Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede Flo » 26 Aoû 2012, 03:51

Commémoration du 25 août à Paris : des libertaires arrêtés

Commémoration de la libération de Paris - Hollande fait arrêter les libertaires

Aujourd’hui, 25 août 2012, avait lieu une cérémonie commémorant la libération de Paris par la deuxième division blindée. La plaque déposée par François Hollande fait explicitement référence à la Nueve, des militants espagnols anarchistes et antifascistes qui avaient rejoint l’armée de libération. Venu-e-s commémorer la participation de ces courageux militants anarchistes à la libération de Paris, des camarades de notre organisation Alternative libertaire et de la Fédération anarchiste ont été pris-e-s à parti par les forces de l’ordre. Bien que la commémoration fut publique, nos camarades se sont vu-e-s accusé-e-s de procéder à des rassemblements non autorisés et de brandir des drapeaux non républicains – les drapeaux étaient noirs. Une vingtaine de camarades sont actuellement retenu-e-s en garde à vue au commissariat du 8e arrondissement. Face à l’arbitraire policier et aux évidentes restrictions de la liberté d’expression, nous exigeons la libération de nos camarades.

Alternative libertaire, le 25 août 2012

http://www.alternativelibertaire.org/sp ... rticle4901


J'aurai dû y être mais ne suis pas parvenu à être disponible. Certains militants y étaient et peuvent peut-être décrire comment les choses se sont passées sur place ?

EDIT :
Information provenant de camarades de la FA que je viens d'avoir : il n'y aurait pas eu de GAV mais des contrôles d'identités au commissariat du 8ème. Apparemment, il semble que les interpellé.e.s (au bout de 3 minutes de présence sur l'espace publique quand même...!) aient tous été relaché.e.s au bout de 3h.
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Re: Commémoration du 25 août à Paris : des libertaires arrêt

Messagede Flo » 26 Aoû 2012, 04:09

Plus de détails sur l'affaire.

Le 24 août 1944 des blindés de la 2 DB de Leclerc de La Nueve conduits par des E
de : Frank MINTZ

Le 24 août 1944 des blindés de la 2 DB de Leclerc de La Nueve conduits par des Espagnols (dont des anarchosyndicalistes) sont arrivés à l’Hôtel de ville de Paris, mais le 25 août 2012 des libertaires voulant célébrer leur participation n’ont pas pu passer.

Cette belle formule du camarade Noël d’Alternative libertaire résume l’incident ridicule d’aujourd’hui. Mais il y a d’autres détails cocasses.

Alors que des personnes avec des drapeaux républicains espagnols se recueillaient devant la plaque en l’honneur du capitaine Dronne et de ses soldats et d’une autre en l’honneur des combattants espagnols posé sur un bâtiment de la place de l’Hôtel de ville, d’autres qui arrivaient avec des drapeaux noirs et noirs et rouges ont été aussitôt écartées par la police et conduits à une centaine e mètres, avenue Victoria. Une grosse demi-heure plus tard, la dizaine de personnes étaient embarquées dans un car de police. De façon solidaire, les personnes portant les drapeaux républicains ne firent rien devant l’action policière. Une camarade espagnole alla leur demander d’intervenir en expliquant qu’il s’agissait de marquer avec la solidarité avec les anarchosyndicalistes présents à la 2 DB. Il lui fut répondit qu’il n’y en avait pas. Elle cita le chanteur Serge Utge-Royo qui était avec les anarchistes pour montrer sa réprobation qu’ils soient écartés de l’hommage devant les plaques. On lui répondit que Serge Utge-Royo est communiste et pas anarchiste. Autrement dit la camarade avait rêvé éveillée.

Serge Utge-Royo a été « enchanté » d’apprendre sa nouvelle étiquette politique (de la part d’adeptes attardés du matérialisme historique), lui qui est le traducteur en français du livre La Nueve (Paris, 2011) d’Evelyn Mesquida. Il sait que Germán Arrué et Manuel Lozano, anarchosyndicalistes, étaient dans ses blindés qui sont arrivés les premiers à Paris.

On peut unir aux partisans du matérialisme historique, dans cette évocation de la bêtise, les responsables de la Préfecture de la police et les conseillers socialistes du maire de Paris et sans doute ceux du président de la République qui a prit la parole ce jour sur cette place de l’Hôtel de ville.. Et leur recommander de revoir l’histoire de la libération de Paris et d’apprendre à reconnaître que leur liberté, ils la doivent aussi aux libertaires et à leurs valeurs.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article129636

Frank Mintz
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Re: Commémoration du 25 août à Paris : des libertaires arrêt

Messagede barcelone 36 » 26 Aoû 2012, 12:40

http://www.federation-anarchiste.org/sp ... rticle1063
Communiqué FA : Commémoration de la Libération de Paris : arrestation d’anarchistes
dimanche 26 août 2012

Commémoration de la libération de Paris : arrestation d’anarchistes

Le 24 août 1944 Paris était libéré. Les premiers à entrer dans Paris sont des Espagnols. Ils étaient dans la 9e compagnie, la Nueve, du 3e bataillon, commandée par le capitaine Raymond Dronne et appartenant à la deuxième division blindée (2e DB) du général Leclerc. Parmi eux, de nombreux anarchistes. Au sein de la Nueve, ces hommes avaient combattu en Afrique du nord, en France, en Normandie. Après avoir participé à la libération de Paris, ils avaient poursuivi la lutte en Alsace. Puis, ils avaient livré bataille en Allemagne, jusqu’à l’armistice. Ainsi, après avoir combattu en Espagne contre le franquisme, ils continuaient leur lutte contre le totalitarisme.

C’est pour commémorer cette réalité, peu connue, que nous voulions participer à la cérémonie prévue samedi 25 août à l’Hôtel de Ville de Paris, arborant des drapeaux rouges-noirs et noirs, couleurs des anarchistes de la Nueve. Alors même que, François Hollande déposait une plaque en l’honneur même de la Nueve.

Mais c’était sans compter sur le président qui nous envoya la police pour nous repousser et nous arrêter. Quinze militants de la Fédération Anarchiste ainsi qu’un militant d’Alternative Libertaire et deux passantes sont restés quatre heures aux commissariats du huitième et du neuvième arrondissement pour avoir voulu honorer la mémoire des valeureux combattants de la Nueve. Heureusement que nous vivons une présidence de gauche !

Le refus de la présence des couleurs des anarchistes, lors de cette cérémonie, témoigne d’une occultation d’une réalité historique, voire d’une falsification. Il est grand temps de reconnaître que, nombre d’anarchistes, ont joué un rôle dans la lutte contre le nazisme et ont contribué à la libération de notre pays.

Secrétariat aux Relations extérieures de la Fédération anarchiste
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Anarchistes dans la résistance

Messagede anouchka » 26 Aoû 2012, 17:02

des anarchistes pour libérer Paris

http://florealanar.wordpress.com/2012/08/25/la-veritable-histoire-de-la-liberation-de-paris/

La véritable histoire de la libération de Paris

25 Août 2012 par florealanar

Longtemps, les manuels d’histoire ont prétendu que la libération de Paris a commencé le 25 août 1944. Après avoir lu le livre de la journaliste Evelyn Mesquida paru au Cherche-Midi, ils vont devoir corriger leur « erreur ». C’est en effet le 24 août 1944 que la 9e compagnie de la 2e division blindée du général Leclerc est entrée dans Paris par la porte d’Italie. Le capitaine Raymond Dronne était à la tête de la Nueve, un régiment composé de républicains espagnols, dont pas mal d’anarchistes, qui espéraient finir leur lutte antifasciste à Madrid. Un espoir déçu, pour ne pas dire trahi.

________________
par PACO
________________

Impossible de parler de la Nueve sans remonter à la guerre d’Espagne, guerre civile et révolutionnaire où tout un peuple osa rêver d’un autre futur. A partir du 17 juillet 1936, date du soulèvement franquiste au Maroc, les Espagnols durent lutter pendant trente-trois mois contre le fascisme international (Hitler, Mussolini et Salazar prêtaient main-forte au général Franco) et contre quelques faux amis avant d’affronter l’insoutenable « Retirada », une retraite infernale qui les conduisait vers la mort (ce fut le cas notamment pour le poète Antonio Machado à Collioure) ou dans des camps de concentration français.
Après la victoire des troupes franquistes, fin janvier 1939, une effroyable fourmilière se rua vers la France. Une marée humaine qui échoua, sous la pluie ou la neige, sur des plages aujourd’hui recherchées par les estivants. Peu de vacanciers savent que les sites où ils lézardent furent d’ignobles lieux de souffrances et même les cimetières de milliers d’Espagnols victimes du froid, de la faim, de la gangrène, de la dysenterie, du désespoir. Désarmés, humiliés, parqués comme des bêtes, couverts de poux et de gale, maltraités par les tirailleurs sénégalais, les « rouges » échappaient aux balles fascistes pour connaître une nouvelle barbarie à la française dans une vingtaine de camps situés dans le Sud-Ouest (Argelès, Saint-Cyprien, Le Vernet, Gurs, Agde, Bram, Septfonds…). Dans son livre La Lie de la terre, Arthur Koestler écrit que le camp du Vernet où il a été emprisonné se situe « au plus haut degré de l’infamie ».
Parmi les vaincus, on comptait des nuées d’« extrémistes dangereux », c’est-à-dire des militants très politisés, des combattants aguerris et des dynamiteurs redoutables. Le camp du Vernet regroupait à lui seul 10 200 internés dont la quasi-totalité des anarchistes de la 26e division qui a succédé à la célèbre colonne Durruti. Que faire de ce gibier de potence ? Les autorités françaises en envoyèrent bon nombre, plus de 30 000, dans une cinquantaine de camps de travail disciplinaires situés en Afrique du Nord (Relizane, Bou-Arfa, Camp Morand, Setat, Oued-Akrouch, Kenadsa, Tandara, Meridja, Djelfa…). Véritables esclaves, victimes de tortures et d’assassinats, les Espagnols construisirent des pistes d’aviation, participèrent à la construction de la voie ferrée transsaharienne qui devait relier l’Algérie au Niger. Les anarchistes espagnols avaient été convertis en « pionniers de cette grande œuvre humaine » comme l’annonça le journal Aujourd’hui.
L’engagement dans la Légion fut une curieuse alternative offerte aux combattants espagnols. Entre la Légion et la menace d’un retour en Espagne (où une mort certaine les attendait), le choix n’était pas simple, mais néanmoins rapide. Ceux qui furent incorporés dans le 11e régiment se retrouvèrent ainsi sur la ligne Maginot… D’autres iront dans le 11e bataillon de marche d’outre-mer qui participa à la formation de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère qui combattit contre les Allemands dans les neiges norvégiennes avant de batailler en Libye, en Syrie, en Egypte, en Tunisie… Engagés parfois juste pour survivre ou recevoir des soins vitaux, ballottés entre les revers militaires de la France et les rivalités au sein des forces alliées, les Espagnols étaient comme des bouchons dans une mer déchaînée.
Si de nombreux Espagnols évadés des camps avaient rejoignirent la Résistance en France, c’est en Afrique que d’autres allaient contribuer à écrire un chapitre de l’histoire de la 2e DB. Début 1943, après le débarquement allié en Afrique du Nord, des Espagnols libérés des camps de concentration du Sahara (majoritairement des anarcho-syndicalistes de la CNT) composèrent un bataillon de corps francs. Une autre compagnie commandée par Joseph Putz, officier français héros de 14-18 et de la guerre d’Espagne, intégra aussi d’anciens prisonniers espagnols. Ce genre d’unités de combat déplaisaient fortement à certains officiers français formatés par Vichy et fraîchement gaullistes. Après la reprise de Bizerte, où les Espagnols pénétrèrent les premiers, la presse d’Alger et les généraux américains saluaient cependant « l’habileté de ces guerriers primitifs »…

Photo officielle de la Nueve, prise à Dalton Hall, en Angleterre, au printemps 1944 (photo DR)
La 2e DB vit le jour au Maroc, dans la région de Skira-Temara, au sud de Rabat, le 24 août 1943. Un an après, jour pour jour, l’une de ses compagnies, la Nueve, allait libérer Paris. Si Leclerc était el patron pour les Espagnols, Raymond Dronne en était el capitàn. La Nueve fut l’une des unités blindées du 3e bataillon du régiment de marche du Tchad appelé aussi le « bataillon espagnol ». Cent quarante-six hommes de la Nueve, sur cent soixante étaient espagnols ou d’origine hispanique. On y parlait le castillan. Les ordres étaient donnés en espagnol et même le clairon sonnait à la mode espagnole. Les anarchistes y étaient nombreux. Des hommes « difficiles et faciles » selon le capitaine Dronne. Difficiles parce qu’ils ne respectaient que les officiers respectables. Faciles parce leur engagement était total quand ils respectaient leurs officiers. Antimilitaristes, les anars étaient des guerriers expérimentés et courageux. Plus guérilleros que soldats, ils menaient une guerre très personnelle. « On avait tous l’expérience de notre guerre et on savait ce qu’il fallait faire, se souvient German Arrue, ancien des Jeunesses libertaires. On se commandait nous-mêmes. On était une compagnie de choc et on avait tous l’expérience d’une guerre dure. Les Allemands le savaient… »
Autre originalité, les Espagnols ont baptisé leurs half-tracks avec les noms de batailles de la guerre d’Espagne : Guadalajara, Brunete, Teruel, Ebro, Santander, Guernica. Pour éviter les querelles, les noms de personnalités avaient été interdits. Par dépit et dérision, des anarchistes qui souhaitaient honorer Buenaventura Durruti, grande figure de la CNT et de la FAI, avaient alors baptisé leur blindé « Les Pingouins ». D’autres encore s’appelaient « Don Quichotte » ou « España cañi » (Espagne gitane). Raymond Dronne ne fut pas en reste quand il fit peindre sur sa jeep un joli « Mort aux cons ».
« A la playa ! A la playa ! » Avec un humour noir datant des camps de concentration de 1939, les Espagnols plaisantaient en mer avant de débarquer dans la nuit du 31 juillet au 1er août près de Sainte-Mère-Eglise. La division Leclerc était la première troupe française a mettre les pieds en France depuis quatre ans. Zigzaguant entre les positions nazies, la 2e DB avala les kilomètres d’Avranches au Mans. Avançant cachée dans des chemins discrets et des sentiers touffus, la Nueve roulait vers Alençon en combattant et capturant de nombreux Allemands (qu’ils donnaient aux Américains contre de l’essence, des bottes, des mitrailleuses ou des motos, selon le nombre et le grade des ennemis). La bataille de Normandie passa par Ecouché. Les Espagnols fonçaient « comme des diables » sur les soldats des 2e et 9e Panzerdivisions. Plus drôle, le capitaine Dronne mentionne une anecdote amusante dans ses Mémoires. Les anarchistes et autres anticléricaux se cotisèrent pour que le prêtre du coin puisse se racheter une statue du Sacré-Cœur. La sienne n’avait pas survécu aux combats. La statue achetée avec l’argent des bouffeurs de curés est restée en place jusqu’en 1985.
Contrariant les plans américains, Leclerc décida, le 21 août, de lancer ses troupes sur Paris. De Gaulle approuva immédiatement. Le 23 à l’aube, la division se mettait en route avec le régiment du Tchad en tête et la Nueve en première ligne. Le 24 au matin, sous la pluie, les défenses extérieures de Paris étaient atteintes. Les combats contre les canons allemands furent apocalyptiques. Parallèlement, Dronne mettait le cap sur le cœur de la capitale par la porte d’Italie. La Nueve arrivera place de l’Hôtel-de-Ville vers 20 heures. Le lieutenant Amado Granell, ex-capitaine de la Colonne de Fer, fut le premier officier « français » reçu par le Conseil national de la résistance. Georges Bidault, président du Conseil, posa avec lui pour la seule photo que l’on connaisse de ce moment historique. Le journal Libération la publia le 25 août.
« C’est les Français ! » criaient les Parisiens. Quand la rumeur annonça qu’il s’agissait en fait d’Espagnols, de nombreux compatriotes accoururent. Plus de 4 000 Espagnols engagés dans la résistance intérieure participèrent à l’insurrection parisienne. La nuit fut gaie. Dronne s’endormit bercé par les hymnes républicains. « Quelle joie pour ces Espagnols combattants de la liberté ! », écrivit-il plus tard.
Plus de 20 000 Allemands bien armés occupaient encore Paris. Leclerc et son état-major entrèrent par la porte d’Orléans où l’accueillit une délégation des Forces françaises de l’intérieur. Le général de Gaulle l’attendait gare Montparnasse. Le nettoyage n’était pas terminé. Une colonne de la Nueve fut chargée de déloger les Allemands d’un central téléphonique. Appuyée par la Résistance, la 2e DB partit combattre autour de l’Opéra, de l’hôtel Meurice, des jardins du Luxembourg, de l’Ecole militaire… Le 25 août au matin, un résistant espagnol, Julio Hernandez, déployait le drapeau républicain, rouge, jaune et violet, sur le consulat d’Espagne. Il fut moins facile d’abattre les forces d’élite allemandes qui défendaient l’hôtel Meurice. Ce sont encore des Espagnols, Antonio Gutiérrez, Antonio Navarro et Francisco Sanchez, qui partirent à l’assaut des lieux avec grenades et mitraillettes. Il désarmèrent le général Dietrich von Choltitz, gouverneur militaire de Paris, et son état-major.


Le 26 août, la Nueve fut salué par de Gaulle et reçut les honneurs militaires. Au risque de déplaire à de nombreux soldats français, de Gaulle chargea la Nueve de le couvrir jusqu’à Notre-Dame. Précaution utile pour éliminer les miliciens qui tiraient lâchement sur la foule en liesse. De Gaulle et Leclerc furent également protégés par la Nueve dans la cathédrale même. Des tireurs isolés y sévissaient. Amado Granell ouvrait la marche dans une grosse cylindrée prise à un général allemand. Curieuse escorte que ces half-tracks nommés Guernica, Teruel, Résistance et Guadalajara qui arboraient côte à côte drapeaux français et drapeaux républicains espagnols… Un autre drapeau républicain, de plus de vingt mètres de long celui-là, fut déployé à leur passage par des Espagnols, hommes, femmes et enfants, survoltés.
Après un temps de repos dans le bois de Boulogne où les combattants reçurent la visite de Federica Montseny (militante CNT et ancienne ministre de la Santé du gouvernement républicain), de camarades anarcho-syndicalistes, mais aussi d’admiratrices… le moment de repartir vint le 8 septembre. De nouveaux volontaires, dont des Espagnols de la Résistance, s’étaient engagés dans les troupes de Leclerc pour continuer le combat, mais une page se tournait. Les Espagnols reçurent l’ordre d’enlever leurs drapeaux des half-tracks désormais légendaires.
Avant d’arriver au QG de Hitler, à Berchtesgaden, la Nueve traversa des batailles épiques dans des conditions souvent extrêmes à Andelot, Dompaire, Châtel, Xaffévillers, Vacqueville, Strasbourg, Châteauroux… Les Allemands subirent de gros revers, mais les pertes humaines étaient aussi importantes chez les Espagnols. « On a toujours été de la chair à canon, un bataillon de choc, soutient Rafael Gomez. On était toujours en première ligne de feu, tâchant de ne pas reculer, de nous cramponner au maximum. C’était une question d’honneur. » Question de revanche aussi contre les nazis qui ont martyrisé le peuple espagnol et déporté des milliers de républicains à Buchenwald et à Mauthausen.
Vainqueurs d’une course contre les Américains, les Français, dont des combattants de la Nueve, investirent les premiers le « nid d’aigle » de Hitler le 5 mai. Après avoir mis hors d’état de nuire les derniers très jeunes nazis qui défendaient la place jusqu’à la mort, officiers et soldats burent du champagne dans des coupes gravées « A H ». Les soldats glanèrent quelques souvenirs (jeu d’échecs, livres anciens, cristallerie, argenterie…) qui améliorèrent ensuite un ordinaire parfois difficile. Les médailles pleuvaient pour les Espagnols rescapés, mais la victoire était amère. Les projets de ces révolutionnaires internationalistes ne se limitaient pas à la libération de la France. « La guerre s’est arrêtée malheureusement, regrettait encore, en 1998, Manuel Lozano, ancien des Jeunesses libertaires. Nous, on attendait de l’aide pour continuer le combat et libérer l’Espagne. »

Le half-track “Guadalajara”, premier véhicule a être entré sur la place de l’Hôtel-de-Ville de Paris, le 24 août 1944 (photo DR)
Le livre d’Evelyn Mesquida, enfin traduit en français par le chanteur libertaire Serge Utge-Royo, est étayé par de nombreuses références historiques, mais aussi par les témoignages des derniers héros de la Nueve recueillis entre 1998 et 2006. Ce qui donne un relief et un souffle extraordinaires. Evadés des camps de concentration, déserteurs de la Légion, anciens des corps francs… chacun avait un parcours singulier. Antifascistes viscéraux, tous étaient pressés d’aller régler son compte à Franco. « Il y a eu des Espagnols si désespérés de voir que l’aide ne venait pas qu’ils en ont perdu la tête et sont partis vers la frontière, sans vouloir en écouter davantage… Ils sont tous morts », explique Fermin Pujol, ancien de la colonne Durruti et de la 26e division. Amado Granell, le premier soldat français reçu à Paris, retourna clandestinement en Espagne en 1952. Il mourut à 71 ans dans un accident de la route près de Valence. Dans son journal, le capitaine Dronne écrit qu’on aurait trouvé des traces de balles sur la voiture…
Les manuels scolaires ont gommé la présence des Espagnols dans la Résistance ou dans les forces alliées et de nombreuses personnes s’étonnent d’apprendre que des républicains espagnols, dont nombre d’anarchistes, ont joué un rôle important dans la lutte contre les nazis et la libération de Paris. Comment s’est opérée cette amnésie générale sur fond de patriotisme véreux ? Dans la préface de l’ouvrage, Jorge Semprun, ancien résistant communiste déporté et ancien ministre de la Culture espagnol, l’explique. « Dans les discours de la Libération, entre 1944 et 1945, des centaines de références furent publiées sur l’importance de la participation espagnole. Mais peu après, à la suite de la défaite allemande et la libération de la France, apparut tout de suite la volonté de franciser – ou nationaliser – le combat de ces hommes, de ceux qui luttèrent au sein des armées alliées comme au sein de la Résistance. Ce fut une opération politique consciente et volontaire de la part des autorités gaullistes et, dans le même temps, des dirigeants du Parti communiste français. Quand arriva le moment de réécrire l’histoire française de la guerre, l’alliance communistes-gaullistes fonctionna de façon impeccable. »
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Luis Royo est le seul membre de la Nueve a avoir reçu un hommage officiel de la mairie de Paris et du gouvernement espagnol en 2004 à l’occasion de la pause d’une plaque sur le quai Henri-IV près de l’Hôtel-de-Ville. En 2011, surveillés de près par la police, une poignée d’ami-e-s de la République espagnole, dont Evelyn Mesquida, s’est regroupée dans l’indifférence quasi générale lors de la commémoration de la libération de Paris.
« Avec l’histoire de la Nueve, on possède un thème de grand film », affirme Jorge Semprun. Assurément. Le plus bel hommage que l’on pourrait rendre aux milliers d’Espagnols combattants de la liberté serait surtout de poursuivre leur lutte pour un autre futur.

_____________________________________

Evelyn Mesquida, « La Nueve, 24 août 1944
Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris ».
Traduction de Serge Utge-Royo. 16 pages de photos.
Collection Documents, éditions du Cherche-Midi, 384 pages. 18 €.

La vidéo placée dans cet article
a été tournée lors de la présentation du livre « La Nueve »
le 10 décembre 2008, à la Librairie espagnole de Paris.


des libertaires arrêtés lors de la commémoration, voir topic "répression et sécuritaire":

http://forum.anarchiste-revolutionnaire.org/viewtopic.php?f=74&t=6318

[img]http:/%20/paris.indymedia.org/local/cache-vignettes/L411xH600/l_soliobrer_sept1944-fa2ab.jpg[/img]
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Re: Commémoration du 25 août à Paris : des libertaires arrêt

Messagede Denis » 26 Aoû 2012, 19:27

Le 24 août 1944 des blindés de la 2 DB de Leclerc de La Nueve conduits par des Espagnols (dont des anarchosyndicalistes) sont arrivés à l’Hôtel de ville de Paris, mais le 25 août 2012 des libertaires voulant célébrer leur participation n’ont pas pu passer.

Cette belle formule du camarade Noël d’Alternative libertaire résume l’incident ridicule d’aujourd’hui. Mais il y a d’autres détails cocasses.


EXCELLENT, bravo à Noël, qui était à Saint Imier d'ailleurs !

:v:
Qu'y'en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent, Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous, Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout !

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Re: des anarchistes pour libérer Paris

Messagede Denis » 26 Aoû 2012, 19:32

Qu'y'en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent, Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous, Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout !

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Re: Commémoration du 25 août à Paris : des libertaires arrêt

Messagede Flo » 27 Aoû 2012, 12:38

Denis a écrit:
Le 24 août 1944 des blindés de la 2 DB de Leclerc de La Nueve conduits par des Espagnols (dont des anarchosyndicalistes) sont arrivés à l’Hôtel de ville de Paris, mais le 25 août 2012 des libertaires voulant célébrer leur participation n’ont pas pu passer.

Cette belle formule du camarade Noël d’Alternative libertaire résume l’incident ridicule d’aujourd’hui. Mais il y a d’autres détails cocasses.


EXCELLENT, bravo à Noël, qui était à Saint Imier d'ailleurs !

:v:


:clap:
"La société à venir n'a pas d'autre choix que de reprendre et de développer les projets d'autogestion qui ont fondé sur l'autonomie des individus une quête d'harmonie où le bonheur de tous serait solidaire du bonheur de chacun". R. Vaneigem
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Re: Commémoration du 25 août à Paris : des libertaires arrêt

Messagede anouchka » 27 Aoû 2012, 16:34

barcelone 36 a écrit:http://www.federation-anarchiste.org/spip.php?article1063
Communiqué FA : Commémoration de la Libération de Paris : arrestation d’anarchistes
dimanche 26 août 2012

Commémoration de la libération de Paris : arrestation d’anarchistes


Le refus de la présence des couleurs des anarchistes, lors de cette cérémonie, témoigne d’une occultation d’une réalité historique, voire d’une falsification. Il est grand temps de reconnaître que, nombre d’anarchistes, ont joué un rôle dans la lutte contre le nazisme et ont contribué à la libération de notre pays.


on aurait pu se contenter de "joué un rôle dans la lutte contre le nazisme", non? :shock:
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Re: Commémoration du 25 août à Paris : des libertaires arrêt

Messagede anouchka » 27 Aoû 2012, 16:37

http://florealanar.wordpress.com/2012/08/27/pas-de-libertaires-pour-celebrer-les-libertaires/
Le blog de Floréal
Croire ou penser, il faut choisir !

« La véritable histoire de la libération de Paris
Pas de libertaires pour célébrer les libertaires !

27 Août 2012 par florealanar

Ils ne venaient pas libérer Paris, mais simplement rendre hommage à ces combattants libertaires espagnols qui, le 24 août 1944, furent les premiers à pénétrer dans la capitale pour en chasser les occupants nazis (voir, sur ce blog, l’article « La véritable histoire de la libération de Paris »). Samedi dernier, donc, des militants de la Fédération anarchiste et d’Alternative libertaire, tout à fait pacifiques et brandissant drapeaux noirs ou rouge et noir, réunis place de l’Hôtel-de-Ville à l’occasion de la cérémonie officielle célébrant l’anniversaire de la libération de Paris, ont été illico embarqués au commissariat par la flicaille de MM. Hollande et Valls, puis relâchés dans la soirée, la cérémonie terminée.
Pas de libertaires pour célébrer les libertaires ! Davantage de flics, davantage de nucléaire (?), moins de Roms et d’anars dans le décor sécurisé. Que voilà un beau programme de gauche !


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Re: des anarchistes pour libérer Paris

Messagede anouchka » 27 Aoû 2012, 16:41

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lu sur "l'éphéméride anarchiste":
http://www.ephemanar.net/aout24.html
Le 24 août 1944, participation des anarchistes espagnols à la libération de Paris. Après avoir été internés en 1939 dans les camps de concentration français, puis utilisés comme main-d'oeuvre à bon marché, un certain nombre d'anarchistes espagnols intègrent la résistance anti-nazi en France et en Afrique. Avec leur expérience acquise durant la révolution espagnole, ils participent à des actions de guérilla au sein des maquis puis libèrent de nombreuses villes de l'occupant allemand et de la milice de Pétain.
Certaines unités comme "La nueve" (9ème compagnie de marche du Tchad, composée d'anarcho-syndicalistes espagnols), après avoir rejoint les "Forces Françaises Libres" participent à la libération de Paris.
A 20h 41, Les premiers half-tracks de la 2e Division Blindée de Leclerc (commandés par le capitaine Raymond Dronne) entrent dans la capitale insurgée, par la porte d'Italie.
Ils sont conduits par les anarchistes espagnols de la "nueve", et portent les noms des batailles livrées en Espagne contre le franquisme (Guadalajara, Teruel, Brunete, Belchite, Ebro, Madrid, etc). A 21h 22, c'est le blindé "Guadalajara" qui le premier se présente devant l'Hôtel-de-Ville. Les Espagnols y sont accueillis en libérateurs.
"Nous avons été les premiers à entrer dans Paris. Le premier canon installé place de l'Hôtel de Ville, c'est moi qui en étais responsable, nous l'avions appelé "El Abuelo" (Le Grand-Père)." (témoignage de Jésus Abenza).
Le 25 août, ils prennent part aux combats, notamment place de la République.
Après avoir défilés triomphalement sur les Champs-Elysées le 26 août devant le Général De Gaulle, ils poursuivront leurs progressions en Lorraine et en Alsace, libérant Strasbourg le 23 septembre. Ils prendront part également aux derniers combats en Allemagne notamment au QG d'Hitler à Berchtesgaden (Alpes bavaroises) où ce sont également les Espagnols qui entreront les premiers.
L'espoir de retourner en Espagne poursuivre la besogne restera vain, et De Gaulle ira jusqu'à interdire la presse antifranquiste dans les années soixante et à emprisonner des militants anarcho-syndicalistes espagnols.
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Re: des anarchistes pour libérer Paris

Messagede L . Chopo » 27 Aoû 2012, 18:22

Voir aussi les vidéos suivantes
1-version courte en Fr) :


2- et encore : Fr+esp :




.
Pour la "petite histoire", la jeep de Dronne portait comme nom : "Mort aux cons". Et en passant la jeep en revue, De Gaule aurait dit "vaste programme"…
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Anarchistes dans la résistance

Messagede Pïérô » 21 Juin 2013, 11:27

22 & 23 juin 2013 Marche PONZAN - Port de Fontargente (Ariège/Arièja)

Une initiative qui remet en lumière une page d'Histoire

Randonnée sur un sentier utilisé par les passeurs du réseau Ponzan, à l’initiative de la CNT-Solidarité Ouvrière (CNT-SO)

Les réseaux de passeurs ont fait partie des premières structures de résistance organisées en France.
Les passages du réseau Ponzan se sont effectués sur presque toute la chaîne des Pyrénées.
L’ Ariège à été un lieu central pour le réseau Ponzan. D’abord, parce que la plupart des membres étaient enfermés au camp du Vernet d’Ariège après l’exil. C’est là, que Ponzan rencontre le français Jean Bénazet qui les aide à sortir du camp, et que à Varilhes -aux alentours- à la Ferme d’Archelles à Tarascon, des personnes, des familles, s’engagent à soutenir le réseau.
Après le démantèlement du réseau en 1943, certains rescapés ayant échappé aux arrestations, vont continuer les passages, rejoints par d’autres compagnons de la CNT espagnole et se lier au réseau d’évasion « Bourgogne ».

La particularité de l’Ariège est d’être frontalière avec l’Espagne et l’Andorre.
A partir de Tarascon- ou plus précisément d’Ussat- plusieurs itinéraires sont empruntés, dont celui qui mène au Port de Fontargente sur la frontière andorrane . C’est ce Port de Fontargente que nous rejoindrons lors de la Marche Ponzan 2013.

- Rendez-vous au village d’ASTON (09310) le matin du samedi 22 Juin à 8H30.
- Piste en voiture jusqu’au Pla des Peyres puis Marche jusqu’au port de Fontargente (frontière andorrane).
- Randonnée accessible aux débutants (prévoir chaussures de montagne bien sûr, casquette, lunette soleil, vêtements chauds et K-Way au cas ou ! ...et le casse-croûte avec boisson abondante )
Après la rando, comme chaque année, rdv pour le repas du soir et le couchage au centre d’accueil La Freychède à MONTFERRIER ( 09 300 ).
- 5€ pour le repas du soir, couchage (apporter sac de couchage ou draps), petit déjeuner. Soir à 22H : Musique avec ERIC FRAJ Chanson Occitan, Catalan, Castillan, Français.

. Renseignements : ✉syco-mp@cnt-so.org ou ✉cnt-so-66@kordonnier.fr

--------------------------------------------------------------------------------

À lire. La résistance anarchiste : « Le groupe d’évasion du réseau Ponzan. »

Le collectif « Le Coquelicot » a édité la traduction du livre d’Antonio Tellez Solà.

Ce livre nous montre, avec de très nombreux documents et témoignages, un des exemples de l’implication profonde et précoce des militants anarchistes de la CNT espagnole dans la résistance en France.

Il évoque dans un premier temps l’implication de Francisco Ponzan Vidal au Conseil d’Aragon, structure révolutionnaire qui a administré une très grande partie de l’Aragon antifranquiste.

Ponzan va aussi se lier au groupe Libertador. Véritable service de renseignement de la CNT qui opérait derrière les lignes ennemies, ce groupe va accepter de se mettre ensuite, au service du 10e corps d’armée.
Ces hommes, lors de la retirada, seront enfermés au camp du Vernet. Certains en sortiront grâce au résistant Ariégeois Jean Bénazet. Varilhes deviendra le QG de Ponzan , dans un premier temps.

Avant même l’occupation du pays par les nazis, les services secret britannique (IS) prennent contact avec Ponzan, à Foix, pour que le réseau anarchiste aide les alliés.

La précieuse action du réseau va permettre l’évasion de centaines de pilotes alliés, de juifs et d’autres persécutés de cette période.

Un livre particulièrement bien documenté, important pour l’histoire de la résistance dans la région.

Vous pouvez déjà le trouver chez certains libraires et dépositaires de presse du département.

Pour tout contact : lecoquelicot@free.fr ou 06 21 86 62 48 .
http://www.cnt-so.org/22-23-juin-2013-M ... ONZAN-Port
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Re: Anarchistes dans la résistance

Messagede L . Chopo » 07 Mai 2014, 12:02

MARCHE PONZAN Samedi 21 Juin 2014 .

RENDEZ VOUS au village d’ASTON (09310) le matin du samedi 21 Juin à 8H30.

Piste en voiture jusqu’au Pla des Peyres, puis marche jusqu’au port de Fontargente (frontière andorrane).
Randonnée accessible aux débutants (prévoir chaussures de marche bien sûr, casquette, lunettes soleil, vêtements chauds et K-Way au cas où ! ...et le casse-croûte avec boisson abondante).
5€ pour le repas du soir, couchage (apporter sac de couchage ou draps), petit déjeuner.
Soirée à 22H : Musique avec BISCAM PAS chante Brassens, Marti en occitan et chansons ouvrières d’Amérique latine

Après la rando, comme chaque année, rdv pour le repas du soir et le couchage au centre d’accueil La Freychède à MONTFERRIER (09300).
Dimanche midi : repas à notre charge + Tables de presse + Editions du Coquelicot

Merci de prévenir dès maintenant de votre participation.
Pour les marcheurs, il est vivement conseillé d’arriver le vendredi soir au centre de La Freychède (repas tiré du sac) pour partir en covoiturage le samedi matin.

À l’initiative de la CNT-Solidarité Ouvrière

DÉTAILS de la marche et contacts à télécharger sur le lien suivant :

http://www.cnt-so.org/IMG/pdf/marche_ponzan_2014.pdf



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