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Re: handicap

MessagePosté: 04 Juin 2018, 12:02
de bipbip
Handicap ,toujours le foutage de gueule 2018

Quand l''Etat décide de mener une politique de régression sociale autant qu'il l'officialise par l'intermédiaire des "représentants du peuple "

Voilà qui est fait ? Les députés/ées grassement rénumérées , tous et toutes valides ont voté l'obligation d'accessibilité de 100% de logements neufs à ..............................1O% .

A partir de maintenant seulement un logement construit sur 10 sera accessible .Une super régression histoire d'officialiser la casse de la loi de 2005.

J'avais cru entendre parler de l'absence de programme du candidat Macron avant l'election présidentielle .Ben voilà pourquoi ! Parce que le programma c'est REGRESSION PARTOUT !

L'accessiilité des handi à la société est une vieille" tarte à la crème" qui date de la loi d'orientation de 1975 .Dans cette loi le législateur avait exprimé de pieux voeux pour l'accessibilité et puis en 2005 le gouvernement Chiraque avait remis le couvert un peu plus fort avec des obligations sous 10 ans . Mais en 2015 le premier ministre Jean Marc Ayrault commence "gentillement" la casse des obligations d'accessibilité puisque "ça n'avance pas comme il faudrait ".

Maintenant c'est officiel les handi français iront se faire voir ailleurs . Comme disait très exactement un ex monarque de la république :

"S'il en a que ça gêne d'être en France, je le dis avec le sourire mais avec fermeté, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas".


https://nantes.indymedia.org/articles/41722

Re: handicap

MessagePosté: 17 Juil 2018, 14:14
de bipbip
Des économies sur le dos des invalides

Ils n'ont pas honte! Le gouvernement supprime la prime d’activité pour les travailleurs invalides, les fragilisant encore un peu plus.

Si Emmanuel Macron se défend d’être le président des riches, il n’est certainement pas celui des défavorisés, y compris lorsqu’ils sont en situation de handicap. Depuis le 1er juillet, la « modification du mode de calcul » de la prime d’activité est entrée en vigueur. Modification qui entraîne la suppression de ladite prime pour plus de 10 000 travailleurs bénéficiant d’une pension d’invalidité (650 euros en moyenne) ou de la rente accident du travail et maladie professionnelle (AT-MP). Une perte de 158 euros par mois en moyenne !

Véronique Bustreel, conseillère nationale d’APF France handicap, dénonce ce manque à gagner. Elle avait déjà alerté lors du vote de cette mesure dans le cadre du budget 2018. « Cela va pénaliser gravement des personnes déjà fragilisées, souligne-t-elle. 80 % des réclamations observées proviennent de femmes seules avec enfants, à qui on enlève de 140 à 300 euros par mois ! Tout cela sur des ressources déjà faibles, ces personnes gagnant pour la plupart le Smic. » Sur le million de pensionnés d’invalidité en France, 260 000 travaillent, mais seulement 6 600 personnes percevaient la prime d’activité. Notamment en raison d’un manque d’informations sur leurs droits. Un non-recours exploité aussitôt par Sophie Cluzel, la secrétaire d’État aux personnes handicapées, pour justifier sa mesure qui ne concernerait que « peu de personnes »… Véronique Bustreel fustige cette « sanction du non-recours ».

Autre argument de Sophie Cluzel : le cumul des aides ne serait « pas cohérent avec l’esprit de la prime d’activité ». Un argument balayé également par l’APF : « La prime d’activité vise à consolider le travail de personnes qui ont des revenus modestes. En plus de leur situation de santé, elles sont à temps partiel et exercent un métier difficile. C’est un prétexte incohérent. » Une incohérence qui enfonce davantage sous l’eau la tête des plus modestes.

Axel Nodinot


https://www.humanite.fr/des-economies-s ... des-658014

Re: handicap

MessagePosté: 17 Juil 2018, 15:50
de bipbip
Logique comptable et surcharge de travail : la Maison des personnes handicapées de Lyon au bord de la rupture

Dans un article publié le 11 juillet, Médiacités raconte la lutte acharnée qu’a menée une famille pour faire casser la décision de la métropole de Lyon qui leur refusait le versement d’une prestation pour leur fille atteinte de trisomie 21 (Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)). Ce papier est l’occasion de dresser un portrait de la situation catastrophique qui règne à la Maison départementale et métropolitaine des personnes handicapées (MDMPH) de Lyon.

« La MDMPH fonctionne à flux tendu et avec peu de moyens humains, témoigne une source interne contactée par Médiacités. Une commission CDAPH, ce sont parfois près de 500 dossiers étudiés en une après-midi. On n’a pas le temps d’aller très loin dans les situations individuelles. » En mars 2018, 70 parlementaires ont ainsi visité une quarantaine de MDPH partout en France, pointant « un système à bout de souffle » devant être « revisité en profondeur ».

L’essoufflement du système ressemble fort à une stratégie habituelle de casse des services publics. Elle a pour conséquence à la fois de conduire à l’épuisement des personnels surchargés et de pousser des ayant-droits à ne plus demander les prestations auxquelles ils et elles peuvent prétendre.

« Il y a une surcharge réelle de la MDMPH de Lyon, le personnel souffre », admet pour sa part maître Laurence Cruciani, présidente de la commission “Tutelle et handicap” du barreau de Lyon. « Mais il y a aussi une stratégie d’usure : on refuse certaines prestations et on compte sur l’épuisement des familles pour qu’elles ne fassent pas de recours », affirme l’avocate pour qui « les MDMPH sont en train de devenir un outil qui entrave les droits des plus vulnérables. Les décisions ne sont pas motivées, on met des arguments prétextes. C’est généralisé et ça va en s’aggravant », assure-t-elle.

Le cas des enfants handicapés est particulièrement frappant. Les familles doivent justifier chaque année, au tribunal, de la véracité du handicap dont les enfants sont atteints. Ce qui engendre de la souffrance chez les familles et les place dans une situation de faiblesse stigmatisante. Surtout, comme le souligne une conseillère municipale lyonnaise, c’est une « logique comptable » qui est, en vigueur à la MDMPH. « Ils jouent sur les critères d’attribution pour dépenser le moins d’argent possible ». Au détriment de la santé des personnels, des personnes en situation de handicap et de leurs familles.


https://rebellyon.info/Logique-comptabl ... vail-19435

Re: handicap

MessagePosté: 18 Juil 2018, 16:04
de bipbip
Haro sur le handicap ! Après l’accès au logement, l’État s’attaque aux revenus et aux emplois des handi·es

Le gouvernement a réduit le taux de logements neufs accessibles aux personnes handicapées de 100 à 10 %. Il vient de rendre les travailleur·es invalides inéligibles à la prime d’activité. Pendant ce temps-là, le sénat a porté à 250 salariés le seuil obligeant à avoir 6 % de travailleur·es handicapé·es. L’attaque des droits des handi·es est totale.

... https://rebellyon.info/Haro-sur-le-hand ... s-au-19445

Re: handicap

MessagePosté: 06 Aoû 2018, 23:24
de Pïérô
Handicap et emploi: quand l'escalier se transforme en plafond de verre

Le handicap est une crasse qui colle au yeux de nos concitoyens, qui dans leur grande majorité, ne nous voient qu'à travers notre particularité. La seule solution est l'inclusion, partout, toujours.



Je suis une femme supra diplômée, expérimentée, mais handicapée. Je n'ai connu, professionnellement que la précarité. Mon CDD arrivait à échéance le 31 juillet 2018.

Fin mai, je découvre une offre d'emploi en CDI correspondant à mes compétences, mon expérience et mes aspirations. Je postule. 4 personnes du milieu avec qui j'ai collaboré pendant 9 ans me recommandent auprès des recruteurs . Je suis parmi les 6 retenus. Je réponds à un questionnaire complémentaire. Je fais partie des 3. Je vais donc à Paris le 4 juillet (à plusieurs centaines de km de mon domicile) accompagnée de mon époux dans notre véhicule personnel.

Et là le drame.

Des escaliers dans le hall, pas d'ascenseur, alors que l'immeuble est accessible, qu'il y a un stationnement handicapé à proximité et que le quartier est facilement praticable en fauteuil roulant.

Les 4 personnes qui m'ont gentiment recommandée ont parlé de mon handicap aux recruteurs et personne n'a pensé à me prévenir de l'escalier et de l'absence d'ascenseur !

Là, une secrétaire descend me rencontrer après que deux amis lui aient téléphoné. Elle est accompagnée d'un de ses collègues. Nous avons discuté un quart d'heure sur le trottoir.

Résultat: rencontre des 2 recruteurs 5 h plus tard dans un bar diffusant de la musique techno assourdissante, alors que les concurrents pour le CDI ont été reçus préalablement au siège de l'entreprise... en haut des escaliers.

Le chef des recruteurs m'a dit " on a eu l'info selon laquelle vous montiez les escaliers". Ça signifie sûrement que s'ils avaient su qu’en réalité je ne les monte pas je n'aurais pas été sélectionnée.

Je lui ai répondu que l'offre d'emploi ne comportait pas le pré requis suivant: savoir monter les escaliers.

Entre mon recrutement qui aurait nécessité préalablement un aménagement de l'escalier et celui d'un candidat conforme, je me doutais que la seconde option serait choisie.

Effectivement, j'ai reçu un appel téléphonique le 10 juillet vers 17h : je ne suis pas la candidate retenue.

L'entreprise a dû trouver des arguments pour démontrer que je ne suis pas la meilleure. C'est répugnant mais c'est obligé puisque le recruteur n'a ni le droit de me refuser uniquement à cause de ces fameux escaliers, ni celui de ne pas rendre les locaux accessibles à tous.

Bien sûr le vainqueur du CDI ne saura jamais qu'il l'a gagné parce que les dés étaient pipés. Il se croira vainqueur en tant que le meilleur professionnel postulant et non parce qu'il sait avant tout grimper un escalier.

Le match était "grimpé" d'avance, et je n'ai pas pu le jouer.

L'entreprise, forte de son salarié conforme et de l'alerte à l'accessibilité de ses locaux que je viens de lancer, saura, non sans cynisme, faire savoir dans quelques temps qu'elle s'est mise aux normes.

Posera-t-elle alors une plaque commémorative à mon nom en hommage à ma vie gâchée? A suivre...

Une autre entreprise a osé, après mon départ, m'adresser une photo du pan incliné dont j'avais vainement rêvé pendant plusieurs années.

Je suis détruite, mon époux aussi. J'ai postulé confiante, je suis compétente pour ce poste. Pourtant, mes chances d'embauche étaient proches du néant.

La consécration par le Conseil constitutionnel, le 6 juillet 2018, dans sa décision n° 2018-717/718 QPC de la valeur constitutionnelle du principe de fraternité n'a pas provoqué chez les recruteurs un électrochoc tel que celui que mon époux et moi-même avons subi ce 4 juillet, en découvrant l'escalier et l’absence d'ascenseur au siège de l'entreprise.

La fraternité nouvellement consacrée ne leur a pas enlevé leurs œillères pour qu'ils me voient telle que je suis en tant que postulante à un CDI? Compétente, expérimentée, déterminée.

Est-ce qu'un jour quelqu'un va dire Stop?

Est ce que quelqu'un va comprendre comment on traite les handicapés dans notre pays?

A-t'on idée de l'ampleur de ce gâchis?

Coût humain indéniable pour moi et mon époux et quelques soutiens.

Coût financier: une heure de travail de deux salariés chargés du recrutement et se retrouvant dans un bar, 800 € au minimum de voyage pour moi. Plus d'une semaine de travail à temps plein pour répondre à l'offre et me rendre au bar, plus toutes mes compétences gâchées qui ne seront pas exploitées alors qu'elles ont pourtant une valeur économique indéniable. Additionnez les aides sociales que je vais devoir réclamer pour survivre et vous aurez une sacrée ardoise: "un pognon de dingue".

L'Etat a investi pour que je poursuive des études supérieures et que j’acquière des compétences. Je n'ai même pas la possibilité de rendre cette richesse à mon pays et de jouer le match consistant à faire tourner ma patrie. Mes compétences, mes connaissances, mon savoir, mes qualités d'endurance, de persévérance, d'enthousiasme ne valent rien. Elles sont niées.

Profitez bien de votre validité, c'est la seule chose qui a une valeur en ce monde. Le reste, non conforme est bon à jeter.

Il n'y a qu'à regarder comment les personnes âgées sont traitées en France...

L'Etat n'ose pas organiser notre mort physique, mais planifie notre mort sociale pour faire de la place à ceux, conformes, qui rentrent dans le moule.

Pour masquer ce système, qui vient encore de nous broyer, notamment en réduisant quasiment à néant l'accessibilité des logements neufs et en supprimant la prime d'activité, il y a bien quelques handicapés triés sur le volet que le système met dans la vitrine pour faire croire que tout va bien pour tous.

Je ne suis ni sportive handisport, ni atteinte d'une maladie génétique admise au Téléthon, ma voix ne porte pas, je n'existe pas, pourtant je veux simplement vivre.

Albert Jacquard dit "on ne sélectionne pas les plus compétents, on sélectionne les plus conformes et ça c'est dangereux".

Comme l'a dit une victime d'un attentat parisien " vous n'aurez pas ma haine ".

Vous ne porterez pas atteinte à ma lucidité.

Je suis supra diplômée, expérimentée, mais handicapée.

Tant pis pour moi.

Tant mieux pour les autres bien calés en haut de l'Escalier.

Chui Notbodi


https://blogs.mediapart.fr/notbodi/blog ... d-de-verre