Compétitions sportives et société

Re: Compétitions sportives et société

Messagede bipbip » 16 Sep 2017, 15:46

« Les jeux Olympiques, c’est un grand projet inutile et imposé »

Entretien. Membre du collectif « Non aux JO 2024 à Paris », Frédéric Viale a répondu à nos questions au lendemain de l’annonce par le CIO, mardi 11 juillet de l’organisation à Paris des jeux Olympiques en 2024 ou 2028...

... https://www.npa2009.org/idees/societe/l ... -et-impose
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Messagede Pïérô » 17 Sep 2017, 03:33

Paris 2024, le péril Jeux

Paris a remporté l’organisation de "ses" Jeux olympiques sans concurrence ni réel débat sur leur pertinence et leur coût final. Derrière l’enthousiasme unanimiste qui salue cette victoire ambiguë, bien des questions restent posées.

... http://www.regards.fr/web/article/paris ... peril-jeux
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Messagede bipbip » 23 Sep 2017, 14:30

Jeux olympiques : Ça dérape toujours

Le comité d’organisation de Paris 2024 jure que tout est sous contrôle. Vraiment ? Retour sur l’organisation des olympiades passées et à venir, toujours présentées comme rentables… avant la déconvenue.

Athènes 2004 : 5,3 milliards annoncés, 10 dépensés

Les JO d’Athènes ont marqué un tournant dans les olympiades modernes. Pour la première fois et bien avant l’ouverture, le spectre du défaut de paiement et de Jeux rabotés finis à la va-vite s’est étalé au grand jour. Si les épreuves ont bien eu lieu, le coût final des Jeux plombe le pays qui porte depuis 2005 les stigmates d’une dépense hallucinante tout en continuant de payer les intérêts de la manifestation.

Pékin 2008 : 2,6 milliards annoncés, 31 dépensés

La république populaire n’a pas souhaité être prise en défaut et à donc dépensé sans compter pour ce qui restera les olympiades les plus chères de l’histoire. Si ce flot d’argent n’a en son temps pas dérangé grand monde, certains scandales comme les destructions de quartiers ou les décès liés à la construction du stade olympique reste des plaies béantes pour les habitants et habitantes.

Londres 2012 : 4,8 milliards annoncés, 11 dépensés

Le retour en Europe des Jeux était censé symboliser un apaisement des relations entre le CIO et la société civile. Il n’en fut finalement rien. Entre un dépassement de budget conséquent et les scandales liés aux transformations du quartier de l’East End dans lequel les anciens habitants et anciennes habitantes n’ont pu retrouver leur quartier, le compte n’y est pas. Londres fut contraint de réinjecter 300 millions d’euros pour la transformation du stade.

Rio 2016 : 9 milliards annoncés, 12 dépensés

Obtenus dans des conditions troubles en 2009, les Jeux de Rio devaient consacrer le Brésil comme nation de premier plan. ­Entre-temps, les revenus liés à l’exploitation pétrolière ont été divisés par deux et, dès 2013, l’économie s’est essoufflée. Le résultat laisse un goût amer aux habitantes et habitants de Rio, qui ne peuvent que constater que les infrastructures promises pour les jeux sont de mauvaise qualité (voire dangereuses).

Tokyo 2020 : 6,6 milliards annoncés, 13,2 dépensés

Suivant la triste habitude des précédentes olympiades, le Comité olympique a déjà dépassé joyeusement le budget initial. De 6,6 milliard, le coût des JO avait déjà atteint 13,2 milliard en 2016. Le comité d’organisation a donc dû trouver urgemment des pistes d’économies, notamment en remplaçant l’architecte du grand stade prévu initialement. Le CIO semble avoir compris que les années dorées étaient derrière lui.

Paris 2024 : 6,6 milliards annoncé…

Paris peut-il éviter ces écueils ? Il est permis d’en douter. On voit mal comment ou pourquoi Paris serait épargné par les maux qui ont gangrené les autres olympiades et ce dès l’organisation. Mais puisque tout est sous contrôle, nous sommes prié.es de croire nos décideurs sur parole.

Nico (AL Paris-Nord-Est)

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Messagede bipbip » 27 Sep 2017, 20:20

JO Paris 2024 : l’exorbitant voyage de la délégation française au Pérou

Hôtel cinq étoiles au coeur de la ville, meilleur restaurant du pays, avion spécial... la délégation française a été choyée.

Hôtel cinq étoiles au coeur de la ville, meilleur restaurant du pays, avion spécial... La délégation française présente à Lima au Pérou pour le grand oral des Jeux Olympiques 2024 s’est faite plaisir. Selon Mediapart, le voyage a coûté pas moins de 1,5 million d’euros pour une délégation de quelques centaines de personnes, leur nombre n’ayant pas été communiqué. Selon une source ministérielle citée, entre 250 et 320 personnes étaient présentes. Ce qui fait, selon le calcul de Mediapart, une note à 4.687 euros par tête en prenant la fourchette haute. Ce coût était à la charge du GIP Paris 2024 (Groupement d’intérêt public, NDLR) financé à 50% par de l’argent public. Le site d’information détaille ce qui a notamment provoqué cette facture :

... http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/20 ... perou.html
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Messagede bipbip » 05 Oct 2017, 20:26

Paris 2024 : « On emmerde l’esprit Coubertin ! »

Chaque évocation des Jeux Olympiques est l’occasion pour les propagandistes du sport institutionnel de se prosterner devant le totem du vieux baron moustachu. Alors avec l’attribution des J.O 2024 à la ville de Paris – obtenus suite au forfait de ses principales rivales – inutile de dire qu’on a eu droit à la double ration de coubertinisme.

Un siècle au bas mot qu’on bassine les gamins à grand coups d’obscurs « L’important c’est de participer » tout en coiffant la domination sportive de titres et de lauriers ; qu’on vante les valeurs sacrées de l’olympisme ; qu’on nous impose l’encombrant héritage d’un Coubertin présenté comme un patriarche bienveillant à l’égard duquel on serait éternellement redevable ; qu’on cherche à nous faire avaler avec un enrobage sucré que les J.O sont une fête. Ils ne l’ont jamais été.

Dans sa stratégie de séduction du CIO, Paris 2024 n’a pas manqué de multiplier les clins d’œil élogieux envers un Coubertin au CV savamment nettoyé de ses « écarts de conduite » réactionnaires. On a eu droit aux mêmes portraits hagiographiques présentant le bonhomme comme un humaniste, un pacifiste voire même un internationaliste. Comme si l’aristocrate qu’il était n’avait pas d’intérêts propres à défendre, comme s’il était totalement désintéressé du maintien de l’ordre social. La ficelle du bon bougre étant un peu grosse, certains médias se sont quand même sentis obligés de présenter la « face sombre » de Coubertin pour contrebalancer le bazar, tiraillés entre un soucis de vérité historique et un bon vieux patriotisme français pour relativiser tout ça. Après tout c’était il y a fort longtemps et tout le monde était un peu raciste et colonialiste à cette époque, non ? Et puis il n’aurait pas autant de gymnases à son nom s’il n’était pas une espèce de fasciste respectable. Ses sympathies pour le nazisme sont loin d’être un scoop, ni une surprise. S’il est vrai qu’il ne dépareillait pas au sein d’une élite sociale largement admirative d’Hitler, Coubertin avait déjà fait siennes les théories racistes de Gobineau. Sa sénilité au moment des Jeux de Berlin en 1936, évoquée pour pardonner le soutien qu’il leur a apporté, a bon dos. C’était un homme de son temps relativiseront certains, or c’était surtout un homme de sa classe.

Coubertin s’est nourri du modèle anglais des Public Schools qui ont fait du sport une discipline éducative à part entière pour former la future élite. Il en retint une exécration pour le professionnalisme qui était la porte d’entrée des ouvriers dans le monde sportif. Un signe de décadence et une atteinte à la pureté sociale du sport selon lui. Car le baron a longtemps été partisan de ce sport amateur, repère de la bourgeoisie, duquel la classe ouvrière était tenue à l’écart, de même que les femmes ou encore les peuples colonisés. Et pour cause, derrière l’apolitisme de façade de l’idéologie olympique, il voyait dans le sport un parfait support politique à la promotion d’intérêts nationalistes et colonialistes. N’a-t-il jamais écrit : « En ciselant son corps par l’exercice, l’athlète antique honorait les dieux. L’athlète moderne fait de même, il exalte sa race, sa patrie et son drapeau ». Pas mal pour un chantre de la « paix entre les peuples ». Dans la bouche du fondateur des olympiades modernes, le football devenait même une parfaite métaphore du colonialisme : « Je voudrais que vous ayez l’ambition de découvrir une Amérique, de coloniser un Tonkin et de prendre un Tombouctou. Le football est l’avant-propos de toutes ces choses […] C’est l’éducation du »va de l’avant » ».

Ça c’était avant qu’il ne soit hanté par la popularité grandissante du football au sein de la working class britannique et le développement du professionnalisme outre-Manche: « Joué par des mineurs ou des ouvriers des grandes usines, gens qui ne passent pas pour avoir l’esprit chevaleresque, le football devient nécessairement brutal et dangereux. Joué par des jeunes gens bien élevés, il reste ce qu’il est, un excellent exercice d’adresse, d’agilité, de force, de sang-froid, auquel on peut se livrer sans se départir des règles de courtoisie ». On le sent tout à coup un peu moins serein à l’idée de voir une team de prolétaires, le couteau entre les dents, tacler au niveau du genou, ou plus haut, ces jeunes bourgeois si bien élevés. Le fair play serait-il incompatible avec la lutte des classes, ou au contraire ne pourrait-il pas aplanir les antagonismes sociaux ? Sur ce point, Coubertin, qui incarne alors cette aristocratie déclinante sous le capitalisme, évolua. Le football transmettant des valeurs de discipline, d’effort et de rendement, il finira par se mettre à la page de la bourgeoisie industrielle arguant de l’utilité du sport pour pacifier la guerre de classe et se prémunir contre l’agitation dans les usines : « Que la jeunesse bourgeoise et la jeunesse prolétarienne s’abreuvent à la même source de joie musculaire. Voilà bien là l’essentiel, qu’elles s’y rencontrent, ce n’est présentement que l’accessoire. De cette source découlera, pour l’une comme pour l’autre, la bonne humeur sociale, seul état d’âme qui puisse autoriser pour l’avenir l’espoir de collaborations efficaces ».

Voilà qui fait suffisamment de cartouches pour pouvoir affirmer qu’on emmerde l’esprit Coubertin. Quant à Paris 2024 qui appelle la figure du baron à la rescousse de sa machine de guerre, le comité ne dupe personne. Comme partout les classes populaires vont se prendre ces J.O en pleines dents. Derrière la pub de la « fête » sportive consensuelle : recrudescence du travail précaire, hausse des prix et hystérie sécuritaire sont au programme. S’il y a une actualité de la pensée de Coubertin, c’est bien celle-là : les J.O c’est la guerre.

http://www.19h17.info/2017/09/22/paris- ... coubertin/
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Messagede bipbip » 08 Oct 2017, 17:56

Paris 2024 : Les Jeux sont faits, rien ne va plus

Le 13 septembre prochain, le Comité international olympique (CIO) décidera de l’attribution des prochains Jeux olympiques pour les années 2024 et 2028. Le suspense autour de cette attribution est plutôt mince, Paris restant la seule candidate en lice depuis que Los Angeles a décidé d’attendre quatre ans de plus. Avant l’officialisation de cette « victoire », petit tour de la question olympique.

La grande messe du sport olympique devrait se tenir dans sept ans dans la capitale française et sa banlieue. La ville et la région ont-elles les moyens de tenir ce grand raout ? On serait tenté de répondre par la négative. Selon ses défenseurs, les Jeux olympiques seront une opération financière particulièrement intéressante pour Paris dont on nous vante les 95 % d’installations sportives déjà construites. Ces enceintes subiront malgré tout des travaux de modernisation jugées nécessaires pour pouvoir organiser l’événement (comme ont pu le constater les villes ayant accueilli l’Euro de football de 2016).

Coût final : 12 à 15 milliards

Concernant le budget prévisionnel, il est pour le moment de 6,2 milliards d’euros. À ces chiffres, il est bon comparer les coûts de construction usuellement constatés pour d’autres équipements publics : celui d’une école primaire de 10 classes est de 30 millions, celui d’un centre hospitalier universitaire régional est de 400 millions. Enfin, le budget annuel de la Ville de Paris pour l’année 2015 était de 5,3 milliards d’euros. Le montant exigé pour un événement d’un mois est déjà vertigineux mais c’est encore sans compter les dérives constatées pour ce type d’événements. Paris n’ayant aucune raison d’échapper à cette règle, le coût final des Jeux devrait plutôt se monter à 12 ou 15 milliards.

Les Jeux olympiques sont souvent vus comme un moyen de « revitaliser » des quartiers. Derrière ce mot se cache le plus souvent des destructions d’habitats sociaux ou historiquement délaissés. Si l’exemple de Pékin détruisant ses hutong historiques avait en son temps choqué, Londres et Rio n’ont pas fait exception. L’ancien quartier nord-est de Londres est devenu la proie des promoteurs. Quand à Rio, on ne compte plus les cas de quartiers simplement rayés de la carte ou de personnes expropriées, qu’elles occupent un habitat informel (favelas) ou une habitation cadastrée en bonne et due forme. Pour Paris, les promoteurs lorgnent du côté de la Seine-Saint-Denis, dernière zone limitrophe populaire de la capitale.

Là encore, les exemples de tromperies ne manquent pas et les populations sont toujours les dernières servies. Pour Rio, la voie de l’expropriation a systématiquement été préférée à l’urbanisation des zones rasées, créant de fait d’énormes déplacements de population.

Le mécanisme pour obtenir ces résultats est désormais bien rôdé. Dans un premier temps, on minimise les coûts de construction et on maximise les retombées escomptées. Pendant l’organisation, de nouveaux coûts prioritaires sont divulgués (sécurité, complexité mal énoncée, compléments non pris en compte) qui, le budget n’étant pas infini, doivent être assumés en priorité. Une fois l’événement passé, on constate que les Jeux ont finalement coûté fort cher et on arrête tout, laissant en plan les infrastructures sociales promises et rarement achevées.

Des lois d’exception pour encadrer les populations

À l’instar des autres grands rassemblements internationaux (G20, sommets mondiaux, Euros de football), les comités d’organisation imposent des modifications législatives favorables aux grands sponsors et défavorables aux populations vivant sur le territoire concerné. Parmi les exemples les plus frappants, on peut souligner la possibilité de vendre de l’alcool au sein des infrastructures ; une possibilité la plupart du temps interdite pour toutes les compétitions nationales.

L’autre grand pan des lois d’exception concerne la prévention des « débordements ». Ce cas est plus subtil car les comités d’organisation s’appuient sur des lois existantes. Dans le cas de Londres par exemple, les lois antiterroristes (rehaussées en 2001 et 2005 suite aux attentats) fournissaient déjà une base relativement solide que le CIO a simplement étendue aux enceintes sportives et alentours. Pour Rio, les mouvements sociaux s’opposant aux Jeux ont été sévèrement réprimés par plusieurs corps armés (police, militaires, milices commerçantes) mis en place pour l’événement et peu inquiétés en cas de dérives.

Est-il encore possible aujourd’hui de soutenir le mouvement olympique et sportif mondial ? Rien n’est moins sûr. En forçant le regroupement des 15 000 athlètes sous la bannière des nations, le mouvement olympique propose déjà une lecture du sport placée sous le signe des frontières (nationalisme). Ce faisant, le CIO ne fait rien pour limiter une lecture xénophobe à tendance raciste des épreuves.

Après la ségrégation nationale vient la ségrégation sexuée. Depuis, 1992, le CIO élague une à une les épreuves mixtes, ne laissant que le tennis où hommes et femmes disposent encore d’une épreuve en double mixte. Et encore ne s’agit-il là que de la défense d’une tradition plus que d’un combat d’égalité.

Cette séparation quasi systématique maintient une vision centrée autour du corps masculin. Dans une vision patriarcale de la compétition sont désormais organisés de manière systématique des tests de féminité pour toutes les athlètes inscrites dans les catégories femmes qui présentent des performances proches de celles des hommes. Cette pratique, comme dans le cas de l’athlète intersexe Caster Semenya, n’est que le plus récent exemple d’une longue série visant à démontrer la supériorité des hommes sur les femmes dont on nous vante, à longueur d’épreuves la plus grande masse musculaire (sans en expliquer les causes) ou l’« agressivité » nécessaire au dépassement de soi.

Pour toutes ces raisons, le CIO a désormais bien du mal à convaincre du bien-fondé de sa démarche. Désormais, seules quelques villes s’engagent et, à l’exception de l’aveuglement parisien, toutes ont finalement renoncé, parfois sous la pression populaire (comme à Budapest ou Boston). Détail intéressant, chaque fois qu’un référendum sur l’organisation des Jeux a été soumis à la population, ils ont été refusés. Anne Hidalgo a balayé cette possibilité d’un revers de la main lors de son interview du 14 Juillet, estimant le sujet « trop important » pour être tranché par référendum.

Un même dédain fut observé sur la question de la maîtrise des coûts, pourtant loin d’être anodine. Un moyen simple de répondre à cette problématique consisterait pourtant à construire tous les logements, équipements publics, lignes de transport promis par les pouvoirs publics au comité d’organisation, sans s’embarrasser de savoir qui est le meilleur au 100 mètres ou au pentathlon. Cette idée simple et pleine de bon sens a malheureusement échappé aux décideurs.

Nico (AL Paris-Nord-Est)

http://www.alternativelibertaire.org/?P ... ne-va-plus
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Re: Compétitions sportives et société

Messagede bipbip » 30 Oct 2017, 19:18

Anne Hidalgo supprime les colonies de vacances des enfants des personnels pour financer les JO !

Encore une régression sociale menée par la maire de Paris au nom de l’esprit olympique et dénoncée par le syndicat CGT culture . Et là, ça n’est pas du fictif !

La décision a beau avoir été prise en catimini, elle n’en a pas moins fait scandale chez les agents de la Mairie de Paris. En effet, on vient d’apprendre qu’Anne Hidalgo a décidé de sucrer deux millions d’euros sur le dos des personnels en diminuant d’autant sa contribution à l’AGOSPAP, l’association en charge des œuvres sociales à la Ville de Paris. Une somme qui représente plus de 20% de son budget annuel. Résultat : les inscriptions pour les colonies de vacances en direction des enfants des personnels municipaux viennent désormais, en urgence, d’être « suspendues » ! Information d’ailleurs confirmée par l’AGOSPAP elle-même sur son site (lire ici).

Pourtant la Mairie de Paris se vantait jusqu’alors que « l’offre de loisirs, de séjours et de centres de vacances pour les jeunes constitue une mission essentielle ». Visiblement plus maintenant. C’est que l’équipe d’Anne Hidalgo cherche désespérément de l’argent frais pour financer ses futurs Jeux Olympiques de 2024… Et c’est sans doute pourquoi elle a dû recourir à cette manœuvre qui lui permet de ponctionner deux millions d’euros, jusque-là réservés pour des mômes qui ne peuvent pas partir en vacances.

... https://paris-luttes.info/anne-hidalgo- ... onies-8947
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Re: Compétitions sportives et société

Messagede Pïérô » 07 Nov 2017, 15:47

Paris, mercredi 8 novembre 2017

Les jeux Olympiques - Paris 2024
Grands Travaux Inutiles et Imposés (GPII) ?


à 19h30, Maison des Associations du 18e, 15 passage Ramey

Image

Frédéric Viale, Juriste et économiste, porte-parole du Collectif "NON aux JO 2024 à Paris" et membre d'Attac, viendra débattre avec vous de cette question et répondra à vos interrogations.

Une explosion des dépenses sans même intégrer les coûts de sécurité ?
Une décision anti-démocratique ?
La fiscalité du CIO ?
Le poids des sponsors et les faveurs qui leurs sont faites ?
Les emplois en trompe-l'œil ?

« Au moment où les pouvoirs publics reviennent sur toutes les dépenses de services public de santé, d'éducation, de transport et tant d'autres, il est pour le moins scandaleux que la France s'engage à l'aveugle dans des dépenses aussi pharaoniques que superflues ! », déclaration du Collectif

https://paris.demosphere.eu/rv/57901
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Re: Compétitions sportives et société

Messagede bipbip » 23 Déc 2017, 20:39

L'Olympisme est liberticide

Le projet de « loi olympique et paralympique » est en ce moment en discussion à l'Assemblée nationale. Marc Perelman dénonce la confiscation du débat citoyen et l‘autorisation d'afficher la publicité sur les monuments parisiens.

Marc Perelman est professeur à l'Université Paris Nanterre. Il est l'auteur de Smart stadium (l'Échappée, 2016).

Du «Dossier de candidature Paris 2024» à la «Loi olympique et paralympique» en passant par le «Contrat de ville hôte», l'«olympisation» du monde tant souhaitée par le baron Pierre de Coubertin avance à pas de géant. Elle a déjà trouvé en France ses aficionados et même quelques séides à travers la presque totalité du spectre politique actuel de la représentation parlementaire. Les Français semblent, de leur côté, peu intéressés par les Jeux olympiques (JO) sinon de plus en plus hostiles du fait de leur coût réel et ce malgré les tentatives d'intoxication préolympique dues à un matraquage visuel et sonore permanent de la part de la Mairie de Paris, une propagande digne du glacis soviétique stalinien d'antan et une authentique croisade idéologique sur le front des valeurs de l'Olympisme pourtant régulièrement battues en brèche par la réalité.

... http://www.lefigaro.fr/vox/politique/20 ... ct_premium
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Re: Compétitions sportives et société

Messagede bipbip » 17 Jan 2018, 14:40

Les Jeux Olympiques de la dette

Depuis plus d’un siècle maintenant, les Jeux Olympiques sont l’occasion de dépenses faramineuses, sous prétexte de satisfaire la population qui réclame des jeux, de rayonner à l’international et de bénéficier des retombées économiques que susciterait l’afflux de touristes et dont bénéficieraient les entreprises locales, nationales et par extension les collectivités publiques et l’État. Mais lorsque l’on regarde d’un peu plus près, on se rend vite compte que la causalité olympique n’est pas si évidente, car si la cause est entendue (les JO attirent les touristes en masse), les effets qu’elle est censée induire brillent surtout par leur absence. Au final, une fois le souvenir des médailles estompé, les traces que laissent les JO sont plutôt celles de dettes et d’éléphants blancs, comme autant de cicatrices dans le paysage et dans les comptes publics.

... http://www.cadtm.org/Les-Jeux-Olympiques-de-la-dette
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Re: Compétitions sportives et société

Messagede bipbip » 10 Fév 2018, 20:18


JEUX OLYMPIQUES EN CORÉE – CE QUE DISAIT VRAIMENT LE BARON DE COUBERTIN DES… « JAUNES » ET DES RACES EN GÉNÉRAL !

De Coubertin, baron issu d’une riche famille très catholique, a laissé de très nombreuses traces écrites, en accès libre. Alors profitons-en, car ses écrits n’ont rien à voir avec le mythe. Lecture.

« Il fut un temps où le péril jaune nous alarmait. C’était le croquemitaine… Maintenant que le péril jaune existe réellement, on n’en parle plus. Entendons-nous toutefois : ce n’est pas du même péril qu’il s’agit. Celui d’hier se présentait sous la forme d’une invasion rappelant les ruées de sauterelles…
Or les Jaunes ne sont pas des sauterelles. Ce sont des êtres pensants… Ce n’est pas leur capacité problématique d’action qui nous menace, c’est leur pensée…
« Vis-à-vis de la civilisation européenne, elle est destructrice et dissolvante au plus haut de gré, car elle déteste, elle sape ce qui en constitue la base, à savoir l’individualisme. »
(Où va l’Europe ? édition Grès, 1923, pages 17 et 18)

Dérapage ? En voilà d’autres, des perles de Coubertin, dans le même genre.

« Les races que nous avons coutume de regarder comme « coloniales », nous autres Européens, parce qu’en ces derniers siècles nous avons entrepris de les dominer ert de les diriger, ne sont pas pour la plupart, rebelles au sport… Les sports sont un instrument de disciplination (sic). »
(Le Sport et la Colonisation, in La Chronique de France, 1912.)

Les exemples abondent. Il s’agit du cœur même de la « pensée » du baron olympique. Allez, un petit dernier.

« La théorie de l’égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s’abaisser à l’esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée…
Le devoir des maîtres est d’essayer d’élever la race inférieure à leur propre niveau ; mais une telle œuvre d’éducation est très lente. »
(France in the Wrong Track, in American Monthly Review, avril 1901)

Pour finir, un bonus de classe, « Le Sport et la question sociale », in La Revue Olympique, août 1913, Pages 120 à 123 :

« Les progrès du sport irritent les partisans de la guerre des classes… La pratique des exercices sportifs n’égalise pas les conditions mais elle égalise les relations… On conçoit parfaitement que le sport agisse en sens inverse de tout ce qui tend à encourager la guerre des classes…

« Réalisant, selon le vœu de la justice, l’égalité du point de départ, dans la mesure où elle est possible, le sport enseigne le respect des inégalités fatales engendrées par l’effort. »

Le baron, né dans les heures sombres du colonialisme, est aisément recyclable dans le dogme de l’individualisme de compétition, au centre du libéralisme actuel. À suivre…


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