1968, et l’après-68

Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 12 Avr 2018, 15:50

Sous les pavés, la grève

Mai 68. Sous les pavés, la révolution !

Vendredi 13 avril - 19h00 « Sous les pavés, la grève »,
avec Ludivine Bantigny (auteure de 1968. Des grands soirs en petits matins, Seuil)
-> Au Pavillon, 54 Rue Gabriel Péri, 93200 Saint-Denis. M° Porte de Saint Denis

68 ? La plus grande grève du mouvement ouvrier au niveau hexagonal. Mais aussi, plus largement, un mouvement international qui déborde l'année 68 et qui s'étend sur toute la décennie suivante.

Certain.e.s vont commémorer 68. Sur fond de colère cheminote et étudiante, nous choisissons de renouer avec « l'esprit de mai » en le déclinant autour d'autant de questions et de rencontres avec des auteur.e.s et militat.e.s qui seront des points d'appui, 50 ans après, pour ce qui s'annonce comme un joli printemps 2018 contre Macron et son monde.

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L'Envers de Flins,
une féministe révolutionnaire à l'atelier

Versailles (78) samedi 14 avril 2018
à 17h, Mairie de Versailles, salle Montgolfier, au sous-sol, 4 avenue de Paris

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Présentation de l'éditeur

Le 3 mai 1972, Fabienne Lauret est embauchée à l'atelier couture de Renault-Flins. Issue de la génération de Mai 68, membre du groupe Révolution  !, elle est une établie, comme on appelle ces jeunes militant·es qui entraient en usine pour changer le monde. Elle y restera plus de trente-six ans.

Loin des clichés habituels, elle nous raconte la condition ouvrière moderne, la souffrance au travail, l'exploitation quotidienne.

Féministe, elle est plus particulièrement sensible à la condition des ouvrières et au sexisme dont elles sont victimes, tant de la part de leurs collègues ouvriers que de la direction patronale. La bataille qu'elle mène avec détermination est longue, rude et exige une infinie patience.

Militante CFDT, puis déléguée syndicale, elle anime ses premières grèves. Indissociables de son parcours professionnel, ses activités syndicales nous plongent au cœur des fortes luttes sociales qui ont secoué l'usine de Flins.

Élue au comité d'entreprise, puis salariée de celui-ci, elle participe au développement d'une autre conception de cette institution sociale, qui heurte les conservatismes de la direction syndicale qui succède à la CFDT et qui utilise contre elle les méthodes patronales les plus éculées.

L'Envers de Flins, parcours de vie, parcours de lutte, est aussi le témoignage vivant et fort d'une féministe ouvrière qui n'a jamais renoncé à transformer le monde.

https://paris.demosphere.eu/rv/60601
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede Pïérô » 14 Avr 2018, 16:07

25 Mars 68 à Honfleur: "Je n'avais pas vu ça depuis 36 !"

Quelques semaines avant Mai 68, une grève éclate pour les salaires dans la boite d'une petite ville, Honfleur...Les autres boites suivent. Les patrons cèdent. Les autorités se planquent. La CGT a du mal a faire reprendre le travail...

Honfleur, en 1968, c'est 9000 habitants. Sans étudiants, mais avec sa jeunesse et ses travailleurs. Une grève trainée de poudre. Après les luttes des années antérieures et leur accélération en 1967, et les explosions 1968 à Caen ou à Redon, elle est un signe du mûrissement de grève générale quelques semaines plus tard....

Mais cette grève généralisée au niveau d'une petite ville n'a pas eu un grand écho. Voici toutefois de qu'en dit L'Etincelle, bulletin mensuel de la de JCR de Caen, supplément au n°29, Mars 1968.

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https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/ ... -depuis-36
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 15 Avr 2018, 13:17

l’enregistrement de la présentation/débat qui a eu lieu le 7 avril 2018 à la librairie La Gryffe à Lyon sur le livre Mai-68 à Lyon. Retour sur un mouvement d’insubordination, lié à la brochure Mai 68 à Lyon : Trimards, Mouvement du 22 mars et mémoire rétroactive.
à écouter : http://blog.tempscritiques.net/archives/2013
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede Lila » 15 Avr 2018, 20:42

Colloque 1968-2018
les MaiS des féministes...
luttes des groupes femmes d’entreprises et des commissions syndicales

Colloque du Colletictif National pour les Droits des Femmes samedi 5 mai 2018
9h30-18h30 Mairie du 4ème arrondissement de Paris

« Mai 68 nous a faites ». Plus qu’un anniversaire, nous voulons « célébrer » une FILLiation, la force d’un mouvement social, sans précédent dans le monde occidental, qui a vu se dresser une génération étudiante et près de 9 millions de grévistes durant plusieurs semaines. Cette grève illimitée, la volonté, exprimée dans le monde entier, de révolutionner en profondeur l’ordre établi, ont fait se lever des hommes....et des femmes.

Actives dans les manifs, les comités de grèves ou sur les barricades, leur histoire est souvent occultée. La parole des femmes, la déferlante féministe, n’apparaissent que 2 ans après. Mais les femmes tiennent là leur expression : la marmite bout et le torchon brûle. Les féministes sont présentes partout. Y compris dans les lieux de travail où elles créeront des groupes femmes d’entreprises et des commissions syndicales en lien direct tant avec le MLF qu’avec les mouvements sociaux. C’est cette histoire là que nous voulons raconter, celle de plus d’une décennie d’espérance, de combats fous, de victoires et peut être d’illusions. Cette histoire qui nous mène à toujours lutter pour conquérir l’égalité dans un monde sans exploitation, sans racisme et sans oppression.

Pour s’inscrire (obligatoire) : https://bit.ly/2Ge75ac

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http://www.collectifdroitsdesfemmes.org ... article494
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede Pïérô » 19 Avr 2018, 19:08

27 janvier 68: les lycéens font collection de képis de policiers

Les lycéens, grâce à leur auto-organisation dans les CAL, jouent un rôle moteur dans le déclenchement de la révolte de 1968.

Le 27 janvier 1968, à la surprise générale, les lycéens sont très nombreux dans la rue (une fourchette de 500 à 1500 selon les estimations) à manifester contre l’exclusion définitive du militant de la JCR Romain Goupil du lycée Condorcet à Paris, accusé d’y mener des activités politiques, notamment celles du Comité d’Action Lycéen (CAL) 1. C’est la première grande manifestation lycéenne.

Le témoin Patrick Fillioud raconte ainsi l’évènement dans son livre « Le roman vrai de Mai 68 »: « On est stupéfaits par la mobilisation… C’est vraiment beaucoup. Les tracts ont circulé dans les bahuts, malgré les parents et les profs qui ont fait pression. Mais on est bien là nombreux, décidés et on ne recule pas devant les flics. Ils n’ont pas de casques, ils sont en képis mais quand même les « bidules » ça cogne fort. Et les mômes se défendent. On charge. D’habitude, au premier flic qui surgit, tout le monde s’enfuit, mais là, c’est l’inverse, ça nous motive. Et finalement, ces deux manifs de Condorcet, ce sont les premières où l’on tape sur les flics. Et ce sont des lycéens qui le font. Les flics crient : dispersez-vous ! Et nous, on charge, on leur rentre dedans. Les manifestants en profiteront même, pendant les affrontements au corps à corps, pour constituer une collection de képis de policiers. » 2

Comment les lycéens en sont-ils arrivés à se rassembler si nombreux et surtout à affronter ainsi la police ?

Premier élément, le baby-boom d’après guerre, fait que le poids de la jeunesse est croissant. Le nombre des élèves et étudiants a doublé en moins de 20 ans, passant de 6 500 000 à 12 850 000 entre 1950 et 1968. Le nombre des étudiants est passé de 200 000 à 500 000 en 1968. Ajoutez 2 millions d’ouvriers qui ont entre 15 et 24 ans.

Deuxième facteur: les difficultés économiques de la France et les exigences du patronat - voir l’article publié hier 26 janvier- ont conduit le gouvernement à adopter un renforcement de la sélection dans l’éducation inscrite dans le Plan Fouchet 3. Ce refus de la sélection, comme toujours au caractère de classe prononcé, mobilise dès 1967 une partie des lycéens et des étudiants.

Troisième élément: le carcan disciplinaire et moral craque. Ras le bol de cette France de la tante Yvonne et du père De Gaulle... J’y consacrerai en Février un billet. Retenons pour l’instant que le « lycée caserne » commence à être dénoncé dès 1966, et que le mot d’ordre « Liberté d’expression » y est lancé bien avant Mai 68. Dans de nombreux lycées, le port de la blouse est obligatoire, les filles sont souvent interdites de pantalon, tout comme est interdit de fumer ou exprimer des opinions politiques. Et évidemment, la mixité scolaire est encore rare…Comme l’écrit Robi Morder « Mai 68 révèle les transformations profondes de la jeunesse et de la société. Après le « blouson noir », c’est au tour du lycéen ou de l’étudiant « gauchiste » d’incarner le « péril jeune ». Les années suivantes en seront bouleversées. » 4

Quatrième élément: comme ailleurs dans le monde, la jeunesse se mobilise contre la guerre impérialiste au Vietnam. Elle admire, et pour les plus déterminés s’identifie aux combattants vietnamiens et à Che Guevara, qui vient d’être assassiné le 6 octobre 1967. Sur l’impact du Vietnam voir l’article qui sera posté le 31 janvier et sur celui de Cuba l’article qui sera posté le 29 janvier.

Les protestations et les affrontements pour la réintégration de Romain Goupil accélèrent le développement des premiers CAL. Mais leur création est antérieure. Dès 1966, les militants de l’opposition de gauche dans la Jeunesse Communiste (JC) participent activement à la création de Comités Vietnam Lycéens (CVL), liés au Comité Vietnam National (CVN). Face au succès de la compagne des CVL dès la rentrée de 1966, la direction du PCF exclue ces militants de la JC en décembre, comme elle avait exclu plus tôt l’opposition de gauche dans l’Union des Etudiants Communistes (UEC). Les CVL organisent avec un millier de participants un meeting le 28 février 1967. Mais les CVL se heurtent à l’absence de liberté d’expression dans les lycées. Les militants du CVL du Lycée Jacques Decour joueront alors un rôle important dans la création et le développement des Comités d’Action Lycéens, mobilisant immédiatement pour la liberté d’expression et contre le « lycée caserne ».

Le 13 décembre 1967, les CVL, qui existent à Paris dans les lycées Decour, Turgot, Lavoisier, Louis Le Grand, Camille See et Condorcet, entraînent dans la grève une majorité des classes de terminale et participent dans les cortèges de l’UNEF aux manifestations intersyndicales. A la suite de cette journée naissent les CAL et leur bulletin, « Liaisons ».

Le 26 Février 1968, les CAL participent à la grève appelée par la Fédération de l’Education Nationale (FEN) et manifestent notamment sous les mots d’ordre « Liberté d’expression » et « Non à la sélection ». Un grand nombre de lycées sont bloqués, avec des piquets de 50 à 80 lycéens, y compris des lycées de filles, jusqu’au Lycée La Fontaine dans le XVIème…Dans l’après-midi des centaines de lycéens se rassemblent dans la salle Lancry où prennent notamment la parole les lycéens Romain Goupil, Michel Recanati, Maurice Najman, un représentant de l’UNEF et un militant du SDS allemand. Je reviendrai dans un autre article sur l’impact des luttes de la jeunesse en Allemange sur le Mai 1968 en France. Deux jours plus tard, le 28 Février, les CVL organisent un meeting avec un millier de participants.

A la veille de mai 68, il y a une cinquantaine de CAL, dont une trentaine en Province. Le 6 mai les CAL appelant à la grève dans les lycées, par solidarité avec les étudiants victimes de la police le 3 mai au quartier latin. C’est un succès. Puis le 10 mai, des milliers de lycéen, 10 000 selon certaines estimations, se joignent aux étudiants qui tiendront face à la police presque toute la nuit. Le 13 mai, ce sont aussi environ 10 000 lycéens qui participent à la manifestation intersyndicale contre les violences policières et les arrestations.

Les CAL, surtout présents dans quelques lycées de Paris et les principales villes de province, se créent alors dans des centaines de lycées, y compris dans des villes moyennes. Ce point est important: dans les villes moyennes, sans facultés en général, c'est la jeunesse lycéenne qui a fait démarré le mouvement. Parfois avec l'appui de pions étudiants, il est vrai. Tel est le cas par exemple à Montauban. Le quotidien régional La Dépêche rapporte que 3000 lycéens paralysent la ville dès le 10 mai 1968. « Du boulot ! », « Des débouchés », « Des facs pour tous ! » scandent les jeunes manifestants entre la place Prax-Paris et la préfecture.

Au total, sur toute la France, 300 à 400 lycées sont occupés, y compris dans l’enseignement technique. Les lycéens profitent de l’occupation pour discuter et rédiger des projets sur l’organisation des études, la pédagogie, les rapports entre élèves et professeurs, les examens, l’élection de délégués, la gestion des foyers et plus généralement la liberté d’expression. Dans l’enseignement technique, où naissent des Comités d’Action de l’Enseignement Technique (CAET), les revendications concernant de plus l’insécurité, les locaux souvent vétustes, les débouchés professionnels. Le bureau national des CAL, sur la base des cahiers de revendications, rapports, et journaux émanant de 250 lycées, publiera en septembre 1968 une synthèse dans le livre Les lycéens gardent la parole. 5 L’essentiel, sur près de 60 pages, concerne des propositions pédagogiques.

Le succès des CAL est tel que les JC, après avoir exclu 18 mois avant ceux qui ont initié les CAL, reprend le sigle après la nuit des barricades du 10 Mai. Lors du premier congrès des CAL à la Sorbonne le 19 Juin 1969, le PCF tente d’en prendre la direction, mais mis en minorité, il organise la scission en créant l’Union Nationale des Comités d’Action Lycéens (UNCAL).

La plupart des compte-rendus sur les lycéens dans le mouvement de Mai 68 sont superficiels, sous-estimant les révoltes en province, tout comme les relations établies avec les classes populaires. De nombreux témoignages et travaux permettent pourtant de corriger cette erreur. C’est le cas notamment du texte détaillé et passionnant de Jacques Jacques Serieys « 1968 Rodez et Aveyron en révolution ». Il mérite d’être lu intégralement. En attendant, un extrait:

« Sur mon lycée, les délégués élèves des clubs élisent en octobre 67 le bureau du foyer socio-éducatif ; celui-ci obtient 2 heures libres et 3 salles pour le club « Information et Auto-Socio-Education » où les élèves proposent, font et écoutent les cours. Notre lieu de vie, c’est le foyer « Guevara » avec ses 8 panneaux d’information (dont défense de la nature). Lors de la « 1ère rencontre des Jeunes animateurs de foyers socio-éducatifs » à Carmaux le 28 mars 68, notre lycée compte 37 activités périscolaires (orchestre, coopérative, théâtre, bibliothèque, interdiction des brimades …). Les délégués de dortoir gèrent la salle télé. De 66 à 68, nous sortons huit journaux, surveillés de près par l’administration, le premier ronéoté à 400 exemplaires sur un lycée, le dernier imprimé à 2500 par la société Subervie et vendu sur 5 lycées. Le 8 mai 1968, le Comité de rédaction élargi (aux CAL, clubs, équipes sportives) se transformera en Comité d’Action InterLycée (CAIL).

Les Comités d’Action Lycéens se créent sur Paris mi décembre 67. Nous prenons contact par Francis Jouve, militant JCR du Pavé, créons 6 CAL début 68 avec des jeunes souvent issus de familles imprégnées du souvenir de la barbarie fasciste. Depuis 65, l’impérialisme américain les a horrifiés. Le coup d’état militaire en Grèce et la répression sanglante en Espagne les ont convaincus du danger en Europe même. Le CAL de l’Ecole Normale de Filles constituera le cœur du mouvement politique en mai 68 ; son noyau comprend Annie Zanchetta (petite fille d’antifasciste italien devenu en 1927 mineur en Belgique et fille d’un syndicaliste communiste d’EDF), Annie Tora (fille de républicains espagnols devenus ouvriers agricoles en Algérie avant d’être accueillis en 62 dans les « baraquements » de Decazeville). Marie-Jo Vittori (père dans les Brigades Internationales puis chef des maquis de l’Aveyron, oncle Aurèle tué dans les Brigades, oncle François persécuté dans la Rhur puis à Madagascar, 27 mois de cachot et 4 ans de prison, président du Secours Rouge International, brigades internationales, Résistance en Corse, sénateur communiste)… A partir du début mars les CAL se transforment en structures de masse. De nombreux lycéens les rejoignent par lien d’amitié et par solidarité de génération dans un contexte politique mobilisateur. Nous participons à la grève enseignante du 4 mars (80% de grévistes lycéens). » 6

Un autre texte du même auteur mérite lecture: Lycéens en mai 1968 3.

On peut voir aussi ici 3 un reportage en Mai 1969 de l’émission Panorama (ORTF) incluant un entretien avec trois lycéens de 17 ans, dont Nicolas Baby, de la direction des CAL, et Gabriel Culioli, alors maoïste, qui rejoindra finalement la Ligue Communiste.

Notes

1. on peut voir des séquences filmées par lui de cette agitation dans le Lycée dans son film « Mourir à 30 ans » réalisé en 1982

2. Patrick Fillioud, Le roman vrai de Mai 68, Lemieux éditeur, 28 euros.

3. voir ici 3 et ici 3 la critique qu’en fait la JCR dans Avant-Garde Jeunesse n°9

4. voir son ouvrage "1968 : Sois jeune et tais toi ! » 3

5. Le Seuil, 1968

6. texte publié dans le livre "La France des années 1968 », Editions Syllepse

Bibliographie

- Maurice Ronai, Le mouvement des lycéens, Revue Partisans, François Maspero, 1969, 180 p. (notice BnF 3 no FRBNF33106877 3)

- CAL Les lycéens gardent la parole, Le Seuil, 1968.

- Revue Partisans N° 49 de septembre-octobre 1969 est consacrée au mouvement des lycéens et donne un historique détaillé avec un volume intéressant de documents et textes des CAL.

- La victoire des lycéens, 17/18/19 février 1971, brochure “ que faire ”, série “ luttes universitaires”, Paris 1971.

- Patrick Fillioud, Le roman vrai de Mai 68, Lemieux éditeur, 28 euros.

- Michel Field, l’Ecole dans la rue,Paris, Grasset, 1973.

- Didier Leschi, 1968-1973, 5 ans de contestation dans les lycées. Contribution à l’étude des mouvements lycéens des CAL à la loi Debré, maîtrise d’histoire contemporaine, Paris X, 1986.

- Didier Leschi, « l’après-mai 68 dans les lycées » 3 séminaire « Les années 68 :événements, cultures politiques et modes de vie ». du 2 février 1998, Lettre d’information n°29

- Didier Leschi, avec Robi Morder, « Mai 68 et le mouvement lycéen », 3 Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° 11-12-13, 1988

- Robi Morder, « Les Comités d’action lycéens » 3, Cahiers du Germe N° 22-23-24, 2002.

Flora Saladin, « le bac 68 », Maîtrise Histoire Paris I, 2004.

- Karel Yon, La Ligue communiste et le mouvement lycéen contre la loi Debré (printemps 1973) : rôle et place d’une “ avant-garde ”dans le mouvement de masse, mémoire de sciences politiques IEP Paris 1999.

- Claude Zaidman, Le mouvement lycéen en mai 1968, Thèse de 3° cycle, Paris V, 1978.

Filmographie
Romain Goupil, Mourir à 30 ans,1982
Raymond Vouillamoz 3, La Folie Nanterre, 3 20 mars 1969, Radio télévision suisse 3
Fièvre dans les lycées 3, Panorama, ORTF, mai 1969 http://www.ina.fr/video/CAF86015150/fie ... video.html


et photos et liens dans l'article https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/ ... -policiers
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 21 Avr 2018, 12:36

"Mai 68 et ses héritages contestataires"

Nancy samedi 21 avril
à 14h, Fac de Lettres de Nancy occupée (A028)
(repli au CCAN – 69 rue Mon Désert en cas d’expulsion de la fac)

Conférence d’Irène Pereira
Organisée par Alternative Libertaire 54

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https://manif-est.info/Conference-d-Ire ... s-522.html



Du quartier latin à la Croix de Pierre un cycle autour de mai 68

Du 21 avril au 3 juin, le diable au corps organise un cycle de reflexion et d’évenement autour de mai 68. Parce qu’il est inacceptable qu’un épisode révolutionnaire soit commémoré par l’Etat, il s’agit de mettre en place tous les outils nécessaires pour se l’approprier pleinement

Leclerc, Sega, Citroën, Macron... Mai 68 a fait l’objet de toutes les récupérations. De fait, nous aussi sommes habités par cet imaginaire des années 68. Mais nous refusons les commémorations racornies, vides de sens. Nous voulons interroger 68, nous voulons faire usage de l’histoire.
La force de Mai 68 réside peut-être dans la rencontre - réelle et symbolique - entre des mondes différents, dans les amphis, les usines, aux Beaux Arts, dans la rue. Elle résidait aussi dans leurs nouvelles manières d’habiter leurs sphères, d’habiter la ville.
C’est pourquoi nous proposons un cycle de rencontres dans le quartier Saint-Hilaire, dans nos lieux : un local d’artistes, un restaurant, un local associatif, une bibliothèque municipale. Avec chacun de ces lieux viennent les possibles qu’ils portent en eux, leurs champs d’activités, leurs propositions propres, leurs manières de percevoir la ville. Nous désirons que ces réalités se rencontrent, qu’elles s’entretissent (qu’elles bouillonnent et pourquoi pas qu’elles cheminent ensemble).

/ !\ Avertissement : nous n’oublierons pas la rue.

Rdv à :
LE DIABLE AU CORPS 100 Rue Saint Hilaire
LA CONJURATION DES FOURNEAUX 149 Rue Saint Hilaire
GALERIE TRAMPOLINE 47 Rue Saint Vivien
BIBLIOTHÈQUE DES CAPUCINS 21 Rue des Capucins
ET DANS TOUTE LA RUE SAINT HILAIRE

Du 21 avril au 3 juin 2018.
• Le 21 Avril à 18h00 : Discussion autour du livre "Trimards, "Pègre" et mauvais garcons de Mai 68", avec Claire Auzias au Diable Au Corps. Vous pouvez en retrouver un avant goût en lisant cet article https://a-louest.info/Les-mauvais-garcons-de-Mai-68-306.
• du 2 au 18 mai Exposition inspirée du livre pour enfant Véro en Mai à la Bibliothèque des Capucins.
• 12 mai 19h00 Exposition visuelle et sonore « Mai 68 à Rouen et ailleurs » au Diable au Corps.
• à partir du 12 mai Exposition photo Mai 68 Fragments recomposés par J.P. Sageot dans la rue Saint-Hilaire.
• 20 mai 15h00 Projection du documentaire La Reprise de Hervé Le Roux au Diable au Corps.
• 26 mai 14h30 Atelier « L’autorité et la pédagogie libertaire » à la Galerie Trampoline.
• 3 juin 16h00 Discussion autour du livre 1968 - De grands soirs en petits matins avec Ludivine Bantigny à La Conjuration des Fourneaux.

https://a-louest.info/50-NUANCES-DE-MAI ... ilaire-381
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Re: 1968, et l’après-68

Messagede bipbip » 22 Avr 2018, 12:18

Les utopiques n°7 spécial Mai 68

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De Renault à la SNCF, de Besançon à Paris, des Chèques postaux à la Marine nationale, de Billancourt à Caen, de Lip à la SAVIEM, de Flins à Tours… voici des témoignages sur les années 68. Un prolongement à l’utile rappel « sous la plage, la grève »…

Suit, un panorama de « 68 dans le monde », avec des focus sur les Allemagnes, l’État espagnol, l’Italie, le Sénégal, l’Uruguay, la Tchécoslovaquie, l’URSS, le Japon et la Guadeloupe.
Si nous tenons à remettre au premier plan l’action des travailleurs et des travailleuses, parce que telle fut sa place dans cette histoire et du coup l’Histoire, il n’est pas question d’effacer toutes les autres dimensions de 68 : de l’UNEF et du Mouvement du 22 mars à l’université d’aujourd’hui, du rôle des paysans et paysannes au mouvement féministe, du cinéma aux Beaux-Arts, du front homosexuel à la révolution…
Nous le faisons en privilégiant, là aussi, la narration de vécus. Tout cela n’a d’intérêt que lié aux temps présent et futur. « Mai 68 et la CGT », « Retour sur Mai 68 », « Mai 68 un enjeu bien actuel », « Quelque chose de 68 », tracent des perspectives en ce sens.

- Dorénavant édité par Syllepse (http://www.syllepse.org), "Les utopiques" est aussi disponibles en librairie. Cette diffusion peut être améliorée par les contacts locaux que chacun et chacune peut prendre.

Contributions : Ana María Araújo, Henri Benoist, Machù Cal, Anouk Colombani, Christophe Cordier, Christine Delphy, Michel Desmars, Maryse Dumas, Jean-Pierre Duteuil, Jean-Pierre Gueguen, Daniel Guerrier, Willi Hajek, Pierre Khalfa, Daniel Kergoat, Robert Kosmann, Marie-Paule Lambert, Fabienne Lauret, Christian Mahieux, Thomas Martin, Alain Martinez, Gus Massiah, Robi Morder, Daniel Mothé, Gisèle Moulié, Gérard Paris-Clavel, Charles Piaget, Françoise Picq, Georges Ribeill, Guy Robert, Théo Roumier, Patrick Rummler, Momar Sall, Jacques Sauvageot, Cosimo Scarinzi, Jean-Pierre Thorn, Joan Zambrana, Pierre Zarka.

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http://www.autrefutur.net/Les-utopiques-sortie-du-no-7
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