Réseau syndical international de solidarité et de luttes

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Messagede Pïérô » 29 Oct 2012, 01:00

Réseau Rail européen et international

Un tract syndical européen concernant le secteur ferroviaire

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Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede bipbip » 18 Mar 2013, 07:10

Rencontre syndicale internationale à St Denis, à la Bourse du travail, 22-23 mars 2013

Du 22 au 24 mars, Solidaires organise une rencontre syndicale internationale qui va rassembler plus de 200 participant-es, représentant une cinquantaines de délégations d’Europe, d’Amérique, d’Afrique, d’Asie.


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Invitation à une rencontre syndicale internationale du 22 mars au 24 mars à Paris

Cet appel est lancé par des organisations syndicales ; nos affiliations ou non-affiliation internationales sont diverses : membres de la Confédération Syndicale Internationale, membres de la Fédération Syndicale Mondiale, membres d’aucune de ces deux organisations, participant à des réseaux syndicaux internationaux divers, etc. Il s’adresse à toutes les organisations syndicales qui se reconnaissent dans le syndicalisme de luttes, la démocratie ouvrière, l’auto-organisation des travailleurs et des travailleuses, et la nécessité de transformation sociale.

La crise du système capitaliste a des conséquences dans le monde entier. Les crises économiques, financières, écologiques et sociales s’entremêlent et s’auto-alimentent. Cette crise globale du capitalisme montre l’impasse d’un développement basé sur un partage de plus en plus inégal de la richesse produite, la déréglementation financière, le libre-échange généralisé et le mépris des impératifs écologiques.

Pour sauver les profits des actionnaires et des patrons, pour assurer l’avenir des banques, les institutions mondiales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Organisation mondiale du commerce, etc.), les gouvernements et le patronat s’attaquent de plus en plus fortement aux droits des travailleurs et des travailleuses.

Le système économique et politique actuel organise le pillage de nombreux pays, oblige des millions de personnes à quitter leur région d’origine pour survivre … et nie ensuite tous leurs droits sous prétexte qu’ils et elles sont immigré-es.

Destruction des services publics, remise en cause de tous les droits sociaux, attaques envers les droits syndicaux, libertés syndicales bafouées, développement de la précarité et du chômage pour faire pression sur les populations … Ce sont les mêmes méthodes qui sont utilisées dans tous les pays !

Pour arriver à leurs fins, ils utilisent tous les moyens : criminalisation, procès, arrestations, interventions policières, occupations militaires, entraves de toutes sortes aux droits collectifs et individuels. La répression est une de leurs armes contre celles et ceux qui résistent, qui s’opposent, qui construisent des alternatives. Notre solidarité, par delà les frontières, est une de nos réponses.

Le syndicalisme dont nous nous revendiquons ne saurait cautionner des pactes avec les pouvoirs en place pour valider des mesures antisociales. Le syndicalisme a la responsabilité d’organiser la résistance à l’échelle internationale, pour construire à travers les luttes la nécessaire transformation sociale.

Notre syndicalisme vise au renversement du modèle de développement économique, social et politique, fondé sur l’hégémonie de la finance, du profit et de la compétitivité. Au contraire, nous voulons construire un système fondé sur les biens communs, sur la redistribution des richesses entre toutes celles et tous ceux qui contribuent à leur création, sur les droits des travailleurs et travailleuses et sur un développement écologiquement soutenable.

Nous revendiquons l’extension, la démocratisation et l’appropriation sociale du service public (éducation, santé, transport, énergie, eau, logement, etc.). La libre circulation des personnes et l’égalité des droits sociaux et politiques de tous et toutes, indépendamment de la nationalité, de l’origine, du sexe, font partie de nos objectifs communs.

Notre syndicalisme allie la défense des intérêts immédiats des travailleurs et travailleuses, et la volonté de changement social profond. Il ne se limite pas au champ revendicatif économique, il englobe des sujets comme le droit au logement, à la terre, l’égalité entre hommes et femmes, l’antiracisme, l’écologie, l’anticolonialisme, etc.

Les intérêts que nous défendons sont ceux de la classe ouvrière (travailleurs et travailleuses en activité ou en retraite, chômeurs et chômeuses, jeunes en formation). Ils s’articulent avec ceux des peuples de toutes les régions du monde. En cela, nous nous opposons frontalement au patronat, aux gouvernements et institutions qui sont à son service, et nous revendiquons notre autonomie vis-à-vis de toute organisation politique.

Des organisations syndicales internationales existent ; des réseaux syndicaux ont été créés sur des champs professionnels ou géographiques.

D’une région du monde à l’autre, nos histoires syndicales, nos structurations syndicales, nos affiliations syndicales, sont différentes. Mais, nous partageons ce qui est essentiel : nous sommes déterminé-es à avancer dans la coordination du syndicalisme de lutte, au plan international. La rencontre que nous organisons en mars 2013 s’inscrit dans cette démarche.

En organisant cette rencontre, nous n’avons pas la prétention de déclarer la constitution d’une nouvelle organisation internationale ! Nous voulons renforcer, élargir, rendre plus efficace, un réseau du syndicalisme offensif, démocratique, autonome, alternatif, internationaliste.

Nous voulons partager nos expériences, s’enrichir des résistances et acquis de tous, construire l’unité à travers les frontières, mettre en oeuvre la solidarité internationale des travailleurs et travailleuses. Face à la crise qui frappe les populations de tous les pays, et dont le capitalisme est responsable, il est nécessaire de coordonner et unifier nos luttes. Nous appelons les collectifs syndicaux à nous rejoindre pour construire cette unité d’action syndicale, nécessaire pour combattre les reculs sociaux, conquérir de nouveaux droits, et construire une société différente.

Cette démarche, nous voulons la construire pas à pas, avec toutes les organisations syndicales de lutte, pour qui le système capitaliste n’est pas le mode d’organisation indépassable pour nos sociétés, et qui construisent le changement à travers les luttes collectives quotidiennes et les réflexions sur la société que nous voulons pour demain.

Pour cette rencontre internationale de mars 2013, nous avons des propositions d’objectifs. Mais c’est ensemble que nous les définirons et que nous pourrons les mettre en oeuvre :

 Mettre en oeuvre, dans la durée, des actions de solidarité syndicale, ciblées sur un ou deux pays.
 Intervenir de manière unitaire et coordonnée pour appuyer des luttes et des campagnes internationales préexistantes : soutien au peuple palestinien, reconnaissance du syndicalisme autonome dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, contre l’occupation militaire d’Haïti, contre les traités européens qui imposent l’austérité, pour le droit de tous les peuples à décider de leur avenir, …
 Renforcer et étendre le travail international mené dans les secteurs professionnels (transport, éducation, centres d’appels, industrie, commerce, santé, etc.) et sur des questions interprofessionnelles (droit des femmes, immigration, logement, écologie, santé et travail, etc.)
 Décider ensemble des moyens matériels nécessaires à la réussite de nos projets communs.

Nous vous invitons à nous dire si la démarche vous intéresse, si le projet vous parait utile et si votre organisation pense participer à cette rencontre internationale syndicalisme.inter@solidaires.org

Union syndicale Solidaires
Confederacion General del Trabajo
Central Sindical e Popular Conlutas

http://www.solidaires.org/article44009.html

Programme : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2013_ ... ntre-2.pdf
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Rencontre syndicale internationale du 22 au 24 mars

Messagede L . Chopo » 23 Mar 2013, 21:47

Rencontre syndicale internationale du 22 au 24 mars, premières impressions photos…

Répondant à une invitation à une rencontre syndicale internationale du 22 mars au 24 mars à Paris, la journée du 23 avait pour but de partager nos expériences, s’enrichir des résistances et acquis de tous, construire l’unité à travers les frontières, mettre en œuvre la solidarité internationale des travailleurs et travailleuses.… http://www.solidaires.org/article44009.html

Riche rencontre à laquelle la CNT - Solidarité Ouvrière participait… une 1ère journée riche, ouverte et surtout constructive.
Ci-dessous, quelques photos… Un article est à suivre sur http://www.cnt-so.org

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http://www.cnt-so.org

.
L. Chopo
Pour la Confédération Nationale des Travailleurs - Solidarité Ouvrière (CNT-SO)
http://www.cnt-so.org


"Il faut que la critique se dérobe à la mise en demeure permanente d'indiquer des solutions sur-le-champ." -Anselm Jappe-
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Re: Rencontre syndicale internationale

Messagede Pïérô » 31 Mar 2013, 10:56

Brèves notes par CNT Solidarité Ouvrière

Brèves notes sur la réunion syndicale internationale des 22-24 Mars 2013 à Paris.

par CNT Solidarité Ouvrière ⋅jeudi 28 mars 2013-->

Avec la participation de quelques 250 camarades venus de 25 pays, d’une soixantaine d’organisations de quatre continents, les rencontres internationales, lancées à l’initiative de Solidaires, de la CGT-e d’Espagne et de la CSP Conlutas (Centrale syndicale et populaire en luttes) du Brésil, permirent de dresser des constats communs, de prendre de nouveaux contacts entre compagnons et surtout de jeter des ponts pour bâtir des projets communs de travail et de luttes…

( Ce "résumé à chaud", est un ensemble de notes, prises par les camarades de la CNT Solidarité Ouvrière. Il n’a pas valeur de "compte rendu officiel"… )

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Dès l’ouverture, Christian Mahieux (Secrétaire international de Solidaires), Jacinto Ceacero (Secrétaire général de la CGT-e) et Dirceu Travesso (Membre de l’exécutif CSP Conlutas) rappellent les points majeurs qui président à cette réunion :
La crise mondiale du capitalisme.
. Non au syndicalisme de collaboration de classe.
. La lutte est globale et frontale contre le capitalisme.
. Refus de ceux qui se contentent de certitudes pour ne pas agir.
. Pour un syndicalisme combattif de la classe ouvrière, des chômeurs, des jeunes, des précaires.
. Renforcer le syndicalisme alternatif
Pour un internationalisme des secteurs sociaux
. Pour des liens entre le syndicalisme et les organisations sociales
. Pour des campagnes internationales d’actions et de protestations

Combattre le capitalisme

La crise depuis 2008 et ses effets plus ou moins forts suivant les continents, mais toujours menaçants, expliquent en partie un regain d’intérêts pour les contacts internationaux. Comme l’a dit Jacinto Ceacero, secrétaire général, de la CGT-e, "nous ne sommes pas ici par hasard, mais par nécessité. La lutte est globale et frontale contre le capitalisme". Et Dirceu Travesso (Membre de l’exécutif de la CSP Conlutas) d’affirmer qu’ « il existe une crise impérialiste, internationale. Nous sommes convaincus que la lutte est basée sur l’internationalisme. »
Une camarade de Solidaires donne des exemples de partage d’expériences et de luttes qui montrent que dans le cas de fermeture de gares à Dakar au Sénégal et à Stuttgart en Allemagne (pour des raisons de spéculation sur la vente de terrains), au-delà des différences de pays et des niveaux de développement, on peut appliquer des luttes et des tactiques similaires.

Constats de luttes & syndicalisme

Certaines organisations syndicales subissent des chocs internes et des agressions du pouvoir (le cas des coursiers de Buenos Aires, Simeca pr exemple). D’autres se replient sur elles-mêmes, aussi bien sur le plan national qu’international.

Luis (Relaciones Internacionales CGT-e) ouvre les interventions sur le 1er axe : "Face à la situation de crise du système capitaliste, quelles réponses, quelles propositions et quel avenir construit le syndicalisme alternatif de base ?".

Se succèdent alors les interventions de camarades dont ceux de NUT (National Union of Teachers, syndicat national des enseignants) de Grande Bretagne, de Corriente Sindical Clasista d’Argentine, de Turquie, de la CNT Solidarité Ouvrière, de l’UMT (Union marocaine des travailleurs), de l’UBA (Université de Buenos Aires), de COBAS Italie, de CTA d’Argentine, de la Rete 28 aprile , Italie, d’un syndicat de l’enseignement de Russie, du SINALTRAINAL (Syndicat nationale des travailleurs du système agro-alimentaire) Colombien, de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), des IWW, du SNAPAP (Syndicat national autonome des personnels de l’Administration Publique) Algérien, d’ÉMANCIPATION, de la Coordination des Services Publics de Grèce, de la Confédération italienne de base, du secteur textile turc ou de la Confédération du peuple indonésien… Tous, apportent leurs témoignages, comme autant de contributions aux luttes à mener.

Extraits :

. "La crise actuelle change les règles, les nouvelles sont qu’il n’y a plus de règles [en Europe occidentale]. Les conséquences sont terribles. L’intérêt général cède la place aux intérêts du capital. Les médiations sociales ne sont plus nécessaires. "
Il demeure la lutte de classe parce que le capitalisme est revenu à sa forme sauvage des siècles passés.Il faut " aller vers une redistribution sociale". En effet : Il n’y a pas de retour en modèle productiviste. Ce n’est ni souhaitable, ni possible.

. Dénonciation des bénéfices patronaux et appel à de vrais combats pour les droits des travailleurs.

. « le néo-libéralisme, dans notre pays (Paraguay) s’exprime assez crument. Le modèle économique est agro-exportateur. 2% de la population possède 85% des terres arables. Il y a une offensive plus forte sur la précarité et la flexibilité du travail (abandon de la loi du 6 heures par jour pour faire huit heures). La pauvreté touche 50% population, avec 22% d’indigence. La direction syndicale trahit, c’est une forte bureaucratie. Une nouvelle confédération est une réponse. Récemment un gouvernement s’est présenté comme social … et il a approfondi le néo-libéralisme. »
« Nous avons connu 35 ans de dictature militaire, puis la démocratie bourgeoise... il faut récupérer la lutte des classes, la solidarité internationale, l’autonomie syndicale".

. La situation en Europe occidentale après la seconde guerre mondiale, met en évidence la complicité entre les syndicats officiels et le patronat pour distribuer des miettes pour les travailleurs sur l’énorme croissance. Elle souligne également la conscience de communauté humaine, cultivée, qui existait dans la classe ouvrière, malgré des secteurs chauvinistes. "Aujourd’hui c’est à nous de reconstruire une communauté collective parce que le système capitaliste a échoué et on doit changer la société avec une réelle analyse internationale".

. Il existe non seulement une concurrence entre les pays mais aussi entre les travailleurs et nous devons surmonter les divisions.

. Le capitalisme provoque la paupérisation, donc, la lutte sous la direction de la classe ouvrière est primordiale.

. Un axe en trois points est évoqué : " nécessité d’unité face à la crise internationale et la préparation d’une grève générale intercontinentale ; défense du droit d’association ; opposition à la militarisation et aux guerres, la solidarité avec Haïti, le Sahara occidental, la Palestine.

. Les femmes sont dans les luttes, avec les travailleurs. Au Brésil, par exemple, elles ne sont pas avec Dilma Roussev ou Cristina Fernández de Kirchner. Dans le pays elles représentent 40% des travailleurs et 70% des pauvres.
. Le capitalisme profite des différences pour exploiter. Les organisations féministes soutiennent le gouvernement qui est censé avoir un système employant des travailleurs. Le machisme "divise notre classe".

… /…

Lecture est donnée d’un projet de manifeste pour le 1er mai 2013.

Avancer unis dans la lutte

Après un exposé des luttes, des propositions pour avancer ensemble sont présentées, dont la création d’un site web collaboratif informant des actualités, appels à actions, solidarités et à un travail commun par secteurs professionnels et globaux, mise en place de listes électroniques d’échanges et commissions de coordinations de luttes…
Une camarade d’Angleterre, fait remarquer que la discussion est utile pour nous et donc en utilisant la vidéo, Skype, etc., on pourrait faciliter le partage. Elle cite une vidéo de la CGT-e où les images sont suffisamment frappantes, avec quelques sous-titres, pour permettre de dépasser les problèmes de langue. Un autre camarade propose la création de blogs…

Une camarade de Solidaires se propose pour impulser les coordinations des cheminots, des employés de la santé, des centres d’appels.

Une commission « transport /industrie Auto » et une autre, sur « la lutte des femmes » sont proposées

Au côté de la CUB [Confédération unitaire de Base] italienne, la CNT Solidarité Ouvrière s’engage à animer la coordination sur l’émigration et, avec des camarades de SUD PTT, se propose pour travailler à la création d’outils numériques dont un site…

La nécessité d’un suivi de ces journées, avec des réunions d’organisations d’ici fin 2013 ou au début de 2014, et sur la base des coordonnateurs de secteurs, est acté par l’ensemble des participants…

http://www.cnt-so.org/Breves-notes-sur-la-reunion


Un résumé par Frank Mintz

Résumé de la Réunion internationale de 22-24 Mars 2013 à Paris

Résumé de la Réunion internationale de 22-24 Mars 2013 à Paris, organisée par Solidaires, CGT [Confédération générale du travail] d’Espagne et CSP Conlutas [Centrale syndicale et populaire en luttes] du Brésil.

Organiser des rencontres internationales suppose toujours un fort engagement militant et financier, mais on en sent immédiatement les résultats qui sont des prises de contact entre des compagnons qui ne se seraient jamais vus, n’auraient jamais dialogué et échangé ensemble.

Par contre, le défaut est que souvent le suivi est mal assuré, comme je le constate pour les rencontres I02 (= Internationale 2002) à Essen et I07 à Paris, que ce soit pour les contacts latino-américains ou dans l’éducation.

Certaines organisations subissent des chocs internes et des agressions du pouvoir (le cas des coursiers de Buenos Aires, Simeca), parfois des organisations syndicales se replient sur elles-mêmes, aussi bien sur le plan national qu’international.

En 2013, avec ces points :

-La crise mondiale du capitalisme.

. Non au syndicalisme de collaboration de classe.

. Refus de ceux qui se contentent de certitudes pour ne pas agir.

. Pour un syndicalisme combattif de la classe ouvrière, des chômeurs, des jeunes, des précaires.


Des points qui ne caressent pas dans le sens du poil les férus d’un parti ouvrier ou les enthousiastes d’une analyse financière-militaire-sexuelle-psychologique du capital. Et pourtant, avec cette base, Solidaires, la CGT-e et CSP Conlutas ont eu du succès avec la participation de quelques 250 camarades venus de 25 pays, d’une soixantaine d’organisations et de quatre continents.

La crise depuis 2008 et ses effets plus ou moins forts suivant les continents, mais toujours menaçants, expliquent en partie un regain d’intérêts pour les contacts internationaux. Comme l’a dit Jacinto Ceacero, secrétaire général, de la CGT-e Nous ne sommes pas ici par hasard, mais par nécessité. La lutte est-globale et frontale contre le capitalisme Et Dirceu Travesso [Membre de l’exécutif de] CSP Conlutas a affirmé Il existe une crise impérialiste, internationale. Nous sommes convaincus que la lutte est basée sur l’internationalisme. La troïka est l’expression de l’impérialisme. Renforcer le syndicalisme alternatif. Former un mouvement qui puisse débattre avec ses différences.

Et justement, même si je ne comprends pas l’emploi du mot « impérialiste », alors que « capitaliste » me semble meilleur (et si c’est pour dénoncer les États-Unis, je constate que « l’impérialisme » est bien présent au Brésil avec les politiques de Dilma Roussev et du PT), je suis rassuré par la vision de « syndicalisme alternatif » et de « débattre avec [nos] différences ».

:= := := := :

De plus, le capitalisme est encore plus ramifié de Washington à Pékin et de Hong Kong à Los Ángeles en passant par Sidney, Johannesburg et São Paulo. L’internationalisme devient une clé de bon nombre de conflits en cours. Voici deux exemples tirés des interventions durant cette rencontre internationale.

Un métallurgiste -CSP Conlutas- de General Motors dénonce cette multinationale et son projet international de licenciements en proposant un manifeste international ouvriers de plusieurs usines.

En effet General Motors fait du chantage avec le même discours de menace de fermeture et de transfert dans un autre pays [si ce n’est pas accepté au Brésil (Colombie ou l’Allemagne), nous donnons le travail à l’usine en Espagne (Brésil ou Allemagne). Et ce chantage a lieu au Brésil, en Espagne, en Colombie, à Bochum en Allemagne. "Ce n’est pas une lutte nationale, mais internationale."

La camarade Manu de Solidaires donne des exemples de partage d’expériences et de luttes qui montrent que dans le cas de fermeture de gares à Dakar au Sénégal et à Stuttgart en Allemagne (pour des raisons de spéculation sur la vente de terrains), au-delà des différences de pays et des niveaux de développement, on peut appliquer des luttes et des tactiques similaires.

= := := := :

Sur le capitalisme en soi, il y a unanimité pour constater : Il n’y a pas de retour en modèle productiviste (les bases de l’État providence ont disparu). Ce n’est ni souhaitable, ni possible (la vision capitaliste est anti écologiste et les fondements sont pourris) comme le dit Desiderio, CGT-e.

= := := := := :

Enfin, je termine par quelques analyses syndicales en vous laissant deviner de quel pays il s’agit [la solution est dans le post-scriptum, écrire PS prête à confusion !]

1) La bureaucratie syndicale représente des menteurs et des voleurs ;

2) La lutte ne signifie pas nécessairement la solidarité avec les autres travailleurs


= := := :=

Les salaires des dirigeants syndicaux ne doivent pas être plus élevés que le salaire moyen de leur secteur professionnel.

Impulser la culture ouvrière.

Transparence de la trésorerie syndicale.

Élection et révocation, si nécessaire.

Renforcer l’indépendance des syndicats.

Avoir des liens régionaux, nationaux et internationaux.


= := := := :

C’est donc avec intérêt que je vais suivre et poursuivre les échanges de cette rencontre internationale.

Je signale que la CNT Solidarité ouvrière s’est engagés avec la CUB [Confédération unitaire de Base] italienne pour animer la coordination sur l’émigration.

Frank Mintz, 27.03.13

PS

Un Grec du syndicat des Finances et de la banque.

Un délégué du secteur textile turc.
http://www.fondation-besnard.org/articl ... ticle=1825
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Re: Rencontre syndicale internationale

Messagede bipbip » 15 Avr 2013, 10:41

Appel du Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Cet appel est lancé par des organisations syndicales d’Europe, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie. Nos affiliations ou non-affiliation internationales sont diverses : membres de la Confédération Syndicale Internationale, membres de la Fédération Syndicale Mondiale, membres d’aucune de ces deux organisations, participant à des réseaux syndicaux internationaux divers, etc. Il s’adresse à toutes les organisations syndicales qui se reconnaissent dans le syndicalisme de luttes, la démocratie ouvrière, l’auto-organisation des travailleurs et des travailleuses, et la nécessité de transformation sociale.

La crise du système capitaliste a des conséquences dans le monde entier. Les crises économiques, financières, écologiques et sociales s’entremêlent et s’autoalimentent. Cette crise globale du capitalisme montre l’impasse d’un développement basé sur un partage de plus en plus inégal de la richesse produite, la déréglementation financière, le libre-échange généralisé et le mépris des impératifs écologiques.

Pour sauver les profits des actionnaires et des patrons, pour assurer l’avenir des banques, les institutions mondiales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Organisation mondiale du commerce, etc.), les gouvernements et le patronat s’attaquent de plus en plus fortement aux droits des travailleurs et des travailleuses.

Le système économique et politique actuel organise le pillage de nombreux pays, oblige des millions de personnes à quitter leur région d’origine pour survivre … et nie ensuite tous leurs droits sous prétexte qu’ils et elles sont immigré-es.

Destruction des services publics, remise en cause de tous les droits sociaux, attaques envers les droits syndicaux, libertés syndicales bafouées, développement de la précarité et du chômage pour faire pression sur les populations … Ce sont les mêmes méthodes qui sont utilisées dans tous les pays !

Pour arriver à leurs fins, ils utilisent tous les moyens : criminalisation, procès, arrestations, interventions policières, occupations militaires, entraves de toutes sortes aux droits collectifs et individuels. La répression est une de leurs armes contre celles et ceux qui résistent, qui s’opposent, qui construisent des alternatives. Notre solidarité, par delà les frontières, est une de nos réponses.

Le syndicalisme dont nous nous revendiquons ne saurait cautionner des pactes avec les pouvoirs en place pour valider des mesures antisociales. Le syndicalisme a la responsabilité d’organiser la résistance à l’échelle internationale, pour construire à travers les luttes la nécessaire transformation sociale.

Notre syndicalisme vise au renversement du modèle de développement économique, social et politique, fondé sur l’hégémonie de la finance, du profit et de la compétitivité. Au contraire, nous voulons construire un système fondé sur les biens communs, sur la redistribution des richesses entre toutes celles et tous ceux qui contribuent à leur création, sur les droits des travailleurs et travailleuses et sur un développement écologiquement soutenable.

Nous revendiquons l’extension, la démocratisation et l’appropriation sociale du service public (éducation, santé, transport, énergie, eau, logement, etc.). La libre circulation des personnes et l’égalité des droits sociaux et politiques de tous et toutes, indépendamment de la nationalité, de l’origine, du sexe, font partie de nos objectifs communs.

Notre syndicalisme allie la défense des intérêts immédiats des travailleurs et travailleuses, et la volonté de changement social profond. Il ne se limite pas au champ revendicatif économique, il englobe des sujets comme le droit au logement, à la terre, l’égalité entre hommes et femmes, l’antiracisme, l’écologie, l’anticolonialisme, etc.

Les intérêts que nous défendons sont ceux de la classe ouvrière (travailleurs et travailleuses en activité ou en retraite, chômeurs et chômeuses, jeunes en formation). Ils s’articulent avec ceux des peuples de toutes les régions du monde. En cela, nous nous opposons frontalement au patronat, aux gouvernements et institutions qui sont à son service, et nous revendiquons notre autonomie vis-à-vis de toute organisation politique.

Des organisations syndicales internationales existent ; des réseaux syndicaux ont été créés sur des champs professionnels ou géographiques. D’une région du monde à l’autre, nos histoires syndicales, nos structurations syndicales, nos affiliations syndicales, sont différentes. Mais, nous partageons ce qui est essentiel : nous sommes déterminé-es à avancer dans la coordination du syndicalisme de lutte, au plan international.

Nous ne proclamons pas la constitution d’une nouvelle organisation syndicale internationale. Nous décidons de renforcer, élargir, rendre plus efficace, un réseau du syndicalisme offensif, démocratique, autonome, alternatif, féministe, internationaliste.

Nous voulons partager nos expériences, s’enrichir des résistances et acquis de tous, construire l’unité à travers les frontières, mettre en oeuvre la solidarité internationale des travailleurs et travailleuses. Face à la crise qui frappe les populations de tous les pays, et dont le capitalisme est responsable, il est nécessaire de coordonner et unifier nos luttes. Nous appelons les collectifs syndicaux à nous rejoindre pour construire cette unité d’action syndicale, nécessaire pour combattre les reculs sociaux, conquérir de nouveaux droits, et construire une société différente.

Nous ne nous battons pas pour revenir en arrière ; certes, les attaques envers la classe ouvrière sont très fortes et parfois sous des formes nouvelle. Mais l’exploitation capitaliste n’est pas une nouveauté et c’est avec cela qu’il faut rompre, pour créer des modes d’organisation de la société partant des besoins de la population.

Cette démarche, nous la construisons pas à pas, avec toutes les organisations syndicales de lutte, pour qui le système capitaliste n’est pas le mode d’organisation indépassable pour nos sociétés, et qui construisent le changement à travers les luttes collectives quotidiennes et les réflexions sur la société que nous voulons pour demain.

Après la rencontre internationale de mars 2013, nous avons des objectifs concrets, des engagements communs. C’est ensemble que nous les définissons et que nous les mènerons à bien :

* Nous agissons, dans la durée, pour la solidarité internationale, et notamment contre toutes répressions antisyndicales. Notre combat se mène contre toutes les oppressions, notamment celles envers les femmes.

* Nous interviendrons de manière unitaire et coordonnée pour appuyer des luttes et des campagnes internationales préexistantes, en réaffirmant le droit à l’autodétermination des peuples : soutien aux peuples palestinien et sahraoui, reconnaissance du syndicalisme autonome dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, contre l’occupation militaire d’Haïti, contre les traités européens qui imposent l’austérité, pour le droit de tous les peuples à décider de leur avenir, …

* Nous renforçons et étendons le travail international mené dans les secteurs professionnels (transport, éducation, centres d’appels, industrie, commerce, santé, etc.) et sur des questions interprofessionnelles (droit des femmes, immigration, logement, écologie, santé et travail, etc.) ; déjà, le travail s’organise dans plusieurs de ces secteurs, dont l’animation est prise en charge par des organisations syndicales de nos différents pays.

* Nous poursuivons le travail de réflexion et d’élaboration sur les questions de crise du système capitaliste et d’alternatives à celui-ci.

* Enfin, nous mettons, ensemble, les moyens matériels nécessaires à la réussite de nos projets communs : sites web, liste d’échanges par mail, coordination par secteurs professionnels, etc.


Signatures au 14 avril 2013 :

Organisations syndicales nationales interprofessionnelles

. Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas) - Brésil.
. Confederación General del Trabajo (CGT) - Etat espagnol.
. Union syndicale Solidaires (Solidaires) - France.
. Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) - Burkina.
. Confederation of Indonesia People’s Movement (KPRI) - Indonésie.
. Confederación Intersindical (Intersindical) - Etat espagnol.
. Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP) - Algérie.
.  Batay Ouvriye - Haïti.
. Unione Sindacale Italiana (USI) - Italie.
. Confédération Nationale du Travail - Solidarité Ouvrière (CNT SO) - France.
. Sindicato de Comisiones de Base (CO.BAS) - Etat espagnol.
. Organisation Générale Indépendante des Travailleurs et Travailleuses d’Haïti (OGTHI) - Haïti.
.  Sindacato Intercategoriale Cobas (SI COBAS) - Italie.
. Confédération Nationale du Travail (CNT-f) - France.
. Intersindical Alternativa de Catalunya (IAC) - Catalogne.
. Union générale des travailleurs sahraouis (UGTSARIO) - Sahara occidental.
. Ezker Sindikalaren Konbergentzia (ESK) - Pays basque.

Organisations syndicales nationales professionnelles

. National Union of Rail, Maritime and Transport Workers (RMT) - Grande-Bretagne.
.  Centrale Nationale des Employés – Confédération Syndicale Chrétienne (CNE/CSC) - Belgique.
.  Sindicato Nacional de Trabajadores del Sistema Agroalimentario (SINALTRAINAL) - Colombie.
.  Fédération Générale des Postes, Telecom et Centres d’appel - Union Générale Tunisienne du Travail (FGPTT/UGTT) - Tunisie.
.  Trade Union in Ethnodata - Trade Union of Empoyees in the Outsourcing Companies in the financial sector - Grèce.
.  Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASEH) - Bénin
.  Organizzazione Sindicati Autonomi e di Base Ferrovie (ORSA Ferrovie) – Italie.
.  Sindicato Único de Trabajadores del Grupo Ripley S.A – Pérou.
. Union Nationale des Normaliens d’Haïti (UNNOH) - Haïti.
. Confederazione Unitaria di Base Scuola Università Ricerca (CUB Scuola Università Ricerca) - Italie.
.  Confederazione Unitaria di Base Immigrazione (CUB Immigrazione) - Italie.
. Coordinamento Autorganizzato Trasporti (COAT) – Italie.

Organisations syndicales locales

. Union Sindicale di Base Milanoest - Casa dei Sindacati di Base – (USB Milanoest) - Italie.
.  Trades Union Congress Liverpool (TUC Liverpool) – Angleterre.
. Sindacato Territoriale Autorganizzato (ORMA) – Italie.
. Fédération syndicale SUD Service public, canton de Vaud (SUD Vaud) - Suisse
. Etudiants Fédération Générale du Travail de Belgique sections bruxelloises (Etudiants FGTB Bruxelles) - Belgique.)
.  Sindicato Unitario de Catalunya (SU Metro) - Catalogne.
. Sindicato dos Trabalhadores da Fiocruz (Asfoc-SN) – Brésil.

Organisations syndicales internationales

. Industrial Workers of the World - International Solidarity Commission (IWW) Courants, tendances ou réseaux syndicaux
.  Transnationals Information Exchange Germany (TIE Germany) - Allemagne
. Emancipation tendance intersyndicale (Emancipation) – France.
. Globalization Monitor (Gmo) - Hong Kong
. Courant Syndicaliste Révolutionnaire (CSR) - France
. No Austerity - Coordinamento delle lotte – Italie.
. Solidarité Socialiste avec les Travailleurs en Iran (SSTI) - France.
. Basis Initiative Solidarität (BASO) – Allemagne.
. LabourNet Germany - Allemagne.
. Resistenza Operaia - operai Fiat-Irisbus – Italie.


http://www.solidaires.org/article44341.html

Appel en PDF : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2013_ ... tes_Fr.pdf
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manifestations 1er mai 2013

Messagede L . Chopo » 30 Avr 2013, 08:09

MANIFESTE du 1er Mai 2013.
Réseau syndical international de solidarité et de luttes.

Plus de soixante organisations de différents pays et de quatre continents ont participé à Paris à la Rencontre internationale du syndicalisme alternatif du 22 au 24 mars 2013. Nous, qui nous sommes réunis à Paris, nous optons pour un syndicalisme de confrontation, opposé au syndicalisme des pactes sociaux. Nous affirmons que la lutte est la seule voie vers la transformation sociale. Nous croyons à la démocratie directe, au syndicalisme assembléiste face au syndicalisme des états-majors bureaucratiques, à l’internationalisme, à la lutte internationale de la classe ouvrière et des opprimé-es.


À l’occasion de la célébration du 1er mai, la journée internationale de lutte de la classe ouvrière, nous déclarons que :

1) La crise-escroquerie économique, politique et sociale actuelle du système capitaliste pousse les travailleurs/ses et les peuples à la misère. Et elle devient une véritable catastrophe sociale dans de nombreux pays.

2) Les gouvernements et les institutions internationales appliquent des plans de guerre sociale et la catastrophe qui les accompagne contraste avec les aides multimillionnaires scandaleuses de ces gouvernements et institutions aux banques, avec des cas de corruption éhontée qui touchent les hiérarques du système.

3) On ne peut pas continuer ainsi. Les gouvernements, loin de tenir compte du rejet social, annoncent de nouvelles coupes sombres dans les emplois, les salaires et les aides sociales, de nouvelles privatisations et le pillage de pays entiers.

La défense des travailleurs/ses et des peuples exige une lutte résolue contre ce système qui conduit l’humanité à la barbarie et à la destruction de la planète. Elle exige d’abandonner toute illusion politique de concertation sociale avec les gouvernements qui mettent en œuvre ces plans de guerre sociale. Il n’y a pas de retour en arrière dans ce processus de lutte.

4) La classe ouvrière du monde et en particulier d’Europe qui mène aujourd’hui des combats décisifs contre les gouvernements de la troïka, doit opposer à ces plans de guerre sociale ses propres mesures et ses solutions pour offrir une issue sociale et populaire à cette crise-escroquerie.

C’est pourquoi nous disons :

À bas les plans d’austérité ! Abrogation immédiate des coupes sociales et des réformes du travail !

La défense d’un salaire digne, de l’emploi, de la santé et de l’éducation publique, exige que les multiples luttes partielles, d’entreprises et de secteurs qui secouent le « vieux continent » s’unissent autour d’une demande urgente : dehors les gouvernements et les politiques d’austérité ! Qu’ils s’en aillent ! Pas de retour en arrière !

Nous disons qu’il y a vraiment des ressources, qu’on peut vraiment donner une solution à la crise en défendant les intérêts ouvriers et populaires. Mais cela exige de mettre en oeuvre des mesures résolument anticapitalistes. C’est pourquoi nous défendons l’arrêt immédiat du paiement de la dette, une dette illégitime que nous, les travailleurs/ses et le peuple, n’avons pas contracté.

La lutte pour l’emploi, pour le partage du travail et de la richesse exige d’arracher les ressources financières des mains des spéculateurs et des banquiers : nationalisation sans indemnisation du secteur bancaire et des entreprises clés, réformes fiscales faisant payer davantage ceux qui ont le plus, afin de mettre toutes ces ressources au service de l’unique plan de sauvetage qui manque, un Plan de sauvetage des travailleurs/ses et de la majorité sociale (99 %).

5) La classe ouvrière et d’autres mouvements sociaux mènent les luttes avec les opprimé-es du monde. Nous devons mener haut et fort la lutte contre le machisme et toutes les formes d’oppression des femmes ; la lutte contre la xénophobie, le racisme et toute forme d’oppression des travailleurs immigrés, et la lutte au droit à l’autodétermination des peuples, à la défense du droit de toutes les nationalités opprimées à exercer leur souveraineté. Sans une lutte conséquente contre toutes ces formes d’oppression, l’unité de la classe ouvrière pour la transformation et la justice sociale ne sera pas possible.

6) A l’occasion d’une journée de lutte internationale comme le 1er mai, nous réaffirmons notre solidarité la plus résolue avec tous les travailleurs/ses et les peuples du monde qui font face à l’impérialisme et aux dictatures. Notre solidarité va en particulier aux peuples arabes, du Moyen-Orient, aux communautés indigènes et à toutes les luttes populaires.

7) Nous nous engageons à préparer un 1er mai internationaliste et de lutte, en appelant l’ensemble des organisations du syndicalisme alternatif et des mouvements sociaux à faire de grands rassemblements et des manifestations alternatives à celles du syndicalisme institutionnel et bureaucratisé, qui seront une référence claire de classe et de combativité.

8) La situation particulière que nous vivons sur le continent européen et l’expérience récente du 14 novembre dernier exige que nous menions toute une activité d’explication, de coordination et d’initiatives pour arriver à une nouvelle grève générale continentale, qui ait une continuité jusqu’à ce que nous fassions sauter les politiques de la troïka et que nous, travailleurs/ses du monde entier, soyons les protagonistes d’une nouvelle société basée sur la démocratie, la liberté et la justice sociale.

……………………………………………………………………………………………………
Pour la France : Union syndicale Solidaires (Solidaires), Émancipation tendance intersyndicale (Émancipation) ; Confédération Nationale des Travailleurs -Solidarité Ouvrière (CNT SO). Courant Syndicaliste Révolutionnaire (CSR). Confédération Nationale du Travail (CNT-f)

Ces rencontres ont été organisées par les organisations syndicales interprofessionnelles suivantes :
Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas) – Brésil, Confederación General del Trabajo (CGT) - Etat espagnol, Union syndicale Solidaires (Solidaires) - France.


.
L. Chopo
Pour la Confédération Nationale des Travailleurs - Solidarité Ouvrière (CNT-SO)
http://www.cnt-so.org


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Re: Réseau Rail européen et international

Messagede bipbip » 02 Aoû 2013, 10:32

Réseau Rail Sans Frontière

Le numéro 3 du bulletin "Ensemble" du Réseau Rail Sans Frontière.

Ce bulletin est diffusé au sein des organisations membres du Réseau (et vers les travailleurs/se du rail de ces pays), mais aussi à nos divers contacts internationaux ; un des objectifs du Réseau Rail Sans Frontière est de pouvoir disposer de versions en différentes langues, ce qui suppose un gros effort supplémentaire pour les traductions et mises en page.
C'est un exemple, parmi d'autres, du travail syndical international mené dans un secteur professionnel.
Bien entendu, ce Réseau "rail" est ouvert à toutes les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes.

à lire en PDF : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2013_ ... mble_3.pdf
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Re: Réseau Rail européen et international

Messagede bipbip » 23 Nov 2013, 02:45

Tract unitaire cosigné par huit organisations du secteur ferroviaire de l'Etat espagnol, d'Italie, de Belgique, de France, du Pays basque, de Suisse.

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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 24 Mar 2014, 01:40

Soutien au mouvement Blockupy

Texte du Réseau européen des syndicats alternatifs et de base adopté lors de la dernière réunion à Berlin

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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede altersocial » 24 Mar 2014, 17:58

Dans le n°57 d'avril de sud-éduc fédéral :

Réseau syndical international de solidarité et de lutte : un an, et pas encore toutes ses dents !

En mars 2013, l’Union syndicale Solidaires co-organisait avec la Confederacion General del Trabajo de l’État espagnol (CGT) et la Central Sindical e Popular Conlutas du Brésil (CSP-Conlutas) une rencontre internationale à Saint-Denis (93). Celle-ci a débouché sur un manifeste dont le préambule indique l’orientation : ouverte, non sectaire, visant à renforcer une pratique syndicale construisant une rupture avec le système capitaliste : Cet appel est lancé par des organisations syndicales d’Europe, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie. Nos affiliations ou non-affiliations internationales sont diverses : membres de la Confédération Syndicale Internationale, membres de la Fédération Syndicale Mondiale, membres d’aucune de ces deux organisations, participant à des réseaux syndicaux internationaux divers, etc. Il s’adresse à toutes les organisations syndicales qui se reconnaissent dans le syndicalisme de luttes, la démocratie ouvrière, l’auto-organisation des travailleurs et des travailleuses, et la nécessité de transformation sociale.
Si les trois premières pages du manifeste cadrent le sens politique de la démarche, ses conclusions mettent l’accent sur les mesures concrètes à mettre en œuvre, marque d’un souci d’efficacité partagé par les organisations syndicales à l’origine de la démarche.

La diversité des histoires, des cultures et des références des organisations du réseau est une richesse incontestable et le signe d’un pari réussi. Un site internet et une liste d’échanges existent, l’appui aux grèves et la solidarité contre la répression se développent. Mais le renforcement du réseau est indispensable si nous voulons être utiles à la nécessaire transformation sociale, donc aux luttes à impulser, mener et coordonner à l’échelle planétaire.

Résister à la politique de l’Union Européenne ou plus largement de la Banque mondiale, du Fond Monétaire International et du patronat qui est très bien organisé au plan international, passe par de grandes manifestations, par des déclarations syndicales, mais surtout par une pratique syndicale quotidienne.
D’autant que nous ne nous contentons pas d’un syndicalisme qui dénonce, nous voulons organiser des mobilisations qui permettent de gagner et de poser au sein des salarié-es des questions sur une alternative possible au système en place, pour rompre avec celui-ci. La diffusion des informations internationales [1] à travers les bulletins de nos syndicats départementaux concrétise l’internationalisme dont nous nous réclamons à travers nos congrès. La collectivisation du travail mené avec les syndicats d’autres pays dans le secteur de l’éducation est aussi un enjeu important. Nous y reviendrons après la rencontre européenne de Berlin et dans la perspective d’une réunion internationale au Brésil, cet été.
L’internationalisme est une des valeurs fondamentales de notre syndicalisme.
Le jeune réseau syndical international de solidarité et de luttes est un outil important ; donnons-lui les moyens de remplir son rôle, donnons-nous les moyens de « montrer les dents » ici et ailleurs, partout et ensemble !

Parmi la soixantaine d’organisations signataires, il y a 20 organisations syndicales nationales interprofessionnelles : Solidaires, CGT-e, CSP-Conlutas bien entendu, mais aussi Confédération Générale du Travail du Burkina, Confederation of Indonesia People’s Movement, Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique d’Algérie, par exemple. Sont aussi engagées dans ce processus des fédérations nationales professionnelles (RMT de Grande Bretagne, SINALTRAINAL de Colombie, la fédération postale de l’UGTT en Tunisie, la Centrale Nationale des Employés de la CSC belge, etc.), des structures syndicales locales (Trades Union Congress de Liverpool, SUD Service public, canton de Vaud, Sections bruxelloises des étudiants FGTB, etc.), des courants, tendances ou réseaux syndicaux (Transnational Information Exchange - Germany, Globalization Monitor de Hong Kong , No Austerity - Coordinamento delle lotte en Italie, Solidarité Socialiste avec les Travailleurs en Iran, etc.). En France, outre l’Union syndicale Solidaires, CNT-SO, CNT-f, Emancipation et CSR, sont membres du réseau.
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede bipbip » 02 Avr 2014, 14:37

Déclaration intersyndicale européenne
Réseau européen des syndicats alternatifs et de base

Ne payons pas leur crise !

Le 4 avril 2014, la Confédération Européenne des Syndicats organise une manifestation européenne à Bruxelles. Elle revendique une plus forte dimension sociale dans la politique de l’Union Européenne. Mais la politique de l’Union Européenne est antisociale, car l’Union Européenne est au service du patronat, des banques, des institutions internationales qui prétendent diriger le monde !

Il y a bien des raisons de manifester devant le Parlement européen qui, depuis des années, valide les directives qui s’attaquent à nos droits.

Organiser une manifestation européenne peut répondre à la nécessité d’unifier nos luttes. A condition que cela marque une nouvelle étape dans la construction d’un rapport de forces au niveau européen, permettant de s’opposer aux politiques d’austérité que patronat et gouvernements infligent aux populations. La CES n’envisage pas cette nouvelle étape. Les organisations du réseau européen des syndicats alternatifs et de base, oui !

La « crise » n’est pas un phénomène extranaturel ; c’est simplement l’état actuel du système capitaliste. Pour maintenir leurs marges bénéficiaires, pour continuer à s’en mettre plein les poches, actionnaires, banquiers et autres profiteurs attaquent fortement tous les droits sociaux que nous avons acquis lors des luttes sociales passées. Nous ne laisserons pas faire !

Les institutions européennes, les traités européens, ne nous protègent pas ; ils ont été créés pour soutenir celles et ceux qui nous exploitent. Chômage, précarité, pauvreté, flexibilité, racisme, voilà l’avenir que nous proposent celles et ceux qui gouvernent.

Au contraire, nous voulons construire un autre avenir, basé sur la satisfaction des besoins de tous, possible avec à une redistribution différente des richesses que nous produisons dans le monde.

Des délégations de plusieurs de nos syndicats seront présentes à Bruxelles le 4 avril, pour porter la voix du syndicalisme de lutte. Les syndicats alternatifs et de base travaillent à l’organisation d’une grève européenne ; nous avons déjà organisé des mouvements unitaires internationaux dans plusieurs secteurs professionnels ; une action interprofessionnelle est nécessaire.

http://www.solidaires.org/article47666.html
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 26 Juin 2014, 10:13

En France aussi, les travailleurs et les travailleuses manifestent et font grève !

Tract CSP- Conlutas (Brésil) et Union syndicale Solidaires (France)


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http://www.solidaires.org/article48421.html
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede bipbip » 20 Sep 2014, 01:32

Déclaration du Reseau Europeen des Syndicats Alternatifs et de Base, en soutien au combat des 595 femmes de ménage grecques

Le réseau européen des syndicats alternatifs et de base manifeste son soutien et sa solidarité avec les 595 femmes de ménage du ministère des finances grec, licenciées depuis le 17 septembre 2013, pour pouvoir transférer l’activité qu’elles exerçaient dans les mains d’entreprises sous-traitantes privées.

Depuis 11 mois, elles sont en lutte pour retrouver leur emploi et contre les politiques d’austérité et les institutions qui les appliquent, comme le gouvernement Samaras et la Troika.

Nous affirmons qu’il faut unifier et coordonner les luttes et construire des réseaux d’aide et de solidarité entre les travailleuses et les travailleurs de tous les pays, pour faire face aux politiques de baisse des salaires, de destruction des services publics, de pénalisation de la pauvreté et de criminalisation des luttes, qui s’appliquent partout pour satisfaire une politique basée uniquement sur les bénéfices confisqués par quelques uns.

Le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base organisera des actions de soutien dans divers pays durant la semaine de solidarité internationale, entre le 15 et le 22 septembre et nous appelons toutes les organisations sociales et syndicales européennes à organiser les actions de soutien qu’elles jugeront appropriées.



Infos sur la lutte et mobilisations en solidarité
voir ici : viewtopic.php?f=66&t=4517&start=105#p176307 et là : viewtopic.php?f=79&t=1068&start=45#p175416
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede Pïérô » 14 Oct 2014, 08:15

Bulletin Réseau Rail Sans Frontière
Ensemble n°4
PDF : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2014_ ... mble_4.pdf
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Re: Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Messagede L . Chopo » 16 Oct 2014, 20:40

Appel de la CGT-e pour la défense du secteur ferroviaire et aéroportuaire le 18 octobre à Madrid

La Confédération Générale du Travail (CGT-espagne) appelle à une manifestation pour la défense du secteur ferroviaire et aéroportuaire le 18 octobre à Madrid pour défense le transport public, social, durable. La CGT-e, prône un secteur ferroviaire et aéroportuaire au service de toute la société, pour garantir son caractère public.

Ces manifestations sont un signal d’alarme adressé à ’ensemble des citoyens pour les alerter sur le pillage du réseau public des aéroports organisé par les compagnies RENFE (Réseau ferroviaire espagnol) et ADIF(Administration des infrastructures ferroviaires).

La CGT-e appelle donc tous les citoyens, les syndicats de l’air, de l’aéroport, du secteur ferroviaire, les organisations de consommateurs et les utilisateurs à la manifestation nationale « Non à la destruction des services publics", le 18 octobre à partir de 12h00 à la Puerta del Sol à Madrid.

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http://www.cnt-so.org


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