Stratégies syndicales

Re: Stratégies syndicales

Messagede mimosa rouge » 04 Fév 2014, 20:49

sinon on revient sur al proposition de berneri quand même :
La vrai question est donc: quelle sont les revendications de classe voir révolutionnaires unifiantes et quelles moyens et stratégies pour les faire aboutir?


ça c'est un vrai sujet qui permettra le débat ... l'histoire des stratégie syndicale semble ne pas faire recette, allons sur autre chose je pense...
et je rappelle que je faisait un début de réponse plus haut . Pour completer, de ma pratique je vois que les militants syndicalistes ont perdus leur reperes de classe et il est difficile maintenant de distinguer l'immense majorité des militants syndicaux des autres travailleurs ... C'est donc bien notre role de relancer le débat sur l'unité de la classe . La défense des conventions collectives (c'est a dire lutter contre leur contournement au quotidien) permettra surement de regagner cette conscience d'etre une classe, parcequ'elle replace l'élaboration des revendications et les luttes autours de l'unité de branche, ensuite l'unité de classe elle découle naturellement de cette pratique (et de façon très matérielle : en unissant nos forces dans une industrie locale, on peut en dégager plus pour aider les copains des autres branches professionnelles ou relier les luttes au travail avec les autres luttes de la vie quotidienne du prolétariat ( je pense par exemple a notre discussion sur les comités de quartiers) .Et on entraine sa réflexion et son analyse vers une compréhension globale du mode de production et de l'exploitation... pour les révolutionnaire ensuite c'est un tapis de billard qui nous est offert ! Cela implique de casser net l'habitude de lutter boite par boite et cette maladie qui fait mettre les NAO (négo annuelle pour le seul personnel de sa boite, passionnant :roll: .... )au centre de toute la vie syndicale de base ... qu'on retrouve de solidaires à FO en passant pas la cgt... et c'ets pas parceque des sections et syndicat de boite la preparent a coup de greve et d'actions collectives dures, que c'est plus interressant .... (youpi, +5 % pour notre pomme mais gagné par le greve ...... et les gars et les filles des plus petites boite on s'en branle !)
Discuter des les premiers contacts et l'adhésion avec les travailleurs sur cette base, avoir un fonctionnement en véritable syndicat d'industrie, sociabilité permettant de dépasser les cloisonnement fait au taf (ou a l'absence de taf) , d'étude de son industrie locale nationale et internationale (important ça !), créer les conditions d'une solidarité par dessus les divisions issu de l'exploitation. permettre l'adhésion et la participation de tous, y compris les plus précaires ou les copains des très petites boites sans droit syndicaux..... et ensuite la section syndicale d'entreprise elle n'apparait plus comme l'alpha et l'oméga du syndicalisme mais seulement comme un moment du syndicalisme, ni plus ni moins et au mieux un outil pour intervenir sur le terrain direct de l'exploitation (c'est a dire l'atelier, le chantier, le bureaux), mais cette fois ci plus seulement avec la pression du patron jouant de la culture d'entreprise et de la concurrence entre boite, ni avec l'impression de tenir son mandat de ses électeurs (c'est a dire les salariés en cdi de sa boite) ... mais bien d'avoir conscience d'avoir un mandat de son syndicat et des travailleurs qui y sont affiliés et donc d'avoir la responsabilité de développer l’entraide et le soutiens aux salariés de la sous-traitance, de la co-traitance, de l'intérim ( là aussi un vrai moment de véritable syndicalisme interpro )
Au final s'organiser pour empêcher le contournement des conventions collectives, c’est pas révolutionnaire .... mais en s'attaquant directement a la hausse du taux d'exploitation (bataille peu visible que mène la bourgeoisie au quotidien sur les heures non payés ou sur les temps maximaux de travail ou encore les qualifications, les liquidations frauduleuses etc ...) et en arrêtant d’être sur la défensive (mobiliser, ou faire semblant de mobiliser après les attaques les plus frontales et les plus visibles), ça va être je pense le vrai moment de réorganisation du mouvement ouvrier et ça va permettre de remettre les cerveaux des copains à l'endroit avec de vrai repères anticapitalistes ça nous facilitera la vie face aux réformisme, à l"électoralisme, ou aux manip' des fascistes modernes .

je sors d'une manif de la cgt construction à Paris .... franchement les syndicalistes c'est devenue neuneuland (je vous raconterais que vous me croiriez pas !).... et a cause qu'on ne s'organise plus avec des outils anticapitalistes et de classe ....
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Messagede Kzimir » 05 Fév 2014, 11:43

Effectviement AL revendique le syndicalisme révolutionnaire dans son manifeste sauf que son projet de société ne repose pas sur les syndicats comme cellule de base de la réorganisation (base de la Charte d'Amiens) mais sur des assemblées et des conseils, c'est donc du communisme libertaire plateformiste et conseilliste, du communisme libertaire politique, pas du syndicalisme révolutionnaire.

Perso j'ai peut être loupé un étage (et c'est possible, je dois avouer que le projet de société n'est pas non plus mon livre de chevet), mais je ne pense pas qu'il y ait de contradictions, hors d'une période transitoire, entre pouvoir des syndicat et pouvoir des conseils. L'intérêt de dire "tout le pouvoir aux syndicats" c'est de dire que dès la révolution faite, le syndicat doit prendre en main la production tout en s'universalisant à l'ensemble de la classe, donc en devenant un conseil ouvrier (c'est comme ça que je comprends la Charte d'Amiens : Le syndicat est aujourd'hui outil de résistance, demain groupe de production).
Le projet de société d'AL ne se prononce pas réellement sur la méthode, mais il dit que l'objectif doit être la prise en main de la production par les travailleurs organisés de manière à la fois horizontale et fédéraliste, ce qui est compatible (mais non exclusif) avec ceux qui considèrent le syndicat comme cellule de base de la réorganisation de la société. De plus, l'idée du projet de société d'articuler le truc en deux temps : Constitution de contre-pouvoirs sur le lieux de travail, puis transformation de ces contre-pouvoirs en double pouvoir, me semble particulièrement bien s'adapter avec l'idée que ces contre puis double pouvoirs puissent être des syndicats.
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Messagede mimosa rouge » 05 Fév 2014, 11:49

j'aurais tendance a aller dans le sens de kzimir pour le coup ...
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Messagede mimosa rouge » 05 Fév 2014, 11:56

je disait plus haut
... mais en s'attaquant a la hausse du taux d'exploitation

une précision, le but de la défense des conventions collective c'est le caractere unifiant de la demarche (vous aurez compris) ... mais les révolutionnaires et les autres anticapitalistes doivent amener le principe que ça reste de l'exploitation ... c'est le principe du salariat . ça on l'a beaucoup perdu actuellement, on a perdu notre capacité a freiner l'exploitation, donc on se refugie facilement ensuite dans le "paradis perdu " "l'age d'or" des 30 "glorieuses" ... je trouve que c'est évident mais ça va encore mieux en le disant
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Messagede Pti'Mat » 05 Fév 2014, 15:00

Je suis d'accord Kzimir (c'est moi qui ai du mal interprété dans mon sectarisme :wink: ), à la différence que je pense l'inverse sur ça: "le syndicat doit prendre en main la production tout en s'universalisant à l'ensemble de la classe, donc en devenant un conseil ouvrier". Non, le conseil ouvrier est l'équivalent du syndicat d'entreprise en terme de structure. C'est justement parce que le conseil ouvrier n'a aucun côté interpro (à cause de son apparition spontannée dans le processus de lutte et réappropriation révolutionnaire) que les bolchéviques ont pu mettre le grapin sur les soviet, le parti faisant office de relai et de ciment interpro...
Je dirai donc que le conseil ouvrier prend en main la production tout en s'universalisant à l'ensemble de la classe, donc devenant un syndicat local d'industrie et confédéré. Voilà la différence entre le communisme libertaire politique et le syndicalisme révolutionnaire et ce que je voulais dire au débat. C'est surtout du chipotage sur les termes on est d'accord car au final on veut exactement la même chose, mais cette différence minim a son importance, elle fait la différence entre un projet flou, tu le dis toi-même "Le projet de société d'AL ne se prononce pas réellement sur la méthode" (car le conseil ouvrier n'est qu'une invocation, ca n'existe aps aujourdh'ui) et un projet concret pré-établi: la stratégie SR qui repose dès maintenant sur une structure complète: la confédération syndicale qui a la capacité de se substituer aux institutions bourgeoises à tous els échelons. Nous considérons qu'il n'ya pas besoin de conseils ouvriers si les syndicats remplissent leur rôle (et ça c'est notre rôle de SR) car ils ont une dimension interpro permettant la socialisation des moyens de production. Le syndicat remplace et dépasse le conseil ouvrier alors que le conseil ouvrier ne pourra jamais remplacer ni dépasser le syndicalisme. Les échecs succéssifs des soviet mis en place par l'ultra-gauche dans différents pays le démontre: le désordre et le corporatisme de ces soviet ont débouché sur la dictature du parti sur le prolétariat.
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Messagede altersocial » 05 Fév 2014, 15:20

C'est justement parce que le conseil ouvrier n'a aucun côté interpro (à cause de son apparition spontannée dans le processus de lutte et réappropriation révolutionnaire)


Tu ignores complètement ce qu'est le conseil ouvrier. Le conseil ouvrier est interpro, ce sont les comités qui élisent le conseil qui ne sont pas interpro. Les Conseils ouvriers sont les organes de la gestion et du pouvoir ouvrier, un pouvoir de classe.

http://www.marxists.org/francais/pannek ... 360000.htm

Anton Pannekoek a écrit:Les fonctions de ces comités prennent plus d'ampleur avec les grèves générales. Les délégués de toutes les usines sont alors chargés de discuter et de décider de toutes les conditions de la lutte ; ils doivent tenter de transformer les forces combatives des ouvriers en des actions réfléchies, et voir comment elles pourront réagir contre les mesures gouvernementales et les agissements de l'armée et des cliques capitalistes. Tout au long de la grève, les décisions seront ainsi prises par les ouvriers eux-mêmes. Toutes les opinions, les volontés, les disponibilités, et les hésitations des masses ne font plus qu'un tout à l'intérieur de l'organisation conseilliste. Celle-ci devient le symbole, l'interprète du pouvoir des travailleurs ; mais elle n'est aussi que le porte-parole qui peut être révoqué à tout moment. D'organisation illégale de la société capitaliste, elle devient une force véritable, dont le gouvernement doit désormais tenir compte.


Dans une révolution politique, ils incarnent le pouvoir ouvrier et doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour affaiblir et pour vaincre l'adversaire. Tels une puissance en guerre, il leur faut monter la garde sur l'ensemble du pays, afin de ne pas perdre de vue les efforts entrepris par la classe capitaliste pour rassembler ses forces et vaincre les travailleurs. Ils doivent en outre s'occuper de certaines affaires publiques qui étaient autrefois gérées par l'Etat : la santé et la sécurité publique, de même que le cours interrompu de la vie sociale. Ils ont enfin à prendre la production en main, ce qui représente la tâche la plus importante et la plus ardue de la classe ouvrière en situation révolutionnaire.


etc.

Non, le conseil ouvrier est l'équivalent du syndicat d'entreprise en terme de structure.


Je pense que là tu confonds avec les "organisations d'usine" dont parlaient les militants ouvriers de l'AAU et de l'AAU-E dans leurs textes.

Nous considérons qu'il n'ya pas besoin de conseils ouvriers si les syndicats remplissent leur rôle (et ça c'est notre rôle de SR) car ils ont une dimension interpro permettant la socialisation des moyens de production.


Ouais c'est sûr FO, CFDT, UNSA c'est de l'interpro' plein la tronche! Et les cégétistes écrasés par la bureaucratie des chefs donnent le bon exemple de l'autodétermination des travailleurs. La cédétisation de la centrale cgt c'est la route vers la socialisation.
Eh puis oui l'argument qui tue : les conseils ouvriers n'existent pas aujourd'hui* donc ne peuvent pas exister. Donc comme la révolution n'existe pas aujourd'hui elle ne pourra pas exister non plus ?.... :lol:

*bon ça en plus c'est un peu nier le principe des AG .... mais c'est une autre histoire :lol:
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Messagede Pti'Mat » 05 Fév 2014, 15:56

"Tu ignores complètement ce qu'est le conseil ouvrier" Sois pas si sûr de toi, j'étais conseilliste quand j'avais 15-16 ans :-D

Plus sérieusement, c'est bien ce que je dis, c'est de l'incantation, on est dans la prophétie, en gros tout est à construire: l'outil (conseils, comités), tout comme la conscience de classe et la conscience révolutionnaire nécessaire pour utiliser ces outils à bien (n'en déplaise à Pannekoek, ses conseils se sont fait bouffer et ont échoué partout où ils sont apparus au moment le plus favorable pourtant pour eux dans l'histoire)... Rien de tout ça n'existe à l'heure actuelle, les travailleurs-euses n'ont même pas conscience des ces possiblités mais ce dont tu crois c'est que la société future se fera par ça et on ne connait même pas la méthode ou la stratégie... Idéalisme, quand tu nous tiens... En gros on mise sur un programme aussi complèxe que la réorganisation de la société (rien que ça) avec quelque chose qui n'existe pas encore et dont personne (à part les initiés) ne connait l'existence ni la possibilité... En gros la stratégie c'est "ce n'est pas parce que ça n'existe pas ajourd'hui que ça n'existera pas plus tard"... et dis moi à quel verset le messie arrive ?

Le syndicat est un outil déjà là, c'est l'outil des travailleurs depuis 200 ans pour revendiquer et lutter dans leurs intérêts, il est ancré dans le capital culturel de la classe, il est connu et reconnu dans le monde entier, il organise des millions de personnes déjà. Il a une capacité interprofessionnelle et de coordination internationale qui permet le socialisme, et sa structure permet le fédéralisme et l'horizontalité de la société. Partons du présent et de ce qui existe concrêtement pour transformer au lieu de se servir des idéologie pour espérer construire quelque chose de mythique.
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Messagede Kzimir » 05 Fév 2014, 16:15

L'avantage du syndicalisme révolutionnaire sur le conseillisme, c'est qu'il part d'une utilisation des outils existants dans une perspective de contre pouvoirs. Les syndicats existent, même s'ils sont bureaucratisés et corporatisés, les conseils non. A partir de là il me semble plus plausible d'imaginer que les bases actuelles de la société future soient contenues en germe dans les syndicats que dans des conseils qui n'existent que très peu (et pas du tout hors mouvement social). Ceci dit il y a une telle différence entre le syndicat tel qu'on le voudrait et le syndicat tel qu'il est actuellement qu'il me semble ultra périlleux de penser que c'est 100% sur que c'est de cette base que naitront les institutions de gestion démocratique de la société. On peut très bien imaginer les syndicats jouer au contraire le rôle de garde fou du pouvoir bourgoies grâce à leur capacité d'encadrement des travailleurs, à leurs liens très forts avec l'Etat, et à leur bureaucratisation. Ou plus probablement se faire totalement dépasser lors du mouvement révolutionnaire, sans être capable d'exister en tant qu'institution au sein de celui-ci. C'est pour ça que je suis en accord avec le positionnement d'AL qui garde le flou, ne se positionne pas en faisant du syndicat l'institution nécessaire de la révolution et garde la porte ouverte à l'option conseilliste.
Quand à savoir si lors du processus c'est le conseil qui devient un syndicat ou le syndicat qui devient un conseil, perso je pars plutôt sur la seconde idée. Parce que la différence pour moi c'est que le syndicat est une structure regroupant les travailleurs sur une base de pratique politique revendicative et lutte de classe, tandis que le conseil est censé regrouper tout les travailleurs sans distinctions. En conséquence le syndicat est une institution à la fois de classe et "affinitaire", qui a donc vocation à se dissoudre une fois les institutions purement de classe réalisées (c'est à dire dans des conseils organisés de manière fédérative, horizontale, et au final quasi-syndicale). Après ici on est dans une querelle de mots, parce qu'on se retrouve dans une situation ou ce qu'on apelle conseil ou syndicat dans une situation révolutionnaire renvoie à une même réalité. La question de savoir qu'est ce qui précède de quoi est à la limite de la théologie.
Quand à dire que "le désordre et le corporatisme de ces soviet ont débouché sur la dictature du parti sur le prolétariat" on pourrait en dire autant en ce qui concerne les syndicats, qui sont actuellement soit groupusculaires, soit bureaucratisés, soit corporatistes, soit tout à la fois. Cela ne prouve pas pour autant la nécessité de leur échec.
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Messagede Pti'Mat » 05 Fév 2014, 17:06

Tu pose de bonnes problèmatiques Kzimir.

"On peut très bien imaginer les syndicats jouer au contraire le rôle de garde fou du pouvoir bourgoies grâce à leur capacité d'encadrement des travailleurs, à leurs liens très forts avec l'Etat, et à leur bureaucratisation. Ou plus probablement se faire totalement dépasser lors du mouvement révolutionnaire, sans être capable d'exister en tant qu'institution au sein de celui-ci.".
Tout à fait, et c'est notre rôle en tant que SR et révolutionnaires (toutes tendances confondues) de que veiller à ce que cette dérive ne s'exacerbe pas plus et lutter justement pour détruire la bureaucratie et le lien syndicat/etat.

"C'est pour ça que je suis en accord avec le positionnement d'AL qui garde le flou, ne se positionne pas en faisant du syndicat l'institution nécessaire de la révolution et garde la porte ouverte à l'option conseilliste."
Ca je le comprends tout à fait, la problèmatique que j'en fais c'est que le flou ne convaincra jamais les masses. Déjà que des programmes structurés et plutôt accessibles de partis politiques pour le commun des mortels ne les emballent pas... c'est bien là qu'on voit que seule la pratique peut convaincre, l'idéologie issue de l'action, et cette pratique syndicaliste de lutte au quotidien est le seul moyen que je connais, il se fait surtout en dehors des temps forts de lutte donc en dehors du processus qui voit émerger conseils et assemblées. Ce qui démontre comme tu le dis aussi que le conseillisme sera toujours à la ramasse et à la remorque car ca n'a pas été le concret de la lutte ni la référence au quotidien avant le temps fort. Même si je comprends ta position, je considère pour ma part que comme la pratique et l'exemple peuvent convaincre les masses, les intégrer et les faire devenir actrices de la dynamique, je préfère un courant qui ai une stratégie définie, claire, qui soit sûr de lui sur le projet et ses actions, ce qui ne veut pas dire qu'on ne changera pas devant les faits accomplis hein ?! Le SR c'est du pragmatisme donc il changera en fonction des réalités rencontrées, mais le pragmatisme à l'heure actuelle c'est comme tu dis : "L'avantage du syndicalisme révolutionnaire sur le conseillisme (et pas que le conseillisme) c'est qu'il part d'une utilisation des outils existants dans une perspective de contre pouvoirs. Les syndicats existent, même s'ils sont bureaucratisés et corporatisés, les conseils non. A partir de là il me semble plus plausible d'imaginer que les bases actuelles de la société future soient contenues en germe dans les syndicats que dans des conseils qui n'existent que très peu (et pas du tout hors mouvement social)".

"Quand à dire que "le désordre et le corporatisme de ces soviet ont débouché sur la dictature du parti sur le prolétariat" on pourrait en dire autant en ce qui concerne les syndicats, qui sont actuellement soit groupusculaires, soit bureaucratisés, soit corporatistes, soit tout à la fois. Cela ne prouve pas pour autant la nécessité de leur échec."

je suis d'accord, à la différence que le conseil qui se fait bouffer par le parti c'est dans le camps révolutionnaire et lors d'un processus révolutionnaire dont on a déjà eu les cas historiques... c'est un peu plus problèmatique et différent que la comparaison avec le syndicat avec tous ses travers qui lui n'est pas actuellement dans le camps révolutionnaire ni dans un processus révolutionnaire.
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Re: Stratégies syndicales

Messagede digger » 06 Fév 2014, 07:33

Pti Mat a fait un rapide inventaire des positions des orgas anarchistes vis à vis du SR pour arriver à la conclusion que ...les SR étaient les seuls SR.
Et en bon petit soldat, il plaide pour sa chapelle. C’est normal.
Je considère comme parfaitement normal qu’une organisation anarchiste, que des anarchistes, gardent leurs distances face aux syndicats, SR ou non, de la même manière que les syndicats les leurs face à l’anarchisme.
La différence majeure étant la théorie SR que "les syndicats se suffisent à eux-mêmes" et la place et le rôle des syndicats dans les luttes et la société future.
C’est mon point de désaccord avec les SR. Et tous les efforts de Pti Mat ni changeront rien. C’est HS quant au sujet de stratégies syndicales, comme le seraient les commentaires sur les démonstrations hâtives de Pti Mat, comme "le syndicat est déjà là" (où çà?) . Et là, on passe du débat à la propagande et au prosélytisme.
Faudrait pas prendre non plus les enfants de Bakounine pour des canards sauvages
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Re: Stratégies syndicales

Messagede digger » 06 Fév 2014, 08:15

Ce débat a déjà eu lieu sur le FAR. Je ne pense pas qu’il y a grand chose à y rajouter, sinon réaffirmer des positions contradictoires déjà exprimées
Le syndicalisme peut-il se suffir à lui-même ?
http://forum.anarchiste-revolutionnaire.org/viewtopic.php?f=69&t=5202#p63371
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Re: Stratégies syndicales

Messagede berneri » 06 Fév 2014, 19:12

La grande période du Syndicalisme Révolutionnaire fut le résultat d'un travail syndical de base réalisé par des militants, qui ne s'en réclamaient pas.
Ils devaient croire que les mots sont souvent impuissants pour convaincre.


Je suis plutot d'accord avec Arthur sur ce point.

Quant à avoir été "conseilliste" à 15-16 ans comme le dit P'ti mat, même pour la blague ça résume tout :

Pour être syndicaliste il faut être syndiqué et avoir une pratique syndicale, idem à mon avis pour le conseillise.

Je doute qu'à 15-16 ans Ptit mat ait eu une pratique de conseillisme ou pour le moins dans le monde du travail.

Il aura probablement adhéré à une théorie par séduction en y voyant dans l'idée, la solution pour la révolution, idem aujourd'hui avec le syndicalisme révolutionnaire où il profite de chaque occasion pour nous faire part de sa nouvelle foi et nous reciter ses versets prosélytes de manière suffisante.

bref......


Pour ce qui concerne les revendications unifiantes et la stratégie. Il ne fait aucun doute que le développement d'une pratique interprofessionnelle ouverte et le plus unitaire possible( y compris en dehors du cercles stricts des organisations syndicales mais aussi aux pratiques associatives, dans le respect de l'indépendance et de l'autonomie de chacun), le developpement de la sociabilité ouvrière et le syndicalisme d'industrie sont des pratiques indispensables à donner un potentiel victorieux à la lutte syndicale d'une part, mais aussi à développer la conscience de classe et les perspectives révolutionnaires d'autre part.

Ceci peut être un point d'accord avec des membres du CSR.


Les conventions collectives ont été mises à mal par l'inversion par la loi de 2004 dans la hierarchie des accords qui a introduit une extension des accord dérogatoires, moins bons que les conventions de niveau supérieur, au niveau de la boite , et l'apparition du mandatement syndical, des accords de branches supplétifs , les dénonciations d'accord sont une menace et une pratique plus facile pour les employeurs dans ce contexte afin de limiter les droits et les revendications des travailleurs.

D'autant que l'absence de présence syndicale et de tradition syndicale de lutte dans bcp de TPE et PME ne joue pas en faveur des travailleurs dans le rapport de force, à cela on additionne la menace du chômage en période de "crise".

La défense des accords de branche ne peut se faire boite par boite (surtout que le patron va faire pleurer en disant qu'il ne peut plus être concurentiel avec les autres) mais nécessite un syndicalisme de type syndicalisme d'industriel qui fédère les travailleurs pour imposer les mêmes revendications, les mêmes droits pour tous sur le secteur quel que soit la boite, qui permette aux travailleurs de se rencontrer et d'élaborer des revendications au delà de leur boite pour les voir aboutir.

On peut penser au BTP, au nettoyage, etc...

Le retour simple à la règlementation antérieure à 2004 ne peut être suffisant, il y avait déjà des dérogations et l'emploi de la sous-traitance qui permettait de contourner les conventions collectives

Cela est une piste pour gagner effectivement en unité et que les travailleurs ne soient pas opposés les uns aux autres par les employeurs.


Egalement face aux licenciements et aux délocalisations, on doit d'envisager de mettre en avant la réquisition de l'outil de travail par les travailleurs, en mettant en contradiction la propriété privée de l'employeur avec la légitimité sociale et collective de l'emploi et de la production locale.

L'idée d'une loi d'interdiction des licenciement comme le propose le NPA est une erreur qui conduit à la désappropriation de la lutte par les travailleurs en attendant qu'une bonne loi soit votée par un bon gouvernement.

Lorsque les salariés occupent la boite et cherchent à faire rester les machin et le travail, il faut que les organisations ouvrières, syndicats ou organisation politique les soutiennent. La nécessité impose parfois de retenir les directeurs, patrons ou DRH et une partie de l'encadrement.

Les patrons jouent l'hystérie et crie à la violence alors même qu'ils essaient de masquer la violence patronale de l'exploitation et de la mise à la porte des salarié-es et des familles laissées sur le carreau.

Pour l'heure la pratique la plus courante est celle d'un rachat par les salariés quand c'est possible, la requisition est une revendication plus forte qui met en cause le droit de propriété individuelle par l'employeur des moyens de productions.

C'est au nom de ce droit qu l'Etat vient servir de bras armé aux patrons en envoyant les CRS. Il faut faire valoir les autres droits et pousser sur cette contradiction.

Les syndicalistes de classes, révolutionnaires, doivent peser pour que les organisations syndicales se positionnent et fassent campagnes sur ce sujet, à minima cela peut être un point d'accord pour une revendication de classe unifiante

Malheureusement la direction de la CGT se désolidarise des pratiques de lutte syndicale dans une période cruciale ou elle deviennent une nécessité

je cite ci-dessous à titre d'illustration le billet d'humeur d'un camarade(certes membres de Solidaires):
SIGNIFICATIF
Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT a déclaré se désolidariser de «laprise en otage » de 2 cadres supérieurs à l’usine Goodyar d’Amiens par des syndicalistes... CGT.
Parallèlement, la direction de Goodyear Dunlop Tires France portait plainte pour «détention et séquestration».
Thierry Lepaon a tenu à préciser que ce « n’était pas les méthodes de la CGT». Ilaurait été plus honnête de dire que ce n’était plus les méthodes de cette organisation syndicale.
Car la CGT, fût une époque, non seulement les pratiquait sans broncher mais encore s’en revendiquait en les votant très majoritairement lors de ses différents congrès.
Il est vrai la CGT est depuis rentrée dans le rang et se vautre dans l’institutionnalisation tout azimut et la «respectabilité».
« Cachez ses méthodes révolutionnaires que je ne saurai voir » pourrait dire le Thierry alors que les forces du capital n’ont jamais été si virulentes et si odieusespour pousser des dizaines de milliers de salariés à la rue et pour remettre en cause les quelques droits sociaux que nous avons acquis en renversant les tables !

ES



Ensuite il y a la question du logement, to follow , à vos claviers, etc...

Voilà quelques remarques pour faire avancer un peu les choses, plus bientôt , ...
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Re: Stratégies syndicales

Messagede mimosa rouge » 06 Fév 2014, 21:22

L'idée d'une loi d'interdiction des licenciement comme le propose le NPA est une erreur qui conduit à la désappropriation de la lutte par les travailleurs en attendant qu'une bonne loi soit votée par un bon gouvernement.

Lorsque les salariés occupent la boite et cherchent à faire rester les machin et le travail, il faut que les organisations ouvrières, syndicats ou organisation politique les soutiennent. La nécessité impose parfois de retenir les directeurs, patrons ou DRH et une partie de l'encadrement.


je suis d'accord (et les militants qui réclament une loi en général on ne les vois pas sur le terrain d'ailleurs ...)
Mais il faut aussi voir qu'ils sont très rares les cas ou les salariés en arrivent à ce stade. La plupart du temps c'est les vieux qui mènent la lutte et les vieux ils veulent une retraite anticipé (a juste titre d'ailleurs) et ils n'ouvrent pas leurs section ou syndicats au jeunes. Et puis ce n'est que dans de très rares cas que les sections se préparent à une fermeture de site ou de boite, les capacité d'anticipations des 10/15 gus (dans le meilleur des cas !) est souvent proche de 0 . a cela s'ajoute la complète désorganisation, le manque de coordination (y compris localement) avec les autres boites de sa branche ou de l'interpro . Il n'y a plus de lien de solidarité et de fraternité inscrit dans le temps et on ne peut pas demander à des syndicats et sections complétement isolés d'avoir le réflexe de trouver du soutiens ou de fournir un soutien a ces luttes . C'est bien un reflexe qui est perdu, une culture fraternelle ... en gros on ne se connait plus, et dans l'urgence on a pas le temps de construire ces liens. Les quelques cas a travers la france sont des exceptions qui confirment la règle et sont vraiment trop rares.
Il y a donc plus que du volontarisme de quelques militants (même si il faut le faire évidemment, dans l'urgence actuelle) mais il faut en profiter pour pousser les militants a tirer des bilans et envisager une réorganisations de nos syndicats, critiquer le syndicalisme de boite (je pense que l'institutionnalisation actuelle du mouvement syndicale est venu de la boite paradoxalement et elle est différente de la première vague d’institutionnalisation qui était lié à la sous traitance politique, bien qu'il y est un lien entre ces deux "vagues" ). On a actuellement des outils inopérants (ce que tu dis aussi) et le moment est plus que venus d’accélérer la restructuration de nos syndicats ou de revoir la culture militante. Bref les révolutionnaires doivent investir les branches d'industrie déserté syndicalement et s'investir dans la formation syndicale des nouveaux adhérents ... on a une fenêtre de tir excellente (paradoxalement !)

D'autant que l'absence de présence syndicale et de tradition syndicale de lutte dans bcp de TPE et PME ne joue pas en faveur des travailleurs dans le rapport de force,


il y a aussi un autre problème, c'est que la majorité des fermetures de boite c'est des liquidations frauduleuses . ça se passe dans les TPE et PME, là ou notre outil syndicale et notre activité syndicale actuelle (le syndicalisme de boite) est complétement largué comme tu dis (mais j'irais plus loin, c'est essentiellement là que ce joue le rapport de force depuis que la sous traitance est devenue majoritaire dans le mode de production).
La passivité des organisations syndicale face à la casse des prud'homme elle est a relier à l'incapacité a saisir qu'on peut contester la gestion patronale des tribunaux de commerces, la mafia patronale institutionnalisé. D’ailleurs pour en revenir aux projet de loi sur les licenciements ... on peut voir l'écart entre les programmes politiques de beaucoup de militants anticapitaliste et la capacité à s'y opposer en vrai au quotidien à ces licenciements . Ainsi en organisant une vie syndicale de branche on peut se donner les moyens d’organiser la contestation des liquidations frauduleuses. Chez trop de militants anticapitalistes, il y a un vrai problème politique, on sépare son militantisme quotidien de ses revendications politiques .... car on a plus d'outil anticapitaliste . Quand on n'a pas d'outils anticapitalistes sérieux, en effet on attend beaucoup du parlement ou de la mairie .... :lol:
C'est très matériel notre problème, c'est notre structuration qui nous empêche d'analyser la situation d'un point de vue de classe (puisqu'on est pas implanté dans toute la classe ) et en retour nous sommes incapable d'analyser politiquement et stratégiquement nos échecs . On est "bloqué", "paralysé", incapable de la moindre proposition concrète (je parle évidemment du mouvement syndicale en général, il y a heureusement des militants et des organisations plus lucides ... mais trop rares). Et ces critiques elle valent pour l'ensemble du mouvement syndicale de classe (CNT, FSU, CGT, une partie de FO, Solidaires). On arrivera a sortir de l'ornière que si on amène le débat la dessus ... sinon autant quitter le mouvement syndicale, on ne reste pas sur un bateau qui coule ....

Les syndicalistes de classes, révolutionnaires, doivent peser pour que les organisations syndicales se positionnent et fassent campagnes sur ce sujet, à minima cela peut être un point d'accord pour une revendication de classe unifiante
oui ! mais c'est vraiment à minima ... il faudrait pour être efficace, garder en tête que c'est pas que les bureaucrates qui sont un frein ! c'est les organisations syndicales elle même qui sont malades . peser sur les organisations syndicale ça va donc aussi être: mener le débat sur l'état de nos organisations, tirer les bilans et chercher les réponses. j'aurais envie de dire que les bureaucraties ne sont que l'aboutissement d'une pratique incohérente et d'une décomposition des organisations de base : les syndicats (en tant qu'organisation de base locale et professionnelle dans la culture du syndicalisme confédéré).

bref, on est d'accord , mais il me semble utile de préciser ce qu'implique " peser sur les organisations syndicales" . Et au delà d'un accord a minima il serait utile de débattre aussi de nos outils (après il y aura forcements quelques grincheux sociaux-démocrates dans l'âme pour refuser ce débat sur les outils anticapitalistes, considérant que le parti est le lieux de coordination des organisations de boites ... c'est un risque .... a prendre à mon avis, ces gars là seront marginalisé dans un débat entre travailleurs anticapitalistes ). Le syndicalisme d'industrie c'est pas gagné ! tout le monde ne se rend pas compte de ce que ça peut bien etre en vrai, en pratique ... on a du taf de débat et de formation en perspective
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Re: Stratégies syndicales

Messagede mimosa rouge » 06 Fév 2014, 22:06

Anton Pannekoek a écrit:Les fonctions de ces comités prennent plus d'ampleur avec les grèves générales. Les délégués de toutes les usines sont alors chargés de discuter et de décider de toutes les conditions de la lutte ; ils doivent tenter de transformer les forces combatives des ouvriers en des actions réfléchies, et voir comment elles pourront réagir contre les mesures gouvernementales et les agissements de l'armée et des cliques capitalistes. Tout au long de la grève, les décisions seront ainsi prises par les ouvriers eux-mêmes. Toutes les opinions, les volontés, les disponibilités, et les hésitations des masses ne font plus qu'un tout à l'intérieur de l'organisation conseilliste. Celle-ci devient le symbole, l'interprète du pouvoir des travailleurs ; mais elle n'est aussi que le porte-parole qui peut être révoqué à tout moment. D'organisation illégale de la société capitaliste, elle devient une force véritable, dont le gouvernement doit désormais tenir compte.


c'est exactement le modèle du syndicalisme de boite ... l’organisation de base c'est l’organisation de boite à partir du moment ou les délégués sont issus des usines. la ou il y a peut être malentendu c'est qu'en fait le syndicalisme de boite c'est en fait du syndicalisme d'établissement, donc d'usine ou de bureau . On voit mal comment les délégués vont discuter de toute ces choses avec un simple mandat d'"usine", les mandats doivent être très larges, très souples ... j'imagine aussi la catastrophe quand va etre évoqué la reprise de la production ... :lol:
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Re: Stratégies syndicales

Messagede altersocial » 08 Fév 2014, 08:14

On voit mal comment les délégués vont discuter de toute ces choses avec un simple mandat d'"usine", les mandats doivent être très larges, très souples ... j'imagine aussi la catastrophe quand va etre évoqué la reprise de la production ...


mimosa, c'est pas les mandats qui font la révolution, c'est nous les travailleurs ! :lol:

le "conseil ouvrier" n'est pas un fétichisme organisationnel, c'est un principe, le principe de l'auto-émancipation des travailleurs.
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