Racisme d'Etat, affaire du burkini ...

Re: Racisme d'Etat

Messagede Blackwater » 28 Aoû 2016, 11:46

Valls : portrait de l’homme politique en agent de la guerre civile


Sollicité par la LDH et le CCIF, le Conseil d’État vient de suspendre les arrêtés anti-burkinis qu’avait pris plus d’une trentaine de mairies (majoritairement LR mais aussi FN et PS). Il a notamment considéré que « l’arrêté litigieux a […] porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ». On aurait pourtant tort d’imaginer que l’offensive raciste – adossé à un front politique allant de fait du gouvernement au FN en passant par LR – est terminée.


L’offensive islamophobe va continuer

Le Premier ministre Manuel Valls a immédiatement réagi, lui qui avait déjà soutenu les maires en question.Rapidement après l’annonce de la décision du Conseil d’État, il a déclaré que celle-ci « n’épuisait pas le débat » et a précisé : « Dénoncer le burkini, ce n’est en aucun cas mettre en cause une liberté individuelle. Il n’y a pas de liberté qui enferme les femmes ! C’est dénoncer un islamisme mortifère, rétrograde ». Qu’annonce-t-il par ces déclarations ? Non qu’il porte un intérêt pour les droits des femmes ; qu’a-t-il fait contre les violences qui leur sont faites ou les discriminations sexistes structurelles ? Ce que dit cette déclaration, c’est tout simplement que la bataille est très loin d’être terminée, et qu’elle ne se jouera pas essentiellement sur le terrain juridique. Comme dans les années 1990 et 2000, une offensive idéologique et politique a d’ores et déjà commencé, dont l’objectif est simple : accélérer l’entreprise de stigmatisation, de discrimination et de ségrégation visant spécifiquement les millions de musulman·e·s vivant en France.

La décision du Conseil d’Etat est une victoire, mais elle est partielle : elle n’annule pas les lois et circulaires islamophobes passées dans les quinze dernières années, et elle n’est qu’un coup d’arrêt provisoire. Souvenons-nous qu’en 1994, le Conseil d’Etat avait invalidé le règlement intérieur d’un lycée prétendant interdire les signes religieux dans l’établissement. Il avait annulé au passage un jugement du tribunal administratif de Nantes, et du même coup empêché l’exclusion scolaire de plusieurs élèves. Quelques années plus tôt, en 1989, le même Conseil d’Etat avait déjà précisé : « Dans les établissements scolaires,le port par les élèves de signes par lesquels il entendent manifester leur appartenance à une religion n'est pas par lui-même incompatible avec le principe de laïcité, dans la mesure où il constitue l'exercice de la liberté d'expression et de manifestation de croyances religieuses ».

On sait pourtant ce qui est advenu 10 ans plus tard : au terme d’une énorme campagne intellectuelle, médiatique et politique, Chirac et le gouvernement Raffarin étaient parvenus à imposer une loi liberticide et raciste : la loi du 15 mars 2004. Au nom d’une loi qui prétendait les libérer (autoritairement), ce sont des dizaines d’élèves qui furent exclues, sans même parler de la souffrance qu’elle a pu provoquer chez des milliers d’élèves contraintes de se plier à cette nouvelle législation, mais aussi du renoncement à une scolarité dans l’école publique, et parfois à une scolarité tout court, que cette loi a signifié. Pour parvenir à une « victoire » qui aboutissait à exclure pour libérer (rien moins !), il avait fallu des années d’un travail idéologique visant non seulement à redéfinir la laïcité, mais aussi à constituer le port du foulard – et à travers lui l’Islam et les musulman·e·s – en « problème public ».

À l’heure où les gouvernements réduisaient drastiquement les moyens de l’École publique, la ficelle était sacrément grosse. Elle a pourtant fonctionné, pour au moins deux raisons : elle s’est articulé au racisme structurel qui caractérise la société française (sous la forme en particulier des discriminations racistes systématiques ciblant les descendant·e·s de colonisé·e·s) ; et le terrain idéologique avait été activement préparé pour construire les musulman·e·s comme menace pour l’École et les valeurs universelles qu’elle prétend illusoirement incarner face à l’obscurantisme religieux.


L’un des principaux agents de la guerre civile

Valls s’inscrit clairement dans cette dynamique islamophobe. Comme tout professionnel de la politique, il aime se référer aux valeurs de la « République », en particulier au « vivre-ensemble ». C’est d’ailleurs au nom du « vivre ensemble » qu’il somme les musulmans d’ « aider la République », sous peine de rendre « de plus en plus dur » la garantie du libre exercice du culte.

Nul doute pourtant qu’il est devenu en quelques années à peine l’un des principaux agents de la guerre civile. Une guerre de basse intensité et qui ne s’avoue pas comme telle certes ; mais une guerre, qui combine les traits d’une guerre de classe et d’une guerre (néo-)coloniale, qui cherche à briser les résistances des opprimés et les solidarités potentielles pouvant s’établir entre eux/elles, et prend pour cela des formes idéologiques et militaires. De ce point de vue, l’état d’urgence a permis d’intensifier encore davantage le quadrillage répressif des quartiers populaires en multipliant les contrôles au faciès, les assignations à résidence, les raids de la BAC, voire le siège par des compagnies de CRS ; en somme l’arbitraire et le racisme policiers. La mort d’Adama Traoré durant l’été a malheureusement rappelé la réalité – devenue banale depuis des décennies – des crimes policiers visant les Noirs et les Arabes, toujours impunis.

Cette guerre prend donc pour cible les musulman·e·s et les habitant·e·s des quartiers populaires, mais aussi les Rroms. On se souvient de sa déclaration en 2013, qui lui avait valu un procès pour provocation à la discrimination raciale et visait essentiellement à justifier la multiplication des démantèlements de camps (« respectueuse des personnes, mais particulièrement ferme » annonçait-il…) : « Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation » avec les populations locales, a-t-il ajouté. «C’est illusoire de penser qu’on règlera le problème des populations rroms à travers uniquement l’insertion ». Il n’y aurait « pas d’autre solution que de démanteler ces campements progressivement et de reconduire (ces populations) à la frontière. […] Les Rroms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie, et pour cela il faut que l’Union européenne, avec les autorités bulgares et roumaines, puissent faire en sorte que ces populations soient d’abord insérées dans leur pays ».

Ces discours ne sont pas sans conséquence : outre leur connexion intime avec le ciblage systématiquement raciste de la police, ils construisent des figures de l’ennemi intérieur et prépare le terrain à des déchaînements racistes, en donnant confiance aux éléments les plus racistes dans la population, organisés ou non dans le cadre de l’extrême droite. À Calais, des migrant·e·s sont régulièrement enlevé·e·s et tabassé·e·s, voire laissé·e·s pour mort. À Marseille, un camp de Rroms a récemment été attaqué à coup de cocktails Molotov. À Sisco en Corse, si l’on ne peut dire avec précision l’origine de ce que les médias dominants ont décrit comme une « rixe », il est avéré qu’une foule de plusieurs centaines de personnes s’est dirigé aux cris de « On est chez nous » vers le quartier populaire de Lupino, en périphérie de Bastia et a agressé à l’hôpital un homme d’origine maghrébine qui avait déjà subi des violences la veille. Menacé de mort, celui-ci a d’ailleurs depuis décidé de quitter l’île où il habitait depuis 13 ans.

Comment ne pas voir le lien direct entre la campagne raciste menée par les barons locaux autour du « burkini », le soutien de Valls aux arrêtés municipaux, et ces actes racistes ?

Vers une riposte politique

Valls se tient aussi fermement que possible du côté des classes possédantes et sait que la loi travail ne suffira pas pour faire accepter aux salarié·e·s le type de cure néolibérale que Shröder imposa en Allemagne au début des années 2000.

Au contraire, la mobilisation de ce printemps a de nouveau montré la profonde défiance d’une majorité de la population au projet néolibéral porté en commun par le PS et LR, en plus profondément par la bourgeoisie française. Ce mouvement a en outre pris des formes radicales, qui pourraient annoncer un processus d’insubordination généralisée encore à venir. Tout cela souligne de fait la crise d’hégémonie qui taraude la classe dominante française depuis une dizaine d’années, et qui aboutit aujourd’hui à l’approfondissement de la dynamique autoritaire/sécuritaire dans les quartiers populaires, et son extension aux mouvements sociaux, des manifestant·e·s des cortèges de tête arrêtés arbitrairement aux travailleurs de Goodyear ou d’Air France condamnés par la justice pour s’être battus pour sauver leurs emplois.

Le racisme, sous la forme notamment de l’islamophobie, vise non seulement à empêcher les descendants de colonisé·e·s d’ « exister politiquement » de manière autonome (comme disait Sayad), mais également à résoudre cette crise d’hégémonie, en bâtissant une « communauté nationale » soudée contre les musulman·e·s. L’un des enjeux centraux, pour les mois et années à venir, consiste donc à construire et unifier un vaste mouvement de contestation, sans perdre de vue la nécessité d’une mobilisation spécifique : contre la violence d’État qui s’abat quotidiennement sur les quartiers populaires ; et contre l’islamophobie, qui détruit les vies de millions de personnes, entraînant dans sa foulée une explosion de toutes les formes de racisme. Le procès des Goodyear aura lieu le 19 octobre ; un premier pas significatif serait réalisé si étaient invitées à s’exprimer les familles des victimes de violences policières dans les quartiers populaires et des militant·e·s antiracistes. De même, une solidarité du mouvement syndical avec les familles de victimes de crimes policiers constituerait un grand pas en avant.

Pour autant, il n’y aura pas de raccourcis : les combats à venir dans les semaines qui viennent contre le gouvernement sont cruciaux mais ils doivent s’inscrire dans une lutte durable, « sans trêve » pour reprendre le titre d’un livre d’Angela Davis récemment paru, qui se poursuivra après la prochaine élection présidentielle ; les batailles juridiques doivent être menées car elles sont l’une des armes possibles dans l’actuelle guerre de position, et on ne peut que saluer le CCIF et la LDH pour leur travail sur ce plan, mais une riposte politique est nécessaire sur le terrain de l’antiracisme, trop longtemps délaissé par la gauche radicale et le mouvement syndical. Pour faire reculer les forces immenses qui nous font face, c’est donc à un long combat qu’il faut se préparer. Un mouvement antiraciste, politique et autonome, animé par les premiers·ères concerné·e·s, se constitue et se renforce depuis des années. Sans empiéter sur ses terrains d’action, la gauche radicale et le mouvement syndical doivent prendre leur responsabilité ; c’est à ce prix que la peur pourrait changer de camp.

Ugo Palheta

http://npa2009.org/idees/antiracisme/va ... rre-civile
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Re: Racisme d'Etat

Messagede Fred1 » 28 Aoû 2016, 19:06

Le problème du NPA c'est qu'il lance des débat qui aboutisse nul part, certain ont même conduit a la construction d'organisation spécifique comme le PIR, ou les universalismes sont décrit comme raciste. C'est gens se reconnaisse comme musulmans en devenirs, et pourtant c'est une religion universalisme il me semble?

Pour le NPA le débat sur le voile a était bâclé par le départ de la section concernée, pas de vote finale pour validé ou invalidé la présence d' Ilham Moussaïd

La présence d'Ilham Moussaïd sur les listes du NPA avait provoqué une scission au sein des effectifs du parti dans ce département: en mars, la tête de liste NPA aux régionales, Jacques Hauyé, avait expliqué que "les comités attachés au féminisme et à la laïcité regrett(ai)ent l'instrumentalisation de l'islam à laquelle la candidate s'est prêtée avec le concours actif d'une équipe qui s'est autonomisée".
http://www.liberation.fr/france/2011/02 ... que_714884


Je trouve regrettable cette échec car ont était loin des idées du pir, et c'est dommageable que dans un parti politique, les membre soit privé de voté et validé ou pas un chois stratégique.

Mais en faite, l'islam est elle une religion universelle comme je le pense?
Ça permettrait de contré certaine organisation spécifique (ou pas) qui s'en réclame..
Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.

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Re: Racisme d'Etat

Messagede abel chemoul » 29 Aoû 2016, 15:58

Mais en faite, l'islam est elle une religion universelle comme je le pense?
Ça permettrait de contré certaine organisation spécifique (ou pas) qui s'en réclame..


oui et non.

en théorie l'islam est universaliste mais:
1) comme le christianisme, c'est de l'universalisme quand tu es dans la communauté des croyants, c'est de l'universalisme à la petite semaine
2) dès la mort de Mohammed, la vocation universaliste a échoué et l'islam est revenu à un mode tribal y compris au sein de la oumma.
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Re: Racisme d'Etat

Messagede digger » 30 Aoû 2016, 09:57

La rentrée des crasses

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Re: Racisme d'Etat

Messagede Fred1 » 01 Sep 2016, 09:52

abel chemoul a écrit:
Mais en faite, l'islam est elle une religion universelle comme je le pense?
Ça permettrait de contré certaine organisation spécifique (ou pas) qui s'en réclame..


oui et non.

en théorie l'islam est universaliste mais:
1) comme le christianisme, c'est de l'universalisme quand tu es dans la communauté des croyants, c'est de l'universalisme à la petite semaine
2) dès la mort de Mohammed, la vocation universaliste a échoué et l'islam est revenu à un mode tribal y compris au sein de la oumma.


Mais qui distribué le courrier quant l'universalisme a était découvert?
Parce que en Algérie "les indigène" avais reçue par les colons des courrier, mais pas celui concernent les lumières (Et dalleurs peut on m'indiqué le message universel dans une phrase du style Val sur les roms par exemple?).
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Au final c'est pas une mauvaise idées de remette l'ouvrage universel sur l'établie, avec des bonne question les réponses, libertaire ou pas qu'importe, t'en qu'on est d'accord sur des bases et des valeurs préalablement établis (antiraciste, féministe confirmé ou en devenir, etc.....).
Je pense qu’adhéré a une organisation religieuses pour un libertaire, c'est prendre un risque du style, retrouver cette organisation dans une manif homophobie pour tous.
La multiplication de lois liberticide, y compris contres les mouvement sociaux, donne une idées général sur l'état démocratique de se pays, museler a en crevé d'étouffement, quant c'est pas des môme électrocuter parce que la peur panique du bleus les font préféré prendre se risque.

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Toutes c'est question du problème crée aux sujet des "musulmans" a un fil coloniaux, et poste coloniaux. La guerre d'Algérie a creusé des blessures profonde, ça se sens dans les banlieue ou une certaines défiance communautaire pesse dans le vivre ensemble, l'héritages poste colonial ne peut tourner la page t'en que l'état Français, reconnaisses ça barbarie aveugle contre le peuple Algérien. Enfin la torture, le viol, l'assassinat collectif, ne fait a mon avis pas parti des recommandation des père universalismes.

La question du voiles se justifie pas quant les femmes qui le porte sont carrément agressé par les représentant d'un état, la question religieuses et le costume qu'ont porte dans la rue, deviens le prétexte pour instauré une autorité moral qui réprime comme si fallait assumer l'autoritarisme pour c'est gens ..
Le malaise est telle dans les milieux féministes, qu'elles ont était obliger d'intervenir pour stoppé c'est intervention musclé, les bleu savais pas que derrière le voile il y avait quelqu'un, qui puisait qu'une femme subissait leurs violence en dehors des intervention autorisé par le bon sans ...

Je propose donc au pouvoir public, d'organisé des journées de réflexion, et de sensibilisation culturel enfin de sollicité l’intelligence des force de l'ordre. Exemple sur des thématique d'intervention de bonne conduite, demander a une femme de se dévêtir en public, c'est pas bien...
empêcher une vielle dame de se faire dépouiller, c'est bien....
etc...

De plus ça limiterait peut être un peut les bavures!
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Re: Racisme d'Etat

Messagede Pïérô » 04 Sep 2016, 01:41

En terme d'articulation, je trouve que l'article d'ICO est pas mal fait :

Quand les politiciens fouillent dans les poubelles de l’extrême-droite

Après les débats absurdes sur le burkini, on apprend que deux femmes ont été verbalisées pour avoir porté le hidjab sur une plage à Nice et à Cannes.

On peut penser ce qu’on veut de tel ou tel habit, les autorités politiques n’ont pas à imposer d’interdiction vestimentaire sur la voie publique qui ne soient nécessaires pour des raisons de sécurité ou d’hygiène (par exemple, on peut justifier de l’obligation de porter un casque en moto), encore moins lorsqu’il s’agit d’une discrimination évidente contre une catégorie de la population en raison de son appartenance religieuse. Si le décret municipal de Nice indique que « l’accès aux plages et à la baignade sont interdits à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime », il ne concerne dans les faits que des femmes de confession musulmane. Le port de la soutane et des uniformes de bonnes sœurs ne sont par exemple pas interdits dans les rues, les campagnes ni même sur les plages de Nice et de Cannes. A Cannes d’ailleurs, l’intervention policière contre une jeune femme parce qu’elle portait le voile, a libéré la parole raciste et des vacanciers ont crié « ici on est catholiques » à l’encontre de cette dame, ce qui, pour le moins, n’est pas respectueux de la laïcité !

La laïcité signifie la stricte séparation de l’Etat et des religions, le refus de toute interférence religieuse dans les choix politiques, mais n’a jamais signifié interdire, sur la voie publique, les signes d’appartenance religieuse. Communistes, nous sommes athées, nous combattons par la propagande la religion, mais nous respectons le droit de chaque être humain de croire ou de ne pas croire et d’exercer sa liberté de culte.

Ces mesures, bien loin de combattre l’obscurantisme, favorisent au contraire la propagande des réactionnaires, qu’il s’agisse de Daesh, d’Al-Quaïda ou d’autres groupes fanatiques religieux qui justement tentent de dresser des murs entre les êtres humains sous prétexte d’appartenance religieuse. L’intervention de forces de police pour chasser d’une plage une femme qui porte un voile n’est en rien une avancée pour la liberté des femmes, mais donne aux contraire des arguments aux obscurantistes qui en Iran ou en Arabie Saoudite lancent la police religieuse contre les femmes « mal-voilées ».

Les mesures, prises par des maires LR, soutenues par un premier ministre PS, se développent sur un fond de climat raciste et nationaliste de plus en plus menaçant, où, en vue des élections à venir, les candidats n’hésitent pas à aller piocher dans les poubelles de l’extrême-droite. On est allé jusqu’à voir un maire, Charles-Antoine Casanova, appeler son homologue de Sisco à « exclure définitivement de sa commune tous les maghrébins et leurs familles ».

Dans ce climat, au delà de l’affirmation de la liberté vestimentaire pour les adultes et l’annulation des amendes, il est plus que jamais nécessaire de dénoncer et de combattre le racisme, tous les racismes, que les victimes soient Arabes, Juives, Noires, Rroms, Asiatiques, ou autres. Elle est là l’urgence, et pas de légiférer sur les tenues de plage !

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Le feuilleton burkini de l’été A quoi ça sert ?

Messagede JPD » 06 Sep 2016, 02:17

Le feuilleton burkini de l’été
A quoi ça sert ?



Le 17 août, jour même où Valls, le premier ministre de la France, déclarait, à la suite des arrêtés municipaux interdisant le port du Burkini, que les musulmans devaient faire preuve de « discrétion dans la manifestation de leurs convictions religieuses », François Hollande, le président de la même France se rendait au Vatican en « visite privée » (mais tout de même accompagné de Bernard Cazeneuve – les deux hommes n’ont pourtant pas pour habitude de passer leurs vacances ensemble), pour « resserrer les liens » avec l’Eglise catholique et rencontrer un pape François, généralement peu discret dans l’expression publique de sa propre foi. C’est à cette occasion que l’autre François s’est « recueilli », à la mémoire des victimes des attentats, à l’église Saint-Louis-des-Français de Rome, dans laquelle, en janvier 2004, il avait refusé de mettre les pieds au nom du respect de la laïcité. Une coïncidence et une volte-face qui surviennent alors même que l’ « affaire » de la mort, le 19 juillet, d’Adama Traore lors de son interpellation et transfert dans un commissariat de Persans (Val d’Oise) agite encore les « cités » dont de nombreuses voix nous disent qu’elles sont des nids de vocations terroristes.

Décidément les socialistes sont une véritable fabrique à « jihadistes ». On frémit à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche. Car enfin, comment ne pas voir à quel point cette « coïncidence » souligne une profonde inégalité de jugement et de traitements entre différents « enfants de la République ». Comment ne pas voir que cette coïncidence ne peut que favoriser quelques vocations de martyrs parmi celles et ceux qui sont justement révoltés par la situation qui leur est faite dans la République, par le racisme qu’ils subissent et le mépris affiché vis-à-vis des musulmans, non à cause de la religion qu’ils professent mais de par le statut de classe dangereuse qu’ils endossent.

Ce n’est pas là chose nouvelle. A chaque fois que les responsables politiques ouvrent la bouche, même pour fustiger le racisme ou prôner l’égalité ou la laïcité, les bras nous en tombent tant ils semblent ne pas se rendre compte que les cibles qu’ils visent, la rhétorique qu’ils utilisent, les moyens qu’ils mettent en œuvre, et ce qu’on ne peut que lire derrière leurs mots, vont à l’encontre du but prétendu.

Lorsque Valls, qui en a remis une couche, affirme que « Le Burkini n’est pas compatible avec les valeurs de la France », il le fait, aux côtés d’un certain nombre de laïcs intransigeants, au nom de la défense des femmes. Mais de quoi ces féministes de la dernière heure se mêlent-ils alors qu’en quatre ans de pouvoir ils n’ont pas été capables d’imposer une simple égalité des salaires entre les hommes et les femmes ! Le résultat c’est un parti-pris éclatant en faveur de l’offensive nationaliste actuelle qui veut réhabiliter les racines chrétiennes de la fille aînée de l’Eglise. Une Eglise qui considère que la Femme est issue d’une côtelette d’Homme !

Les débats sur le burkini se fondent sur un quadruple déni/oubli. Celui très actuel des bombardements français en Syrie qui ont fait largement plus de morts que les attentats en France. Celui d’un « passé » colonial pourtant bien présent dans la domination de classe qui s’exerce sur une partie de la population issue, non de l’immigration, mais de l’importation de main d’œuvre. Celui sur l’oubli des costumes de bain de nos grand-mères. Enfin sur la présence habituelle et très actuelle de signes ostensiblement religieux dans l’espace public : les bonnes soeurs voilées qui, quoiqu’on en pense, n’ont pas disparues ; les vêtements et coiffures des juifs orthodoxes dans certains quartiers urbains ; les processions catholiques dont on nous dit qu’elles font partie de la tradition ; les croix et autres breloques visibles sur le corps ou les édifices publiques, et bien d’autres signes encore. Sans compter que si le burkini est la marque d’une certaine domination sur le corps des femmes (mais pas seulement imposée, souvent aussi intériorisée) qu’en est-il du bikini (ou du slip de bain) qui, au nom de la morale chrétienne, cache chattes, bites et culs de manière obligatoire dans l’espace publique… du littoral (et seulement du littoral car en ville il est interdit par arrêté municipal… les corps républicains doivent y être davantage couverts !).

On pourrait multiplier ainsi les exemples de différence de traitement qui ne peuvent que pousser certaines et certains à péter les plombs.
En effet, s’il est tout à fait licite et conseillé de critiquer et d’honnir l’islam on ne peut le faire que si le même rejet, et de manière aussi nette et égale, s’applique à toutes les transcendances et surtout aux monothéismes (catholiques et juifs) qui dominent le monde. Et que l’égalité de traitement n’est pas seulement question de surface identique de papier ou de quantité équivalente de mots consacrés à ces dénonciations, mais de prise en compte du fait que le sens des critiques varie selon les contextes dans lesquels il s’exprime. Ce n’est pas une question de comptabilité et d’égalité, mais d’équité et d’Histoire.

Ce contexte c’est plus d’un siècle de domination et d’exploitation du monde dit « arabo-musulman » par le monde « occidental-chrétien ». Il est donc tout à fait logique qu’une diatribe contre l’islam qui serait disproportionnée par rapport à celles adressées à d’autres religions soient perçue comme une attaque contre les personnes plus que contre la religion. C’est d’ailleurs ce qu’ont bien compris les racistes qui masquent leur haine des Arabes (ou de ceux qu’ils prennent comme tels) derrière le voile de la religion.

Le colonisateur colonise pour trois raisons : trouver des matières premières, chercher de la main d’œuvre si possible gratuite, asseoir un pouvoir sur un territoire pour contrôler les flux des matières et des bras. La religion, le colonisateur s’en fout (ce n’est pas un croisé qui veut reconquérir le tombeau du Christ). Le racisme n’est pas non plus premier : il l’utilise et le crée pour justifier et asseoir sans trop de peine ses trois objectifs aux yeux des populations dont il est issu.

Les Jihadistes de diverses obédiences sont en train de rendre un fier service à leurs homologues chrétiens ou Juifs, même si ils en zigouillent quelques-uns de temps en temps. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, on ne réhabilite pas le religieux sans produire des martyrs. Car au-delà des quelques petits ennuis que représente le massacre de quelques uns d’entre eux, le bénéfice est net : c’est celui de la réhabilitation du « religieux » qui au bout du compte rend crédible la prophétie d’André Malraux selon laquelle le XXIe siècle serait religieux ou ne serait pas. Ce qui n’était pas gagné à la fin du siècle dernier.

En acceptant de se situer sur le terrain de la religion, comme nous le proposent jihadistes et laïcs (intransigeants à l’ancienne ou de la dernière heure comme le FN) on accepte de mettre au second plan une réalité qu’ils veulent tous évacuer à savoir qu’il s’agit davantage de clivages sociaux, de classe, que de manière de croire ou de ne pas croire au ciel.

Pendant les quelques mois qu’a duré la lutte contre la loi El Khomri, la critique sociale s’est tant bien que mal refait une place au soleil. A peine le mouvement parti en vacances, des questions dites de société, de celles qui opposent celles et ceux qui devraient être unis contre leurs exploiteurs communs, ont été réactivées par les forces qui ont intérêt à ce que les divisions qui agitent la société portent sur des questions de religion, de race ou de couleur de peau, mais surtout pas de classe sociale.

Et de fait ce retour du religieux en arrange plus d’un y compris certains admirateurs de saint Voltaire pour qui la croyance en un dieu devrait apparaître comme stupide aux yeux des plus éclairés, de l’élite, mais rester présente dans la tête du bas-peuple pour qu’il se tienne tranquille. Et à présent, tous les tenants de l’ordre capitaliste préfèrent, et de loin, ce retour au religieux (même chaotique et sanglant) pour éviter que germe de nouveau dans l’esprit des « gueux » l’espoir, bien terrestre et immanent, de la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Le journal Le Monde vient de nous donner un bel exemple de cette réalité dans sa livraison du 17 août qui, par la plume de « musulmans qui ont réussi », traite de l’Islam en France. 41 médecins, chefs d’entreprise, cadres supérieurs ont sorti un texte dans lequel ils se déclarent « prêts à assumer leur responsabilité » dans la gestion de l’islam en France. Pas forcément pratiquants, ni même sans doute croyants, ils ont besoin d’un islam « tranquille », français et intégré, pour vivre tranquillement leur ascension sociale que l’incursion d’un islam salafiste perturbe du fait de leurs origines. Mais qui sont ces gens ? Qu’est-ce qui les caractérise fondamentalement ? D’être des musulmans ou d’être des bourgeois ? Ce sont évidemment des bourgeois qui mettent en avant la religion pour masquer ce qu’ils sont réellement. Leur discours est le même que celui des « bourgeois de souche » : « on peut y arriver en travaillant dur, en le voulant ». Sauf que quelle que soit son origine tout le monde ne peut pas devenir bourgeois ! Eh oui la lutte de classe ça traverse les appartenances religieuses, les origines culturelles, les « races » et toutes les appartenances.

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Re: Le feuilleton burkini de l’été A quoi ça sert ?

Messagede Barbe Noire » 07 Sep 2016, 09:51

JPD a écrit:Le feuilleton burkini de l’été
A quoi ça sert ?

... Comment ne pas voir que cette coïncidence ne peut que favoriser quelques vocations de martyrs parmi celles et ceux qui sont justement révoltés par la situation qui leur est faite dans la République, par le racisme qu’ils subissent et le mépris affiché vis-à-vis des musulmans, non à cause de la religion qu’ils professent mais de par le statut de classe dangereuse qu’ils endossent.


Voilà, je n'ai pas encore lu parmi les dizaine d'articles consacrés au sujet, le moindre papier mettant en avant ou simplement prenant en compte la part à mes yeux essentielle du social dans le phénomène terroriste.

Ce n’est pas là chose nouvelle. A chaque fois que les responsables politiques ouvrent la bouche, même pour fustiger le racisme ou prôner l’égalité ou la laïcité, les bras nous en tombent tant ils semblent ne pas se rendre compte que les cibles qu’ils visent, la rhétorique qu’ils utilisent, les moyens qu’ils mettent en œuvre, et ce qu’on ne peut que lire derrière leurs mots, vont à l’encontre du but prétendu.

Lorsque Valls, qui en a remis une couche, affirme que « Le Burkini n’est pas compatible avec les valeurs de la France », il le fait, aux côtés d’un certain nombre de laïcs intransigeants, au nom de la défense des femmes. Mais de quoi ces féministes de la dernière heure se mêlent-ils alors qu’en quatre ans de pouvoir ils n’ont pas été capables d’imposer une simple égalité des salaires entre les hommes et les femmes !


Bien envoyé :D



... Sans compter que si le burkini est la marque d’une certaine domination sur le corps des femmes (mais pas seulement imposée, souvent aussi intériorisée) qu’en est-il du bikini (ou du slip de bain) qui, au nom de la morale chrétienne, cache chattes, bites et culs de manière obligatoire dans l’espace publique… du littoral (et seulement du littoral car en ville il est interdit par arrêté municipal… les corps républicains doivent y être davantage couverts !).

On pourrait multiplier ainsi les exemples de différence de traitement qui ne peuvent que pousser certaines et certains à péter les plombs.
En effet, s’il est tout à fait licite et conseillé de critiquer et d’honnir l’islam on ne peut le faire que si le même rejet, et de manière aussi nette et égale, s’applique à toutes les transcendances et surtout aux monothéismes (catholiques et juifs) qui dominent le monde. Et que l’égalité de traitement n’est pas seulement question de surface identique de papier ou de quantité équivalente de mots consacrés à ces dénonciations, mais de prise en compte du fait que le sens des critiques varie selon les contextes dans lesquels il s’exprime. Ce n’est pas une question de comptabilité et d’égalité, mais d’équité et d’Histoire.


Tout à fait.

... En acceptant de se situer sur le terrain de la religion, comme nous le proposent jihadistes et laïcs (intransigeants à l’ancienne ou de la dernière heure comme le FN) on accepte de mettre au second plan une réalité qu’ils veulent tous évacuer à savoir qu’il s’agit davantage de clivages sociaux, de classe, que de manière de croire ou de ne pas croire au ciel.


Mais pas seulement.

Pendant les quelques mois qu’a duré la lutte contre la loi El Khomri, la critique sociale s’est tant bien que mal refait une place au soleil. A peine le mouvement parti en vacances, des questions dites de société, de celles qui opposent celles et ceux qui devraient être unis contre leurs exploiteurs communs, ont été réactivées par les forces qui ont intérêt à ce que les divisions qui agitent la société portent sur des questions de religion, de race ou de couleur de peau, mais surtout pas de classe sociale.

Et de fait ce retour du religieux en arrange plus d’un y compris certains admirateurs de saint Voltaire pour qui la croyance en un dieu devrait apparaître comme stupide aux yeux des plus éclairés, de l’élite, mais rester présente dans la tête du bas-peuple pour qu’il se tienne tranquille. Et à présent, tous les tenants de l’ordre capitaliste préfèrent, et de loin, ce retour au religieux (même chaotique et sanglant) pour éviter que germe de nouveau dans l’esprit des « gueux » l’espoir, bien terrestre et immanent, de la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme.


... jpd


Je partage très globalement ton analyse même si je ne souscris - heureusement ? - pas à tous tes arguments.
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Re: Racisme d'Etat

Messagede Fred1 » 07 Sep 2016, 13:26

Se sujet sur le voile dépasse un peut le cadre de nos compétence, le cul entre deux chaise, d'un coté les laïc, de l'autre le religieux, et au final des loi liberticide qui finisse par contraindre le mouvement social a se prononcer sur des sujet tout deux liberticide.

L'universalisme me parait contredit quant j'entant le projet de franciser la religion musulman, qui se revendique universel, n'a pas besoin de certificat d'un état. C'est comme on exiger des socialistes qu'ils soi certifié Français, il y a un truc qui sonne faux, ou qu'on demande aux libertaire un certificat de "francisation", ça va pas.

De plus le prosélytisme politique existe il?
http://www.cnt-so.org/IMG/pdf/_03_re_po ... -suite.pdf

Ont voie bien que se qui est en question sous le voile, fait parti d'un projet national brouillon, qui tien en réalité a une phobie des élites contre toutes les opposition politique divergents des voies officiels.
Comme il est évidents que suite au attaque contre des innocents, la récupération politique pousse le cynisme politique a son comble en consultant le front national, pourquoi s'étonnée alors de voir soutenir des élus FN par des ministre PS?

Un certain nombre de question sont s'en réponse car irrationnel, comme les phobie il y a pas d’explication, l'incompétence fait le reste!
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Re: Le feuilleton burkini de l’été A quoi ça sert ?

Messagede Fred1 » 07 Sep 2016, 13:37

C'est juste un peut dommage que il y est deux sujet pour parler de la même chose.. viewtopic.php?f=70&p=242990#p242990


Edit admin (Pïérô) : déplacement et fusion avec le sujet initial fait.
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Re: Racisme d'Etat

Messagede abel chemoul » 07 Sep 2016, 14:22

oui enfin, "franciser" la religion musulmane c'est aussi l'extraire d'un jeu de pouvoir malsain. Aujourd'hui, la question de la formation des imams et du contrôle des mosquées françaises cache une guerre d'influence principalement entre l'Algérie et le Maroc.

c'est pas parce qu'une religion a une vocation universaliste qu'elle doit être une et indivisible, surtout une religion comme l'islam sans clergé international et donc plus souple théoriquement. Tu confonds universalisme et tentation hégémonique d'un courant qui refuserait de s'adapter aux contingences du monde. Le christianisme s'est paganisé pour s'intégrer à l'Europe (Noel, fêtes de la saint Jean, culte des saints, cathédrales sur d'anciens sites païens...), pourquoi l'islam ne s'intégrerait pas en perdant et gagnant d'autres bouts de ses pratiques et traditions? Une religion c'est pas une essence pure qui doit être respectée à la lettre, si on est matérialistes, je vois pas en quoi la demande d'un islam "à la française" est choquante... Et si "on demande à l'islam" c'est parce que les religions n'évoluent jamais vers plus de liberté et de respect de l'autre toute seule mais contrainte et forcée. Je vois pas comment vous voulez aider l'islam à sortir de l'obscurantisme sans le contraindre un minimum. Vous ne vous rappelez donc pas à quel point la laïcité à été un combat contre les cathos? vous gobez le récit national d'une laïcité que tous souhaitaient?

J'oubliais qu les libertaires refusent les analyses prenant en compte la notion de culture ou de communauté et que donc, demander à l'islam de s'intégrer au paysage c'est être facho... du coup vous êtes obligé de courir derrière les islamistes en défendant leurs droits à exprimer leur volonté d'hégémonie religieuse via le burkini... mais ça doit être mieux que d'avouer que Valls ne dit pas toujours de la merde.
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Re: Racisme d'Etat, affaire du burkini ...

Messagede Fred1 » 08 Sep 2016, 00:29

Bon moi j'ai pas trouvé très glorieux l'épisode de déshabillage d'une femme voilé par trois policier

mais ça doit être mieux que d'avouer que Valls ne dit pas toujours de la merde.


Qu'es ta voulu dire, vals aurait il fait ou dit des truc que j'aurait raté?

Vals est premier ministre, j ignore le contenue des pour parler avec le FN quant l'Elysée a convoqué les parti politiques , je constate qu'il les soutien pour l'histoire du burkini, bon????

Je vais pas spécialement défendre les droit des extrémiste, ceci n'exclut pas de constaté des privation de liberté, dans le même temps que des syndicalistes sont emprisonner.
Les musulmans sont présent en France depuis très longtemps, ils sont 4 000 000 je crois, c'est pas une nouvel religion.

oui enfin, "franciser" la religion musulmane c'est aussi l'extraire d'un jeu de pouvoir malsain. Aujourd'hui, la question de la formation des imams et du contrôle des mosquées françaises cache une guerre d'influence principalement entre l'Algérie et le Maroc.


Rajoute aussi la France dans se jeu d'influence ou les règles sont totalement inconnue, si on veux joué aussi, bien faudrait nous les édité... :cafe:
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Re: Racisme d'Etat, affaire du burkini ...

Messagede Béatrice » 08 Sep 2016, 19:22

Un autre discours féministe sans concession sur le burkini qui va au-delà de l'instrumentalisation politique, idéologique de tous bords, et qui de mon point de vue, est éclairant :

Maroc - Interdiction du burkini et offensives islamistes

Ce texte fait partie d’un document publié sur le site du groupe Révolution féministe que nous vous invitons à consulter*. Lorsque Révolution féministe nous a proposé de publier une partie de ce document, nous avons choisi le passage sur la situation au Maroc afin d’illustrer la résistance des citoyennes et des citoyens de pays musulmans sujets aux harcèlement des islamistes. Une résistance qui contraste avec la mollesse et la complaisance d’une partie de l’Occident. Au Maroc, on interdit le « burkini », en France et au Québec, on le tolère au nom des droits individuels, occultant l’enjeu de l’égalité des femmes.

http://sisyphe.org/spip.php?article5305
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Re: Racisme d'Etat, affaire du burkini ...

Messagede Fred1 » 09 Sep 2016, 13:54

Es qu'il aurait pas moyen de gardé dans le titre de se topique uniquement "Racisme d'Etat".

Que le burkini soit l'occasion pour l'état de continué se qui a débuté depuis l'histoire des colonie, et plus particulièrement continuer la guerre d'Algérie c'est une chose.
Source; http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/deux-peuples-colons-statut.html
D'un point de vue personnel, je pense que même si il y a un lien entre le racisme d'état, et le feuilleton du Burkini, le titre sonne comme une provocation pro voile. Hors le voile est une soumission que je pense consentantes des femmes qui le porte. La question qui se pose est d'ordre civique, de liberté individuel, l'expression culturel et politique est aussi soumis au loi liberticide.

Demander a ceux qui emprisonne des responsables syndicaux, nous interdise de manifesté, voir de s'exprimé politiquement, de réglé le cas des femmes voilé, ou quoi que se soi qui réduit aussi mets liberté individuel, ça coince et pas que un peut mais bon, les droit civique en passe par la.
l'Hégémonie n'est pas forcément dans l'autre camps, et on peut se croire dans le bon camps, faire des procès d'intention, et se gouré complètement de lute et de camps, parce que des fois faire trop simple peut aussi faire dans arbitraire.

En résumé, somme nous d'accord qu'il existe un raciste d'état, que le burkini ne serait occulté?
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Re: Racisme d'Etat, affaire du burkini ...

Messagede Lila » 23 Juil 2017, 18:26

Belgique

L'interdiction du burkini dans les piscines publiques peut être discriminante

Le Centre interfédéral pour l'égalité des chances, Unia, a exprimé cette semaine un avis négatif relatif à l'interdiction du maillot de bain couvrant le corps (ou burkini) dans les piscines publiques. Le Centre avait été sollicité par des villes et communes flamandes pour un avis sur la question.

Pas de problème sur les plans de l'hygiène

Pour Unia, qui se base notamment sur les arguments de l'Agence soins et santé en Flandre, cette interdiction n'a pas de fondement juridique parce que cela ne pose pas de problème sur les plans de l'hygiène et de la sécurité et ce maillot ne met pas en péril l'égalité entre hommes et femmes. Plusieurs villes et communes de Flandre, dont Gand et Louvain, ainsi que des nageurs, s'étaient adressées à Unia au sujet de cette interdiction. "Nous avons reçu ces dernières années quelques dizaines de signalements de la part de partisans et d'opposants qui se posaient des questions", indique Els Keytsman, directrice d'Unia. Le Centre, n'étant pas spécialiste en la matière, s'est tourné vers l'Agence soins et santé en Flandre et la section "genre" du service de médiation flamand. Il est apparu "qu'aucun des arguments avancés en faveur de l'interdiction n'a de fondement juridique", ajoute Unia.

Cette interdiction est contraire au décret anti-discrimination flamand

la suite : https://www.rtbf.be/info/regions/detail ... id=9659208
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