"Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

"Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede kuhing » 29 Sep 2008, 14:56

Partie 1 du film sur l' histoire du syndicalisme d'action directe dont la CGT est l'origine.
Document particulièrement interessant et instructif.
Les autres parties du film sont accessibles depuis le bas de cet écran vidéo



pour voir le film en entier sans qu'il soit découpé en petites parties :

http://www.youtube.com/watch?v=uDpjhg7TFhE
kuhing
 

Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede Pïérô » 02 Oct 2008, 18:01

Vu tout, très intéressant,
Après deuxième guerre c'est un peu moins objectif...on rentre, après 68 notamment, vraiment dans le film de propagande pour la CNT, et évidemment on pourrait donner par exemple à David, qui ne dit pas voir autre chose dans les SUDs que de l'antiliberalisme, la preuve du contraîre, puisque outre l'anticapitalisme il y a des références communes évidemment avec cette histoire du syndicalisme révolutionnaire. Je n'oppose d'ailleurs pas ces structures syndicales. Ces expériences, différentes dans l'approche (question d'un syndicalisme moins minoritaire...), pour moi, se complètent...
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Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede Ellaurenzovfoot » 03 Oct 2008, 15:15

Thx, je vais regarder tout ça, ça me semble bien sympatoche en tout cas.
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Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede Harfang » 03 Oct 2008, 16:25

Merci, c'est à regarder.
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Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede croquemitaine » 24 Déc 2008, 15:49

Pas vu le doc je réagis juste à Quierot : Solidaires est anticapitaliste (je savais pas ?) soit mais anticapitaliste c'est pas un projet de société ... Enfin bon, on a un France une organisation syndicale révolutionnaire et libertaire (de taille relativement correcte à l'échelle du mouvement libertaire, français comme international) et les anars qui se syndiquent n'y vont meme pas allez comprendre .... :(
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Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede kuhing » 24 Déc 2008, 15:56

croquemitaine a écrit:Pas vu le doc je réagis juste à Quierot : Solidaires est anticapitaliste (je savais pas ?) soit mais anticapitaliste c'est pas un projet de société ... Enfin bon, on a un France une organisation syndicale révolutionnaire et libertaire (de taille relativement correcte à l'échelle du mouvement libertaire, français comme international) et les anars qui se syndiquent n'y vont meme pas allez comprendre .... :(


ça reste un pôle de regroupement pour les anarchistes et libertaires, même s'il est ponctuel.
c'est pas évident d'être dans un syndicat minoritaire.
Mais par exemple au 1er mai 2007 à Paris où j'étais, la CNT-f avait un cortège bien plus gros que celui de la LCR ou de LO.
maintenant, je l'avais d'ailleurs dit, il y aurait des progrès à faire (et des gros) sur la façon dont ils s'organisent. Il y a aussi de gros connards et j'en ai rencontré 2 ou 3. Mais des connards il y en a partout.
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Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede arvn d » 24 Déc 2008, 17:20

Et puis tous les anarchistes ne sont pas anarcho-syndicalistes voire même antisyndicalistes. En plus, la CNT-f se réclame plutôt du syndicalisme révolutionnaire que de l'anarcho-syndicalisme...
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Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede barcelone36 » 24 Déc 2008, 19:17

quel dommage que le montage soit aussi pourri...
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Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede Pïérô » 28 Déc 2008, 13:55

croquemitaine, c'est une vieille histoire dans le mouvement libertaire, où les militants devraient rejoindre le syndicat rouge et noir... J'ai dis que je n'opposais pas ces structures syndicales. Ces expériences, différentes dans l'approche (question d'un syndicalisme moins minoritaire...), pour moi, se complètent...Je pense que c'est un choix respectable dans les deux cas. Dans mon coin, les camarades de la CNT sont passés à SUD, et effectivement, quitte à faire du syndicalisme, autant le faire avec plus de monde, et pas que des libertaires (quelques uns ont retrouvé le "rouge et noir" à AL). Dans ma boite si je montais un syndicat CNT, je serais tout seul, alors que 30% du personnel est syndiqué, et à SUD. Et je peux t'assurer que mon syndicat est anti-capitaliste comme Solidaires 37 (on trouvera le texte d'orientation adopté au congrès Solidaires 37 de 2006 ici : http://solidaires37.org/spip.php?article11, SUD-PTT 37 arbore des drapeaux rouges et noirs en plus de leur drapeau syndical). Celà ne m'empêche pas de m'interesser à la CNT, qui n'existe plus dans le 37, mais, proche, à la CNT 86, où il y a vraiment une volonté de développement non "identitaire" et d'implantation syndicale : http://www.cnt86.ouvaton.org/ .

Je crois qu'il faut tenir compte de la réalité locale et de pas mal d'autres choses pour ne pas être décalés et isolés, car le choix du syndicalisme est là aussi. Je pense aussi que le syndicalisme ne se suffit pas en lui même, là où beaucoup de camarades de la CNT pensent cet espace à la fois comme un espace syndical et un espace politique de regroupement des libertaires. Les libertaires doivent, pour moi, être présents sur le terrain des luttes des travailleurs-euses et des mouvements sociaux dans des structures plus larges, et doivent s'organiser spécifiquement dans des organisations libertaires. Dans tous les cas, et puisque j'ai dis que ces démarches ne doivent pas s'opposer, c'est en développant l'unité à la base que l'on avancera ensemble, à l'image par exemple du soutien unitaire qui s'est construit autour de la lutte des travailleurs sans papiers dans les restaus et entreprises où Solidaires (SUDs) et CNT oeuvrent ensemble. Il serait interessant aussi que l'on puisse ouvrir des espaces de débat entre militants de l'anarchisme social impliqués dans ces luttes du monde du travail, car je trouve que l'on aurait tous besoin d'avancer en terme d'élaboration. Je pense par exemple à ce que l'on peut avancer en ce moment et dans la situation comme objectifs, revendications...Là où l'extrème gauche a sa solution historique toute faite et qui repose sur les nationalisations, nous parlons de socialisation. Et bien justement comment concevoir concrètement cette socialisation aujourd'hui pour que celà puisse causer d'avantage aux gens, et à nous aussi d'ailleurs, parce que si l'on me pose la question aujourd'hui par exemple je me trouve bien en peine pour ne pas rester dans des réponses larges et évasives. Y à t-il des revendications et objectifs intermédiaires et lesquelles porter ?...etc etc...

Je partage ce que tu avances Croquemitaine lorsque tu dis que la référence à l'anti-capitalisme ne fait pas un projet de société. Et là aussi dans ce domaine nous avons tous du pain sur la planche car quel est le projet communiste libertaire pour aujourd'hui et demain ? Nous ne sommes pas en 36 en Espagne, et si cette expérience nous a apporté beaucoup il est évident qu'il faudrait là aussi élaborer, réactualiser un tel projet de société.
Et donc pour finir mais aussi ouvrir, nous avons beaucoup de choses en commun, même si le choix du syndicat n'est pas le même, et beaucoup de choses à partager et à faire...ensemble.


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Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede sèmm » 08 Fév 2009, 13:44

arvn d a écrit:Et puis tous les anarchistes ne sont pas anarcho-syndicalistes voire même antisyndicalistes. En plus, la CNT-f se réclame plutôt du syndicalisme révolutionnaire que de l'anarcho-syndicalisme...


Ca c'est un faux débat. En tout cas, il n'a pas vraiment lieu à la CNT. Je le sais un peu, j'y suis depuis 10 ans...
C'est surtout un débat porté par les "anarchistes" dogmatique qui aiment les cases et les étiquettes.
La CNT se revendique de l'AS de la CNT Espagnole des années 30 et des SR de la CGT des années 1900.
La CNT s'inscrit (ou essaye !) dans cette continuité. C'est 2 stratégies différentes mais la finalité est la même.

Aujourd'hui, le contexte est trés différent. A un moment donné les anarchistes Français ont estimé important
de s'impliquer dans une CGT indépendante avec la charte d'Amiens. A un moment donné, les anarchistes
Espagnols se sont sentis assez costauds pour monter la CNT sur des bases libertaires. Vouloir comparer les 2,
c'est pas possible. Encore plus aujourd'hui...

Par contre, une question pratique se posent en général aux CNTistes... (en lien avec ce débat).
Comme la CNT est encore modeste, il faut se faire connaitre... Normal. Et y'a 2 possibilités qui ne s'opposent
pas mais qui peuvent perturber "l'image" qu'on peut avoir de la CNT.
:arrow: Etre crédible en tant que syndicat, en étant capable de mener une lutte collective ou même de défendre
aux prud'homme quand la personne est isolé. C'est le taf spécifiquement syndicale....
:arrow: Revendiquer nos idées et notamment notre projet communiste libertaire. Revendiquer (et mettre en
pratique) l'autogestion(pas si évident !), la rotation des tâches (pas si évident !) et expliquer que se battre
pour des revendications immédiates (salaires, conditions de travail) n'est pas une fin en soit mais un moyen
de lutter, donc d'élaborer, de discuter, de débattre et peut être de voir plus loin....

Certains syndicats font les 2. Certains syndicats font plus l'une option que l'autre (alors qu'elles sont complémentaires).
Voilà, ce qui perturbe certaines personnes. La CNT n'est pas un bloc. Elle essaye surtout de créer et de se définir
dans l'action, sans oublier ses fondements libertaires.

Voilà, je sais pas si j'ai pu en éclairer certain(e).
Mais en gros, la CNT est un syndicat. Une sorte d'orgas politique aussi. Et faire un équilibre entre les 2 est difficile,
compliqué. C'est ça qui fait l'intérêt de l'ASSR. Oui, à la CNT, y'a parfois des secrétaires en tailleur qui viennent aux
permanences pour un problème de taf, y'a des ouvriers sans-paps musulmans qui se font exploiter, et tout un tas de gens
qui sont pas dans le cadre "anarchistes"... Et alors ? On veut se dévelloper ou rester entre nous ?
Certe, les gens qui contactent la CNT, ne sont pas que des "anarchistes" mais personne n'est née "anarchiste". On a tous eu
un moment donné une opportunité. Et pour moi, à partir du moment où les gens qui viennent à la CNT acceptent
le mode de fonctionnement globale, c'est suffisant. Pas la peine de vouloir plaquer des étiquette sur tout le monde.
C'est aux gens de s'approprier cette autogestion. Pas la peine de forcer la main. Ce n'est pas comme çà que fait
la CNT en tout cas...
sèmm
 

Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede bajotierra » 11 Fév 2009, 20:48

Un peu confus ton explication

là c'est plus clair :
http://www.cnt-f.org/spip.php?article10

Adhérer

Comment adhérer ?
Consultez l’annuaire de la CNT pour déterminer s’il existe un syndicat de votre branche dans votre région ou, à défaut un syndicat interprofessionel ou une union départementale ou régionale.

Si oui, imprimez et envoyez leur ce formulaire ou un email.
Si il n’y a pas de syndicat, contactez le Bureau Confédéral

Guide juridique pour la constitution d’un syndicat CNT

Pourquoi adhérer ?
La Confédération Nationale du Travail essaie de développer un syndicalisme différent : le syndicalisme a pris de mauvaises habitudes : institutionnalisation, paritarisme, corporatisme, perte du sens de la solidarité. Éblouis par le miracle économique, les salariés ont progressivement laissé des spécialistes de la négociation gérer leurs intérêts à leur place. Les employeurs, eux, étaient trop heureux d’avoir affaire à des professionnels du syndicalisme plutôt qu’à des salariés toujours plus turbulents et imprévisibles... Et puis crac ! Le chantage à la "crise", le retour en force du libéralisme, la fin de l’État-providence et voici où nous en sommes : coupure de la société entre chômeurs et précaires d’un côté, salariés de l’autre

C’est pourquoi nous pensons que le syndicalisme doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : révolutionnaire, c’est-à-dire porteur d’un projet pour une société plus juste, plus égalitaire, plus libre... Aussi, pour l’immédiat la CNT propose-t-elle une pratique syndicale qui dépasse la cogestion frileuse de la société telle qu’elle est. Il s’agit, bien entendu, de défendre les intérêts immédiats des salariés. Mais il s’agit aussi d’ébaucher dès maintenant un autre futur, en adoptant une méthodologie syndicale en rupture avec les schémas hiérarchiques qui régissent notre présent.

La CNT c’est l’effort militant à la place de la bureaucratisation ; c’est la solidarité interprofessionnelle à la place du corporatisme ; c’est un syndicalisme libre de toute interférence politique. Comme tous syndicat reconnu, la CNT dispose de droits. Elle utilise tous les moyens d’expression mis à sa disposition : tracts, panneaux syndicaux, réunions d’informations. Elle utilise toutes les procédures, en tant que défenseur, pour soutenir les travailleurs (prud’hommes, conseil d’Etat) Les sections syndicales et les syndicats locaux disposent d’une totale autonomie dans le cadre de nos statuts.

Rejoindre la CNT, c’est déjà agir : la multiplication des sections et syndicats départementaux est une nécéssité incontournable pour le développement des luttes comme de notre syndicat.


Publié le 28 octobre 2006.


Mais comme ici t'es sur un "forum anar alors faut tordre le truc .
Mais en gros, la CNT est un syndicat. Une sorte d'orgas politique aussi.


Du coup c'est le grand écart : la CNT c'est donc aussi une"sorte d'orga politique " (en gros, hein ) ......Qui serait libre de tout intérférence politique ?
bajotierra
 

Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede sèmm » 15 Fév 2009, 15:03

bajotierra a écrit:Un peu confus ton explication...
Du coup c'est le grand écart : la CNT c'est donc aussi une"sorte d'orga politique " (en gros, hein ) ......Qui serait libre de tout intérférence politique ?


Qu'est ce qui est confus ? Soit plus précis.
"Libre de toute interference politique" çà signifie pas que la CNT est apolitique [qui pourrait croire ça ?]
Simplement que la CNT est indépendante de toute orga politique quel soit anarchiste ou autres.
C'est les syndicats, les ags de syndicats qui décident. C'est notamment une référence à la CGT vu par le PC
comme une courroie de transmission. Regarde aussi les querelles que se livrent les militants PS, PC, LCR au sein
de la CGT ou de SUD. Affirmer son indépendance par rapport aux parties politiques, ce n'est pas affirmer que la CNT
refuse n'a pas d'idée politique. La CNT est un syndicat autogestionnaire, avec des pratiques libertaires.
Elle se revendique révolutionnaire et pour le communisme libertaire. Tu veux quoi de plus ?

Oui la CNT se bat pour des intérêts immédiats (conditions de travail, salaires). Oui, nous essayons comme les anarchistes
ont toujours essayé de le faire d'aller au delà des convaincus et de nous organiser sur des bases de classe. Mais dans les luttes
qui peuvent se mener, nous essayons d'apporter des pratiques différentes et surtout que les gens s'approprient ces luttes.
Et ça, à mon avis c'est plus parlant et convaincant que des belles idées exposées sur un tract ou que des déclarations
d'intentions, voire des leçons de radicalité que certains prodiguent avec une facilité consternante.
sèmm
 

Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede sèmm » 15 Fév 2009, 15:09

bajotierra a écrit:Du coup c'est le grand écart : la CNT c'est donc aussi une"sorte d'orga politique " (en gros, hein ) ......Qui serait libre de tout intérférence politique ?


:shock: Considérer comme tu sembles le faire que les syndicats et les parties politiques c'est 2
trucs différents, c'est la vision actuelle de la CFDT. La CNT est à la fois un syndicat et revendique
un mode de fonctionnement et un projet clairement politique. Oui, nous pensons que les 2 vont de paire.
L'un sans l'autre, c'est soit un club de pensée, soit du réformisme syndicaliste.

Si pour toi, le grand écart c'est allier pratique quotidienne [ pas celle des réunions entre pote conviancues
mais celle de tous les jours avec tes collégues de travail ou autres] et idées politique, c'est navrant.
Pour moi, je le redit, les 2 sont complémentaires... et pas dissociables.
sèmm
 

Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede fu hsang » 15 Fév 2009, 15:34

faut se referer a la charte de paris directement ,
Le Congrès affirme à nouveau que le syndicalisme doit vivre et se développer dans l’indépendance absolue, qu’il doit jouir de l’autonomie complète qui convient à son caractère de force essentielle de la révolution. Par sa doctrine, ses buts, son action corporative et sociale, le syndicalisme s’affirme comme le seul mouvement de classe des travailleurs. Il est capable de réaliser, par lui-même, aux différents stades de l’évolution humaine, aussi bien le communisme organisé que le communisme libre.

Cela implique qu’il ne peut concourir à la poursuite des objectifs politiques affirmés par les partis et qu’il ne peut lier son action à la leur. L’affirmation sans cesse plus nette des buts poursuivis par les autres confédérations syndicales et leurs partis oblige la C.N.T à répudier toutes alliances avec ces forces sur le terrain révolutionnaire. En effet, s’il est encore possible de réunir dans une action corporative commune toutes les forces ouvrières groupées dans les différentes confédérations syndicales, il est indéniable que toute conjugaison de ces mêmes forces pour une lutte révolutionnaire apparaît inutile et vaine en raison de l’opposition fondamentale des buts que se sont assignés les diverses fractions du syndicalisme.

De toute évidence, cette incompatibilité d’action révolutionnaire s’étend " a fortiori " aux ententes avec les partis politiques ouvriers qui, tous, sans exception, veulent et c’est leur raison d’être - instaurer un État politique dont ils auraient la direction. État dont le syndicalisme révolutionnaire proclame la nocivité et nie la nécessité.

si tu n as pas une approche totalisante de la societe ,alors ta critique vaut rien ,tu ne fais que repousser les problemes et vu que a l heure actuelle aucune orga n a cette approche dans la pratique (a part des collectifs locaux )...cela reste a construire
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Re: "Et pourtant ils existent" histoire du syndicalisme

Messagede bajotierra » 16 Fév 2009, 10:36

Donc si la CNT est devenue une "orga politique" , anarchiste ? , on peut se demander où se situe le lieu de débat de cette politique , serait ce le syndicat ?
Parceque les textes fédéraux sont loin de proclamer ce que sémm proclame , par exemple on se souvient du texte où un pargraphe s'intitule
"La cnt anarchiste ? ......oui et non "
Moi j'appele cela de la confusion ou du double langage .
Et cela d'autant plus que pendant des années on a lu des textes de la Cnt signé avec des orgas politiques ......Comme absence d'interférence on fait mieux !
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