gestion des eaux pluviales urbaines et de leur financement. Nous le dévoilons aujourd’hui en exclusivité alors qu’à l’instigation de plusieurs associations d’élus, le débat fait rage au Sénat.

... http://www.eauxglacees.com/Exclusif-le- ... hoc-sur-la
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Re: Gestion de l’eau

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 14:55

La catastrophique pollution des eaux destinées à la consommation ou à l’irrigation, à l’échelle de la planète, est l’occasion pour certains de faire encore de bonnes affaires, « les investissements dans les technologies de réduction des MP (micro pollution) comme l’ozonation et l’adsorption sur charbon actif sont extrêmement rentables.

Micropolluants: de minuscules particules au potentiel toxique

Les micropolluants (MP) sont les conséquences du confort de la vie moderne. Ces petits composés chimiques et biologiques sont disséminés dans les millions de produits des économies avancées.

Les technologies actuelles de traitement de l’eau ne sont pas conçues pour traiter les MP et la concentration de ces derniers augmente dans les eaux souterraines et les milieux aquatiques. La vie marine en subit déjà les effets négatifs. Les humains pourraient être les prochains.

Heureusement, des technologies rentables existent.

... https://www.anti-k.org/2018/04/30/micro ... l-toxique/
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Re: Gestion de l’eau

Messagede Pïérô » 20 Mai 2018, 00:58

Business de l’eau

Dans la tourmente, le syndicat des eaux usées d’Ile de France remunicipalise l’usine qu’il avait confiée à Veolia

Divine surprise pour les tenants de la gestion publique de l’eau : le SIAAP, syndicat intercommunal des eaux usées d’Ile-de-France a décidé de reprendre en gestion publique son unité de traitement de Valenton, après que la justice ait annulé le contrat de concession de l’usine à Veolia. Cette décision faite suite à une série de scandales et de révélations sur la gestion du SIAAP et les conditions dans lesquelles avait été passé le marché de l’usine de Valenton.

... http://multinationales.org/Dans-la-tour ... cipalise-l
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