Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Re: Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Messagede Pïérô » 04 Mar 2016, 20:43

Facebook VS Lutte des classes

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Re: Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Messagede Pïérô » 21 Mar 2016, 01:28

Vos papiers SVP. Quand Facebook se prend pour un officier de police judiciaire

Vous l’avez peut être remarqué, depuis quelques semaines, la page de IAATA sur Facebook n’est plus alimentée...

En effet, le compte Facebook de Julien Iaata, auquel est liée notre page, est bloqué. Pour le débloquer, ce sale flic de Facebook nous somme de lui fournir un scan de nos papiers d’identité. Il s’est pris pour un officier de police judiciaire.

Or, Julien Iaata est sans papiers. Il ne peut donc pas conserver son compte Facebook.

Julien Iaata n’est pas le seul que la multinationale qui se fait du fric avec votre vie privée somme de fournir des éléments d’identifications. Petit à petit, des personnes ou des collectifs qui tentaient de se servir de ce réseau sans compromettre leur sécurité se retrouvent censurées, comme récemment la page appelant à la mobilisation du 9 mars contre la loi travail.

Problème : qu’on le veuille ou non, une grande partie des internautes arrive sur notre site via Facebook. Conséquence logique : depuis que notre page n’est plus accessible, le nombre de visites a chuté.

Il va donc falloir commencer à s’interroger sur les moyens que l’on a de contourner cette censure. Toutes les pistes sont bienvenues en compléments d’info.

Facebook est un sale flic, qu’on pendra avec les tripes du dernier juge.

https://iaata.info/Vos-papiers-SVP-Quan ... -1060.html
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Re: Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Messagede Pïérô » 18 Jan 2017, 19:57

Enquête sur l’algo le plus flippant de Facebook

Si la section « Vous connaissez peut-être » vous faisait parfois flipper en vous proposant des profils précis et éloignés de vos réseaux habituels, vous n’avez encore rien vu.

La section « Vous connaissez peut-être » (« People you may know ») de Facebook est une source inépuisable de spéculations. Cette fonction, en apparence sympathique puisqu’elle nous propose d’ajouter de nouveaux amis, semble détenir des informations très personnelles sur chacun d’entre nous.
• Une journaliste de la rédaction s’est ainsi vu proposer un flirt dont elle n’avait pas noté le téléphone dans son portable ;
• un autre collègue s’est vu proposer un pote qu’il n’a pas revu depuis 10 ans et qui venait de lui envoyer un mail ;
• une autre enfin, sa femme de ménage, dont elle a le numéro de téléphone dans son portable, mais avec laquelle elle n’a jamais eu aucune interaction en ligne.

Beaucoup ont aussi vu apparaître des gens rencontrés sur des applis de rencontre comme Tinder ou Grindr. Plutôt embarrassant, non ?

... http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/15/e ... ook-264219
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Re: Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Messagede Pïérô » 25 Mar 2017, 11:37

Samedi 25 mars 2017

Rencontre avec Ippolita

« J'aime pas Facebook »

à 17h, Bibliothèque Associative de Malakoff - BAM, 14 Impasse Carnot, Malakoff (92)

Ippolita http://www.ippolita.net/ est un groupe de recherche indisciplinaire qui voit le jour en 2004 au sein d'un squat Milanais. Depuis 2005, le groupe décortique les mécanismes de fonctionnement de Google et FaceBook, s'efforce de produire une critique de la domination informatique, de la soi-disant « démocratie en ligne », de la colonisation numérique des individus et du remodelage des rapports sociaux qui s'en suit.

Les textes publiés sont écrits de manière collaborative et conviviale. Certains d'entre eux ont été traduits en cinq langues.

En français, on pourra lire :
• Internet : l'illusion démocratique (La différence, 2016),
• J'aime pas Facebook (Payot, 2011) et
• La Face cachée de Google (Payot, 2008).

En italien on ajoutera :
• Anime elettriche (Jaca Book, 2016) et
• Open non è free (elèuthera, 2005).

http://www.b-a-m.org/2017/03/2503-17h-r ... -ippolita/
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Re: Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Messagede Pïérô » 13 Nov 2017, 11:30

Facebook a été conçu pour exploiter les faiblesses des gens, prévient son ancien président Sean Parker

Celui qui était incarné par Justin Timberlake dans "Social Network" est extrêmement critique de la création de Mark Zuckerberg

TECHNO - Un système pervers, délibérément conçu pour vous garder captif. Alors que Facebook se retrouve sous le feu des critiques aux États-Unis pour le rôle qu'il a joué et qu'il continue de jouer dans la propagation des "fake news" et dans l'élection de Donald Trump, une voix qui porte vient de s'ajouter à la liste de ses détracteurs.

Premier président de la compagnie créée par Mark Zuckerberg, mais aussi fondateur de Napster et toujours actionnaire de Facebook, Sean Parker s'est effectivement lâché contre le réseau social à l'occasion d'une conférence organisée à Philadelphie par le site Axios. Pour lui, le site a été conçu de manière à "exploiter les faiblesses humaines".

De la dopamine au compte-goutte

Les gens qui ont imaginé ce produit "font croire aux gens qu'ils ont une liberté de choix, alors même que les choix qui leur sont proposés font qu'ils gagneront quoi qu'il arrive", explique celui qui était incarné par Justin Timberlake dans "The social network". "Le truc qui motive les gens qui ont créé ces réseaux c'est: 'Comment consommer le maximum de votre temps et vos capacités d'attention?'"

Et donc pour vous garder captif, "il faut vous libérer un peu de dopamine (une sorte de récompense que reçoit l'organisme pour se motiver), de façon suffisamment régulière. D'où le like ou le commentaire que vous recevez sur une photo, une publication... Cela va vous pousser à contribuer de plus en plus et donc à recevoir de plus en plus de commentaires et de likes etc.", continue-t-il. "C'est une forme de boucle sans fin de jugement par le nombre."

... http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/11 ... _23274132/
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Re: Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Messagede bipbip » 28 Déc 2017, 18:09

Quelques raisons de ne pas s’organiser sur Facebook

On a pu voir ces derniers temps proliférer les pages Facebook. Cet outil de propagande semble intrinsèque à l’époque. Cependant on peut se questionner sur la propension à en faire un outil d’organisation. Et même comme un outil de propagande pertinent.

Facebook est une passoire de la sécurité :

On ne l’apprend à personne, Facebook est une passoire au niveau de la sécurité. C’est même l’objet de ce réseau social : récupérer des données, les revendre pour faire de la pub, faire payer des encarts publicitaires adaptés... Alors Facebook rechigne parfois à refiler des infos aux flics mais il semble très aisé, de lier un compte Facebook à une identité. Poster sur facebook c’est donc prendre un risque certain. Voire de l’inconscience. On a pu observer durant le mouvement loi travail des personnes organisant des sondages sur le lieu de la prochaine manifestation sauvage. Ces informations contribuent à une seule chose : fournir les dossiers de la DGSI [1].

Tout le monde n’est pas sur Facebook :

Avec 22 millions d’utilisateurs quotidien, Facebook est le premier réseau social en France et de loin. C’est une masse importante de la population. Mais si 84 % des moins de 40 ans utilisent Facebook quotidiennement, seuls 56 % de la population française est sur le réseau. Cela réduit drastiquement les volontés « d’ouverture » prônées par les partisans d’une utilisation intensive de Facebook à des fins militantes.

Facebook : garanti sans archivage

Autre problème de taille avec Facebook : votre info est périmée en 2 jours. Si les publications sont archivées pour les bénéfices publicitaires de Facebook (et pour les flics) il est quasi impossible de retrouver une publication, même importante politiquement au bout de 3 jours. Toute l’info est « écrasée » par le flux énorme d’information qui circule en temps réel. Et puisque, conformément à la politique médiatique à l’œuvre, une actu chasse l’autre, et bien l’information super importante concernant une violence policière ou la vidéo montrant des migrants maltraités sous le métro à la Chapelle sera vite invisibilisée par une énième saillie homophobe de Hanouna ou la mort d’un chanteur célèbre (suivez mon regard…).

Mark Zuckerberg peut supprimer votre page quand il le souhaite

Dernier événement en date, le sinistre Alain Soral, antisémite et anti-féministe notoire, s’est fait virer du célèbre réseau social. Rien de très grave, même plutôt réjouissant vu le flot de haine qui était diffusé aux 120 000 personnes abonnées à cette page. Néanmoins il s’agit d’un système bien plus pernicieux où Facebook vire les pages qui ne lui plaisent tout simplement pas. Qu’importe la puissance de celles-ci : Negronews, « liké » par 500 000 personnes, et au contenu relativement inoffensif pour une supposée « incitation à la haine ». Sans jamais expliquer pourquoi. De même la page « la République mais pas trop » (51 000 abonnés), une page satirique et critique, s’est vue supprimée définitivement par la « modération automatique de Facebook » et ce malgré une attention particulière à ne pas laisser de commentaires racistes/sexistes/homophobes sur leur page.

Il y a plusieurs possibilités pour faire fermer une page Facebook :
• Tomber sur un modérateur qui ne vous aime pas et qui vous vire pour un motif futile ou complètement subjectif
• Avoir trop de signalements sur cette page.
Ce dernier élément est important car il permet à des fafs de fermer des pages en menant des campagnes de harcèlement. Au bout d’un certain nombre de signalements, Facebook bloque automatiquement la page. C’est ce qui a sans doute eu lieu pour la page d’Urgence Notre police assassine (60 000 abonné.e.s) qui s’est vu attaquée par une horde de policiers pas contents et qui a disparu.

La fausse ouverture : tu payes ou tu cultives l’entre soi

Voilà le point le plus problèmatique de Facebook : les algorithmes sont fait pour créer des « bulles » de sociabilité. Concrètement et pour reprendre une article de métro http://journalmetro.com/opinions/inspec ... -probleme/

« Au fur et à mesure que nous aimons, partageons et commentons des articles, les algorithmes de Facebook créent un modèle de nos préférences. Conséquemment, Facebook essaie de nous montrer du contenu que nous voulons voir.
Donc, si on aime le snowboard, on s’abonne à des pages de snowboard et on partage des articles de snowboard, on peut s’attendre à voir plus d’articles de snowboard sur notre fil d’actualités que quelqu’un qui déteste ce sport. Jusque là, rien de controversé.
Le hic, c’est que Facebook est devenu une source d’information prisée par les internautes. Et ce qui vaut pour le snowboard vaut aussi pour les opinions politiques. »

Et donc, les algorithmes de Facebook font qu’en publiant des textes subversifs, on va toucher d’abord les gens qui sont sensibles à ces discours subversifs. On ne touchera pas le prolétaire qui a avant tout une passion pour la pêche, on ne touchera pas le jeune de quartier passionné de coiffure, on restera entre nous. Comme des cons.
Alors il y a bien sûr un moyen de briser ces algorithmes : il faut payer. Bah ouais. Y a rien de gratuit, même la propagande.

Alors sauf si vous voulez vous ruiner (ça coûte très très cher) à essayer de lutter artificiellement contre les algos de Facebook, il va surtout falloir se poser les bonnes questions. Et à commencer par celle de notre autonomie. Pour cela il y a pas 36 moyens à l’heure actuelle : il faut se mettre les mains dans le cambouis. Bosser sur des serveurs autonomes, monter ses propres sites, s’appuyer sur des projets existants. Il existe par exemple les sites MUTU dans de nombreuses villes. Alors créons nos lieux de sociabilité, nos espaces numériques sur lesquels on aura la main ! Allez, soyons exigeant avec nous-mêmes et sortons Facebook de nos luttes !


P.-S.
Lire aussi :
• Kedistan, les réseaux sociaux et les compromis boiteux sur le site d’information anti-autoritaire sur le Kurdistan et la Turquie, Kedistan http://www.kedistan.net/2017/11/15/kedi ... s-boiteux/
• Sur Facebook, les militant·e·s antiracistes victimes de censure, La quadrature du net https://www.laquadrature.net/fr/censure ... e-Facebook


https://paris-luttes.info/quelques-rais ... pas-s-9260
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