Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 31 Oct 2016, 11:46

Migrantes : Le parcours de la combattante

La migration féminine est souvent assimilée au regroupement familial. La figure du migrant est celle d’un homme et les femmes sont là encore invisibilisées. Or selon les statistiques du Haut Commissariat aux réfugiés, les femmes représentent près de la moitié des personnes migrantes dans le monde. Et les violences font partie intégrante de leur parcours.

Les raisons de la migration des femmes sont tout aussi diverses que celles des hommes, si ce n’est plus, car, aux raisons professionnelles ou économiques, aux conflits armés ou aux violences d’État s’ajoutent les violences spécifiques subies en tant que femmes : violences conjugales, prostitution forcée, viols, mutilations, mariages forcés et autres joyeusetés d’un monde qui, du nord au sud, de l’est à l’ouest, est gouverné par et pour des hommes. Si, pour beaucoup de ces femmes, quitter leur pays, leur famille, leur soutien, est guidé par l’espoir d’une vie plus douce, leur arrivée en France s’avère souvent une déconvenue amère. Passés les risques du « voyage », elles doivent faire face à de nouvelles violences orchestrées cette fois-ci par l’État. Cette violence institutionnelle s’abat sur elles par bien des moyens.

La Convention de Genève, régissant le droit d’asile ne reconnaît pas les violences et les persécutions subies spécifiquement par les femmes. Et l’Ofpra, organisme délivrant le statut de réfugié en France, tend à qualifier les violences faites aux femmes à un « litige d’ordre privé » ne relevant donc pas de l’asile car non politique. Or les violences domestiques sont bien politiques dans des sociétés fondées sur la domination masculine.

Enchaînées à leurs tortionnaires

De plus, la constitution d’un dossier de droit d’asile peut s’avérer particulièrement pénible et douloureux. Revivre les traumatismes et raconter par le menu les violences vécues à un parfait inconnu, qui peut d’ailleurs s’avérer être un homme, dans une langue qui n’est pas la nôtre, relève du supplice. De nombreuses femmes n’évoquent pas les viols qu’elles ont subis. Parce que le viol est tabou, ailleurs comme ici. Parce que les dossiers d’asile sont constitués par famille. Parce que leurs proches ne sont pas toujours au courant. Parce que, juste, c’est trop dur. Parce qu’il faut des preuves tangibles (copie d’un dépôt de plainte, certificat médical…) qu’elles ne possèdent pas forcément. Pour les femmes résidant en France sous le statut de rapprochement familial, ou d’épouse de Français, la situation n’est guère meilleure. Les violences qu’elles subissent, et qui devrait trouver protection, se retournent carrément contre elles et deviennent un risque pour le maintien de leur droit au séjour. Une femme victime de violences conjugales, en quittant son conjoint, prend le risque de perdre son titre de séjour. Ces femmes quittent leur pays à la recherche de l’émancipation et se retrouvent en France enchaînées à leurs tortionnaires.

Aux difficultés inhérentes à la condition de sans-papier, les sans-papières victimes de violences sont totalement démunies et ne bénéficient d’absolument aucune protection. Elles ne peuvent pas déposer plainte au commissariat sans prendre le risque de se voir expulsées.

L’oppression spécifique des femmes doit être reconnu comme cause de migration légitime et ouvrant droit à une protection particulière par l’État à travers le droit d’asile. La séparation du conjoint ne doit plus être motif à la non-reconduction des titres de séjour. Les femmes victimes de violence devraient se voir mieux accompagnées dans leur reconstruction psychologique plutôt que de vivre dans un sentiment d’insécurité permanent. Elles devraient pouvoir s’affranchir économiquement et psychologiquement de leur conjoint violent ou abusif.

La non reconnaissance des violences spécifiques faites aux femmes dans l’accès au titre de séjour est malheureusement un indicateur, pour celles et ceux qui en douteraient encore, du fait que, oui, nous vivons bien dans une société patriarcale régie par des lois faites par et pour les hommes.

Mathilde (AL Saint-Denis)

http://www.alternativelibertaire.org/?M ... ours-de-la
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 01 Nov 2016, 16:52

D’après un entretien audio avec un jeune sans-papiers d’origine marocaine, un témoignage poignant sur le sort qui attend les candidats à l’exil.

Eldorado

Si l’on en croit les chiffres communiqués par l’Organisation internationale pour les migrations, seulement 0,5% des déplacements de populations dans le monde concernent des migrations des pays du Sud vers ceux du Nord. De quoi relativiser les peurs exacerbées par la Droite et l’Extrême-Droite sur la menace qu’exerceraient les migrants sur notre prétendue « identité nationale ». Une autre confusion, largement alimentée, concerne la distinction entre « migrants économiques » qui devraient rentrer dans leur pays, et « réfugiés politiques » qui pourraient prétendre à l’asile politique. Si les « réfugiés politiques » fuient à l’évidence les guerres qui ravagent leur pays, les « migrants économiques » n’en sont pas moins les victimes d’une division internationale du travail, dont les pays riches sont les premiers comptables. En l’occurrence, la violence du modèle néo-libéral qui gouverne notre monde n’a d’égal que la violence des régimes sanguinaires soutenus par de prétendues démocraties occidentales, sur fond d’affairisme, de corruption, de ventes d’armes... et tout à l’avenant. La distinction n’est donc pas de mise. Sinon, doit-on mesurer la misère, la précarité, le chômage de masse, la mal-nutrition, l’analphabétisme, qui sévissent dans les pays du Sud, à l’aune des bombardements qui, par exemple, touchent la ville d’Alep ? Sordide calcul.
Ce témoignage n’a pas vocation à alimenter un discours contre les sans-papiers, mais à pointer du doigt le sort qui les attend sur notre sol. Démunis, sans doits ni protections sociales, à la merci du premier contrôle venu, ils sont les premières victimes d’un exil qu’ils n’ont choisi que par absence d’horizon dans leur propre pays, et la plupart du temps, au péril de leur vie. « La France ne peut accueillir toute la misère du monde ». Assenée à l’envi, cette phrase de Michel Rocard est tronquée. Puisque l’ancien premier ministre poursuivait en ces termes : « mais elle doit en prendre sa juste part ». Quelle est la juste part de la cinquième puissance économique au monde ? C’est la question que sous-tend ce témoignage.





https://paris-luttes.info/eldorado-6863
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Messagede bipbip » 03 Nov 2016, 17:09

flash-back

Les Italiens, migrants des années 40

Evacués de Calais, 6500 migrants sont répartis dans des centres d’accueil en France. En 1946, des milliers de migrants italiens étaient déjà accueillis dans ce type de structures. Retour en images

https://www.ina.fr/video/S589212_001/le ... video.html
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 10 Déc 2016, 17:46

Paris mardi 13 décembre 2016

Projection débat « Benvenuti »

Qui sont les migrant-e-s ? Combien sont-ils/elles ? Comment sont-ils/elles venu-e-s ? A t-on les moyens de les accueillir ? Cela ne va-t-il pas aggraver la crise du logement ? le chômage ? les problèmes « d'intégration » ? Repartiront-ils un jour ? Comment développer la solidarité ?

En présence de Laura Auriole, réalisatrice

à 19h, FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés)
58 rue des Amandiers, Paris 20e


Le film « Benvenuti »
Un film documentaire de Laura Auriole et Annalisa Lendaro
Lampedusa, un caillou de 20 km2, une des frontières de l'Europe. Cette île italienne est la destination de milliers de migrants qui fuient les guerres et la misère, et qui chaque année ris- quent leur vie en traversant la Méditerranée.
Dans ce film, les habitants et ses visiteurs se confient parfois à demi-mot, parfois sans détours... Naufrages et camps de rétention, migrant-e-s et touristes, dolce vita et vies naufra- gées : voyage au cœur d'une île militarisée et splendide, théâtre et spectatrice d'une des tragé- dies de notre siècle.

Organisé par le collectif « 20ème solidaire »


Collectif « 20ème solidaire »

Pour nous contacter : 20emesolidaire@gmail.com

Le collectif « 20ème solidaire » est composé d'habitant-e-s du 20ème arrondissement, soutenu-e-s par des associations et partis : Cuafa 20ème, Fasti, Collectif Plus, Collectif de la villa de l'Ermitage, RESF 20ème, LDH Paris 20ème, Solidaires Paris, AL Paris Nord-Est, EELV 20ème, Ensemble 20ème, NPA 20ème.
Le collectif « 20ème solidaire » rassemble des migrant-e-s et des habitant-e-s du 20ème arron- dissement de Paris, des membres d'associations, de syndicats, de partis indignés de l'accueil que l'Union européenne et l'Etat français font aux migrant-e-s.

Ce collectif est né au mois d'octobre 2015, pour soutenir les migrant-e-s au moment de l'occu- pation du lycée Jean Quarré, après les évacuations des camps de la Chapelle et de Jaurès, car nous n'acceptons pas que les réfugié-e-s, les migrant-e-s, les sans-papiers, soient condamné- e-s à la précarité la plus extrême.
Un an après, la situation est toujours aussi grave, les migrant-e-s sont toujours aussi nombreux à vivre dans la rue. Les évacuations de campements, comme à Calais ou à Stalingrad, ne débouchent la plupart du temps que sur des hébergements très provisoires. Certains de ces hébergements se révèlent des lieux de tri pour mieux les expulser. Vendredi dernier un jeune soudanais venant de Calais a été déporté et placé en rétention dès son arrivé au Soudan, un autre qui refusait l'embarquement est en prison en France. Un jeune afghan a été envoyé en
Norvège, et ensuite expulsé vers l'Afghanistan pour une deuxième fois.
L'absence de solutions administratives et matérielles durables conduit des milliers de per- sonnes à errer dans des conditions indignes d'un grand pays riche comme la France. Pire, cer- tain-e-s responsables politiques soufflent sur les braises du racisme, veulent faire des migrant- e-s les boucs émissaires de tous les problèmes.
Nous n'acceptons pas que l'on nous dresse les un-e-s contre les autres et exigeons le res- pect des droits de toutes les personnes migrantes.
Nous demandons pour toutes et tous, des conditions d'accueil dignes, la régularisation pour tou-te-s, l'accès aux soins, aux transports en commun, des cours de français, un toit.
Nous soutenons leurs revendications tant en France que dans leurs pays d'origine.
Nous agissons en informant les habitant-e-s du 20ème, en faisant pression sur les autorités et les responsables politiques pour que les droits des migrant-e-s soient respectés.

https://paris.demosphere.eu/rv/51810
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 25 Jan 2017, 08:57

France. «Avec les migrants»

Dans ce texte nous avons choisi d’utiliser le terme de ‘migrants’ comme terme générique, pour deux raisons: d’une part, parce qu’il renvoie au droit universel de ‘migrer’, tel qu’il est défini dans les conventions internationales; d’autre part, parce qu’il met l’accent sur le fait qu’aujourd’hui ce droit est refusé à des centaines de milliers de personnes.

2016: l’état d’exception

La première moitié de 2015 a connu un afflux massif de migrants en Europe. Mais dès l’automne 2015, on observe un changement radical de politique avec la volonté affirmée de l’UE (Union européenne) de stopper brutalement le mouvement et de maintenir les migrants hors de l’UE par toute une série de mesures.

Des mesures internes à l’UE avec la multiplication des murs – barrières – barbelés aux frontières dans les différents pays membres de l’UE. Au départ, c’est une initiative de certains pays formant le groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie), mais très vite on assiste à la généralisation de la fermeture des frontières de tous les pays, Allemagne et France compris.

Des mesures externes avec, en premier lieu, l’accord signé avec la Turquie désormais chargée, moyennant finances, de bloquer la route de l’Europe passant par la Grèce. Cette externalisation à grande échelle de la ‘crise migratoire’ a donné également lieu à des accords avec différents pays de l’autre côté de la Méditerranée: avec la Libye, le Niger mais aussi avec des pays par ailleurs considérés comme des dictatures, comme le Soudan et l’Erythrée. Un seul objectif: stopper à tout prix les migrants, par tous les moyens. Et un seul message à l’intention des migrants: «vous n’êtes pas les bienvenus».

Cette politique d’exclusion ne s’est pas limitée à la multiplication des frontières intérieures et extérieures de l’UE. On assiste à une politique tout aussi systématique ‘d’illégalisation’ des migrants déjà présents sur le sol européen. D’un côté, l’augmentation des moyens et des pouvoirs de l’agence Frontex, de l’autre la création en Grèce et dans le sud de l’Italie de hotspots. Selon le site Migreurop «les hotspots organisent un arsenal carcéral articulant des camps d’identification et de tri (entre ‘mauvais migrants’ et ‘bons demandeurs d’asile’), des camps d’attente (pour les demandeurs d’asile pouvant être relocalisés) et des camps préparant à l’expulsion (pour toutes celles et ceux considérés comme indésirables)» (site Migreurop: «Les hotspots au cœur de l’archipel des camps»). De l’autre, l’UE a procédé à l’élargissement cynique de la liste des ‘pays sûrs’, comme (sic) l’Afghanistan ou encore (sic) le Soudan, ouvrant la voie à des mesures de rapatriement forcé à grande échelle (politique déjà bien en place depuis un certain temps concernant les migrants dits économiques en provenance notamment des pays des Balkans). Par ailleurs, la réactualisation de l’accord de Dublin, momentanément suspendu, permet de renvoyer les migrants dans le premier pays où ils sont arrivés en Europe, l’occasion de nouvelles déportations.

... http://www.anti-k.org/2017/01/14/france ... -migrants/
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede Pïérô » 11 Fév 2017, 18:23

Contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen prolongés

Les États membres de l'UE ont confirmé mardi une nouvelle prolongation de trois mois des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen, valable pour cinq pays. L'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Suède et la Norvège peuvent ainsi poursuivre jusqu'au 11 mai ces contrôles réintroduits en 2015, justifiés légalement par l'afflux migratoire auquel ils font face. Ces dérogations exceptionnelles ne valent que pour certaines frontières précises des cinq pays concernés. Pour l'Autriche, ils concernent par exemple les frontières terrestres avec la Hongrie et la Slovénie. Et pour l'Allemagne, il s'agit de la frontière terrestre avec l'Autriche.

La Commission européenne avait donné son feu vert fin janvier à cette nouvelle dérogation aux règles habituelles de la libre circulation. Elle nécessitait toutefois encore une adoption formelle par le Conseil de l'UE, réunissant les États membres.

L'exécutif européen avait accepté pour la première fois en mai 2016 une prolongation exceptionnelle - au-delà de la durée autorisée en temps normal - des contrôles rétablis par cinq pays au plus fort des arrivées de migrants en Grèce. Il avait toutefois assuré qu'il s'agissait d'une situation exceptionnelle, justifiée par la porosité des frontières extérieures de l'UE, et avait fixé pour objectif un retour à la normale d'ici à décembre 2016. Mais cet objectif n'a pas été tenu. En accordant ce nouveau feu vert, l'exécutif européen a souligné que les dérogations aux règles de Schengen "ne pourront pas se prolonger pour toujours", et que les contrôles réintroduits devaient se faire "dans des conditions strictes et seulement à titre de dernier recours".

Berlin a déjà annoncé son intention de justifier à l'avenir ses contrôles aux frontières en se basant légalement non plus sur le motif migratoire mais sur la menace terroriste, à l'image de ce que fait la France.

Tous les états membres de l’UE ne font pas partie de l'espace Schengen, mais 4 autres états en font partie. L’accord de Schengen a été signé le 14 juin 1985 par cinq des membres de la Communauté européenne d'alors : l'Allemagne de l'Ouest, la France et les pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg), déjà régis par un accord de libre circulation. Cet accord est la première étape de la création de l'espace Schengen. L’objectif est de parvenir à une suppression graduelle des contrôles à leurs frontières communes compensée par une surveillance plus efficace de leurs frontières extérieures.

Le règlement Dublin est un règlement européen qui détermine l'État membre de l'Union européenne responsable d'examiner une demande d'asile en vertu de la Convention de Genève (art. 51) dans l'Union européenne. Il a été réformé en juin 2013.

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http://www.lechatnoir51.fr/2017/02/cont ... onges.html
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 14 Fév 2017, 14:10

Statistiques. Ce que cachent les chiffres de l’immigration

Le gouvernement a publié, le 16 janvier dernier, les données 2016 de l’immigration, de l’asile et de l’accès à la nationalité française. Derrière les chiffres se camoufle une politique toujours plus méfiante à l’égard des étrangers.

Avec 227 550 titres de séjour délivrés en 2016, l’augmentation de 41 % des titres « humanitaires » alloués à certains réfugiés et une hausse de 2,5 % des acquisitions de la nationalité française, les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur, en ce début d’année, pourraient laisser penser que l’exécutif a décidé de rompre avec ses politiques de contrôle et de rejet des étrangers. En réalité, la France ne s’est pas particulièrement montrée plus accueillante en 2016 que les années précédentes. Décryptage.

... http://www.humanite.fr/statistiques-ce- ... ion-631782
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 18 Fév 2017, 15:04

L’accord UE – Turquie : une politique de souffrance

L’accord sur les réfugiés entre l’Union européenne (UE) et la Turquie a rendu les conditions de vie de milliers de réfugiés et de migrants dangereuses et sordides.

Il y a un an, les Etats de l’UE signaient un accord avec la Turquie pour renvoyer les demandeurs d’asile dans ce pays considéré comme sûr pour eux. Problème : cet accord a surtout permis de bloquer des milliers de personnes sur les îles grecques, exposées à des conditions de vie dangereuses et sordides.

Bloquées sur les îles grecques dans de terribles conditions

Depuis que l’accord a été signé, près de 20 000 personnes sont bloquées sur les îles dans l’attente d’une décision sur leur renvoi en Turquie.

... https://www.amnesty.fr/refugies-et-migr ... souffrance
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede Pïérô » 15 Mar 2017, 08:50

Radio : Chroniques d’exil

Rencontre avec Olivier Favier, autour de son livre Chroniques d’exil et d’hospitalité. Vies de migrants, ici et ailleurs (paru en mai aux éditions le passager clandestin). Olivier Favier est historien, traducteur, reporter, blogueur ; il a passé trois ans au contact des migrants, et a réuni des entretiens, des analyses, des portraits, des reportages, qui décrivent à la fois les traversées des uns et des autres, les lois européennes, les conditions d’accueil à Calais et ailleurs... Olivier Favier a constaté pendant ces trois années passées aux côtés des migrants, combien accueillir dignement des êtres humains qui ont fui la guerre, la dictature, la misère, n’était pas une évidence communément partagée...

La rencontre, organisée par RESF Châlons-en-Champagne, s’est faite en présence de mineurs en résidence dans la Marne.

Emission à écouter : http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article1936
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 28 Juil 2017, 18:55

« DEROOTEES » un voyage allant vers

De Calais à la Turquie, quand deux étudiantes prennent la route des Balkans.

Episode I : Vintimille, la frontière qui définit les indésirables.

Engagées en France dans l’acceuil des étrangè.r.es, Sophie et Sarah sont deux étudiantes en géographie qui ont décidé de suivre une des principales routes migratoires, celle des Balkans. Parties de Calais à la suite du démantèlement de la jungle, elles sont désormais au Liban après être passées par la Grèce et la Turquie. Leur projet qui porte le nom de "DEROOTEES" est de prendre « à l’envers » une des routes les plus empruntées par les migrants. D’octobre 2016 à juin 2017, dans chaque pays d’Europe, elles ont documenté la fermeture des frontières, la répression des migrant.e.s et la réalité de l’acceuil. Elles sont parties de leur expérience dans la jungle de Calais, pour essayer de remonter au plus près du paradoxe sur lequel repose la vie de ces milliers de personnes qui empruntent ces routes "risquer sa vie pour la sauver". Leur récit est consigné sur un blog- qu’elles tiennent depuis le début de leur périple dont voici une carte interactive :

... https://lundi.am/DEROOTEES-un-voyage-allant-vers
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 25 Aoû 2017, 15:12

Les migrations en France mythes et réalités

Notre-Dame-des-Landes, juillet 2017

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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 14 Sep 2017, 19:09

La Bulgarie au front de l’Europe meurtrière

Après la Grèce, Sarah et Sophie explorent la Bulgarie. Une véritable muraille financée par l’Union Européenne matérialise la frontière avec la Turquie, et les migrants doivent redoubler de discrétion pour traverser le pays. Il s’agit pour eux d’éviter à la fois les autorités bulgares pour ne pas se retrouver piégé dans le pays, et les milices fascistes particulièrement violente et hostiles au migrants.

... https://lundi.am/La-Bulgarie-au-front-d ... meurtriere
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 16 Sep 2017, 12:11

Paris dimanche 17 septembre 2017

Conférence « Comprendre les migrations internationales »

La recherche face aux idées reçues
décryptage par une politiste, un historien et un géographe

Migreurop

Dans le cadre de l'exposition « We Dream Under the Same Sky »

Accès libre et gratuit par le Parvis

à 19h, Palais de Tokyo, 13 avenue Président, Paris 16e

https://paris.demosphere.eu/rv/56534
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 16 Sep 2017, 18:04

En plein tombeau méditerranéen

« Je me souviens qu’il y a des temps heureux où la mer Méditerranée se traverse de part en part, et d’autres, plus sombres, où elle se transforme en tombeau. » Ce n'est ni Braudel ni Homère qui l'écrivent, mais l’historien Patrick Boucheron. La mer Méditerranée, ce cauchemar pour les personnes de l'exil, pour toutes ces âmes qui ont outrepassé une frontière, dans les flaques de pétrole, de Lesbos à la Libye. Ici et là, des secours maritimes. Des gens de l'urgence. Dont les bateaux rapides croisent trop souvent en enfer.

• Un de nos potes en a fait l’expérience, en tant que sauveteur volontaire au sein d’organisations. L’an dernier, on l’a vu faire des allers-retours, entre ici et la Méditerranée. On se croisait, on buvait une bière, il nous racontait. Jusqu’au jour où on lui a lancé « faut qu'on en reparle !? », sous-entendu faut qu’on en fasse un papier, faut qu’on l’écrive. Il était pas contre, et on a donc repris l’histoire du début, autour d’un café, de notre dictaphone et des photos que ses coéquipiers avaient prises – que nous ne pouvons pas publier.

Son témoignage est le contrechamp des opérations estampillées Frontex – dures, organisées, militaires, dont on peut voir certaines images dans Fuocoammare, documentaire esthético-politique sur Lampedusa. Cette fois, le sauvetage se décide consciemment – et pas par des marines ; cette fois, c'est l'expérience vécue, celle de vouloir faire quelque chose de simple et utile. Comme sauver des vies. Au milieu d’une voie de passage maritime géante. Où s'entremêlent les conflits des eaux territoriales, les luttes sociales, les flux économiques et le contrôle de cette frontière mortelle par les pays riches.

... http://www.lille43000.com/index.php/joo ... iterraneen
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Re: Migrants, droit d’asile, liberté de circulation

Messagede bipbip » 08 Oct 2017, 18:02

Paris mercredi 11 octobre 2017

Séminaire Non-lieux de l'exil - IIAC

« Exil, empreintes et engagements »

17h-20h, Centre universitaire des Saints Pères
Salle de Broglie B, Université de Paris Descartes, 45 rue des Saints Pères, Paris 6e

La séance introductive du séminaire Non-lieux de l'exil - IIAC (EHESS-CNRS) (coordination A. Galitzine-Loumpet, Cl. Lecadet, Ch. Makaremi, M.-C; Saglio Yatzimirsky, E. Vilela et Ch. Vollaire), qui portera cette année sur les thématiques

Traces, empreintes et engagements
aura lieu le mercredi 11 octobre 2017 de 17h à 20h, en salle de Broglie B, Université de Paris Descartes, 46 rue des Saints Pères 75006 Paris (ancienne faculté de médecine , M° Saint Germain des Près ou Mabillon) .

Entrée libre

Argumentaire général ici https://nle.hypotheses.org/4270

Outre qu'elle introduira aux thématiques de cette année, cette séance permettra de redéfinir la notion d'exil et de la mettre à l'épreuve de terminologies concurrentes, politiques, disciplinaires, de soin psychique, ou de collectifs solidaires et militants.

Avec : Alexandra Galitzine-Loumpet, Laura Genz, Valérie Osouf, Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky, Christiane Vollaire.

Présentation des intervenantes :
• Alexandra Galitzine-Loumpet, est anthropologue, membre du bureau de l'Association Française d'Anthropologie et associée au CESSMA. Longtemps MCF à l'Université de Yaoundé I (Cameroun) , elle travaille sur la culture matérielle et l'espace muséal en lien avec la mémoire et le politique. Co-fondatrice du programme de recherche Non-lieux de l'exil, elle le dirige depuis janvier 2016, et coordonne les projets Migrobjets (Inalco) et Displaced Objects, elle participe à la coordination de l'ANR LIMINAL. Elle prépare une HDR sur le thème « Exposer l'exil ».
• Laura Genz, dessinatrice et militante, et à ce dernier titre, contributrice à l'étude « Qui dit quoi ?» publiée par la CSP75 (Coordination 75 des Sans Papiers) de la CISPM (Coalition internationale des Sans Papiers et Migrants). L'objet du « Qui dit quoi ? » est de mettre en évidence, de façon objective, par des restitutions quantitatives et graphiques, les catégorisations et les usages politiques des termes employés aujourd'hui en France pour désigner les personnes en situation de migration. Cette étude des termes, est, pour la dessinatrice, une autre façon d'approcher et rendre visible ce qui se passe ici pour celui venu d'ailleurs. En ce sens elle fait écho à deux longues séries de centaines de dessins réalisées l'une en 2015, sur les camps de rue parisiens, l'autre à l'occupation menée par la CSP75 à Paris, de 2008 à 2010 (cf. M. Diallo, V. Fofana, L. Genz, Hier colonisés, aujourd'hui exploités, demain régularisés, Lyon, Éd. Fage, 2010, 366 p.). « Dessiner, c'est, furtivement, pénétrer un endroit pour y prendre position. Et rencontrer l'autre. »
• Valérie Osouf est réalisatrice de documentaire. Son premier film, Sans Commentaire, le pays où l'on n'arrive jamais (1996) traite des personnes expulsées de France (BFC Productions). Après un master de journalisme sur la distribution cinématographique en Afrique de l'ouest (U. de Dakar) suivie d'une formation à la Fémis (Paris), et des collaborations parallèles pour la presse écrite et la radio (Le Monde, RFI, Sud FM), elle réalise un film court avec des sourds démutisés, Verbotonal (ISSIC), puis les documentaires Cameroun : Autopsie d'une Indépendance (avec Gaëlle Le Roy, 2008); L'identité nationale (2012) et Je te le rappelle, Tu t'en souviens, court-métrage sur l'Histoire collective et la mémoire intime face à la maladie d'Alzheimer. Elle fonde avec les cinéastes Alain Gomis et Newton Aduaka, la structure de production Granit Films. En 2016 et 2017, Valérie Osouf s'engage dans un portrait du cinéaste Abderrahmane Sissako. Elle milite aux côtés des personnes exilées à la rue dans Paris depuis le début du mois de juin 2015, pour l'égalité des droits entre étrangers et nationaux.
• Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky est professeur en anthropologie de l'Inde à l'INALCO, chercheur au Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (UMR Paris Diderot, INALCO, IRD) et membre de l'Institut Universitaire de France. Elle est également psychologue clinicienne dans la consultation de psycho traumatologie à l'hôpital Avicenne auprès de demandeurs d'asile. 
Chercheur invité à l'Université de São Paulo (2004-2007), elle a dirigé un programme ANR sur l'exclusion sociale en Inde et au Brésil. Elle a notamment publié Dharavi: from mega slum to urban paradigm (Routledge, 2013) et Mega city slums (avec F. landy Imperial College Press, 2014). Membre du programme Non-lieux de l'exil, elle poursuit ses recherches sur les demandeurs d'asile à la croisée de l'anthropologie, de la clinique et de la psychanalyse. Ses travaux récents portent sur les réfugiés, le trauma et la culture (revues Le Débat, Anthropology and Medecine, Adolescence, Migrations Société, etc). Coordinatrice scientifique de l'ANR LIMINAL (Linguistic and Intercultural Mediations in a context of International Migrations, 2017-2020), elle est membre du programme Non-lieux de l'exil.
• Christiane Vollaire est philosophe. Elle mène ses recherches sur les liens entre politique, esthétique et médecine, est membre du Comité de rédaction des revues Pratiques et Chimères et collabore régulièrement aux revues Lignes, Cahiers de philosophie, Transeuropéennes, Medium, Revue d'ethnologie, Symposium, Ah ! et Empan. Elle a publié de nombreux articles sur la philosophie esthétique (photographie, chorégraphie, architecture, espace) et notamment plusieurs essais sur des artistes contemporains, la philosophie politique (migrations, politiques sécuritaires, biopolitiques) et la philosophie de la médecine (politiques de santé, travail du soin…). Parmi ses derniers ouvrages parus : Humanitaire, le cœur de la guerre, ed. L'Insulaire, Paris, mars 2007 ; Le Milieu de nulle part (en collaboration avec le photographe Philippe Bazin),ed. Créaphis, Paris, octobre 2012 et récemment Pour une philosophie de terrain, Créaphis 2017. Elle est membre des Non-lieux de l'exil.

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