Communisme libertaire et "économie"
L'un des talons d'Achille de l'anarchisme me semble être l'absence de véritable projet économique alternatif au capitalisme/marché (même s'il est difficile de découpler l'économie de la politique,...).
Comme je n'ai jamais réussi à lire Proudhon malgré plusieurs tentatives, je suis demandeur de quelques lignes d'explication sur son projet mutualiste.
Plus largement, nous constatons que le capitalisme appuyé sur le tout (ou presque) marché est un système criminel. C'est la base de notre combat.
Nous avons constaté que la planification centralisée avec abolition total (ou presque) du marché, comme en URSS, en Corée du Nord... produit à la fois une économie de pénurie, et une classe politique et technocratique qui a tous les pouvoirs, et donc un système totalitaire. C'est la base de notre opposition radicale au stalinisme/léninisme.
Les trotskystes opposent à cet échec, la notion de planification démocratique pour sortir de l'impasse "par en haut". Mais on se doute bien que s'il avait suffit de mettre en place des processus de décisions "par en bas" dans la planification pour que le système fonctionne, la bureaucratie d'état aurait trouvé les moyens de le faire. Elle l'a d'ailleurs tenté en Yougoslavie.
Nous savons aussi qu'en Espagne, seul exemple concret à grande échelle d'expérimentation libertaire, les initiatives ont été très diverses et il qu'il est difficile d'en tirer un enseignement unique. Néanmoins on constate que les libertaires ont été plus pragmatiques : en Aragon cohabitaient des usines autogérées répondant à des commandes d'état (de guerre), des collectivisations de terres, des services publics autogérés, mais aussi le maintien de la petite propriété (agricole notamment mais aussi commerces, artisans). Mélange de planification et de marché, de propriété privée et collective. De plus, l'expérience a été brève.
Bref, quelle alternative économique au capitalisme pour les libertaires ?
Je connais la position d'AL : propriété sociale des grands moyens de production et d'échange, planifications centrales mais aussi décentralisées (régionales, locales...), maintien de mécanismes de marché pour les biens moins "essentiels", maintien d'une propriété privée pour les petits producteurs qui le souhaitent (paysans, artisans, petites boites). Un mix plan/marché et propriété sociale/privé avec prépondérance du social et de la planification, avec au centre la notion d'autogestion et de démocratie.
Pour les autres, vous voyez ça comment ?
FA, CGA, OCL, individualistes ?
Comme je n'ai jamais réussi à lire Proudhon malgré plusieurs tentatives, je suis demandeur de quelques lignes d'explication sur son projet mutualiste.
Plus largement, nous constatons que le capitalisme appuyé sur le tout (ou presque) marché est un système criminel. C'est la base de notre combat.
Nous avons constaté que la planification centralisée avec abolition total (ou presque) du marché, comme en URSS, en Corée du Nord... produit à la fois une économie de pénurie, et une classe politique et technocratique qui a tous les pouvoirs, et donc un système totalitaire. C'est la base de notre opposition radicale au stalinisme/léninisme.
Les trotskystes opposent à cet échec, la notion de planification démocratique pour sortir de l'impasse "par en haut". Mais on se doute bien que s'il avait suffit de mettre en place des processus de décisions "par en bas" dans la planification pour que le système fonctionne, la bureaucratie d'état aurait trouvé les moyens de le faire. Elle l'a d'ailleurs tenté en Yougoslavie.
Nous savons aussi qu'en Espagne, seul exemple concret à grande échelle d'expérimentation libertaire, les initiatives ont été très diverses et il qu'il est difficile d'en tirer un enseignement unique. Néanmoins on constate que les libertaires ont été plus pragmatiques : en Aragon cohabitaient des usines autogérées répondant à des commandes d'état (de guerre), des collectivisations de terres, des services publics autogérés, mais aussi le maintien de la petite propriété (agricole notamment mais aussi commerces, artisans). Mélange de planification et de marché, de propriété privée et collective. De plus, l'expérience a été brève.
Bref, quelle alternative économique au capitalisme pour les libertaires ?
Je connais la position d'AL : propriété sociale des grands moyens de production et d'échange, planifications centrales mais aussi décentralisées (régionales, locales...), maintien de mécanismes de marché pour les biens moins "essentiels", maintien d'une propriété privée pour les petits producteurs qui le souhaitent (paysans, artisans, petites boites). Un mix plan/marché et propriété sociale/privé avec prépondérance du social et de la planification, avec au centre la notion d'autogestion et de démocratie.
Pour les autres, vous voyez ça comment ?
FA, CGA, OCL, individualistes ?