1968, et l’après-68

Re: 1968, et l’après-68

Messagede Béatrice » 16 Mai 2016, 10:08

mardi 17 mai 2016 à MARSEILLE à 20 h 30

Vidéodrome 2, 49 cours Julien, 13006

Projection Polly Maggoo
« Monsieur M, 1968 » de Isabelle Berteletti et Laurent Cibien
Une réflexion sur l’ordre et le désordre

France, 2011, documentaire, 55’, production : Lardux / INA

Ce documentaire propose une réflexion sur le temps et la modernité à partir des carnets de Monsieur M, un ouvrier cartographe qui, toute sa vie, a couché ses réflexions et consigné son quotidien sur le papier. Durant l’année 1968, Monsieur M vit chez ses parents et travaille à l’Institut Géographique National. Les événements qui viennent ponctuer sa vie quotidienne et routinière sont décrits, sans passion ni sentiment, et illustrés par l’intermédiaire des annotations couchées sur un agenda acheté le 13 décembre 1967 : ses trajets, les plans et cartes sur lesquels il travaille, ses petites habitudes, la télévision, les grèves et manifestations de mai 68, son arrêt maladie, sa reprise du travail en juin, sa semaine de congé en juillet, etc.

Une vie bien réglée qui nous parle d’un temps d’avant. D’avant que tout se dérègle. Sous la mine du crayon à papier de Monsieur M, des échos de plus en plus forts d’une révolte en train de naître, d’un monde en train de changer, se font entendre. La narration des réflexions et observations de Monsieur M est ponctuée de nombreuses images d’archives et d’illustrations.

plus d’infos https://videodrome2.wordpress.com/2016/ ... i-a-20h30/

P.-S.

Tarif : 5€ - 4€ avec adhésion Vidéodrome 2
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 03 Sep 2016, 16:58

Le mouvement du 22 mars en Mai 68

Dans le contexte bouillonnant de Mai 68, le mouvement du 22 mars offre une conception singulière de la lutte. Ni parti, ni syndicat, cette organisation se fédère à travers une même conception de la lutte sociale.

Dans un contexte de montée de la contestation sociale, le mouvement du 22 mars apparaît comme une expérience historique enrichissante. Cette organisation, construite à la veille de Mai 68, regroupe différents courants politiques. Anarchistes communistes, socialistes et communistes révolutionnaires, situationnistes se retrouvent dans une pratique commune. Surtout, ils considèrent que ce ne sont pas les organisations qui doivent diriger les luttes, mais la lutte qui doit se doter de sa propre organisation autonome par rapport aux partis et aux syndicats. Dans un livre intitulé Ce n’est qu’un début continuons le combat, le mouvement du 22 mars analyse à chaud les évènements de Mai 68 qui ne sont pas considérés comme une parenthèse achevée. Aucune théorie cohérente et homogène n’unifie le mouvement du 22 mars, pourtant ouvert à tous les apports de la pensée critique. Mais sa théorie s’appuie surtout sur une pratique de lutte.

L’étincelle de Nanterre

Le mouvement du 22 mars participe à l’agitation politique qui débouche vers la révolte de Mai 68. A Nanterre, ce collectif organise une conférence sur Wilhelm Reich et la répression sexuelle dès 1967. Cette réflexion s’articule avec une lutte contre la séparation des filles et des garçons dans les dortoirs. Ce mouvement s’inscrit donc dans une critique radicale de la vie quotidienne et ne s’appuie pas sur une idéologie banalement gauchiste. Cette lutte contre la répression sexuelle débouche vers une autre répression : celle de l’administration de l’Université. Plusieurs étudiants sont menacés d’expulsion. Les anarchistes, même ceux qui ne sont pas impliqués dans ses actions, sont particulièrement visés à l’image de Daniel Cohn-Bendit. Des actions sont organisées contre le flicage des étudiants par des listes noires. Le doyen riposte par une intervention de la police. Des actions s’organisent contre la présence policière dans l’université et des cours sont perturbés. Pour protester contre l’arrestation d’étudiants, le bâtiment administratif est occupé. Les étudiants arrêtés sont relâchés pendant la nuit d’occupation animée par de nombreuses discussions.

L’unité contre la répression

Une période d’agitation s’amorce avec un meeting dans la Sorbonne occupée et des commissions qui réfléchissent sur différents sujets. L’idée du boycott des examens se propage. Le 3 mai, un meeting est organisé à la Sorbonne mais la police intervient pour arrêter plus de 400 personnes. Cet évènement permet une de prise de conscience contre la répression. Des étudiants se rencontrent également dans la cour de la Sorbonne pour discuter pendant plusieurs heures.

Une manifestation contre la répression et la libération de tous, étudiants et travailleurs, est organisée. Mais l’UNEF, syndicat étudiant, tente de contrôler et de limiter le mouvement. Pourtant la lutte s’amplifie et se radicalise. Du 10 au 11 mai, des barricades sont construites, étudiants et travailleurs se solidarisent dans la rue. Des occupations d’usine permettent de propager le mouvement dans la classe ouvrière. Mais la CGT s’oppose à l’occupation des usines et surtout aux mots d’ordre d’autogestion et de pouvoir aux ouvriers. Surtout, les bureaucrates de la CGT tentent de limiter les rencontres et les discussions entre étudiants et ouvriers.

La critique de la séparation

Les tracts du 22 mars conservent toute leur actualité dans la critique de la société marchande. Pour annoncer la conférence sur la sexualité, le Manifeste de Reich publié dans Sexpol en 1936, est repris. Ce tract dénonce la répression sexuelle qui s’accompagne de l’industrie pornographique, les deux dimensions étant parfaitement compatibles. Ce tract préconise une libération des désirs et « l’abandon sexuel mutuel sans tenir compte des lois établies et des préceptes moraux, et agir en conséquence ».

Un autre tract exprime un refus des étudiants de s’intégrer dans le salariat et de se conformer au rôle qui leur est assigné. « Nous refusons les examens et les titres qui récompensent ceux qui ont accepté d’entrer dans le système », proclame ce tract. Ils refusent la séparation, imposée par la société de classes, entre étudiants et travailleurs, entre intellectuels et prolétaires. Cette prise de position débouche vers une critique de l’Université. « Nous refusons d’améliorer l’université bourgeoise. Nous voulons la transformer radicalement afin que désormais elle forme des intellectuels qui luttent aux côtés des travailleurs et non contre eux… », affirme le 22 mars.

La lutte contre l’État et le capital

Un tract étudiant estime que les barricades expriment « une lutte directe contre l’État bourgeois et sa police ». Cette lutte contre l’État permet de fédérer les étudiants et les travailleurs derrière des objectifs communs. «Nous briserons l’isolement », proclame un tract cosigné par le mouvement du 22 mars et les Comités Travailleurs-Étudiants.

« Votre lutte est la nôtre ! » annonce un tract du mouvement du 22 mars en direction des ouvriers. L’enjeu n’est pas la promotion sociale et l’université ouverte à tous. « Nous voulons supprimer la séparation entre travailleurs et ouvriers dirigeants », affirme le tract. Les étudiants refusent la place qui leur est dévolue dans la société bourgeoise. « Nous refusons d’être des érudits coupés de la réalité sociale. Nous refusons d’être utilisés au profit de la classe dirigeante. Nous voulons supprimer la séparation entre travail d’exécution et travail d’organisation et de réflexion. Nous voulons construire une société sans classe, le sens de votre lutte est le même », exprime ce tract. Ses luttes ne visent pas seulement une amélioration des conditions de vie dans le capitalisme mais « impliquent la destruction de ce système ».

Une tribune du 22 mars dénonce les attitudes politiciennes à la fin du mouvement qui cherche à capitaliser les acquis de la lutte pour former de nouveaux partis d’avant-garde. Le 22 mars défend « le droit pour les comités de base de rester indépendant de toutes les structures voulant la chapeauter ».

Des actions exemplaires

Pour le mouvement du 22 mars, une action exemplaire modifie les rapports de pouvoir, brise le carcan de la légalité pour détruire la séparation entre étudiants et ouvriers.

Les actions exemplaires doivent s’inscrire dans la réalité sociale pour se généraliser. L’occupation des usines et l’autogestion sont des actions exemplaires qui ne sont pas réductibles au symbolique. L’action exemplaire ne se définit pas uniquement par un acte mais surtout par rapport à une situation. Les barricades exprime une lutte contre l’État dans un certain contexte, mais peut relever du folklore à un autre moment.

Le mouvement du 22 mars rédige un appel pour créer des comités d’action révolutionnaires. Des groupes de discussion doivent se former et se coordonner pour libérer la parole de tous.

Autogestion et conseils révolutionnaires

aussi pour que « les travailleurs prennent en main l’organisation, leur vie matérielle, leur survie économique ». Des liens sont tissés entre ouvriers et paysans pour permettre le ravitaillement des usines occupées. Mais l’autogestion passe par la constitution de conseils ouvriers révolutionnaires qui « dissolvent en leur sein toutes les divisions, tous les systèmes hiérarchiques de l’entreprise, tous les systèmes hiérarchiques du syndicat et des partis, de telle manière qu’ils développent une sorte de créativité ». Le problème de la compétence et de la technicité ne se posent que dans le cadre de structures capitalistes.

Ensuite, l’autogestion ne peut pas être sous le contrôle du syndicat. Les syndicats participent à la représentation et à l’intégration du prolétariat dans le capitalisme. Les bureaucrates ont pour fonction d’écraser la créativité des travailleurs.

Mais les conseils ouvriers renvoient à des expériences historiques comme les soviets en Russie en 1917 ou les collectivités autogérées en Espagne en 1936. Ses créations du prolétariat se distinguent du parti qui est la création d’intellectuels. Le parti correspond à « la conception bourgeoise de dirigeants-exécutants ». Le 22 mars préconise au contraire la spontanéité « qui permet de briser le cadre ancien et de créer la forme d’organisation propre au prolétariat ».

Avant-garde et spontanéité

Le mouvement du 22 mars critique la conception léniniste de l’avant-garde qui débouche vers l’organisation de masse intégrée au système, à l’image de la CGT et du Parti communiste. Pour le 22 mars, l’avant-garde conserve une fonction d’interprétation de la spontanéité. Le rapport du 22 mars avec les ouvriers en lutte tente de ne pas reproduire la séparation étudiants-travailleurs. « La manière dont nous intervenons, c’est en renvoyant la question, non pas en disant « qu’est-ce qu’on fait nous en tant qu’étudiants » mais « qu’est-ce que vous allez faire vous et dans quelle mesure nous pouvons intervenir dans ce processus » », écrit le 22 mars. Il ne s’agit plus d’imposer aux ouvriers un discours et une stratégie mais d’agir avec les ouvriers dans un même objectif décidé collectivement.

Des perspectives théoriques et pratiques

L’expérience du mouvement du 22 mars révèle l’importance du décloisonnement des luttes. Sortir des corporatismes et des rôles sociaux attribués permet de créer des liens indispensables pour construire une lutte d’ampleur. L’originalité du 22 mars réside surtout dans la manière dont il articule théorie et pratique. Ce mouvement s’est construit dans la lutte, unifiée contre la répression, plutôt que sur un manifeste ronflant. Mais sa pratique de lutte lui permet d’enrichir sa théorie, comme au sujet de la spontanéité et des comités étudiants-travailleurs.

Le mouvement du 22 mars apparaît surtout comme une forme d’organisation originale. La politique se construit dans la rue à travers des espaces de rencontres. Les mouvements d’occupation des places publiques en Espagne, en Grèce ou aux États-Unis rappellent cet élan contestataire. Ce mouvement incarne d’autres formes d’organisation et de relations possibles, en dehors des structures bureaucratiques. « C’est important que les gens prennent du plaisir dans les luttes » souligne Jean-Pierre Duteuil. Les luttes sociales participent à l’élaboration d’autres rapports humains, y compris dans l’immédiat.

Le mouvement du 22 mars semble accorder une place importante à la liberté et au désir. Son projet de société repose sur la libération des désirs, le « libre épanouissement », « la jouissance dans la liberté ». Mais le 22 mars s’attache également aux désirs de chacun afin d’orienter la lutte.


Source:
Mouvement du 22 mars, Ce n’est qu’un début continuons le combat, Librairie François Maspéro, 1968 (réédition La Découverte, 2001)

http://www.zones-subversives.com/articl ... 25637.html
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede Pïérô » 10 Jan 2017, 02:15

Radio : Les années 1968 du point de vue d’une militante (avec humour)

Les années 1968 racontées du point de vue d’une militante avec beaucoup d’humour

Le racisme de classe de l’époque, les rapports de genre de manière générale et au sein des assemblées, les contre-cours de philosophie, les manifestations, la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), l’Ecole émancipée, l’accueil des réfugié-e-s italien-ne-s… Le parcours d’une militante des années 68, raconté avec beaucoup d’humour – avec Janie.

à écouter : http://sortirducapitalisme.fr/185-les-a ... vec-humour
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede Pïérô » 19 Fév 2017, 03:54

Mai 68 images rares







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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 30 Mar 2017, 13:44

Rennes jeudi 30 mars 2017

Collage sur la commune de Nantes, en mai 1968

à 18h, Université Rennes 2 /bât. L - salle L145

Un collage constitué de textes, de vidéos et de chansons sur l’expérience de vacance du pouvoir pendant quelques jours à Nantes en mai 1968 :
Mai 68 dans l’Ouest n’est pas une simple imitation des événements parisiens. Dès la fin de l’année 1967, les syndicats d’agriculteurs, d’ouvriers et d’enseignants se mettent d’accord pour appeler à une journée de grève générale, et manifester dans tout l’Ouest le 8 Mai 1968.
Suite à la prise de la Préfecture on a pu parler d’une « Commune de Nantes », dirigée pendant quelques jours par un Comité Central de Grève, composé d’étudiants, d’ouvriers et de paysans.
Une expérience historique de la vacance du pouvoir !

https://nantes.indymedia.org/events/37282
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 17 Mai 2017, 20:25

Cahors vendredi 19 mai 2017

Film-débat "68, année 0" le doc mémoire vivante!

à 19h, Bourse du Travail

avec des invités...

https://lot.demosphere.eu/rv/1569

Image
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 30 Mai 2017, 10:55

Le 24 mai 1968 : la Commune de Nantes.

“Une bise de passions anciennes, inexpiables et peut-être mal endormies, souffle encore aigrement dans les petits carrefours venteux qui s’ouvrent autour du Bouffay et de Sainte-Croix, et rappelle que la ville, dans les défoulements politiques collectifs, en 1793 comme en 1968, a eu tendance à aller plus loin qu’aucune autre.”
Julien Gracq, La forme d'une ville

Nous fêtons aujourd'hui une date particulière de l'histoire locale : la Commune de Nantes, durant lesquelles la ville est mise en autogestion par les grévistes. Retour sur cet épisode.

Image

Le 24 mai 1968 : la Commune de Nantes.

Les manifestations massives et la grève générale qui secouent la France en mai 1968 sont l'aboutissement de plusieurs mois d'agitations intenses. Dans les universités évidemment, où à Strasbourg, Nantes ou Paris, des groupes d'étudiants enragés mettent le zbeul sur les campus. Par exemple, dès 1967, des affrontements ont lieu devant le rectorat de Nantes. Mais la grande force de l'époque est évidemment le mouvement ouvrier. Après les grèves insurrectionnelles de 1955 à Nantes, durant lesquelles les travailleurs de la Navale avaient mis à sac le siège du patronat, puis attaqué le Tribunal et la prison, le Mai 68 ouvrier démarre par l'ouest ! Dès le 9 avril, des débrayages sont organisés dans l'usine Sud Aviation, à Bouguenais, au sud de Nantes. C'est la première usine en mouvement. Le 13 mai, la fameuse nuit des barricades à Paris, une émeute éclate à Nantes. Dès le lendemain, l'usine Sud Aviation est occupée par les grévistes, et les patrons sont séquestrés. Ils le resteront jusqu'à la fin du mouvement !

Le 24 mai, des dizaines de milliers de personnes se rassemblent dans le centre-ville. Étudiants, ouvriers et paysans occupent la place Royale, rebaptisée "Place du Peuple". Nantes est la seule ville en France où l'on peut voir des tracteurs défiler au côté des manifestants. La préfecture est attaquée avec des engins de chantiers et prise d'assaut. Un début d'incendie se déclare. Le préfet de Nantes appelle Paris pour demander l'autorisation d'ouvrir le feu sur les manifestants. Heureusement, le pouvoir central refuse. L'hôtel de ville envahi et occupé.

C'est le début d'un épisode unique en France : la Commune de Nantes

Un comité de grève composé d'ouvriers et de paysans décide de prendre en main l'approvisionnement de la ville depuis l'hôtel de ville occupé. Les jours qui suivent, le pouvoir s'est évaporé. La police ne quadrille plus les rues de Nantes. La CFDT du département appelle à poursuivre la remise en cause du capitalisme, du gaullisme, de l'exploitation de l'homme par l'homme. Le 28 mai, des comités provisoires sont créés afin d'assurer la gestion populaire des caisses de sécurité sociale et d'allocations familiales. Les quotidiens Ouest-France et Presse-Océan publient désormais sous le contrôle des journalistes et des ouvriers du livre.

Le 31 mai, un grand rassemblement se tient pour réclamer l'extension des attributions du comité de grève. La pression des bureaucraties nationales conduisent à voter de justesse la reprise du travail à partir du 4 juin, et à faire sombrer dans l'oubli la période que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de Commune de Nantes.

A nous de faire refleurir d'autres Communes !

via Nantes Révoltée : https://www.facebook.com/Nantes.Revolte ... 2619078241
libéré du bouc sur : https://nantes.indymedia.org/articles/37821
sonor de karacole : https://archive.org/details/24_Mai_1968 ... -de-Nantes


https://nantes.indymedia.org/articles/37821
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 28 Juil 2017, 10:46

Extrême gauche et anarchisme en Mai 68 – Avant, pendant, après : 50 ans d’histoire

Jacques Leclercq, Éditions l’Harmattan, 2017, 39 euros.

Image

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les gauchistes sans avoir jamais osé le demander ! Après plusieurs essais sur la droite et l’extrême droite, Jacques Leclercq publie un nouveau livre.

Dans cet épais volume de 560 pages (!), l’auteur dresse un panorama de la gauche radicale. On y croise cinquante nuances de trotskisme, diverses obédiences maoïstes, des anarchistes, et puis toutes les variations de l’ultra gauche : bordiguistes, conseillistes, situationnistes ou autonomes. Fractions, scissions, recompositions, entrisme, trahisons et petits complots… L’auteur détaille par le menu les évolutions depuis plus d’un demi-siècle des forces qui ont fait Mai 1968 et plus largement l’extrême gauche dans ce pays.

L’ouvrage est richement illustré, principalement par les archives personnelles de l’auteur. Tracts, affiches, journaux (dont certains assez rares) illustrent l’ouvrage.

Pierre Banon

http://www.anti-k.org/2017/07/28/extrem ... dhistoire/
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 16 Sep 2017, 19:55

Le Mai 68 des immigrés en France

Entretien avec Daniel A. Gordon

Daniel A. Gordon est maître de conférences en histoire européenne à l’Université Edge Hill et membre du comité éditorial de la revue Modern and Contemporary France. Il a obtenu le Alistair Horne Fellowship du St Antony’s College pour écrire son ouvrage Immigrants and Intellectuals : May’68 & the rise of anti-racism in France, Merlin Press, 2012 .

Certaines parties de l’ouvrage ont, depuis, été traduites en français :

« Le 17 octobre 1961 et la population française: la collaboration ou la résistance? » in Aïssa Kadri, Moula Bouaziz et Tramor Quemeneur (dir.) La guerre d’Algérie revisitée: nouvelles générations, nouveaux regards, Editions Karthala, 2015.
« Sans Frontière et la fin des années 68 en France » in Caroline Rolland-Diamond, Xavier Landrin, Anne-Marie Pailhès et Bernard Lacroix, Les contrecultures: genèses, circulations, pratiques, Editions Syllepse, 2015.

Il revient dans cet entretien sur la participation des travailleurs immigrés à Mai 68, et sur la façon dont les luttes de l’immigration se sont développées en France dans la foulée du soulèvement ouvrier et étudiant.

... http://www.contretemps.eu/mai-68-immigr ... ce-gordon/
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 16 Oct 2017, 19:22

La sortie du tunnel : mai 1968

partie sur un retour en force de l'anarchisme. Le mai 68 français voit le retour des drapeaux noir, du lyrisme révolutionnaire. La critique de la vie quotidienne semble ouvrir les champs du possible. Malheureusement le mouvement anarchiste passera dans cette évènement comme un ectoplasme. La Fédération Anarchiste possède maintenant des bons moyens de propagande, espérons et construisons un mouvement libertaire puissant.

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