Pays Basque

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Messagede bipbip » 22 Déc 2016, 16:14

Pays basque : Madrid et Paris saboteurs de la paix

Les cinq « faiseurs de paix » arrêtés par les polices française et espagnole au Pays basque français ont été relâchés mais placés sous contrôle judiciaire. Les Etats ne veulent pas du processus de paix, ils ne veulent qu’humilier un adversaire, ETA, qui a déjà baissé les armes.

Main dans la main, les États français et espagnol ont encore frappé fort en arrêtant cinq personnes à Louhossoa (Pyrénées-Atlantiques), dans le Pays basque nord (Iparralde).

Ces cinq personnes connues pour leur non-violence ont été arrêtées dans la nuit du 16 au 17 décembre par les forces de répression de ces deux États :
• Txetx Etcheverry (cofondateur de Bizi, d’Alternatiba et d’ANV-COP21),
• Michel Berhocoirigoin (cofondateur et ancien président de Euskal Herriko Laborantza Ganbara, la chambre d’agriculture alternative du Pays basque),
• Stéphane Etchegaray (vidéaste),
• Béatrice Haran–Molle (militante féministe et journaliste à Mediabask),
• Michel Bergougnian (coopérateur viticole).

Ces cinq militant.es étaient réunis pour discuter du démantèlement d’une partie du stock d’armes d’ETA. Ils œuvraient donc pour la paix et pour le désarmement en Euskal Herria. Depuis cinq ans, ETA a en effet décidé, suite à la déclaration d’Aiete, de déposer les armes et de poursuivre la lutte pour l’indépendance du Pays basque par d’autres moyens.

Cette décision a été confirmé en octobre par ETA dans un courrier soutenant la démarche des partisans du processus de paix.

Ces cinq personnes ont été libérées mardi 20 au soir et placées sous contrôle judiciaire par le parquet. Une partie de la population basque s’est mobilisée avec 4000 personnes dans les rues de Bayonne, et plusieurs voix se sont élevées contre l’absurdité de ces arrestations. La détention n’a pas été requise, c’est donc un moindre mal, mais il doit tout de même nous questionner sur le sort qui est réservé à aux militiantes et militants abertzale ainsi qu’aux acteurs et actrices qui veulent la paix, que ce soit en Iparralde (Pays basque nord) ou en Hegoalde (Pays basque sud).

La tenaille répressive franco-espagnole ne laisse aucun espace à ce processus, préférant emprisonner toutes et tous les militants se battant pour le Pays basque, quand ceux-ci ne sont pas carrément enlevés et torturés par des mercenaires à la solde des appareils d’Etat, rappelant ainsi les heures les plus sombres du franquisme et des Groupes antiterroristes de libération (GAL).

Déjà, le 12 octobre, quelques jours avant les 5 ans de la déclaration d’Aiete, la police faisait mine de découvrir, dans l’Oise, une cache d’arme abandonnée par ETA des années auparavant.

Les familles et les ami.es des prisonnier.es politiques basques se battent jour après jour afin de les voir rassemblés en Euskal Herria, de les faire sortir des cellules disciplinaires ou que des soins leur soient apportés. A ces demandes, la justice fait la sourde oreille.

Alternative libertaire apporte tout son soutien aux cinq personnes arrêtées ainsi qu’au peuple basque qui se bat pour son autodétermination, pour le droit de s’organiser par lui-même, pour son émancipation de Madrid et de Paris.

Que justice soit faite en Euskal Herria.

Pour un Pays basque unifié, anticapitaliste, autogéré, antipatriarcal et antiraciste !

Goaz borrokara !

Alternative libertaire, le 21 décembre 2016

http://www.alternativelibertaire.org/?P ... d-et-Paris
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Re: Pays Basque

Messagede digger » 23 Déc 2016, 09:05

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Re: Pays Basque

Messagede bipbip » 19 Fév 2017, 15:45

Euskal Herria (Pays basque) : Quand la répression ne s’arrête jamais

Après l’arrestation de militants et militantes au Pays basque fin décembre, retour sur la répression étatique dont fait l’objet depuis des décennies cette lutte pour l’autodétermination.

Dans la nuit du 16 au 17 décembre 2016, cinq militants et militantes impliqué.es dans le processus de paix d’ETA et extérieur.es à cette organisation ont été arrêté.es à Louhossoa en Iperralde (Pays basque nord, la partie située sur le territoire de l’État français). Voilà qui met en lumière la situation en Euskal Herria. Ces personnes ont été accusé.es de détenir des armes, alors qu’ils et elle mettaient en œuvre le désarmement décidé par ETA. Malgré cette décision prise il y a cinq ans, les États français et espagnol font la sourde oreille et bloquent tout processus conduisant à l’autodétermination du peuple basque.

Une paix ignorée par Paris et Madrid

Depuis 1959, date de la création d’ETA, où la notion de race basque est abandonnée au profit de la lutte de classe contre les occupants coloniaux français d’un côté et franquistes de l’autre (en Hegoalde, le Pays basque sud, situé sur le territoire de l’État espagnol), l’organisation prend la responsabilité de s’engager dans la voie politique d’un long travail de conscience. Dès le départ, il s’agit d’une lutte contre le franquisme [1] et cette Espagne alliée des fascistes et de l’impérialisme capitaliste ; elle s’est poursuivie lors de la « période de transition » qui vit bien des fondements du franquisme perdurer, puis contre l’autonomie de façade de 1979 qui laissa les mains libres à une minorité bourgeoise basque représentée en premier lieu par le Parti national basque (PNV, centre droit) et par le Parti socialiste basque (PSE-EE, gauche libérale).

Suivent des années d’impasse pour ETA : une partie du peuple basque, qui se reconnaissait en elle, en tant qu’organisation de libération, s’en est éloignée lorsqu’elle s’est enfermée dans une spirale de violence. En 1987, une explosion attribuée à ETA dans un centre commercial barcelonais fait vingt et une victimes et marque ce divorce. Acculée par ses propres contradictions et prenant conscience que l’expression violente minoritaire n’a plus d’espace, ETA annonce en 2010 qu’elle ne mènera plus d’actions offensives violentes. Madrid et le gouvernement socialiste basque nient cette décision politique et Zapatero, chef du gouvernement socialiste espagnol, se targue d’une politique répressive qui aurait fait reculer l’organisation basque. L’accord de Gernika est signé le 20 septembre 2010 entre des organisations politiques de la gauche abertzale (indépendantiste), des syndicats basques et des associations d’horizons divers, dont des organisations féministes, de défense de l’euskara (la langue basque), de soutien aux prisonniers politiques. Ceci se passe dans un contexte de bouillonnement social, avec notamment les grèves générales de septembre 2010 contre les plans d’austérité de Zapatero. Cet accord « pour une sortie démocratique sur la voie de la paix » demande à ETA d’abandonner la confrontation violente et de s’engager dans un processus politique d’indépendance d’Euskal Herria où le peuple basque pourra décider de son propre avenir.

L’année 2011, marque un pas décisif de l’organisation. Le 10 janvier, elle annonce un cessez-le-feu général, permanent et vérifiable, et elle met fin à « l’impôt révolutionnaire » en avril. Dans le même temps, se met en place un groupe de travail international, afin de concrétiser le cessez-le-feu annoncé ; PSE-EE et PNV refusent d’y participer. Prolongement de ce processus, la conférence d’Aiete [2] lance un appel à la fin de la violence. Quelques jours plus tard, ETA y répond en confirmant « l’arrêt définitif et irréversible de sa lutte armée ». Les gouvernements français et espagnols ne donnent aucune suite. Ils restent sourds, aussi, à la grande manifestation du 7 janvier 2012 à Bilbao, qui rassemble plus de 100 000 personnes demandant l’amnistie des prisonniers et prisonnières politiques basques en prison en France et en Espagne.

L’État Français combat la volonté du peuple basque de prendre en main son avenir. Régulièrement, les ministères de l’Intérieur français et espagnol se glorifient de « l’arrestation de très hauts responsables d’ETA ». Très complaisante à l’égard des pouvoirs en place, la majorité de la presse en fait de gros titres… et passe sous silence la suite qui révèle très souvent qu’il ne s’agissait que d’opérations publicitaires et de tentatives d’intimidation de celles et ceux qui défendent les droits des peuples. Le Roux, premier flic de France, s’est félicité de l’opération policière du 16 décembre en ajoutant « il n’y a pas de processus de paix ». L’État français assume donc publiquement mener une guerre au Pays basque.

En décembre, de la prison de Villepinte (Saine-Saint-Denis), Arkaitz Agirregabiria et Igor Uriarte, deux prisonniers politiques membres du Collectif des prisonniers politiques basques (EPPK), dénonçaient leurs conditions d’incarcération : « Depuis les actions jihadistes perpétrées dans l’État français, cet État a profité de cette situation pour restreindre des droits et des libertés au nom de la sécurité. Ils font la guerre au-delà de leurs frontières et assignent à la discipline la classe ouvrière à l’intérieur de leur pays par la restriction de ses droits. L’État de droit s’est converti en État d’exception, dont la prison est le reflet. »

348 prisonniers et prisonnières politiques

Les États des deux côtés des Pyrénées veulent à tout prix réduire au silence la parole basque. Il y a encore 348 prisonniers et prisonnières politiques basques dans les geôles de France et d’Espagne ; selon les lois en vigueur dans les Etats qui les emprisonnent, onze pourraient, être remis en liberté pour raisons de santé. Les gouvernements français et espagnols refusent le rapprochement et le retour vers l’Euskal Herria, rendant difficile, voire impossible, tout contact avec les proches ; ils et elles subissent les conditions de détention infligées à la quasi-totalité des personnes emprisonnées (mitard, trois douches par semaine au mieux, saleté, rats, refus de liberté conditionnelle, etc.). Le 14 janvier, la manifestation annuelle en leur soutien a rassemblé 78 000 personnes à Bilbao.

L’ostracisme à l’égard du peuple basque se retrouve également sur le terrain syndical. Durant six mois, la confédération CGT a multiplié les recours juridiques pour tenter d’interdire au syndicat LAB (Langile Abertzaleen Batzordeak) l’accès aux élections dans les très petites entreprises. Elle a usé d’arguments insultants (assimilation à l’extrême droite), ridicules (dénonciation du bilinguisme), dangereux pour le syndicalisme y compris pour de nombreuses équipes CGT (affirmation qu’un syndicat ne doit pas prendre de positions politiques, ni remettre en cause les lois de la république). Nier la revendication « Vivre et travailler au Pays basque », c’est ignorer la situation en Hegoalde (désindustrialisation et précarité) et en Iperralde (priorité au tourisme en délaissant l’arrière-pays). C’est ignorer un peuple qui se défend contre le patronat et pour son émancipation.

Internationalistes, nous nous devons de soutenir un peuple opprimé, emprisonné, nié de multiples façons, mais aussi revendiquer l’amnistie des prisonniers et prisonnières politiques. Communistes libertaires, notre rôle est de soutenir l’autodétermination, contre la répression de Madrid et de Paris, et de soutenir celles et ceux qui agissent pour une rupture anticapitaliste et autogestionnaire. Gorri eta beltz ! [3]

Christian (AL Banlieue Sud-Est) Martial (AL Saint-Denis)


[1] La première intervention publique revendiquée par ETA a lieu le 18 juillet 1961 ; c’est le déraillement d’un train de militants franquistes qui se rendaient à une manifestation célébrant le 25e anniversaire du putsch fasciste de 1936.

[2] Cette conférence s’est tenue le 7 octobre 2011, sous l’égide de ce qu’on nomme couramment des « experts internationaux » (comme Kofi Annan, l’ex-secrétaire général des Nations unies, Gerry Adams, l’ex-leader du Sinn Fein irlandais ou encore Pierre Joxe, ex-ministre français de l’Intérieur et de la Défense. De très nombreuses organisations associatives, syndicales, politiques, socio-économiques, basques, françaises et espagnoles ont soutenu l’accord qui en est issu.

[3] « Rouge et noir ! »

http://www.alternativelibertaire.org/?E ... e-Quand-la
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Re: Pays Basque

Messagede bipbip » 16 Mar 2017, 18:23

Pays basque : Affrontements à la manifestation anti-répression de Pampelune

Des affrontements violents ont éclatés samedi, à Pampelune. Suite à une manifestation convoquée par “Errepresioari autodefentsa” (Autodéfense face à la répression) contre la répression policière, des dizaines de jeunes manifestants masqués ont caillassé les forces de l’ordre, renversé et incendié des conteneurs. Participaient à cette manifestation les forces de la gauche indépendantiste basque qui critiquent la politique de capitulation. Quatre personnes ont été interpellées. Trois d’entre elles, originaires de Renteria, dans la banlieue de Saint-Sébastien, ont été écrouées ce lundi pour "trouble à l’ordre public et terrorisme". Le quatrième manifestant, mineur, a été remis en liberté.

vidéo https://secoursrouge.org/Pays-basque-Af ... -Pampelune
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Re: Pays Basque

Messagede Pïérô » 01 Juin 2017, 14:53

Pays Basque “Si le désarmement permet la paix, ce n’est pas encore la paix”

ETA, près de 50 ans qui ont marqué la vie politique du Pays Basque

L’initiative de Louhossoa (1), le 16 décembre 2016, était une opération embryonnaire de neutralisation d’une partie des armes d’ETA ; elle avait été interrompue par la police. Les cinq protagonistes de cette action menée en collaboration avec ETA avaient été mis en examen, inculpés, puis relâchés.
Face au refus de tout dialogue et de toute négociation avec ETA de la part des Etats français et espagnol, cette initiative voulait ouvrir de nouvelles perspectives sur le désarmement de l’organisation armée et le développement du processus de paix en Pays Basque.

Cette action avait relancé une dynamique au Pays Basque, réussissant non seulement à fédérer une diversité d’opinions autour de la résolution du conflit mais obligeant aussi des responsables politiques à s’impliquer à différents niveaux, des deux côtés des Pyrénées. L’engagement pris alors était d’aller jusqu’au bout de la démarche du désarmement.

... http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article1964
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Pays Basque

Messagede Lila » 16 Juil 2017, 20:33

Agressions sexuelles, harcèlement, sexisme : la face cachée des fêtes de Pamp

"Suce et tais-toi." Depuis le début de la semaine, plusieurs collectifs féministes dénoncent les nombreux messages misogynes et les comportements sexistes, voire violents, à Pampelune, à l’occasion des fêtes de la San Fermín. Cette année, la ville espagnole avait pourtant mis les bouchées doubles pour sensibiliser aux violences faites aux femmes pendant les festivités.

Chaque année, entre le 6 et le 14 juillet, la ville de Pampelune célèbre le saint patron de la région de Navarre, San Fermín. Pendant neuf jours, des milliers de touristes espagnols et étrangers viennent assister à des processions religieuses, des concerts et des corridas. Des festivités qui s’accompagnent parfois de très graves abus. L’an dernier, plusieurs hommes avaient violé en groupe une jeune femme, suscitant l’émoi dans le pays. À cela s'ajoutaient plus d’une dizaine de plaintes déposées pour agressions sexuelles.

À tel point que cette année, la ville a renforcé son dispositif de surveillance et son plan de prévention pour lutter contre les violences faites aux femmes. Mais cela n’a visiblement pas dissuadé certains hommes d’afficher un sexisme violent. Sur Twitter, plusieurs collectifs féministes ont ainsi relayé des photos d’hommes abordant des t-shirts sur lesquels étaient représentées des fellations, ou des pin's aux messages misogynes vendus dans les rues de la ville.

la suite : http://observers.france24.com/fr/201707 ... ne?ref=tw#
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Re: Pays Basque

Messagede bipbip » 27 Sep 2017, 14:52

Pays basque : Un processus de paix mais pas à tout prix

Alors qu’une manifestation pour le processus de paix au Pays basque doit se tenir le 9 décembre à Paris, il est nécessaire de faire le point et de nous interroger sur l’évolution des revendications liées à la libération du peuple basque.

Les communistes libertaires ne sont jamais restés indifférents aux luttes de libération nationale, sans basculer dans l’illusion de la création de nouveaux États comme nous l’indiquions lors de notre congrès d’Angers en 2010 : « Il ne s’agit pas non plus de conférer aux luttes de libération nationale un rôle historique excessif. Les communistes libertaires n’entretiennent aucune illusion tiers-mondiste. Il n’y a pas des “nations prolétaires” dont le nationalisme serait la “conscience de classe”. La révolution sociale ne s’identifie pas à un jeu d’échec géostratégique opposant des États entre eux. La lutte des classes demeure le principal levier d’un potentiel renversement des formes d’oppression et d’exploitation, dans quelque pays, dominant ou dominé, que ce soit. »

Pour autant, nous sommes résolument pour l’autodétermination des peuples et contre les colonialismes. Dès lors que la lutte qui s’émancipe des questions identitaires et s’oppose à l’alliance entre classe ouvrière et classe bourgeoise qui a dévoyé dans de nombreux mouvements de libération nationale. Notre boussole reste la lutte anticapitaliste pour un peuple qui s’organisera par lui-même en matière d’éducation, de production et de distribution tout en s’affranchissant de l’État et de la bourgeoisie ; bourgeoisie qui tient les rênes de la communauté autonome d’Euskadi encore sous le joug de l’État espagnol.

Nous ne pouvons pas nous désintéresser du processus de paix qui se joue en Euskal Herria suite au dépôt des armes décidé par l’organisation ETA, qui a vu son influence s’éroder avec le temps, et de la destruction de son arsenal en lien avec les Artisans de la paix. Ce fut un bel exemple de désobéissance, au nez et à la barbe de la police et de la justice françaises. Mais quid de la libération sociale ? Ce processus de paix renvoie à une certain nombre de questions : la libération sociale, l’indépendance du Pays basque et les questions de classe.

Divagations de Jean Lassalle

On s’interroge sur les soutiens recherchés ; en effet, sont mis en avant des élus LR, Modem, PS et d’autres formations, adversaires politiques des travailleurs et travailleuses basques. À la rencontre des Artisans de la paix avec les groupes parlementaires, ou au ministère de la Justice sur la question des prisonniers et prisonnières politiques basques le 10 juillet, on a vu participer des élus tel que le maire de Bayonne et président de la toute nouvelle communauté d’agglo Pays basque, qui promet des coupes budgétaires dans cette dernière en sabrant dans le personnel, ou bien encore le candidat à la présidentielle, Jean Lassalle, qui divaguait sur les réseaux sociaux en annonçant que dans les ikastolas (écoles d’immersion bascophones) on apprenait le maniement des armes ! Certes, être accompagné de ce genre de personnages, qui restent des ennemis de classe, ouvre les portes de certains cabinets, mais à quel prix pour l’avenir ? Il ne manque pourtant pas de mouvements syndicaux et associatifs clairement anticapitalistes au Pays basque ; leur force est réelle. La construction de la paix serait en de meilleures mains avec ces artisans !

Cette politique de grand écart amène à mettre sous le tapis une des revendications, et pas des moindres : celle de la libération du Pays basque et de son indépendance vis-à-vis des États français et espagnol. Dans le même temps s’organise des référendums en Catalogne en octobre prochain et en Kanaky courant 2018. Nous soutenons les mouvements d’indépendance qui sont en rupture avec les États quels qu’ils soient et avec le capitalisme. À la manifestation du 9 décembre afin de relayer le message d’un Pays basque anticapitaliste, antipatriarcal, écologiste et internationaliste, il faudra soutenir le rapprochement des prisonniers et prisonnières politiques basques, mesure d’urgence avant l’amnistie.

Martial (AL Saint-Denis) et Christian (AL Banlieue sud-est)

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Re: Pays Basque

Messagede bipbip » 15 Jan 2018, 21:43

95.000 manifestants pour les prisonniers politiques

Le samedi 13 janvier, comme chaque année depuis 2008, une grande manifestation a fait le tour de Bilbao pour exiger le rapatriement des prisonniers basques. Plus de 95.000 personnes ont répondu à l’appel de la Plate-forme civique Saré exiger la fin de la « violation des droits des prisonniers et des prisonniers politiques basques et leurs familles ». Ni la pluie ni le froid n’ont empêché des dizaines de milliers de personnes de participer à cette manifestation massive qui a lieu chaque année en janvier.

Les familles de prisonniers participant à la manifestation brandissaient des panneaux indiquant les destinations et distances qui leur étaient imposées pour visiter leur proches pendant à peine 40 minutes (« Grenade 875 km », « Almeria 1.040 km », etc.). Depuis 1989, il y a eu 16 décès dans des accidents de la route parmis les familles visitant les 300 prisonniers liés à l’ETA et à la gauche indépendantistes. Sur ces 300, seuls cinq sont actuellement détenus au pays basque.

https://secoursrouge.org/Pays-basque-95 ... politiques
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Re: Pays Basque

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 18:32

Pays Basque: avant sa dissolution, l’ETA rend ses dernières armes à la justice française

Moins de dix jours avant l'annonce attendue de sa dissolution, l'organisation indépendantiste basque ETA a rendu à la justice française ses dernières armes. Le groupe a renoncé en octobre 2011 à la lutte armée, après 43 ans de violences.

... http://www.france24.com/fr/20180425-pay ... ns-excuses
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Re: Pays Basque

Messagede bipbip » 20 Juin 2018, 21:10

Pays basque : Des dizaines de milliers de manifestants pour les 4 d’Altsasu

Des dizaines de milliers de manifestants (les chiffres vont de 20.000 à 80.000) ont protesté samedi dans les rues d’Irunea (Pampelune) contre la condamnation des quatre jeunes d’Altsasu. Ceux-ci avaient été condamnés, pour une bagarre dans un bar avec deux gardes civils, à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison (voir notre article). Le caractère politique du verdict, qui s’explique par l’appartenance des jeunes à la gauche indépendantiste, est démontré par la lourdeur des peines (le maximum prévu par la loi) et la motivation des condamnations qui a retenu comme circonstances aggravantes "les raisons idéologiques et de l’animosité envers la Garde civile".

https://secoursrouge.org/Pays-basque-20 ... 4-d-Askatu
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