SCOP-TI coopérative ouvrière

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Messagede Béatrice » 08 Jan 2014, 17:24

FRALIB :1er Production militante des Fralib en lutte ( septembre 2013 ) :



____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________


Vendredi 31 janvier 2014 à GEMENOS ( 500 avenue du Pic de Bertagne, 13420 ) à 10h
( du 31 janvier au 1er février 2014 dans les locaux de Fralib occupée )


1ère Rencontre régionale Europe et Méditerranée
Rencontres internationales
L’Économie des Travailleurs

du 31 janvier au 1er février 2014 dans les locaux de Fralib occupée

Vendredi 31 janvier :
10h : Ouverture (par les organisateurs) : Travailleurs de Fralib, Programme de la
Faculté Ouverte (UBA, Argentine), Association Autogestion (France), Réseau
Workers Control, ASPAS, un représentant de l’Espagne, de l’Italie, de la Grèce.
11h : Table 1 : La crise et les réponses à partir de l’autogestion : L’Amérique
Latine. Intervenants : Vanessa Sígolo ou Flávio Chedid (Brésil), Andrés Ruggeri
(Argentine), Dario Azzellini (Réseau Workers Control), Francisco Martínez (Textiles
Pigüé, Argentine), Celia Pacheco Reyes (Mexique).
13h : Pause déjeuné
14h : Table 2 : Les entreprises occupées et récupérées en Europe (expériences en
France, Italie, Grèce, Espagne) : Fralib (Marseille, France), Vio.Me (Thessalonique,
Grèce), Officine Zero (Rome, Italie), Rimaflow (Milan, Italie), Association
Autogestion (France).
16h : Table 3 : Les nouveaux mouvements de résistance face à la crise (Espagne,
Grèce, Turquie, « printemps arabe », Argentine 2001, Occupy Wall Street), Marina
Sitrin (Occupy Wall Street, Etats-Unis), José Luis Carretero Miramar (ICEA,
Espagne), Vanessa Sigolo, Carlos Schmidt ou Flavio Chedid (Brésil), représentant
de AK (Grèce), représentant de Turquie ou Tunisie , représentant d’Italie. Nous
pouvons aussi parler de l’Argentine 2001.
18h : Projection du documentaire « Pazza Idea », sur Officine Zero (Italie).
18h30 : Projection du film « Industria Argentina » de Ricardo Diaz Iacoponi.
20h : Dîner latino-américain

Samedi 1er février :
9h : Visite de l’usine Fralib
10h : Table 4 : Précarité de l’emploi, migrations et chômage en Europe et les défis
du syndicalisme dans le nouveau contexte européen et mondial. RCA (Réseau de
Collectifs Autogestionnaires, Espagne), Patrick Cuninghame (Ecosse/Mexique),
Devi Sacchetto (Padoue, Italie), Lluis Rodrigues Algans (ICEA-CNT), Fralib, CLAP
(Italie).
13h : Pause déjeuné
14h : Présentation de l’espace workerscontrol.net
15h : Commissions de travail : a) Echanges d’expériences ; b) Recherche sur les
entreprises et collectifs autogérés en Europe ; c) Campagne de solidarité avec les
lutes d’autogestion.
18h : Session de clôture

Les 1ères Rencontres Régionales Européennes « L’Economie des Travailleurs », se dérouleront du 31 janvier au 1er février 2014 dans les locaux de Fralib, usine occupée par les travailleurs qui défendent leurs outils de travail.
Ces Rencontres sont une continuité des Rencontres Internationales « L’Economie des
Travailleurs » organisées depuis 2007 à partir de l’expérience des entreprises récupérées et d’autres mouvements pour l’autogestion du travail en Amérique Latine.

Organisation : Comité Organisateur des « Rencontres Internationales L’ Economie des Travailleurs », Programme de la Faculté Ouverte, UBA (Argentine).
Travailleurs de Fralib en lutte.
Association Autogestion (France).
Réseau Workers Control.net.
Co-organisateurs : ICEA (Etat Espagnol)
Adhérents : ASPAS (Association Solidarité Provence / Amérique du
Sud)

Programme
:

http://www.millebabords.org/IMG/pdf/inc ... r_2014.pdf
http://www.millebabords.org/IMG/pdf/enc ... r_2014.pdf
http://www.millebabords.org/IMG/pdf/int ... r_2014.pdf
http://www.millebabords.org/IMG/pdf/ren ... r_2014.pdf

P.-S.
Informations et inscription : economyworkersmarseille2013@gmail.com

http://www.millebabords.org/spip.php?article25162
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede bipbip » 21 Jan 2014, 00:32

Lyon, mardi 21 jan­vier

Projection/débat sur la lutte des Fralib

Vous buvez du thé Lipton ? Vous ne vous êtes jamais demandé qui produisait ce thé Lipton et dans quelles conditions ?

Autour du docu­men­taire « Pot de thé / pot de fer », la réponse arrive direc­te­ment depuis l’usine de Géménos, avec Claude Hirsch (réa­li­sa­teur) et quel­ques Fralib, anciens employés du groupe Unilever.

Ils feront le dépla­ce­ment à Lyon pour parler de la lutte qu’ils ont menée contre la firme inter­na­tio­nale et des pro­jets alter­na­tifs qu’ils por­tent.

La pro­jec­tion est ouverte à toutes et à tous. Elle aura lieu sur le Campus de Bron (amphi­théâ­tre B) mardi 21 jan­vier 2014 à 16h." ( arrêt de tram T2 Parilly - Université)

https://rebellyon.info/?Projection-deba ... -lutte-des
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Béatrice » 07 Fév 2014, 14:06

Les 31 janvier et 1er février à Gémenos, sur le site occupé par les salarié(e)s, a eu lieu Les Rencontres Internationales :
" L’Économie des Travailleurs " viewtopic.php?f=72&t=5143&p=141787#p141787


Pour sauver leur emploi, ils parient sur l’autogestion

À l’instar des salariés de Fralib, de plus en plus de travailleurs aspirent à sauver leur emploi en reprenant leur activité à leur compte. Reportage au premier forum européen de « l’économie des travailleurs ».


http://www.politis.fr/Pour-sauver-leur- ... 25579.html

Reportage vidéo :









Le silence des machines et la musique de l’espoir : le témoignage de Rim, ouvrière en lutte :

« Les machines vivaient, elles ont comme un cœur. » Rim, ouvrière des Fralibs à Gémenos me conduit a travers l’usine, en ce week-end de rencontres de l’économie ouvrière. Elle a commencé comme intérimaire, six ans durant avant d’être embauchée, pour finalement qu’Unilever détruise l’outil industriel. Six années à enfiler une blouse, des chaussures de sécurité, à badger, à entendre « cette musique » – celle de la chaine. L’usine où ils travaillaient, ils l’ont gardé, rachetée par la Communauté urbaine : « On s’attache à tout, on s’approprie les lieux, parce qu’on nous a exproprié de nos racines », poursuit-elle.

« Les mots ont un sens »

La fin de Fralib Gémenos a commencé avec des réductions de personnel sans autre but que de faire rimer travailler avec trimer. Au temps des tisanes Lipton ou Éléphant, l’hiver était une saison marathon : « On travaillait 24 heures sur 24. Le poste le plus dur c’était le 21h30- 5h30. » Avec le nouveau liquidateur de l’entreprise, M. LLovera, les pointeuses qui étaient à l’entrée de l’établissement sont déplacées vers l’intérieur, devant le bureau des chefs. Quelques minutes gagnées pour les actionnaires, une éternité pour ceux et celles qui faisaient tourner l’usine. « Avec lui, la productivité passait avant tout », c’est-à-dire par une production stable, mais avec moins d’ouvriers. « Les mots ont un sens », claironne Rim me rappelant les directives de la direction.

En trois années, elle et les autres en ont appris sur le Capital de Marx plus que bien des économistes. La première Internationale, dont on fêtera le siècle et demi cette année avait d’ailleurs inscrit dans sa constitution l’autogestion ouvrière. « Avant, me dit Christophe, j’alignais pas un mot, maintenant je peux parler devant n’importe quelle télé ! » La reprise en main de leur outil de travail, les procès, les ventes militantes, toutes ces années les ont formés à une militance active et souveraine. Passant devant la salle de contrôle qualité, Rim raconte son passage comme laborantine : « Au début je ne me rendais pas compte que c’était chimique. » Elle était chargée de goûter la production réalisée avec des extraits synthétiques. Quant au labeur, pour elle qui avait commencé aux palettes, puis qui était passé comme opératrice de machine : « C’était plus valorisant et plus varié. »

« Les experts, c’est nous »
« Sur les lignes, c’est vivant », continue Rim. Des lignes de centaines de mètres qui serpentent dans l’usine sans que l’on comprenne où commence ni où s’achève cet enchevêtrement de rouleaux et d’arbres à cames. Des étiquettes et des boîtes Éléphant avec des parfums menthe, caramel et fruits des bois. C’est ce qu’on appelle du thermoformage. « Une C2000 fait pour nous des sachets carrés, tout est huilé, et elle produit 45.000 à 60.000 boites » toutes les neuf heures. Depuis la fermeture de l’usine, tout est resté en l’état, propre. À croire que tout va redémarrer dans l’instant. Les mécanos veillent au grain. Christophe, venu du Havre avec cinquante-trois autres en 1998, raconte : « Ils imposaient un bilan de compétences aux techniciens pour qu’on soit tous polyvalents, opérationnels sur toute machine. » Un rythme démentiel s‘installe : « C’était de la folie, on faisait n’importe quoi. »

Une accélération des cadences qui n’a trompé personne : « LLovera est venu fermer l’usine. » Je ne suis pas là pour faire du social, avait-il annoncé. « Dire à quelqu’un qui a trente cinq ans de boite qu’il n’est plus capable... », s’étrangle Christophe. Un management offensif s’installe. Une riposte syndicale menée par la CGT y répond. « Les experts, c’est nous », clame Rim devant l’annonce du premier PSE. Des plans qui se succèdent mais qui ne tiennent pas. Tous sont rejetés en justice. Les indemnités de 36.000 euros ne calment personne. « C’est une goutte d’eau par apport à ce que Unilever a gaspillé simplement pour la fermeture, en frais, gardiennage,… » Une goutte d’eau qui fit déborder la rage.

Quatre-vingt salariés réfléchissent au montage d’une Scop pour refaire de la tisane de Provence et du thé, cette fois biologique et local. On peut regretter rétrospectivement que la jonction avec les biscuits bruns – qui de 1944 à 1947 ont été fabriqués à Saint Martin d’Hères par un comité de gestion – ne soit plus possible... Produire, vendre, se payer, comme à LIP en 1973, alors qu’avant « On travaillait quatre mois pour nous, et le reste c’était pour les actionnaires. » « On a vécu sept mois sans salaire », continue Christophe, qui aime son boulot. « Nous c’est pas pour le fric, c’est pour sauvegarder l’emploi. » Aux Prud’hommes, ils ont refusé les 90.000 euros proposés pour la mort de la boîte. Rim enchaîne : « Le nouveau patronat c’est déshumain ! » Ce qu’ils veulent, c’est mettre à bas Unilever et remonter leur usine avec une production locale. Une autogestion mordante.


http://www.regards.fr/web/fralib-le-sil ... es-et,7453
Modifié en dernier par Béatrice le 13 Fév 2014, 18:22, modifié 1 fois.
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Pïérô » 21 Fév 2014, 00:31

L’usine Fralib, capitale mondiale de l’autogestion ouvrière pendant deux jours
http://www.bastamag.net/L-autogestion-o ... -comme-une
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Béatrice » 21 Mar 2014, 17:46

De nouvelles avancées pour les 72 salarié(e)s de Fralib en lutte pour la réalisation de leur projet de Scop : un acteur industriel s’y intéresse et les négociations
avec Unilever ont repris.

La coopérative Scop TI portée par 72 salariés de Fralib serait-elle sur le point d’éclore ? Les représentants du personnel qui étaient hier devant la cour d’appel d’Aix pour une énième audience concernant l’indemnisation demandée par 18 salariés et contestée par la CGT notamment, semblent en tout cas confiants au vue des dernières avancées de leur projet.

"Nous avons des contacts depuis fin décembre avec un groupe industriel important qui serait prêt à nous confier des volumes en sous-traitance, en thé et infusion, de 1 000 tonnes dans un premier temps, et jusqu’à 3 000 tonnes au bout de quelques années" explique Gérard Cazorla, secrétaire CGT du comité d’entreprise. Plusieurs cadres de ce partenaire potentiel, dont le directeur technique, ont même visité l’usine, ajoute le syndicaliste "ils ont été impressionnés par le type de machines, que nous avons fait tourner pour l’occasion". La Scop serait ainsi en passe de fournir un prix de facturation à son potentiel client.

Mais la progression du projet de Scop, auquel les 72 salariés ont adhéré, ne s’arrête pas là. Les négociations avec Unilever, rompues il y a quelques mois, et dont le président Bruno Witvoet avait dévoilé le contenu dans nos colonnes, le 20 janvier dernier, auraient repris. "Nous avons remis une contre-proposition auprès des services de l’Etat" poursuit Gérard Cazorla.

Les salariés demanderaient ainsi, outre la prise en charge des cotisations sociales et de retraite entre mai 2012 et mars 2013 puis d’avril 2013 jusqu’à la fin du conflit, grosso modo 2 M€ de plus que ce que le groupe avait proposé pour aider au démarrage de l’activité, soit un total de 4,3 M€. Une avancée visiblement due à l’arrivée de ce mystérieux nouveau partenaire industriel dans le jeu, dont la partie judiciaire demeure l’une de clés.

http://www.laprovence.com/article/econo ... ralib.html
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Béatrice » 27 Mai 2014, 09:17

"Au bout de trois ans de luttes, les salariés ont conclu un accord majeur avec UNILEVER.
Leur SCOP vivra
."

( à la une de la Marseillaise de ce jour )

Coopérative : victoire des Fralib contre le géant Unilever

« C’est une victoire syndicale de grande portée » se réjouissent les Fralib. Au terme de trois années et demi d’occupation de leur usine à thés et de tisanes à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, les Fralib ont signé à l’unanimité le 25 mai un protocole d’accord avec le groupe Unilever. « Cet accord permet d’ouvrir de réelles perspectives de construction de notre Scop [société coopérative de production] », assurent les représentants CGT qui saluent l’investissement du ministère du Travail « dans la dernière ligne droite ». Les Fralib s’étaient jurés d’obtenir de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever qu’elle assume toutes ses responsabilités, après sa décision de fermer l’usine de Gémenos en septembre 2010. Une fermeture qui scellait le sort des 182 salariés. L’enjeu, pour eux, relancer un projet industriel alternatif, local et écologique (voir notre reportage ici). Après de multiples rebondissements devant les tribunaux et une mobilisation sur le terrain bénéficiant d’une solidarité massive, il n’y aurait donc plus d’obstacle au plan de relance de l’activité des salariés.

Selon les Fralib, la multinationale de l’agroalimentaire a consenti à « un soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés », grâce à une série de « mesures contribuant au développement commercial » de la coopérative. Si la cession de la marque Eléphant n’a pas été acquise, les Fralib ont cependant obtenu de la multinationale « la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, ainsi qu’une étude de marché et une contribution conséquente au fonds de roulement ». L’accord prévoit également « la participation d’Unilever à la remise en état, au développement et à la diversification de l’outil de travail ». « Les multinationales qui se gavent, c’est fini », avaient promis les « fralibiens ». Une nouvelle étape s’ouvre pour démarrer, développer et pérenniser la production de thés et tisanes naturels par la société désormais coopérative.

http://www.bastamag.net/Scop-la-victoir ... lib-contre


France 3 Provence-Alpes - JT 12/13 Provence-Alpes :
( à partir de 3mn28s )

http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1213 ... 27737.html


Modifié en dernier par Béatrice le 28 Mai 2014, 15:28, modifié 2 fois.
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Pïérô » 29 Mai 2014, 16:39

1336 jours de lutte

SCOP T.I C’EST PARTI

UNE VICTOIRE SYNDICALE DE GRANDE PORTÉE


Dans notre assemblée générale du dimanche 25 mai, les Fralibs ont décidé à l’unanimité d’approuver la signature d’un protocole d’accord avec le groupe UNILEVER.

Cet accord a été signé hier en fin d’après-midi à l’issu d’une ultime réunion de négociation à Paris.

Il permet d’ouvrir de réelles perspectives de construction de notre SCOP.

Le ministère du Travail et la Présidence de la République se sont investis dans la dernière ligne droite et ont participé à la réalisation de ce protocole d’accord par leur engagement.

Cet accord s’inscrit dans un processus de lutte puissant et organisé par les salariés et l’ensemble de la CGT qui a recueilli une solidarité populaire massive développée par leur Comité national de soutien.

Solidarité dans laquelle de nombreuses personnalités, organisations politiques et associatives se sont retrouvées.

Cet accord consolide les acquis arrachés au cours des 1 336 jours de lutte et en engrange de nouveaux.

Les trop nombreuses tergiversations et l’acceptation explicite de quelques dogmes patronaux affichée par certains, n’ont pas toujours contribué à faire avancer nos revendications et nos propositions.

Il aura fallu de la persévérance et de l’opiniâtreté de la part des salariés en lutte pour agir pour le maintien de l’emploi, le maintien et le développement de l’outil industriel et de l’économie de nos territoires.

Le bilan de cette phase du combat de plus de 3 ans et demi confirme que seule l’action paie.

Pour rappel :

Ø Appropriation publique des terrains et bâtiments,

Ø Appropriation publique à l’euro symbolique des installations administratives et industrielles du site pour transfert à la SCOP des salariés,

Ø Soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses notamment par :
- Diverses mesures contribuant au développement commercial. Il s’agit notamment de la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, une étude de marché.
- Une contribution conséquente au fonds de roulement
- Le financement d’une formation pour les salariés de la SCOP
- La participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail.
- Maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la SCOP,

Ø Obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte venant s’ajouter aux indemnités légales,

Ces acquis ont été obtenus par une lutte efficace et courageuse des Fralibs, un soutien sans faille de toute la CGT et une solidarité populaire et militante large.

Les résultats concrets de cette victoire syndicale sont des points d’appui solides et encourageants à la constitution et au développement de notre SCOP.

Une nouvelle étape de la bataille s’ouvre. Nous nous y engageons avec détermination, comme nous l’avons fait depuis le début du conflit pour gagner les moyens nécessaires au démarrage, au développement et à la pérennité de SCOP TI.

Les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les structures de l’économie sociale et solidaire ont des moyens conséquents.

Les Fralibs et toute la CGT ne manqueront pas de leur rappeler leurs engagements et leurs responsabilités dans le respect des prérogatives de chacun.

Alors que les conflits se multiplient, que les fermetures et les licenciements s’accélèrent, notre lutte exemplaire est un succès pour tous les travailleurs de notre pays et démontre que rien n’est jamais joué d’avance. La lutte continue.

Amicalement les ex-salariés de FRALIB et futur SCOPTISTES !!!


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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Denis » 29 Mai 2014, 17:36

y'a un nouveau groupe/page sur facebook (pour soutenir la nouvelle scop.TI des Fralibs)

https://www.facebook.com/pages/ScopTI_s ... 9825786376
Scop.TI_Soutien
Qu'y'en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent, Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous, Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout !

Les Anarchistes !
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Pïérô » 12 Juin 2014, 11:39

Communiqué/tract d'Alternative libertaire

Usine Fralib : la lutte paie !

Le courage, la ténacité et l’intelligence collective des salarié.e.s de Fralib ont eu raison de la multinationale Unilever qui voulaient fermer leur usine de Gémenos (Bouches-du-Rhône) pour délocaliser la production de thés et tisanes en Pologne.

Au bout de 1336 jours de lutte, les ouvrières et ouvriers ont arraché au géant mondial de l’agro-alimentaire un accord qui va permettre la réalisation de leur projet de reprise de l’activité en société coopérative ouvrière de production (scop).

La multinationale cède pour un euro symbolique les machines d’une valeur de 7 millions ; elle verse un fonds de roulement de 1,5 millions, elle finance la remise en état, le développement et la modernisation de l’outil de travail, ainsi que la formation des salarié-e-s ; les 76 travailleuses et travailleurs en lutte reçoivent chacun une prime de 100.000 euros en plus des indemnités légales « pour le préjudice subi ».

Une revendication phare des Fralib n’est toutefois pas satisfaite : Unilever garde la marque Éléphant, ce qui rend plus difficile la relance de l’activité, mais elle s’engage à financer la création d’une marque et des mesures contribuant au développement commercial. En tout, la multinationale lâche 19,2 millions d’euros pour se sortir de ce conflit interminable. Ce n’est qu’une goutte d’eau pour elle, mais pour les Fralib c’est l’assurance de pouvoir continuer la lutte d’une autre façon.

C’est une victoire sur la résignation et la peur, la démonstration éclatante que la lutte paye. En cette période d’attaques tous azimuts des capitalistes, c’est une victoire importante pour le syndicalisme lutte de classe et pour l’ensemble du mouvement ouvrier. Oui, il est possible d’occuper, de réquisitionner et d’autogérer les entreprises qui licencient ou qui ferment ! Les prolétaires n’ont pas besoin des capitalistes pour produire !

Alternative libertaire salue cette lutte exemplaire et assure les Fralib de son soutien à l’expérience autogestionnaire qu’ils sont en train de mener. Elle appelle toutes et tous les salarié-e-s à lutter contre les licenciements en suivant leur exemple.

Alternative libertaire, le 11 juin 2014



Image

Tract en PDF à télécharger : http://alternativelibertaire.org/IMG/pd ... e_paie.pdf
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede bipbip » 18 Juin 2014, 23:22

Fralib de la victoire à la Scop

Ecrit par : Emmanuel Riondé
Publié le 17 juin 2014


Il aura fallu 1 336 jours de lutte aux salariés de Fralib pour faire plier Unilever. Survenant au cœur d’une séquence sociale dure, cette victoire syndicale est d’une ampleur qui va bien au-delà du conflit. Pour les Fralib, l’aventure de la SCOP débute dès à présent. Le défi est de taille, mais les salariés ont eu le temps de s’y préparer.

Le 4 juillet, il y aura une grosse fiesta sur le site de l’usine Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône). Non pas à l’occasion de la fête nationale américaine, mais pour célébrer la victoire contre le géant Unilever. À l’évocation de cette coïncidence calendaire, au moment du repas à l’usine, on aime à souligner « le pied de nez au capitalisme » que cela représente…

Ils n'ont jamais cessé d'y croire

Plus de trois ans et demi après l’annonce de la fermeture du site, ils n’ont jamais cessé d’y croire et de se battre. « La première des choses à mettre en avant pour expliquer cette issue, confirme Olivier Leberquier, délégué syndical CGT, c’est la lutte des salariés. Avoir tenu si longtemps sans renoncer n’est pas anodin face à une multinationale qui s’est même permis d’exercer des pressions directement sur le pouvoir au sommet de l’État. »

En août 2012, le PDG d’Unilever, Paul ­Polman, avait déclaré dans une interview au Figaro que « certaines déclarations peuvent faire peser des incertitudes sur des investissements en France ». Allusion à François Hollande qui, durant la campagne présidentielle, s’était dit favorable à la cession de la marque Éléphant aux salariés en lutte.

Mais à force de persévérance de ces salariés, bien soutenus par la structure syndicale (lire l’entretien avec Gérard Cazorla), de revers judiciaires et, in fine, d’un coup de pouce du pouvoir politique, la pression a fini par se retourner. Et le protocole d’accord signé avec le groupe Unilever lundi 26 mai au lendemain de la décision prise à l’unanimité par les salariés en assemblée générale apparaît bien, ainsi que le souligne la déclaration commune des syndicats (CGT-CGC) le 26 au soir, comme « une victoire syndicale de grande portée ».

Unilever obligé de réparer

En l’occurrence, cette victoire se chiffre. Unilever a cédé autour de 20 millions d’euros aux 76 salariés de Fralib : 10 millions d’indemnités légales et supra­légales ; 7 millions correspondant à la valeur comptable de l’outil industriel, dans les mains de la communauté urbaine de Marseille Provence métropole (CUMPM) depuis septembre 2012 mais qui va bientôt revenir dans celles des travailleurs de l’usine ; et 3 millions qui se répartissent en plusieurs postes consacrés à la formation des salariés, aux investissements de remise en route de l’outil, à des études marché, etc. Le choix de la répartition des sommes appartenant aux seuls salariés.

La multi-nationale
a fini par rendre les armes


Il n’y a guère que sur les volumes de matière première et la cession de la marque Éléphant qu’Unilever n’a pas cédé. Et encore. Pour les volumes, il y a dans l’accord des « compensations financières » significatives. Quant à l’Eléphant, les salariés, qui estiment que le groupe veut en réalité faire disparaître cette marque n’en font plus un enjeu central. Entre-temps, ils ont gagné sur bien d’autres tableaux.

Le jour où l’accord a été signé, le 26 mai, la Dirrecte devait se prononcer sur la validité du quatrième PSE, plus d’un an après l’annulation du troisième par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, le 28 février 2013. Ce quatrième PSE, portant sur 14 salariés alors que l’usine en comptait 182 au moment de l’annonce de la fermeture le 28 septembre 2010, n’avait aucune chance de passer. « Juridiquement, on était sûr de notre fait, explique Olivier Leberquier. On avait fait travailler nos experts et avocats et on avait la certitude que ce plan était tout autant illégal que les trois précédents. Mais il fallait bien mesurer ce qu’on avait obtenu par la lutte, ce qui restait à gagner. Est-ce qu’on pouvait continuer ? Comment ? La signature de cet accord n’a pas été une décision facile à prendre. »

D’autant moins qu’elle implique que « l’on renonce à tous les recours administratifs », concernant notamment la validité du PSE.

L’emploi et l’outil de production d’abord

Mais parallèlement au parcours judiciaire du dossier, des négociations entre les Fralib et la direction du géant, à l’initiative de ce dernier (qui avait imposé la confidentialité avant de la rompre quelques mois plus tard) avaient débuté en novembre dernier. Une séquence durant laquelle la direction a tenté de proposer des sorties individuelles du conflit, fait du chantage à l’abandon des négociations, etc. Pour finalement faire le constat qu’aucune des pistes explorées pour diviser les Fralib et les détourner de leur ligne n’avait fonctionné.

Alors, à l’approche du 26 mai qui marquait à coup sûr la poursuite du conflit et de la lutte pour de longs mois encore, le groupe anglo-néerlandais, n° 2 mondial de la vente de produits de consommation courante, a fini par rendre les armes.

Les Fralib, eux, ont mené la séquence sans coup férir comme en atteste la façon dont ils ont négocié les indemnités supralégales. « Nous n’avons jamais mis ça dans la balance, rappelle Olivier Leberquier. Depuis le début, on s’est battus pour l’emploi et pour la récupération de l’outil industriel, pas pour le fric. Mais Unilever avait engagé des transactions avec des salariés de manière individuelle. »

Une première offre à 60 000 euros, auxquels se sont rajoutés plus tard 30 000 euros supplémentaires, et pour certains encore 10 000 euros de plus. « En janvier dernier, pour essayer d’en finir, ils ont proposé 90 000 euros à chacun des 62 salariés en lutte non concernés par le PSE. Tous ont refusé. Mais, quand on a signé le protocole quatre mois plus tard, on leur a dit qu’il n’était pas question que les salariés qui n’avaient pas transigé n’obtiennent pas la même somme que ceux qui avaient choisi de partir. »

Mettre la Scop en route

À Gémenos, on savoure bien sûr cette victoire. Mais on est déjà tourné vers l’avenir, et cet avenir c’est la SCOP TI (pour Thés et Infusions). Les statuts ne sont pas déposés mais « on aimerait finaliser le démarrage officiel de la SCOP en fin d’année et aller vers un début de la production au premier trimestre 2015 », confie Olivier Leberquier. D’ici là, beaucoup reste à faire : solder le conflit dans tous ses aspects juridiques et administratifs, remettre à niveau l’équipement, continuer à démarcher des partenaires potentiels en amont (fournisseurs) comme en aval (distribution).

Sur la production, en terme de compétence, de savoir-faire et d’équipement, aucune crainte du côté des Fralib. Ils ont ce qu’il faut. Par contre, c’est sur le volet commercial que l’effort, peut-être via du recrutement et/ou de la formation, va devoir porter.

"Basculer du mode lutte à celui de travail"

Dans tous les cas, il va falloir très vite « se projeter dans la Scop et basculer du mode “lutte” à celui “travail” : il faut qu’on définisse les horaires, les postes, les tâches à faire, etc. », énumèrent Olivier Leberquier et Gérard Cazorla. Depuis quelques mois, ils se sont posés dans les bureaux qui accueillaient la comptabilité. C’est de là désormais qu’ils envoyaient les mails d’info, les convocations à des conférences de presse, les invitations aux manifs, aux meetings, aux actions pour la lutte.

Comme ils l’ont fait pendant trois ans et demi dans cette usine occupée depuis septembre 2010. La veille de la rencontre, sont arrivés une centaine de kilos de thé vert vietnamien centenaire « de très haute qualité ». Il va bientôt falloir le mettre en sachets. Cette fois, la SCOP TI, c’est vraiment parti.

http://www.nvo.fr/0-81-2748-fralib-de-l ... -a-la-scop
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Béatrice » 26 Aoû 2014, 17:03

Fralib : la SCOP T.I., c'est bien parti

Après plus de trois années de lutte, Fralib tient enfin une victoire avec la création de la SCOP TI (thés et infusions). La coopérative a procédé à l'élection des membres de sa direction et de son conseil d'administration, le lundi 25 août. Une vraie victoire face au géant de l'agroalimentaire Unilever, obtenue grâce à la mobilisation sans faille des hommes et des femmes qui y ont cru jusqu'au bout, ainsi que celle du syndicat CGT.


http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du ... bien-parti
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Béatrice » 28 Aoû 2014, 22:38

Fralib : Derniers réglages avant le démarrage :

Fralib : Derniers réglages avant le démarrage

Image

SCOP T.I. Les anciens salariés de Fralib, devenus coopérateurs, s’attellent aujourd’hui à préparer la reprise de l’activité, sur de nouvelles bases. Celle-ci est prévue pour le début de l’année 2015.

C’est désormais chose faite : les statuts de la coopérative et la liste des membres de son Conseil d’administration ont été publiés dans la Marseillaise. Et la toute jeune SCOP T.I. s’apprête à remettre les machines en marche dès le début de l’année 2015.
Bien sûr, explique Gérard Cazorla, président du Conseil d’administration, il y a encore beaucoup à faire pour que la production démarre et en premier lieu, une fois toutes les formalités administratives accomplies, obtenir de la part d’Unilever qu’il honore la totalité de ses engagements, notamment financiers. contenus dans le protocole d’accord. Cela ne saurait tarder ».
Cette étape franchie, les nouveaux coopérateurs auront aussi des investissements à réaliser pour la remise à niveau informatique de certaines machines dont l’entretien constant , « préventif comme curatif » est assuré par les techniciens de maintenance. Parmi ces derniers, Rémy Arteau et Joël Chevallier qui procèdent au changement des pièces nécessaire, à tous les réglages, font remarquer « qu’en fonction des demandes, il faudra savoir adapter le matériel existant aux exigences de notre future clientèle. Nous travaillons déjà la-dessus ».

Un travail autour de leur propre marque

Parallèlement,sont mis en route le démarchage des grands distributeurs, « dont certains nous ont déjà approchés », affirme Gérard Cazorla et la concrétisation de propositions commerciales, relatives notamment aux sources d’approvisionnement en thé et en plantes médicinales auprès de partenaires étrangers et de producteurs locaux,. « Nous menons également un travail autour de notre propre marque et de sa certification bio ».
Car bien sûr, la SCOP T.I. entend bien fonctionner autour des valeurs qui ont présidé à sa création. Celles du respect de toute la chaîne de production, en amont comme en aval, ainsi que des futurs consommateurs.
« Nous pensons aussi, compte tenu de l’espace dont nous disposons dans cette usine, à diversifier notre production et sommes en train d’étudier toutes les pistes à cet effet ». Reste un problème important à régler. Celui de la location du terrain et des bâtiments, propriété de la communauté urbaine de Marseille. « Nous avons eu à cet égard une première rencontre avec Guy Tessier que nous avons jugée intéressante et comptons sur l’appui des élus locaux et régionaux, ainsi que sur celui du maire de Gémenos ».


http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du ... -demarrage

Publication officielle

SCOP T.I C’EST PARTI


Après l’adoption de nos statuts en Assemblée Générale le 5 aout dernier, c’est au tour de la publication officielle aujourd’hui dans la Marseillaise de l’avis de constitution de notre SCOP.

Très prochainement viendra l’inscription de notre société au Registre du Commerce des Sociétés (RCS)

http://cgt.fralibvivra.over-blog.com/ar ... 60498.html


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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Béatrice » 01 Sep 2014, 17:20

jeudi 11 septembre 2014 à MARSEILLE 19h30

Équitable Café, 54 Cours Julien, 13006

Le Repaire de Marseille
Après 1336 jours de lutte, ils ont gagné ...
Rencontre-débat avec Olivier Leberquier et plusieurs salariés de Fralib*

SCOP T.I., la production va pouvoir démarrer !!!
Trois ans et demi de face à face entre les salariés de l’usine « Éléphant » de Gémenos et la multinationale Unilever. C’est une victoire de grande portée sur le géant de l’agroalimentaire.
Cette lutte exemplaire est un immense succès et démontre pour tous les travailleurs que rien n’est jamais joué d’avance.
Cette victoire doit servir d’exemple à tous les travailleurs et inspirer tous ceux qui se battent contre les délocalisations.

*Olivier Leberquier délégué syndical CGT de Fralib et ses camarades ont mené la lutte victorieuse et témoigneront de leur expérience.

Vous pourrez intervenir, débattre, questionner, échanger, partager ...
P.-S.

repairemarseille@facteursdimages.com
http://www.lerepairedemarseille.org
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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Béatrice » 14 Oct 2014, 22:29

Intervention d'Olivier Leberquier, porte parole des ex-Fralib, lors de l'initiative "échanger pour changer" organisée par Pouria Amirshahi le 27 septembre 2014 à la Bellevilloise

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Re: SCOP-TI coopérative ouvrière

Messagede Béatrice » 16 Oct 2014, 22:20

« On a fait plier un géant » :

Sur le dos d’une machine, quatre ans de lutte résumés en une seule phrase. « Celui qui ne se bat pas a déjà perdu alors que celui qui se bat peut caresser l’espoir de gagner. »

Un slogan que Amar Hassani, 47 ans dont 30 passés au service d’Unilever, n’est pas prêt d’oublier. « On s’est battu, on a pleuré et avec beaucoup de volonté et beaucoup de soutien, on a prouvé qu’une usine qui fait des bénéfices peut continuer à vivre », lance-t-il avec émotion.

Pourtant, les choses avaient plutôt mal commencé. En septembre 2010, les dirigeants d’Unilever, quatrième du secteur sur le marché de l’agroalimentaire, annoncent aux 182 salariés de l’usine Fralib, installée à Gémenos, près de Marseille, que la production va être délocalisée à Bruxelles et en Pologne.

Les salariés décident alors de se battre et, après « 1336 jours de lutte » juridique et syndicale et trois plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) annulés par la justice, ils s’apprêtent à lancer leur coopérative de thés et d’infusions, le tout avec l’aide d’Unilever qui s’est engagé à verser 19,2 millions d’Euros.

Lorsque l’accord a été signé, le lundi 26 mai 2014, les larmes ont coulé. « C’est une vraie satisfaction de faire plier un géant. On a remporté une bataille importante mais un autre combat se présente à nous », indique Olivier Leberquier, délégué de la Confédération générale du travail (CGT) qui a joué un rôle déterminant dans la lutte.

Cet autre « combat », c’est la réussite de leur Société coopérative ouvrière de production de thés et infusions (Scop TI). Ces ex-salariés vont désormais devoir plonger dans l’économie de marché et affronter la concurrence.

Du bio et des circuits courts


L’accord, signé par Unilever, prévoit le versement de 100.000 Euros (126.000 USD) à chacun des 76 ouvriers qui sont restés mobilisés jusqu’au bout, les autres ayant accepté au fur et à mesure des indemnisations moins importantes.

( Parmi eux, 58 ont choisi de réinvestir une partie de la somme dans la Scop. Les « coopérateurs » travailleront dans la même usine, rachetée par la communauté urbaine de Marseille et avec les mêmes machines, cédées par Unilever pour « un euro symbolique ». )

Pour trois millions d’Euros, le groupe financera également des formations, la modernisation des équipements, le salaire d’un directeur commercial et une étude de marché pour une reprise de l’activité d’ici mars 2015.

« On se donne jusqu’à la fin de l’année pour ficeler notre projet », explique Leberquier.

La Scop table, dans un premier temps, sur une production de 500 tonnes par an, contre 3000 à la fermeture.

Si elle prévoit de fournir des marques établies, la coopérative souhaite également développer sa propre marque, plus qualitative et, ainsi, renouer avec des valeurs et un savoir-faire. Des thés et des infusions bio, aromatisés naturellement.

Pour y parvenir, la Scop souhaite travailler avec des producteurs locaux de tilleul, de verveine et d’autres plantes médicinales, l’idée étant également de relancer des filières quasiment disparues et de favoriser les circuits d’approvisionnement courts.

« Jusqu’aux années 2000, la région produisait 400 tonnes de tilleul par an, contre 15 aujourd’hui », regrette Leberquier. Pour le thé, les coopérateurs ont déjà repéré un producteur qui travaille des théiers de 300 ans dans le nord du Vietnam.

« Il n’est pas question de traiter les producteurs comme des esclaves. On veut une économie responsable », prévient le délégué CGT.

« Fonctionnement collectif »


Les ouvriers réfléchissent également à l’organisation de la Scop. « Même si l’on sait que l’on ne mettra pas fin au capitalisme, on ne veut pas fonctionner de la même manière que les autres entreprises », insiste Leberquier.

( La Scop ne distribuera donc aucun dividende et réfléchit à l’instauration d’un salaire unique. )

Elle souhaite également s’appuyer sur un « fonctionnement collectif ». L’assemblée générale, réunie une fois par an, devra ainsi définir une ligne et des choix stratégiques qui seront régulièrement discutés en conseil d’administration. Ces 11 « sages », élus pour quatre ans, seront, contrairement au fonctionnement classique d’une entreprise, révocables à tout moment si la majorité le décide.

Pour le reste, chaque coopérateur tente de se familiariser avec sa nouvelle fonction. « Pour certains, il est encore difficile de passer du statut de travailleur qui répond à des ordres à celui de décisionnaire », affirme Leberquier.

Un challenge que chacun espère remporter. « C’est formidable de pouvoir enfin créer et décider par nous-mêmes. Bien sûr que j’ai peur mais des difficultés on en aura toujours, il faut y faire face », sourit Amar Hassani.

http://www.equaltimes.org/on-a-fait-pli ... EAweBamWea
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