Trés rares sont ceux qui pensent utiliser leur violence en attaque.
Présque toutes les guerres était des guerres "justifies" ou de "defense".
Contre-violence n'est pas un acte d'autodéfense, c'est avouer l'échec de la lutte, de la différence.
User de la violence est évidemment un acte tentative de domination, même si c'est pour ne plus être dominé.
La volonté de contrainte.....? Une ou plusieures de personnes qui ne veulent pas comme toi tu veux? Se defendre contre des choses imposées par la vie en collectivité est un acte libertaire?
Tout cela est encore très confus.
1/ Je n'ai jamais parlé d'utiliser la violence contre des personnes qui pensent différemment de moi ou ne veulent pas ce que je veux.
2/ Lorsqu'un résistant flingue un fasciste, lors de la seconde guerre mondiale, c'est de l'autodéfense, pas de la domination.
Lorsqu'une femme qui subit une tentative de viol cogne son agresseur, elle n'exerce pas un rapport de domination, elle l'empêche.
Lorsqu'un juif du ghetto de varsovi flingue un SS, ce n'est pas de la domination. C'est la condition de l'éventualité de sa survie.
Des exemples comme ça on peut en trouver des milliers....
Et il n'est pas question ici de "guerre juste", mais de résistance à l'oppression, y compris par des moyens violents.
Prôner dans ces cas la non-violence, c'est prôner la soumission. Et donc cautionner en dernier ressort la domination, bien réelle, qui existe.
C'est le même type de discours qui équivaut actuellement la violence des révoltés à celle de l'Etat. Mais ce n'est pas ceux qui jettent des caillous dans une manif qui tirent sur la foule dans les manifestation en côte d'ivoire, qui bombardent les populations en Afghanistan, qui forment les tortionnaires des dictatures néo-coloniales, etc...
Rétablir l'égalité en se défendant n'est pas devenir dominant. C'est refuser d'être dominé. LE discours fétichiste de la non violence, comme d'ailleurs le discours fétichiste de la violence ne sortent pas de ce faux dilemne qui consiste, en amalgamant violence et domination, à ne pas voir qu'il est possible de sortir de la domination, que se défendre n'est pas aspirer à inverser les rôles.
Il n'a jamais été question pour ma part de faire l'apologie de la violence, mais de rappeler cette évidence, celle qui consiste à ne pas renvoyer dos à dos dominant et dominé, comme le font les partisans de la non violence absolue.