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Messagede Béatrice » 09 Nov 2011, 08:37

Décès le 2 novembre 2011 de Henri Karajan , l'un des deux survivants du groupe Manouchian :

Décès d’Henry Karayan, l’un des deux derniers survivants du groupe Manouchian

http://www.aloufok.net/spip.php ?article5799

Le résistant Henry Karayan, l’un des deux derniers survivants du groupe Manouchian, est mort le 2 novembre à l’âge de 90 ans, a annoncé mardi l’Association nationale des anciens combattants et résistants Arméniens (Anacra).

Né le 3 mai 1921 à Istanbul (Turquie), Henry Karayan arrive en France en 1923. Il rencontre Missak Manouchian en 1942 et participe aux actions armées et aux sabotages menées par les Francs-Tireurs et Partisans - Main d’oeuvre immigrée (FTP-MOI) du groupe en région parisienne. Responsable de la troisième équipe du groupe, il avait coutume de dire : "Moi, je ne tuais pas des civils, je ne tuais pas des Allemands, je tuais des nazis en uniforme".

Avec Arsène Tchakarian, 94 ans, désormais dernier survivant du groupe Manouchian, il témoignait régulièrement auprès des jeunes et avait aidé Robert Guédiguian pour son film "L’Armée du Crime" sorti en 2009. Selon l’Anacra, Henry Karayan "a de tout temps souligné la fraternité d’armes entre tous ces immigrés qui dépassait tous les clivages religieux et identitaires" et qui ont fait "l’Europe avant l’heure".

Le Groupe Manouchian fut l’un des mouvements les plus actifs de la Résistance. A Paris, des groupes armés FTP-MOI, communistes, furent constitués dès avril 1942 et d’autres détachements formés en province. Pour toute la France, ils seront moins de 200.

En février 1943, Missak Manouchian rejoint un détachement des FTP-MOI d’une cinquantaine de Juifs roumains et hongrois et d’Arméniens qu’il commande six mois plus tard. Le groupe Manouchian réalisa une trentaine d’opérations de sabotages ou d’exécutions de collaborateurs d’août à mi-novembre 1943.

Vingt-trois membres du groupe sont arrêtés en région parisienne en novembre 1943. Torturés, ils sont livrés à la police militaire allemande et jugés par une cour martiale du tribunal allemand à Paris le 15 février 1944.
Les vingt-deux hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. La seule femme du groupe, Olga Bancic, est décapitée à la prison de Stuttgart le 10 mai 1944.

Au moment du procès, les Allemands impriment et placardent à 15.000 exemplaires une affiche qui présente sur un fond rouge les photos, les noms et les actions de dix résistants du groupe avec le slogan : "Des libérateurs ? La Libération ! Par l’armée du crime" et Manouchian "Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés".
L’affiche devient vite un symbole de la Résistance et des mains anonymes écrivent sur l’affiche "Morts pour la France".
Onze ans après, Aragon écrit un poème sur l’Affiche rouge, mis en musique et chanté quelques années plus tard par Léo Ferré.

(Mardi, 08 novembre 2011 - Avec les agences de presse)

L’Affiche Rouge de Louis Aragon et Léo Ferré en Hommage aux Martyrs de la Résistance

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... hOe-5HU15U

http://www.millebabords.org/spip.php?article18929
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Re: Décès de Henri Karajan , ancien du goupe Manouchian

Messagede Pïérô » 12 Fév 2012, 13:00

Dans le cadre de la semaine anticoloniale, http://www.anticolonial.net/, il y aura un hommage a la mémoire de Manouchian, le dimanche 26 février 2012 à 10h au cimetière d'Ivry.
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Re: FTP-MOÏ

Messagede Pïérô » 07 Oct 2015, 07:38

Toulouse, ce mercredi 7 octobre

Dans le cadre du Festival Antifasciste 2015, l’Union Antifasciste Toulousaine et Kartier Libre organisent :

à partir de 17h30 : Projection du film "Ni travail, ni famille, ni patrie" au Communard - Journal d’une brigade FTP-MOÏ / Un film de Mosco Boucault

Image
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Re: FTP-MOÏ

Messagede bipbip » 11 Mar 2016, 17:29

Paris samedi 12 mars 2016

Projection débat « Une jeunesse parisienne en résistance »
Film documentaire de Laurence Karsznia et de Mourad Laffitte

Ce documentaire aborde l'espoir et la détermination de toute une jeunesse parisienne avide de faire vivre les valeurs humaines au-delà de toute barbarie; le parcours a héroïque de ces jeunes, souvent étrangers, entrés en résistance dans les FTP-MOI et dont beaucoup connurent le sort tragique des arrestations, de la torture, des exécutions ou de la déportation.

En présence de Laurence Karsznia et de Mourad Laffitte et de quelques témoins

Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide

à 15h, 14 rue de Paradis, Paris 10e

http://www.communcommune.com/2016/03/pr ... n=politics
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Re: FTP-MOÏ

Messagede bipbip » 01 Jan 2017, 18:00

Hommage au résistant lyonnais Nathan Chapochnik

Le 20 Avril 2009 disparaissait brutalement à Lyon Nathan Chapochnik, résistant lyonnais FTP MOI (Franc Tireur Partisan, Main d’Oeuvre Immigrée). Retour sur son parcours pour lui rendre hommage, avec notamment la Résistance, les sabotages et les actions de guérilla avec le bataillon Carmagnole...

Il avait bien voulu en octobre 2007 parler de sa vie et de ses actions à RADIO CANUT, en direct dans l’émission BISTANCLAQUE.

Nathan CHAPOCHNIK n’avait pas d’âge , enfin c’est l’impression qu’il donnait quand on le rencontrait et qu’on parlait avec lui. Et pourtant à 89 ans toujours en pleine action et avec plein de projets en cours, son coeur l’a lâché.

89 ans et presque 80 ans de militantisme

Fils de juifs ukrainiens immigrés en France pour fuir les pogroms, il est né à Paris le 9 novembre 1920. Né français et républicain, il le reste même quand à 20 ans, la France n’est plus républicaine. Fin 40, il colle déjà des affiches antinazies sur les murs de Paris.

En décembre 1941, il s’installe à Lyon avec sa famille, poursuivant son activité professionnelle d’ouvrier fourreur à domicile. Il entre en contact avec les Jeunesses juives de Lyon, qui deviendront l’Union de la jeunesse juive (UJJ) avec qui il participe à des actions clandestines : collages d’affiches, distributions de tracts dans les transports en commun, les cinémas.

Les camps de concentration, il le dit, il le savait déjà depuis longtemps.
L’étoile jaune il ne l’a jamais portée, il n’en était pas question.
Tout de suite il a voulu se battre contre le nazisme et ses suppôts français, se battre vraiment, et il devient, sous le nom de "Francis", un des premiers membres des groupes FTP-MOI, donc un clandestin.

En juin 1942 c’est avec son camarade et beau frère Simon Zaltzerman (dit "Fred") qu’il est détaché de l’UJJ auprès des FTP-MOI : c’est ainsi qu’ils deviennent les deux premiers membres du bataillon CARMAGNOLE, formé à Lyon en juillet 1942, un des plus actifs maillon de la Résistance.

La résistance, des sabotages et des actions de guérilla avec le bataillon Carmagnole

Le 11 novembre 1942, pour accueillir les Allemands il est sur la passerelle Saint Vincent en couverture des résistants qui lancent la grenade qui n’explosa pas.

A partir du 11 novembre 1942, il participe avec Zaltzerman et Kugler à des actions armées contre les troupes allemandes et des sabotages de camions, de transformateurs électriques... ainsi que beaucoup d’autres actions contre les occupants dans la région lyonnaise. Il en contera quelques unes.

Il assurera pendant un temps le fonctionnement de l’imprimerie clandestine de l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE) à son domicile avenue Thiers à Villeurbanne, avant de lui trouver une cachette plus sûre. Vers la mi-mars 1943, il rentre dans la clandestinité totale cessant tout contact avec sa famille et toute activité professionnelle pour ne se consacrer qu’à la lutte contre l’ennemi nazi : « Ni travail, ni famille, ni patrie ».

Le 27 mai 1943, une opération pour récupérer des tickets d’alimentation
se passe mal et son beau frère Simon Zaltzerman (dit Fred) est blessé, puis capturé et sera guillotiné.
Le 4 décembre 1943, il allait être guillotiné à la prison Saint-Paul par les soins de la "justice" française de Vichy. Le juge responsable de la condamnation sera abattu par un groupe FTP MOI de CARMAGNOLE.
Pour échapper à sa condamnation, il quitte Lyon pour Grenoble, avec le bataillon Liberté, ce qui formera le bataillon Carmagnole-Liberté. Il sera à l’origine de la création, avec une douzaine de compagnons, du maquis Le Chant du Départ près du Mont Aiguille...

Puis il part à Nice où il devient "Paul", responsable militaire des FTP MOI du département. Grâce aux liens qu’il développe avec l’Armée secrète, il
parvient à armer ses groupes. Ainsi le maquis de Peille reçoit un parachutage d’armes et d’explosifs. Les actions se poursuivent contre l’occupant allemand : destructions de camions, d’une usine d’air liquide, attentat à la bombe dans un café, contre un blockhaus ; jusqu’à sa blessure
au Cros-de-Cagnes, le 6 juin 1944, qui l’oblige à interrompre ses activités. Il poursuit toutefois l’instruction militaire de groupes de combat (Arméniens)
jusqu’à la libération de Marseille le 15 août 1944.

Après la guerre il s’engage dans l’armée, et assez vite on l’envoie en Indochine. Mais comprenant tout de suite qu’il n’est pas question pour lui de devenir un artisan du massacre du Viet Minh [1], il démissionne de l’armée en 1951.

Il reprend ensuite à Lyon sa vie civile et de militant oeuvrant pour la cause de ses compagnons disparus dans la lutte (97 morts au combat sur les quelques 200 membres de CARMAGNOLE et LIBERTÉ), au sein de l’ANACR, et pour celle de la justice sociale et des droits des travailleurs. Avec d’autres résistants et déportés, Nathan participait activement à l’activité en direction des scolaires du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon.

Marcel Bertone

Quelques jours avant sa mort, place Bertone sur le plateau de la Croix Rousse, il prononçait le discours de l’hommage annuel rendu au résistant lyonnais assassiné Marcel BERTONE et "Chapo", comme on l’appelait dans son quartier, parlait "du devoir de mémoire à poursuivre après notre disparition "...

NATHAN , nous y sommes.


P.-S.
En plus de pouvoir enregistrer cette émission Bistanclaque de Radio Canut, on peut emprunter à la Bibliothèque de la Part-dieu une vidéocassette VHS (82 mn.) : "Témoignage de Francis Chapochnik", enregistrée le 11 juin 1997 au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, qui contient des informations sur le bataillon Carmagnole et d’autres récits personnels sur la guerre 39/45, sur Lyon...


Notes
[1] Ligue, créée par les Communistes en 1941, et qui regroupe tous ceux qui luttent pour l’indépendance du Viet Nam


https://rebellyon.info/Hommage-au-resistant-lyonnais
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Re: FTP-MOÏ

Messagede Pïérô » 29 Jan 2017, 02:18

Des "terroristes" à la retraite

Juifs et communistes, émigrés en France dans les années 1930, ils ont été les principaux acteurs de la guérilla urbaine menée à Paris contre l'occupation allemande. En 1983, Mosco Boucault recueillait le témoignage de ces anciens "terroristes". Un documentaire qui fit grand bruit, présenté dans une version remontée.

Ils étaient juifs, communistes et étrangers. Venus de Pologne, de Roumanie, de Hongrie et d’Arménie, ils ont immigré en France dans les années 1930 pour échapper aux persécutions raciales et politiques. Pour la plupart, ils étaient tailleurs ou fourreurs. Le pacte de non-agression entre Staline et Hitler, en août 1939, les déboussole. Ils s’engagent mais trouvent une armée française en déroute. La promulgation du statut des juifs par Vichy les oblige à se faire enregistrer au commissariat. Lorsque l’Allemagne envahit l’URSS, en août 1941, le PCF lance une guérilla urbaine contre l’occupant, à Paris. Mais les militants français n’ont pas la culture de la clandestinité. Le parti s’adresse alors aux militants de la MOI (Main-d’œuvre immigrée) : le travail souterrain leur est familier et ils n’ont rien à perdre…

L'affiche rouge

Organisés en triangles cloisonnés, les FTP-MOI (Francs-tireurs partisans de la Main-d’œuvre immigrée) fabriquent des bombes, d'abord artisanales, puis de plus en plus élaborées. Leurs actions se multiplient et sont efficaces : à Paris, entre mars 1942 et novembre 1943, 92 hôtels allemands sont attaqués à la bombe, 33 à la grenade ; 15 bureaux de recrutement sont incendiés, 125 camions militaires détruits, 11 traîtres abattus… En août 1943, les FTP-MOI organisent un attentat contre von Schaumburg, général commandant de Paris. En septembre, ils exécutent le responsable du STO en France, Julius Ritter. Mais, en octobre, un de leurs chefs est arrêté. Missak Manouchian cherche en vain à obtenir de la direction du mouvement l’autorisation de quitter provisoirement Paris. En novembre, la plupart des militants sont arrêtés et exécutés. Leurs visages figureront sur la célèbre “affiche rouge” placardée sur les murs de Paris…

Lors de sa première diffusion, ce documentaire a eu un retentissement considérable, d’abord parce qu’il mettait en avant la responsabilité des instances dirigeantes des FTP et du PCF, ensuite à cause de l’extrême humanité des témoins, filmés en situation, sur les lieux de leurs actions rejouées pour la caméra ou dans les ateliers de confection où ils ont continué de travailler.

http://www.arte.tv/guide/fr/024362-000- ... a-retraite

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Re: FTP-MOÏ

Messagede bipbip » 28 Fév 2017, 14:07

Le 21 février 1944, les membres du groupe FTP-MOI de Missak Manouchian sont fusillés au Mont Valérien

Une twithistoire de Mathilde Larrère

1) Le 21 février 1944, les membres du groupe FTP-MOI de Missak Manouchian sont fusillés au Mont Valérien

2) Les FTP-MOI étaient des résistants communistes. Essentiellement composés d’étrangers, ils étaient issus des groupes syndicaux de la MOI

3) La MOI ça veut dire la main d’œuvre immigrée.

4) Car il faut savoir que depuis les débuts de l’industrialisation, la France avait eu massivement recours à des travailleurs étrangers

5) En effet il n’y avait pas assez de main d’œuvre pour l’industrie. dans les 20ies on avait même organisé 1 système de recrutement d'ouv

7) Il s’agissait alors surtout de travailleurs venus d’Europe, Italiens, Polonais surtout. Et qui étaient en bute à une violente xénophobie

8) Peu organisés, ces travailleurs souffraient aussi de contrats de travail particulièrement défavorables

9) Aussi, la CGTU (syndicats communistes) avaient créés des groupes de la MOI pour aider ces travailleurs


https://twitter.com/LarrereMathilde/sta ... 8007015424
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Re: FTP-MOÏ

Messagede Pïérô » 12 Oct 2017, 09:04

Toulouse, dimanche 15 octobre 2017

l’Histoire de la 35ème brigade FTP MOÏ dans un documentaire et une bande dessinée

Jacob Insel, Mendel Langer, les frères Claude et Raymond Lévy Commentaires sur le film de Pierre Mosco Boucault et la bande dessinée de Marc Levy et d'Alain Grand.

Invités : Elerika Leroy (Historienne) et Alain Grand (auteur scénariste de Bédé)

à 18h, Place des Tiercerettes, Toulouse

À partir d'extraits du documentaire « Ni travail, ni famille, ni patrie » et de la bande dessinée d'Alain Grand « Les enfants de la liberté » (adapté du roman de Marc Levy), nous reviendrons sur les traces de Jacob Insel, Mendel Langer, les frères Claude, Raymond Levy et d'autres héros de la Résistance à Toulouse. Cette histoire de la 35e brigade FTP Moï (Francs-tireurs et partisans - main d'oeuvre immigrée) est restée longtemps dans l'ombre. Depuis quelques années, des oeuvres leur rendent hommage. Elerika Leroy et Alain Grand commenteront et présenteront ces deux productions à la mémoire de ces oubliés de la guerre, en nous apportant quelques éclairages complémentaires.

Gratuit et en plein air

https://toulouse.demosphere.eu/rv/15914

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