Anarchisme, liberté et égalitarisme
Bonjour,
J'aimerais amener un débat (départ court à l'étranger sous peu oblige, je répondrai à mon retour) sur un sujet auquel je ne trouve pas de solution, ou du moins, pas qui me satisfait. (et c'est là que votre aide pourrait m'être précieuse).
Est-ce qu'une société anarchiste doit être égalitariste (égalité absolu, autant social, que juridique et surtout économique) et donc communiste ?
Est-ce qu'une société communiste libertaire, qui serait donc égalitariste, pourrait-elle réellement exister ?
C'est bien là où je trouve que cela commence à coincer. Comment créer une société égalitariste/communiste sans structure de mise en commun, sans "comité centrale", gouvernement ? Même si ce gouvernement est citoyen, nous en sommes uniquement arrivés à une démocratie athénienne au final. Est-ce réellement l'abolition de l'Etat, donc tout le contraire de l'anarchie ? Ce comité central ne pouvant pas être extra-territorial, mais bien avec de réel frontière, tant bien même sont elles municipales. Et la gestion de ce territoire dépendant alors de l'ensemble des citoyens, ne serait-ce pas là l'aliénation de l'individu à la collectivité, et donc une forme vicieuse de totalitarisme ?
D'un autre côté, est-ce qu'une société anarchiste saurait exister sans égalitarisme, qui semble nécessairement provenir d'une répartition des richesses, donc d'un comité central, et donc d'Etat, tant bien même sont-ils des micro-Etats avec leurs frontières et tout le tralala ?
Comment imagineriez vous alors cette société ? Je ne la vois que former autour du travail, de l'entreprise coopérative : au final autour du syndicat gérant lui-même l'entreprise. Autogestion et coopération au sein de l'entreprise, mais au final, ce ne serait qu'une entreprise gérée par ses propres actionnaires, sans perdre toutes les caractéristiques capitalistes que cela engendre : mise en concurrence, tromperie du consommateur, production massive pour toujours plus d'enrichissement et de production. Aucune caractéristique de la sortie de l'aliénation du travail en somme, la seule différence avec le capitalisme de connivence que nous connaissons actuellement se trouveraient alors uniquement dans la libre-concurrence la plus totale (anarcho-capitalisme) et dans l'autogestion de l'entreprise. Au fond, nous arriverions seulement au libertarianisme autogéré. Autant dire qu'à ce moment-là, nos problèmes écologiques et de surproduction et surconsommation sont loin d'être réglés : et je ne parle même pas de l'abolition de la propriété privée des moyens de production qui aura été bien cours. (par exemple, un artisan seul montant son entreprise, qui réussit très bien grâce au marché, décide d'employer sans pour autant autogéré, considérant que le seul mérite lui revenait, et voilà le capitalisme revenant à l'assaut et au galop)
Et dans ce côté basé sur l'inexistence de frontières administratives et donc de gestion de territoire, je ne parle même pas des différences de richesse qu'il pourrait alors exister très rapidement entre les différents travailleurs-actionnaires, ainsi que les rapports sociaux qui se créeraient entre la société de classe se créant à nouveau.
Au final, l'anarchie peut-elle réellement exister ? Ou alors : où est-ce que je me trompe dans ma définition de l'anarchie ?
J'avoue me perdre dans toutes les contradictions que je semble voir.
J'espère, camarades anarchistes, que vous saurez m'aider.
(ce post sera sûrement publié sur plusieurs forums, uniquement pour avoir le maximum de réponse possible, et d'aide pour me sortir de cette impasse intellectuelle)
J'aimerais amener un débat (départ court à l'étranger sous peu oblige, je répondrai à mon retour) sur un sujet auquel je ne trouve pas de solution, ou du moins, pas qui me satisfait. (et c'est là que votre aide pourrait m'être précieuse).
Est-ce qu'une société anarchiste doit être égalitariste (égalité absolu, autant social, que juridique et surtout économique) et donc communiste ?
Est-ce qu'une société communiste libertaire, qui serait donc égalitariste, pourrait-elle réellement exister ?
C'est bien là où je trouve que cela commence à coincer. Comment créer une société égalitariste/communiste sans structure de mise en commun, sans "comité centrale", gouvernement ? Même si ce gouvernement est citoyen, nous en sommes uniquement arrivés à une démocratie athénienne au final. Est-ce réellement l'abolition de l'Etat, donc tout le contraire de l'anarchie ? Ce comité central ne pouvant pas être extra-territorial, mais bien avec de réel frontière, tant bien même sont elles municipales. Et la gestion de ce territoire dépendant alors de l'ensemble des citoyens, ne serait-ce pas là l'aliénation de l'individu à la collectivité, et donc une forme vicieuse de totalitarisme ?
D'un autre côté, est-ce qu'une société anarchiste saurait exister sans égalitarisme, qui semble nécessairement provenir d'une répartition des richesses, donc d'un comité central, et donc d'Etat, tant bien même sont-ils des micro-Etats avec leurs frontières et tout le tralala ?
Comment imagineriez vous alors cette société ? Je ne la vois que former autour du travail, de l'entreprise coopérative : au final autour du syndicat gérant lui-même l'entreprise. Autogestion et coopération au sein de l'entreprise, mais au final, ce ne serait qu'une entreprise gérée par ses propres actionnaires, sans perdre toutes les caractéristiques capitalistes que cela engendre : mise en concurrence, tromperie du consommateur, production massive pour toujours plus d'enrichissement et de production. Aucune caractéristique de la sortie de l'aliénation du travail en somme, la seule différence avec le capitalisme de connivence que nous connaissons actuellement se trouveraient alors uniquement dans la libre-concurrence la plus totale (anarcho-capitalisme) et dans l'autogestion de l'entreprise. Au fond, nous arriverions seulement au libertarianisme autogéré. Autant dire qu'à ce moment-là, nos problèmes écologiques et de surproduction et surconsommation sont loin d'être réglés : et je ne parle même pas de l'abolition de la propriété privée des moyens de production qui aura été bien cours. (par exemple, un artisan seul montant son entreprise, qui réussit très bien grâce au marché, décide d'employer sans pour autant autogéré, considérant que le seul mérite lui revenait, et voilà le capitalisme revenant à l'assaut et au galop)
Et dans ce côté basé sur l'inexistence de frontières administratives et donc de gestion de territoire, je ne parle même pas des différences de richesse qu'il pourrait alors exister très rapidement entre les différents travailleurs-actionnaires, ainsi que les rapports sociaux qui se créeraient entre la société de classe se créant à nouveau.
Au final, l'anarchie peut-elle réellement exister ? Ou alors : où est-ce que je me trompe dans ma définition de l'anarchie ?
J'avoue me perdre dans toutes les contradictions que je semble voir.
J'espère, camarades anarchistes, que vous saurez m'aider.
(ce post sera sûrement publié sur plusieurs forums, uniquement pour avoir le maximum de réponse possible, et d'aide pour me sortir de cette impasse intellectuelle)
