Relance des mines

Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 02 Sep 2017, 18:01

Des milliers de personnes ont manifesté en Allemagne contre le charbon

Du 24 au 27 août, des militants de toute l’Europe se sont retrouvés dans le nord-ouest de l’Allemagne pour y bloquer les centrales à charbon de l’énergéticien RWE. Ce qu’ils ont réussi à faire pendant près de 8 heures.

Cologne (Allemagne), reportage

L’aurore peut être troublante à proximité d’une gigantesque mine de charbon comme celle de Garzweiler : est-ce la brume, pleine d’une beauté mystérieuse, ou est-ce un smog matinal comme Pékin en connaît tant ? En cette fin du mois d’août, les quelque 3.000 personnes (selon les organisateurs) qui participent à l’action d’Ende Gelände (« Pas plus loin ») souhaiteraient attribuer la culpabilité du doute à l’entreprise propriétaire des quatre centrales à charbon du coin : RWE. Ils se sont réunis non loin de Cologne, en Rhénanie du Nord–Westphalie, pour perturber l’activité de cet énergéticien dont la ressource principale est le charbon : la source d’énergie parmi les plus émettrices de CO2.

À un mois des élections législatives allemandes, qui se tiendront le 24 septembre, il y a l’espoir de provoquer une prise de conscience dans l’opinion. Les militants veulent détruire l’image d’une Allemagne exemplaire sur le plan écologique. À cet effet, un chiffre se trouve sur toutes les lèvres : en 2016, l’Allemagne produisait 40 % de son électricité grâce au charbon. Un reproche à la chancelière aussi : l’année dernière, le gouvernement Merkel a introduit un plafond pour la croissance des énergies renouvelables, provoquant la colère des défenseurs d’une transition énergétique rapide.

... https://reporterre.net/Des-milliers-de- ... le-charbon
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Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 03 Sep 2017, 16:14

La fin du charbon est proche! Retour de l’action Ende Gelande en Allemagne.

Le 2 septembre 2017 - Les derniers jours ont été aussi intenses qu’incroyables! Plus de 6 000 personnes ont pris part à l’action en Rhénanie, demandant la fin de l’extraction du charbon en Allemagne et dans le monde. Nous partageons ici le compte rendu de 350.org

... http://www.desobeir.net/2017/09/02/la-f ... allemagne/
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Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 14 Sep 2017, 20:07

Retour sur Ende Gelande

Du 24 au 28 août derniers, le camp climat "Ende Gelände" s’est tenu près du village d’Erkelenz en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Dans l’objectif de ralentir le réchauffement climatique, plusieurs milliers de militants et activistes ont répondu à l’appel pour venir bloquer et forcer l’arrêt d’une des nombreuses mines à ciel ouvert de charbon lignite, le plus polluant et le plus destructeur pour l’environnement dont l’Allemagne est le premier producteur mondial devant des pays comme la Chine, les Etats-Unis ou la Russie.

S’il est nécessaire de tempérer le succès de la troisième édition de cette action directe de désobéissance civile , il est tout aussi nécessaire de s’intéresser aux raisons et au dispositif policier mis en place qui ont fortement limité les activistes dans leurs actions. En premier lieu, il est important de souligner le contexte socio-économique de la région et la propagande effectuée par RWE (géant de l’électricité allemand qui exploite ces mines). Celui-ci est indéniablement un des plus gros employeurs de la région et joue cette carte pour maintenir et défendre ses activités néfastes pour l’environnement.

Dans un second temps, l’important dispositif policier de plus de 2500 policiers empêchant ainsi quelques 6000 activistes de bloquer l’extraction de charbon l’espace d’un weekend démontre bien que les autorités allemandes ont fait leur choix entre défense du capital et protection de l’environnement.

De nombreux cars et véhiculent qui rejoignaient le camp climat d’Ende Gelände, ont ainsi été fouillés, et ce, déjà plusieurs jours avant le début de l’événement.

Ainsi, lors de cette édition, le site d’Erkelenz a donc été la cible de plusieurs centaines de personnes réparties en plusieurs groupes. Chacun d’entre-eux ayant un objectif et une cible différente (mine, infrastructure, rails permettant d’acheminer le charbon vers la centrale,..). Malheureusement, l’encadrement policier et la répression étaient tels que seuls 100 à 200 activistes ont pu mener à bien leur action (s’introduire dans l’enceinte de la mine, bloquer les rails,... avant de se faire déloger), les autres étant arrêtés par le bras armé du capital.

La police a alors tenté d’identifier et de vérifier l’identité de chaque activiste afin de les ficher comme s’il s’agissait de criminels avant de tous les libérer. Au moment des arrestations, la polizei n’a pas hésité à faire usage de la force et de la violence (brûlures, hématomes, lacrymo,...), n’épargnant pas les activistes pourtant non armés (si ce n’est de masques anti-poussière considérés comme armes défensives).

Sur le passage des différents groupes, de nombreux habitants de la région venaient apporter leur soutien car pour beaucoup d’entre-eux, le maintien de l’activité minière est une menace d’expropriation (plus de 40 villages ont ainsi déjà été rasés) car ces mines s’élargissent de plus en plus pour atteindre une superficie équivalente à une ville telle que Liège.

En marge des blocages du site d’Erkelenz, une manifestation réunissant 3000 personnes s’est déroulé à proximité du site d’Hambach (à 40 kilomètres d’Erkelenz). Cette manifestation baptisée "Rote Linie" (Ligne Rouge), en référence à la limite de la hausse des températures ne permettant plus le retour en arrière, avait également pour objectif de s’opposer à l’extraction et l’exploitation du charbon lignite mais était également dirigée contre la destruction de la forêt millénaire de Hambach, d’une grande valeur écologique autant par sa biodiversité que par sa capacité à absorber le CO2 et autres gaz à effet de serre.

La forêt de Hambach est une ZAD (zone à défendre) depuis plusieurs années, occupées par des activistes qui veulent la préserver de la menace capitaliste de RWE. Une résistance s’y organise : des barricades ont été dressées, des tranchées creusées, des habitations ont été et sont encore construites dans les arbres afin de les occuper et empêcher la déforestation de cet écrin de verdure.

Et maintenant ?

La répression ne fera pas reculer la révolte, c’est pourquoi il est impératif de continuer à (se) mobiliser dans ce sens avec deux appels importants :

1. Ende Gelände appelle à l’action directe et à la désobéissance civile lors de la conférence des Nations Unies prévue à Bonn (à 90 km d’Erkelenz et 70 km d’Hambach) du 3 au 5 novembre 2017. Plus d’infos sur : www.ende-gelaende.org
2. La ZAD d’Hambach appelle à occuper la forêt entre octobre et janvier pour ralentir et empêcher la déforestation, cette période étant celle de l’abattage des arbres. plus d’infos sur : www.hambachforest.blogsport.de


https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15220
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Messagede bipbip » 27 Oct 2017, 02:20

Le projet de mine d’or en Guyane : un désastre programmé

En Guyane, le projet de mine d’or géante dit de « la Montagne d’or » n’échappera pas à un débat public. Cette décision, expliquent les auteurs de cette tribune, est une première victoire pour les opposants. Qui soulignent que le projet va entraîner la déforestation, des émissions de CO2, et de fortes pollutions.

... https://reporterre.net/Le-projet-de-min ... -programme
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Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 28 Oct 2017, 16:26

Emmanuel Macron confirme son soutien au désastreux projet de mine en Guyane

Au cours de son séjour en Guyane, le président de la République a réitéré vendredi 27 octobre son soutien de la première heure au projet minier de la Montagne d’or.

"Tout le monde connaît mon engagement dans les prémices du projet de la Montagne d’or" a déclaré Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse vendredi 27 octobre à Cayenne. Alors ministre de l’Économie, Emmanuel Macron s’était rendu en août 2015 sur le site du permis de recherche et avait déclaré souhaiter « tout faire pour qu’un projet de cette envergure puisse voir le jour ». Il est toutefois resté prudent quant à l’avenir du projet, qui fera l’objet d’un débat public dans les mois à venir en Guyane.

Listant les principales filières sur lequel le développement futur de la Guyane pourrait s’appuyer, Emmanuel Macron a abordé l’exploitation aurifère après la filière bois et la biomasse pour laquelle il souhaite faciliter l’ouverture de centrales.

Il a immédiatement évoqué le cas de Montagne d’Or. Ce projet de mine industrielle aux dimensions encore inconnues en Guyane fait débat. Le consortium russo-canadien Nordgold-Colombus Gold prévoit de creuser une fosse de 2,5 km de long, 500 m de large et 400 m de profondeur en pleine forêt équatoriale, à proximité de deux réserves biologiques intégrales.

... https://reporterre.net/Emmanuel-Macron- ... -en-Guyane
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Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 18 Nov 2017, 23:08

Multinationale contre Etat : c'est l'histoire d'un projet de mine d'or...

C'est l'histoire d'un projet de mine d'or, à ciel ouvert, en Roumanie. Un ex-projet, plutôt. Le projet prévoyait d'araser des montages sur 40 kilomètres carrés, des déplacements importants de population, et l'utilisation massive de cyanure pour extraire l'or des rochers.

Pour stocker les eaux contaminées au cyanure, le projet prévoyait de creuser un bassin de rétention de 4 kilomètres de longueur, sur 2 kilomètres de largeur. Après bien des péripéties, et de tumultueuses manifestations jusque dans la capitale, à Bucarest, le gouvernement roumain, qui l'avait d'abord autorisé, a finalement interdit le projet de Rosia Montana (c'est le nom de la ville la plus proche).

Happy end ? Pas vraiment. S'estimant lésée, l'entreprise canadienne qui portait le projet, Gabriel Resources, attaque le gouvernement roumain, par une procédure d'arbitrage international. Estimant avoir investi dans le projet 630 millions d'euros, elle demande néanmoins 4 milliards de dédommagement, sur la base des profits qu'elle espérait réaliser. "Oui, vous avez bien entendu", précise le commentaire d'"Envoyé spécial".

Digne opacité

Car c'est "Envoyé Spécial", qui revient sur la mine de Rosia Montana, dans une enquête sur les procédures d'arbitrage international, telles que prévoient de les multiplier les accords commerciaux internationaux. Sur le cas de l'ex-future mine roumaine, l'émission détaille la procédure : un arbitre nommé par l'entreprise canadienne, un autre par le gouvernement roumain, et la présidente désignée par les deux premiers

... https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/r ... -d-or.html
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Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 14 Déc 2017, 20:08

La Françamazonie et la Montagne d’or

Ce texte alerte sur le projet de méga-industrie minière soutenu par l’Etat français en Guyane. Il fait suite au papier publié dans le n°68 de Multitudes sur le sujet, ainsi qu’à l’invitation des militants des Jeunesses Autochtones de Guyane au séminaire « penser les décolonisations » à l’Université de Toulouse Jean Jaurès.

Jean-Christophe Goddard est professeur de Philosophie à l’Université de Toulouse Jean Jaurès et directeur adjoint de l’UFR Arts et Humanités.

La France « gardienne mondiale » de l’Accord de Paris sur le climat, la France vouée par son nouveau Président à « rendre sa grandeur à la planète » quand d’autres veulent restreindre la grandeur aux frontières de leur Nation, la France en croisade contre la pollution de ses champs par l’industrie agroalimentaire, bref, la France d’Emmanuel Macron se moque-t-elle du monde ? Propriétaire par le hasard violent de la colonisation européenne de l’Amazonie du sous-sol de près de 84 000 km2 de forêt équatoriale en Guyane, elle a en effet, cédant à la pulsion irrépressible des tout premiers colons espagnols, décidé de rebaptiser une large portion de cette propriété, acquise sans achat et sans titre, d’un nom à faire périr d’envie Ferdinand d’Aragon : à cette portion de terre située dans le bassin de la Mana au nord de la commune amérindienne d’Awala-Yalimapo, elle donne le nom de « Montagne d’Or » et confie à deux multinationales le soin d’y prospecter et d’y exploiter les gisements aurifères qui y sont enfouis. La première, la Nord-Gold, est une entreprise minière russe réputée pour avoir donné plus d’importance au profit qu’aux droits humains au Burkina-Fasso où le Président français a pourtant récemment trouvé bon de se rendre pour y reconnaître « les crimes incontestables de la colonisation ». La seconde, la Colombus Gold, est une entreprise canadienne dont le nom est une revendication suffisamment explicite de son affiliation au projet séculaire de colonisation de l’Amérique.

La concession « Montagne d’or », déclarée site SEVESO, s’étendra sur 15 km2 de forêt au sein d’un ensemble de concessions minières (pour la plupart « instituées » par le gouvernement colonial français) dont la Nord-Gold et la Columbus Gold sont également propriétaires et qui forment une surface totale de 150 km2. Afin d’extraire le métal convoité, la France éventrera donc la « terre abondante en eaux », qu’est la « Guyane » pour les peuples qui lui ont donné son nom, en y pratiquant une excavation longue de plus de deux kilomètres, large de 500 mètres et profonde de 400 mètres. La mine industrielle à ciel ouvert générera plusieurs dizaines de millions de tonnes de boues cyanurisées stockées dans deux zones d’accumulation hautes chacune d’une centaine de mètres. En marge de l’extraction industrielle, l’exploitation en surface de l’or alluvionnaire au sein du projet « Montagne d’or » entraînera la destruction de 7 hectares de forêt.

... https://lundi.am/La-Francamazonie-et-la-Montagne-d-or
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Re: Relance des mines

Messagede Pïérô » 21 Déc 2017, 22:03

Du Limousin à la Guyane, la France en relance minière

La France, dans la lignée des stratégies européennes, souhaite relancer une industrie minière sur son territoire dans les prochaines années. Retour sur les enjeux, les positions des différents acteurs et les mobilisations autour de cette question, par Romain Gelin du Gresea.

La première législation minière française « moderne » remonte à 1810, sous Napoléon. Elle contraint les exploitants à introduire une déclaration auprès de la commune. En 1956, le premier Code minier entre en vigueur. Il rassemble les textes de droit en lien avec l’exploitation des ressources minérales et l’extraction des hydrocarbures. Il sera enrichi de plusieurs dispositions au cours de la seconde moitié du XXe siècle (protection de l’environnement, gestion de l’eau, sécurité sociale du secteur, code des assurances…).

Une législation obsolète

En 2009, la loi de simplification et de clarification du droit et d’allègement des procédures [1] ouvre la voie à une réforme du code minier. L’année suivante, le public s’aperçoit que des permis de recherche d’hydrocarbures ont été discrètement accordés, sans information des riverains ni des élus. Or, depuis 2005, la Charte de l’environnement, en son Article 7, prévoit l’information et la consultation des populations locales pour toute décision publique ayant une incidence sur l’environnement. L’affaire fait scandale. En 2011, afin de calmer la polémique, un décret interdisant la fracturation hydraulique (le « fracking ») pour l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste notamment) est adopté par le gouvernement.

En 2012, le nouvel exécutif (présidence Hollande) annonce sa volonté de réformer le code minier et soumet plusieurs avant-projets, en 2013 et 2014. Au gré des remaniements ministériels, la réforme est repoussée jusqu’à la proposition de loi de septembre 2016 - finalement portée par des parlementaires et non par le gouvernement. En janvier 2017, le projet est approuvé par l’Assemblée nationale et envoyé au Sénat (lire l’enquête publiée alors par l’Observatoire des multinationales). Mais, les élections présidentielles approchant, les sessions parlementaires se terminent et le projet ne voit finalement pas le jour, au grand dam – pour des raisons différentes - des ONG et des entreprises.

À l’été 2017, le nouveau ministre de l’Écologie du président Macron, Nicolas Hulot, affirme qu’il soumettra une nouvelle proposition de loi avant fin 2017, finalement repoussée à 2018. En octobre 2017, plusieurs dispositions sont ajoutées concernant les hydrocarbures, via la loi Hulot (lire notre article). La fin de l’exploitation de ceux-ci est annoncée pour 2040 (avec des dérogations possibles). L’exploitation non conventionnelle des hydrocarbures reste bannie.

Points d’achoppement

Les avant-projets au code minier avaient déjà créé des polémiques. Pour les opposants à la relance minière, outre l’intérêt économique douteux de relancer l’extraction, ce sont les aspects ayant trait à la pratique démocratique et aux préoccupations environnementales qui ont focalisé les critiques.

Aucune procédure de consultation digne de ce nom n’est en effet prévue. Comme l’expliquent les Amis de la Terre et leurs alliés associatifs, « les "consultations" des populations locales sont bien souvent des réunions d’information unilatérales qui ne présentent que les aspects positifs de l’extraction [2]. » Le plus souvent, celles-ci se cantonnent à des consultations numériques d’une durée de 21 jours. La grande majorité des avis recueillis lors de ces « consultations » sont défavorables aux projets miniers. Mais comme celles-ci ne sont que consultatives [3], les permis finissent tout de même par être accordés.

Un autre point de discorde concerne le « droit de suite ». Ce principe juridique donne la primauté aux entreprises exploratrices lors d’une future exploitation ; autrement dit, un permis d’exploration décroché assure quasi automatiquement l’obtention de la concession et la possibilité de la renouveler.

... http://multinationales.org/Du-Limousin- ... ce-miniere
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Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 13 Jan 2018, 18:40

Projet de la Montagne d’or : la Guyane résistera-t-elle aux sirènes de l’industrie minière ?

Confrontée à des difficultés sociales majeures révélées par le mouvement du printemps 2017, la Guyane s’apprête à débattre d’un grand projet minier porté par un consortium russo-canadien, et soutenu par de nombreux élus locaux, de même que par le président Emmanuel Macron. Misant sur un modèle de développement aux conséquences environnementales bien connues, et aux retombées économiques fortement contestées, le projet suscite une forte opposition, notamment représentée par le collectif « Or de question », qui regroupe une centaine d’organisations.

... https://www.bastamag.net/Projet-de-la-M ... renes-de-l
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Re: Relance des mines

Messagede Pïérô » 16 Jan 2018, 17:36

Des mines aux armes

Mines et métaux stratégiques : comment l’industrie de l’armement et ses besoins inspirent les politiques françaises et européennes

Depuis quelques années, pouvoirs publics et industriels s’inquiètent publiquement de l’approvisionnement de la France et de l’Europe en minerais stratégiques, parmi lesquels ces fameuses « terres rares » monopolisées par la Chine. Cet enjeu justifierait notamment la réouverture de mines en Europe ou encore le maintien d’une politique commerciale et diplomatique agressive vis-à-vis des pays du Sud. Officiellement, ces minerais stratégiques sont rendus nécessaires par la révolution numérique et les besoins de la transition énergétique. C’est passer sous silence le rôle majeur joué par un autre secteur, très gourmand en minerais : l’industrie de l’armement.

La disponibilité de certains métaux est jugée « critique » par l’Union européenne, des pénuries durables pouvant apparaître dans les prochaines années. C’est l’un des arguments officiels mis en avant pour justifier la perspective d’une relance de l’activité minière en France (lire notre article). Les métaux, en voie de raréfaction ou situés de plus en plus profondément sous terre, sont indispensables au bon fonctionnement de l’économie, notamment dans « les secteurs du bâtiment, du transport, ou de la production d’énergie », défend le gouvernement sur le portail français officiel des ressources minières nationales, « Mineralinfo ».

Ces secteurs sont, dit le site « les plus gros consommateurs de ressources minérales ». Le portail gouvernemental n’oublie pas, bien sûr, « la fabrication des biens de consommation et les produits issus des technologies de l’information et de la communication (téléphone portable, écran plat…) ». La logique est limpide : il faut rouvrir des mines, en dépit de toutes les conséquences potentiellement néfastes pour l’environnement, pour assurer la production de nos téléphones portables ou celle des énergies renouvelables, nécessaires à la transition écologique.

... http://multinationales.org/Mines-et-met ... es-besoins
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Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 11 Fév 2018, 18:02

Les métaux rares, le visage sale des technologies « vertes »

La transition énergétique vers les « technologies vertes » dépend de l’exploitation de matériaux indispensables au fonctionnement des éoliennes, panneaux solaires ou autres batteries électriques. Dans « La guerre des métaux rares », le journaliste Guillaume Pitron révèle l’envers de cette « révolution ».

Alors que jusqu’à la Renaissance, les hommes n’ont exploité que sept métaux, c’est désormais la quasi-totalité des 86 éléments de la classification périodique de Mendeleïev qui est utilisée. Depuis les années 1970, leurs propriétés magnétiques exceptionnelles sont exploitées pour fabriquer des aimants ultrapuissants utilisés dans les moteurs électriques. Ils servent aussi dans les batteries qui les alimentent, les pots catalytiques, les ampoules basse consommation, les composants des appareils numériques… toutes les technologies vertes (green tech) qui utilisent donc une énergie sans charbon ni pétrole. Mais l’extraction et le raffinage de ces métaux sont extrêmement polluants.

... https://reporterre.net/A-DEC-La-transit ... on-vouloir
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Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 10 Mar 2018, 22:59

« Les métaux rares sont le pétrole du XXIe siècle »

Et si les énergies renouvelables n’étaient finalement pas renouvelables ? Et si elles contribuaient au réchauffement climatique en émettant de fortes quantités de CO2 ? Et si, au lieu d’ouvrir une ère d’abondance et d’indépendance énergétique, elles ne faisaient que nous rendre dépendant de monopoles de la Chine sur les métaux rares ? Pierre angulaire omniprésente des nouvelles technologies énergétiques et numériques, ces matières premières indispensables sont sources d’enjeux majeurs pourtant peu médiatisés. Usbek & Rica a échangé avec Guillaume Pitron, auteur de La guerre des métaux rares (Les liens qui libèrent, 2018), pour une plongée fascinante des mines chinoises de Baotou jusqu’au Pentagone.

... https://usbeketrica.com/article/podcast ... xie-siecle
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Re: Relance des mines

Messagede bipbip » 07 Avr 2018, 14:34

Soirée Ciné-débat "Guyane française, chronique d'une zone de non-droit"

Caen Lundi 09 avril 2018
à 20h30 au Café des Images à Hérouville.

Projection du film "La loi de la jungle" suivie d’une rencontre avec Boris Ernult, enseignant de géographie à l'Université de Caen.

La loi de la jungle Documentaire de Philippe Lafaix, France. 2003. 53 min.

L'auteur expose par les témoignages filmés les séquelles environnementales et surtout psycho-sociales du développement rapide de l'orpaillage en Guyane française. Sur ce territoire européen d'Amérique latine, le plus vaste, le plus riche en biodiversité et le plus forestier des départements français, coexistent le riche centre spatial de Kourou et une immense zone de non-droit qui semble gagner du terrain partout où l'orpaillage se propage. Les trafics d'influence, d’or, d’armes, d'humains ou de drogues semblent ne pas susciter les réactions administratives qu'exige la loi...
La projection sera suivie d'un débat avec Boris Ernult, pour mieux comprendre ce qui se joue dans ce département français au cœur de l'Amazonie avec ses problèmes frontaliers, sociaux, écologiques et ethniques, la surexploitation légale ou non des richesses... Le débat abordera également la question du méga-projet minier de la "Montagne d'or".

Tarifs habituels du Café des Images

http://www.resistances-caen.org/index.php
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Re: Relance des mines

Messagede Pïérô » 20 Mai 2018, 02:20

Méga mine d’or en Guyane : les forêts tropicales françaises en danger

Le projet minier “Montagne d’Or” fait actuellement l’objet d’un débat public en Guyane française. En octobre 2017, Emmanuel Macron s’était dit favorable à la construction et à l’exploitation de cette mine d’or géante. Un positionnement à rebours des ambitions françaises en matière de protection des forêts mondiales et de lutte contre le changement climatique. Alors que le gouvernement veut mettre fin à la déforestation induite par les importations françaises, ne devrait-il pas d’abord être exemplaire sur son propre sol ?

Montagne d’Or : déforestation et pollution environnementale garanties

Pollution des cours d’eau, boues toxiques, déchets dangereux : un impact local catastrophique

L’exploitation minière est une des activités industrielles les plus polluantes au monde, alors qu’extraire de l’or est une aberration : seul 8% de l’or extrait va au secteur industriel, tandis qu’une grande partie est stockée dans des coffres de banque. En 2015, le recyclage a fourni 3 fois plus d’or que les besoins industriels.

Pour le projet “Montagne d’Or”, 300 à 400 milliards de litres de boues contaminées par la cyanuration seront stockées en digue, avec des risques d’effondrement et de catastrophe industrielle. Selon le collectif Or de Question, qui fédère les associations mobilisées contre l’exploitation, 25 ruptures de digue accidentelles ont eu lieu dans le monde depuis 2000. C’est par exemple ce qu’il s’est passé en 2015 au Brésil, où 800 km des rives du fleuve Rio Docé ont été ravagées. On a qualifié cet accident de “Fukushima brésilien”.

Au-delà d’un effondrement des digues de déchets miniers, leur lessivage pourrait contribuer à la contamination progressive de la zone. Le cyanure et les métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, arsenic…) rejetés lors de l’extraction de l’or vont polluer les cours d’eau et les nappes phréatiques. Les conséquences sur la santé des populations locales seront désastreuses : les 3 500 mines de l’Hexagone, aujourd’hui fermées, font toujours l’objet de plaintes de riverains, atteints de cancers, leucémies, déficiences cognitives…

Il n’est pas possible de construire une « mine propre » sur le site de la Montagne d’Or au vu des conditions (boues, pluviométrie), même à petite échelle, et encore moins avec le volume de déchets que devrait générer l’exploitation.

... https://www.greenpeace.fr/mega-dor-guya ... es-danger/
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