Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede bipbip » 19 Oct 2014, 01:53

Etat espagnol. Le système ferroviaire éclaté

Par Solidaires International

Cela fait des années que le syndicat ferroviaire de la CGT défend un chemin de fer au service de toute la société que doit garantir son caractère public. Le SFF/CGT (Sector Federal Ferroviaro) s’est opposé à l’éclatement de la RENFE (Red Nacional de Ferrocarriles Españoles) en deux entreprises, puis à la fragmentation encore plus grande de l’ADIF (L’Administrador de infraestructuras ferroviarias) et de RENFE. Désormais, il y a quatre Sociétés anonymes et une entité publique issues de l’ex-RENFE Operadora et deux entités publiques provenant de l’ex-ADIF. Au total, sept entreprises, avec leurs Conseils d’Administration et postes de dirigeant·e·s et de moins en moins de cheminot·e·s: 1400 emplois ont encore été supprimés en 2014. Cette division du système ferroviaire entraîne un manque de coordination et des dangers pour la sécurité.

LaCGT dénonce le discours fallacieux sur le coût des services ferroviaires. Ces «coûts» reposent en partie sur des statistiques truquées afin de justifier les suppressions de dessertes publiques, le renvoi vers les transports privés qui accentue les inégalités sur le territoire. Tout cela favorise la désertification de certaines zones, la disparation d’entreprises et d’emplois: là où le train ne passe plus, l’activité économique périclite.

Sous couvert de «la crise», les investissements pour les infrastructures ont été abandonnés; en période électorale, la fièvre du train à grande vitesse (AVE) revient, mais le chemin de fer conventionnel est à l’abandon: des trains sont supprimés, des arrêts ne sont plus assurés dans les gares intermédiaires, des lignes sont fermées comme Ariza, Ruta de la Plata ou la desserte directe Madrid-Aranda-Burgos, les infrastructures sont dangereuses, les horaires sont inadaptés aux besoins des populations, le prix des trains régionaux et de banlieue explosent…

90% de la population continuent de payer pour des dépenses extravagantes. Il est ainsi prévu 5000 millions d’euros pour construire 1000 kilomètres de lignes à grande vitesse en 201 : 5 millions le kilomètres! Maintenir tous les points du réseau conventionnel coûte 2 millions, la moitié d’un kilomètre de ligne à grande vitesse!

De nombreuses études ont démontré que le chemin de fer est d’une importance vitale pour la vie économique, sans parler de son utilité sociale et environnementale. La CGT s’oppose à la suppression de trains régionaux, à la fermeture des lignes, à l’allégement des dessertes en banlieue. La société a besoin d’un chemin de fer utile à tous et toutes, de son efficacité environnementale, économique et sociale ; pas du gaspillage que représente chaque kilomètre de ligne nouvelle à grande vitesse, construite en pillant l’argent public.

La suppression de services ferroviaires représente aussi la disparition de nombreux emplois, l’augmentation du chômage et de la précarité.

L’éclatement en de multiples entreprises dont les actionnaires ont leurs intérêts propres, va à l’encontre des besoins collectifs de la population. Ce qui se dessine est un scénario à la britannique où, après les privatisations, l’argent public a été utilisé remettre en état le réseau. La CGT poursuit son combat pour un chemin de fer social, sûr et durable ; les syndicats CGT des secteurs ferroviaire et aérien organisent une manifestation à Madrid, le 18 octobre, contre la privatisation des aéroports et du chemin de fer.

Pour une lutte d’ensemble efficace

SFF/CGT et SF/ Intersindical ont appelé à plusieurs grèves pour combattre les restructurations décidées par le gouvernement pour satisfaire les appétits patronaux. Dans le même temps, Commissions Ouvrières et UGT «négociaient» la mise en œuvre de l’éclatement du système ferroviaire, signant des accords qui entérinent la création des différentes Sociétés Anonymes, la suppression de milliers d’emplois, la dégradation des conditions de travail. Comme cela s’est fait par exemple à l’occasion de la manifestation des cheminot·e·s de la SNCF, en mai 2014 à Paris, il est nécessaire de poursuivre le travail commun des organisations syndicales qui résistent et proposent aux salarié·e·s une lutte d’ensemble, efficace; le Réseau Rail Sans Frontière est un outil pour cela.

http://alencontre.org/europe/espagne/et ... clate.html
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede bipbip » 25 Oct 2014, 11:19

Ensemble 4
Bulletin du réseau rail sans frontière, octobre 2014
PDF : http://www.fondation-besnard.org/IMG/pd ... o_2014.pdf
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 12 Nov 2014, 14:50

Vendredi 14 novembre 2014 à Toulouse

Réunion publique "Par delà les frontières des états, nos luttes sont communes"

à 19h, Salle Osète-Duranti, 6 Rue du Lieutenant-Colonel Pélissier, Toulouse

Madrid - Toulouse - Berlin - Barcelone - Paris - Francfort - Marinaleda - Sirvens - Stuttgart

"Par delà les frontières des états, nos luttes sont communes"

Réunion publique avec :
• Angel Bosqued Secrataire relation internationale CGT-E (Espagne)
• Willi Hajek Transnationals Information Exchange (Allemagne)
• Stéphane Enjalran secrétaire national de l'Union syndicale Solidaires)

Angel Bosqued et Willi Hajek interviendront sur la situation sociale, économique et politique en Espagne et en Allemagne :
l'explosion du chômage et de la précarité, les attaques contre les libertés (droit à l'avortement, droit de grève et de manifestation, etc.), les luttes syndicales dans les entreprises et les quartiers, Les Marches de la Dignité dans l'Etat espagnol, les actions « Blockupy » contre la Banque Centrale Européenne de Francfort...

Stéphane Enjalran présentera le Réseau syndical international de solidarité et de luttes qui rassemble une soixantaine d'organisations syndicales, de tendances et courants syndicaux d'Europe, d'Amériques, d'Afrique et d'Asie.
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 23 Nov 2014, 15:07

Compte-rendu de la réunion de Toulouse, 15 et 16 novembre 2014

.1. Etaient représentées les organisations suivantes, membres du Réseau :
 Confederación General del Trabajo (CGT - Etat espagnol)
 Confederación intersindical (Etat espagnol)
 Solidaridad Obrera (SO - Etat espagnol)
 Intersindical Alternativa de Catalunya (IAC - Catalogne)
 Unione Sindicale Italiana (USI - Italie)
 Associazione per i Diritti dei Lavoratori Cobas (ADL COBAS - Italie)
 Sindacato Autorganizzato Lavoratori Cobas (SIAL COBAS - Italie)
 Sindacato Intercategoriale Cobas Lavoratori Autorganizzati (SI COBAS - Italie)
 SUD Service Public, Canton de Vaud (SUD - Suisse)
 Transnationals Information Exchange (TIE - Allemagne)
 Union Syndicale Etudiante (USE - Belgique)
 Ogolnopolski Zwiazek Zawodowy - Inicjatywa Pracownicza (OZZ IP - Pologne)
 Confédération Nationale des Travailleurs Solidarité Ouvrière (CNT-SO - France)
 Union syndicale SOLIDAIRES (France)
Assistaient aussi à cette réunion :
 Syndicat Autonome des Postiers (SAP - Suisse)
 Syndicat Autonome des Travailleurs (SAT - Andalousie)
 Comité Syndicalistes Révolutionnaires (CSR - France)

Compte-rendu PDF : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/-00-_ ... ulouse.pdf
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 26 Nov 2014, 00:19

Motion Réseau européen des syndicats alternatifs et de base

La situation européenne et notre stratégie syndicale

Le Réseau européen des syndicats de base et alternatifs réunis à Toulouse le 15 novembre 2014, met l’accent sur les éléments suivants de la situation européenne :

 L’attaque contre les salaires, les conditions de travail, les assurances sociales, le service public et les libertés démocratiques font partie d’un projet stratégique du capitalisme de l’UE/zone euro destiné à changer durablement et fondamentalement le rapport de force entre classe dominante d’une part, salarié-e-s et classes populaires d’autre part.

 Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un capitalisme globalisé, d’une économie en mobilisation permanente qui met en concurrence les régulations sociales, les législations, les conditions et les cadres de travail provoquant une « déprotection » et une précarisation croissantes du monde du travail.

 La question de la santé et de la sécurité au travail, les conditions générales de la qualité de vie pour les salarié-es dans les milieux populaires, acquièrent dans les luttes et les revendications une importance décisive.

 La conjoncture économique n’explique pas l’essentiel de cette stratégie des classes dominantes. Même si nous sommes aujourd’hui dans une conjoncture économique marquée par l’épuisement de la très faible et très hypothétique reprise économique initiée en 2011, ce n’est pas cette situation qui fonde l’attaque contre les conditions de vie, de salaire et de statut du salariat en Europe mais bien la mise en place d’une nouvelle régulation, d’une organisation nouvelle du système de domination.

 La direction financiarisée du capitalisme, sa mondialisation accélérée, les politiques austéritaires dominantes, la force de direction même du capitalisme allemand sur les autres fractions des classes dominantes de l’UE, indiquent la prééminence d’une orientation vers le marché globalisé, avec à la clé une nouvelle répartition des richesses et du pouvoir totalement défavorable aux classes populaires.

 Les politiques économiques et financières présentées comme favorables à une reprise de la demande semblent peu susceptibles d’assurer une réactivation économique forte et de longue durée. De toute manière, ces propositions de relance ne remettent aucunement en question les politiques austéritaires, les attaques contre le salariat et la dégradation-privatisation des services publics. En d’autres mots, elles ne contiennent pas une dimension de compromis stratégique tel que pouvait par exemple l’instituer la régulation fordiste.

 Les propositions d’un nouveau compromis social à l’échelle européenne, telles que peuvent par exemple les formuler la CES ou certaines fractions de la gauche européenne non sociale-libérale ont pour premier point faible l’ignorance délibérée de ce qu’il faudrait comme lutte et rapport de force pour qu’elles puissent commencer à se réaliser, en assurant un cours nouveau « réformiste ».

 La CES n’envisage la mise en pratique de ses propositions qu’à travers des pressions extrêmement ponctuelles et sur la base, surtout, des démarches de dialogue social à l’échelle de l’UE. Son appui critique à la proposition Juncker d’injection de 300 milliards dans l’économie européenne montre à quel point elle dissimule ou méconnaît le sens général de la stratégie des classes dominantes. La proposition Draghi pour être financièrement plus importante ne relève pas d’une autre orientation stratégique. La question essentielle n’est pas simplement l’injection de fonds publics en vue de la réactivation de l’économie mais bel et bien celle de poser radicalement la répartition de la richesse et du pouvoir ainsi que la détermination du modèle de développement.

 De même, les hypothèses politiques gouvernementalistes supposant que la conquête de positions institutionnelles au niveau étatique national pourra permettre, moyennant les instruments classiques de la puissance publique, de forcer une nouvelle orientation des politiques européennes, avec un nouveau compromis social d’envergure nous paraissent illusoires.

 Déterminer les conséquences stratégiques et la portée de l’hypothèse de sortie de l’UE-zone euro pour revenir à des monnaies et à des régulations économiques à base nationale fait l’objet d’un débat dans le Réseau et dans plusieurs de ses organisations syndicales. Toutefois, un tel développement, surtout en l’absence de très fortes luttes sociales et du salariat serait porteur d’un simple transfert des politiques austéritaires, d’une simple décentration des scénarios stratégiques de la globalisation sans que la poussée de la mondialisation puisse être contenue, régulée ou rendue réversible.

 La fragilité en général du système international, l’évolution du rapport de force entre les blocs économico-politiques intègrent une radicalisation des luttes sociales et écologiques en général et de la lutte entre salariat et système de domination en particulier.

 L’indépendance du mouvement syndical qui se mobilise et lutte effectivement constitue la question clé de cette période. En effet, l’enjeu est de briser la stratégie du système de domination du capitalisme européen globalisé qui tente d’imposer au salariat une régression historique, avec la ruine pure et simple de sa capacité autonome d’organisation, d’action et de positionnement au profit du syndicalisme d’encadrement, voire de la pure et simple disparition du mouvement ouvrier.

Le réseau européen soutient les positions suivantes :

 Nous sommes partisan-e-s de l’avancée dans la coordination et l’action commune de toutes les composantes du syndicalisme et du mouvement des travailleurs/euses qui se situent sur une position d’indépendance face au patronat, aux instances étatiques, aux partis et centres de pouvoir du système et animent la résistance contre le projet des classes dominantes dans l’Union Européenne.

 Nous défendons le choix d’une option stratégique qui fasse de l’UE/zone euro, à partir de son intégration historiquement atteinte aujourd’hui, notre champ de lutte pour briser la concurrence entre les divers segments, statuts et appartenances du salariat européen. Il s’agit d’ouvrir la route à un mouvement rapide d’égalisation des conditions de travail, de salaire et de statut, à un régime commun d’assurance sociale, à une construction européenne des services publics au service des majorités sociales, à une défense et à un élargissement des biens communs et des services publics.

 La question des libertés syndicales doit être posée dans un sens de radicalité démocratique et sociale. Dans la lutte contre le capitalisme globalisé et son économie de mobilisation, nous appelons toutes les forces du syndicalisme de lutte et de résistance à unir leurs efforts pour conquérir la totale liberté d’association syndicale, la totale liberté de créer des syndicats, le droits de grève intégral, les mécanismes de représentations avec des conditions égales pour tous les syndicats et toutes les délégations du personnel, le droit de représentation pour tous les syndicats dans les entreprises, la protection non pas simplement des délégué-e-s syndicaux/ales mais de tous/tes les adhérent-e-s et de tous les militant-e-s qui pratiquent l’action syndicale.

 La défense de salaire minimum au niveau national, telle que proposée par la CES, ne suffit pas. Nous défendons une véritable dynamique d’égalisation salariale partout en Europe qui brise la concurrence et l’économie de mobilisation. Il ne s’agit pas que du salaire direct mais également de l’ensemble des éléments de salaire indirect et social, de couvertures sociales, de l’offre de service public, de jouissance des biens communs. Cela comprend le droit à l’éducation et à une formation supérieure et professionnelle assurée par le service public et correspondant aux exigences et possibilités de la science et de la technique et non aux intérêts des employeurs. Certes cette orientation peut apparaître aujourd’hui inatteignable à court terme mais elle constitue une tension, elle donne une indication stratégique qui permet de peser à partir de la mobilisation et de l’organisation sur tous les grands choix politiques en matière de fiscalité, de politiques structurelles, d’investissements publics et de modèle de développement.

 Nous défendons un service public européen, basé sur la défense et l’élargissement des biens communs, dans une dynamique de démocratisation et de socialisation. Les services publics et les biens communs, sortis du carcan de la financiarisation et de la valorisation capitaliste, peuvent servir de base pour le développement d’une dynamique autogestionnaire associant l’intervention des travailleurs/euses et celles des usager-e-s et des populations, dans une dynamique de démocratie de base. Services publics et biens communs peuvent constituer le noyau d’un secteur d’économie solidaire autogérée, lié à des institutions nouvelles de contre-pouvoir populaire et de démocratie de base.

 Nous proposons que notre action syndicale intègre davantage, plus consciemment, une dimension de transformation sociale dès ici et maintenant. Le syndicalisme de résistance et de lutte constitue un élément majeur de l’auto-détermination, de la liberté du salariat. Cette capacité d’émancipation constitue la base même de la possibilité autogestionnaire. Celle-ci peut se déployer d’ores et déjà dans des mouvements de socialisation, de gestion directe et coopérative dans le service public et dans des biens communs. Nous devons également lutter pour la création de coopératives dans tous les secteurs de l’activité sociale et économique. Mais pour ce faire, le syndicalisme a besoin de peser sur les politiques publiques, fiscales, économiques et financières, d’imposer des mesures générales qui permettent de donner de la marge de manoeuvre et des moyens aux tentatives de constitution d’un secteur coopératif.

 Il est de même essentiel que ces tentatives de socialisation et de développement du secteur coopératif s’intègrent dans une lutte pour un nouveau modèle de développement, prenant en compte à la fois l’exigence d’égalité entre les gens, de participation dans tous les champs d’institution de la société et les exigences de la question écologique.

 Le syndicalisme de lutte et de transformation sociale qui est le nôtre et, plus largement, le syndicalisme de lutte et de résistance, doivent être ouverts à toute convergence qui permette de changer le cours des choses, d’affronter le système de domination et son économie de mobilisation, mais la possibilité des convergences et des alliances ne peut impliquer en aucune manière une division des tâches qui exproprierait le mouvement syndical de son indépendance, de sa capacité à élaborer de manière autonome ses propres objectifs et démarches.

 Les syndicats constitués et les collectifs d’action syndicale qui assurent de manière effective la tâche d’organisation et de défense du salariat ne sont pas subalternes par rapport à quelque modèle d’organisation que ce soit, partis politiques au premier chef. Le syndicalisme de lutte ne peut soumettre la défense des intérêts et des aspirations du salariat à des intérêts soi-disant généraux, à des stratégies de conquêtes du pouvoir gouvernemental et institutionnel, à des stratégies gouvernementales ou supra-gouvernementales.

 Cette réalité est internationale. Elle déborde largement l’espace européen, comme le montrent les accords TISA et les traités transatlantiques Europe-USA et Europe-Canada que le système veut nous imposer. Nous savons qu’un nouvel ordre du monde est en train de s’imposer, approfondissant et aggravant la globalisation. Nous entendons le combattre sur des bases internationalistes.


Réseau européen des syndicats alternatifs et de base
Estado español/Estat espanyol/Espainiako Estatuari, Ελλάδα, Italia, Suisse/Schweiz/Svizzera, France, Deutschland, Polska, Belgique/ België/Belgien …

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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 04 Déc 2014, 13:39

Motion Droits syndicaux et droit de grève
campagne internationale pour les libertés syndicales

La lutte pour les droits syndicaux et le droit de grève
Droit de grève, syndicat, actions collectives : c’est nous qui décidons, pas les patrons !


Dans toute l’Europe, les libertés syndicales sont attaquées. Les patrons, les actionnaires, les banquiers et les gouvernements qui sont à leur service mènent une véritable guerre sociale contre les salarié-es, les chômeurs-ses, les retraité-es, les jeunes en formation.

De multiples procédés sont utilisés pour tenter de bâillonner les luttes collectives, notamment les mouvements syndicaux dès lors qu’ils ne se soumettent pas au jeu du « dialogue social ». Ce jeu par lequel on veut nous faire croire que dans une discussion à froid, sans rapport de forces, celles et ceux qui ont le pouvoir dans l’entreprise et dans la cité et celles et ceux qui devraient juste obéir, ont le même poids et les mêmes chances de « convaincre » » ! La question du pouvoir est primordiale. Nous voulons construire une société autogestionnaire, et pour cela nous posons la question de l’appropriation collective des moyens de production et d’échanges.

Face aux syndicats qui refusent de se soumettre, face aux syndicats qui organisent les travailleurs et les travailleuses pour que leurs luttes soient plus efficaces, le patronat invente sans cesse de nouvelles règles, tente d’imposer des restrictions toujours plus fortes au droit syndical, au droit de grève, au droit de s’organiser collectivement et librement.

Ce n’est pas aux patrons de choisir nos syndicats !
Ce n’est pas aux patrons de décider si nous faisons grève !

C’est pourtant ce qu’ils essaient de faire, dans tous nos pays :

 en Belgique, la coalition gouvernementale veut restreindre le droit de grève dans les transports et notamment dans les chemins de fer ;  en Allemagne, un projet de loi, soutenu par la confédération DGB, prévoit d’interdire à certains syndicats la possibilité d’appeler à la grève ;
 en Italie, le droit de grève est considérablement affaibli dans plusieurs secteurs et un accord entre le patronat et trois confédérations syndicales (CGIL, UIL, CISL) retire quasiment tout droit syndical aux autres organisations ;
 dans l’Etat espagnol, tandis que des responsables des confédérations UGT et Commissions Ouvrières détournent l’argent public en collaboration avec le patronat, le gouvernement jette en prison des manifestant-es et des grévistes, juste parce qu’ils et elles ont manifesté ou fait grève ;
 en Suisse, la « paix du travail » acceptée par la confédération USS, organise la quasi-absence de grèves et donc l’exploitation des salarié-es ;
 en France, le patronat harcèle juridiquement les syndicats qui organisent des grèves, tandis que le gouvernement couvre les atteintes au droit de grève. Droit de grève attaqué, libertés syndicales remises en cause, corruption, collaboration de certains « syndicats » avec le patronat, manifestations réprimées, etc., ce ne sont là que quelques exemples, interchangeables entre les différents pays. Bien entendu, ces attaques patronales ne se limitent pas à l’Europe. En témoignent par exemple, les licenciements de grévistes au Brésil, les agressions physiques de grévistes en Afrique du Sud, la répression antisyndicale en Corée…

Les organisations membres du Réseau européen des syndicats alternatifs et de base décident de lancer une campagne internationale pour les libertés syndicales, notamment pour que, partout :
 les travailleurs et travailleuses puissent choisir le syndicat de leur choix,
 chaque syndicat dispose des mêmes droits,
 le droit de grève soit exercé sans aucune entrave.


Nous connaissons des situations, à des degrés certes divers, très proches dans divers pays européens avec des attaques contre les droits syndicaux, le droit de négociation et le droit de grève. Ces attaques relèvent d’une offensive généralisée contre les espaces et les libertés démocratiques. Elles visent tout spécialement les secteurs syndicalistes combatifs dont le système prétend empêcher l’action, l’organisation et l’implantation.

Notre réseau représente un syndicalisme d’action, capable d’animer des luttes exemplaires. Nous n’avons pas besoin de droits formalisés pour lutter, mais la conquête des droits syndicaux est en elle-même un processus de lutte. L’entrée dans le cadre légal des droits syndicaux permet de généraliser, de faciliter et d’étendre l’action. La lutte pour la conquête des droits syndicaux, en premier lieu dans les entreprises et sur les lieux de travail, dans le secteur public comme privé, détermine un clivage par rapport au syndicalisme institutionnel, notamment celui de la CES et de ses organisations. Ce syndicalisme agit stratégiquement, pour limiter, voire pour rendre impossible la lutte sociale. Il veut imposer le monopole de la représentation du salariat, consolider la subordination des travailleurs/euses au système de domination, permettre au capitalisme néolibéral de déployer pleinement ses effets d’atomisation, de précarisation et de soumission du salariat.

C’est pourquoi nos organisations décident de construire une campagne du Réseau européen des syndicats alternatifs et de base, pour conquérir et défendre les droits syndicaux, le droit de grève et de négociation. Pour ce faire nous retenons six points :
1. Faire pression pour que les Etats nationaux et les institutions européennes acceptent et appliquent l’ensemble des textes internationaux en général, dont toutes les conventions de l’OIT, garantissant les droits syndicaux, le droit de grève et le droit de négociation.
2. Mettre en avant que les droits syndicaux effectifs sont d’abord les droits d’organisation, d’action et d’expression dans l’entreprise et sur les lieux de travail. Il s’agit de pouvoir créer un syndicat, faire reconnaître sa présence, rendre possible son intervention, avoir une totale liberté d’accès et de mouvement dans l’entreprise pour les délégué-e-s et les militant-e-s, avoir également droit aux locaux et aux infrastructures utiles pour exercer cette activité.
3. Il doit y avoir un droit d’accès et d’information auprès des travailleurs/euses, dans les unités du service public comme du privé, pour que les syndicats même extérieurs puissent intervenir, informer et organiser ces collectifs. C’est un élément central de la liberté syndicale, du droit d’expression et d’action pour les travailleurs/euses que de connaître les différentes options syndicales même si elles ne sont pas présentes initialement sur leurs lieux de travail et de pouvoir ainsi choisir une option syndicale ou en changer.
4. Les droits fondamentaux liés à l’action syndicale : droit d’expression, d’association, d’action, impliquent le droit de grève sans limitation, ouvert à tous les syndicats et aux diverses expressions auto-organisées des travailleurs/euses.
5. Nous exigeons pour tous les syndicats le droit de négociation qui est dans les faits une déclinaison du droit d’expression et d’association. Sur ce point, nous pensons également que les assemblées des travailleurs/euses concerné-e-s par des accords doivent pouvoir intervenir avec un caractère décisionnel sur les processus de négociation.
6. Nous exigeons la garantie des droits fondamentaux pour les travailleurs/euses, contre toute sanction, pression ou mesure de rétorsion contre les salarié-e-s qui s’expriment, s’organisent et agissent. Nous combattons tout spécialement pour une protection des délégué-e-s et activistes syndicaux qui interdise le licenciement pour activité syndicale, cas échéant qui impose, y compris par une action juridique sur des bases légales, la réintégration.

Concept de cette campagne :
 Nous proposons de construire cette campagne de la manière la plus unitaire possible avec toutes les forces du syndicalisme de lutte et de résistance qui voudraient s’y joindre.
 Nous formalisons nos revendications et notre démarche en un tract européen du Réseau qu’il s’agit de diffuser par tous les moyens d’expression de nos organisations et chaque fois que c’est possible sur les lieux de travail. Notre message doit arriver à la base car il correspond à un problème concret des travailleurs/euses qui veulent s’organiser et résister.
 Nous ouvrons une bataille sur l’espace public et à l’intention des institutions en saisissant de ces revendications le comité des libertés syndicales de l’OIT et les divers organismes européens garants qui directement ou indirectement, sont garants de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), de la Charte sociale européenne, et des autres documents garantissant des droits fondamentaux.

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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede SchwàrzLucks » 04 Déc 2014, 14:43

Les mêmes droits pour tous les syndicats sans conditions ? :lol:

Le SIA et les autres syndicats jaunes et syndicats maisons affirment leur solidarité avec les revendications du réseau syndical international de solidarité et de luttes ! :lol:
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 24 Déc 2014, 09:31

Réseau européen des syndicats alternatifs et de base
Week-end internationaliste à Toulouse

Le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base s’était donné rendez-vous à Toulouse les 15 et 16 novembre. Ces week-ends de travail permettent de décider des actions, d’adopter des résolutions et de mener un travail de réflexion. À Toulouse, une cinquantaine de délégué-e-s représentait la quasi-totalité des organisations membres : Confederación General del Trabajo (CGT), Solidaridad Obrera et Confederación Intersindical de l’État espagnol, Intersindical Alternativa de Catalunya, USI, SIAL COBAS, ADL COBAS, SI COBAS d’Italie, SUD Vaud de Suisse, Union syndicale étudiante de Belgique, TIE 1, d’Allemagne, OZZ IP de Pologne, Solidaires et la CNT-SO pour la France.

Elles ont décidé d’appeler ensemble à la manifestation et au blocage du sommet des chefs d’État européens qui aura lieu à Bruxelles le 19 décembre, comme à l’initiative Blockupy Francfort autour de la Banque centrale européenne, début 2015. Il s’agit de s’inclure dans une initiative unitaire tout en faisant apparaître, dans la rue, l’existence d’un pôle syndicaliste révolutionnaire à l’échelle européenne.

Ancrage à la base
Au plan international comme national, la construction de mouvements interpros forts nécessite un ancrage à la base, un rapport étroit aux réalités du terrain. C’est pourquoi le Réseau poursuit le travail par branches : éducation, étudiants et industrie/logistique se sont réunis à Toulouse. Un travail existe aussi dans les chemins de fer ou la santé. Le Réseau a de plus décidé de mettre en lien les structures interprofessionnelles locales dans des zones frontalières.
Il a confirmé son soutien à différentes luttes (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État israélien, contre le barrage de Sivens...) et lancé une campagne pour la défense des droits syndicaux et notamment du droit de grève, remis en cause dans de nombreux pays européens.

Atouts et faiblesses
Un texte a été adopté sur la situation européenne et la stratégie syndicale, concrétisée par une autre campagne qui reprendra le thème « Les capitalistes nous coûtent cher ! ». Entamé lors de la précédente réunion en mars 2014, un important travail sur l’autogestion et les alternatives au capitalisme se poursuit ; un appel à agir « pour un service public européen construit sur la base de la démocratisation, de la socialisation et de l’autogestion » en est issu.

Des points faibles demeurent ; certains inhérents au Réseau, telle l’insuffisance de contacts avec les syndicalistes de l’Est européen. D’autres renvoient par exemple à l’absence de structuration d’une « gauche syndicale » dans la CGT française, contrairement à ce qui se fait en Allemagne (à travers TIE et d’autres) ou en Italie (avec Il sindicate e un’ostra cosa dans la CGIL). Mais, parallèlement à la constitution du Réseau syndical international de solidarité et de luttes 2., ce Réseau européen connaît une vitalité certaine depuis un an. Il rassemble plusieurs organisations qui pèsent dans les luttes sociales de leur pays. La grève nationale interpro du 14 novembre en Italie, à l’appel de presque tous les « syndicats de base », en est un exemple.

Christian (AL Transcom)

1. Transnational Information Exchange rassemble une partie de la « gauche syndicale » allemande.
2. Voir « Un réseau syndical de lutte » dans AL n° 228 de mai 2013.

Related Link: http://www.alternativelibertaire.org/

http://www.anarkismo.net/article/27714
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 22 Jan 2015, 02:34

Solidarité internationale - Contre la loi du bâillon dans l’Etat espagnol

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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede bipbip » 28 Jan 2015, 00:42

La CNT-SO et le Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes sur Radio Libertaire.

Le 6 janvier dernier, dans l’émission "Les debogueurs du système" sur Radio Libertaire, la CNT-SO invitait Christian Mahieux de Solidaires pour échanger sur le Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes

... http://www.cnt-so.org/La-CNT-SO-et-le-Reseau-Syndical
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede bipbip » 14 Mai 2015, 12:12

Soutien aux travailleurs journaliers de San Quintín (Mexique)

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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede L . Chopo » 13 Juin 2015, 09:34

Sur la deuxième rencontre du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes à Sao Paulo des 7, 8, 9 juin 2015

Bref retour su la deuxième rencontre du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes des 7, 8 et 9 juin 2015, qui a eu lieu à Sao Paulo, Brésil.
La CNT-Solidarité Ouvrière était présente, ainsi que Solidaires, la CGT espagnole, la Confederación Intersindical espagnole, le STES espagnol, l’Union Générale des Travailleurs Sahraouis, le Sindacato Intercategorial Cobas italien, le Trades Union Congress d’Angleterre, le Palestinian Postal Service Workers Union, le Gida Sanayii Iscileri Sendikasi turc, l’Uniao Social dos Imigrantes Haitianos, des syndicats colombiens, argentins, péruviens, chiliens, paraguayens, vénézuéliens, mexicains, brésiliens...et la Central Sindical e Popular Conlutas qui nous accueillait. Quelques partis politiques étaient présents (surtout d’Amérique latine), mais seulement en tant qu’observateurs.

Nous avons passé deux jours et demi dans une ancienne propriété qui cultivait du café à l’époque de l’esclavage, lieu magnifique mais tristement chargé d’histoire, même si une plaque à l’entrée précisait "Esclave sois heureux, ici le maître est gentil"...
Le CSP-Conlutas a ouvert la séance par un hommage à Dirceu Travesso (1959-2014), militant décédé il y a peu et que la plupart des délégué/es connaissaient. Puis Solidaires a rappelé l’historique de ce Réseau, a fait son rapport d’activités et a expliqué la construction et l’utilisation du site du Réseau [1]. Puis on a revu le texte de la déclaration de cette rencontre brésilienne pour l’adopter définitivement. Ensuite ont suivi les interventions de différentes délégations.
On est ensuite passé aux textes qui avaient été proposés avant la rencontre :
- "L"égalité entre les femmes et les hommes : un enjeu syndical", "Non à la criminalisation des luttes",
- "Les migrations, l’emploi et le travail sous le système capitaliste",
- "Les capitalistes nous coûtent cher : autogestion ouvrière et sociale ".
Ces thèmes ont été discutés en ateliers. Le dernier jour on a pu se réunir par secteurs professionnels et faire ainsi le tour des conditions de travail dans de nombreux pays.

En résumé, rencontre très chaleureuse, émouvante parfois, qui a permis de réaffirmer notre détermination de solidarité et d’internationalisme.

La prochaine réunion devrait logiquement avoir lieu en Espagne.

La déléguée de la CNT-Solidarité Ouvrière

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[1] Site du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes multilingue et autogéré : http://laboursolidarity.org/
L. Chopo
Pour la Confédération Nationale des Travailleurs - Solidarité Ouvrière (CNT-SO)
http://www.cnt-so.org


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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 22 Juin 2015, 10:55

Le Réseau Syndical International contre la criminalisation du mouvement social espagnol.

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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 27 Juin 2015, 01:05

Documents issus de la rencontre du Réseau qui s’est tenue à Campinas (Sao Paulo) les 8 et 9 juin 2015.

.1. Voici la déclaration générale adoptée lors de la rencontre du Réseau, qui s’est tenue à Campinas (Sao Paulo) les 8 et 9 juin http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2015_ ... n_-_Fr.pdf . Ce texte actualise et complète l’appel adopté lors de la réunion de Saint-Denis en 2013 ; il fonde la participation des organisations signataires au Réseau.

La liste de ces organisations s’élargit progressivement, ce qui est encourageant ... mais beaucoup de travail est encore nécessaire : tant sur le plan interprofessionnel que dans les secteurs professionnels (plusieurs réunions ont eu lieu lors de la rencontre : éducation, santé, métallurgie, transports, poste/télécommunication/centres d’appel. chimie, étudiant-es, etc.)

Outre cette déclaration, le travail réalisé avant et durant cette réunion a permis l’adoption de différents textes, d’une part autour de quatre thèmes de travail (autogestion, femmes, migrations, criminalisation des mouvements sociaux), d’autre part sous formes de 39 motions (pour l’essentiel en soutien à des luttes). Nous diffuserons les versions en français de ces divers documents, la totalité (français, castillan, portugais, anglais, ...) sera disponible sur le site du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (www.laboursolidarity.org). Des réunions sectorielles ont également eu lieu.


.2. Femmes :

* L’égalité entre les femmes et les hommes un enjeu syndical.
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2015_ ... l_-_Fr.pdf
* La crise économique capitaliste accentue les attaques faites aux femmes.
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2015_ ... -_Fr-1.pdf
* Pour le droit des femmes à l’avortement, libre, public et gratuit.
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2015_ ... t_-_Fr.pdf

L’ensemble des textes ont été travaillé en différentes langues ; il en résulte parfois, lors des traductions, des tournures de phrase, voire l’utilisation de certains mots, qui peuvent surprendre ; c’est un des paramètres à prendre en compte dans la construction de notre syndicalisme internationaliste !


.3. Autres textes :

* Les capitalistes nous coûtent cher - Autogestion ouvrière et sociale
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2015_ ... e_-_Fr.pdf
* Les migrations, l’emploi et le travail sous le système capitaliste
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2015_ ... e_-_Fr.pdf
* Non à la criminalisation des luttes !
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2015_ ... s_-_Fr.pdf

http://www.solidaires.org/article51321.html
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