Petites histoires de grêves et manifestations du passé

Re: Petites histoires de grêves et manifestations du passé

Messagede Pïérô » 25 Juin 2018, 11:49

A propos de Longwy
l’Egregore du 18 juin 2018
Une semaine chargée à Longwy
De la mémoire de lutte avec Sébastien Bonetti
Le film Longwy de Steve Bingham

à écouter : http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2092
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Petites histoires de grêves et manifestations du passé

Messagede bipbip » 05 Juil 2018, 19:42

Belgique : Commémoration Tayenne ce dimanche

Notre mémoire contre la leur !
Notre histoire contre la leur !

A la fin des années vingt, les charbonnages représentent le deuxième secteur industriel du pays, juste après la métallurgie. Avec la grande crise, les revenus des mineurs diminuent de 30% en quelques mois, alors que les loyers restent inchangés et que le pain augmente. Aux réductions de salaire s’ajoutent les licenciements : plus d’un demi-million de chômeurs en 1932 dont 200.000 non indemnisés…
Le 17 mai 1932, les patrons charbonniers borains annoncent une nouvelle diminution de salaire de 5%. C’est l’étincelle d’une vague de grèves insurrectionnelles qui vont s’étendre à d’autres bassins miniers, à la métallurgie et aux transports.

Les socialistes désavouent la grève et la répression est féroce : la gendarmerie charge sabre au clair contre des manifestations familiales, et les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits. Finalement, l’état de siège est décrété : les automitrailleuses quadrillent les quartiers ouvriers et les dirigeants communistes et syndicalistes révolutionnaires sont emprisonnés. Le dimanche 10 juillet la gendarmerie charge une manifestation à Roux et tue un ouvrier, Louis Tayenne.
Petit à petit, avec la complicité des dirigeants socialistes, les mineurs sont isolés et mettent fin à la grève à la mi-septembre. L’histoire de cette grève est le sujet d’un film muet, Misère au Borinage, réalisé en 1934 par Henri Storck et Joris Ivens, qui est devenu aujourd’hui une référence cinématographique.

Moins connu est le documentaire "Manifestation pour Tayenne", tourné l’année précédente. C’est pourtant le premier documentaire social de l’histoire du cinéma. Il montre la manifestation organisée en 1933 par le Secours Rouge pour le premier anniversaire de la mort de Louis Tayenne, d’abord sur les lieux du drame et puis au cimetière. Cette commémoration, qui honore non seulement Louis Tayenne mais tous les travailleurs morts dans la défense des intérêts de leur classe, a eu lieu tout le long des années 30.



Ce dimanche 8 juillet 2018, le Secours Rouge, le Parti Communiste, le Cercle Louis Tayenne et l’Association Culturelle Joseph Jacquemotte vous invitent à participer à une nouvelle commémoration Tayenne au cimetière de Marchienne-au-Pont.
Rendez-vous de co-voiturage, place Rouppe, 13H

Notre mémoire contre la leur !
Notre classe contre la leur !
Tous et toutes à la commémoration Tayenne !

Evènement facebook : https://www.facebook.com/events/255370778559682/

Pour en savoir plus sur l’histoire de la commémoration
https://secoursrouge.org/La-Manifestation-Tayenne

https://secoursrouge.org/Belgique-Comme ... e-dimanche
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Re: Petites histoires de grêves et manifestations du passé

Messagede bipbip » 17 Juil 2018, 16:10

La lutte des sidérurgistes lorrains, 40 ans après

Lutte des sidérurgistes 1978 1979
"Longwy. Paroles libérées.
1978-1979 - 40 ans après"

Image

« Décembre 1978, coup de tonnerre sur le haut pays lorrain : le troisième "plan acier" prévoit la suppression de 22000 emplois dans la sidérurgie, dont 6500 dans le bassin de Longwy. (...) Très vite, la résistance s’organise ; les Lorrains, réputés pour leur calme, se révoltent. Au sommet du crassier de Longwy, symbole d’un siècle de labeur, un signal lumineux s’allume : SOS. Signal d’un combat pour l’emploi mené par une intersyndicale à laquelle se joindra toute la population. A la traditionnelle "lutte dans l’entreprise" vont s’ajouter – pendant plus de six mois – des actions de rue, spectaculaires et mobilisatrices.

Elaborée avec des moyens de fortune, une radio pirate cédétiste commence à émettre, avertissant les Longoviciens des actions qui se succèdent à un rythme effréné de janvier à juillet 1979. Après les manifestations unitaires (80000 personnes à Metz le 13 janvier) et sans résultats, vient le temps de l’exaspération.

Les premières violences ont lieu dans la nuit du 29 au 30 janvier : restée neutre jusque-là, la police intervient pour délivrer le directeur d’une usine séquestré par des militants. La riposte est immédiate : les sidérurgistes attaquent le commissariat de la ville. La CFDT, avec une vigueur qu’on ne lui connaît plus, assume la "violence légitime des travailleurs". Le 6 février, à l’issue d’une entrevue avec l’intersyndicale, le ministre du Travail refuse de revenir sur le plan de restructuration ; il tente néanmoins de parer au plus pressé : l’âge de la retraite est abaissé et des négociations avec les syndicats sont ouvertes. Mais ces derniers réclament le réexamen du dossier.

Dix jours plus tard, Longwy et l’ensemble du haut pays se réveillent paralysés par la grève générale, isolés par des barrages routiers. (...) »


Présentation du livre par l'éditeur :

« (...) Longwy, ce trou de cul du monde, où se côtoyaient sans réels liens entre elles (à l’exception du travail), plus de 52 nationalités, avait bien montré dans son histoire qu’elle avait l’échine sensible et le verbe haut. Bâtie de sable et de chaux, autour de quelques valeurs guerrières, on se souvenait ici de l’année 1905 et d’un certain Tullo Cavallazzi, l’agitateur anarchiste italien expulsé le 20 juillet 1905… On se souvenait aussi du coup de lance d’un dragon qui la même année avait tué un maçon belge, Nicolas Huart.

On se souvenait des grèves de 47 et de 48, de la chasse aux CRS entre les hauts fourneaux. Des victoires communistes. Des défilés triomphants. Des défaites amères. Les renseignements généraux pointaient avec gourmandise les chiffres des encartés communistes et cégétistes. Autour de 5000 vignettes remises chaque année. Une armée de militants aguerris mais… "responsables". Des débordements ? Ici ? Mais vous n’y pensez pas, monsieur le chef de cabinet… La loi restera à la loi comme dira plus tard le préfet de Meurthe-et-Moselle, Pierre Rouvière, rapidement dépassé par les événements… qui par ses décisions inconséquentes ne fera qu’attise le brasier. Et puis…. ce trou de cul du monde n’intéressera personne. Et pourtant…

C’est un article de presse qui va mettre le feu aux poudres. Le Républicain Lorrain titre le 13 décembre 1978 à sa Une : "Usinor frappe Longwy à mort !" Face à une mobilisation exceptionnelle (20000 personnes le 19 décembre 1978 dans les rues de Longwy), Raymond Barre reste de glace… VGE va rentrer en campagne… et se soucie de ce trou de cul du monde comme d’une guigne ! Genre : "Qu’on leur donne de la brioche !"…

La déflagration sera considérable et fera vaciller le trône du brillant monarque emberlificoté dans son affaire de diams et ses avions renifleurs. Ce n’est pas la seule raison qui fait entrer Longwy au panthéon social au même titre que Fourmies ou Carmaux… mais les "Longwy", comme on les a rapidement appelés, ont inventé ici des formes de luttes reprises et développées ailleurs : occupations d’usines, déménagements de bureaux, opérations coups de poing, ville morte, prises d’otages, kidnappings, attaques des institutions et notamment des commissariat et autre sous-préfecture et banque, etc.

Avec une liesse et une joie de manifester qui, quarante ans après, ne laissent pas de nous impressionner. Mais qu’est-ce qui agitait donc l’occiput des Robert, Michel, Marcel, Lucien qui, en bleus de chauffe, allaient pendant près d’un an agiter le bocal longovicien… ? (...) En tout cas, en 1978, il y a quarante ans, tout est prêt pour la lutte finale… »
(Guy-Joseph Feller, écrivain-éditeur, 2008, 2017).

Editions Paroles de Lorrains, 340 p., 42 €. Tirage limité à 500 ex.


RETOUR EN IMAGES sur la révolte des sidérurgistes en 1978-79.
https://utoplib.blogspot.com/2018/07/lu ... -1978.html

+ Film amateur sur la Marche des sidérurgistes à Paris le 23 mars 1979
et les échauffourées qui ont suivi. https://www.cinearchives.org/Catalogue- ... 8-0-0.html
+ La lutte des sidérurgistes vue par le NPA. https://npa2009.org/content/1978-1979-l ... 9rurgistes
+ Le long article de la revue Vingtième siècle. https://www.cairn.info/revue-vingtieme- ... ge-129.htm

https://utoplib.blogspot.com/2018/07/lu ... -1978.html
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Re: Petites histoires de grêves et manifestations du passé

Messagede bipbip » 02 Aoû 2018, 00:12

30 juillet 1908 : « une manifestation qui a mal tourné »

Le 30 juillet 1908, à Draveil, après la fusillade de Vigneux le 2 juin (*), la grève des ouvriers de la Société des Sablières s’éternise mais les passions sont toujours aussi vives, plusieurs sabotages contre les installations ont déjà eu lieu, mais la CGT traîne à appeler à la grève générale alors que le patronat menace de recourir au lock-out. Finalement seule la Fédération du Bâtiment appelle les ouvriers du bâtiment à une journée de grève et à un grand rassemblement ce jour-là.

Après un meeting à Vigneux, les milliers de manifestants se dirigent en cortège vers le cimetière de Villeneuve-St-Georges au chant de l’Internationale, mais un régiment de Dragons charge alors la colonne de grévistes sabres au clair, blessant grièvement plusieurs personnes dont Rirette Maîtrejean qui sera blessée à la jambe, tandis que Libertad contraint de se jeter à l’eau, échappera de peu à la mort.
Lorsque les manifestants arrivent à Villeneuve-St-Georges, avec de nombreux blessés parmi eux, les rues menant à la gare sont bloquées par l’armée rendant tout retour sur Paris impossible. Les manifestants commencent alors à dépaver les rues, à dresser des barricades et à jeter des cailloux sur les soldats, mais ceux-ci ouvrent le feu sur la foule provoquant un carnage. Le bilan est lourd : 4 morts et plus de 200 blessés (par balles ou à coups de sabres) du côté des ouvriers, et 69 blessés du côté de l’armée (dont 5 par balles).

... https://paris-luttes.info/30-juillet-19 ... ifestation
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Re: Petites histoires de grêves et manifestations du passé

Messagede bipbip » 27 Sep 2018, 22:30

Le 25 septembre 1886 : comparution pour « provocation au meurtre et au pillage »

Decazeville... En 1886 ce nom ne dit rien à personne.
Et pourtant !
Bien rapidement, il va délivrer le mouvement ouvrier du poids de la démocratie parlementaire.
Paul Lafargue, Jules Guesde et le docteur Susini tous poursuivis pour « provocation au meurtre et au pillage » ont fait appel de leur condamnation à 4 mois de prison ferme pour avoir soutenu une grève de mineurs avec Louise Michel.

... https://paris-luttes.info/le-25-septemb ... tion-10767
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Re: Petites histoires de grêves et manifestations du passé

Messagede Pïérô » 11 Déc 2018, 21:35

21 novembre 1846 : émeute de la faim à Tours

La mauvaise récolte de 1846, liée à un été particulièrement sec, provoque une importante agitation dans les campagnes de l’Ouest et du Centre. La cherté des grains, renforcée par la spéculation, met en branle des foules qui dévastent les marchés ou empêchent que le grain quitte les villes. A Tours, une émeute éclate le 21 novembre 1846. Elle est d’autant plus sévèrement réprimée que certains y voient un complot communiste.

Le 3 novembre, Walvein, le maire de Tours, avait alerté le conseil municipal : « Le pauvre souffre, l’ouvrier languit et se décourage en présence d’un état de chose qui ne lui permet pas de nourrir sa famille avec le prix de sa journée. » Malgré une forte opposition, des crédits sont votés pour que près de 5 000 personnes [1] obtiennent du pain à prix réduit : le 20 novembre, la municipalité annonce que la distribution de bons de pain démarrera le 1er décembre. Mais le même jour, des affiches apparaissent sur les murs de la ville, invitant la population à se réunir pour s’attaquer au maire et au préfet si le prix du pain n’est pas baissé dans les vingt-quatre heures :

« Habitens de la ville de Tours, depuis longtemps nous somes plongé dans la misèr, il es temps d’ans finir, c’est le pain à 30 sous qu’il nou faut sous 24 heures, ou reunissont nous tous et commancon par aneantir les 2 plus fort accapareur de blé qui sont le maire et le préfet, don, cher consitoyen, ci le pain n’est pas à 30 sous, faison le maître de force. »

Le samedi 21 novembre, jour de marché, des habitants de Tours et de la campagne environnante se rendent aux Halles, et exigent d’un commerçant en blé qu’il vende sa marchandise à moitié prix. Il refuse, et la colère de la foule éclate. L’infanterie est envoyée pour réprimer le désordre, mais elle est reçue par des pierres. Personne n’écoute les sommations du commissaire de police. Le maire et son adjoint rappliquent, dans l’espoir de calmer les esprits, mais ils repartent en sang. Les flics Ricard et Montjallon sont également blessés. Alors, les autorités envoient le 2ème lancier, qui charge la foule. Les émeutiers, hommes et femmes, se dispersent et se défoulent sur les réverbères et les boutiques de la rue Royale [2].

Les violences durent toute la nuit. Les émeutiers reçoivent le soutien des habitants, notamment dans la rue Colbert. Le dimanche, l’ordre n’est toujours pas rétabli, les affrontements se poursuivent entre la population et l’armée. Sous une pluie de pierres et de morceaux de bouteilles, la gendarmerie, les lanciers et moins efficacement la garde nationale continuent à repousser les assaillants. Finalement, les autorités procèderont à 56 arrestations. Le 23 novembre, le Journal d’Indre-et-Loire annonce que deux bataillons de ligne de Blois et quatre escadrons de lanciers de Rambouillet ont été envoyés à Tours.

Entre temps, le mouvement a fait tâche d’huile. A Loches, l’agitation est vite réprimée, mais à Chinon, le peuple encouragé par un homme venu d’Azay-le-Rideau se rend maître de la ville pendant trois jours [3]. Dans un rapport au ministère de la Justice, le procureur général d’Orléans notera plus tard : « Il ne fallut rien moins que la plus décisive réaction pour abattre cette morgue brutale du prolétaire et du paysan, qui déjà se croyaient maîtres. »

La presse encourage les autorités à trouver des coupables sur lesquels faire retomber la responsabilité de l’émeute. Dans le Journal d’Indre-et-Loire on peut lire : « Dans cette foule exaspérée, on a arrêté des agitateurs dont la loi aura à punir les coupables intentions, mais aussi des ouvriers égarés par des pernicieux conseils et des indigents qui souffrent de la cherté des grains. »

A suivre.


Notes

[1] Tours compte alors 30 000 habitants.

[2] Désormais rue Nationale.

[3] Peu d’informations sur cet homme. Il ne semble pas qu’il s’agisse d’un militant acquis aux théories socialistes ou communistes. Dans le rapport du procureur général d’Orléans, on peut lire : « Un émissaire d’Azay venait proclamer ce qu’il appelait la victoire du peuple se faisant fort des mêmes succès au chef-lieu. Il tint parole et pendant trois jours Chinon fut sous le coup d’une populace hostile ».


https://larotative.info/21-novembre-184 ... m-326.html
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Re: Petites histoires de grêves et manifestations du passé

Messagede bipbip » 02 Jan 2019, 22:14

Il y a cent ans, la Grève générale en Suisse prenait fin dans la confusion

14 novembre 1918. Au troisième jour de LA Grève générale en Suisse, ses dirigeants ont cédé à l'ultimatum répressif des autorités sans avoir obtenu la moindre concession. Beaucoup de grévistes restent incrédules et ne veulent pas s'en accommoder.

14 novembre 1918. Au troisième jour de LA Grève générale en Suisse, ses dirigeants ont cédé à l'ultimatum répressif des autorités sans avoir obtenu la moindre concession. Beaucoup de grévistes restent incrédules et ne veulent pas s'en accommoder. C'est le jour des violences, celui qui voit mourir trois jeunes ouvriers horlogers, Marius Noirjean, Hermann Lanz et Fritz Scholl, victimes de la répression militaire à Granges. Dès lors, même s'il va bien lui falloir céder plus tard sur des revendications de bon sens, la classe dominante, aidée par l'armée et des gardes civiques, fait régner l'ordre et impose rapidement un récit faussé de ce mouvement social présenté comme une prétendue insurrection bolchévique.

Cette issue de la Grève générale mérite d'être rappelée. La troisième journée de la grève a en effet été chaotique, violente. Si un appel à reprendre le travail avait bien été lancé, c'était seulement à partir du jeudi soir à minuit. Mais la droite et les gardes civiques voulaient que la grève cesse tout de suite. Dans le Volksrecht du jour, le syndicaliste Ernest Nobs (qui deviendra en 1943 le premier conseiller fédéral, socialiste, ce qui ne change rien à ces propos de 1918) s'est indigné avec verve, dans des termes sans équivoque, de cette issue piteuse imposée à un vaste mouvement social sans le moindre acquis : "C'est à pleurer ! Jamais une grève ne s'est effondrée si honteusement. [...] Jamais une bataille de cette ampleur n'a été interrompue sans conditions dans des circonstances comparables à celles d'aujourd'hui."

... https://blogs.mediapart.fr/heimbergch/b ... -confusion
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Re: Petites histoires de grêves et manifestations du passé

Messagede bipbip » 16 Jan 2019, 17:13

Projection du film « Grève à la RHODIACETA », 1967

Université populaire et libertaire du 11e arrondissement vous propose : un film de à Chris Marker « Grève à la RHODIACETA » le mercredi 16 janvier à 20H

« Grève à la RHODIACETA »
un film de à Chris Marker 1967

Pour la première fois depuis 1936 et un an avant les évènements de mai 1968, des ouvriers décident d’occuper leurs usines. Cette grève radicale n’est pas une simple réponse à une diminution de salaires, au chômage … Elle est beaucoup plus que cela : Elle annonce les événements de mai et la colère ouvrière. Elle porte en elle une critique globale du temps et des conséquences du travail aliéné et usinier sur leurs vies… sur leurs loisirs, sur l’accès à la culture.
C’est à Chris Marker, sollicité par les ouvriers, que nous devons ce témoignage encore aujourd’hui essentiel à la compréhension de ce qui fut quelques mois plus tard la plus grande grève ouvrière de l’histoire du mouvement ouvrier en France
(D’après source Radio France)

le mercredi 16 janvier à 20H
Librairie Publico
145 rue Amelot
75011 Paris

Tél 01 48 05 34 08 COURRIEL librairie-publico@sfr.fr
Métro ligne 5 : OBERKAMPF ou ligne 8 Filles du CALVAIRE
http://www.librairie-publico.info/

https://paris-luttes.info/cine-publico- ... ceta-11390
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