Biodiversité

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Messagede Tintin » 11 Juil 2013, 13:03

On s'insurge tout le tps de la disparition des plus belles especes loin de chez nous alors qu'il y a deja tant a faire dans nos regions (ex: les batraciens). La biodiversité et la protection de la nature ne se limite aux plus "belles" especes. Sinon 100% d'acccord les requins subissent la betise de quelques surfeurs.
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Re: Biodiversité

Messagede digger » 20 Jan 2014, 17:20

Petites tracasseries et gronde montante un peu partout. L’offensive se poursuit pour la mainmise sur les semences . Germinance, un petit distributeur de semences bio, annonce via son catalogue, que la commercialisation de semences de céréales d’engrais verts en petits sachets de 100, 250 et 500gr sont interdits (ce qui enlève le marché des particuliers et freine les méthodes naturelles de protection et d’amélioration des sols )
La Commission européenne prépare une nouvelle loi pour 2018, interdisant aux variétés peu homogène (c’est à dire à nombre de variétés anciennes) de porter le nom de variété. Elles devront s’appeler "matériel végétal".
Le "bon côté" de la chose, c’est l’organisation d’une vaste désobéissance civile et de résistance à ces attaques incessantes contre la biodiversité des semences légumières.
Le catalogue de Germinance indiquera désormais "Dans ce catalogue, nous ne vous proposons aucun matériel végétal de reproduction ; uniquement des variétés variées et vivantes"
En 1954, il y avait 700 variétés potagères inscrites au catalogue officiel en France. En 1979, il en restait 350 et en 2002, 137. Soit une perte de 80%.
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Re: Biodiversité

Messagede Blackwater » 15 Aoû 2015, 12:25

Dans le Télérama du 8-21 août, il y a un dossier sur l'océan et les dégâts écologiques redoutables qui le menacent, et menacent ainsi l'existence humaine. Des articles intéressants, abordant par exemple l'extinction de masse des requins qui est en oeuvre...menaçant la présence du phytoplancton...qui permet aux océans d'apporter environ les 3/4 de l'oxygène dont nous avons besoin pour respirer.
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Re: Biodiversité

Messagede altersocial » 26 Aoû 2015, 17:25

Comme en page 1 je postais des infos relatives au sea sheperd, bah voilà :

Sea Shepherd et les néo-nazis : Godwin ou réalité ?
Ils ne partagent pas que le goût des étendards noirs et des têtes de mort... L'ONGe Sea Shepherd compterait de très nombreux néo-nazis et néo-fascistes en son sein.... mais chuuut, ça ne colle pas au story telling de l'organisation animaliste !

Car c'est bien un certain nihilisme et une misanthropie chevillée au corps qui scellent le compagnonnage honteux de Paul Watson, Lamya Essemlali et des néo-nazis... et peut-être également l'idée selon laquelle les "blancs" doivent diriger le monde ?

Sea Shepherd, une organisation animaliste-suprématiste ?


C'est sans surprise aucune que l'administrateur d'une page facebook consacrée à la crise requin et aux travaux (jugés orientés) de Marc Soria a découvert les profils des internautes (alertés sur la page fb de Sea Shepherd) venus insulter les Réunionnais, se féliciter des attaques de requins sur ces salopards d'humains et accessoirement... prendre la défense de Marc Soria (IRD de la Réunion, dans le collimateur des associations d'usagers pour ses études bidonnées et son refus de participer activement à la sécurisation des plages) !

Lequel Soria appréciera sans doute assez peu (on espère en tout cas) le profil de ses nouveaux "défenseurs".

Ainsi "Raphaël Forge-Fer" ou encore "Rudolf Europa", des pseudos Facebook, deux néo-nazis assumés qui s'amusent même de leurs "crampes au bras droit le samedi soir", à force de saluts nazis ! Et se plaignent sur leurs pages que leurs comptes soient régulièrement supprimés par Facebook à la suite de signalements pour propos racistes et incitation à la haine. Ça alors!

Le courage de leurs "opinions" ?

Reconnaissons-leur au moins le courage de leurs "opinions" (qui sont des délits, accessoirement), à ces protecteurs des animaux (de race blanche évidemment, lol) : ils appartiennent au groupe néo-nazi "Misanthropic Division", célèbrent joyeusement la "race aryenne", détestent la drogue mais adorent l’alcoolisation massive et les battes de base-ball, aiment les groupes de "Oï" music, les armes, les ratonnades et... Sea Shepherd.

Marginal, ce type de supporter ?

Absolument pas et c'est même, bien que Lamya Essemlali (Présidente de la branche suisse et française de l'organisation animaliste) s'en défende avec la malice et l'esprit torve qui la caractérisent, le noyau dur de l'organisation, les plus actifs sur la toile et dans la rue.

Pour avoir infiltré il y a quelques années un de leurs évènements Facebook parisien (se faire passer pour un membre de SScs et visiter le profil des participants), j'avais été sidéré du pourcentage de néo-nazis et autres déviants suprématistes, largement plus de la moitié des participants au dit évènement (manifestation pour la levée du mandat d'arrêt de Watson, le gourou SScs). Fans de Soral, de la Manif pour tous, voire carrément skin-heads. Un zembrocal foireux et xénophobe, homophobe...

Pensez-vous que SScs se soit choisie une telle imagerie glauque et morbide pour rien ? Les logos et codes graphiques utilisées par l'organisation animaliste sont rigoureusement similaires à ceux des néo-nazis européens et nord-américains (voir photo).

Et du côté des "idées" véhiculées, même communauté d'intérêt : Paul Watson a déjà été attrapé plusieurs fois la main dans le sac d'un racisme "anti-sud" avec des déclarations qui le classent parmi les "anti-immigrationnistes" Nord-Américains.

Ce que nombre de gogos fans de l'ONGe ignorent totalement, quand ils ne pensent pas que ces accusations de sympathie fascisante sont une invention des détracteurs de SScs... On les invite à pousser un peu leurs recherches et à inspecter les profils des activistes, vilaines surprises garanties.

Les Hippies ? Enterrés !

Les hippies écolos sont loin, très loin... C'est fini tout ça, le Flower Power a cédé devant le néo-malthusianisme et la misanthropie verte-brune : l'écologie radicale est d'extrême droite, comme Brigitte Bardot et sa fondation éponyme. Il n'y a plus que quelques "journalistes" adeptes des jolies histoires faciles à comprendre pour gober le story-telling de SScs et relayer sans vérifier le moindre élément de ce qui peut s'apparenter à une véritable propagande, comme le fameux "massacre de masse des requins à la Réunion" ! Notamment nos "amis" du JIR... dont certains affichent sans complexe leur parti pris pro-Sea Shepherd et nous pondent de beaux articles publi-rédactionnels à la gloire des représentants locaux (qui changent tous les trois mois depuis 4 ans et demi) de la sordide organisation.

Heureusement, les autorités françaises ont compris qui était qui, et ces gens sont désormais interdits de Co4R, marginalisés. On attend maintenant que Hollande daigne renvoyer chez lui Paul Watson, Pdt de l'ONGe, heureux bénéficiaire d'une notice rouge d'interpol et d'un mandat d'arrêt international. Mais c'est un complot des "squalophobes", il paraît.

La véritable écologie est humaniste, pas misanthrope et encore moins fasciste : sachez faire le tri (très sélectif) !
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Re: Biodiversité

Messagede Banshee » 26 Aoû 2015, 20:28

Je dirais même plus :
http://www.lesenrages.antifa-net.fr/sea ... er-watson/

Le texte est un peu long mais il en vaut la peine car ce sont des individus comme lui qui décrédibilisent et l'écologie et la défense animale.
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Re: Biodiversité

Messagede Blackwater » 27 Aoû 2015, 17:46

Oui. On a toustes des cousin-e-s, des tantes et des oncles qui adorent les trucs comme Sea Shepherd. L'occasion d'envoyer des mails avec cet article du site Les Enragés, qui nécessite d'être fait tourné :)
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Re: Biodiversité

Messagede Banshee » 27 Aoû 2015, 23:31

Ça tourne un max, mais il y a des gens qui ne veulent pas voir les choses en face malheureusement. C'est comme pour son pote Pierre Rabhi, il a fallu un moment et encore c'est pas gagné...
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Re: Biodiversité

Messagede bipbip » 20 Juin 2018, 16:35

Les atteintes à la biodiversité ne cessent de s’amplifier.

Biodiversité : Extinction : les dinosaures, les abeilles et nous

La logique productiviste du capitalisme est à l’origine de l’effondrement de la biodiversité. L’enrayer nécessitera à la fois de s’inscrire dans des résistances concrètes, de s’opposer frontalement au capitalisme et d’œuvrer pour que s’épanouisse une convergence entre luttes sociales et luttes écologiques.

La destruction des milieux naturels constitue la première cause de disparition des espèces animales et végétales. Pendant trois ans, une centaine d’experts de 45 pays, sous l’égide de l’IPBES («  Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques  ») ont synthétisé les études sur la dégradation des milieux naturels (Le Monde du 26 mars 2018). La situation est alarmante : nous faisons face à un phénomène généralisé de dégradation qui touche l’ensemble des surfaces terrestres. Si moins d’un quart des étendues terrestres échappent encore aux effets substantiels de l’activité humaine, cette part tombera à 10 % en 2050  : pour l’essentiel des déserts, régions montagneuses, toundra et territoires polaires.

Les effets de destruction en chaîne des pesticides

L’expansion de l’agriculture est visée – «  notamment dans ses formes les plus intensives  », souligne Florent Kohler, qui a participé à l’élaboration du rapport. Il pointe la «  part de plus en plus insoutenable des cultures fourragères  » pour nourrir le bétail occidental. On prendra l’exemple du Brésil, de l’Argentine et du Paraguay, où la déforestation et l’utilisation massive de glyphosate largué par avion au-dessus des parcelles de soja OGM détruisent la vie des populations autochtones et des écosystèmes (Le Monde du 26 mars 2018).

Enfin il n’est pas possible de passer sous silence l’empoisonnement massif des terres agricoles par les pesticides déversés par l’agrochimie. En réponse à l’accumulation des preuves établissant un lien entre les néonicotinoïdes et le déclin des abeilles, la Commission européenne a lancé en 2012 une revue de la littérature scientifique. Publié en janvier 2013, ce document conclut que les trois produits les plus utilisés «  représentent un risque inacceptable pour les abeilles  ». Bien entendu, c’est l’ensemble des insectes en Europe qui est touché et a régressé quantitativement de près de 80 %, toute catégories confondues et par voie de conséquences les oiseaux, les poissons, les amphibiens ...

D’autres facteurs sont également en cause, comme l’exploitation forestière, l’extraction minière et pétrolière, ou encore l’urbanisation excessive et incontrôlée. De même pour le changement climatique quand l’élévation de la température rend des territoires impropre à la vie pour certains végétaux ou animaux (cf. article ci-contre «  La 6e extinction massive  »).

Que faire ?

Lutter contre l’utilisation des carburants fossiles, lutter contre les géants de l’agrochimie, lutter contre tous les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII)… En fait, il n’y a pas de solution au dépérissement de la biodiversité sans s’attaquer au moteur du capitalisme  : la croissance.

Il est sans doute nécessaire de ne pas oublier cette réalité pour éviter de se contenter de demi-mesures incapables de nous sortir de l’ornière. En effet, qu’attendre, par exemple de Nicolas Hulot, ministre français de la transition écologique et solidaire, qui le 19 mai 2018, qui appelle «  à la mobilisation de tous, notamment des acteurs économiques, pour lutter contre l’effondrement de la biodiversité  ». Ce serait presque risible, si l’enjeu n’était pas aussi important.

Le combat est titanesque et il serait encore pire de se décourager et de ne rien faire. Si notre combat est nécessairement global au regard des enjeux, il s’incarnera dans des actions concrètes de résistance contre tous ces grands projets capitalistes. Il s’incarnera aussi dans toutes ces expériences de production et de consommation en rupture avec la mondialisation de l’agriculture et la domination de l’agriculture par les multinationales de la chimie, en développant ou en soutenant les projets de production locale, les projets d’agriculture biologique. Dans le prolongement de cette logique, changer nos propres habitudes de vie renforcera cette logique de résistance, et d’affirmation qu’une autre forme de vie est possible.

Car opposer au capitalisme une utopie transformatrice est nécessaire pour renforcer notre espoir de voir naître un autre monde. Des moments symboliques, comme les sommets intergouvernementaux sur les dérèglements climatiques ou sur l’effondrement de la biodiversité doivent être utilisés pour promouvoir la nécessaire rupture avec le capitalisme. Au final, la crise de la biodiversité à laquelle nous sommes confrontés nous oblige à aborder la question globalement et à aborder toutes nos luttes sectorielles dans ce cadre global. Trop souvent, luttes sociales et luttes écologiques se sont opposées. Trop souvent des syndicalistes s’opposent aux luttes écologiques au nom de la défense des intérêts des travailleurs et des travailleuses. En miroir, des associations écologiques ont trop souvent traité en ennemis les salarié.es des entreprises dont elle combattaient les projets.

Il faut en finir avec ces pratiques. Dans nos syndicats et nos associations de lutte, nous devons avoir un mot d’ordre transversal : convergence des luttes sociales et des luttes écologiques.

Commission écologie d’AL


http://www.alternativelibertaire.org/?B ... es-et-nous

La 6e extinction massive

Le constat est alarmant. Les atteintes à la biodiversité ne cessent de s’amplifier. Et la vitesse de cet effondrement s’accélère. Faisons le point brièvement sur quelques études scientifiques récentes.

Année après année, les données scientifiques s’accumulent et vont toutes dans le même sens  : la biodiversité s’effondre sur la totalité des terres et des mers. Citons en premier lieu les travaux de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), créée en 2012 et dont la sixième session s’est tenue du 17 au 24 mars 2018 à Medellin (Colombie).

Ses rapports pointent, par exemple qu’en Afrique quelque 500 000 km2 de terres sont déjà dégradées du fait de la déforestation, de l’agriculture non durable, du surpâturage, des activités minières, des espèces invasives ou du réchauffement.

En Asie-Pacifique, la biodiversité est confrontée à des menaces sans précédent. Aujourd’hui, 60 % des prairies d’Asie sont dégradées, près de 25 % des espèces endémiques végétales et animales sont menacées.

Sur le continent américain, les populations d’espèces animales et végétales indigènes ont décru de 31 % depuis la colonisation par les Européens, et ce taux pourrait monter à 40 % au milieu du XXIe siècle.

En Europe et Asie centrale, la situation n’est guère meilleure  : 42 % des animaux terrestres et des plantes ont enregistré un déclin de leurs populations au cours de la dernière décennie, de même que 71 % des poissons et 60 % des amphibiens.

Pour en revenir à l’Europe, deux études récentes donnent une vision alarmiste de la situation  : «  En moins de trois décennies, les populations d’insectes ont probablement chuté de près de 80 % en Europe. C’est ce que suggère une étude internationale publiée mercredi 18 octobre par la revue PLoS One, analysant des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne  ; elle mon­tre en outre que le déclin des abeilles domestiques, très médiatisé par le monde apicole, n’est que la part émergée d’un problème bien plus vaste » (Le Monde du 18 octobre 2017).

Une extinction sans précédent depuis celle des dinosaures

Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ont annoncé, mardi 20 mars 2018, les résultats principaux de deux réseaux de suivi des oiseaux sur le territoire français  : «  Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse […]. En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en quinze ans  » (Le Monde du 20 mars 2018). Le déclin observé est plus particulièrement marqué depuis 2008-2009, «  une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], […] et à la généralisation des néonicotinoïdes  ». Une étude réalisée par les universités d’East Anglia (Royaume-Uni) et James-Cook (Australie) publiés dans la revue Climatic Change mercredi 14 mars 2018 établit un constat sans appel  : si le réchauffement planétaire se poursuit, près de 50 % des espèces qui vivent actuellement dans les régions les plus riches en biodiversité seront menacées d’extinction locale d’ici aux années 2080 (Le Monde du 14 mars 2018).

Une région comme l’Amazonie qui abrite plus de 10 % de toutes les espèces connues sur Terre et joue un rôle clef dans la régulation du climat mondial, risque de voir disparaître, selon le scénario d’évolution du climat retenu, entre 40 % et 70 % de ses plantes et de ses mammifères.

Comme l’affirment les rapports de l’IPBES «  la Terre est en train de subir sa sixième extinction de masse […]. Les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1900, soit un rythme sans équivalent depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années  » (Le Monde du 23 mars 2018).

Jacques Dubart (AL Nantes)


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Re: Biodiversité

Messagede bipbip » 23 Juin 2018, 22:25

La survie de l’humanité en question !

Selon les rapports de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, «  la biodiversité et les contributions apportées par la nature aux populations semblent, pour beaucoup, éloignées de nos vies quotidiennes. […] Elles sont au cœur non seulement de notre survie, mais aussi de nos cultures, de nos identités et de notre joie de vivre  ».

La signification du terme biodiversité n’est pas nécessairement maîtrisée par chacun.e d’entre nous. Rappelons d’abord que la biodiversité fait référence à la diversité des écosystèmes – ensemble des plantes, animaux et micro-organisme svivant en interrelation dans un même lieu géographique –, des espèces animales et végétales et des gènes des individus au sein d’une même espèce.

Cette richesse extraordinaire des formes de vie sur notre planète ne cesse d’évoluer, de se renouveler, de s’adapter aux modifications du climat et des données physico-chimiques des sols. Parfois surviennent des crises biologiques. Cinq extinctions massives ont été répertoriées, au cours desquelles au moins 75 % des espèces animales et végétales présentes sur Terre ont disparu en un temps bref à l’échelle des temps géologiques (quelques millions d’années au maximum). Ces extinctions sont le résultat de perturbations majeures  : grande glaciation  ; forte réduction de la concentration en oxygène dans les océans  ; impacts de météorites  ; crise volcanique…

La dernière extinction, survenue il y a 66 millions d’années, s’est traduite par la disparition des espèces animales – en particulier les dinosaures – et végétales dominantes, et par l’expansion des mammifères et des plantes à fleurs. Mais aujourd’hui, une sixième extinction massive est à l’œuvre et son origine est incontestablement liée à l’activité humaine (cf. article ci-contre «  Effondrement de la biodiversité  »).

Ce qui se joue aujourd’hui n’est évidemment pas la destruction de la planète. La vie sur Terre ne touche qu’une couche mince à la surface de la planète, ainsi que les eaux de surface et l’atmosphère. La vie sur Terre en elle-même n’est pas véritablement menacée. Après cette phase d’extinction, un nouvel équilibre s’établira et permettra à de nouvelles formes de vie de s’épanouir. Mais par contre, l’équilibre des formes de vie que nous connaissons aujourd’hui est susceptible de s’effondrer.

Les productions agricoles sont menacées

La conséquence en est évidente  : l’actuel équilibre du vivant a permis le développement de l’agriculture et l’expansion de l’humanité. La déforestation, la surpêche, l’artificialisation et l’empoisonnement des sols et des eaux par les pesticides, et aujourd’hui la montée de la crise climatique ont enclenché un effondrement de la biodiversité. Dans nos pays, insectes et oiseaux disparaissent à une vitesse vertigineuse, les plantes sauvages disparaissent en nombre, la microfaune des sols, c’est-à-dire ce qui les rend vivants, se porte très mal. Avec des sols quasi stérilisés et une pollinisation des plantes en difficulté, les productions agricoles sont menacées. Ainsi, la logique productiviste qui orchestre aujourd’hui les activités humaines prépare une crise agricole majeure. Une telle crise se traduira par des convulsions majeures pour notre espèce, qui pourraient entraîner sa disparition et celle de la grande majorité des espèces végétales et animales de la planète.

Ce scénario n’est pas inéluctable. L’écologie ne peut pas être un supplément d’âme au sein des luttes sociales. Il nous est nécessaire de mettre l’anti-productivisme au cœur de toutes nos actions, faute de quoi nous continuerons à creuser le tombeau de l’humanité.

Jacques Dubart (AL Nantes)


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Re: Biodiversité

Messagede bipbip » 04 Juil 2018, 21:41

BASF, le géant de la chimie mondiale s’approprie la biodiversité des océans

La biodiversité marine fait l’objet d’un nombre croissant de dépôts de brevets. Une équipe de chercheurs s’est penchée sur ce phénomène, et a constaté que la moitié des séquences génétiques brevetées l’était par le géant allemand de la chimie BASF. Ils suggèrent des pistes de régulation pour améliorer le partage des richesses océaniques.

Le plus grand groupe de chimie au monde détient près de la moitié des brevets concernant des espèces marines. Autrement dit, BASF a déposé 47 % des brevets concernant des séquences génétiques de microorganismes, algues ou animaux marins. Un résultat qui a même surpris l’équipe de recherche qui l’a obtenu. Composée de chercheurs de l’université de Stockholm principalement, mais aussi de l’université de Tokyo et de Colombie-Britannique (Canada), elle a publié en juin une étude dans la revue Science Advances, intitulé Contrôle des entreprises et gouvernance internationale des ressources génétiques marines [1].

« Qui possède la biodiversité océanique ? » se demandent-ils. Une question qui intervient alors qu’une ruée vers l’or bleu est en cours : « Le marché mondial de la biotechnologie marine devrait atteindre 6,4 milliards de dollars d’ici 2025, et couvre un large champ d’applications commerciales pour les industries pharmaceutique, chimique et des biocarburants », contextualisent-ils.

L’équipe de chercheurs a identifié, parmi les millions de séquences génétiques brevetées, celles qui correspondaient aux organismes marins. Ils ont ainsi extrait près de 13.000 séquences d’ADN correspondant à 862 espèces. Puis, ils se sont demandés qui avait déposé ces brevets, quand, et sur quel type d’espèces.

... https://reporterre.net/BASF-le-geant-de ... des-oceans
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