Algérie, lutte indépendance, solidarité internationale ...

Re: Algérie, lutte indépendance, solidarité internationale .

Messagede Pïérô » 08 Juin 2017, 17:45

Décryptage - Enquête sur un crime d’Etat à Paris

Le 14 juillet 1953, la police a ouvert le feu sur la foule désarmée des manifestants algériens, Place de la Nation, faisant 7 morts et près de 50 blessés par balles. Le documentariste Daniel Kupferstein a mené l’enquête sur les circonstances de ce crime dans un livre qui vient de paraître Les balles du 14 juillet 1953.

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Messagede bipbip » 02 Juil 2017, 11:22

Paris lundi 3 juillet 2017

Rencontre-débat avec Daniel Kupferstein :

« Les balles du 14 juillet 1953 »
Le massacre policier oublié de nationalistes algériens à Paris


à 19h, Librairie Palimpseste, 16 rue Santeuil, Paris 5e

Le Comité Parisien des Amis de l'Humanité vous invite à rencontrer Daniel Kupferstein autour de son livre « Les balles du 14 juillet 1953 - Le massacre policier oublié de nationalistes algériens à Paris» - Préface de Didier Daeninckx

avec Rosa Moussaoui, journaliste à l'Humanité

Le 14 juillet 1953, la traditionnelle manifestation célébrant la fête nationale prend un tour tragique lorsque la police ouvre le feu sur le cortège. Les tirs ciblent essentiellement les représentants du parti nationaliste algérien et font de nombreuses victimes. Fruit de quatre ans d'enquête, le livre de Daniel Kupferstein, grâce à de nombreux témoignages, fait la lumière sur ce non-dit de l'Histoire.

Daniel Kupferstein, réalisateur et documentariste, est l'auteur de nombreux films, en particulierDissimulation d'un massacre (2001), sur la sanglante la répression de la manifestation du FLN du 17 octobre 1961 à Paris, et Mourir à Charonne, pourquoi ? (2010) sur la répression de la manifestation du 8 février 1962.

Entrée libre

https://paris.demosphere.eu/rv/56056

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Messagede Pïérô » 06 Juil 2017, 09:06

Massacre de militants algériens le 14 juillet 1953 à Paris

Le 14 juillet 53 à la fin de la traditionnelle manifestation célébrant la Révolution française, la police parisienne a chargé Place de la Nation le cortège de militants algériens . Six d'entre eux et un Français ont été tués, une cinquantaine blessés. Pendant un demi-siècle, ce drame va être effacé des mémoires et des représentations, en France comme en Algérie.

• 6 juillet à 15h : Commémoration - plaque en hommage aux victimes du 14 juillet 1953, Place de la Nation. Rendez vous le 6 juillet 15h ,au niveau de l'immeuble du 12, avenue du Trône. RDV en face devant le 91 Bd de Picpus (12ème).

• 7 juillet à 18h : Présentation du livre « Les balles du 14 juillet 1953 » écrit par Daniel Kupferstein à la Terrasse de Gutenberg 9 Rue Emilio Castelar

• 7 juillet à 20h : Projection débat « Les balles du 14 juillet 1953 » au Café Associatif La Commune
En présence du réalisateur Daniel Kupferstein
Après le débat buffet partagé garni par les participants et ouverture du bar du café associatif.

• 9 juillet à 16h : projection débat « Les balles du 14 juillet 1953 » au « Lieu Dit » 6 rue sorbier

Voir le site du film, avec un extrait http://daniel-kupferstein.com/8-documen ... illet-1953

https://paris.demosphere.eu/rv/56002
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Messagede bipbip » 16 Juil 2017, 14:51

Mémoire. Les balles du 14 juillet 1953

Le souvenir de cette journée sanglante, où sept militants algériens et français furent abattus par la police en plein Paris, refait surface depuis peu.

«Paris n’oubliera jamais la manifestation du 14 juillet 1953. » Ce 15 juillet de la même ­année, l’Humanité consacre sa une au véritable crime d’État qui s’est déroulé la veille, place de la Nation, où six indépendantistes algériens du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et un communiste et syndicaliste de la CGT ont été froidement abattus par la police française.

Mais Paris a oublié. Même les consciences militantes, pourtant plus vigilantes, ont effacé de leur mémoire ces balles du 14 juillet. Ce fut le cas dans nos propres colonnes, qui ont ignoré depuis plus de soixante ans cet épisode sanglant, qui coûta la vie à Abdelkader Draris, Mouhoub Illoul, Maurice Lurot, Amar Tadjadit, Larbi Daoui, Tahar Madgène et Abdallah Bacha. Leurs noms sont enfin sortis de l’oubli le 6 juillet dernier, grâce à l’initiative des élus communistes parisiens. Soixante-quatre ans plus tard, une plaque a finalement été inaugurée place de la Nation par Catherine Vieu-Charrier, adjointe à la maire de Paris, chargée de la mémoire. Présent au premier rang de cette commémoration : Guy Lurot, qui a découvert la veille en lisant l’Humanité Dimanche cet hommage tardif à son père et aux six autres victimes.

« Les escaliers du métro étaient ensanglantés »

Ce 14 juillet 1953, Guy a 17 ans. Il est ­apprenti imprimeur. À l’aube, avant d’enfourcher son vélo pour passer un jour férié au bord de la Marne, il jette un coup d’œil à son père, qui somnole encore. « Cette dernière image de lui, souriant en dormant, me revient chaque 14 juillet. Car le lendemain, quand je l’ai revu, il dormait pour toujours, mais il ne souriait plus », nous raconte celui qui a aujourd’hui 80 ans. Ce jour-là, il aurait pu être aux côtés de son père, « qui ne manquait pas une occasion de l’emmener en manif ». Car ça aussi, beaucoup l’ont oublié, mais, avant de devenir l’apanage des défilés militaires, l’anniversaire de la prise de la Bastille fut longtemps un rendez-vous incontournable du mouvement ouvrier, l’occasion d’un défilé populaire et combatif.

Cette année-là, des milliers de militants algériens se joignent au cortège du PCF et de la CGT avec des mots d’ordre anticolonialistes. Un immense portrait d’Ahmed Mesli, dit Messali Hadj, père du nationalisme algérien alors emprisonné, ouvre le défilé du MTLD. De trop rares historiens (1) ont planché sur le déroulement précis de cette journée sanglante, avant que le cinéaste Daniel Kupferstein ne réalise un documentaire minutieux, puis un ouvrage paru en juin (2), riche en témoignages. Ces derniers ne laissent pas de place au doute : en fin de journée, alors que les derniers manifestants s’ébranlent place de la Nation, à proximité de la tribune officielle qui vient d’accueillir l’abbé Pierre et Marcel Cachin, la police provoque les manifestants algériens pacifistes en s’attaquant au portrait de Messali Hadj. « Ils ont tiré à balles réelles ! » s’écrient des militants. « Les escaliers du métro étaient ensanglantés », raconte un témoin. Cinquante manifestants sont blessés par balles. Sept resteront à terre. « Mon père a été tué à bout touchant, sa veste portrait des brûlures autour de l’impact », explique Guy Lurot, qui se remémore cette marche funèbre de milliers de militants communistes qui accompagna son père jusqu’au cimetière du Père-Lachaise, tout à côté du mur des Fédérés, après que les corps des sept victimes eurent été exposés à la Maison des Métallos pour un dernier hommage. « Les années qui suivirent ont été très difficiles. Heureusement que le Parti et le Secours populaire ont aidé ma mère, veuve avec trois enfants. Le plus dur, c’est qu’il n’y a jamais eu de procès. Les assassins n’ont jamais été inquiétés et nous n’avons pas pu faire notre deuil. »

... http://www.humanite.fr/memoire-les-ball ... 953-638776
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Messagede bipbip » 20 Juil 2017, 14:55

Première reconnaissance officielle du massacre d’Algériens à Paris, le 14 juillet 1953

Ce massacre était connu des historiens [1], mais jusqu’à présent aucune institution officielle française ne l’avait reconnu officiellement. Voila qui est fait par la Ville de Paris... 64 ans après l’événement !

En 1953, pour célébrer la fête nationale, le PCF, la CGT et les organisations proches, ont organisé un défilé populaire. Comme d’habitude, les Algériens forment un cortège autonome, encadré par le MTLD, derrière un immense portrait de leur leader, Messali Hadj, alors en résidence surveillée. Les mots d’ordre sont clairs : « À bas le colonialisme », « Nous voulons l’indépendance ». Le drame se déroule à la fin de la manifestation, place de la Nation. Une police chauffée à blanc exige le retrait du portrait de Messali. Devant le refus des Algériens, une charge violente commence. Soudain, un cri : « Ils ont tiré à balles réelles ! » L’affrontement est bref, mais extrêmement violent. Le bilan est lourd pour les manifestants : 7 morts, 6 Algériens et un Français, 48 autres manifestants blessés par balles.

Ci-dessous, le texte diffusé le 14 juillet 2017 par Algeria Watch, suivi d’un article du journal El Watan dans son édition du 15 juillet.

... http://www.ldh-toulon.net/premiere-reco ... le-14.html
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Messagede bipbip » 07 Sep 2017, 22:41

Guerre d’Algérie : Un document prouve que la France procédait à des assassinats ciblés

C’est un mystère pour personne, l’État français, comme n’importe quel État dans le monde, élimine les étalements gênants pour sa politique. Ici, ce qui est différent, c’est que nous en avons la preuve. En effet, un document déclassifié ordonne l’exécution d’un ressortissant allemand. Sur ce document y figure, entre autre, la signature de Jacques Foccart, le monsieur Françafrique de De Gaulle, l’homme de l’ombre de la Ve République, artisan des basses œuvres du régime.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Guer ... ats-cibles
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Messagede Lila » 10 Sep 2017, 17:11

Bugeaud: bourreau des «indigènes» algériens et ennemi de la République

Par Olivier Le Cour Grandmaison

Ni statue, ni avenue ! Bugeaud ? Une insulte permanente à l’émancipation des peuples et aux Algériens en particulier, et à la République qu’il a toujours combattue et haïe. Si scandale il y a, il n’est pas dans le fait d’exiger que ses statues disparaissent et que son nom soit effacé de l’avenue parisienne qui l’honore encore, mais dans l’existence même de ces hommages toujours rendus au bâtisseur sanglant de la France coloniale et à l’ennemi de l’égalité, de la liberté et de la fraternité.

droite comme gauche, certains de ceux qui prétendent défendre vaillamment les valeurs républicaines se sont émus de la proposition faite par Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), de remplacer les « statues de la honte », notamment celles de Colbert à qui l’on doit le Code noir de 1685. Celui-là même qui a organisé juridiquement la traite et l’esclavage des « nègres » jusqu’à son abolition par décret de la Convention, le 4 février 1794, presque cinq ans après la glorieuse Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 août 1789). Singulières lenteurs, n’est-il pas ? Passons sur les atermoiements des révolutionnaires et sur les limites de leur décision, laquelle épargne les îles Mascareignes où les Noirs ont été maintenus dans les fers. Entre la défense des intérêts des colons et l’émancipation des esclaves, la République a tranché en faveur des premiers. Immarcescibles beautés de l’universel !

Après Colbert, le général Bugeaud ? Assurément. Elevé à la dignité de maréchal de France en juillet 1843, grâce aux “exploits” militaires qu’il a réalisés en Algérie, ce dernier est l’homme de la “pacification” de ce territoire où il fut nommé gouverneur général trois ans plutôt. Nomination saluée avec enthousiasme et emphase par Victor Hugo en personne qui écrit : « c’est la civilisation qui marche sur la barbarie (…). Nous sommes les Grecs du monde », « notre mission s’accomplit.[1] » Par des moyens singuliers, pour le moins. En effet, Bugeaud est le théoricien, et le praticien, d’une guerre qui doit être qualifiée de totale puisqu’elle débouche sur l’effondrement de deux distinctions majeures, liées entre elles et constitutive des guerres réglées, comme on les nomme alors. La distinction entre civils et militaires, destinée à préserver autant que faire se peut les premiers de la violence des combats, et celle entre sanctuaire et champ de bataille, indispensable pour permettre aux populations de trouver refuge en des lieux qui doivent être épargnés par les affrontements.

Tenus pour des ennemis non conventionnels, dès lors qu’ils sont réputés soutenir ceux qui, à l’instar de l’émir Abd El-Kader, résistent aux offensives de l’armée d’Afrique commandée par Bugeaud, les « indigènes » d’Algérie, hommes, femmes et enfants désarmés, peuvent être anéantis en certaines circonstances. Plus précisément, de telles pratiques s’inscrivent dans une stratégie de la terreur destinée à refouler les « Arabes » des terres sur lesquelles ils vivent. C’est cela que les contemporains nomment pacification. Elle est jugée indispensable à la colonisation effective du territoire par des Français et des Européens qui ne pourront s’y installer durablement que si la sécurité de leur personne et de leurs biens est assurée. Pour ce faire, les militaires déportent les populations civiles, torturent ceux qui n’ont pas été tués et ravagent le pays de façon méthodique.

Autre moyen de cette politique et de cette guerre totale ? Les enfumades recommandées par Bugeaud à ses officiers en des termes qui ne laissent aucun doute sur ce qu’ils doivent faire et sur le but poursuivi : la destruction physique des « indigènes » assimilés à des animaux nuisibles qu’il faut éliminer. « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, fumez-les à outrance comme des renards », déclare le général aux officiers qui s’apprêtent à partir en mission. Saint-Arnaud, Montagnac et Pélissier, pour ne citer que ceux-là, se sont exécutés avec zèle en suivant le mode opératoire établi par leur chef. En particulier le colonel Pélissier qui, le 18 juin 1845, détruit une tribu entière – celle des Ouled Riah - dont les membres désarmés s’étaient réfugiés dans les grottes du Dahra, proches de Mostaganem. Bilan : sept cents morts, au moins.

la suite : https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-c ... republique
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Messagede bipbip » 23 Sep 2017, 22:11

A Lyon le 22 septembre 1960, deux "porteurs de valises" du réseau Jeanson sont arrêtés

Le 22 septembre 1960, l’arrestation de Suzanne Gerbe et de Jean, son mari, ne fait pas la une des journaux. Depuis le 5 septembre, le tribunal militaire juge six algériens et dix-huit "porteurs de valises", défendus par vingt-six avocats dont Vergès et Dumas. La parole des accusés, les plaidoiries, et surtout les témoignages font de ce procès celui de la guerre d’Algérie et de la torture.

... https://rebellyon.info/A-Lyon-le-22-septembre-1960-deux
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Messagede bipbip » 04 Oct 2017, 08:54

Lalley (38) jeudi 5 octobre 2017

Tes cheveux détachés cachent une guerre de sept ans

Ca se passe dans le Trièves, c’est jeudi, le 5 octobre à 20h, dans la salle du conseil municipal de Lalley, la projection de "Tes cheveux démêlées cachent une guerre de sept ans" Film sur l’implication de 3 femmes dans la lutte armée pour l’indépendance de l’Algérie. Fatima Sissani, la réalisatrice, sera avec nous.

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Messagede bipbip » 07 Oct 2017, 14:14

RETOUR EN ALGÉRIE

FILM DOCUMENTAIRE D'EMMANUEL AUDRAIN

DÉBAT AVEC LE RÉALISATEUR ET ANCIENS APPELÉS,
Rémi Serres, Georges Treilhou...

C'était en 2003, quatorze ans déjà, que quatre agriculteurs du Tarn et de l'Aveyron, Rémi, Armand, Georges, Michel, anciens appelés en Algérie estimaient qu'ils ne pouvaient pas garder l'argent de la«retraite du combattant», «tâché de sang» disait Rémi Serres. Ils ont alors décidé de témoigner et de reverser l'intégralité de leur retraite d'anciens combattants à des actions en Algérie. Depuis, l'association a grossi, plus de 100 adhérents dans toute la France, des centaines d'«Amis de l'Association». Les interventions auprès de lycéens se sont multipliées, des projets de solidarité en Algérie se sont concrétisés, des voyages en Algérie organisés pour rencontrer d'anciens combattants algériens, moments très émouvants. Emmanuel Audrain, réalisateur rend compte de cette belle histoire humaine porteuse d'espoir.

Emmanuel Audrain, réalisateur:«Notre petite équipe a accompagné trois voyages, 35 jours en Algérie. Avec un matériel très discret, nous avons filmé du mieux que nous avons pu… Pour nous rendre compte, au stade du montage, que le vrai voyage de Rémi, de Gilles et des autres… C'était bien sûr, leur «voyage intérieur». Celui qu'ils racontent, face caméra. Un long chemin, qui va de leurs 20 ans à aujourd'hui… Avec coeur et intelligence, en mettant des mots sur leur silence, ils ont su retrouver l'estime d'eux-mêmes.»

PROJECTIONS TARN-AVEYRON-TOULOUSE

RODEZ. Dimanche 8 octobre 20h30. Cap'cinéma.
. VILLEFRANCHE DE ROUERGUE . Lundi 9 oct . 20H30. Le Vox
. MILLAU. Mardi 10 oct. 20H30. Les cinés de Millau
. CARMAUX . Mercredi 11 Oct. 20H30. Clap Ciné
. ALBI. Jeudi 12 oct. 20H30. Ciné Scène Nationale
. CASTRES. Vendredi 13 oct. 20H Le Lido
. LABASTIDE-ROUAIROUX. Samedi 14 oct. 13H30. Festival
. GRAULHET. Dimanche 15 octobre. 18H . Cinéma Vertigo
. RABASTENS . Lundi 16 octobre. 20H30. Cinéma La halle
. TOULOUSE. Mardi 17 oct. 20H30. Cinéma ABC
. LABRUGUIERE. Mercredi 18 octobre. 20H30. Ciné Le Rond-Point.

Image

En partenariat avec l'Association des Anciens Appelés en Algérie Contre la Guerre,
le MAN et le COT .

https://tarn.demosphere.eu/rv/7860

Radio. Retour en Algérie
Emission à écouter : https://hearthis.at/radio.albiges/retou ... e13minpad/
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Re: Algérie, lutte indépendance, solidarité internationale .

Messagede bipbip » 15 Oct 2017, 17:10

Argenteuil (95) mardi 17 octobre 2017

Projection du film « Les balles du 14 Juillet 1953 »

de Daniel Kupferstein

A 20h, à la Maison des jeunes, 3 rue des Gobelins.

https://paris.demosphere.eu/rv/57509
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Messagede bipbip » 27 Nov 2017, 21:22

Mines antipersonnel : merci colon !

Pendant la guerre d’indépendance algérienne, l’armée française a truffé le pays de millions de mines. Puis elle a attendu 45 ans avant de partager ses cartes des zones piégées. Depuis 1962, les victimes se comptent par milliers. Et ce n’est sans doute pas terminé.

Quel bruit ça fait, une mine, quand ça explose ? Kada Reyreyene ne s’en souvient pas. Mais il se rappelle très bien que pendant vingt ans, il a eu deux jambes. Jusqu’à ce jour maudit de 1962, quelques mois après l’indépendance. C’était sur une route, près de la frontière marocaine. Kada, jeune paysan, marchait tout simplement ; ce fut la déflagration. « Je me suis évanoui. Ce n’est que le lendemain que je me suis réveillé, en me découvrant avec une jambe en moins. Et ligoté, pour que je ne bouge pas. » Ensuite, Kada a passé trois mois à l’hôpital de Tlemcen, où il a été soigné par un médecin français.

Le soldat qui avait posé la mine, c’était aussi un Français. Pendant la guerre d’indépendance, l’armée coloniale a disséminé près de onze millions de ces engins de mort. Un peu partout en Algérie, mais essentiellement le long des frontières du pays.

... http://cqfd-journal.org/Mines-antipersonnel-merci-colon
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Re: Algérie, lutte indépendance, solidarité internationale .

Messagede bipbip » 27 Nov 2017, 23:15

Hommage aux déportés algériens de la Calédonie

Conférence et projection du film documentaire " Calédonie...ténèbres des bagnes", d' Abdelkader MAME.

Avec la participation de Jean Marcel Abdala BARRETEAU et de Mustapha Kamal TAOUTI

mardi 28 novembre 2017, Centre culturel algérien, 171 rue de la Croix Nivert, Paris 15e

De cette histoire, il faut retenir que Braham Ben Mohamed, originaire du département d'Alger, arrive sur le premier convoi de condamnés de l'Iphigénie, le 09 mai 1864, est aussi le premier des (1822) mille huit cent vingt deux forçats transportés arabes à « Caldoun », auxquels il faut rajouter (121) cent vingt et un déportés politiques et (163) cent soixante trois relégués récidivistes, d'où il faut tenir compte de (29) vingt neuf morts et enterrés en Nouvelle - Calédonie, (21) vingt et un évadés et (38) trente huit libérés entre les années 1876 et 1889, et (67) soixante sept après l'amnistie de 1895, sans oublier (34) trente quatre décédés en pleine mer.

Les déportations ont concerné les algériens condamnés de droit commun dont une partie importante sont des condamnés pour leur participation aux insurrections successives de l'Algérie notamment celle de 1871 lors du soulèvement de Cheikh EL MOKRANI et Cheikh EL HADDAD.
• Barreteau Jean Marcel Abdala, est un Calédonien de la 4eme génération de deux familles de déportés algériens du bagne de la Nouvelle Calédonie, Ahmed BENSALEM de Biskra, et BOUANANI de Tlemcen.
• Taouti Mustapha Kamal, consultant du film « Calédonie...Ténèbres des bagnes », fils de Seddik TAOUTI.

Image

https://www.facebook.com/events/3652211 ... 2611538933
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Messagede Lila » 03 Déc 2017, 21:15

Olivier Lecour Grandmaison. Universitaire

«La reconnaissance des crimes coloniaux a déjà eu lieu dans plusieurs pays»

Avant la très prochaine visite d’Emmanuel Macron en Algérie, le 6 décembre, que faut-il en attendre par rapport au contentieux historique entre la France et l’Algérie ?

A tout le moins qu’Emmanuel Macron, désormais président de la République, respecte la parole d’Emmanuel Macron candidat, lorsqu’il a déclaré, sur la chaîne de télévision Echorouk News en février 2017, que «la colonisation était un crime contre l’humanité». N’oublions pas cependant que cette forte déclaration a été suivie de propos alambiqués sur le fait que «la France aurait installé les droits de l’homme en Algérie» mais qu’elle aurait «oublié de les lire».

Propos qui témoignent d’une méconnaissance des réalités de la condition des «indigènes» algériens jusqu’en 1945, puisqu’ils furent, tout au long de la très glorieuse Troisième République, privés des droits et libertés fondamentaux individuels et collectifs, et soumis à des dispositions d’exception qui n’étaient applicables qu’à eux. Bel exemple de racisme d’Etat.

De plus, de retour en France, il s’est platement excusé pour dire qu’il n’avait pas dit ce qu’il avait dit, tout en affirmant qu’il avait bien tenu les propos qui lui ont été reprochés par l’extrême-droite, les dirigeants des Républicains et quelques intellectuels, devenus de vulgaires idéologues, comme Alain Finkielkraut.

En ces matières, comme en beaucoup d’autres, la formule «en même temps», si prisée par E. Macron, est susceptible de justifier tous les immobilismes et toutes les reculades, au motif que certains pourraient s’opposer à une telle reconnaissance. Si gouverner, c’est prévoir, c’est aussi trancher. Cinquante-cinq ans après la fin de la guerre d’Algérie, il est impératif de le faire en déclarant publiquement que des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ont bien été commis par la France depuis la prise d’Alger en 1830 et la «pacification» de ce territoire par les colonnes infernales du général Bugeaud.

Celui-là même qui a mis cette colonie à feu et à sang, commandé et couvert de nombreuses enfumades, dont celle, terrible, commise par le général Pélissier, dans les grottes du Dahra le 18 juin 1845. Bilan ? 700 morts au moins, tous des civils désarmés, des hommes, des femmes et des enfants. Pour paraphraser un philosophe, Paul Ricœur, qui, aux dires de certains, serait une référence pour l’actuel Président, ne rien faire, «serait ratifier l’impunité, qui serait une grande injustice commise aux dépens (…) des victimes» (P. Ricœur, La mémoire, l’histoire, l’oubli, Seuil, 2000, p. 612)

Que pensez-vous que le président français pourra faire avancer lors de cette première visite ?

Il est clair que les enjeux de cette visite obéissent d’abord et avant tout à des considérations géopolitiques, économiques, financières et sécuritaires.

Relativement au sinistre bilan de la colonisation française, les victimes, leurs descendants, qu’ils soient français ou algériens, toutes celles et tous ceux qui se sont engagés, parfois depuis des dizaines d’années, pour la reconnaissance des crimes perpétrés à l’époque, exigent que celle-ci dernière soit enfin effective. Alors que la plupart des responsables ont disparu, qu’il n’est donc plus possible d’engager des poursuites devant les tribunaux, c’est la seule façon de rendre hommage aux centaines de milliers d’hommes et de femmes qui ont été tués, massacrés, exécutés sommairement, torturés ou qui ont fait l’objet de disparition forcée. C’est la seule façon de leur rendre justice.

A l’attention de ceux qui, dans l’Hexagone, dénoncent de façon pavlovienne une prétendue repentance qui nuirait à la cohésion de la France, rappelons que la reconnaissance des crimes coloniaux a déjà eu lieu dans plusieurs autres pays. Quant à leurs prédictions catastrophistes, elles ont été à chaque fois démenties. Le 10 juillet 2015, le gouvernement d’Angela Merkel a admis qu’un génocide a bien été perpétré contre les Hereros et les Namas par les forces du général Lothar von Lothar, entre 1904 et 1905, dans la colonie allemande du Sud-Ouest africain (actuelle Namibie).

Le 12 septembre 2015, «le gouvernement britannique reconnaît que les Kényans ont été soumis à des actes de torture et à d’autres formes de maltraitance de la part de l’administration coloniale». (Libération, 14 septembre 2015). Ces mots sont gravés sur le mémorial, financé par la Grande-Bretagne et érigé à Nairobi, pour rendre hommage aux milliers «d’indigènes» massacrés par les troupes de sa Gracieuse Majesté lors du soulèvement des Mau-Mau dans les années 1950.

Rappelons enfin que la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Australie et les états-Unis ont tous, d’une façon ou d’une autre, admis que des traitements indignes avaient été infligés aux populations autochtones de leurs territoires respectifs.

Et la prestigieuse France républicaine ? Sur ces sujets, elle n’est, jusqu’à présent, qu’une pauvre arrière-garde percluse de conservatismes et de mépris pour celles et ceux qu’elle a exploités, opprimés et massacrés au cours de son histoire coloniale, et pour leurs héritiers français ou étrangers. Il appartient au président E. Macron de mettre un terme à cette situation qui n’a que trop duré.

Concluons en citant à nouveau Paul Ricœur : «C’est sur le chemin de la critique historique que la mémoire rencontre le sens de la justice. Que serait une mémoire heureuse qui ne serait pas aussi une mémoire équitable ? »


http://www.elwatan.com/hebdo/france/la- ... 16_155.php
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Re: Algérie, lutte indépendance, solidarité internationale .

Messagede Lila » 13 Déc 2017, 23:14

Manifestations du 11 décembre 1960 : les femmes oubliées de la lutte anti-coloniale en Algérie

Après la « bataille d’Alger » de 1957, la France prétend avoir anéanti toute opposition en Algérie. Pourtant le dimanche 11 décembre 1960 et les jours suivants, pour obtenir leur indépendance, des manifestations populaires sont organisées par des Algériens. Et des Algériennes, aujourd'hui absentes de l'histoire. Pour Terriennes, Warda Mohamed a suivi leurs traces

à lire : http://information.tv5monde.com/terrien ... loniale-en
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