Café librairie Michèle Firk

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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 30 Juin 2016, 02:49

Jeudi 30 juin 2016

Françafrique, la famille recomposée
Diplomatie, armée, entreprises


Soirée autour du livre Françafrique, la famille recomposée à 19h à la librairie Michèle Firk.

A l'occasion de ses 30 ans, Survie publie une grille de lecture réactualisée de la Françafrique !
Coord. Fabrice Tarrit et Thomas Noirot
Couverture : Yuccaa www.yuccaa.com
Editions Syllepse, 224 p.

L'expression « Françafrique » est popularisée par l'association Survie dès les années 1990 sous la plume de François-Xavier Verschave pour dénoncer les pratiques néocoloniales de l'État français. Alors que le terme, parfois vidé de son sens, s'est imposé dans le débat public, comment la Françafrique s'est-elle recomposée ces dernières années, notamment sous une présidence socialiste qui clame sa disparition ? Une politique prétendument « normalisée » vis à vis de l'Afrique est-elle compatible avec le soutien toujours apporté par l'exécutif français à des régimes dictatoriaux, sur fond de préservation d'intérêts jugés stratégiques ? Quel sens donner au « retour à l'Afrique » qui semble s'imposer au plan politique, économique et surtout militaire, comme l'illustrent l'interventionnisme au Mali, en Centrafrique et le repositionnement de l'armée française dans plusieurs pays ? Quelle est la réalité de la concurrence internationale pour « nos entreprises », comment se sont-elles adaptées à la mondialisation et aux différentes évolutions de la relation franco-africaine dans un contexte où la diplomatie économique s'affiche de manière totalement décomplexée ? En s'intéressant successivement aux trois principaux pouvoirs (politique, militaire et économique) qui déterminent la politique africaine de la France, les contributions rassemblées dans cet ouvrage proposent des réponses à ces questions et offrent ainsi une analyse actualisée de ce que continue d'être la Françafrique aujourd'hui.

Les contributeurs de cet ouvrage sont des militants, chercheurs, écrivains mobilisés dans le combat contre la Françafrique de l'association Survie.


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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 10 Oct 2016, 11:31

En octobre au café librairie Michèle Firk

Lundi 10 / 19h
Red Shoes de Christine Aventin : Lecture et échange avec l’auteure

Mercredi 12 / 19h00
présentation du Fanzine rés-URGENCE

Dimanche 16 octobre / à partir de 17h
Ateliers-discussions dans le cadre des Rencontres Icarus 2016

Jeudi 20 / 19h
Présentation de Vers la plus queer des insurrections (Libertalia 2016)

Dimanche 23 / à partir de 17h
Z #10 – Marseille 2 : bonnes femmes, mauvais genre

Jeudi 27 / 19h
Présentation de Les cosmonautes ne font que passer d’Elitza Gueorguieva (Verticales, 2016)

détails : https://paris-luttes.info/en-octobre-au ... airie-6845
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 05 Nov 2016, 13:30

Samedi 5 novembre 2016 à 19h

Débat « La passion du schiste »

avec Grégory Lassalle, journaliste indépendant et co-auteur de l'enquête

Présentation/discussion/projection d'images autour d'une enquête collective sur l'exploitation du gaz et pétrole de schiste en Argentine, deuxième pays - après les Etats-Unis - à avoir planifié l'exploitation massive de ces hydrocarbures

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La passion du schiste, qui parait aux éditions Cetim en octobre 2016, est le résultat d'une étude de près de deux ans réalisée par un collectif de chercheurs français et argentins. Cet ouvrage peut se lire comme un récit sur l'épopée du fracking (appellation commune de la technique qui permet d'extraire les hydrocarbures dits non conventionnels, la fracturation hydraulique) dans le décor de western de la Patagonie argentine.

La passion du schiste peut aussi se lire comme une étude précise des transformations territoriales, politiques, économiques et sociales qu'engendre l'industrie du gaz et pétrole de schiste dans la province de Neuquén et des mécanismes de propagande qui font la promotion de cette activité.

Cette enquête dresse le panorama des acteurs impliqués, de leurs intérêts et de leurs modes d'action et révèle les rapports de force qui empoisonnent la démocratie argentine.

L'Argentine est le second pays après les États-Unis à développer industriellement les hydrocarbures non conventionnels. Au moment où cette industrie cherche à conquérir d'autres pays, suscitant des résistances, ce livre attire l'attention sur ce cas d'école afin d'éviter qu'il ne devienne un modèle.

https://michelefirk.noblogs.org/
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 13 Nov 2016, 18:10

Mercredi 16 novembre 2016 à 19h30

Atelier-discussion autour du livre « L'ennemi intérieur »
généalogie coloniale et militaire de l'ordre sécuritaire

de Mathieu Rigouste

avec l'association Survie

L'ennemi intérieur, notion développée pendant les guerres coloniales, au centre du développement de la doctrine de la guerre contre-révolutionnaire, justifie la mise en place d'un arsenal sécuritaire. Alors que cette doctrine est censée avoir été mise de côté, Mathieu Rigouste montre la construction d'un nouvel ordre sécuritaire à partir des racines coloniales de la contre-subversion et de l'idéologie identitaire.

La soirée consistera en un arpentage à travers la lecture d'extraits du livre que chacun-e se répartira puis d'un retour en collectif où nous partagerons ce que nous aurons appris et les réflexions que nos lectures nous aurons inspiré.

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L'ennemi intérieur

La France des années 2000, comme de nombreux pays, a vu se confirmer un modèle de contrôle censé protéger la population contre la prolifération, en son sein, de « nouvelles menaces » : islamisme, terrorisme, immigration clandestine, incivilités, violences urbaines... Et pour justifier cet arsenal sécuritaire, un principe s'est imposé : désigner l'« ennemi intérieur ». Cette notion évoque la guerre froide, quand cet ennemi était le communisme. Et surtout les guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie, quand l'armée française a conçu la « doctrine de la guerre révolutionnaire », afin d'éradiquer au prix des pires méthodes la « gangrène subversive pourrissant le corps national ».
Si cette doctrine a été évacuée officiellement depuis lors par l'État, certains de ses éléments clés auraient-ils contribué à façonner cette grille de lecture sécuritaire qui présente les populations immigrées issues de la colonisation comme les vecteurs intérieurs d'une menace globale ? C'est ce que montre Mathieu Rigouste dans ce livre rigoureusement documenté, en s'appuyant notamment sur un corpus d'archives conservées à l'École militaire. Retraçant l'évolution des représentations de l'ennemi intérieur dans la pensée d'État depuis les années 1960, il révèle l'effrayante évolution du contrôle intérieur, de ses dimensions médiatiques et économiques, ainsi que la fonction de l'idéologie identitaire dans la mise en œuvre du nouvel ordre sécuritaire.



Jeudi 17 novembre 2016 à 19h

Rencontre « Boulots de merde ! »
avec Olivier Cyran et Julien Brygo

Les boulots de merde courent les rues. Aussi, c'est un vaste programme que se sont fixés Olivier Cyran et Julien Brygo, enquêter pour en dresser l'inventaire et les contours, toujours grandissants par le concours de nos gouvernements successifs.

Les luttes contre la loi « Travaille » ont permis à nombre de gens d'exprimer publiquement leur ras-le-bol des féroces conditions d'exploitation qui leur sont faites au quotidien, sur le lieu de travail.

Mais Brygo et Cyran voient plus large encore. S'il est un boulot de merde, qui combine travail inutile et nuisance social, c'est bien celui de trader.

Leur seul regret suite à cette exploration, « que ce livre ne soit pas assez lourd pour servir de pavé dans la figure de ce monde-là ».

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Boulots de merde !

Du cireur au trader, enquête sur l'utilité et la nuisance sociales des métiers

Julien Brygo, Olivier Cyran

Pas un jour sans que vous entendiez quelqu'un soupirer : je fais un boulot de merde. Pas un jour peut-être sans que vous le pensiez vous-même. Ces boulots-là sont partout, dans nos emplois abrutissants ou dépourvus de sens, dans notre servitude et notre isolement, dans nos fiches de paie squelettiques et nos fins de mois embourbées. Ils se propagent à l'ensemble du monde du travail, nourris par la dégradation des métiers socialement utiles comme par la survalorisation des professions parasitaires ou néfastes.

Comment définir le boulot de merde à l'heure de la prolifération des contrats précaires, des tâches serviles au service des plus riches et des techniques managériales d'essorage de la main-d'œuvre ? Pourquoi l'expression paraît-elle appropriée pour désigner la corvée de l'agent de nettoyage ou du livreur de nans au fromage, mais pas celle du conseiller fiscal ou du haut fonctionnaire attelé au démantèlement du code du travail ?

Pour tenter de répondre à ces questions, deux journalistes eux-mêmes précaires ont mené l'enquête pendant plusieurs années. Du cireur de chaussures au gestionnaire de patrimoine, du distributeur de prospectus au « personal shopper » qui accompagne des clientes dans leurs emplettes de luxe, de l'infirmière asphyxiée par le « Lean management » au journaliste boursier qui récite les cours du CAC 40, les rencontres et les situations qu'ils rapportent de leur exploration dessinent un territoire ravagé, en proie à une violence sociale féroce, qui paraît s'enfoncer chaque jour un peu plus dans sa propre absurdité. Jusqu'à quand ?
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 17 Nov 2016, 18:10

Vendredi 18 novembre 2016 à 18h

Présentation de « L'arme à l'oeil »
Violences d'État et militarisation de la police
Livre de Pierre Douillard-Lefevre
En présence de Pierre Douillard et le Collectif 8 juillet

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Automne 2014, un manifestant est tué par une grenade lancée par un gendarme à Sivens. L'armement de la police fait, pour la première fois, la une de l'actualité. Loin de susciter de réactions à la hauteur, ce drame est l'occasion pour le pouvoir de renforcer ses stratégies de maintien de l'ordre en faisant interdire et réprimer implacablement les mobilisations qui suivent. La mort de Rémi Fraisse n'est ni une « bavure », ni un accident. Elle est le produit d'une logique structurelle, qui s'inscrit dans un processus d'impunité généralisée et de militarisation de la police en germe depuis deux décennies.

Sur fond d'hégémonie culturelle des idées sécuritaires, la police française se dote de nouvelles armes sous l'impulsion des gouvernements successifs : taser, grenades, flashballs, LBD. On tire à nouveau sur la foule. D'abord expérimentées dans les quartiers périphériques, puis contre les mobilisations incontrôlables, les armes de la police s'imposent aujourd'hui potentiellement contre tous. « En blesser un pour en terroriser mille », telle est la doctrine des armes de la police.

Cet essai passe en revue l'armement de la police pour comprendre ce que les armes disent de notre temps, quelles sont les logiques politiques qu'elles suggèrent, au-delà des spécificités françaises d'un maintien de l'ordre présenté comme irréprochable.

Pierre Douillard-Lefevre est blessé au visage lors d'une manifestation, par le tir d'une nouvelle arme de la police : les Lanceurs de Balles de Défense. Nous sommes en 2007, il a 16 ans. Depuis, il lutte aux côtés d'autres blessés contre la militarisation et l'impunité des forces de l'ordre. Diplômé en histoire et sociologie, il a contribué en tant que dessinateur à une Bande Dessinée collective, Les Désobéisseurs, Vide Cocagne, 2013.

https://michelefirk.noblogs.org/post/20 ... mbre-2016/
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 04 Déc 2016, 16:58

Chez Michèle Firk en décembre

• Deux soirées avec Alèssi Dell’Umbria, auteur entre autres d’"une histoire universelle de Marseille"
• Mardi 6 décembre dans la grande salle / 20h30
Projection de « Istemno, le vent de la révolte » de Alèssi Dell’Umbria (en sa présence)
• Mercredi 7 décembre /19h Tarantella ! Possession et dépossession dans l’ex-royaume de Naples (avec Alèssi Dell’Umbria)
• Vendredi 9 décembre /19h30 « La colonisation du savoir. Une histoire des plantes médicinales du « Nouveau Monde » (1492-1750) » avec son auteur Samir Boumediene
• Samedi 10 décembre / 17h Discussion autour du texte « les fossoyeurs du travail social »
• Jeudi 15 décembre 19h30 : présentation, lecture et écoute d’extraits du livre-sonore : Dissocier le fonds (édition de l’oeil) conçu avec et par Laurence Hartenstein, Stéphanie Barbarou, Margherita Trefoloni à partir d’un presque oratio créé en 2015 par la compagnie StationMiao.

https://paris-luttes.info/chez-michele- ... embre-7187
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede Pïérô » 09 Déc 2016, 23:36

Samedi 10 décembre 2016 à 17h

Présentation de la brochure

« Les fossoyeurs du travail social »

en présence de Muriel Bombardi et Keltoum Brahna, assistantes sociales et auteures

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Depuis plusieurs années, le travail social s'uniformise, se marchandise. Les services publics et le secteur associatif sont gérés comme des entreprises privées. Le temps des travailleurs sociaux et des personnes est compté, les tâches sont divisées, les actions doivent donner des résultats tangibles et visibles, le travail est prescrit par des bureaucrates et doit être exécuté via des protocoles. L'informatique et la statistique suffisent à la compréhension du travail social. C'est en partant de la lecture d'un article écrit par quelque uns de ces prescripteurs que nous avons souhaité répondre en tant qu'assistantes sociales à ceux que nous avons appelés « Les fossoyeurs du travail social ».

Ecrire nous a également poussées à revisiter certaines notions (parfois galvaudées) du travail social ; telles que la temporalité, l'autonomie, l'accès aux droits ou l'action collective.

« La multiplication de règles, de contrôles, de critères, de dispositifs qui évaluent l'endurance des usagers dans la course à l'autonomie par le logement, l'emploi et autres, ne fait que repousser les limites de leur asservissement aux institutions, à la production, aux patrons qu'ils soient directeur général des services au sein d'un conseil départemental ou gérant d'une PME ».

.Débat.

En écho un appel du collectif Ecran total à Résister à la gestion et l'informatisation de nos vies

Un repas à prix libre sera proposé

Présentation de la brochure « Les fossoyeurs du travail social »

de Muriel BOMBARDI et Keltoum BRAHNA éditée en février 2016 par le syndicat Solidaires SUD Collectivité Territoriales

Entre activité imperceptible et organe de contrôle social, le travail social pâtit au mieux d'une méconnaissance au pire est la cible d'une opprobre.

Depuis quelques années déjà des travailleurs sociaux ont commencé à s'exprimer sur le métier et son évolution négative mais aussi sur ce que vivent les personnes qu'ils rencontrent. Par contre, l'analyse est encore confiée à des experts sociologues ou psychologues pour apporter une justification (si possible médicale ou comportementale) aux inégalités générées par la société de masse.

Depuis plusieurs années, le travail social s'uniformise, se marchandise. Les services publics et le secteur associatif sont gérés comme des entreprises privées. Le temps des travailleurs sociaux et des personnes est compté, les tâches sont divisées, les actions doivent donner des résultats tangibles et visibles. Le travail est prescrit par des bureaucrates et doit être exécuté via des protocoles. L'informatique et la statistique suffisent à la compréhension du travail social.

C'est en partant de la lecture d'un article paru dans les Actualités Sociales Hebdomadaires et écrit par quelque uns de ces prescripteurs, que nous avons souhaité répondre en tant qu'assistantes sociales à ceux que nous avons appelés « Les fossoyeurs du travail social ».

Nous avons ressenti le besoin de témoigner. Ecrire nous a également poussées à revisiter certaines notions du travail social ; telles que la temporalité, l'autonomie, l'accès aux droits ou l'action collective.

« La multiplication de règles, de contrôles, de critères, de dispositifs qui évaluent l'endurance des usagers dans la course à l'autonomie par le logement, l'emploi et autres, ne fait que repousser les limites de leur asservissement aux institutions, à la production, aux patrons qu'ils soient directeur général des services au sein d'un conseil départemental ou gérant d'une PME ».

Une assistante sociale tente d'établir avec la personne qui vient la voir une relation d'abord faite d'écoute, de paroles et d'émotions.

La loi, ses prestations et les procédures qui en découlent, sont des « outils » qui peuvent quelques fois répondre aux besoins et demandes exprimés par la personne.

Mais ces « outils » ne font pas TOUT. Loin de là…

Entre l'assistante sociale et la personne, il s'agit alors de construire quelque chose en plus de la relation et cette autre chose peut être appelée une stratégie.


https://paris.demosphere.eu/rv/51603
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 13 Déc 2016, 13:09

Mercredi 14 décembre 2016 à 18h30

« La guerre du Cameroun, l'invention de la Françafrique »

Arpentage avec l'association Survie autour de La guerre du Cameroun, l'invention de la Françafrique, livre de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa.

La légende veut que la France, « patrie des droits de l'homme », ait généreusement offert l'indépendance à ses anciennes colonies d'Afrique noire en 1960. Ce livre raconte une tout autre histoire : celle d'une guerre brutale, violente, meurtrière, qui a permis à Paris d'inventer un nouveau système de domination : la Françafrique. Cette guerre secrète a pour théâtre le Cameroun des années 1950 et 1960.

En pleine guerre froide, et alors que l'opinion française a les yeux tournés vers l'Algérie, la guerre du Cameroun, qui a fait des dizaines de milliers de morts, est à l'époque passée inaperçue. Elle a ensuite été effacée des mémoires par ceux qui l'ont remportée : les Français et leurs alliés camerounais.

Mais la mémoire revient depuis quelques années. Et les fantômes du Cameroun viennent hanter l'ancienne métropole. Laquelle, de plus en plus contestée sur le continent africain, devra tôt ou tard regarder son passé en face.

L'arpentage
L'arpentage est outil d'éducation populaire permettant une lecture critique et collective d'un texte.
L'arpentage permet:
• d'acquérir des savoirs communs, de s'approprier des références communes, et donc de sortir des dominations par le savoir.
• de découvrir des pensées, des auteurs ou des théories, qu'on ne serait pas allé chercher sans ça.
• de se forger une critique du propos grâce à la multiplicité des point de vue, et éventuellement des petits outils d'auto-défense intellectuelle pratiques.

n.b: les auteurs du livre ne seront pas présents lors de cette lecture.

https://openagenda.com/la-parole-errant ... ion-survie

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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 13 Jan 2017, 18:38

Samedi 14 janvier 2017 à 19h30

Discussion autour du livre
« La loi travail et son monde »
Argent, précarité et mouvements sociaux.

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Nous discuterons le livre "Contre la loi travail et son monde" (éditions Eterotopia France, Paris, 2016), et ce sera l'occasion de revenir sur le printemps dernier, sur manifestations, l'organisation de comités d'action et la situation actuelle depuis la fin du mouvement.

« Onze ans après les émeutes des banlieues, dix ans après la lutte contre le CPE, six ans après les protestations contre la réforme des retraites, l'ensemble du territoire français est finalement réinvesti par une vague de contestation politique qui libère l'atmosphère de toutes les passions tristes qui ont pourri nos existences pendant cette année terrible qui a été le 2015. » L'ouvrage : Après une année marquée par les tueries de janvier et de novembre et par l'imposition de l'état d'urgence, la mobilisation contre la Loi Travail du printemps 2016, avec ses blocages de lycées et d'universités, ses cortèges de manifestants, ses Nuits debout et ses grèves syndicales, change le climat politique. Cet ouvrage parcourt les moments topiques qui ont scandé la mobilisation, en montrant comme le « long mars français » puise ses racines dans une histoire récente qui le précède et qui le dépasse. Les événements du printemps 2016 doivent ainsi être situés dans une perspective transnationale qui va de 1968 jusqu'aux luttes globales de 2011, en passant par le déclenchement de la crise en 2007-2008. Cette approche permet à l'auteur d'élaborer une vision d'ensemble de la crise en cours et des protestations qui l'ont accompagnée en mettant en lumière l'articulation entre le plan national français et celui de la gouvernance européenne. Les réformes néolibérales opérées par les gouvernements socialistes entrent en effet en forte résonance avec les normes en vigueur dans les différents contextes nationaux, même si les formes d'opposition et de résistance mises en place reflètent les spécificités françaises. Attentif à la composition subjective de la contestation, l'essai avance enfin une proposition passible d'alimenter le débat politique dans les mois à venir : la socialisation du revenu et son lien avec les luttes antiraciales.

L'auteur : Davide Gallo Lassere est chercheur précaire rattaché au laboratoire Sophiapol de l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense.

Actuellement post-doctorant au Iuss de Pavie, il s'occupe de philosophie sociale, économique et politique et de théories monétaires et du capitalisme. http://www.eterotopiafrance.com/catalog ... son-monde/

Accès: entrée libre

https://openagenda.com/la-parole-errant ... -rencontre
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 09 Fév 2017, 14:57

Chez Michèle Firk en février 2017

Programme du café librairie Michèle Firk, espace autogéré d’organisation et de discussions politiques, hébergé par la Parole Errante à Montreuil.

En février 2017, on vous invite à discuter "Reclaim", féter la parution de la horde d’or, observer des insectes, trouver des revues, et lire Deligny, entre autres choses.

• Vendredi 10 février 19h / Reclaim ; Recueil de textes écoféministes (aux éditions Cambourakis). Discussion avec Emilie Hache
• Mercredi 15 à 14h : Projection enfants cinémioche / Collectif ciné pelloche
• Jeudi 16 à partir de 19h30 : Lancement « La horde d’or. Italie 1968-1977 La grande vague révolutionnaire et créative, politique et existentielle »
• Mercredi 22 février 18h30. ARPENTAGE autour de « Du racisme français, quatre siècle de négrophobie » de Odile TOBNER
• Lundi 27 février 19h. Les ateliers désaxés recoivent les éditions de l’arachnéen autour du livre « Lettres à un travaillleur social » de Fernand Deligny
• Jeudi 2 mars 19h « L’égalité devant les asticots » texte de Jean-Henri Fabre, dessin de Pole Ka aux éditions les âmes d’Atala
• Vendredi 3mars – Présentation de la revue « Sorcières »

Dans la grande salle on vous signale :
le 10 février : Stand with standing rock

dimanche 12 projection cinépelloche & cinéma voyageur

Samedi 25 février. Librairie d’un jour : braderie de revues/éditions indépendantes organisé avec la revue Cassandre et l’Insatiable

1er mars : Soirée de Soutien dans la grande salle à la revue Sorcières

Détails : https://paris-luttes.info/chez-michele- ... -2017-7501
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 14 Fév 2017, 17:46

Jeudi 16 février 2017 à 19h

Lancement du livre « La horde d'or »

La grande vague révolutionnaire et créative, politique et existentielle.
Italie 1968 -1977

Cet ouvrage publié aux éditions de l'éclat sort le 16 février, nous lirons quelques extraits du livre et féterons sa parution

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"Le projet de traduire "L'orda d'oro" remonte au terme d'une décennie rythmée, en France, par des conflits qui ont érodé « le cynisme et la peur » propres à la société de concurrence : mobilisation massive d'intermittents et de précaires qui, en 2003, exigent un droit au chômage ; émeutes en banlieue parisienne, en 2005, après la mort de deux adolescents, électrocutés alors qu'ils étaient poursuivis par la police ; plusieurs semaines de grèves, manifestations et blocages impulsés en 2006 par des scolarisés, principalement lycéens, lors de l'instauration d'un contrat première embauche (CPE) qui aggravait la précarisation des entrants dans le salariat.

Il s'achève au lendemain d'un long printemps de révolte contre l'imposition d'une énième « loi travail » par un gouvernement de gauche. Tout comme leurs conditions d'émergence, de tels moments d'insubordination rappellent que le texte ici publié n'a pas perdu de son actualité. L'histoire continue. Et avec elle, le refus de la société du capital. Crise, austérité, flexibilité, dette, état d'urgence, c'est aussi de ce présent, issu de quarante années de restructuration permanente, que La horde d'or établit la généalogie : celle d'une contre-révolution qui ne dit pas son nom, et qui s'empare de toutes les dimensions sociales de l'existence, des espaces et des temps de vie, de pensée, de production, à l'école, à l'université, dans les institutions, dans la rue ou chez soi, jusque dans les corps et les sensibilités." (extrait de la note des traducteurs lisible entièrement ici).

Nous attentions depuis longtemps la publication de cet ouvrage en langue française, et pour en entamer la lecture et les discussions qui suivront, nous proposons le 16 février d'en lire quelques extraits puis de fêter sa sortie en compagnie du collectif de traduction de ce livre.

Ce sera aussi l'occasion d'entamer un travail de réflexion et de reprise autour de ce livre, et dans la foulée de cette soirée, nous organiserons d'autres moments autour de cet ouvrage dans les mois qui viennent.


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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 09 Mar 2017, 15:57

Vendredi 10 mars 2017 à 19h

De rêves et de papiers
Rozenne Le Berre - éditions La Découverte

Rozenn Le Berre a été travailleuse sociale dans un centre d'accueil pour mineur isolés étrangers.Témoignant de son travail dans ce livre, elle raconte avec émotion le parcours de ces jeunes exilés qui ont fui leur pays.

Depuis son bureau et la galerie de personnages qui le traverse, se dessine le portrait du non-accueil à la française.

« Je implore toi s'il vous plaît dormir couloir. » Ces mots, Mirjet ne me les dit pas. Il les écrit en albanais sur l'ordinateur et c'est Google Traduction qui me les dit. C'est plutôt marrant d'habitude, les traductions déformées par le logiciel. Là, ce n'est pas drôle du tout. Mirjet dit avoir dix-sept ans, mais tant qu'il n'est pas reconnu mineur isolé étranger, je ne peux pas lui trouver un hébergement.

Durant un an et demi, Rozenn Le Berre a travaillé comme éducatrice dans un service d'accueil pour les jeunes exilés arrivés en France sans leurs parents. De cette expérience, elle a tiré un récit littéraire à deux voix. La première, la sienne, est confi née à l'espace de son bureau et se fait l'écho de ces jeunes qui traînent des valises de souvenirs acides, mais que la fureur de vivre maintient debout. La seconde relate le voyage éprouvant de Souley, un jeune Malien qui a décidé de faire l'aventure et doit arriver en France avant ses dix-huit ans.

Ce livre propose d'aller à la rencontre de jeunes filles et garçons malmenés par l'exil et le labyrinthe administratif français, mais qui parviennent petit à petit à se reconstruire, à sourire et danser, à être pénibles et idiots comme des adolescents, à ne plus avoir peur. À vivre au lieu de survivre.

https://paris.demosphere.eu/rv/53550
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 30 Mar 2017, 13:59

Jeudi 30 mars 2017 à 19h

Projection/Discussion "Remember December"
documentaire sur les révoltes de 2008 à Athènes (Grèce) suite a la mort de Alexis Grigoropoulos, 15 ans tué par la police.

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6 décembre 2008. 21h. Un policier en patrouille tue Alexis Grigoropoulos, 15 ans, d’une balle en plein cœur. L’information circule à partir du lieu du meurtre : le centre ville d’Athènes, dans le quartier d’Exarchia. En quelques heures des gens se rassemblent spontanément dans différents quartiers d’Athènes et de nombreuses villes du pays. Les manifestations prennent de l’ampleur et partout les émeutes se répandent, provoquant une crise politique sans précédent contre les autorités, la police et l’État.

Rassemblements, grèves, occupations, sabotages, contre-information, assemblées populaires...
Le documentaire « Remember December » (56 min, 2016) de Clem revient sur cette insurrection, des protestations aux expérimentations qui ont suivi la mort d’Alexis.

La projection du film ouvrira une discussion sur la situation actuelle en Grèce, entre « crises » et résistances et les luttes contre les violences policières la-bas, ici ou ailleurs.

Το παθος για τη λευτερια ειναι δυνατοτερο απ’ ολα τα κελια [1]

Notes
[1] La passion pour la liberté est plus forte que toutes les prisons

https://paris-luttes.info/projection-re ... ember-7810
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 25 Avr 2017, 01:02

Mercredi 26 avril 2017 à 19h30

Refusons les compteurs Linky!
Discussions avec le collectif Stop Linky Montreuil


Ce mercredi 26 avril, nous discuterons des compteurs Linky que sont en train d'installer EDF et ENEDIS sur Montreuil et ailleurs. Ce sera l'occasion de faire le point sur ces compteurs et les moyens de les refuser.

(la discussion sera accompagné d'un apéritif et de quoi grignoter, apportez ce que vous voulez par ailleurs)

Un peu partout en France, et dans d'autres pays, les fournisseurs d'électricité tendent à installer ces compteurs dits intelligents, qui servent avant tout à éviter de leur côté tout déplacement sur place. Ils ne tiennent aucunement compte des problèmes liés à ce compteurs. Les diverses expertises à propos des effets potentiellement néfastes de ces compteurs affirment l'absence de problèmes réels. En décembre 2016, une telle expertise conclut par exemple : « à une faible probabilité que l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme ».

Mercredi 26, des membres du collectif "Stop Linky Montreuil" seront présents pour partager les moyens de refuser le Linky (explications, mode d'emploi et modèles de lettres) et les raisons de le faire.

"Linky n'est ni obligatoire ni gratuit, c'est nous qui payons de façon indirecte, par les taxes sur nos factures (90 % du budget d'ENEDIS vient de la C.T.A, Contribution tarifaire d'acheminement).

Dans la France entière, des centaines de personnes ont déjà eu leurs appareils grillés par la pose du Linky et ont dû les remplacer à leurs frais. La société ENEDIS n'a pas d'assurance. Personne n'indemnise les dégâts du Linky.

À Montreuil, les effets ont été immédiats : panne de chaudière ! (plus de chauffage ni d'eau chaude pendant 48 h, boulevard de la Boissière, dans un immeuble OPHM). Et 76, rue Saint Denis, une personne qui a été la seule dans son escalier à n'avoir plus de chauffage ni d'eau chaude après la pose du Linky pendant 48h, alors qu'elle a une enfant handicapée, s'est entendue répondre que cela venait de son installation intérieure !"

https://openagenda.com/cafe-librairie-m ... eurs-linky
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Re: Café librairie Michèle Firk

Messagede bipbip » 27 Avr 2017, 20:53

Vendredi 28 avril 2017 à 18h

Présentation et pot
« Fascistes du troisième millénaire »
Un phénomène italien ?
de Maddalena Gretel

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Fascistes du troisième millénaire : c'est ainsi que les militants de CasaPound, mouvement italien néofasciste né à Rome en 2003, aiment se faire appeler. Plus de 70 ans après la Libération, le fascisme n'est plus un lointain souvenir nostalgique en Italie. Depuis peu, CasaPound a gagné le pari de sa dédiabolisation et a fait son entrée dans le spectre des partis dont la « démocraticité » n'est pas remise en question. Une certaine visibilité dans la presse nationale ainsi qu'au sein du débat public assure au mouvement une certaine légitimité. Dans ces pages s'accomplit le parcours d'une rencontre avec ces militants du troisième millénaire. Au travers d'une étude ethnographique de longue haleine, l'auteur cherche à analyser la généalogie et les formes actuelles de ce phénomène politique alarmant ainsi que les raisons de son ampleur, posant notamment la question de la «frontière qui sépare l'homme fasciste du non-fasciste ». Si CasaPound s'inscrit dans la continuité de l'histoire du fascisme italien du Ventennio, son émergence apparaît aujourd'hui comme l'expression locale d'une tendance européenne et globale.

http://laparoleerrantedemain.org/agenda ... te-demain/
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